Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 22/06/21 à 20h31

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)
Dernière étape et gros morceau avant la réunion tant attendue. Place à Cap' le héros incarnation d'un pays...
CAPTAIN AMERICA
First Avenger
2011
 
 
 
Réalisateur: Joe Johnston
Le Héros: Chris Evans
Le Grand Nom: Tommy Lee Jones
La Demoiselle en Détresse (en fait non): Hayley Atwell
Autres Apparitions Notables: Hugo Weaving, Sebastian Shaw, Dominic Cooper
 
En 1943, un jeune gringalet de Brooklyn se voit recaler pour la énième fois pour son incorporation dans l'armée. En cause ses nombreux problèmes de santé et sa stature peu avantageuse. Lorsque son meilleur ami part sur le front il entre dans une expérience secrète de l'armée qui finit par faire de lui 'Captain America', héros propagandiste pour l'armée, muni toutefois d'une véritable force physique et d'une endurance à toute épreuve...Il finira par réaliser son rêve de se battre au front, non pas contre les nazis mais une faction dissidente, HYDRA, mené par un leader charismatique, lui même sujet précédent de cette expérience de 'Super Soldat', Crane Rouge.
La première fois que j'ai vu Captain America, je n'avais pas été très enthousiaste sur le résultat. Surpris et décontenancé mais pas emballé. Puis au fil du temps et des visionnages il à fini par me séduire pour désormais être un de ceux que je considère comme l'un des plus réussi du MCU, avec un vrai fond et un vrai propos. L'un des mieux raconté aussi, nul doute là-dessus. Grâce à un Joe Johnston qui a su synthétiser à merveille toute la période 'seconde guerre mondiale' du héros à la bannière étoilée.
Faire un film sur "Capitaine Amérique" qui ne tombe pas dans un patriotisme trop forcé et la publicité pour le 'American Way of Life' à outrance est en soi un succès en soi. Alors oui évidemment c'est un pur produit marketing US conçu pour nous vendre le rêve américain - comme tout les autres au fond - mais on peut y lire en filigrane une certaine critique de l'armée et de sa propagande militariste. Assez ironique pour un tel métrage quand on y pense. Et salutaire.
Après bien sur les gentils Américains sauvent le monde des méchants Nazis avec leur accent teuton à couper au couteau...faut pas non plus s'attendre à une ½uvre subversive, ne poussons pas Mémé dans les orties!
 
 
Chris Evans, après avoir incarné Johnny 'La Torche Humaine' Storm dans les deux très sympathiques '4 Fantastiques' (oui, moi je les aime bien!) incarne ici un Steve Rogers idéaliste et tenace. Il est également plus naïf que son homologue de papier, moins frondeur. Mais n'hésite pas à aller au front pour autant. Le parcours du bonhomme est une fois de plus très bien mis en scène et très référencé au passé éditorial du personnage. L'une de mes scènes préférées de tout le MCU est celle de la 'capture du drapeau', qui démontre qu'avant d'être une montagne de muscle, Steve est d'abord un gars persévérant avec de la jugeote. Bon à coté de çà il y a la scène de la grenade pour laquelle j’émets beaucoup plus de réserve...
 
Steve Rogers devient Captain America - un homme-sandwich -  pour vendre des obligations de guerre (du financement participatif en faveur de l'armée...). Le costume 'classique' du personnage est utilisé pour illustrer cette période du héros.
 
Tout le passage sur la création de 'Captain America' avec ses spectacles publicitaires rattrape à merveille le coté clairement propagandiste de ses premiers comics lors de la guerre (dans notre monde, le vrai). Puis le montage sur ces 'aventures' qui présente son équipe et leur actions héroïques sur le front est lui aussi très efficace et plaisant à voir (on aimerait en découvrir plus!).
Je passerai rapidement sur ses camarades - parmi lesquels un Neal McDonough en 'Dum Dum' Dugan - pour m'attarder sur Sebastian Shaw. Vous devinez pourquoi. James Barnes, dit Bucky (son second prénom est Buchanon) entre en scène de la plus simple des manières, sans prétention. Certaines allusions à son destin sont distillé ici où là mais pour le moment, il est le bon camarade et le meilleur ami. Celui qui ne suit pas Captain America mais Steve Rogers, le petit gars du quartier qu'il défendait des voyous. Le fait que la réalisation n'insiste pas trop sur le personnage ne fait que renforcer l'impact de son futur retour. Bien sur rien n'était écrit à l'époque mais tout de même, le coup est réussi.
 
 
Petit paragraphe pour décrire une Hayley Atwell à fond sur son rôle de Peggy Carter et qui aura droit à son propre court-métrage qui donnera une série de deux saisons dans laquelle on retrouvera Dominic Cooper en Howard Stark, on fera connaissance d'un Jarvis Humain et découvrirons le programme 'Veuve Noire' bien avant que Natacha n'en fasse partie. Bien sur on retrouvera également l'actrice dans les suites consacré au Captain.
  Tommy Lee Jones joue un colonel grognon et d'abord réticent envers le héros à la bannière étoilé. A ses cotés dans un petit rôle, la femme la plus sexy du monde, Natalie Dormer.
 
Tommy Lee Jones lui traverse le film sans grande passion. C'était l'époque où les blockbusters ne le tentait déjà plus et qu'il préférait consacré son temps à un cinéma plus indépendant (MiB3 si tu nous entends...)
 
Pour ce qui est des effets spéciaux, autant certains sont complètement dingo et quasi-invisible - les 20 premières minutes ou le visage de Chris Evans est placé sur le corps d'un autre acteur! - autant certains fonds vert sont dégueulasses - notamment dans la base de Crâne Rouge lors de l'assaut final. Il y a aussi les fameux plans 'spécial 3D' qui doivent avoir une certaine classe quand on a accès à la technologie mais qui font un peu tâche quand il ne servent à rien. mais dans l'ensemble c'est correct. Sans plus mais correct.
 
Captain America et Bucky, duo iconique du monde des comics porté à l'écran. Pour info, Bucky est un adolescent dans les BD durant cette période; sorte de Robin militaire...fort heureusement ils n'ont pas gardé l'idée!
 
Ce 5ème film Marvel est celui qui tisse le plus de lien avec les ½uvres précédentes. Chacun des héros précédent est évoqué, bien que le film se déroule dans les années 40. Commençons par le début.
L'une des première scène se déroule à Tonsberg, endroit même où s'ouvrait Thor lorqu'Odin narrait la bataille des Asgardiens contre les Géants des Glaces. On découvre alors que le 'Père de Toutes Choses' à sans doute au cours de cette bataille (ou peu après, ou peut-être même fut-ce la raison de celle-ci) dissimulé le joyeux de son trésor dans cette ville de Norvège. Johann Schmidt, alias le Crâne Rouge parvient à mettre la main sur ce fameux artefact (en faisant une référence évidente à Indiana Jones, quelques années avant que Mickey ne rachètent tout ce beau monde...). Un cube bleu luminescent apparemment très puissant...En cours de film on comprends qu'Howard Stark mène des expériences sur cette énergie et mets même la main sur le cube cosmique en fin de métrage. Ce qui en fait l'amènera à la création du réacteur ARK qui inspirera son fils pour alimenter son plastron. Les soldats d'Hydra et Tony Stark partagent donc la même 'technologie', d'ailleurs le bruit des armes laser des troufions encapuchonné font le même bruit que les répulseurs de Tony. Avant qu'il ne le retrouve au fond de l'océan, le carré bleu désintègre Crâne Rouge avec un puissant rayon d'énergie créant un portail vers l'espace (est-il mort?). Souvenez vous alors de l'explosion du réacteur ARK à la fin du premier Iron Man, qui elle aussi projetait un puissant rayon bleuté vers le ciel...
Le Tesseract est à l'origine de beaucoup de choses dans le MCU quand on y songe un peu...et ce n'est pas fini.
 
Howard Stark admire son travail, en collaboration avec le Dc Erskine...
 
Toujours au niveau des liens avec les autres héros, ce plan lors de l'injection du sérum évoquant la transformation de Banner en Hulk (caméra qui panote rapidement sur les yeux qui s'écarquille). Pour rappel dans Incroyable Hulk on apprends que les travaux de Banner consistait à recréer la formule de ce fameux sérum. D'ailleurs d'où sort l'échantillon que possède le Général Ross?
Pour finir ce chapitre, nouvelle évocation du Wakanda, toujours sans le nommer, avec le bouclier en vibranium sur laquelle Stark travaille et que choisira Captain. Le métal provenant de la fameuse météorite que l'on apprendra bien plus tard comme étant à la base de la technologie wakandaise très avancée.
La structure du film fait qu'il se termine par une scène en 2011, pour raccorder son début et la découverte de l'aile volante en arctique. On y voit un Steve Rogers décontenancé en plein Time's Square qui face à un Nick Fury méfiant déclare qu'il à loupé un rendez-vous. Cette fin pas très spectaculaire reste néanmoins touchante et est plus réussie que celles des deux précédents films qui se terminaient en eau-de-boudin.
Avec le recul de quelques années - et de plus de 20 films Marvel unifié! - ce 'Captain America First Avenger' s'en sort avec les honneurs. Sans doute l'un des plus aboutis de la phase 1 et rehaussé par ses excellentes suites, il est désormais un des classiques du Marvel Cinematic Universe.
 
"J'étais attendu..."
 
La Scène post-générique: pas vraiment une fin cachée, il s'agit d'un court extrait du chapitre final de cette phase 1 mettant en scène Steve et un punching-ball et qui voit débarquer un Fury venu le débaucher. S'en suit alors ce qui été à l'époque la première bande-annonce du film le plus improbable de ces dernières décennies de cinéma: Avengers
 
 
Le Caméo de Stan Lee: en tant que général lors de la remise d'une médaille à Captain America, cérémonie à laquelle il ne viendra pas. La scène fait écho au final d'Iron Man 2. A noter que Stan Lee tenait à signaler - et il hésita un peu pour cette apparition - qu'il n'est en rien créateur du personnage de Steve Rogers. Précision d'importance il me semble.
 
 
Bonus:
 
Chris Evans en jolie tenue fantastique pour son rôle de La Torche
 
Le seul moment où Peggy laisse craquer son armure, devant la musculature étourdissante toute nouvelle de Steve. tps://i.gifer.com/Gqrx.gif
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Cinéma - série (Cinéma)
Ha! Enfin on sort du cycle Hulk/Iron Man pour élargir - et pas qu'un peu - l'univers du Marvel Cinematic Universe. Cette tâche incombe donc au Puissant Thor, Dieu du Tonnerre...On était en droit de s'attendre à un film épique mais ce fut loin d'être le cas...Allons voir ça.
 
THOR
2011
 
 
Réalisateur: Kenneth Branagh (Voyez son Frankenstein avec De Niro!)
Le Héros: Chris Hemsworth
Le Grand Nom: Anthony Hopkins
La Demoiselle en Détresse: Natalie Portman
Autres Apparitions Notables: Tom Hiddleston, Stellan Skarsgard, Kat Dennings, Idris Elba...
 
En plein désert du Nouveau-Mexique, en pleine nuit, en pleine tempête, la scientifique Jane Foster et son équipe tombent sur un homme sorti de nulle part. Ce dernier est beau comme un dieu, possède un phrasé noble mais est surtout totalement incohérent. Il prétends se nommer Thor et demande sans cesse où est son  marteau Miomio...
 
L'équipe de Jane Foster tente de décrypter les secrets du grand blond tombé du ciel
 
Il y a bien longtemps (quelques heures plus tôt) dans une galaxie lointaine, très lointaine (enfin je crois) Asgard la Magnifique s'apprête à célébrer son nouveau Roi, Thor, Fils D'Odin. Mais le vieux souverain interrompt la cérémonie...il ressent la présence de plusieurs géants des glaces à l'intérieur du Royaume. De cette attaque anodine découlera toute une suite d'événements et de révélations qui à terme mènera Asgard à sa perte.
 
De cette malice anodine découlera bien des péripéties malheureuses...
 
Mais nous n'en sommes pas encore là quand commence ce premier Thor. Quand on le découvre à la cérémonie censé le couronner il est au fait de sa gloire. La foule acclame son nom, ses amis et ses proches sont tous à ses cotés, il est grand, il est beau, il est fort, il est souriant. Mais aussi présomptueux, impétueux, crâneur...
Toute la Saga Thor (et les autres films où il apparaît) prennent alors sens sur son parcours: celle d'un Dieu qui perds tout. Littéralement tout. La déconstruction ultime de la figure héroïque par excellence.
 
Père et fils au fait de leur gloire
 
Revenons à nos moutons. Suite à une contre-attaque téméraire au royaume de Jötunheim par le Dieu du tonnerre et ses amis, Odin prends la décision de bannir son fils héritier sur Midgard où il rencontrera donc Jane Foster. Son principal objectif sera de retrouver son marteau magique Mjolnir, sa gloire et prouver à son Père qu'il en est le digne sucesseur.
 
 
Mais c'est sans compter sur l'autre fils d'Odin, Loki, qui manigance pour prendre le pouvoir. A l'origine conçu pour n'être qu'un faire-valoir à Thor, et un adversaire retors lors du final, Tom Hiddleston en fait grâce à son interprétation un véritable rôle majeur pour la licence. Tant et si bien qu'il sera l'égal du héros dans les suites, et l'antagoniste principal dans le premier Avenger. Il faut dire que le parcours du Dieu de la malice est bien plus tortueux, plus ambivalent et au final plus intéressant que celui de son idole de frère. Du moins dans ce premier métrage, le rapport et le parcours 'opposé' des frangins constituant l'une des force du MCU.
 
 
Thor fut ma vraie première déception de cette aventure cinématographique Marvel. Avec un réalisateur comme Kenneth Branagh, je m’attendais à un film épique, puissant, grandiloquent. Et au final on se retrouve devant un film pataud, sans âme, qui déroule son histoire sans la moindre passion. Ça manque cruellement de tripes, de c½ur. Certaines scènes font même pitié (la "mort" de Thor, cliché vu un millier de fois et surtout mal réalisé, mal écrit, mal mis en scène...). La relation Jane/Thor est d'une niaiserie sans nom, pour ne pas dire ringarde. Seule la scène sur le toit est potable, car justement avec un peu de 'matière', un peu de profondeur. Pour le reste, c'est totalement oubliable. Ou presque.
Pour Tom Hiddleston qui est nettement au dessus du lot, Jaimie Alexander qui a un vrai truc qui marque et Stellan Skargard en vieil acteur chevronné, qui se souvient du trio des joyeux compagnons? Qui se souvient que Rene Russo joue dans ce film? Qui se rappelle du roi des géants des glaces qui parvient presque à tuer Odin?
Heureusement que certains acteurs charismatiques parviennent à faire sortir leur personnages du marasme ambiant, comme ceux cités plus haut mais ajoutons bien sur Idris Elba et Anthony Hopkins qui grâce à leur aura font exister Heimdall et le "Père de toutes choses".
 
Luther en gardien de la porte de téléportation et surveillant des Âmes de tout le Cosmos.Sacré boulot! En médaillon: Jaimie Alexander a clairement un charisme fou en tant que Sif.
 
Et c'est là que vient le temps d'évoquer Hawkeye...Ouilloullouille!!
Clairement introduit à la va-vite au dernier moment, Clint Barton fait son entrée de la pire façon qui soit. Le montage ne laisse aucun doute, les plans le mettant en scène ont été tournés puis insérés au forceps (aucune interaction avec d'autres acteurs autre que 'par radio', aucune utilité concrète...) Le seul plan complexe où il est évoqué est celui ou Coulson est au poste de commande entouré d'autres agents, dont Sitwell; il peut s'agir d'un 'reshoot' ou alors d'un trucage sonore avec redoublage du dialogue en post-prod. Ou peut-être même que Jeremy Renner n'était pas disponible pour le tournage et qu'ils n'ont pas pu faire davantage. Dans tous les cas le pauvre archer n'a pas droit au même traitement que sa comparse Natacha Romanoff dans Iron Man 2. Jeremy Renner est un acteur qui n'a pas de chance (où qui fait toujours les mauvais choix...).
 
L'introduction d'¼il-de-Faucon est complètement foirée
 
Le SHIELD est très présent dans le métrage et mets en avant Coulson et ses fonctions assez haut placées dans l'organisation. On apprends que bien que 'secrète' certains se méfient à l'évocation de son nom - le professeur Selvig qui à entendu d'étranges rumeurs sur un spécialiste des radiations Gamma qui à disparu de la circulation...Et que bien que se signalant comme 'faisant parti des gentils' ils n'hésitent pas une seconde à voler sans vergogne et sans aucune autorisation juridique le travail de toute une vie. En l’occurrence celui de Jane Foster. L'opinion que l'on a de l'agence est alors très différente de ce qu'on a pu en voir avec Tony Stark. Dès lors que l'on est un petit, le SHIELD vous traite comme des gens sans importance...
 
 
 
Voilà ce qu'il y a à dire pour moi sur le Thor de Kenneth Branagh. Ce film présente le monde du Dieu Nordique, ses acquis. Tout ce qu'il perdra par la suite. On peut dire que d'une certaine manière ce qu'il perds dans cette première partie, c'est ses certitudes et sa vision simpliste du monde. Le début de la déconstruction totale est d'abord idéologique.
Manquant de souffle épique et d'enjeu digne du personnage, le qualificatif qui me vient à l'esprit pour décrire au mieux cette production est 'balourd', ce qui est loin d'être flatteur vous en conviendrez. Pour sauver le tout du naufrage, certains acteurs tirent le métrage vers le haut, comme le pas encore populaire Tom Hiddleston qui se révélera indispensable par la suite ou Anthony Hopkins qui se la joue shakespearienne à fond les manettes (mais c'est ce qu'il faut dans un tel projet). En reste un blockbuster à peine moyen, qui ne sombre pas dans l'oubli uniquement car faisant parti du MCU. Décevant au plus haut point.
 
Même ce combat qui pourtant respire l'épique à plein nez se révèle cruellement fade
 
La scène post-générique: Erik Selvig débarque dans les couloirs du SHIELD face à Nick Fury. Le directeur lui présente alors un étrange cube bleu, qu'il décrit comme 'une puissante source d'énergie'. Apparaît alors Loki dans un reflet, que l'on comprend manipulant mentalement le professeur et lui faisant déclarer son intérêt pour la chose. Il s'agit de la première apparition du Tesseract, dont on fera plus ample connaissance dès les prochain chapitre, à savoir Captain America.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: en tant que conducteur du pick-up qui tente d'arracher le marteau de son socle avec des chaines. Résultat peu convaincant...
 
 
 
 Bonus:
  Je ne sais pas si la technique du rajeunissement numérique était déjà utilisé à l'époque ou si il ne s'agit que d'un très habile maquillage...si il s'agit de la première option, on a là une de ses premières utilisations.
 
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
On se retrouve pour la suite des aventures du héros milliardaire dans ce quatrième film qui laisse transparaître les premiers véritables défauts de la 'formule' Marvel au cinéma.
 
IRON MAN 2
2010
 
 
Réalisateur: Toujours Jon Favreau (toujours également interprète d'Happy)
Le Héros: Toujours Robert Downey Jr
Le Grand Nom: Mickey Rourke
La Demoiselle en Détresse: Toujours Gwyneth Paltrow
Autres Apparitions Notables: Don Cheadle, Scarlett Johansson, Sam Rockwell
 
Six mois après les événements du premier film, Tony Stark à totalement chamboulé l'équilibre mondial. A lui seul il a apporté 'La Paix sur Terre' et instauré une ère prospère. Devenu une figure héroïque sur laquelle repose l'avenir du Monde, il ne prends pas mesure de toute la dangerosité de sa position...sa chute causerait un regain de violence sans précédent.
Le sénat, lui bien conscient de la situation réclame à l'inventeur de confier le secret de son armure à l’État. Ce qui arrangerait bien les affaires de Justin Hammer, à la tête de Hammer Industries, un concurrent de la Stark Entreprise.
Nonobstant cela, le milliardaire ouvre la nouvelle Stark Expo (équivalent MCU de l'Exposition Universelle) à Flushing Meadows (NY), lieu même où son père organisait lui aussi cette expo de son vivant. Il espère ainsi léguer une image de bienfaiteur et de découvreur de talent car derrière la façade de l'homme excentrique se cache un mourant. En effet la toxicité du palladium qui alimente son générateur empoisonne inexorablement son sang...
 
Le réalisateur discute avec ses acteurs
En médaillon: l'armure 'valise', référence plaisante au comics de mon enfance (où l'armure tenait dans une valise, donc)

 
Comme le laisse deviner cette courte présentation, beaucoup d'intrigues s'entrecroisent dans Iron Man 2. Sans doute trop. Et certaines d'entre elles sont même délaissées ou résolues de bien mauvaise manière. Ne tournons pas longtemps autour du pot: Iron Man 2 n'est pas un très bon film. Pour plein de petites raisons - sur lesquelles je vais revenir - mais principalement pour une caractéristique qui deviendra malheureusement trop fréquente dans le MCU: le Méchant est inconsistant.
En l’occurrence donc Mickey Rourke qui non seulement traverse le métrage comme son personnage - avec une désinvolture et un désintérêt quasi palpable - et qui lors de ses deux affrontements avec le héros se révèle loin d'être à la hauteur...Deux affrontements qui au total doivent durer un peu plus d'une minute...Les combats à Monaco et au Pavillon étant loin d'être palpitant et surtout démontre que l'antagoniste ne fait pas le poids. Jamais Iron Man n'est réellement mis en danger face à ce Whiplash de pacotille.
 
Toujours au chapitre des défauts, des enjeux présentés en début de film qui disparaissent en cours de visionnage. Le plus marquant reste cette condamnation à mort qui finit par s'évaporer suite à une piqure magique dans le deuxième acte. J'en reste éberlué. La faute à une écriture trop éparses qui ne permet pas un développement efficace de toutes les intrigues. Entre la passation de pouvoir Tony/Pepper à la tête de l'entreprise, le sang empoisonné, Jim Rhodes qui devient War Marchine, la sous-intrigue des Vanko et du réacteur Ark, les apparitions ubuesques de Justin Hammer, la Stark Expo, le Shield qui amène Fury et Coulson, ainsi que l'introduction de la Veuve Noire, la dépression de Tony, les fraises, la découverte d'un nouvel élément atomique, la boisson à la chlorophylle, l'histoire des drones, le ou les perroquets je ne sais plus...il y en a beaucoup trop! Et encore j'ai dû en oublier.
 
 
Cependant tout n'est pas non plus à jeter...Il y a une mise en scène de belle facture. Certains dialogues sont intéressants et approfondissent l'univers général, notamment bien sur les révélations de Fury. Comment ne pas évoquer également l'arrivée de la 'plus belle femme du Monde' dans le rôle de la Veuve Noire (ou Black Widow aujourd'hui), très bonne idée de casting tant l'aura de l'actrice se confond avec la personnalité de Natacha Romanoff. Don Cheadle reprends le rôle délaissé par Terrence Howard, et bien que je n'ai rien à reprocher à cet excellent acteur qu'est Cheadle, j'avoue qu'Howard apportait un petit quelque chose qui me plaisait beaucoup.
Toujours dans les bons points, Sam Rockwell dans le rôle farfelu de Justin Hammer. Je sais qu'il en a agacé certains. C'est qu'il l'est, agaçant! Individu complètement déconnecté, imbu de lui-même, en démonstration permanente...c'est en fait la version 'Tony Stark' qui n'aurait pas été enlevé et repenti. Alors oui il y a un coté 'Sam Rockwell Show' à chacune de ses apparitions mais il apporte une telle énergie à son jeu et ses dialogues qu'il en devient attachant. On rêve de lui mettre une bonne paire de baffe pour lui apprendre à rester les pieds sur terre mais en tant que personnage de fiction, il est réussi.
 
 
Au niveau FX, c'est très fort. On ne distingue rien ou presque. L'intégration numérique atteint là des sommets. Dommage qu'ils en fassent un peu trop comme la scène du parking sous un pont qui n'est que festival d'explosions...
  Tony 'Iron Man' Stark se retrouve en conflit avec James 'War Machine' Rhodes
 
Sinon voilà, que dire de plus sur cet deuxième Iron Man? Tony Stark s'assombrit un peu plus tout en dévoilant enfin son amour pour Pepper. Rhodey rejoint la partie avec War Machine et l’Initiative Avenger en est encore à ses balbutiements.
D'ailleurs en parlant de çà, le film se situe chronologiquement sur une période à peu près semblable que le Hulk incarné par Edward Norton, la scène de fin qui voit Stark confronté le général Ross se déroule donc APRÈS les événements à la Stark Expo. D'ailleurs Fury l'informe qu'il ne sera que 'Consultant' sur le projet Vengeurs (voir le court-métrage intitulé justement 'le Consultant').
 
La fameuse carte de Fury qui rassemble les événements plus ou moins connu du MCU. De gauche à droite: Cote Ouest des USA, c'est Stark et son bordel avec Iron Monger. Centre des USA, le marteau de Thor. Cote Est des USA: Hulk Vs l'Abomination et/ou encore le bordel de Stark à New-York. En haut la disparition de Captain America au large du Groenland (avec équipes de recherches actives?). Centre de l'Atlantique: vraisemblalement Atlantis et donc Namor (et oui!). Norvège: les événements qui seront décrits au début de First Avenger, soit l'apparition moderne du Tesseract (moderne par rapport à l'échelle du temps galactique...). Et enfin au centre de l'Afrique le Wakanda, ce qui confirme donc que le 'Pays caché' ne l'était pas tant que çà. Cette carte n'a donc encore aujourd'hui pas livrée tous ses secrets...
 
Un autre court-métrage est d'ailleurs réalisé à cette époque, toujours mettant en scène Coulson. Cette fois-ci lors de sa pérégrination au Nouveau-Mexique. Rien de bien palpitant, on se demande même quel est l'utilité de ce dernier.
 
Scène post-Générique: Il s'agit de la fin de ce court métrage, qui voit donc Coulson débarquer au milieu du désert, non loin d'un cratère ayant été causé vraisemblablement par un ...marteau.
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
On continue notre périple avec un film de nouveau centré sur Hulk, mais cette fois-ci qualifié d'Incroyable! Pas mal de choses à dire sur ce métrage,alors commençons sans plus tarder!
 
L'INCROYABLE HULK
 2008
 
 
 
Réalisateur: Louis Leterrier
Le Héros: Edward Norton
Le(s) Grand(s) Nom(s): William Hurt et Tim Roth
La Demoiselle en Détresse: Liv Tyler
Autres apparitions notables: Ty Burrell, Tim Blake Nelson
 
Nous retrouvons Bruce Banner en Amérique du Sud, à Porto Verde au Brésil plus exactement. Toujours recherché par sa bête noire le général 'Thunderbolt' Ross, il mène une vie clandestine avec pour espoir de trouver un remède à son état. Il est aidé dans sa tâche par un mystérieux allié connu sous le nom de Mr Blue, avec lequel il n'est en contact que via un tchat crypté.
Mais très vite il est repéré et il doit s'échapper à nouveau.avec cette fois un objectif, revenir chez lui pour récupérer les données de l'expérience qui firent de lui ce monstre vert rempli de rage.
 
 
Commençons par le début. OUI ET NON ce film est une suite/Reboot du métrage d'Ang Lee. Chacun estimera selon son désir si il s'agit d'une préquelle ou d'un retour à zéro. Pour ma part c'est une suite, malgré les changements apportés à l'histoire et les ajustements effectués pour venir se greffer au MCU naissant. Le générique réinterprète d'ailleurs l'origine du personnage par rapport au film mettant en scène Eric Bana mais au fond reste schématiquement et idéologiquement similaire. Pour un lecteur de comics, la réinterprétation des origines d'un héros est très fréquente et cela ne dérange pas beaucoup. C'est à la fois un renouveau ET une continuité.
D'ailleurs c'est bien en Amérique du Sud, là où on l'avait laissé dans le film précédent que l'on retrouve notre scientifique en fuite. Il est cette fois incarné par Edward Norton, qui apporte avec lui toute sa notoriété, voir même un peu plus...voir même beaucoup plus. Car le sieur aurait fait la mainmise sur le scénario afin de le modeler à sa guise. Et cela se ressent à certains passages, ou Banner se retrouve dans des situations un peu stupides ou bien qui sont très téléphonés (la scène sur le campus est l'exemple typique de çà, ou chaque véhicule de l'armée n'apparaît qu'au moment où on l'évoque! Et où Banner utilise une passerelle alors qu'il se sait poursuivi de très près!).
 
 
A ses cotés Liv Tyler reprends le rôle de Betty Ross, enseignante en biologie à l'université de Culver. Cette dernière à plus ou moins refait sa vie et sort avec un psychiatre, un certain Léonard Samson (qui dans le comics deviendra Doc Samson, un puissant héros un peu désuet aux long cheveux verts). Nous retrouvons également le personnage du Général Ross, cette fois sous les traits du très grand William Hurt. Encore plus déterminé que jamais à usé de toutes les méthodes pour capturer Banner et son double de Jade. Il fait alors appel à un groupe de mercenaires avec à sa tête Emil Blonsky - Tim Roth - à qui il injecte très vite une dose du sérum du super-soldat. Oui oui celui là même qui donna Captain America, mais à ce stade on ne sait rien encore sur le Steve Rogers du MCU. On note cependant le logo de Stark Industries sur le contenant cryogénique.
 
 
Car c'est que la Menace Hulk n'a jamais été aussi prise au sérieuse. On apprends que la créature à tué et elle continue à tué durant le film lui-même (les pilotes d'hélico notamment...). Ce qui tranche avec l'incarnation naïve précédente et fait voir le bonhomme sous un jour nouveau.
C'est là le thème principal du film, l'acceptation par Banner de son alter-égo. A la fin du premier film il en était à 'A quoi peut me servir Hulk?', à la fin du second il en est à 'Comment me servir de Hulk?'. Il commence à maitriser la bête, à l'orienter. La fin du film et la sérénité qui s'en dégage ne laisse aucun doute: Bruce Banner est désormais maître de lui-même et de son 'moi profond'.
 
 
De son coté, on sent également que le Hulk à une personnalité qui se développe, son propre passif, ses propres peurs et ses propres émotions. La scène de l'orage est à mon sens démonstrative de cela. Il à peur des éclairs et du tonnerre car cela lui rappelle sans doute le combat contre son père (encore une fois si on considère que nous avons bien affaire à une suite, d'ailleurs comme dans le combat final contre le paternel, il jette un rocher pour le contrer, ce qui accrédite encre un peu plus le coté 'séquelle'). Une expérience que seul Hulk à vécu, et pas du tout Banner.
 
 
Comment ne pas évoquer l'hommage évident qu'est ce film à la série des années 70? Plusieurs références sont mise en avant dont un plan de plusieurs secondes sur un Bill Bixby dans un vieux show que regarde Edward Norton, ou bien le mythique thème 'The Lonely Man' qui est joué quand Banner erre dans les rues guatémaltèques en haillon. Lou Ferrigno lui aussi fait son retour en caméo, toujours en tant que gardien mais il passe cette fois-ci de Berkeley à Culver. Il fait également la voix du géant vert (non il ne vends toujours pas de maïs). Là ou le premier film tentait de s'éloigner du passé du personnage pour mieux le réinventer, celui-ci y puise au contraire la substantifique moelle pour créer une empathie et un background ancré dans l'imaginaire collectif. Bon du moins pour ceux qui ont connu la série...
Toujours dans la catégorie caméo gardons un ½il attentif sur le 'scientifique à la pizza' qui fera son retour dans le MCU bien plus tard...
 
Le mythique thème de la série est présente dans ce qui est quasiment son adaptation cinéma
 
 
Revenons à nos verts pâturages pour évoquer les réussites et les échecs de cet Incroyable Hulk.
Dans les scènes qui fonctionnent, il y a en premier lieu l'affrontement entre le super-soldat Blonsky et Hulk à l'université. Dynamique, cool et sans temps mort on est bluffé par les performances acrobatiques du militaire...mais son arrogance finira par lui couter cher...
 
 
 
Autre moment marquant, la scène de l'antidote chez le Pr Stern. Qui voit Banner devenir quasiment Hulk avant que la transformation ne se rétracte. Oui la CGI est visible mais la scène reste une réussite par sa mise en scène et l'intensité émise par les acteurs.
 
 
Dans ce qui fonctionne moins il y a pour moi toute la séquence finale du combat à Harlem. Pleine de facilités scénaristiques, effets spéciaux en deçà, mise en scène un peu chaotique...
La scène du crash de l'hélicoptère concentre tout ces défauts: comme par hasard seul les Ross père et fille survivent, la maquette est évidente sur l'un des plans et l'ensemble est chaotique.
Après le combat Hulk/Abomination rattrape un peu le truc..un peu. Cependant la scène finale ou Hulk s'enfuit par les toits 'à la Spiderman' me rappelle beaucoup mes lectures de ma jeunesse quand le colosse se trouvait à New-York (rarement car la plupart du temps il était en pleine campagne ou le désert).
 
 
Autre maladresse d'écriture, la relation Betty-'Doc' Samson. Le pauvre psy qui ne sert que de béquille à la femme délaissé et qui le jette sans même un regard ou un petit mot quand elle revoit Bruce revenir...On comprend qu'il le prenne assez mal!
 
 
Il est dommage également que le personnage du Cerveau ne soit pas revenu dans le MCU d'une quelconque manière...c'est un type assez intéressant, en totale opposition avec Hulk. Mais les problèmes de droit assez compliqué entre Marvel et Universal ont dû avoir raison de ce non-retour.
 
 
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L'incroyable Hulk marque la phase adolescente du monstre vert. Après la naiveté de l'enfance et la forme de pensée primitive décrit dans la version d'Ang Lee, on trouve ici un héros rebelle et en pleine construction. Dopé aux hormones, muscles saillants, protecteur pour sa 'Girlfriend'...et surtout en pleine construction et à la pensée dictée par les conséquences de ses actes. Hulk à gagné en maturité et est désormais prêt pour la suite de ses aventures...
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Scène post-générique: fait étonnant, la scène qui apparaissait au cinéma en milieu de crédits (après les séquences animées) à été replacé en fin de film sur le DVD. Ce qui fait donc que celui-ci ne se termine plus sur le regard vert d'Edward Norton mais sur le silence plein de sous-entendu de Robert Downey Jr...Car en effet Tony Stark retrouve le général Ross en pleine cuite pour lui annoncer la formation d'une équipe.
Sachez que la recrue que vient chercher Stark n'est nullement Hulk mais bien Emil 'Abomination' Blonsky. Cette sous-intrigue est expliqué dans le court-métrage 'Le Consultant'.
 
 La scène post-générique...
 
 ...Et le court-métrage 'Le Consultant', qui apporte un éclairage nouveau sur cette scène.
 
Le Caméo de Stan Lee: Un vieil homme boit par accident une goutte du sang de Banner (non c'est pas un vampire, la goutte est tombé dans un bouteille qui à été livré aux USA...Voyez le film!) avec pour effet un coté 'bien plus tonique que prévu'. C'est une référence au 'Stan Lee Hulk' notamment jouable dans le jeu Lego Marvel's Avengers.
 
 

 

Bonus:

Ce morceau est un de mes préférés du MCU, à mettre en miroir avec le thème principal du premier film. L'un évoquant la colère libéré et l'autre la sérénité retrouvé.

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Cinéma - série (Cinéma)
On poursuit notre périple en entrant cette fois-ci de plein pied dans l'univers étendu. Sans plus tarder, voici le véritable point de départ de cette aventure cinématographique.
 
IRON MAN
2008
 
 
Réalisateur: Jon Favreau (également interprète d'Happy)
Le Héros: Robert Downey Jr
Le Grand Nom: Jeff Bridges
La Demoiselle en Détresse: Gwyneth Paltrow
Autres apparitions notables: Terrence Howard, Clark Gregg
 
 
Le milliardaire Tony Stark, concepteur de génie et héritier des manufactures d'armement créées par son père et enlevé en Afghanistan. Il réchappe de cette captivité grâce à une armure de sa réalisation mais reste traumatisé par cette terrible aventure. En effet il constate avec effroi quelles sont les effets de ses armes sur le terrain, loin des affres de Malibu où il réside. Dès son retour au pays, il décide de renoncer de participer à cette spirale de violence, ce qui ne plaît pas au N°2 de la firme, Obadiah Stane.
Parallèlement, il développe une version plus high-tech de son armure de combat, qui deviendra pour lui une manière de trouver la rédemption face à ses péchés...
 
 
Lorsque l'on découvre le film, on ne sait rien de jusqu'où il nous mènera. Le terme MCU n'existe pas encore et nous sommes à des années-lumière d'imaginer un film mettant en scène Thanos comme protagoniste. Nous découvrons donc pour le moment un film punchy, moderne, aux réparties cinglantes et à l'esthétique aguicheuse. Jon Favreau donne un coup d'envoi efficace qui permettra l'élan nécessaire pour la suite des événements.
Il respecte fidèlement le matériau de base, transposant avec aisance les origines éditoriales du super-héros (du Vietnam au conflit au Moyen-Orient, ses remords...). Mais la vraie réussite, le vrai succès, vient du casting pour le rôle principal. Robert Downey Jr est à l'époque sur une liste noire à Hollywood pour ses frasques plus ou moins avouables. Par quels truchements à t-il était engagé pour ce rôle? Je ne le sais pas mais dû à son parcours personnel il donne une incarnation quasi-mimétique à son personnage. Il est Tony Stark comme le dit l'expression consacré. Qui aujourd'hui imagine quelqu'un d'autre pour le rôle?
 
Terrence Howard (James Rhodes) et Robert Downey Jr (Tony Stark)
Derrière eux 'Happy', chauffeur de Tony et accessoirement réalisateur du film.
 
A ses cotés se trouve un casting solide et un peu surprenant pour ce type de production. Gwyneth Paltrow et Terrence Howard s'adonnent à leur habitudes à des projets plus 'sérieux', moins 'grand spectacle'. D'ailleurs Terrence Howard ne reprendra plus son rôle dans les séquelles, suites à des problèmes contentieux entre lui et les Studios. On trouve également un Jeff Bridges inattendu et méconnaissable, qui fait démonstration de son talent et prends plaisir à surjouer un peu pour notre satisfaction à tous.
 
 
 
Première apparition aussi d'un acteur totalement inconnu, mais qui deviendra un peu la mascotte de la phase 1, et qui aura même droit à sa propre série: Clark Gregg - plus connu sous le nom de Phil Coulson, agent du SHIELD.
 
L'agent Coulson prends contact avec Tony Stark
 
Les effets spéciaux restent encore bluffants, même si notre ½il exercé distingue désormais un peu plus les ajouts numériques, cela reste plus que satisfaisant. La scène du 'test' de l'armure Mark-3 laisse coi, à la fois ultra-stylée et visuellement sans défauts. Autre morceau de bravoure notable, la poursuite dans les airs par deux avions de chasse ou bien encore le combat final entre Tony et Stane.
 
Scène à la fois répugnante et touchante
 
Coté musique on est servi avec cette bande-son Rock et coloré, accompagné ponctuellement de morceaux d'AC-DC. Le thème finalal du film marque les esprits, preuve de la performance de celui-ci.
 
 
Petit passage en revue pour ce paragraphe de plusieurs petites choses à noter:
-Jarvis évoque le fait de mieux isolé l'armure 'si vous voulez visitez d'autres planètes'.
-Un soldat dans le Hummer au début se voit chambrer par un Tony taquin lors d'un selfie impromptu 'Ne mettez pas çà sur votre MySpace'. Époque très très lointaine que cette année 2008...
-L'arme sonique qu’affectionne Obadiah use de la même technologie qu'utilisera le général Ross dans le film suivant pour tenter de contrer Hulk.
-La mort des parents de Tony Stark paraît dans le journal du 17 décembre 1991. Elle survient donc la veille, le 16 décembre 1991. Gardons cette information dans un coin de notre mémoire...
-Yinsen évoque avoir croisé Stark à Bern il y a quelques années, mais l'état d'ébriété avancé du vendeur d'arme était telle qu'il ne s'en souvient absolument pas. On en reparle dans le 3.
 
 
Un mot sur l'évocation des '10 anneaux', groupuscule obscur qui dans les comics est une organisation récurrente ennemie de Tête Dorée, avec à sa tête le puissant 'Mandarin'. Il y a beaucoup de chose à dire sur le traitement du Mandarin par les Studios Marvel, on y reviendra plus en longueur lors de la review du 3 mais aussi du court-métrage 'Longue Vie au Roi'...
 
Les 10 Anneaux sont bien là...
 
Scène post-générique: la première d'entre elle. Et sans doute la plus marquante. On y voit Nick Fury évoquer l'initiative 'les Vengeurs' (pas encore 'Avenger' en VF). Les fans sont sous le choc...dont moi. Cette scène laisse à croire qu'il est possible - POSSIBLE! - qu'un film 'Les Vengeurs' puisse voir le jour. Tout simplement inconcevable...c'est du pur teasing. Jamais un tel projet pourrait se concrétiser...
 
 
Le Caméo de Stan Lee: Confondu (ou interprétant?) Hugh Hefner à l'entrée de la soirée en faveur des pompiers au Disney Conference Hall. C'était avant le rachat, précisons-le...
 
 
Bonus:
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Bienvenue sur ce premier article d'une longue série qui va voir défiler - d'ici au 26 avril et la sortie d'Avenger Endgame - l'ensemble des films du Marvel Cinematic Universe. Ce sera l'occasion pour moi (et peut-être un peu pour vous :^) ) de faire un bilan de cette saga assez unique qui tenta le pari de l'univers lié entre divers long-métrages. J'avoue que cela ne sera pas forcément aisé pour moi de revoir l'ensemble de la vingtaine de métrage, non pas en terme d'accessibilité (je les ai tous en DVD/Bluray) mais en terme de temps. Surtout si je dois écrire autant de reviews derrière...mais c'est un exercice qui me tente beaucoup et dans lequel je me lance un peu à l'aveuglette...en espérant pouvoir finir à temps pour le grand final fin avril.
Nous voilà donc parti pour le premier de ces textes, avec déjà un épisode spécial, à savoir le film qui servi de brouillon grandeur nature à toute cette aventure.
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HULK
2003
 
 
Réalisateur: Ang Lee
Le Héros: Eric Bana
Le Grand Nom: Nick Nolte
La Demoiselle en Détresse: Jennifer Connely
Autres apparitions notables: Sam Elliott, Josh Lucas
 
Alors oui je sais. Officiellement, le HULK d'Ang Lee ne fait pas parti du MCU. Mais moi j'y vois tout de même le véritable point de départ de cette entreprise folle. C'est bien pour cela que ce numéro est le 00 et non pas le 01. Déjà la formule qui s'appliquera à l'ensemble de la franchise est présente. Ensuite le travail effectué pour ce film permis je pense à son producteur éxécutif Kevin Feige d'acquérir l'expérience nécessaire - et sans doute fit germé l'idée, encore balbutiante - de lier différents films tirés des différents comics de la 'Maison aux Idées' (Surnom de l'éditeur MARVEL pour les deux/trois qui ne suivent pas). Le Logo de la firme en était d'ailleurs encore à ses balbutiements mais il est bien présent (et passe du rouge au vert, normal). De fait on se trouve ici devant un véritable coup d'essai grandeur nature de ce qui se passera les années suivantes.
Pour ces raisons, je l'inclue dans le MCU. Ou à peu près.
 
 
Entrons dans le vif du sujet. Bruce Krenzler est scientifique dans un labo de Berkeley (San Francisco) avec sa collègue Betty Ross. Ils ne le savent pas mais ils ont passé leur enfance dans la même base militaire, où un drame se produisit et qui mena au premier essai nucléaire d'une bombe Gamma. L'apparition du père biologique de Bruce, de son vrai nom Banner, fera remonter tout un tas de souvenirs traumatisants enfoui au plus profond de lui...cela combiné à l'accident aux nanomèdes dont il sera victime (et miraculeusement indemne) donnera naissance à un monstre à la puissance incontrôlable, personnification de toute la colère refoulé du scientifique.
 
Notre couple de héros
 
Voilà en gros pour le pitch de départ...car le film est pour le moins assez nébuleux en terme de script. Beaucoup de choses ne sont pas expliqués, ou pertinentes. Voir même utile.
Par exemple à part pour une question graphique évidente, à quoi sert l'explosion nucléaire verte à la base militaire? Dans le scénario, qu'apporte telle?
C'est un peu la même chose avec ces scènes focus sur la mousse, qui reviennent à trois ou quatre reprises en cours de métrage...quelle est leur signification? Faut-il y voir comme une allégorie de ce qu'est Hulk pour Bruce? Une manière d'exprimer le fait que HULK est un protecteur de la nature (l'idée est clairement évoqué dans plusieurs plans)? Ou bien juste une lubie du réalisateur que seul lui à compris?
 
Parlons un peu de ce dernier, Ang Lee, qui réalisa un des grands films de ma vie 'Tigre et Dragon' mais aussi bien d'autre, aux styles très éclectiques puisqu'il réalisa entre autre 'Le secret de Brokeback Mountain' ou 'L'Odyssée de Pi'. Un réalisateur qui aime à donner dans des genres très différents donc. Ici il est dans une adaptation de comics et la forme qu'il donne à son montage est très audacieux et fait mouche à chaque fois. Ses différents panneaux rappelant évidemment le format dont il s'inspire, mais d'autres effets de style sont fameux - la sortie de la base de HULK qui me bluffe à chaque fois (quel plan!)
 
La mise en scène et les effets de montage donne un style très BD à l'ensemble. Dommage que ce style n'est pas perduré dans le MCU!
 
Sa vision du monstre vert est clairement un appel à la nature profonde de l'Homme, comme un retour à un état primitif, presque bestial. Dont seul la femme peut nous faire sortir, nous ramenant à notre humanité. Ici, ce rôle est tenue par la sublime Jennifer Connelly, dont chaque plan est iconisé à l’extrême: elle est l'incarnation de la beauté à chacune de ses apparitions. Même si cela fini par nuire à son personnage qui n'en devient qu'une sorte de vision fantasmé de LA Femme. Pour être clair, c'est clairement une 'femme-trophée', qu'on exhibe et qui est scénaristiquement même le but ultime de la quête de HULK/Banner. Mue par un instinct grégaire, le monstre se dirige toujours vers sa 'femelle', qui seule pourra lui faire retrouver sa raison.
 
Absolument magnifique, mais un peu gratuit
 
 
 
De l'autre coté du spectre il y a l'image du père. Véritable dingo qui n'hésite pas à expérimenter sur lui-même le résultat de ses recherches. Cela le mènera à devenir l'Homme Absorbant, capable de fusionner avec toute matière qu'il touche. Dont HULK lui-même qu'il tentera de contenir, ce qui le mènera à sa perte...à moins que ce ne soit la seconde bombe Gamma qui l'achève. Ce n'est pas clair non plus.
 
Nick Nolte cabotine un peu dans son rôle du Pater Banner. Et c'est un vrai plaisir à regarder.
 
En tout les cas, le pouvoir de David Banner permet quelques plans à effets spéciaux très beaux, certes un peu vieillis mais qui impacte encore au visionnage. Et cela nous amène tout naturellement au sujet principal...
 
 Un Hulk certes baraqué mais à l'aspect enfantin, ou tout au moins garconnet.
 
Le géant vert (qui ne donne pas dans le maïs) est graphiquement très proche d'un 'bébé', 'Poupon' serait sans doute plus exacte. La créature est après tout à peine naissante, découvrant le monde. Cela reste perturbant car on s’attend tous à une tête renfrogné et buriné, et pas ce visage d'enfant perdu colérique. Mais vu d'aujourd'hui cela n'est pas plus mal, ce film relatant la 'Naissance' du héros, sa jeunesse en quelque sorte. Les films suivant lui donneront l'occasion d'évoluer physiquement et moralement. A noter que l'Homme en Colère ne tue personne dans le film malgré ses destructions massives...pour le PG-13 bien sur mais aussi je pense pour ne pas dénaturer son statut de 'héros' futur. Un peu dommage mais compréhensible. La seule 'victime' à son actif étant Glenn Talbot...mais de manière tellement involontaire et ironique que cela ressemble plus à un 'bien fait pour toi p'tit gars' qu'une véritable mise à mort.
Bon nos amis Vegans crieront au scandale quand à la scène de massacre des chiens-mutants ("Comment çà, 'pas de victimes'?! "), seule scène ou HULK se montre vraiment véner et qui m'avait chagriné à l'époque car il ne tuait 'que' des chiens...bien loin du monstre HULK que j'espérais découvrir (en gros la version 'Ultimates' en live...on est clairement pas dans le même délire!)
 
Les beaux toutous que voilà!
 
Là ou par contre je suis en total désaccord avec le film c'est sur la première transformation de Bruce en Hulk (qui d'ailleurs n'est jamais nommé ainsi, mais je ne l'ai jamais vu en VO).
Le scientifique devant son écran, se monte le bourrichon tout seul et finit par...s'énerver et se transformer....Heu...Quoi?! N'y avait-il pas une manière plus symbolique, plus graphique, plus emblématique de mettre en scène la première apparition du colosse verdâtre?!! Quel gâchis que cette scène qui aurait dû être un sommet épique et marquant ! Ridicule, vraiment.
 
Ca donne faim de se transformer en montagne de muscle!
 
L'interprétation d'Eric Bana fut très décriée à la sortie, mais il joue un homme qui refoule sa colère et ses sentiments négatif depuis sa plus tendre enfance. Il est tiraillé par l'apparition de son alter-égo car celui-ci est à la fois libérateur et terriblement dangereux. Sa tentative permanente de le contenir combat sa tentation profonde de le libérer à sa pleine puissance. Il tente d'apprivoiser la bête, de savoir comment cela fonctionne et peut le servir. La dernière scène est là pour montrer qu'il sait désormais qu'elle peut être l'utilité de cette formidable force.
 
 
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce HULK mais le but ici n'est pas d'en faire une analyse détaillée (sinon c'est sur jamais je n'arriverai à traiter l'ensemble du MCU d'ici un mois). Juste un petit paragraphe sur les doubles personnages qui font donc leur apparitions ici mais également dans le MCU 'officiel'.
En premier lieu les reprises de rôles, Sam Elliott et Jennifer Connely seront remplacé dans la suite-reboot par William Hurt et Liv Tyler. Soit. Bruce Banner aussi sera recasté vous savez bien mais cela fera l'objet d'un paragraphe spécial plus tard dans cette review du MCU.
 
J'évoquerai ici les rôles de Glenn Talbot et de l'homme-absorbant qui feront également leur apparition ailleurs dans le MCU, à savoir la série 'Agent of Shield'. Le pouvoir du père Banner donné dans le film provient à la base donc d'un ennemi classique du guerrier d'émeraude nommé Carl Creel, interprété par Brian Patrick Wade dans le show d'ABC. Les deux n'ont donc pas de lien en dehors de pouvoirs similaire. A noter que Carl Creel est également présent par son nom sur une affiche dans le gymnase ou s'entrainait le père de Matt Murdock dans la série Daredevil de Netflix.
L'autre perso c'est un peu plus compliqué et difficile à raccordé. Il s'agit de Glenn Talbot qui donc apparaît deux fois. Une fois ici en ancien militaire reconverti dans le business des armes, interprété par Josh Lucas et quelques années plus tard encore dans Agent of Shield cette fois sous les traits du grand Adrian Pasdar. Aucun lien possible entre les deux persos pour 'expliquer' le doublon. Il sont inspiré du même personnage...mais comme le film HULK ne fait encore une fois pas 'complètement' parti de l'univers rien de bien grave.
 
 
Ainsi se termine ce premier épisode et cette première review. Je conclurai en disant que ce film peut paraitre grandement naïf aux yeux des plus cyniques d'entre vous, avec ses scènes de dialogues absconses et ses plans contemplatifs parfois chelou. Ce n'est clairement pas un très grand film mais il possède cependant une personnalité indéniable et un vrai fond à analyser, ce qui est loin d'être le cas pour l'ensemble des ½uvres du MCU...
Confrontation entre deux hommes abritant des Monstres
 
Mais nous verrons cela en temps utiles...
 
Pour finir je place ici cet extrait musical, qui retranscrit à merveille le sentiment de force croissante qui caractérise ce bon vieux Hulk. J'adore cette lancinante mélodie, puissante et entrainante, qui ne sort pas de l'esprit et qui fait merveille en tant que mantra spirituel. Du très grand Danny Elfman!
 
Le Caméo de Stan Lee: en tant que gardien de la sécurité à Berkeley, accompagné de son adjoint Lou Ferrigno (interprète du Hulk dans la série des années 70/80)
 
 
Bonus:
Je la trouve cool cette couv'
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Cinéma - série (Cinéma)
Aaah les adaptations au cinéma des succès du jeu vidéo! Toute une histoire...Pour ma part je ne les regarde plus. Les Assassin's Creed, les Tomb Raider (avec Alicia Vikander)... très peu pour moi. Le vrai dernier portage que j'ai vu fut 'World of Warcraft' mais je ne suis pas du tout fan de cette licence vidéoludique - et j'ai plutôt apprécié le film. Mais ce n'est point le sujet qui nous intéresse ici. Nous sommes ici pour parler des adaptations d'une licence en particulier, celles issues de la franchise de jeu de baston Street Fighter. Je tiens à préciser que je ne suis pas joueur de Street...j'ai joué 5 minutes au IV et tout autant au V. Il y a des persos que je ne connais même pas. Mais j'apprécie tout de même de loin la licence. Voilà pour le contexte.
 
 
Enchainons donc maintenant avec la première de ces adaptations, la plus célèbre, la plus culte, la plus aware...
 
ROUND 1
L'ULTIME COMBAT
Par Steven de Souza (1994)
Livret de présentation
 
Shadaloo, province reculée d'Asie du sud-est. Le général Bison, despote en proie à sa destitution proche face aux forces armées de l'ONA (Organisation des Nations Alliées) joue le tout pour le tout en kidnappant les membres d'une association humanitaire et réclamant la modique somme de 20 milliards de Dollars pour leur libération. Le colonel Guile, qui dirige la force armée, décide de frapper un dernier grand coup...mais il lui reste à localiser la base d'opération du dictateur fou. Il va donc piéger Sagat le marchand d'arme et organisateur de combat de rue clandestin afin que ce dernier révèle l'emplacement du général aux troupes de la Liberté.
Voilà pour les grandes lignes. A cette intrigue principale s'ajoute celle de Ken et Ryu, arnaqueurs à la petite semaine ayant voulu jouer un tour à Sagat et celle de Chun-li, journaliste voulant venger son père exécuté par Bison lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Elle est accompagné de Balrog son caméraman et d'Honda son technicien/perchiste. On trouve également, cette fois-ci aux coté du colonel, Cammy en lieutenant sexy et un type lambda en T.Hawk tardif. Du coté des méchants nous découvrons Dee Jay en sbire un peu provoc' et Zangief dans son rôle éternel de gros bras un peu demeuré. Également Dhalsim en scientifique contraint d'appliquer sa science sur un Carlos Blanka emprisonné. Et n'oublions pas Vega en bras droit de Sagat. Voilà, on a fait le tour du roster de ce film. A l'exception de Sawada, en remplacement de Fei Long, pour plusieurs raisons je pense dont notamment celle de ne pas à avoir mettre en scène un sosie de Bruce Lee qui aurait pu faire tomber le film dans la branche de la Brucesploitation éhonté.
 
 
C'est pas mon jeu, ça!
 
De ce tour d'horizon de nos personnages principaux ressort déjà le premier gros problème de cette adaptation: elle ne respecte que fort peu les biographies officielles des combattants du jeu. Des gentils passent du coté des méchants et vice-versa. Certains voient leur carrière professionnelles bouleversées ou même leur nationalité modifié. D'autres passent de caractère honorable à petit escrocs sans envergure...
Pourquoi ne pas avoir inversé les rôles de Dee Jay et Balrog? Cela aurait fait bien plus sens...
Pourquoi Chun-Li est devenue journaliste en lieu et place d'agent d’Interpol? Ou tout au moins en faire un agent infiltré, on rajoute une ou deux lignes de dialogue et le tour est joué.
Pourquoi faire de Dhalsim un scientifique? C'est la négation totale de ce qu'il représente dans le jeu! Quelle folle idée...
Pourquoi avoir fusionné les personnages de Charlie Nash et Blanka? Et POURQUOI PAS j'ai envie de dire!?
Pourquoi avoir fait des deux héros du jeu - à savoir bien sur Ken et Ryu - des petits malfrats, ce qui est aux antipodes de ce qu'ils sont censé être? Oui vraiment, pourquoi?
 
Sagat s'agace
 
A cela on pourrait répondre l'éternelle excuse des pontes hollywoodien: c'est une adaptation. Mais ce serait répondre comme souvent à coté de la plaque, car rien n'empêchait le script de mieux respecté les persos du jeu. Le plus dingue là-dedans c'est que réécrire le background des différents protagonistes à dû prendre plus de temps que de simplement transposé fidèlement leur histoire...
 
Un mauvais film sympathique
 
Malgré tout, revoir Street Fighter l'Ultime Combat fait passer un bon moment. Dès lors que l'on accepte le contrat du film, à savoir la déconne totale. Le métrage semble en effet ne jamais réellement se prendre au sérieux, on voit bien qu'il ne s'agit que d'une immense boutade, pour ne pas dire une farce (dans le sens théâtral du terme). Les acteurs surjouent à l'excès, les situations sont pour la plupart ridicules, l'intrigue est assez limitée, la mise en scène n'a rien d'extraordinaire (certains plans demeurent très beaux, surtout ceux illustrant les cieux asiatiques)...c'est qu'après tout il ne s'agit que d'un jeu vidéo! On ne vas pas non plus se prendre la tête!
 
 
Revoir les monologues de M. Bison sur ses rêves de domination du monde ou la 'mort' du Colonel Guile ne laissent guère planer de doute sur le coté volontairement ringard adopté pour ce film. D'ailleurs la scène de la révélation de la supercherie est tout autant ringarde...Chun-Li se pointe des heures après la mort présumée du héros américain, suivant un signal d'un autre émetteur radar qui l'amène à la morgue auprès du corps du défunt...et celui-ci se relève comme si de rien n'était...genre il à fait le mort durant des heures, attendant patiemment que la journaliste se pointe??! Mais qui à écrit ça?! Ça n'a aucun sens! Dans le même genre d'ineptie scénaristique, 15 soldats accompagnaient l'association humanitaire, 14 sont tués dont certains de la main même de Bison. Le dernier encore en vie est comme de bien entendu le meilleur pote de Guile Carlos 'Charlie' Blanka. Un peu facile...
On perçoit tout de même une critique assez acerbe et surprenante envers la politique 'du dialogue avant tout' de l'ONU, principalement avec cette scène mythique ou Guile harangue ses troupes pour aller au combat devant un ponte de l'organisation totalement atterré (et inutile au récit). Ce passage, bien trop long, forme donc le ventre mou de cette aventure. Mais il amène au dernier acte totalement foutraque, à la limite de la dinguerie.
 
Il est venu le temps d'aborder le chapitre du casting dantesque de ce film. Bien sur on commence avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Guile. Faire jouer la caricature du soldat américain patriote par le plus célèbre des acteurs belge relève du pur génie ou de la pure folie, j'hésite encore. Paraît-il qu'il consommait pour 10 000 $ de cocaïne chaque semaine sur le tournage (c'était sa période difficile). En face on trouve un Raul Julia tout en cabotinage, incarnant un Bison qu'on devine égocentrique et imbu de lui-même jusqu'à la démence absolue. L'acteur d'origine portoricaine jouant pourtant un dictateur asiatique signant là son dernier rôle au cinéma, le film lui est dédié (certains le regrettent...cette pantalonnade n'étant pas au gout de certains au niveau de qualité de cet immense acteur). Dans les seconds rôles notables on trouve la mignonne Kylie Minogue - australienne pour une anglaise, notez qu'une partie du tournage à eu lieu en Australie, Ming-Na Wen débute sa carrière dans la peau de Chun-Li, le grand Wes Studi lui est Sagat (un Cherokee pour un thaïlandais) et nous avons Damian Chapa et Byron Mann dans les rôles de Ken et Ryu.
Tout ce beau monde se démènent lors de l'assaut final pour sortir son épingle du jeu et remporter la victoire. Les scènes et les combats ringards s'enchaînent à toute allure dans un déferlement d'effets spéciaux qu'il aurait mieux fallut ne pas pas tenter ( Ha le Hadoken flash!) pour aboutir au climax Jean-claude Guile Vs Raul Bison. Un combat comme on en voit peu. Spéciale dédicace aux trains aériens électromagnétique japonais.
Redécouvrir ce film, bien des années après sa sortie fait grandement relativiser le désastre de celui-ci. On le regarde désormais avec un regard amusé, presque nostalgique d'une autre époque du cinéma. C'est devenu un plaisir coupable duquel on aime se moquer mais qui en fait à toute notre sympathie. Une seule envie à la fin de ce visionnage, relancer une partie de l'adaptation vidéoludique de cette adaptation cinématographique du jeu vidéo Street Fighter. Ou la cerise sur le gâteau de ce nanar culte.
 
 
 
BONUS STAGE
 
En cette même année 1994 est sorti un autre film Street Fighter. La version animée. Tout aussi culte mais cette fois-ci pour de bonne raisons. Histoire respectée, scènes de combat épiques, introduction mémorable...ce dessin animé est une référence en ce qui concerne les adaptations portées à l'écran. Certains personnages ne sont malheureusement pas assez représentés (je pense notamment à Dee Jay) et l'intrigue se déroule un peu vite mais le résultat final est plus qu'honorable. A voir absolument.
Il y eu une séquelle, Street Fighter Alpha, complètement nulle et une série animée d'assez mauvaise facture mettant assez étrangement un ersatz de Jean Reno dans le rôle de Charlie Nash (Oui oui). D'autre ½uvres animés ont été produite dont une série américaine datant de 1995 que je découvre à l'instant et qui semble être une suite du film mais avec le design du jeu...intrigant. Je vais mater les différents animés prochainement pour voir ce qu'ils valent.


ROUND 2
LA LEGENDE DE CHUN-LI
Par Andrzej Bartkowiak (2009)
 
 
Joueuse (de piano)
 
Alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, Chun-Li vit son homme d'affaire de père se faire emmener de force par les sbires d'un homme apparemment puissant, pour ne plus jamais le revoir. Devenue adulte et joueuse de piano émérite, cette blessure la hante encore...Lorsque sa mère décède, elle décide de tirer cette vieille affaire au clair en quittant Hong Kong pour Bangkok, où ses maigres pistes l'emmènent. Ayant abandonné son existence aisée pour une vie de vagabonde elle fait la rencontre de Gen, qui la guidera et l'épaulera dans sa quête de vérité.
En parallèle, Charlie Nash, agent d’Interpol coopère avec Maya Sunee de la police de Bangkok pour mettre un terme aux agissements de la société criminelle qui tente de faire main basse sur la ville, mieux connue sous le nom de Shadaloo...
Ce second film adaptant l'univers de Street Fighter est beaucoup moins connu par chez nous que son prédécesseur, et ce pour une raison simple: il n'est pas sorti au cinéma. Du moins dans l'Hexagone ou il est paru directement en DVD deux ans après sa sortie américaine (où là il est sorti en salle). Je ne crois pas vous l'apprendre en disant que ce film fut assez mal accueillit de par le monde et fut assez vite remisé aux oubliettes. Si ça se trouve je dois être le seul au monde à avoir vu ce film 2 fois...
Mais mettons les mains dans le cambouis et autopsions la bête. Déjà d'une elle n'est pas aussi horrible que cela. Nous avons affaire là à un budget de téléfilm assez haut de gamme qui se laisse aisément regarder par un dimanche après-midi de pluie. Je trouve la photographie assez réussie, il y a une vraie patte artistique qui se dégage des images. Et cela est plutôt normal quand on sait que le réalisateur - dont je ne réécrirai pas le nom - fut directeur de la photo avant de passer à la réalisation (il à notamment ½uvré sur 'Le Pic de Dante', 'L'Arme Fatale 4', 'Speed' ou 'Chute Libre' qui est l'un de mes films cultes). Malheureusement le monsieur à moins de talent en ce qui concerne la réalisation en tant que tel. Cependant c'est lui qui donna au monde le assez célèbre 'Roméo doit mourir' avec Jet Lee (que je n'ai pas vu) et son film précédent celui centré sur Chun-Li fut une autre inspiration vidéoludique, à savoir le fameux Doom avec Karl Urban (il me semble qu'il y avait The Rock aussi là-dedans, non?). En clair du lourd , du très très lourd...mais vraiment lourd quoi.
Du coté de la distribution on retrouve Kristen Kreuk peu après la fin de Smallville qui la révéla au monde. Neal McDonough incarne un Bison ô combien différent de celui de Julia, à ses coté le colosse Michael Clarke Duncan campe un Balrog qui a raccroché les gants. Chris Klein lui est Charlie Nash tandis que la très belle Moon Bloodgood joue Maya Sunee. Ajoutez à cela Robin Shou qui des années après avoir été Liu Kang dans les deux premiers films Mortal Kombat saute au-dessus de la barrière pour cette fois-ci être Gen dans un film Street Fighter.
 
 
Insert Coins for New Game
 
On sent clairement que quelqu'un derrière tout cela voulait faire de ce reboot une franchise plus actuelle et moins 'ringarde' de l'univers Street Fighter. Fini les costumes bariolés et les prétexte foireux pour se foutre sur la tronche. Malheureusement la tentative de modernisation fut un échec total, en parti dû aux faibles moyens mis en chantier. Et l'apparent désordre que fut le tournage et le montage. Toute la partie concernant Chun-Li tient à peu près la route, c'est pas fou-fou mais l'intrigue tient debout. Par contre toute la partie Charlie/Maya est dans le flou artistique complet. On a limite l'impression d'être devant un 2-en-1 de Godfrey Ho tant les deux ensembles peuvent se dissocier. Je me demande si en fait toute l'intrigue policière ne fut pas rajoutée ensuite pour étoffer le métrage, la rattachant à la partie 'Chun-Li' avec des bouts de ficelle...
Toujours dans cet ordre d'idées il y a tout un tas de trous dans le script. Par exemple que fait EXACTEMENT le père de Chun-Li? C'est quoi son métier? D’où vient cette idée de l'ordre de la Toile? Rose à t-elle des pouvoirs? Représente t-elle une menace pour Bison? etc etc...
 
Comme je l’écrivais déjà lorsque j'avais vu le film en 2009, le plus bizarre reste la dichotomie de Chun-Li. En effet il semble que la personnage emblématique fut 'coupée' en deux pour obtenir d'une part la Chun-Li de Kristen Kreuk et d'autre part la Maya Sunee De Moon Bloodgood. Comme si n'en faire qu'une seule et même personne aurait été de 'trop' (alors que cela aurait été bien plus raccord avec le perso du jeu...). En plus comment ne pas penser en voyant le duo Charlie/Maya à la relation Chun-Li/Guile. Cependant j'apprends en me renseignant sur le film pour cet article que Maya serait inspiré (de très loin...) par Crimson Viper, qui porte également le prénom de Maya. Cela me semble étrange mais admettons...les dates correspondent.
 
 Cet acteur est absolument partout. Ce doit être des clones ce n'est pas possible. Il est expliqué dans le film qu'il est bien natif de Bangkok, de parents missionnaires irlandais qui l'abandonnèrent à sa naissance. Ah et oui c'est bien censé être Bison.
 
L'autre problème évident quand on regarde le film c'est le niveau du jeu des acteurs. On peut gloser sur JCVD et consort dans l'Ultime Combat mais croyez moi ça reste au-dessus de ce qu'on voit ici. La Kreuk - comme j'aime à la surnommer - a ses bons moments mais aussi ses mauvais. Elle joue juste quand elle est en colère ou frustrée, ses yeux tristes ajoutant à l'effet. La scène de la drague dans la boite de nuit où elle aguiche sa cible avec une danse lascive et des regards évocateurs ne peut également pas laisser de marbre. Croyez moi même le plus stoïque des hommes la suivrait où elle le veut. Mais il y a des passages qui sont...un peu plus difficiles dirais-je pour rester poli (la scène des pleurs sur la dépouille de son maître...). Mais l'immanquable demeure Chris Klein. Je ne sais pas si il le fait exprès ou pas mais il joue véritablement comme une savate. A un point tel que cela en devient beau.
  Florilège Chris Klein. Hé Mais oui! Wiki mon ami m'apprends que c'est lui qui joue Cicada dans l'actuelle saison de Flash! Comme le monde est petit!
 Mention spécial à Taboo, membre des Black eyes Peas, qui fait un Vega absolument nul
 
Game Over
 
Alors, dois-je vous conseillez de voir 'La Légende de Chun-Li' ou pas?
Et bien non, clairement pas. Sauf si vous êtes fans de cinéma un peu cheap. Ou que vous avez du temps un dimanche après-midi de pluie. Il n'a que peu de rapport avec le jeu, ou à la limite un chouia avec les Alpha. Malgré sa qualité toute relative il en reste cependant quelques points positifs dont la beauté de l'ensemble (Hong Kong et Bangkok sublimées), un essai de modernisation et de crédibilité apporté au jeu de baston originel, l'évidente personnalité attachante de Kristen Kreuk et l'attrait de son regard sans cesse au bord des larmes... Le décolleté de Moon Bloodgood aussi qui laisse songeur. Et bien sur la performance de Chris Klein, exceptionnelle.
 
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe un film, produit avant le chef d’½uvre de de Souza du nom de Future Cops et qui s'inspire du jeu Street Fighter...et Terminator. Sorti en 1993, ce film hongkongais est semble t-il une comédie pouet-pouet bas du front sans grand intérêt. Et il a un lien avec le film Niky Larson avec Jacky Chan. Mais si vous savez, celui ou à un moment ils se retrouvent tous en perso de Street Fighter...
Je laisse le grand Karim Debbache en parler, bien mieux que moi:
 
 
 
ROUND 3
ASSASSIN'S FIST
Par Joey Ansah et Christian Howard (2014)
 
 
The World Warrior
 
Ken Master et Ryu sont les élèves de Gouken, grand maître d'art martiaux et seul connaisseur du Hado. Mais le temps passe et ses disciples le presse, eux aussi veulent maîtriser le formidable pouvoir qu'est le Hado. Le vieux senseï est hésitant, car cette force magique peut corrompre celui qui ne la contrôle pas...comme il en fut le témoin lorsque lui-même était élève...
 
Statut un peu particulier que ce film ci. A l'origine il s'agit d'une web-série qui fut remontée afin d'obtenir un long métrage. De 2H30! La version que j'ai vu la semaine dernière n'était pas celle que j'avais regardé il y a quelques années. Plus longue, mieux rythmée, avec un montage retravaillé de fond en comble. Et pour le mieux.
Ne tergiversons pas durant des heures, nous avons affaire là au meilleur des films Street Fighter. Pourtant l'économie de moyen aurait dû sceller le sort de ce projet fou...mais de chaque faiblesse on peut en tirer une force. Offrant un spectacle pur et contemplatif, sans être ennuyeux une seconde malgré sa longue durée, on est scotché devant la prouesse de l'ensemble. Alors non, ce n'est pas un film d'action. Absolument pas. Il s'agit d'un récit initiatique, d'un passage de connaissance d'une génération à une autre, avec au centre du récit Gouken. Maître de Ken et Ryu mais également élève dans ses jeunes années avec son frère Gouki, sous la tutelle de Goutetsu.
On suit donc l'histoire sur deux périodes, Gouken étant la constante. Et les deux sont passionnante à suivre. Car découvrir un jeune Gouki bien avant qu'il ne devienne Akuma ce n'est pas donné tout les jours.
 
Gouki, avant qu'il ne se laisse consumer
 
Le coté obscur du Hado
 
Après la guerre, Goutesu recueille dans son dojo les fils de son ami disparu durant la bataille d'Iwo Jima. Ils deviendront naturellement ses élèves. Dans la maisonnée se trouve également la nièce du Senseï, Sayaka, qui au fil des ans deviendra très proches des deux élèves...
Gouken et Gouki forme une fratrie qui bien entendu fait écho au duo Ken et Ryu, le sage et le compulsif n'étant pas forcément celui que l'on croit. Petit à petit dans les deux groupes les différences se font sentir, les caractères se font plus marqués. Des quatre personnages, Gouken est le plus effrayé par la force sombre, faisant de lui le plus sage et le plus dans la maîtrise de soi. Mais pas le plus faible. Ses certitudes seront souvent remises en cause. Par son maître, par son frère, par ses élèves enfin. Jamais cependant il ne sera attiré par la facilité ou la puissance. Car il connait le prix à payé, il a vu de ses propres yeux le Hado sombre détruire son frère pour un faire un 'Akuma'. Il fera tout pour en protéger ses élèves, quitte à leur mentir pour les préserver du monstre tapi dans les bois.
 
Gouken jeune, partageant un repas avec son Maître Goutetsu et Sayaka, la nièce de ce dernier
 
Techniquement nous ne ne trouvons pas devant un blockbuster surfriqué, c'est évident. Malgré tout l'image est léchée et la mise en scène réfléchie et concise. Et croyez le ou pas mais les effets spéciaux dévoilés ici sont de loin les meilleurs des trois films. Les décors sont magnifiques avec ses bois chatoyants et ses rivières étincelantes. Les personnages sont peu nombreux et certains sont moins bon que d'autres (le pêcheur!), j'avoue aussi avoir un peu de mal avec la tronche de Ken et ses cheveux trop blond pas franchement naturel...
Les références à l'univers sont peu présentes mais bien amenées...et surtout cohérente. C'est ce qui fait la force de ce film: il respecte TOTALEMENT l'histoire dont il s'inspire. Tout en ajoutant ses petites touches personnelles ici et là permettant d'ajouter du c½ur au récit.
 
Au revoir, Senseï
 
Revoir Assassin's Fist avec un montage définitif fut une surprise encore plus belle que dans mes souvenirs. Déjà qu'il était bon il en devient véritablement excellent et de loin pour ma part la meilleure adaptation faite à ce jour d'un jeu vidéo. Fidèle au matériau de base tout en étoffant le background connu en remplissant les blancs, voilà qui devrait inspirer toute la production cinématographique qui pioche dans le jeu vidéo. Si vous êtes fans de Street Fighter et que découvrir un film aux antipodes des attentes ne vous effraient pas, voyez le. Car non je le répète il ne s'agit point d'un 'Actionner', il y a des scènes de combat certes mais on n'est clairement pas chez Michael Bay ici. Je préfère prévenir car 2H30 c'est long quand on s’attend à de la baston et qu'elle ne vient pas (ou très peu). Ne vous arrêtez pas au maquillage parfois un peu craignos (la perruque blonde, la tronche d'Akuma) et matez Street Fighter Assassin's Fist, vous n'en serez pas déçu. Vraiment.
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe une suite à Assassin's Fist, baptisée Resurrection et qui est en fait un prologue à Street Fighter V (si j'ai bien tout compris). On retrouve nos Ken et Ryu bien longtemps après avoir défait Bison et désormais responsable d'une salle de sport à San Francisco. Quand arrive Laura Matsuda, à la recherche de nouveaux défis à relever...mais c'était sans compter sur Interpol appelant nos deux héros pour une sombre histoire d'alerte à la bombe à Londres qui serait intimement liée à leur passé...
D'une durée de 30 minutes au total ces nouveaux épisodes sont agréables mais absolument pas indispensables. Servant d'introduction au jeu ils ne sont là que pour vaguement mettre en place les éléments 'scénaristiques' pour le cinquième épisode de la célèbre saga du jeu de baston.
 
Et voilà pour ce tour d'horizon des adaptations Live de Street Fighter. J'espère que ce voyage vous aura plus, avec du bon, du moins bon et de l'excellence. Yata!
 

Voir aussi

Jeux : 
Street Fighter II
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Cinéma - série (Cinéma)
Trouvé dans un bac à solde peu avant les débuts des festivités hivernales, ce coffret DVD de la trilogie MiB à 10¤ n'attendait que moi. Cela fut une belle occasion de revoir les Hommes en Noir en action avant le Quatrième volet - un reboot - qui sortira cette année (et qui me fait un peu peur...).
La trilogie fut dirigé par le même réalisateur, Barry Sonnenfield, un homme un brin excentrique qui semble voué une véritable passion au Far-West. Steven Spielberg participe à sa manière au projet via sa société de production Amblin Entertainement. Voilà pour les présentations de bon usage, passons maintenant à notre sujet du jour.
 
 
 
Men In Black (MIB) - 1997

 
Quand le film sort cette année là c'est un véritable événement. Et 20 ans plus tard on comprends encore pourquoi. De loin le plus réussi des trois, le plus mystérieux, le plus accrocheur, le plus profond.
James Edwards est un flic New-yorkais casse-cou et téméraire qui attire l'attention de 'K', un agent taciturne qui décide de le recruter dans son organisation. Celle ci est une agence ultra-secrète régulant et contrôlant le flux constant des extra-terrestres sur Terre (environ 1500, la plupart à Manhattan). On suit donc le petit nouveau 'J' lors de sa première enquête chez les 'Men In Black'. Et il y a fort à faire avec l'arrivée d'une 'bestiole' dans les environs, à la recherche rien de moins que de la galaxie.
 
 
"Besoin prévenir Guerre La Galaxie d'Orion est au Centre de la Bande"
 
Dès sa sortie, le film devient populaire. Ses répliques entrent dans l'imaginaire collectif et même certains de ses gadgets acquièrent le statut d'objets cultes. Qui n'a jamais rêvé d'avoir un Neurolaser à soi? Et qui ne connaît pas le Criquet Infernal? Il faut dire que les vannes et les répliques qui font mouche fusent de toutes part. Car ce qui fait encore la réussite de ce MiB, c'est clairement ses dialogues. Parfois drôles, parfois cocasses, parfois fun, parfois mélancoliques...tout y passe et ils ne semblent jamais superflus, grâce aux acteurs qui les jouent à fond quoi qu'il arrive.
Will Smith trouve là un de ses rôles iconiques (pour ne pas dire 'Le'), à la fois dans son registre attitré - la comédie - mais aussi dans les moments plus sincères (la scène du banc). Face à lui le mastodonte Tommy Lee Jones, qui n'a plus rien à prouver et qui joue le mentor  impénétrable à la perfection. On sent bien que l'acteur (et le personnage) aime à joué le taiseux plus que de raison, juste pour agacer la recrue.
 
Complétant ce duo devenu mythique, on a 'Z', le boss. J'avoue que je ne suis pas grand fan de ce perso, peu attachant et très bizarre. Mais il a clairement la tête de l'emploi, à savoir gérer toute cette ménagerie farfelue. Et en demoiselle en détresse on a Linda Fiorentino, interprétant la thanatopractricienne du coin, et voyant donc défiler bon nombre de cadavres étranges - et donc tout autant de flashouille de la part des Hommes en Noir. Dans le rôle du méchant on découvre Vincent D'Onofrio, de plus en plus décrépi.
 
A l'instar de 'Retour vers le Futur' et son Hoverboard, MIB possède aussi ses objets cultes
 
"Elles sont belles, n'est ce pas?"
 
D'un point de vue formel, la bobine tient ses promesses de grand spectacle. Les effets spéciaux passent encore pas mal, même si on distingue nettement les inserts numériques et les fonds verts...mais cela ne dérange même pas en fait, car ce coté un brin kitschouille participe à l'ambiance générale de la saga, je développerai çà en parlant du 2 (plus bas, donc). Certains plans sortent du lot (le crash de la soucoupe chez Edgard, le générique d'ouverture avec le moustique, la découverte de la salle centrale foisonnante...), pour le reste c'est du classique agréable à regarder...il n'y a pas vraiment de fausse note sans pour autant qu'on s'extasie devant chaque scène. Du coté des oreilles on est gâté par la bande-son de Danny Elfman qui retranscrit à merveille à la fois le coté merveilleux et l'hommage à la SF d'antan. En y ajoutant ce rythme lancinant qui rends cette piste audio reconnaissable instantanément.
 
 
Le film est agrémenté de quelques morceaux composés par des artistes reconnus mais le titre qui restera éternellement collé au film reste celui interprété par Will Smith Himself - basé sur un sample de 'Forget Me Nots' (merci Wiki) , morceau original qui servira d'ailleurs de générique de fin au Dessin Animé (un TRÈS grand classique de ma jeunesse)
 
 

cette musique fait incontestablement parti de la BO de ma vie
 
"Le Petit Bouton rouge"
 
Ce premier film reste le grand classique de la Saga Men In Black. Les répliques sont entrées dans l'inconscient collectif, sa musique est reconnaissable entre mille, les acteurs s'en donnent à c½ur joie pour nous faire partager un excellent moment...Deux décennies plus loin j'ai toujours pris un plaisir dingue à revoir cette histoire et ses dizaines de petites séquences cultes. Entre sa comédie farfelue, son enquête de science-fiction pour sauver la Terre de la destruction et ses saupoudrages de scènes touchantes, MiB premier du nom est clairement une grande réussite du cinéma des années 90.
 
 Typiquement la scène qui fonctionne à merveille
 
Le saviez-tu: le bâtiment qui sert de QG au Men In Black existe réellement. Quelle ne fut pas ma surprise un jour que je me baladai au sud de Manhattan de tomber sur ce pur endroit de cinéma! Par curiosité je me suis approché et j'ai pu observer quelques instants le vestibule intérieur...mais la magie s'est arrété là. Point de ventilo géant ou de gardien ventripotent. Tristesse je fus. Pour les curieux qui auraient l'occasion de fouler des pieds Big Apple les Bureaux de Gestion des Ponts et Tunnels  se situent là ->
 
Men In Black II (MIIB) - 2002
 
J est devenu un officier efficace au sein de l'agence secrète. Seul bémol, il ne parvient pas à garder ses coéquipiers très longtemps. Mais une enquête va l'obliger à faire reprendre du service à son ancien partenaire et mentor, K. Car seul ce dernier sait où se trouve la 'Lumière de Zartha' que réclame un énième peuple extra-terrestre qui sans elle est condamné. Mais une vile entité recherche également la lumière, car sa puissance lui octroiera une énergie colossale.
Voilà pour l'intrigue principale. Ajoutez à cela Franck en agent (avec costume), Lara Flynn Boyle en soutif en dentelle et un plafond d'appartement à 1m50 (j'ai toujours pas compris pourquoi). Ce second opus souffre d'une pré-production un brin précipitée et chaotique en cette période troublée en Amérique. Il est clairement le moins bon de la trilogie dû à cela mais possède tout de même son petit charme qui le rends attachant.
 
Le réalisateur filme ses comédiens, dont le futur 'Monk'
 
"GLOIRE A K !!!"
 
Le plus gros souci de ce film est qu'il n'a été écrit qu'en fonction de ce qui a marché dans le premier. Le public à adoré le duo Smith-Lee Jones, on le remets sur le devant de la scène malgré la fin superbe pour le personnage de K dans le 1 (et exit l'agent L, sans ménagement). Franck est devenu un personnage culte, pas de problème on en fait un agent à part entière. Les caméos de l'écran central on fait sourire, no souci on place la barre encore plus haut (avec rien de moins que Michael Jackson, excusez du peu!), les vers accrocs au café possèdent leurs fans, fort bien on va les voir dans leur étrange vie quotidienne, le tenancier du Pawn Shop avec sa tête qui repousse à bien fait rire?! Parfait, on refait la blague plusieurs fois! Le coté femme libérée de Linda Fiorentino à plu? Super on met la triple dose avec Lara Flynn Boyle qui ne sait pas fermer sa fermeture éclair pour mieux manipuler les humains mâles...En résulte une sensation de déjà-vu-déjà-fait. Une redite du précédent mais en moins bien.
 
Lara Flynn Boyle qui me faisait de l'effet à l'époque. Aujourd'hui je la trouve franchement pas si attirante...Par contre en y repensant elle possède EXACTEMENT la même introduction que la TX dans Terminator 3! Un comparatif des scènes serait je pense saisissant. Derrière Mr Johnny 'Jackass' Knoxville dans un rôle...comment dire...à la mesure de son talent.
 
Nonobstant tout cela, il demeure un zest de je-ne-sais-quoi qui fait que le tout fonctionne tout de même. Et cela tient sans doute aux comédiens qui demeurent le ciment de la saga. Même si les dialogues font plus ternes qu'avant il n'en reste pas moins que les face-à-face entre le tandem fonctionne toujours autant. Ajoutez à cela une pauvre serveuse de pizzeria perdue dans ce bazar qui la dépasse de loin et vous voilà agréablement surpris par ce trio attachant.
 
 
"Les Mystères de l'Histoire, présenté par Peter Graves"
 
L'hommage aux programmes télévisuels des années 50 et 60 est encore renforcé ici, notamment par cette introduction par l'acteur mythique des séries Mission Impossible. Ceci rappelle évidemment toute la palanquée de programmes en noir et blanc qui possédaient bien souvent une célébrité dites ringarde présentant l’½uvre en préambule, en mettant en garde le spectateur crédule et en dispensant une leçon de 'morale'.(bien souvent ambigue d'ailleurs). Cette influence du vieux cinéma de SF se ressent à travers toute la trilogie. Le design est fortement inspiré par cette période, il faut dire aussi que le mythe même des 'Hommes en Noir' date de cette époque (depuis en gros Roswell, en 1947).
La plupart des E.T. sont des effets de plateaux, maquillage à l'ancienne qui leur confèrent immédiatement un coté palpable et donc 'crédible'. Cette approche n'est pas un mal et aurait dû même se généraliser car les effets numériques eux ont très mal vieilli. Vu de nos jours on croit avoir affaire à une série de seconde zone, n'ayant que peu de moyens pour ses plans digitaux. L'effet le plus raté est sans conteste la deuxième tête du personnage de Johnny Knoxville...on croirait vraiment voir un FX de 'Chair de Poule'...pour dire! Et même si cela renforce cette sensation de 'cinéma bis' cela n'en reste pas moins pas très beau à voir.
 
 
"T'es toujours un débutant!"
 
Tentant de recopier la formule du succès de son grand frère, ce second épisode se met les pieds dans le tapis sans pour autant tomber ventre à terre. Il trébuche mais sait se rattraper sur ses acquis, à savoir ses acteurs et son univers. Le montage un brin foutraque et ses effets spéciaux franchement ratés peuvent rebuter mais ce serait passer à coté d'un film de divertissement certes moyen mais plaisant à revoir pour ses quelques bons moments, notamment ceux avec Franck et les vers.
 
L'agent F en plein travail
 
A noter plusieurs paires de coucougnettes visibles à l'écran (celle de Frank - oui oui ^^ et les fameuses du Testignolle). Ce qui de mémoire n'arrive que trèèèès rarement (en fait jamais) dans un film grand public...
C'est ce qui s'appelle 'avoir les Glandes'

 Le saviez-tu: Michael Jackson aurait du reprendre son rôle et devenir officiellement l'Agent M dans Men In Black III, mais le relatif échec du II repoussa aux calandes grecques le projet...et le Roi de la Pop disparu en 2009, empêchant à jamais ce caméo...
 
Men In Black 3 (MIB3) - 2012
S'évadant d'une prison ultra-sécurisée avec l'aide de la cheftaine des Pussicats Dolls, Boris l'animal n'a qu'un seul objectif en tête: se venger de celui qui l'a mis là il y a 40 ans. Un officier d'une agence secrète répondant au nom de K.
Celui-ci suit sa routine quotidienne en compagnie de son coéquipier J. Mais ces derniers temps il semble encore plus renfrogné - si cela est possible - et inquiet pour l'avenir. Son mutisme constant finit par provoquer une énième dispute entre les deux hommes. Las, K appelle J au téléphone et lui assure de tout lui 'révéler' le lendemain. Sauf que lorsque "l'artiste" se pointe au bureau des MIB, c'est comme si l'agent K n'avait jamais existé...ou pour être plus précis 'O' la nouvelle patronne de l'agence l'informe que l'agent serait mort en 1969...
 
 
Il aura fallu dix ans pour que ce troisième volet voit le jour. Produire ce film ne fut pas une mince affaire mais le résultat est là: Men In Black 3 est une belle réussite. Il n'a pas connu la gloire du Box-office mais est désormais considéré comme meilleur que le deuxième malgré tout. Et c'est une affirmation qui s'est reconfirmé lors de mon nouveau visionnage.
 
Chez Monsieur Wu, la nourriture boufferait votre chat!
 
"Je broderai quelque chose"
 
Ce qui frappe le plus quand on regarde MiB3, c'est à quel point il est drôle. Les dialogues sont hilarants, chaque réplique s'emboite à merveille avec la précédente. Ensuite il se détache clairement des précédents, il fait suite certes mais n'est pas un copier-coller. Son intrigue se démarque et amène de nouvelles scènes inédites qui font plaisir à voir. Son climax est une évidence pour clore la trinité et permet une conclusion satisfaisante (même si on est un peu triste de quitter ces personnages qu'on aime tant)
 
 
En parlant personnage justement, un mot sur O, incarné par Emma Thompson (et par Alice Eve en version jeune) qui remplace Z décédé peu avant les événements du film. J'ai toujours cru d'ailleurs que l'acteur incarnant le boss était réellement mort mais non, Rip Thorne est bel et bien encore en vie mais à connu de gros déboires qui l'on écarté des plateaux de cinéma. Bref revenons à l'histoire d'O. Comme pour son prédécesseur, je la trouve bizarre, cela doit venir du poste finalement. Le fait qu'on ne l'ai jamais vu avant est aussi un peu bancal...le scénario tente d'arranger les angles en l'introduisant dans l'agence en 1969 mais où était elle entre 1997 et 2012? Et où est Z en 69?? Et comment on entre dans le bureau de la patronne qui n'a ni porte, ni ascenseur ni rien?!? (Oui parfois je me fracture le crâne sur des détails...mais bon ca me chiffonne tout çà quoi!)
En dehors de ce changement la majeure partie de l'équipe est réunie. Le réalisateur, les acteurs...ainsi que Danny Elfman à la musique. Ce qui fait qu'on se retrouve en territoire connu. Seul bémol dans cette partition le montage au début est parfois coupé de manière chaotique, le manque de fluidité entre certaines scènes qui se déroulent pourtant dans un même lieu déstabilisent mais cela se corrige au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue...et que l'on recule dans le temps.
 
Seul Franck manque à l'appel, le chien l'interprétant étant sans doute passer à trépas. Cependant on l'apercoit à deux-trois reprises sur des affiches ou comme ici en photo-souvenir d'un vieux camarade.
 
"J'ai un bouton sur le nez, Zorro?"
 
Car il est grand temps d'entrer dans le vif du sujet: Josh Brolin dans le rôle du jeune K de service. Son interprétation est très bonne car on reconnait effectivement l'agent tel qu'il est joué par Tommy Lee Jones mais en lui apportant en plus une touche facétieuse qu'on ne lui connaissait pas, comme une version légèrement plus insouciante. Il en ressort une drôle de dynamique où le plus bougon des deux se voit être J, dans une inversion des rôles jubilatoire à voir. Bon après K n'est pas un grand comique et ne le l'a jamais été, il reste ce type plutôt sérieux mais avec cette fois-ci une note plus optimiste, ce qui tranche avec sa 'vieille' incarnation. On se rends compte aussi au fil de la trilogie que Kevin 'K' Brown est un vrai tombeur, bien plus que J. Dans chacun des trois films, K possède une relation avec une femme: la sienne qu'il ne voit plus dès 1961, O en 1969 et la Princesse Lauranna en 1978 - avec qui il aurait eu une fille, du moins le laisse t-on supposer.
 
Un coté 007 et Moneypenny sur cette photo de K et O
 
Autre personnage qui fait son apparition, ainsi que son apparition, Boris l'animal à un bras mais également Boris l'animal à deux bras. En fait le 'deux bras' c'est la version 1969 - avant qu'il ne se fasse amputer du bras quoi - et la version 'un bras' celle de 2012 - après avoir perdu son bras en 1969 - Vous suivez? Le truc un peu vicelard c'est que le vieux Lui se sert du jeune Lui comme 'Homme deux mains' (HA HA HA ! Qu'est ce que je suis drôle!). La scène de la rencontre entre les deux est assez zarbi, les doubles temporels étant quasiment prêt à se mettre sur la tronche...Imaginez vous en train de vous battre avec votre vous du futur - ou du passé, selon le point de vue. Bref. Sinon le perso est un gros bourrin avec un look de motard 'rebelle' qui fait un peu penser à Lobo (de DC Comics). Son animal domestique est franchement dégueulasse mais ils s'entendent comme les doigts de la main j'ai envie de dire.
 
 
Toujours au rayon des rencontres qui ont lieu en 69, Griffin L'arcadien. Capable de voir tout les futurs possibles, sa vision du monde est un brin altérée par cette capacité. Ce qui rends les conversations avec lui assez confuses...mais pleine d'enseignements une fois qu'on en a saisi le fonctionnement. Il sera d'une grande aide pour permettre à J d'accomplir sa mission...quitte à lui aussi devoir mentir sur tout les tenants et aboutissants. Je laisse la surprise de la rencontre pour ceux qui n'ont pas encore vu le film mais l'agent de liaison vaut lui aussi le coup d’½il, surtout pour les amateurs de Pop art.
 
 
On entr’aperçoit également l'Agent X, prédécesseur de Z à la tête de l'agence. Probablement depuis sa fondation qui d'après le premier film à eu lieu en 1961 (donc dans l'ordre X, Z et O avec sans doute un 'Y' quelque part...).
 
 
La scène du voyage dans le temps en elle même est assez balèze mais laisse apercevoir le Gros défaut du film en matière d'effet spéciaux: les doublures numériques se voient trop. C'est bien là le seul reproche à faire dans le domaine des FX. Pour le reste tout est bien fait.
 
"D'où tu connais cette chanson?"
 
Revoir ce film fut une vraie surprise. Marrant, cool, rempli de bonne petites idées bien mises en scène - malgré quelques couacs de montage et d'incohérences discrètes, voir que les erreurs du 2 n'ont pas été réitérées fait plaisir. Les difficultés de production on permit aux auteurs de peaufiner un script et des dialogues aux petit oignons. La trilogie des Hommes en Noir se termine sur une bonne note, on aurait aimé en voir plus mais comme on dit: les meilleures choses ont une fin.
 
 
Le saviez-tu: C'est l'acteur Mike Colter qui incarne le père de J dans le film, et qui est surtout célèbre aujourd'hui pour être Luke Cage dans la série éponyme. Hors de nombreux acteurs de la collaboration Marvel/Netflix joue dans la trilogie MIB. Vincent D'Onofrio est le Caïd (de MIB1), Rosario Dawson est Claire Temple (MIB2) et Alive Eve est Typhoid Mary (MIB3).
 
Merci d'étre passé mais il est temps de se dire au revoir et de laisser la place aux jeunes...
 
 
 
 
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En cette année 2019 sortira la suite 'spirituelle' à la saga avec ce reboot (j'ai eu peur qu'il ne s'agisse d'un remake mais non, J et K existent bel et bien dans l'univers de ce film et O fera même son apparition). Chris Hemsworth incarne l'agent H (pas la peine d'aller chercher bien loin), Liam Neeson le chef de la branche Londonienne du MIB (identifiant inconnu au moment de taper ses lignes, mais je penche pour 'Alpha' - pour les connaisseurs du DA) et Tessa Thompson (aucun lien avec Emma) jouera elle l'agent M (qui n'a donc jamais été Michael Jackson...), il se pourrait qu'il s'agisse d'une recrue formé par J, à voir dans le film.
 
 
 
PS: nous sommes passé à coté du cataclysmique crossover MIB/Jump Street mais celui ci à apparemment bien été envisagé durant un temps chez Sony! Il avait même un titre de travail, MIB 23 (pour 23 Jump Street, même les titres de cette franchise ne respecte pas le matériau de base! Voilà bien encore une 'saga' que jamais je ne regarderai...)
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Cette semaine fut chargée coté cinéma avec rien de moins que trois films qui surent me tirer dans les salles obscures. Trois films ayant pour point commun de mettre en avant des héros marginaux, marchant sur la ligne étroite séparant le bien du mal (et la raison de la folie). Voici en quelques lignes ce que j'ai pensé et ce que je retiens de ces dits films.
 
 
 
DEADPOOL 2 de David Leitch avec Ryan Reynolds
 
Suite du premier Deadpool (c'est bien pensé n'est ce pas?) on retrouve notre mercenaire increvable toujours aussi insolent devant faire face cette fois ci à un envoyé du Futur en mode Terminator venu zigouiller un gamin un peu chafouin, qui une fois adulte deviendra une véritable terreur assassine. Bon je passe volontairement sur beaucoup de rebondissements pour ne pas trop en révéler mais sachez que le film n'est pas avare en retournements de situations et autres surprises inattendues.
 
On retrouve avec plaisir l'entièreté du casting du 1 auquel s'ajoute cette ci Josh Brolin en Than...Cable, pardon et Zazie Beetz en Domino. Première blague en ce qui concerne cette dernière avec ce casting 'miroir' par rapport à la Domino de papier, plutôt caustique comme choix. Elle est également plus espiègle en version Live, la mercenaire n'étant pas réputée pour son sourire et son sens de l'humour dans les cases ou elle apparaît. En ce qui concerne Cable, déjà énorme surprise de voir à quel point il est ressemblant. Tant physiquement que moralement. Toute l’ambiguïté et les tiraillements qui caractérise le perso sont là. Cependant le film n'explique pas grand chose sur son statut: sa maladie est évoqué dans une scène muette et sa filiation avec Scott 'Cyclope' Summers est tout simplement zappée. Mais rien que le fait de voir Cable dans un film est en soi un exploit...qui aurait pu dire il y a 18 ans, quand le premier X-Men est sorti qu'un jour Cable aurait droit à une version en chair et en os?! C'est dingue...
 
Le métrage met aussi en place de manière habile la X-force - non sans humour - et réintroduit un méchant de l'univers mutant de fort belle manière.
Il faut savoir aussi à quel genre d'humour on a affaire quand on se retrouve devant un film Deadpool...ce n'est pas vraiment très fin...et certaines blagues sont véritablement lourdes. Pour balancer cet humour gras le film est blindé de références cinématographiques pointues (je ne vais pas me la péter, la plupart je ne les ai pas remarqué) et certaines séquences 'émotion' fonctionnent très bien. Le générique de début parodiant un James Bond est sympatoche mais bon, perso Céline Dion je ne supporte pas.
 
 
Pour info: pas de scène post-générique, inutile de rester jusqu'à la fin des crédits.
 
L'HOMME QUI TUA DON QUICHOTTE
de Terry Gilliam avec Jonathan Pryce et Adam Driver
 
Enfin! Enfin ce film sort sur nos écrans! Il en aura connu des galères, jusqu'à la dernière minute! Pour dire, même dans ma salle de cinéma le film à eu du mal: saccadant comme un vieux screener streamé, on nous à changé de salle pour relancer le bousin (d'ailleurs la copie n'était vraisemblablement pas la même, le macaron du festival de Cannes étant apparu sur notre 'deuxième version'). Bref, au final j'ai pu le voir ce fameux projet maudit.
 
EEEEEEEEEeeeeeeeeetttt.....?
 
Bah voilà. On retrouve bien l'univers familier de Terry Gilliam, mélangeant allègrement réalité et rêveries jusqu'à ce qu'on s'y perde. Comme ce bon vieux Don Quichotte de la Manche en soit. Ou du moins celui qui prétends l'être...
 
 
Étonnamment, le film est contemporain. On y suit un publicitaire, Toby - interprété par Adam 'Quiche Lorraine' Driver - tournant une pub en Espagne sur le thème de Don Quichotte...non loin du lieu ou il tourna il y a une décennie son film de fin d'études, sur le même 'chevalier à la triste figure'. Pris par un élan de nostalgie, et pour revoir la belle Angelica, il retourne au village de son ancien lieu de tournage...c'est le début d'une suite de catastrophes et d'aventures burlesques, en compagnie du vieil acteur qui jouait Quichotte et dont la vieillesse ennemie à finit par faire croire à son esprit fatigué qu'il était bel et bien le chevalier.
Belle réinterprétation du mythe, reprenant certains passages et thèmes de l’½uvre originale pour mieux la transposer au monde du cinéma. D'ailleurs il est intéressant de constater qu'au début du film on reconnait Terry Gilliam dans le rôle de Toby puis vers le milieu du film l'aura du réalisateur semble basculer dans le Don Quichotte. Le final ne faisant que confirmer cette impression.
Il faut cependant bien reconnaitre que nous ne sommes pas en présence du chef d’½uvre annoncé. Le tout s'avère foutraque, on passe d'une séquence à une autre sans réelle cohésion...pour finir dans un dernier tiers ubuesque où l'on est franchement parfois dubitatif devant ce qu'on nous montre. A tout cela s'ajoute pour moi ce qui est le gros défaut du film: il manque clairement une séquence dans le climax final (et là je dois passer en mode SPOILERS): Quand à la fin du film Don Quichotte meurt et que le russe débarque en disant simplement 'cela m'ennuie, tu es libre' en parlant d'Angelica, la scène se termine complètement en peau de boudin. Quel dommage! Cela aurait été tellement mieux si Toby/Sancho Pancha s'était relevé du cadavre de son maître pour affronter le russe/Malanbruno dans un combat mi-réel mi-fantastique pour libéré sa Dulcinée, ce qui aurait été un climax bien plus épique et aventureux que cette simple réplique absurde et aurait amené de surcroît encore plus efficacement à la conclusion!
 
Les images sont belles, Jonathan Pryce interprète merveilleusement bien un Don Quichotte usé jusqu'à la moelle et Adam Driver...ma foi il est supportable même si il joue mal (que voulez vous je ne l'aime pas cet acteur!). Et Olga Kurylenko en blonde incendiaire...elle fait de moi ce qu'elle veut!
 
 
SOLO de Ron Howard avec Alden Ehrenreich et Donald Glover
 
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...fut annoncé un film qui tenait du désastre. De la part même de l'équipe de production. Ce qui est avouons le tout de même assez particulier. Puis le film sort et je suis de la première séance dans mon cinéma habituel. Et vous savez quoi?
 
SOLO n'est absolument pas la catastrophe annoncée.
 
Bien au contraire. Ce n'est pas un chef d’½uvre non plus mais ne vous laissez pas berner par les critiques Youtube et autres sachant du bon goût. Il s'agit d'un bon divertissement nous racontant les débuts du vaurien Han Solo et de sa rencontre avec son comparse Chewbacca. L'histoire du personnage est respectée (engagé chez l'Empire, s'évade avec Chewie, la partie de Sabacc avec Lando etc etc...) et les références à l'Univers étendu correctes et plaisantes. Le coté western de l'espace tient parfaitement la route et la mise en scène du héros de Happy Days est plus qu'honorable...à savoir maintenant ce que lui à réalisé par rapport aux premiers réalisateurs Phil Lord et Chris Miller...Apparemment le 'désaccord artistique' concernerait le traitement du personnage de Han...à mon avis la première idée était d'en faire un véritable enfoiré de première, ce qui n'a pas du plaire à tout le monde et donc le film à sans doute était radouci pour en faire un vaurien sans scrupule mais avec des principes...
 
 
Quand j'entends dire que ce film est le plus mauvais de la saga, on a pas dû tous voir l'horrible épisode 7 qui ne mérite qu'à grand peine l'appellation de "Film" tant celui ci est une calamité (je ferai un article-analyse sur cette bouse intersidérale qu'est le Réveil de la Farce, depuis le temps que je veux le faire!). Quand au 8 je ne l'ai pas vu et ce ne sera jamais le cas quand je vois les retours ridicules sur celui-ci. Pour moi la trilogie J.J. Abrams n'existe tout simplement pas, que ce soit clair.
 
 
Retour en 12 parsecs sur le morceau de pellicule qui nous réunit ici. Alden Ehrenreich est plus que convaincant dans son rôle du jeune Harrison Ford. Même si évidement il n'atteint pas le même niveau en terme de 'charme' il est loin d'être aussi nul que ce que la prod' l'a laissé entendre...Le wookie lui parvient toujours a associé dans son attitude Honneur et Humour et reste la coqueluche dans cet univers de mercenaire. Le reste du casting est à l'avenant avec un Woody Harrelson en mentor désabusé captivant, une Emilia Clark toujours adorable et bien sur un Donald Glover stratosphérique.
 
 
Faire la suite sur ce personnage n'est une fois de plus pas aussi crétin que ce qu'internet en pense...et cela permettrait d'avoir la suite de l'intrigue lancé ici en sous-texte. Et si le fameux projet "Obi-Wan" fermait cette trilogie 'personnage' elle serait certainement de meilleure facture que la bousasse qui n'existe pas d'Abrams!
 
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Cinéma - série (Cinéma)

Au cours d'une semaine d'arrêt maladie enfiévrée et enrhumée , j'ai mis mon temps de repos à profit pour parcourir l'histoire d'un film très particulier: The Room. Entre anecdotes, récit de tournages, critiques du web et bien sur les films, il y avait de quoi s'occuper.

The Room

Que dire qui n'ait pas déjà été dit sur The Room?
C'est simple: rien.
Je me contenterai donc d'un rappel des faits et d'un avis rapide sur ce film.
The Room est sorti en 2003 dans une unique salle de Los Angeles ou il aurait finit par tomber dans l'oubli si des étudiants en cinéma n'étaient pas tomber dessus par hasard et d'y voir là un OFNI (Objet Filmique Non identifié), amené à devenir culte.
Le chemin fut long et chaotique mais une certaine aura fini par entouré ce que chacun aimait à appeler 'le film le plus génialement nul du cinéma'. Si bien que dans une forme ultime d'ironie, le film parvint à devenir un succès.
Succès relatif, baignant sous les quolibets et les moqueries des séances de minuit du monde entier, avec ses spectateurs vociférant chaque répliques, lançant des cuillères dans la salle et hurlant de joie lors de la scène dramatique finale. Le film est l’½uvre de Tommy Wiseau, obscur metteur en scène qui produit, écrit, réalise et interprète le rôle principal.
Très vite on devine une personnalité imbue d'elle même et un certain décalage...
 
Point la peine ici de refaire ce qui à déjà été parfaitement fait ailleurs. Voici donc en lien la fiche Nanarland de The Room, qui vous présentera de manière bien plus intéressante ce qu'est ce film.
 
 
Je me permet tout de même quelques lignes sur mon visionnage personnel. Oui le film est mauvais, mal réalisé, mal joué mal écrit et tout le toutim...oui Tommy Wiseau est agaçant comme pas permis avec son petit rire nasillard. Oui certains dialogues sont affligeants. Oui des scènes se répètent. Oui des personnages arrivent dans le film et sont introduit 10 minutes APRÈS. etc etc etc...
Non le film n'est pas aussi obscur que cela. Non le scénario n'est pas incompréhensible. Non ce n'est pas le pire film du monde.
l'histoire est simple: Johnny le banquier est sur le point d'épouser Lisa sa fiancée. Cette dernière souhaite connaitre une vie plus excitante que celle que lui promet son futur mari et se tourne vers Mark, le meilleur ami de celui-ci. Ils deviennent amants. Petit à petit la nouvelle fait le tour des proches jusqu'à la découverte finale par le mari cocu. Clash. Trahison. Suicide. Fin.
Voilà. Je ne vois pas pourquoi tout le monde s'obstinent à prétendre que l'histoire est inracontable. Ensuite viennent bien sur les innombrables 'scènes secondaires' qui introduisent dans le récit des sous-intrigues qui ne servent que dans leur seules et uniques scènes (le dealeur, le cancer, les amis fornicateurs...) mais en gros le squelette du film tient debout. C'est son exécution qui est cauchemardesque.
Pour ma part voir ce film ne fut pas une très grande expérience. Connaissant trop celui-ci avant de l'avoir vu, chaque scène censé être WTF ne me fit aucune surprise..."Tiens c'est la scène du toit" "Ah d'accord, la fameuse réplique sur le cancer" etc etc. Trop en savoir sur le film avant de le voir en gâche totalement le plaisir. Et surtout l'effet de surprise que l'on est censé avoir devant tant de médiocrité. Seules deux choses m'ont donc touché (car inconnues pour moi) : la scène du magnétophone/cassette audio dans le salon et les cuillères...références qu'il à fallu que j'aille comprendre en faisant quelques recherches car je ne les avait personnellement pas remarqués (j'ai donc dû revoir le film pour capter cette ubuesque histoire).
 
J'ai regardé le film alors que j'étais en train de lire "The Disaster Artist".
Il s'agit d'un livre publié en 2013 au États-Unis écrit par Greg Sestero (et le journaliste Tom Bissel). Greg Sestero est l'acteur qui incarne Mark - l'amant - dans The Room. Il s'avère que son implication dans ce désastre et dans la carrière de Wiseau fut bien plus importante que ce qu'on croyait, qu'il était bien plus qu'un acteur de seconde zone engagé sur un mauvais film...
 
 The Disaster Artist, le livre
 
San Francisco, 1998. Alors que la France vient de gagner la coupe du monde de football, un tout jeune apprenti comédien va faire la rencontre qui va changer le cours de sa vie. Il suit des cours de théâtre où sa timidité ne parvient pas à disparaitre sous son envie de jouer. Il doute et se demande si il ne va pas se contenter d'être ce beau mannequin qui ne parle pas. C'était sans compter sur ce drôle d'autre élève, à l'allure de pirate, qui un jour va monter sur scène pour jouer un extrait "D'un Tramway nommé Désir". Il est terriblement mauvais. Sans un regard ou la moindre attention pour sa partenaire. Il se ridiculise devant toute l'assemblé qui rit de lui. Il n'en à cure et se permet même de reprendre la directrice qui tente de l'orienter (sous les hoquets de stupeur de la salle): "Excuse moi, je peux te corriger?" ose t-il lui dire.
Le jeune comédien timide est fasciné. Cet homme n'a peur de rien. Il ne connait pas la peur du public, le sentiment de honte. Il est son antithèse. Il est celui qu'il doit devenir pour accomplir son rêve. De manière maladroite il lui demande à pouvoir jouer une scène avec lui. Le pirate lui lance un drôle de regard, mi suspicieux mi enjoué.
C'est le début de l'aventure de leur vie. Le jeune homme timide se nomme Greg Sestero. Le pirate prétends s'appeler Tommy Wiseau.
 
Le livre "The Disaster Artist" est passionnant. C'est un témoignage fort et vibrant de ce qu'est le parcours d'un jeune comédien dans l'enfer d'Hollywood. Couplé à une incroyable histoire d'amitié-haine avec une personnalité ô combien dérangeante. Car ne nous y trompons pas: Tommy Wiseau est un être qui peut se révéler tout autant fascinant que terrifiant. La relation entre les deux hommes est le c½ur du livre. Se nourrissant l'un l'autre, se créant l'un l'autre, se détruisant l'un l'autre.
 
 
 
 
De leur rencontre à San Francisco à la Première de The Room à Los Angeles, le parcours de ce duo est pour le moins atypique. Devant la difficulté pour eux à pleinement démarrer leur carrière (plus pour Tommy que pour Greg qui parvient à avoir quelques contrats ici et là) le fantasque Tommy décide de créer lui-même son propre film. The Room. C'est tout ce parcours que propose de nous faire suivre Sestero, n'hésitant pas à décrire dans ses lignes toute la vérité sur son parcours avec Tommy. Le meilleur mais également le pire. On est scotché, parfois choqué. On rit et on grimace devant les péripéties abracadabrantesques du livre. Le récit du tournage lui-même est un véritable document de cinéma (ou de non-cinéma) tant on est plongé dans les méandres de ce film fou. Tout les mystères trouveront une explication, y compris celui des cuillères.
 
Un livre à la limite de l'incroyable sur un film qui l'est tout autant. Lors de la sortie du bouquin aux State, un jeune acteur avait signé un papier pour Vice sur son amour pour The Room et ce récit-vérité. Dans la version française du livre, édité pour la sortie du film, on retrouve ce texte (traduit). Il s'agissait d'un texte de James Franco...
5 ans plus tard, son adaptation sortirait sur les écrans.
 
 The Disaster Artist, le film
 
 
James Franco incarne Tommy Wiseau et son frère Dave Greg Sestero. L'histoire suit la même trame que le bouquin dont il est tiré (en raccourcissant grandement le récit pour éviter les redites etc...). La principale différence entre les deux ½uvres (livre et film) tient dans le ton employé: là ou le livre dévoile sans détours les cotés obscurs de Tommy, le film est d'une bienveillance infinie pour le bonhomme. Et cela pourra étonné ceux qui comme moi ont lu avant de voir. D'un type au caractère vampirique parfois malsain on passe à un mec orgueilleux qui quelquefois devient vaguement grognon. Fini les coups bas, les remarques vexantes et autres vacheries envahissantes...Tommy devient un être certes toujours fantasque mais plus du tout flippant. Malgré cela, c'est un plaisir de voir reconstitué en 'live' certains de leur moment de vie, comme cette lecture improvisé en plein restaurant ou cette incroyable scène d'ouverture. Les références à The Room sont plus factuelles, plus visuelles mais j'ai envie de dire c'est normal, c'est un peu quand même ce qu'on attends du film.
Toujours dans cette volonté d'adoucir le destin du métrage et de son metteur en scène, le climax durant la Première qui transforme métaphoriquement en une seule séance ce qui s'est réellement passé en 10 ans. Très gros raccourci mais qui s'explique une fois de plus par le média.
Au final j'aime beaucoup le film - même si il est une version hyper aseptisé et romancé du récit original - il fonctionne plutôt bien. Cependant il faut connaître un peu l'univers du film avant de se lancer...les néophytes total de The Room ne verront là rien de plus qu'un énième délire de James Franco sans grand intérêt.
 
 
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Drôle de destin tout de même pour The Room, d'abord navet condamné à l'oubli avant de devenir nanar culte qui donnera suite à un "livre-vérité" qui sera lui-même adapté au cinéma...
Et n'oublions pas l’adaptation vidéoludique (on est quand même sur Gameblog) qui parait-il promet lui aussi quelques moments d'absurdités rigolotes.
 
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