Après le drame de Sanary-sur-Mer ce 3 février, le Président remet sur le tapis une question vielle comme le monde : celle du lien entre violence et jeu vidéo.
Les jeux vidéo seront-ils bientôt interdits aux moins de 15 ans ? C'est du moins ce qui est sorti d'une interview d'Emmanuel Macron accordée à Brut, dans laquelle il s'attarde sur le rapport entre les jeux vidéo et l'agression au couteau d'une enseignante par un élève à Sanary-sur-Mer, ce mardi 3 février. Le Président de la République annonce sa volonté de vouloir confier la question à des experts.
Les jeux vidéo violents encore pointés du doigt ?
Dans cette fameuse interview accordée à Brut ce jeudi, Emmanuel Macron réagit à la vidéo d'une enseignante qui adresse sa colère suite à l'agression. La femme y parle « d'enfants à la dérive », qui « jouent à Fortnite à 7 ou 8 ans ». Ni une, ni deux, Macron saute à pieds joints sur l'occasion pour relancer un débat vieux comme le monde : celui des jeunes et des jeux vidéo violents.
Pour lui, « il est clair que la violence, qui s'installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents sont beaucoup plus exposés à de la violence ». Et bien évidemment, cette violence se trouve selon lui « dans les jeux vidéo qu'ils vont faire ». Emmanuel Macron poursuit la discussion, en expliquant vouloir confier la question à des experts ainsi qu'au Conseil National du Numérique et de l'IA. Il précise en expliquant qu'il souhaite essayer de mesurer scientifiquement l'effet que les jeux vidéo peuvent avoir sur les enfants. Cela passerait par une étude menée durant deux mois.
"Un vrai sujet" selon le Président
La réponse apportée par le Président à cette question est encore floue. Il nuance néanmoins son propos en disant vouloir agir pour rechercher un consensus scientifique. Il attendrait notamment de cette étude qu'elle dise ce qu'il "faut faire, parce qu'il faut qu'on puisse après guider les parents".
Selon lui, il ne faut "pas tout mettre dans le même sac" et faire appel au "bon sens" au sujet de cette question. Il reconnaît par ailleurs qu'il existe des jeux non violents, et que tous les joueurs ne passent pas "leur jour et leur nuit à jouer". Il conclut même en expliquant qu'il existe « des jeux on peut interagir, où on joue en réseau, où on va justement développer des compétences ».
Pour les fans de jeux vidéo et les joueurs habitués au média, la question peut évidemment faire sourire. C'est presque devenu un maronier, qui ressort de façon quasi-systématique quand des drames comme celui de Sanary-sur-Mer se produisent. Reste à savoir comment Emmanuel Macron et les organismes spécialisés souhaitent s'emparer du sujet durant les prochains mois. Mais selon lui, il y a un vrai sujet sur les jeux vidéo. For sure.