À moins d’un mois de sa sortie, nous avons pu jouer à Silent Hill Townfall à l’occasion de la Gamescom 2026. Voici nos premières impressions après une heure et demie de jeu.
Pendant près d’une décennie, elle avait totalement disparu des radars de l’industrie. Mais ça y est, Silent Hill est de retour, et elle semble plus en forme que jamais. Cela a commencé avec l’excellent remake de Silent Hill 2 en 2024, s’est poursuivi avec le tout aussi excellent Silent Hill f l’an dernier, et se prolongera dès le 24 septembre prochain avec Silent Hill Townfall, une nouvelle entrée signée Screen Burn. Trois jeux conçus par trois studios différents, donc, mais avec un seul objectif : explorer tout le potentiel offert par la série emblématique de Konami, de la ville qui a tant séduit les joueurs à l’origine à de nouvelles contrées à travers le temps et l’espace. Et après le Japon des années 1960, direction maintenant l’Écosse des années 1990.
Toutes les villes ont une part de Silent Hill
Notre preview, réalisée dans le cadre de la Gamescom 2026, nous a permis de découvrir manette en mains la première heure et demie de Silent Hill Townfall, qui met comme toujours en scène un tout nouveau protagoniste : Simon Ordell. Dans la pure tradition de la franchise, l’histoire commence tandis que celui-ci reçoit un mystérieux message et se réveille au port de la ville de St Amelia, complètement désorienté. Les lieux sont déserts, envahis par la brume, et le héros n’a rien d’autre en sa possession qu’une perfusion insérée dans le bras et l’étrange sensation d’avoir un lien avec le lieu où il se trouve. Un lieu qui, comme vous vous en doutez, ne semble toutefois pas si désert qu’il n’y paraît au premier abord.
Très vite, des bruits se font entendre au loin. Nous voilà aux commandes de Simon, prêt à vivre l’aventure à travers son regard. Car c’est bien sûr la première grande nouveauté de Silent Hill Townfall, qui abandonne la vue à la troisième personne habituellement d’usage pour nous plonger directement dans les yeux du protagoniste pour plus d’immersion. Dès lors, direction le centre-ville de St Amelia, en bravant à la fois la purée de pois qui confère aux environnements un côté oppressant, renforcé par les nombreuses routes bloquées qui ornent notre chemin ; mais également les étranges phénomènes qui s’y produisent. Bruits inquiétants, lumières clignotantes, on s’enfonce à tâtons rue après rue au cœur de la ville.
Début du jeu oblige, Silent Hill Townfall prend son temps. Il nous met dans l’ambiance comme il faut, et semble même prendre un malin plaisir à nous désorienter tandis que nous n’avons aucun plan de la ville en notre possession. Jusqu’à ce qu’une vive lueur rouge fasse son apparition, comme pour mieux nous attirer sur la place centrale de St Amelia. C’est alors ici que les choses débutent réellement. À l’aide d’une cabine téléphonique, qui fera ensuite office de point de sauvegarde dans l’aventure, on appelle un mystérieux individu, Richard, qui nous demande notre aide, avant d’assister à une scène surréaliste à l’extérieur. « Trouve-la », nous dit-il. Et voilà que sans crier gare, nous sommes propulsés au cœur d’un vaste labyrinthe dans l’autre monde.

Revisiter les traditions de la franchise…
L’ambiance y est plus oppressante encore. La brume a laissé place à une grande obscurité, pourfendue par la vive lueur rouge qui nous avait attiré jusqu’au centre-ville précédemment. Puis vient le temps de la première énigme, qui permet à Screen Burn d’introduire l’une des mécaniques centrales de Silent Hill Townfall : le CRTV. Car le téléviseur de poche ne permet pas uniquement à Simon d’intercepter certains messages, tels que celui d’une femme prénommée Zoe nous demandant de revenir à elle. Il offre aussi au joueur la possibilité d’obtenir des informations supplémentaires sur l’histoire, de trouver des indices sur la prochaine étape de son voyage, ou de dénicher des éléments indispensables pour résoudre certaines énigmes.
Autant dire, donc, qu’il est indispensable de s’en servir régulièrement pour être certain de ne rien manquer. Surtout en présence des ennemis, qui ne tardent pas à se joindre à la fête pour mieux illustrer la façon dont le CRTV, au-delà de nous avertir de leur présence à la manière de la radio des premiers jeux, nous permet de traquer leur position en temps réel avec l’écran. Grâce à cela, Screen Burn introduit ainsi dans la franchise un véritable jeu du chat et de la souris, qui nous aide à mieux esquiver certaines confrontations pour sauver des ressources qui pourraient bien être précieuses. Car tout comme dans Silent Hill f, les armes blanches en notre possession disposeront d’une jauge de durabilité, tandis que les armes à feu comporteront des risques.
Mais Silent Hill Townfall restera malgré tout un jeu équilibré à la manière de ses prédécesseurs, nous a promis son directeur Jon McKellan, en offrant suffisamment d’outils aux joueurs pour qu’ils puissent s’en sortir ; sans pour autant les rendre trop puissants de sorte à les laisser en position de vulnérabilité. Quant au système de combat en lui-même, de ce que nous avons pu expérimenter en rencontrant notre premier ennemi, il semble tout ce qu’il y a de plus classique : on attaque, on bloque. La différence réside ici essentiellement dans les mécaniques d’infiltration, qui permettent désormais de jeter des coups d’œil furtifs caché derrière un élément du décor, ou de verrouiller des portes après son passage pour échapper à des créatures en chasse.

…tout en restant fidèle à son essence
Pour le reste, il ne fait aucun doute que les fans de Silent Hill resteront en terrain connu avec le titre de Screen Burn, qui s’inspire largement de la structure de Silent Hill 2 et Silent Hill f. Une fois de retour au cœur de St Amelia, Simon reprend son enquête en se rendant dans l’appartement de Zoe, dont il a obtenu l’adresse grâce au CRTV. Ce faisant, exploration et résolution d’énigmes sont à l’honneur, avec pour objectif final d’ouvrir une boîte de transport d’organes verrouillée à l’aide de deux codes. Mais pour les trouver, il faut au préalable remettre le courant pour pouvoir accéder à l’ordinateur, ce qui nécessite d’abord de trouver une lampe torche fonctionnelle, puis une carte de crédit à aller chercher dans une boutique de la ville, qui n’est plus si déserte.

Silent Hill Townfall a d’ores et déjà un goût de reviens-y
Et c’est après avoir résolu l’énigme puis rejoint notre prochaine destination, à savoir l’hôpital de la ville, que nous avons finalement dû mettre fin à notre preview de Silent Hill Townfall. Une preview qui, vous l’aurez compris, nous a beaucoup enthousiasmés durant cette première heure et demie de jeu. Restant fidèle aux codes de la franchise de Konami, Screen Burn semble parvenir à insuffler suffisamment de personnalité au titre pour lui offrir sa propre identité, en plus de mettre en place les prémices d’une histoire dont on a déjà hâte de connaître tous les tenants et les aboutissants. Heureusement, nous n’aurons pas à attendre bien longtemps pour cela, puisque Silent Hill Townfall arrivera le 24 septembre 2026 en exclusivité sur PS5 et PC.