Parce que l'on ne l'avait pas entendu depuis cinq bonnes minutes, c'est évidemment Phil Spencer qui a cru bon d'annoncer le premier le positionnement de Microsoft en faveur du développeur de Fortnite, dans sa croisade qui l'oppose - ô surprise - à "l'autre" acteur historique des systèmes d'exploitation.

Comment ? En adressant officiellement son soutien via une déclaration à l'attention de la Cour de District de Californie signée de Kevin Gammill, le directeur général de l'entreprise. C'est auprès de cette même Cour qu'Epic a récemment déposé plainte, suite au bannissement (largement commenté) de Fortnite d'iOS, et plus globalement des services proposés par l'éditeur.

Dans cette déclaration de quatre pages, Gammill insiste sur l'importance fondamentale du moteur Unreal Engine pour l'ensemble de l'industrie, et les conséquences négatives de son absence sur les boutiques de l'ogre de Cupertino :

L'Unreal Engine est une technologie essentielle pour de nombreux créateurs, Microsoft inclus.
De notre avis, il existe pour les créateurs sous licence très peu d'autres options disponibles proposant autant de fonctionnalités que ce moteur, y compris sur iOS et macOS.

Refuser à Epic l'accès aux kits de développement d'Apple, ainsi que le support de l'Unreal Engine désavantagera les créateurs qui l'ont utilisé pour développer leurs jeux. Cette décision va nuire aux joueurs comme aux développeurs et entraîner des pertes significatives.

Rappelons qu'en l'attente d'un jugement, Apple a déjà fixé la suppression de tous les comptes des développeurs et des accès aux outils de développement iOS et MacOS au 28 août, autrement dit... vendredi. Rappelons que Microsoft avait déjà publiquement pris son concurrent à partie, en critiquant sa méthode d'évaluation, qui empêcherait l'arrivée du célèbre Game Pass sur les appareils iOS.

La balle est donc, comme le veut une métaphore résolument sportive, dans le camp d'Apple... La suite au prochain épisode ?