Il y a quelques semaines, des joueurs ont représenté 1,3 million de participants à l'initiative citoyenne intitulée « Stop Killing Games ». L'objectif était d'engager le débat avec la Commission Européenne afin que celle-ci mette en place des législations visant à appliquer un cadre légal autour de la préservation des jeux vidéo, notamment suite à l'affaire de The Crew d'Ubisoft, aujourd'hui inaccessible même en solo et en possédant une version matérielle du jeu, pour cause de connexion permanente obligatoire et de fermeture des serveurs. L'entité européenne a donc récemment donné sa réponse sur ce sujet épineux... et elle n'a bien malheureusement pas du tout été du goût des joueurs.

La Commission Européenne répond enfin à l'initiative Stop Killing Games et c'est une douche froide

Deux ans après avoir vu le jour, la pétition Stop Killing Games avait donc profité de suffisamment de traction pour que la Commission Européenne daigne écouter ses représentants. Malheureusement, les arguments avancés ne semblent pas avoir convaincu les membres de l'institution européenne, à en croire sa réponse officielle publiée dans la semaine sur son site officiel.

« La Commission considère que, à ce stade, elle ne peut pas proposer d'obligation légale pour rendre les jeux vidéo jouable après la fin de leur commercialisation, notamment en raison de droits de la propriété intellectuelle. La loi européenne fournit déjà des garde-fous dans ce domaine. Nous allons cependant discuter avec les consommateurs et éditeurs d'ici fin 2026 pour explorer des moyens d'améliorer les standards de l'industrie », a-t-elle entériné.

Le fait que la Commission Européenne n'exige pas nécessaire de mettre en place de nouvelles législations favorables à la préservation des jeux vidéo a toutefois provoqué une vague d'indignation auprès des joueurs. « Si acheter n'est pas posséder, alors le piratage n'est pas du vol », a philosophé un utilisateur. D'autres ont par ailleurs accusé les éditeurs de faire du lobbyisme à l'encontre des consommateurs, comme Ubisoft, qui était présent lors des débats à la Commission Européenne. L'avenir dira si de véritables mesures seront prises d'ici la fin de l'année, ou si l'énorme déception des joueurs face à la réponse de l'institution est vraiment légitime.

Source : Europa.eu