L'industrie est actuellement en plein tremblement de terre. Les studios et éditeurs licencient, bouleversent tous leurs plans, les annulations de jeux sont aussi rapides et nombreuses que les annonces, sans oublier que les technologies évoluent beaucoup trop vite, l'IA en tête. Il n'y a qu'à voir les dépenses qui se multiplient dans le domaine, ou encore l'annonce récente du DLSS 5 qui fait carrément scandale. On nous promet même que l'intelligence artificielle pourra faire de jeu en solo dans un avenir proche, des jeux aussi démentiels qu'un GTA 6 selon certains. Mais dans ce chaos, cette effervescence qui n'est pas sans rappeler celle liée aux NFT d'ailleurs, le patron de Take-Two a pris la parole pour remettre les points sur les i.

L'IA n'est pas une menace pour le PDG de Take-Two

Strauss Zelnick n'a pas la langue dans sa poche, le patron de la maison mère n'est pas non plus vraiment intimidé par l'explosion de l'IA. Dans un récent podcast de The Game Business, il affirme même que l'IA n'est pas aussi impressionnante que beaucoup le pensent sur le plan créatif. Il faut dire que lorsqu'on est la maison mère de Rockstar, qu'on a un certain GTA 6 dans son portefeuille, on est forcément plus serein que les petits studios. Le PDG explique que la simple « idée d'imaginer que de nouveaux outils IA permettraient à n'importe qui d'appuyer sur un bouton pour créer un jeu à succès, le commercialiser et le proposer à des millions de joueurs », serait « risible ».

Pourtant, à plus petite échelle, le contenu IA viral existe déjà bel et bien, notamment sur les réseaux sociaux. On peut donc facilement imaginer qu'avec le temps et une amélioration des outils, des expériences, peut-être sur mobile par exemple, pourraient voir le jour et devenir à leur tour virales. Tant qu'il y a des consommateurs pas très regardants, il y a un marché.

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, la maison mère de Rockstar ( GTA6 )

Un GTA 6 par Chat GPT ? La bonne blague !

Mais pour Strauss Zelnick, ce n'est clairement pas demain la veille qu'un jeu IA rivalisera avec un titre comme GTA 6. Là-dessus, on imagine qu'il a raison. Il ne cache pas toutefois que l'IA peut potentiellement poser problème à quelques secteurs. Il explique que « certains secteurs du divertissement sont techniquement moins performants que celui du jeu vidéo. La musique, par exemple. Et actuellement, il existe des logiciels qui permettent de saisir une phrase et d'obtenir en retour une chanson générée par IA et enregistrée "professionnellement" ».

Il tempère toutefois sur un point important, en soulignant une fois encore que l'artifice ne fonctionne qu'une fois, mais n'a pas de valeur ajoutée « Je vous mets au défi de l'écouter plus d'une fois. » Selon lui clairement, l'IA n'est pas une menace, GTA 6 peut se reposer sur ses deux oreilles. Pour Zelnick, cette technologie ne peut pas être bonne ou mauvaise, mais elle aura tout de même un impact considérable sur tous les secteurs en rendant les tâches administratives bien plus faciles voire même superflues.

L'IA est en pleine explosion et n'est pas encore à son plein potentiel. Des milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi, de nombreux milieux sont menacés, les investisseurs préférant se tourner vers une solution de facilité bien plus rentable pour maximiser les profits. On a bien envie de croire monsieur Zelnick, mais il faut aussi admettre que l'on ne sait pas trop jusqu'où tout ceci va aller. Ce qui est sûr visiblement, c'est que Take Two n'est visiblement pas très intéressé par l'IA, une bonne chose pour GTA 6 finalement.

Source : The Game Business