Les amoureux de RPG, et plus globalement les fans de Square Enix, ne sont pas forcément les plus familiers des gachas. Ces jeux free-to-play, qui sont en effet mis à disposition gratuitement, peuvent être joués sans débourser un seul centime, mais reposent généralement sur une courbe de progression pensée pour pousser les plus impatients à passer à la caisse. Si le joueur a accroché, le choix lui revient : grinder jusqu’à l’épuisement et le dégoût, ou sortir la carte bleue. Lorsque Square Enix a annoncé Dragon Quest Smash/Grow, la promesse était plutôt alléchante sur le papier. La célèbre saga allait s’essayer au roguelike pour la première fois pour la première fois, une proposition qui tranchait avec les habitudes de la série. La plus grande question demeurait : son modèle économique. Et on comprend désormais mieux pourquoi.

Des microtransactions à 300€ dans Dragon Quest Smash/Grow

Disponible sur mobiles depuis ce 21 avril 2026, Dragon Quest Smash/Grow a reçu un accueil assez partagé. Son gameplay et son exécution s’en sortent globalement avec les honneurs, sa politique de monétisation beaucoup moins. Plusieurs fans de la licence, peu habitués à ce type de free-to-play, ont en effet partagé leur stupeur en découvrant des microtransactions dépassant les 300€. « J’ai halluciné quand j’ai vu des packs à 520 dollars australiens. Quand j’avais joué à Kingdom Hearts Union X, le prix le plus élevé tournait autour de 160 dollars », raconte un joueur régulier de la saga. « C’est EXTRÊMEMENT cher et c'est une pratique prédatrice. Je ne pensais jamais voir une microtransaction d’un tel montant », s’étonne-t-il.

Les joueurs de Counter Strike et de Star Citizen doivent sourire à la lecture de ces lignes. Mais Dragon Quest Smash/Grow semble instaurer un nouveau précédent pour un jeu gratuit mobile de Square Enix. Ici, le pack incriminé permet de récupérer 50 000 gemmes, auxquelles s’ajoutent 9 500 offertes. Ces dernières permettent d’obtenir des tickets pour des tirages d’armes, de restaurer la stamina, de mettre la main sur des jetons, et plus globalement de progresser plus rapidement et efficacement. Et comme le soulignent d’autres joueurs plus coutumiers de ce genre de pratiques, le ratio prix/quantité se réduit à peau de chagrin avec Square Enix au fil des années. « Alors que dans 6 mois il va fermer… » plaisante l’un d’eux, rappelant au passage la tendance de l’éditeur à débrancher rapidement assez rapidement ses gachas. Si vous souhaitez tenter l’expérience, rappelons que Dragon Quest Smash/Grow est disponible dès maintenant sur iOS et Android.

Dragon Quest Smash/Grow

Source : Resetera