Ouvrez la page des statistiques des jeux les plus joués sur Steam, et il sera toujours là. Toujours en tête, bien devant Dota 2 qui trônait pourtant en haut du podium pendant des années. Counter Strike 2 est indubitablement le jeu le plus joué de la célèbre plateforme de Valve, mais aussi l'un des plus controversés concernant sa monétisation. Depuis quelques jours, l'éditeur américain se trouve justement une nouvelle fois dans la tourmente. Malheureusement, la nouvelle pourrait tout changer pour la politique de Valve au sujet de Counter Strike 2.

Si Counter Strike 2 est effectivement l'un des jeux de tir les plus iconiques du jeu vidéo PC, c'est aussi une vraie machine à sous pour Valve. Les skins d'armes se vendent par centaines de milliers, générant des milliards d'euros depuis des années sur la plateforme. Eh oui, il ne faut pas oublier que derrière chaque ouverture de caisse d'arme, derrière chaque skin échangé sur le marché, Valve récupère une jolie commission de 30%.

L'une des fameuses caisses d'armes de Counter Strike 2

Valve dans la tourmente concernant la monétisation de Counter Strike 2

Ce sont justement ces mécanismes de monétisation qui ont valu à l'éditeur de nombreuses polémiques et affaires judiciaires. On pourrait par exemple citer l'exemple du Royaume-Uni, mais également le cas des Pays-Bas : là bas, le gouvernement a interdit la vente de lootboxes. Depuis 2018, il n'est donc plus possible d'ouvrir la moindre lootbox sur Counter Strike 2.

Une nouvelle procédure judiciaire a toutefois été lancée aux Etats-Unis, par le Procureur Général de New York Letitia James. Dans le dossier, la justice reproche à Valve de « participer à la promotion illégale des jeux d'argent à travers ses lootboxes dans ses jeux, et particulièrement Counter Strike 2 ». La procédure judiciaire s'intéresse précisément à l'impact de ces mécaniques sur les plus jeunes joueurs, qui sont des cibles particulièrement exposées à ces risques. Letitia James reconnaît également qu'il est possible d'échanger ces skins contre de l'argent réel sur certaines plateformes en ligne. Des plateformes que Valve met parfois grassement en avant lors d'événements compétitifs.

On ignore encore précisément quel pourrait être l'impact d'une telle procédure si elle est menée à son terme. Le Procureur Général n'a pas encore dévoilé quelles seraient les conséquences ou l'amende qui pourraient être demandés. Cependant, on sait qu'elle souhaite que « Valve cesse de faire la promotion des jeux d'argent dans ses productions ». Et lorsqu'on connaît le poids du marché américain, cela pourrait avoir des conséquences plus directes qu'on ne le pense. Notamment sur le portefeuille de Valve, qui pourrait avoir à payer une belle amende pour réparer la casse.

Source : GamingBolt