Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 22/06/21 à 20h31

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)
Suite des aventures de Peter Quill et sa petite bande bigarré qui cette fois auront affaire à rien de moins qu'un dieu. Et oui. Mais si il n'était que cela ce ne serait pas drôle...
 
LES GARDIENS DE LA GALAXIE
VOLUME 2
2017
 
 
Réalisateur: James Gunn
Le Héros: Chris Pratt
Le Grand Nom: Kurt Russel
La Demoiselle en Détresse: Pom Klementieff
Autres Apparitions Notables: Zoe Saldana, Dave Baustita, Karen Gillan
 
Après une mésaventure avec le Peuple Souverain, Starlord et ses amis s'écrasent sur une planète perdue, leur vaisseau en miettes. Mais fort heureusement, tel un Deus Ex Machina, un homme doté d'une grande puissance leur vient en aide pour surmonter cette épreuve. L'inconnu semble plein de bonnes intentions et se présente de la façon la plus incongrue du monde comme le Père depuis longtemps perdu de Peter...
Désireux d'en savoir plus sur ses origines, le terrien, Gamora et Drax le suivent sur sa planète tandis que Rocket, un tout jeune bébé Groot et la prisonnière Nebula resteront là pour réparer le vaisseau...
 
 
Dès l'introduction, le ton est donné. Déluré, coloré, fun, un poil loufoque...ces premières minutes mettent dans l'ambiance c'est le moins que l'on puisse dire. Sorte de condensé ultime de ce que sont les Gardiens de La Galaxie, une pointe de poésie et de lyrisme se laisse également entrevoir à travers la toute petite aventure de ce baby Groot, petite vie parmi d'autre dans l'immensité de l'Univers, entre le combat épique de ses compagnons et un monde qui vaque à ses occupations, indifférents à tout cela. Magnifique.
 
 
Précision d'importance, le film se déroule en 2014. Le prologue lui se passant en 1980 et l'intrigue principale 34 ans plus tard. On découvre dans ce passage Kurt Russel en prince charmant de Meredith Quill (Laura Haddock, aucun lien de parenté connu avec le capitaine du Karaboubjan), lui faisant découvrir une plante extra-terrestre qu'il à planté là, plein d'espoir. Le procédé de rajeunissement numérique est utilisé sur l'acteur et le résultat est bluffant.
Coté technique justement, le film tient clairement la route de ce coté là. La grande majorité des décors étant créés par ordinateur avec les acteurs incrustés rien ne choque les rétines, même si on sait que tout est faux l'illusion fait son travail. L'aspect Majestueux d'Ego, qui est donc la planète-Père de Peter est parfaitement retranscrit et j'irai même jusqu'à dire que ce coté 'un poil irréel' est accentué par le fait que l'on sait que c'est faux.
Ego. Rien que le nom annonce la couleur! De descendance Céleste, l'être cosmique à su évoluer au cours des milliards d'années de son existence pour aboutir à cette forme planétaire, dont 'Kurt Russel' n'est qu'une extension pour interagir avec les autres formes de vie. D'ailleurs le scénario n'est pas très clair avec ça. Durant son exposé il est représenté dans chacune des 'statues vidéos' sous la forme humaine qu'on lui connait dans le prologue. Ce qui est à mon sens assez peu vraisemblable, il devait adapter sa forme à l'espèce qu'il souhaitait 'féconder' sur le moment. D'ailleurs les gout 'éclectique' de son fils doivent venir de là. Aussi la forme de 'vieil homme' qu'il porte dans le film -et qui est donc Kurt Russel - serait le toujours lui du prologue avec trois décennies de plus...alors que cette entité charnelle aurait des milliers d'années. Le film n'explicite pas vraiment cet aspect mais laisse entendre que le personnage modifie son apparence en fonction de ses interlocuteurs et de son objectif, à savoir ici séduire son fils pour qu'il l'accompagne dans sa quête de domination universelle.
 
De nombreuses apparitions constellent l'aventure, de plus ou moins d'importance. Sylvester Stallone dans le rôle de Stakard Ogord, un des membres importants des Ravageurs fait figure de pont de ses invitations. David Hasselhoff passe également faire un petit coucou et tournera même un clip pour le film (je ne l'ai jamais vu, pas du tout mon trip). On revoit également Howard, visiblement libre du Collectionneur. Mais la plus importante de ses références - et donc son entrée dans le MCU - vient du conseil des Gardiens, interrogeant un Stan Lee visiblement sous leur autorité. Il mentionne sa 'mésaventure en tant que livreur pour Federal express', ce qui est donc un rappel clair de son caméo dans Civil War. Étonnant!
 
 
L'un des aspect les plus marquant de ces gardiens 2 est clairement son humour. Qui puise dans une large palette, allant du basique au dessous de la ceinture (dialogue sur le pénis d'Ego...) à l'absurde (le tapis bleu dans la neige). Mais le plus surprenant reste l'influence cartoon qui transpire de l'ensemble. Quand Gamora ramasse le méga-gun pour tirer sur le vaisseau de sa frangine, quand Rocket expédie les Ravageurs au-dessus de la cime des arbres ou bien sûr lors du voyage à travers les portails interstellaires à toute allure...
 
Certaines séquences sont d'inspiration cartoon
 
Drax sort clairement son épingle du jeu notion éclat de rire. Sa sincérité entière et ses émotions à fleur de peau, combinés à une absence absolu de second degré ou de recul font de lui un clown idéal pour sortir les bonnes répliques au bon moment. Sa relation avec Mantis, nouvelle venue dans la franchise est à la fois très drôle et touchante, à l'image du très beau dialogue sur les escaliers.
 
La Fille de Thanos et le fils D'Ego partagent quelques pas de danse
 
Peter et Gamora eux aussi ont droit à leur séquence émotion. On apprends que les deux développent une certaine intimité, un jardin secret ou le premier apprends à danser à la seconde. Ils se rapprochent à leur rythme, loin des idylles pliées en cinq minutes que l'on peut voir partout ailleurs (On te salue James Bond!). Il faut dire aussi que l'enfant préférée de Thanos n'est pas vraiment une romantique. Et ce n'est pas Nebula qui prétendra le contraire. Plus étoffée que dans le premier opus, la s½ur à droit à un beau parcours ici, entre rédemption et acceptation de sa relation conflictuelle mais profonde avec Gamora. Pour finir parlons de Rocket, particulièrement bougon et revêche dans cet épisode, qui découvre grâce à Yondu la nature profonde de ses sentiments mitigés pour ses compagnons.
Vous l'aurez compris, les liens relationnels entre les différents protagonistes tiennent une place centrale dans ce film, qui sous ces aspects grand spectacle de divertissement cache en fait une chronique familiale moderne un brin déjantée.
 
 
Assurément le plus flamboyant du Marvel Cinematic Universe, cette comédie-soap-space-opéra vous fera passer un excellent moment rempli de rires et de quelques larmes. James Gunn livre là un des films les plus profonds de l'Univers Unifié enveloppé par toutes une myriade d'artifices pétaradants et chatoyant. Ce qui au final donne un très grand divertissement, intelligent et qui fout la pêche pour le reste de la journée.
 
Il manque la chanson d'introduction mais on a déjà là un panel important des titres qui composent la BO
 
Les Scènes Post-génériques: elles sont nombreuses. La première fait voir Kraglin (interprété par Sean Gunn, frère du réalisateur et qui est aussi l'acteur qui 'fait' Rocket sur le plateau) s'exercer à contrôler la Flèche de Yondu. Ça finit mal. Autre séquence où l'ont découvre l'équipe première des Ravageurs, qui dans les comics était en fait les premiers Gardiens de la Galaxie. De nombreux caméos dans ce plan. Ensuite il y a la découverte de Groot Ado, dans sa chambre. Assez marrante et qui introduit donc le perso tel qu'on le verra plus tard...Pour terminer, on retrouve Ayesha, prêtresse des souverains qui défaite prépare sa vengeance en créant un nouvel être supérieur qu'elle baptise Adam...
En toute toute fin, on revoit Stan Lee sur son caillou, demandant aux Gardiens (les grands chauves, pas nos héros) de ne pas le laisser là.
Il faut aussi évoquer les photos présentent durant le générique et qui laissent entrapercevoir Cosmo, Howard une fois de plus et surtout Le Grand Maître joué par Jeff Goldblum et qui sera l'antagoniste principal dans Thor Ragnarok...
 
 
 
Le Caméo de Stan Lee: déjà expliqué plus haut. Il me semble d'ailleurs que c'est le seul film où il apparait à deux occasions (la scène est la même,juste scindée en deux). Ce caméo est particulier car il laisse entendre que toute les interventions du bonhomme serait en fait liées, et qu'il serait à la solde des Gardiens, voir même un Gardien lui-même! A savoir Uatu, que les lecteurs de comics connaissent bien pour ses nombreuses apparitions au fil des récits. Aujourd'hui décédé, ce serait un bel hommage de faire de cette théorie une vérité.
 
 
Bonus:
 
Cette équipe s'inspire des premiers Gardiens de la Galaxie, édité principalement dans les années 70. Aucune idée si un film leur sera consacré, mais à priori c'est plutôt non. Michelle Yeoh, Ving Rhames et Michael Rosenbaum (Lex dans Smallville) accompagnent Sly pour ce plan. Miley Cyrus prête sa voix à la tête du robot (une réplique). Rob Zombie joue apparemet l'invisible, mais j'ai pas trop compris la blague...
 
Yondu tel qu'il est dans les comics et tel que je lisais dans ma lointaine jeunesse...
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Nouveau pan de l'univers Marvel qui s'offre à nous avec la découverte des Arts Mystiques et du Multivers...En plus clair, la Magie et la Sorcellerie débarque dans le MCU!
 
DOCTEUR STRANGE
2016
 
 
 
Réalisateur: Scott Derrickson (celui qui commit le remake 'Le Jour où la Terre s'arrêta' de 2008)
Le Héros: Benedict Cumberbatch
Les Grands Noms: Mads Mikkelsen, Tilda Swinton
La Demoiselle en Détresse: Rachel McAdams
Autres Apparitions Notables: Benedict Wong, Chiwetel Ejiofor
 
Tout est toujours une question de temps. Quand sortons nous notre film? Quand se déroule t-il? Quand commence t-il? Quand se termine t-il? Comment appréhendons-nous notre quotidien? Toujours à courir? A flâner? Combien nous reste t-il à vivre et comment décidons nous de le combler?
Le Temps est au c½ur de Docteur Strange, qui narre la chute d'un chirurgien de renom sans cesse pressé qui suite à un grave accident de voiture voit sa vie bouleversée. Ses mains en miettes. Consacrant jusqu'à son dernier dollar dans sa guérison, il finit presque malgré lui dans une quête spirituelle qui le mènera à Kamar Taj, sorte d'école de la magie secrète de Katmandou, au Népal. Là il apprendra à maîtriser les arts mystiques et leur possibilités, dans le but de trouver la voie de son ancienne vie. Mais les Grandes Vérités du Multivers sont parfois impénétrables et il se pourrait bien que le Destin est d'autres plans pour notre bon docteur...
 
 
Le temps mais aussi l'arrogance d'un homme et son apprentissage de l'abnégation. Car Stephen Strange ne se prends pas pour du caca de pigeon. Imbu de lui même et fier comme un paon de son incommensurable culture, on ne peut pas dire que le bonhomme inspire la sympathie de prime abord. Et certaines de ses réparties sont véritablement cassantes voir véritablement blessantes, surtout envers Christine, avec laquelle il entretient une drôle de relation, sa seule amie et parfois plus...
 
 
En terme de récit, rien de bien marquant dans cette nouvelle 'Origin Story', on est dans le classique du genre. Là ou Strange sort son épingle du jeu c'est sur son aspect visuel. Dès le prologue on est captivé par ses effets spéciaux qui se joue de l'architecture et de la gravité. D'autres séquences sont du même acabit, comme l'incroyable course-poursuite dans cet espèce de New-York façon puzzle, qui malheureusement est trop brouillon et surchargé pour qu'on puisse réellement saisir l'ensemble de ce qui s'y passe. Cela reste Dingo cependant à visionner (prévoir une aspirine si vous êtes sujet aux maux de tête). Le passage en mode rembobinage dans le troisième acte est également hallucinant dans sa mise en scène et les idées qui y sont développées. Je n'ose imaginer le bazar pour réaliser une telle prouesse sans se mélanger les pédales! Aussi l'expédition spirituelle de Strange lorsque L'Ancien le balance dans le multivers, qui donne droit aux plans les plus psychédélique du MCU, rappelant grandement d'où vient le personnage. A savoir toute la culture Hippie mystico-défoncée des années 70.
L'Ancien justement. Il y a des choses à dire sur lui. Ou elle.
A l'origine le personnage est Tibétain, et Kamar Taj situé dans les montagnes sacrées. Mais de nos jours Hollywood ne peut pas courroucer la Chine et par conséquent la moindre évocation du Tibet signerait l'interdiction total du film sur le territoire impérial. Et donc une perte directe importante sur les revenus d'exploitation. C'est déplorable mais c'est comme çà. De l'aveu même de l'équipe du film c'était impossible pour eux de faire autrement, le blockbuster moderne pour rentrer dans ses frais à besoin de la Chine. Alors la Chine dicte son bon vouloir - sans même imposer quoi que ce soit ouvertement - et d'un homme tibétain on passe à une femme Celte. Et bien que Tilda Swinton soit une très grande actrice on perds beaucoup en symbolique et folklore avec ce remplacement. Triste.
 
 
On rencontre d'autre membres de l'établissement secret, dont les deux principaux alliés de notre héros. D'un coté nous avons Mordo, au passé trouble et douloureux mais droit dans ses bottes (magiques). Combattant hors-pair et maître exigeant, il ne voit pas d'un bon ½il les écarts du docteur sur son enseignement. Et de l'autre Wong, le bibliothécaire taciturne en remplacement du précédent tué par décapitation il y a peu par Kaecillius, le renégat. Un second rôle marquant (et muet) aussi en la personne de Maître Hamir, intendant de l'institution qui j'espère aura droit à un rôle plus étoffé dans la suite.
 
 
Revenons sur notre brebis galeuse, Kaecillius. Joué par un Mads Mikkelsen sous-exploité, ses motivations ne sont pas des plus recherchées: libérer Dormammu le Dieu de le Dimension Noire qui dans son infinie sagesse dotera toute l'humanité de la vie éternelle. Une immortalité sous la forme de spectre décharné au service d'une divinité dévoreuse de monde mais immortalité quand même. L'absurdité d'un tel projet laisse perplexe sur l'écriture de ce personnage. Il fallait un méchant on en à fait un vite fait, voilà.
 
 
 
Prenons un petit moment pour évoquer Kamar Taj et ses trois sanctuaires. Situé à Londres, New-York et Hong-Kong, les trois lieux saints ne sont pas si difficile d'accès depuis Katmandou étant donné les trois portes magiques qui permettent de s'y rendre instantanément. Si j'étais Hamir, responsable financier de l'institution, je monterai direct une agence de voyage! Imaginez un peu: 20$ le passage de porte magique. Avec 40$, vous pourriez aller de Londres à Hong-Kong en seulement quelques pas et tout autant de secondes! Le centre de Katmandou accessible depuis New-York, au 177 Bleecker Street en moins de deux minutes...il y a une idée à creuser moi je dis! Cela ferait un formidable gain de Temps...
 
 
Le temps, justement. Parlons-en.
Il y a deux façons d'interpréter temporellement Docteur Strange. Deux théories qui s'affrontent et qui à la sortie en salle animèrent quelques débats houleux dont je fis parti. Les théories dites du Temps Long et du Temps court.
La première estime que le récit se déroule sur des années. L'homme dont il est question quand Strange est au téléphone dans sa voiture serait le cobaye de Justin Hammer qui se fait broyer la colonne et que nous avions découvert dans Iron Man 2. Puis l'accident de voiture qui mène notre héros dans une période convalescente de plusieurs mois, durant laquelle il enchaîne les opérations couteuses qui le mènera à sa perte financière. Puis finalement il tombe sur Jonathan Pangborn, ce qui le conduit jusqu'à ses études à Kamar Taj. Là aussi son enseignement à la magie se répartit sur des mois et des mois, avant de devenir un élément brillant de l'institut secret, comme il le dit lui-même on devient un expert dans son domaine "Par l'étude et la pratique, des années durant". Puis enfin les événements de tentative de destruction des lieux Saints par Kaecillius qui amènent à clore l'aventure. En conclusion, on voit un 'Docteur Strange' accompli, sur un plan iconique du personnage devant la baie vitrée caractéristique du Sanctum Sanctorum. Plus tard, Jasper Sitwell cite son nom car l’algorithme d’Armin Zola à déceler le potentiel dangereux de cet individu pour leur projet et est donc une cible à abattre. Cette théorie à le mérite de rendre vraisemblable la durée de la guérison et l’apprentissage de la magie et de renforcer le background de l'univers en l'inscrivant sur plusieurs années. Les sorciers sont bien présent depuis le début du MCU mais on leur propre problème à résoudre.
En clair, seule la scène port-générique avec Thor serait contemporaine de la Phase 3. Tout le reste serait un Flashback qui commencerait durant Iron Man 2 et se terminerait avant 'Le Soldat de L'Hiver'. C'est ainsi que personnellement j'interprétai le film lorsque je le vis la première fois.
Mais face à çà il y a la théorie du Temps court.
L'homme de 35 ans qui "s'est fait exploser la colonne avec en prime une belle fracture thoracique" serait en fait James Rhodes, lors de sa chute dans Civil War. L'entièreté du film se déroulerait donc en 2016...le prologue, l'introduction, l'accident, la convalescence, l’apprentissage magique, les attaques et l'affrontement de Dormammu. Balèze, Blaise. Il faut que Stephen Strange fasse part de ses capacités exceptionnelles de guérison et d’assimilation au reste du monde. Cette interprétation, malheureusement celle qui prévaut ne me satisfait guère et accorde à notre sorcier en cape rouge de trop grandes capacités hors-norme. En quelques mois - semaines? - il aurait appris ce que ses camarades mettent des années à maîtriser et deviendrait le gardien du Saint des Saint de New-York sans que quiconque n'est rien à redire?
Plus incroyable, il récupère de son terrible accident de voiture en quelques mois seulement? Passant d'un état catastrophique à un type capable de se battre contre trois sorciers expérimentés en à peine un ou deux trimestres?
 
 
Un plan sur une récompense en début de métrage indique bien l'année 2016. Un autre nous fait voir la Tour Avenger en pleine forme (en fait elle est montrée deux fois). Quand il est cité par Sitwell dans Captain America 2 c'est uniquement car le programme 'repère' les futures éventuelles menaces...(Pour moi la plus grosse incohérence! Déjà en quoi un chirurgien aussi doué, intelligent et très cultivé qu'il soit représente une menace réelle pour Hydra et pourquoi citer son nom à lui? Pourquoi pas Mr Tartenpion de la 5ème Avenue ou le jeune Parker qui se fera piquer par une araignée d'ici quelques années?).
 
 
L'explication de tout ça est comme d'habitude très prosaïque: rien n'était écrit à l'avance et une grande part d'improvisation se dessine derrière tout çà. Kevin Feige le dit souvent, aucun film ne s'écrit 'par-dessus' un autre. Quand Strange est évoqué durant la Phase 2, l'écriture du métrage éponyme n'est même pas commencée, à peine est-il en pré-production, et encore en mode léger. Ce qui amène à quelques incohérences de ce type.
Mais c'est là qu'entre en scène notre bon vieux pire ennemi. Le Temps. Il existe un moyen de concilier tout ce désordre de temporalité, et qui de surcroît est le thème même du film. La notion du temps qui passe et de notre interprétation de celui-ci. Peut-être tout cela est une manière de briser le quatrième mur, de faire comprendre au public (qui se serait penché sur cette ô combien épineuse question) que chacun à sa propre compréhension de celui-ci, sa manière d'y faire face. La relativité que l'on appelle çà. Pour corroborer ceci, deux scènes. La première -sans doute la plus belle du film - ou l'Ancien fait dérouler un moment le plus longtemps possible...pour littéralement vivre sa dernière seconde à fond. Pour observer une dernière fois la neige. A la fois passation de pouvoir et acceptation de la mort si longtemps repoussée. L'autre est encore plus symbolique, la montre cassée de Strange. Comme une métaphore de la temporalité du film assez confuse, le temps est brisée. Il est peut-être étiré, il y a peut-être une brèche, une instabilité, une anomalie voir même une boucle temporelle qui expliquerait parfaitement toute cette confusion... le temps ne serait-il pas 'en suspens' à Kamar Taj? Ce qui serait une possibilité et une raison satisfaisante de résoudre ce dilemme, peut-être est ce même Agamotto Himself qui créa cette bulle grâce à sa source de pouvoir...Mais au final peu importe. La raison pour laquelle Strange porte cette montre n'est pas pour apprivoiser le temps, le contrôler ou courir après. C'est pour l'inscription qui est gravée au dos...
C'est sans doute ça, le plus important.
 
 
Le point sur les Pierres: on apprends que l’½il D'Agamotto est en fait la Pierre du Temps, l'une des gemmes de L’Infini. On n'ignore par contre totalement comment le sus-nommé est parvenu à mettre la main sur la pierre mais cela s'est produit il y a des millénaires et il fonda l'école magique probablement suite à l'étude de l'artefact cosmique. Deux pierres était donc sur Terre durant des siècles...l'une au Népal et l'autre en Norvège. Midgard, au centre de l'Yggdrasil n'est pas importante pour rien...
Mais donc où en sommes nous?
-Le Tesseract (Pierre de l'Espace) dans la salle aux trésors d'Odin sur Asgard
-L'Ether (Pierre de la Réalité) chez Taneleer Tivan, dit le Collectionneur, sur Knowhere
-L'Orbe (Pierre de Pouvoir) dans le coffre des Cohortes de Nova sur Xandar
-Le Joyau (Pierre de l'Esprit) orne le front de la Vision, qui vit près de New-York, sur Terre.
-l’½il d'Agamotto (Pierre du Temps) trône sur son piédestal, à Kamar Taj, à Katmandou, sur Terre également.
Reste la Pierre de l'Âme, dont on ne sait rien. La meilleure hypothèse reste Heimdall qui avec ses yeux oranges et sa capacité à déceler toutes vie dans l'univers est sans doute lié à cette gemme. A voir dans Ragnarok...
 
 
Les Scènes Post-génériques: comme depuis quelques films, il s'agit d'un extrait d'un prochain épisode à venir. En l’occurrence ici Ragnarok, le troisième volet centré sur Thor. Sympa mais qui du coup fait doublon avec ce qu'on verra plus tard. Pure fainéantise, manque de motivation et teaser déguisé. Je ne suis pas très fan de ce genre de 'scène cachée'.
La seconde, elle, est bien plus intéressante. Mordo débarque dans l'atelier de Jonathan Pangborn, ancien élève de Kamar Taj qui lança Strange dans la quête de l'établissement secret. Après une brève discussion, Mordo use d'une technique pour voler la magie de Pangborn, qui de fait retrouve alors son statut paralytique. Il lance ensuite une menace contre les sorciers du monde entier...
 
Le Caméo de Stan Lee: Dans un bus, hilare à la lecture d'un livre de philosophie spirituelle sous psychotrope, 'The Door of the Perception' qui inspira de fait le dessinateur de Docteur Strange Steve Dikto pour les aventures fantasques de ce dernier.
 
 
Bonus:
 
Il est je pense important de faire voir un peu quelques planches du comics d'où est tiré ce film, pour montrer un peu d'où il vient et pourquoi il adopte ce style visuel un peu particulier. Voici donc quelques exemples, parmi de nombreux autres!
 
 
 
En 1978, un téléfilm est réalisé avec Peter Hooten dans le rôle de Stephen Strange. Ceci devait être un pilote pour une éventuelle série, un peu à l'instar de Hulk avec Bill Bixby mais le projet ne convint pas. Je reste curieux et je vais tenter de visionner la chose.
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Cinéma - série (Cinéma)
On s'attaque ici à un très gros morceau, peut-être le plus gros de tous. Après une mauvaise passe les Frères Russo reprennent les rennes et tirent le MCU vers les sommets avec ce Civil War d'anthologie.
CAPTAIN AMERICA
CIVIL WAR
2016
 
 
Réalisateurs: Anthony et Joe Russo
Le Héros: Chris Evans
Le Grand Nom: Daniel Brühl
La Demoiselle en Détresse: Emily Vancamp, pas si en détresse que çà.
Autres Apparitons Notables: Tous les Vengeurs ou presque, Tom Holland, Chadwick Boseman
 
Le temps est venu pour les Avengers de payer le prix de leur actions. Suite à un énième accident dans la ville de Lagos causé par le groupe de super-héros, les gouvernements on décidé que cela suffisait. Ils agiront désormais avec l'aval de l'ONU ou seront hors-la-loi. Des dissensions émergent alors dans l'équipe, certains étant pour et d'autres contre. C'est le cas de Steve Rogers qui voit là une entrave à son libre-arbitre.
Pour ne pas arranger les choses, Bucky Barnes alias le Soldat de L'Hiver refait surface en commettant un acte terroriste à Vienne à un sommet de l'Organisation Mondiale. Ceui-là même qui devait ratifier les Accords de Sokovie; le texte devant encadrer les actions de toutes personnes 'optimisées'.
Une course contre la montre se lance alors dans laquelle Cap' se jette à corps perdu, défiant de ce fait la loi et devenant lui même un fugitif.
Face à ses anciens amis.
 
Je ne vais pas tourner autour du pot très longtemps, Civil War est mon Marvel préféré. De loin. Il est quasi de facto le véritable Avengers 2, supérieur en tout point a celui qui a usurpé ce titre. Je disais dans l'article consacré à Ant-Man qu'officiellement il était le dernier acte de la Phase 2, mais qu'en fait la conclusion de celle-ci était L’Ère d'Ulron. On peut voir les choses encore autrement, et c'est ainsi que moi je les vois en tout cas. Captain America Civil War est en fait le véritable deuxième film sur les Vengeurs et termine en Apothéose les différents récits des métrages du deuxième chapitre du MCU, c'est donc par lui que se termine en réalité cette Phase 2.
Spectaculaire, rythmé de bout en bout, approfondissant les rapports entre les personnages, introduisant de nouvelles têtes..et surtout faisant éclater les tensions palpables entre le Captain vertueux et le milliardaire égocentrique longtemps larvées. Civil War est un aboutissement, la fin d'une ère qui lance autre chose. Le temps du changement, le début d'une nouvelle génération.
 
 
Par où commencer tant il y a à dire sur ce film ?!
Raccordant une grande partie des intrigues il recentre au cours de ses deux heures et quelques d'aventures l'univers partagé en une seule entité unifiée. On y retrouve aussi bien le général Ross devenu secrétaire d’État suite à la trahison d'Alexander Pierce, que Tony Stark qui découvre enfin la vérité sur la mort de ses parents, Scott Lang recruté par Sam Wilson ou Wanda Maximoff qui cherche encore ses marques dans cette nouvelle vie. Sans oublier Vision qui cherche encore à apprendre et comprendre les humains. Et tout particulièrement Wanda justement, de laquelle il se rapproche beaucoup, ce qui le déstabilise un peu trop.
Et au milieu de tout cela il y a Captain America à la poursuite de son vieil ami devenu l'ennemi public N°1.
Je me répète mais beaucoup d'arc narratif trouvent leur résolution ici. Et c'est donc aussi le cas pour Peggy Carter, qui après avoir été présente un peu partout dans le Marvel Cinematic Universe décède de 'sa belle mort', sa disparition faisant écho à celle de Coulson. Deux personnages de second plan, servant à cimenter les histoires de chacun des protagonistes en un univers commun et ayant leur série attitrée. Cette perte accentue d'autant plus ce coté Fin de cycle; on passe désormais à une autre 'phase' de l'histoire...
 
"Vous dites que vous êtes des Vengeurs. Mais nous, qui nous vengeras?"
 
La plus grande force de Civil War, ce sont ses dialogues. Tous, sans exceptions. Passer d'Ultron à Civil War en passant par Ant-Man vous fait sauter au visage à quel point l'écriture de celui qui nous intéresse aujourd'hui est flamboyante. Puissant, ambigu, remplis d'allusions au passé des personnages et leur rapport personnels, chaque phrase prononcée est lourde de sens. Chaque phrase prononcée l'est pour une raison précise. Chaque mot est ciselé, et tombe au moment opportun pour accentuer l'effet et les réactions désirées.
Il faut entendre le dialogue introductif de Tony, qui fait une entrée tout simplement magnifique. Belle, touchante, pleine de tristesse et de regrets. Peut-être la meilleure séquence de tout le MCU.
 
 
Il faut entendre la confrontation entre Steve et Tony dans le bureau vitrée. Chacun apportant des arguments et contre-arguments, prêt à la conciliation malgré leurs différents. Et finalement restant chacun campé dans ses positions et leur entêtement.
Il faut entendre le très beau discours de T'Chaka, Roi du Wakanda, devant l'ONU. Résumant avec perfection la situation où en est la méta-histoire.
Et enfin il faut entendre la colère de cette mère qui as perdu son fils, et qui rassemble son courage pour dénoncer l'arrogance des Avengers et leur manque de considération des conséquences de leur actes.
 
Conséquences.
Voilà un terme qui aurait tout aussi bien marché en sous-titre de ce Captain America 3. C'est le mot-clé pour comprendre ce métrage. Toutes les actions passées ressurgissent pour demander le prix qui leur est dû. Et celui-ci est élevé. Très élevé. Trop élevé sans doute.
L'une de ses actions passées fut la mise en ligne par Black Widow de tous les dossiers classifiés du SHIELD/HYDRA. Action qui sera la principale source d'ennui de nos amis.
 
 
Car un homme, déterminé, méthodique, patient, conscient de ses capacités se servira de cette mine d'information pour mener à bien son objectif. Détruire les Vengeurs. De l'intérieur. En semant la zizanie. Cet homme c'est le colonel Helmut Zemo, incarné par l'un des meilleur acteur contemporain, Daniel Brühl. Aux antipodes du ridicule 'Méchant à la chaussette violette sur la tête' du comics, cette vision réaliste et moderne du personnage apporte avec lui un certain regain d’intérêt pour les antagonistes des longs-métrages Marvel. Zemo reste de mon point de vue le plus grand adversaire des Avengers, le plus retors, le plus malin, le plus doué. Et nul besoin d'être un Dieu de la malice ou un robot idiot pour cela. Il suffit d'avoir de la détermination et de la méthode. Réfléchir avant d'agir. J'espère vraiment que Daniel Brühl reviendra. Il est impensable qu'un tel perso soit abandonné comme ça...
 
 
Le coup de génie du plan de Zemo, et du film par extension, vient de la surprise finale de ce fameux objectif. Tout porte à croire qu'il souhaite réanimer les autres Soldat de l'Hiver mais il n'en est rien. Quand le Trio, alors en trêve, débarque dans la chambre forte, il dégonfle par un simple monologue toute la menace montée en épingle depuis le début. Brillant. Les spectateurs, comme nos héros, sont perdus. Et c'est avec d'autant de force que la vidéo qui suit choque tout à chacun. La révélation atomise l'entente fragile qui s'était instaurée et propulse Tony dans une colère vengeresse insatiable. Pour un duel final qui marque le schisme entre les deux leaders des Vengeurs.
D'autres font également une entrée remarquée. Le Wakanda, souvent évoqué, montre enfin son visage. Avec T'chaka tout d'abord, roi bienveillant qui as perdu certains de ses gens pendant l'opération au Nigéria des héros décriés. Et aussi - et surtout - de T'Challa. Incarné par la bonne bouille de Chadwick Boseman. Dès son apparition à l'écran, il incarne littéralement la noblesse et une grande âme évidente. Sa présence ici fait office d'introduction à son propre film qui sortira quelques temps plus tard et nous présentera enfin son pays et ses nombreux secrets. Dois-je préciser aujourd'hui qu'il est également le guerrier-protecteur de sa nation, sous le costume ultra-classe du Black Panther? Toutes les fois où il apparaît dans Civil War démontre à la fois sa puissance féline et sa dextérité incroyable au combat. Les affrontements Black Panther/Soldat de L'Hiver envoient grave du pâté comme on dit! C'est un allié de taille et Natacha ne s'y trompera pas.
L'autre petit nouveau est à l'opposé sociologique du premier, loin d'être un roi mais sans doute tout aussi noble. Et appelé à un grand destin. Mais pour l'instant ce n'est qu'un gamin de seize ans du Queens. Qui vit avec sa tante dans un appartement, ayant probablement du vendre leur pavillon de banlieue suite à la mort de son oncle qui faisait vivre la maisonnée. Cette fameuse tante est la seule famille qu'il lui reste, ses parents étant morts il y a longtemps. Cela marche aussi dans l'autre sens, le neveu étant pour elle aussi tout ce qui lui reste...
En deux secondes d'apparition à l'écran on comprends toute la nature du personnage. Un ado normal qui sort ses clés pour rentrer chez lui. C'est sans doute très bête dit comme çà mais cela induit directement toute l'essence de ce nouveau protagoniste. Vision contemporaine et sans fard d'un jeune new-yorkais moderne, aux proies aux difficultés financières et familiales. Loin, très loin de tout ces demi-dieux et autres friqués plein aux as. Le recrutement par Tony Stark est encore une fois une pépite d'écriture, avec un Peter hésitant à la recherche d'une figure paternelle, d'un modèle à suivre. Tom Holland, réputé à la fois pour ses capacités de danseur et sa maladresse incarne idéalement ce nouveau Spiderman, ayant acquis ses pouvoirs il y a six mois. Je souhaite pouvoir suivre longtemps ce Spidey 2016, pour voir son évolution, le voir grandir et devenir le plus grand de tout les super-héros du MCU. Tony semble voir en lui - et à juste raison - l'avenir.
Cette notion de passation de pouvoir est très présente dans Civil War. L'ancienne génération préparant doucement mais surement la nouvelle. Comme pour Tony et Peter, Clint Barton est devenu le mentor naturel de Wanda. Sorti de sa retraite par un Captain en manque d'effectif, Hawkeye constate avec amertume qu'il avait raison: il suffit qu'il les abandonne cinq minutes pour que les choses dégénèrent...les uns se retrouvent face aux autres!
 
 
Et le point d'orgue de cette confrontation, c'est bien entendu la scène de baston de l'Aéroport. Le scénario nous fait voir de nombreux morceaux de bravoure, dont la course poursuite sous le pont, phénoménale de mise en scène et d'action survitaminée, mais le but final de tout cela reste donc cette fameuse scène sur le tarmac de Leiptzig.
Alors oui, oui trois fois, oui mille fois, l’environnement choisi pour cette bataille n'est pas le plus groovy que l'on ait pu voir. Il y a eu beaucoup de critique sur ce choix à l'époque de la sortie. Mais cela reste une décision 'logique' pour faire avancer le récit et surtout il fallait un espace ouvert pour que les personnages volant puissent offrir un combat aérien digne de ce nom. A la revoyure de cette séquence que je n'avais pas mater depuis le cinoche j'ai éprouvé un vrai plaisir de fanboy. Je ne m'en souvenais pas tant que cela en fait, juste quelques détails par-ci par-là...
Les deux héros qui sortent du lot sont incontestablement Ant-Man et Spidey. Le premier à droit à quelques développements bien sentis -et oui même en cinq minutes à l'écran! Comme quoi tout est une question d'écriture! - avec une maîtrise accrue de sa combinaison et sa nouvelle capacité le transformant en GiAnt-Man! N'étant pas encore à l'aise avec cette forme géante, Scott commet quelques bévue et détruit beaucoup (avec plaisir!) ce qui l'entoure. A noter aussi ses quelques actions héroïques qui finissent toujours en eau-de-boudin explosive. Et en cerise sur le gâteau, nous avons droit au plan iconique du petit bonhomme sur la flèche d'Hawkeye, que tout lecteur de comics connaît.
Pour le Tisseur, on (re)découvre sa gouaille et son aisance à vanner, bien loin du garçonnet timide quand il ne porte pas son masque. A noter que le costume dans le MCU est une création de Tony Stark, basé vaguement sur le look de celui fait main du gamin. Bien que débutant il parvient sans grande difficulté à mettre en échec le Soldat de L'Hiver et le Faucon à deux-contre-un, ce qui démontre l'énorme potentiel de la jeune recrue. Mais face au Captain en personne c'est lui qui se fait donner une leçon. Son humour permet de faire passer des remarques aux spectateurs sur le mode du second degré, comme quand il indique que le comportement du bouclier étoilé n'a aucune cohérence physique dans ses déplacements. Une fois de plus un joli dialogue se joue entre les deux natifs New-yorkais et laisse entrevoir que bien que recruté par Stark qui le formera à son statut héroïque, Spidey sera en fait un condensé entre Iron Man et Captain America. Un mix idéologique de ses deux modèles qui forgera l'avenir du Marvel Cinematic Universe.
 
 
J'aurai bien d'autres choses à raconter sur Captain America Civil War mais à un moment il faut bien conclure. Comme je l'ai déjà écrit plus haut cet épisode est mon Marvel préféré. Pour la simple et bonne raison que pour la première fois j'ai réellement cru voir un 'comics adapté à l'écran'. Non pas un comics en particulier - et surtout pas la saga Civil War qui n'a en définitive n'a pas grand en commun avec ce qu'est ce film - mais le sentiment de voir littéralement un de mes vieux Strange prendre vie devant moi. Civil War est à mon sens la meilleure adaptation non pas d'un comics mais du 'média' comics au cinéma. Le déclic de cette révélation fut le moment ou La Vision entre dans la chambre de Wanda en traversant le mur...Çà à fait CHBOUM là-dedans! Je regardai un comics en film. Pour de vrai. Je retrouvai les sensations de mes 10 ans quand je parcourais les pages de mes revues préférées, avec Spidey qui croisait parfois Captain America, la Sorcière Rouge qui sortait avec un androïde et que je trouvai déjà ça très bizarre (mais j'ai toujours trouvé Wanda bizarre), Iron Man qui était à moitié homme d'affaire et à moitié super-héros...Ce troisième Captain America est en fait une madeleine de Proust mentale qui me replonge dans mes vieilles lectures d'un temps ou le comics me permettait d'échapper à un quotidien pas toujours rose. Et c'est pourquoi je pense qu'il est - et restera - mon plus grand film Marvel.
 
 
Les Scènes Post-Génériques: Bucky dans un laboratoire, accompagné de Steve, à pris la décision de retourner en congélation. On découvre qu'il s'agit d'un laboratoire wakandais, et que T'Chala promet de tout mettre en ½uvre pour aider celui qu'il considère désormais comme une victime de toute cette histoire.
Peter est assis sur son lit, un coquard bien senti sur le visage. Sa tante le materne et le laisse se reposer. Ce qui lui laisse le loisir de trifouiller le lance-toile fournit par Stark, et de déclencher le légendaire Spider-signal.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: en livreur Fed Ex, pour un certain Tony Trash.
 
 
Bonus:
 
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Cinéma - série (Cinéma)
AH! Cas particulier que nous abordons ici...Écrire cet article fut l'une de mes grandes motivations pour cette review complète - et impromptu! - du MCU tant ce métrage est incroyable. Marvel à de la chance que le ridicule ne tue pas sinon cet homme-fourmi les aurait achevé plus d'une fois...
ANT-MAN
2015
 
 
 
Réalisateur: Peyton Reed (certains regrettent Edgard Wright, pas moi)
Le Héros: Paul Rudd
Le Grand Nom: Michael Douglas
La Demoiselle en Détresse: Abby Ryder Fortson - C'est la petite fille. En fait Evangeline Lilly est 'la meuf' du film.
Autres Apparitions Notables: Corey Stoll, Bobby Cannavale, Michael Peña
 
Le prologue du film -seule partie véritablement réussie - nous emmène au Triskellion en pleine construction, en 1989. Hank Pym y est dépeint tel qu'attendu. Peggy et Howard on toujours cette relation en demi-teinte (Stark fit le même coup à Carter avec le sang de Steve Rogers dans la série). A noter que Tony lui n'a jamais entendu parler du SHIELD dans le premier Iron Man, il a pourtant un building High-tech en plein Washington! Problème d'expansion d'Univers étendu.
Peter Quill s'est fait enlever par un vaisseau extra-terrestre l'année précédente. Howard sera tué deux ans plus tard. Vers rencontrera Fury en 1995...
 
Commençons par mettre les choses au clair: Oui officiellement Ant-Man est le dernier film de la Phase 2. Mais bien évidemment que non dans les faits du monde réel ce n'est pas le cas. Peut-être qu'en terme budgétaire et de production il était plus simple et plus rentable d'inclure le métrage en clôture de deuxième phase mais il suffit de se refaire l'intégrale MCU comme moi en ce moment pour constater qu'Ant-Man est bel et bien un prologue à la phase 3. En compromis, on pourra s'entendre sur le fait qu'il s'agisse d'un 'Film Bonus', un peu comme un épisode de Noël dans les séries estivales.
 
Une fois ce fait éclairci, reprenons. Scott Lang, tout juste sorti de prison pour cambriolage, tente de se racheter une conduite pour pouvoir se rapprocher de sa fille Cassie, qui vit chez son ex-copine et son beau-père. Mais devant les difficultés d'insertion d'un ex-taulard il rechute très vite dans ses mauvais travers. Il cambriole alors une maison qu'on lui à présenté comme 'un bon coup tranquille' mais une fois la chambre forte ouverte, point de billet. Juste un drôle de costume rouge qui semblait l'attendre...
 
Dès la première scène, on comprends que nous nous trouvons devant un mauvais film sympathique. L'acteur jouant la Brute épaisse de la prison étant particulièrement mauvais (Quelle subtilité dans ce jeu d'acteur!) et la situation d'une abyssale bêtise. Puis très vite on découvre Louis, le fameux second rôle censé apporter la caution humoristique...et bien entendu son 'humour' est d'une lourdeur invraisemblable. Et comme dans tout nanar qui se respecte on insiste longuement sur ses vannes bien nulles, c'est que le mec est supposé être drôle. Il est juste insupportable. Vient ensuite la découverte du Grand Méchant de service, qui est tellement caricatural qu'il en devient fascinant. Présentons le un brin, il s'agit en fait d'un personnage miroir à Obadiah Stane d'Iron Man 1. La relation Hank Pym/Darren Cross étant opposé en fait à la relation Obadiah Stane/ Tony Stark. Le mentor et le protégé étant inversé. N'en reste pas moins que tout le monde n'est pas Jeff Bridges...et Corey Stoll cabotine sans retenue là ou Bridges apportait une nuance dans son jeu. Il faut voir comment l'homme joue la 'retenue' et la colère renfrognée...il faut voir les scènes ou il se la pète quand il est en situation dominante...Il faut absolument voir (et revoir!) la scène de présentation du Yellow Jacket, un summum de nanardise sans complexe! C'est vraiment beau! La scène des toilettes aussi avec la mort de Franck, tout droit sorti d'un bis craspec des années 80 (d'ailleurs personne ne se souciera de la disparition du fameux Franck...Merci d'être venu bonhomme!).
 
Présentation du Yellow Jacket (Pourpoint Jaune par chez nous) avec cette petite squence digne des meilleures série B.
 
Mais la preuve ultime que le gros méchant est vraiment un gros méchant, c'est bien sur la scène de la brebis. Mais QUI à pondu çà?! Pourquoi une brebis? Car elle incarne l'innocence pure face à la cruauté du scientifique obsédé par le pouvoir! Et ce dernier avec ça tronche toute chauve emplit de frustration...Manquerait plus que le 'Gnark Gnark Gnark!'...Incroyable cette séquence. Niveau d'écriture au ras des pâquerettes.
Témoin de cette ignominie, Hope Van Dyne à elle aussi droit à sa dose de nanaritude avec sa coupe de cheveu au carré absolument ringarde. Une mode affreuse et heureusement éphémère déjà révolue au moment de la sortie en salle.
Mentionnons également l'utilisation nombreuses de voix off soit par radio, soit par 'je raconte un truc qui s'est passé avant'. Procédé très fréquent dans les réalisations que je qualifierai poliment d'hasardeuse.
Toujours dans la description nanarde de ce bousin, l'incohérence totale en ce qui concerne le rapport masse/poids/taille. Les règles du costume change d'une scène à l'autre, parfois d'un plan à l'autre. Conserve t-il sa masse quand il est tout petit ou pas? Si oui pourquoi est-il emporté par l'eau de la baignoire. Et si non pourquoi pète t-il le carrelage? Pourquoi traverse t-il le sol quand il tombe de quelques dizaines de centimètre mais n'explose t-il pas le lecteur vinyle quand il atterrit dessus après une chute de plusieurs mètres? Dans une scène il peut sauter de parterre au visage d'un vigile mais dans une autre il doit demander aux fourmis de l'aider pour qu'il puisse atteindre un conduit à peine quelques centimètres au-dessus. Incompréhensible. Et la seule explication est purement pratique: Les capacités de la tenue sont variable en fonction de comment rendre la scène la plus cool possible. Et au diable la cohérence...
Dans le même registre, le moment ou le minuscule Scott traverse la maquette qui se fait dézinguer par balle mais que leurs impacts n'ont aucun effet de souffle sur lui, comme si le blast des explosions, à son échelle d'une grande violence, n'avaient aucune incidence. Vraiment étrange à voir.
Et pour finir par le meilleur, ou par le pire selon de quel coté vous voyez la chose, la scène de la mort d'Antoinette. De loin le passage le plus WTF de tout le MCU. Il faut la voir pour ne pas le croire...description: le méchant tire sur une nuée de fourmis qui se dirigent vers l'hélicoptère qui va lui permettre de fuir. Sur l'une d'elle - la fameuse Antoinette - se trouve notre héros. Une balle atteint la fourmi volante, expulsant notre mini-Man dans les airs. Déjà comment est ce possible? Je ne suis pas scientifique mais je ne suis pas certain qu'une balle aurait cet effet là sur une fourmi mais passons...et vu la taille du truc si la fourmi se fait déglinguer en toute logique son 'cavalier' aussi! Mais ça c'est rien en soit...le climax reste quand Ant-Man hurle, déchiré par la mort de son amie la fourmi 'AAANTTOOIIINNEEEEEETTTEEEEeeee !!!' et qu'un plan au ralenti nous montre une aile - tout ce qui reste de la fidèle monture - tombé au sol. J'ai cru halluciné quand j'ai découvert cette scène la première fois, et la revoir maintenant me laisse toujours coi. C'est l'une des séquences les plus ridicule qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. La famille Cuillère de The Room est battue à plate couture!
Ah et j'allais oublier! Un classique du nanar, c'est bien entendu les insectes géants! Et bien devinez quoi? Et oui! Il y a bien une fourmi géante qui fait son apparition durant la baston finale! C'est vraiment trop beau pour être vrai. Toutes les cases du genre cher à Nanarland sont cochées, à ce point là cela ne peut-être que volontaire. Ne manque que le fameux plan nichon mais quelque chose me dit qu'Evangeline Lilly à posé son veto (en vrai on ne peut pas en mettre dans un film grand public PG-13 car je suis sûr qu'il y aurait été!).
 
Ce n'est pas forcément évident à distinguer mais il s'agit bien d'une fourmi géante qui fait office d'animal de compagnie à la famille de Cassie. La réplique la plus drôle du film concerne la bestiole "Il a mauvaise mine ce chien!"
 
Un bon nanar c'est comme le bon vin. C'est en vieillissant qu'il acquiert de la valeur et ses lettres de noblesses. Âgé de seulement quatre ans, Ant-Man n'a pas encore réellement obtenu ce statut. Mais je n'ai absolument aucun doute sur le fait que dans 25/30 ans, quand des nanardeurs redécouvriront ce film ils seront éberlués exactement de la même manière que nous le sommes devant l'Homme-Puma aujourd'hui.
Alors certes, un personnage comme Ant-Man à obligatoirement besoin d'un puissant second degré pour que l'on puisse croire à ses improbables capacités mais cela n'enlève en rien la nullité d'écriture, les tonnes d'idées foireuses, les incohérences insensées et permanentes, les acteurs caricaturaux, l'humour raté et lourdingue...Quelle foirade mes amis, quelle foirade!
 
 
MAIS, et c'est un MAIS majuscule, le grand Michael Douglas est là pour sauver cette aberration du néant. Pleinement conscient qu'il joue dans un truc qui raconte n'importe quoi, il prends un réel plaisir à jouer le vieux bougon râleur. Hank Pym, ancien héros de la guerre froide sous le costume, cherche un remplaçant pour poursuivre son ½uvre...en fait surtout pour que cela ne soit pas sa fille unique qui endosse le rôle. Dans les comics, Pym est un des membres fondateurs des Vengeurs, et un type assez désagréable et distant. Scott Lang n'apparaît que bien plus tard pour porter le costume. L'adaptation ciné à pour le coup trouvé un compromis intéressant, même si je garde une petite tristesse de ne pas voir LE Hank Pym que j'aurai aimé voir.
 
 
Du coté de la méta-histoire, il est à noter le retour d'Hydra qui tente de refaire surface au cinéma, via le personnage de Mitchell Carson, autrefois à la tête du service Défense du SHIELD. D'ailleurs ce perso n'a pas de fin concrète, il est juste oublier à un moment...il s'est apparemment enfui avec un flacon de particule Pym mais il n'y aura pas de suite à cette intrigue. A l'origine du script, probablement de l'époque d'Edgard Wright, Armin Zola devait être dans Ant-Man, sous sa forme androïde.
 
 
Dernier point à faire remarquer, le voyage de Scott Lang dans le monde sub-atomique. D'un point de vue visuel on est là dans les prémices de ce qui se fera dans Docteur Strange quelques temps plus tard. Très conceptuel et graphique, on devine qu'il y a quelque chose à raconter avec ce 'sous-monde' inconnu. Peut-être pour la prochaine fois...
 
 
Ant-Man est assurément un film à part dans le Marvel Cinematic Universe. C'est un nanar. Et par conséquent, si il à de la chance, obtiendra un statut particulier dans quelques décennies. Je veux bien croire qu'une distanciation du récit fut nécessaire pour raconter l'histoire d'un type qui peut rétrécir tout en contrôlant des fourmis par la pensée et qu'une notion de second degré fut indispensable mais tout de même, cela n'excuse pas tout. En reste donc un nanar plaisant, qui éberlue par certains parti-pris grotesques mais n'en demeure pas moins 'sympathique'. Comme on qualifie ce cousin très gentil mais un peu spécial, que l'on aime bien mais qui vit dans son univers et mène une vie bizarre...
 
 
Les Scènes Post-Génériques: Après la séquence d'animation, Hank Pym dévoile à Hope un costume de la guêpe conçu par lui et sa femme avant sa disparition. Il pensait alors que celui-ci était destiné à renouveler la tenue de son épouse. Il comprends désormais qu'en fait il s'agissait d'une combinaison prévue pour leur fille...
A la fin du générique, un extrait de Civil War qui montre Captain America et Sam Wilson avec un prisonnier, qui n'est autre que le Soldat de l'Hiver...
 
 
le Caméo de Stan Lee: succinct, en tant que barman dans un des speech interminable de Louis en toute fin de film.
 
 
Bonus:
 
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Cinéma - série (Cinéma)
On fini la Phase 2 avec ce nouveau film chorale qui malheureusement est très loin d'atteindre la qualité de son aîné...
AVENGERS
L'ÈRE D'ULTRON
 
2015
 
 
Réalisateur: Joss Whedon
Les Héros: Les Vengeurs
Le Grand Nom: James Spader
La Demoiselle en Détresse: L'Humanité
Autres Apparitions Notables: Aaron Taylor-Jonhson, Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Claudia Kim
 
Jeremy Renner est un acteur qui à la poisse. C'est comme çà.. Il est toujours en retard d'un train ou bien dans celui qui va dans la mauvaise direction. Sa filmographie est rempli de film qui 'aurait dû' être des succès mais qui finissent souvent en 'petit film sympatoche mais sans plus'. Avengers 2 fait de son personnage l'axe central autour duquel gravitent les autres protagonistes. Un tel projet 'aurait dû' catapulter sa carrière dans la stratosphère. Personnage quasi-principal d'un blockbuster mondial, imaginez un peu.
Mais non. Car quand on à la poisse, et j'en sais quelque chose, elle ne nous lâche pas si facilement. Et c'est donc avec sa malchance caractérisée que Jeremy se retrouva en tête-d'affiche d'une suite bancale et peu attrayante.
Car oui, Avengers 2 n'est pas un bon film.
 
 
Lorsque je quittai la salle de mon cinéma habituel le jour de la sortie de ce nouvel Avengers, un sentiment d'incompréhension m'habitait. Comment pouvait-on foirer à ce point-là un projet préparé s longtemps en amont. Après l’excellentissime 'Soldat de L'Hiver' et le fantasque 'Gardiens de la Galaxie', comment un tel ratage avait bien pu voir le jour...
Ce second visionnage (je ne l'avais pas revu depuis la projection) m'a un peu fait relativiser les choses. J'ai un peu moins la dent dure contre cette plantade...Il faut dire que je pars de loin, surnommant au fil des ans cet infamie 'Avengers l'Ere d'Etron'.
Mais qu'est ce donc que je le lui reproche de si mauvais à ce film?
C'est bien simple: à peu près tout.
Lorsque l'aventure débute on découvre une bataille des Vengeurs contre le dernier bastion d'Hydra en Sokovie, petit pays fictif d'Europe de L'Est. Cool c'est ce qui était attendu, la chute finale de l'organisation Nazi. Les minutes passent et on se rends compte de l'arnaque. La chute d'Hydra ne sera QUE le prologue du métrage! Quoi?!! L'intrigue pourtant importante dans les comics ne sert ici que de prétexte à lancer l'histoire du grand méchant du titre...première grosse déception. Ce n'est pas comme si la bataille n'avait pas été teasé à la fin de Captain America 2, hein?! Avec une scène post-générique qui nous présenté le Baron Von Strucker en grand adversaire un peu fêlé mais redoutable. En fait ce qu'aurait dû raconter cette suite se passe entièrement hors-champs, entre 'The Winter Soldier' et Avengers 2, là où se déroule toute la quête de Cap' pour retrouver les derniers vestiges d'Hydra à travers le monde (période durant laquelle il aurait croisé quelques autres optimisés apparemment) Le point le plus représentatif de ce traitement minable reste bien sur 'l'affrontement' entre le Baron et le Captain...qui doit ne durer que 10 secondes à peine et qui est expédié sans ménagement dans les douves du burlesque. Sur le coup je n'y ai pas cru honnêtement. Ce n'était pas possible de réduire un duel si attendu à cette farce incongrue. Et si pourtant...
Le prologue se termine sur le véritable ennemi central qui mettra à mal nos héros. Tony Stark saisi dans les sous-sol du château fortifié le Sceptre de Loki...
 
 
Car Thor est en fait depuis la chute du SHIELD à la recherche du sceptre, dont on avait perdu la trace. C'est de cette drôle de babiole que les deux scientifiques Banner et Stark vont faire émerger une puissante conscience qui bien vite va devenir Ultron. Et retourner l'Iron Legion contre ses maîtres. L'Iron Legion, ce sont des robots à l'effigie d'Iron Man censés les aider à maintenir le calme et la paix chez la population durant qu'ils défouraillent les gros méchants baveux au front. Une armée de robot...vous voulez dire comme celle que Stark avait fait s'auto-détruire à la fin de son troisième volet?! C'est tellement logique et finement écrit dites donc...
Bref, v'là t-y pô qu'Ultron à décidé de réduire l'humanité en cendres parce qu'il faut bien donné une raison à un vilain pas beau pour pouvoir lui taper dessus. Il sera épaulé par les deux jumeaux découvert dans une scène post-générique, les Maximoff, orphelin depuis qu'un obus à pulvérisé leur appartement durant un dîner (Pauvre Erik, mais j'y reviendrai...).
Et là aussi quelle lourdeur dans l'écriture, surtout en ce qui concerne Pietro...plus lourdingue, tu meurs. Et ce look mazette, matez moi çà!
 
 
De fil en aiguille nos amis retrouvent la trace du robot démoniaque chez le marchand d'armes Ulysse Claw, dans un cimetière de bateau des environs de L'Afrique du Sud. Avec ce personnage on étoffe un peu plus encore la mythologie du Wakanda, le receleur ayant pour réputation d'avoir en sa possession du vibranium, métal extrêmement rare et réputé le plus solide au monde (Le bouclier de Cap est fait de cette matière). Possession qu'il aurait chèrement payé...mais là aussi on reviendra sur cette histoire quand on parlera du film concerné. Durant l'affrontement entre les Avengers et Ultron, chacun des membres ou presque du groupe héroïque se fait 'déglinguer dans la tête' par Wanda Maximoff, ce qui les mets à terre. Sauf le bon gros Hulk qui lui, très en colère, à décidé de mettre en pièce la commune voisine...Seul Stark est en capacité de réduire cette menace à néant et fait donc entrer en scène Veronica, une espèce de sous-programme Iron Man spécial anti-Hulk. Avec l'apparition de l'HulkBuster, une giga-armure bien balèze. Le combat qui s'en suit sera méga-dévastateur et obligera la petite équipe à se mettre au vert un moment...
 
 
Et c'est là qu'on en revient à notre bon Jeremy Renner. On découvre alors la vie de Clint Barton, sa maison, sa famille, son quotidien quand il ne joue pas au héros. On développe son personnage en opposition au reste de ses camarades. D'extraordinaire, il devient un papa attentionné et banal, avec un quotidien familial des plus ordinaire. Toutes ces choses auxquels le reste de la bande à dû renoncer. C'est là l'une des rares bonnes idées du scénario, d'avoir fait de 'Hawkeye' - comme le surnomme sa femme - le point de vue principal du film. Celui d'un type sans pouvoir - en dehors de son extraordinaire acuité au tir - au milieu de demi-dieux. La discussion qu'il aura avec Wanda lors du dernier acte restera comme le meilleur dialogue du métrage, et de loin.
 
 
Dommage que le tout fasse tellement cheap...le dernier tiers de la bobine tient véritablement du mauvais gout absolu. Entre la ville qui s'envole, le retour de l'héliporteur téléphoné, le sacrifice idiot du coureur de fond...Pfiooouuu qu'est ce que c'est ringard tout çà! Le sommet du too-much est cependant atteint lors du slow-motion dans l'église...non mais vraiment, observez cette séquence à la loupe...c'est d'un ridicule. On est loin, très très loin, des plans iconiques du premier rassemblement à Manhattan!
 
 
Bon bref je ne vais pas raconter tout le film...Le plus important à retenir là dedans en terme d'histoire c'est que les dissensions au sein du groupe se font ressentir très fortement, allant même jusqu'à un règlement de compte musclé dans le labo entre Stark et le Captain. On passe clairement un cap dans le schisme entre les deux hommes. L'objet de ce courroux se trouve être l'androïde créé par Ultron, que l'intervention de Thor amènera à l'éveil. Il s'agit de La Vision, fusion des intelligences artificielles de Jarvis et Ultron (tout deux eux mêmes créations de Stark). Le Dieu Asgardien en profite pour présenter à ses amis l'une des pierres d'Infinité, celle de l'Esprit, qui était en fait à l'intérieur du joyau du sceptre de Loki. Et qui orne désormais le front de l’androïde, lui donnant vie. Le grand blond au marteau commence à rassembler certaines pièces du grand puzzle qui se joue au-delà de toute cette histoire...
 
 
Parlons maintenant du vrai sujet qui fâche, la réalisation. Et tout le toutim. L'impression que la production à été bâclée se fait sentir dans chaque aspect technique. Au niveau de l'écriture, des thèmes abordés, dans l'antagoniste sans aucune profondeur...Surtout dans le montage en fait. Voir Avengers 2 doit être un cauchemar pour tout les monteurs professionnels du cinéma. Le récit va trop vite, est trop précipité, passe d'une idée à une autre tout le temps...le pire passage à ce niveau-là est l'arrivée au laboratoire du Docteur Cho en Corée du Sud. Incompréhensible...
Captain America est déposé à 500m du labo (pourquoi?) s'y rends, retrouve la doctoresse en mauvais état qui l'informe que le vil être robotique vient de se barrer avec le caisson régénérateur. Il ressort donc du bâtiment et en moins de deux plans se retrouve sous la passerelle autoroutière ou Ultron se carapate à bord d'un camion...Il faut le voir pour le croire.
Heureusement cette mauvaise séquence est rattrapée par celle qui suit, même si encore une fois on a droit à un festival de destruction au sein d'une nouvelle ville...
 
 
Car partout où ils passent les Avengers laissent des traces...Entre la ville côtière africaine, celle de Corée et la Sokovie quasiment réduite à l'état de gravats ils ne font pas dans le détail...sans parler des événements du premier Avenger à New-York. Ce sont les entreprises du bâtiment qui doivent être ravies...
En fait de ce constat découlera les conséquences en Phase 3, avec en premier les accords de Sokovie et dans le Spiderman ou on apprendra que ce sont les entreprises de Stark qui se charge de tout reconstruire...ce qui agacera grandement Adrian Tools. Business is Business.
D'ailleurs au passage on retrouve 'en caméo' l'une des baleines volantes Chitauri dans la cave du baron. On en reverra une justement dans l'introduction de l'aventure de Spidey.
Dans le registre des annotations à relever, il y a la fameuse vision funeste de Tony quand il se fait embrumer par la Sorcière Rouge. Vu depuis nos connaissances d'Infinity War et en attendant Endgame, c'est intéressant de constater que tous ceux que voit Stark morts sont exactement ceux qui sont en vie après le 'SNAP'...
 
La Scène post-Générique: Thanos récupère un gant de l'Infini. On suppose aujourd'hui qu'il s'agit du moment ou il se trouve à Nidavellir, après qu'il ait fait forger par Eitri le réceptacle aux gemmes.
 
Notez qu'il s'agit d'un gant gauche...
 
Le Point sur Les Pierres: Les connues n'ont pas bougées. L'Ether est toujours chez le Collectionneur sur Knowhere. Le Tesseract toujours dans le coffre aux trésors d'Asgard. L'orbe toujours chez les Nova de Xandar. La nouveauté vient qu'en fait nous avions la pierre de l'Esprit sous le nez depuis un moment, dissimulée dans le sceptre qui servait à ...contrôler les esprits. Comment Thanos est entré en sa possession reste un mystère mais il la confia donc à Loki pour l'aider à obtenir le Tesseract. Ce qui fait donc que le Dieu de la malice eu durant un laps de temps deux pierres d'infinité dans les mains. Ce qui n'est pas un mince exploit. Et Natacha Romanoff approcha aussi de très près les deux puissants artefacts sur le toit de la Stark Tower (quand elle détruit la machine contenant le cube cosmique avec le sceptre), bel exploit même si elle n'était au courant de rien. Puis le sceptre passa dans les mains du SHIELD/HYDRA pour finir chez le baron. Enfin elle trône désormais sur le front de la Vision, à la vue de tous. Thor est-il au courant que la pierre était dissimulée dans le bâton magique depuis le début? Ou bien est-ce Odin (Alias Loki) qui le lui apprends et lui ordonne de le retrouver à tout prix? (vil félon!) Quand il donne vie à La Vision, il est en tout cas parfaitement au courant de ce qu'est la pierre jaune brillante qui siège sur le visage de l'androïde.
 
Le Caméo de Stan Lee: fait parti des vétérans présent lors de la petite fête donné à la tour des Vengeurs. Il goute un alcool asgardien qui le mets rapidement dans tous ses états. Excelsior!
 
 
Bonus:
 
Les doublons.
Avec L'Ere D'Ultron apparaissent des personnages qui existent également dans l'autre franchise Marvel au cinéma, à savoir les X-Men de la Fox, avant rachat il y a quelques jours.
- Quand je tape ses lignes, l'avenir de la franchise est en suspend, Dark Phoenix est toujours prévu pour sortir en Juin, New Mutant est pour le moment tout simplement interdit de sortie alors que le film est quasiment en état d'être en salle -
 
 
Mais à l'époque il y a encore embrouille. Je passe les détails mais cela à aboutit à avoir deux incarnations de Pietro au cinéma dans un laps de temps très court. Dans Avengers 2 donc mais aussi dans le superbe Day of Futur Past. Hors il faut savoir que les jumeaux Maximoff sont en fait les enfants d'Erik Lensherr, alias..Magneto!
D'où le sarcasme sur la façon dont Marvel élude le problème quand le script fait tuer les parents de Pietro et Wanda sans plus de précisions. Le film tue Magnéto en deux-deux sans plus de remords. Bon dans cet univers-là il n'était probablement pas mutant mais bon quand même quoi, c'était Magnéto!
A noter que Wanda n'est que mentionné dans une scène coupée du métrage mutant, quand la mère dit à Lorna (la gamine en princesse) d'aller plutôt embêter sa grande s½ur...
 
Les Strucker, au centre de la série Gifted (on est trois dans le monde à avoir vu cette série)
Plus bas: Dans Agent of SHIELD est présent Werner Von Strucker, donc le grand-oncle du papa de la photo au-dessus....normalement. Dans les deux franchises le baron n'a pas vécu à la même époque...

 
Mais ce n'est pas tout. La série plus que moyenne Gifted mets en avant la famille Strucker, descendant vous vous en doutez du baron Von Strucker. Dans l'univers X-men, le baron à donc bien vécu durant la seconde guerre mondiale. Il n'est cependant pas présent (et à peine évoqué) dans la série filiale. Sauf que dans Agent of SHIELD il y a le fils du baron, Werner! Qui dans le comics est le demi-frère d'Andreas et Andrea, les jumeaux grand-parents présent dans Gifted...
Je sais ce n'est pas très clair, mais en gros la même famille est divisé en deux dans les deux franchises...
Vite un schéma à l'arrache pour expliquer ce truc dont je suis le seul au monde à m'inquiéter!

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Cinéma - série (Cinéma)
On continue notre tour complet du MCU avec cette fois un voyage dans les étoiles coloré et funky.
LES GARDIENS DE LA GALAXIE
 
2014
 
 
Le Réalisateur: James Gunn
Le(s) Héros: Chris Pratt et ses comparses Zoe Saldana, Dave Baustita, Bradley Cooper (voix) et Sean Gunn 'frère de' (motion capture) pour Rocket Raccoon et Vin Diesel pour Groot
Le Grand Nom: Glenn Close, ainsi que Benicio Del Toro
La Demoiselle en Détresse: La GALAXIE !
Autres Apparitions Notables: Mickael Rooker, Karen Gillian, Djimon Hounsou
 
Peter Quill, AKA Starlord, à la faveur d'une baisse des océans sur une planète dont la civilisation à depuis longtemps disparue mets la main sur une orbe très convoitée qui se trouvait là dans un temple. De nombreuses personnes se mettent alors à sa recherche pour mettre la main sur le précieux artefact, parmi lesquelles se trouve des ennemis redoutés, son ancien clan des Ravageurs dans lequel il fut élevé, sans oublier carrément les êtres les plus puissants de la Galaxie!
Mais peut-être aussi rencontrera t-il de nouveaux alliées inattendus?
Le deuxième Thor avait déjà posé les bases d'un univers cosmique mais ne l'avait que finalement effleuré vite fait en passant. Cette fois-ci nous sommes en pleine science-fiction spatial avec tout ce que cela veut dire. Planètes exotiques, aliens de toutes les couleurs et toutes les formes, vaisseaux spatiaux gigantesques...on a droit à la totale.
James Gunn apporte à tout cela une fraîcheur et un style décontracté qui créé une ambiance générale de pur divertissement, encore plus accentuée par la musique qui est pour lui un élément très important. Dire que la BO des 'Gardiens' à marqué les esprits est un doux euphémisme.
 
 
Entraînante et composée de morceaux pour la plupart culte, l'Awesome Mix Vol.1 est une pièce maîtresse du métrage. C'est elle qui pose le tempo et guide le spectateur dans les émotions des personnages et des situations. Le réalisateur l'a déclaré lui-même (et je pense que c'est là son rêve de réalisation ultime) mais à la limite les dialogues sont superflu car c'est la bande-son qui s'impose sur tout le reste pour lui. C'est un point de vue intéressant en terme de création cinématographique.
Mais tout le film ne se résume pas à sa musique, fort heureusement. La bande qui se constitue au cours de cette aventure étant pour le moins bigarrée, elle à su marquer les esprits et très vite à su se placer sur le devant de la scène du Marvel Cinematic Universe. Ce qui était loin d'être gagné d'avance car de base le comics n'est pas vraiment très populaire...mais l'est devenu depuis la sortie du film.
Entre Starlord le vaurien à la moralité fluctuante mais avec un bon fond, Gamora la tueuse la plus connue de l'univers connu, Drax le destructeur qui ne rêve que de vengeance et le duo improbable de Rocket Raccoon et Groot, on peut dire que cette association fait des étincelles! Chacun trouve sa place dans le vaisseau, sorte de 'radeau de la Méduse' interstellaire sur lequel ils espèrent avoir un nouveau départ. Une nouvelle quête.
 
Gamora, fille adoptive d'un des êtres les plus puissant du cosmos se retrouve avec une bande de bras-cassés...
Plus haut, en médaillon: Bereet, mignonne krylorienne que Peter à 'délaissé' dans son vaisseau en début de film. Elle porte alors le vieux T-shirt du Ravageur lors de son 'enlèvement', enfant.

 
D'un point de vue formel, la technique est bonne et les cadrages donnent souvent des images bien pensées. Il y a aussi un travail remarquable sur la couleur, qui pose à la fois un coté très cool mais aussi très mystérieux à l'espace. Les effets visuels franchissent un nouveau cap avec l'intégration invisible d'un raton-laveur parlant complètement gaga de grosse pétoire et bricoleur de génie...le simple fait qu'on ne se dise pas toutes les dix secondes 'mais c'est dingue!' prouve que l'exercice est réussi. On est largement au-dessus des productions précédentes en terme de savoir-faire cinématographique, c'est évident.
Cela reste fou de se dire que le précédent film était Le Soldat de L'Hiver tant on est au deux extrême point de vue atmosphère!
 
Nebula, autre enfant de Thanos qui entretient une relation pour le moins conflictuelle avec sa frangine...
 
Évoquons maintenant les différents liens ou autres fait à sortir du lot. Tout d'abord Thanos qui nous est enfin dévoilé et qui prends la parole. Ayant chargé Ronan L'Accusateur de récupérer l'Orbe - en fait la gemme du pouvoir - avec l'aide de deux de ses 'enfants' (Gamora et Nebula) on comprends que le gars en impose et qu'il n'est pas là pour plaisanter. Son vassal fait lui aussi son retour - celui que l'on surnomme 'l'homme étrange' - mais sa confrontation avec Ronan sera de courte durée. On saisi alors que le Kree extrémiste ne fait lui aussi pas dans la dentelle et que rien que le fait de s'opposer à Thanos sans broncher fait de lui une menace sérieuse pour nos héros.
 
 
Un Kree rebelle donc qui n'admet pas l'idée que son peuple ait signé un traité de paix avec les Nova Corps. L'Empereur Kree et la Nova Prime ayant mis fin à des générations de conflit, Ronan prends les armes pour venger 'son père et son père avant lui'. L'Empereur Kree vaguement introduit ici fera son retour plus tard dans le MCU. Quand aux Novas et leur planète-mère Xandar, on apprendra leur sort aussi d'ici quelques autres films...
 
 
L'un des passages les plus intéressant du film est sans doute celui chez le Collectionneur. De son vrai nom Taneleer Tivan, celui-ci à amasser au fil de son existence bien des trésors et en convoite tout autant. Son but ultime est de posséder un exemplaire de toute chose existante en ce vaste univers. Sa demeure est un véritable nid à référence en tout genre dans lequel on retrouve par exemple un Elfe Noir ou un Chitauri (car oui il collectionne aussi les êtres vivant...j'ai jamais dit qu'il était sain d'esprit). On peut aussi le qualifier d'érudit et c'est lui le premier qui explicitera pleinement ce que sont les Pierres d'Infinités. Et donc nous apprendra que l'orbe renferme en son sein la pierre de Pouvoir, capable d'anéantir une planète en un rien de temps. Il évoquera ainsi les Célestes, anciens peuple quasi divin qui façonna l'Univers il y a des millénaires et qui est aujourd'hui remisé dans le rayon des mythes et légende du cosmos. D'ailleurs, 'Knowhere', la ville où réside le Collectionneur se trouve précisément dans le crâne perdu d'un de ces êtres supérieurs, exploité littéralement jusqu'à la moelle par un consortium minier plus ou moins illégalement.
Un aspect du film qui me sauta au visage lorsque je le vis au cinéma fut 'l'Hommage' à Georges Lucas présent en arrière-plan tout du long. Et quand je dis hommage, c'est de l'ironie car en fait il s'agit plus d'un immense pied-de-nez envers Tonton Georges. Comme une gentille boutade sur le fait qu'il ait vendu ses si lucratives licences à la firme aux oreilles deux ans auparavant.
Comment ne pas voir dans ce prologue un ersatz d'Indiana Jones option Espace?
Comment ne pas voir au c½ur du métrage des allusions à Star Wars un peu partout?
Et ce plan final? La toute dernière image à la toute fin, après le générique...qui voit Howard le canard siroter un verre...Comment ne pas y voir là une ultime provocation sur le cinéma du réalisateur barbu?!
C'est comme si tout le script avait été pensé pour asticoter le Tonton de A à Z. C'est vraiment la sensation que j'ai eu en sortant de la salle...
 
 
Malgré cette sous-lecture peut-être personnelle, les Gardiens de la Galaxie est un film véritablement cool et divertissant à voir - et à écouter! Se démarquant du reste du MCU par une personnalité plus enjoué et un visuel quasiment Pop-art il a su se mettre en un seul film au niveau de ses ainés dans la franchise Marvel. Pour la seule véritable nouveauté de la Phase 2, c'est une vraie réussite!
 
Yondu est responsable du kidnaping de Peter en 88 mais on apprends à la fin qu'il ne l'a pas livré à son père comme prévu mais préféré le garder sur son vaisseau. Quel mystère se cache derrière cette décision?...
 
La Scène Post-Générique: Le Collectionneur, au milieu des ruines de son musée personnel, boit un cocktail, dépité. Cosmo, un chien du programme spatial russe de sa collection vient lui lécher le visage en signe de compassion. On entends hors-champ un type à la voix éraillée lui dire qu'il ne comprends pas comment il peut se laisser faire çà par un animal...dernier plan sur lui donc, et on découvre Howard le canard.
 
 
Le Point sur les Pierres: Le Collectionneur est toujours en possession, quelque part au milieu de ce fatras de l'Ether, on sait désormais qu'il vit à Knowhere. Le Tesseract est toujours dans le coffre d'Odin sur Asgard, il n'a pas bougé mais est désormais sous la coupe de Loki, qui se fait passer pour le Père de toutes choses. Et donc désormais l'orbe, qui renferme la pierre de pouvoir se trouve dans un coffre de Xandar, sous la garde des Nova Corps.
 
Le Caméo de Stan Lee: En train de draguer une midinette Xandarienne quand Rocket scanne la population pour dégoter un peu au hasard une prime à se mettre sous la dent.
 
 
Bonus:
 
Les frères Gunn. Le premier réalise et le second tient plusieurs rôles...Ici il n'est pas en combinaison de lutin sous hallucinogène mais en costume de capture de mouvement pour Rocket. En post-prod' le raton-laveur sera rajouté numériquement et Bradley Cooper redoublera le dialogue pour arriver à ce qu'on voit dans le film.
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Cinéma - série (Cinéma)
On retrouve Steve Rogers mais cette fois-ci à notre époque dans un thriller d'espionnage sauce Marvel qui dépote.
 
CAPTAIN AMERICA
LE SOLDAT DE L'HIVER
 
2014
 
 
Réalisateurs: Anthony et Joe Russo
Le Héros: Chris Evans
Le Grand Nom: Robert Redford !
La Demoiselle en détresse: Heu...bah il n'y en a pas
Autres Apparitions Notables: Scarlett Johansson, Samuel L Jackson, Anthony Mackie, Sebastian Stan
 
Captain America, désormais au service du SHIELD, mène une vie d'agent de terrain efficace et ses actions font véritablement penchées la balance face aux nouvelles menaces du Monde. Mais très vite il émets des réserves sur ce qu'est l'agence et surtout ses méthodes. Il entre en opposition avec Fury, son directeur, au point de se demander si 'être un soldat' est toujours sa vocation. Le colonel de son coté joue des coudes avec Alexander Pierce, le secrétaire d'état d'on dépend le SHIELD, au sujet du futur projet Insight, soit la mise en action de trois nouveaux héliporteurs à la pointe de ce que peut produire la technologie humaine. Nick Fury est méfiant vis-à-vis de ce gargantuesque chantier, il se pourrait qu'il y ait anguille sous roche...
 
 
Inutile d'y aller par quatre chemin tant cela est une évidence quand on regarde 'Le Soldat de L'Hiver', la saga Jason Bourne à été une source d'inspiration énorme pour ce film. Mettez simplement un super-soldat à la place du super-agent et voilà. Effet garanti. Car cet influence amène un dynamisme et un parti-pris 'réaliste' des plus percutant (réaliste dans un monde Marvel j'entends). J'en veux pour preuve cette scène d'introduction coup de poings sur le Lemurian Star, qui envoie du pâté question baston. Et le reste de la bobine numérique est à l'avenant.
Les frères Russo trouvent avec cette franchise l'occasion de briller. Mettant en boite des scènes d'actions fortes et des séquences émotions qui fonctionne, leur style correspond à merveille à la Maison des Idées. Et cela sera la première marche pour eux qui leur permettra d'accéder au film ultime que sera 'Avengers 4' - encore une seule entité à cette époque là. Après ne soyons pas naïf, les frères-réalisateurs représente le compromis idéal pour les encore jeunes studios Marvel: efficace mais surtout malléables. Des YesMen de qualité qui ne font pas d'histoire, entièrement dévoués au studio qui les emploient. Mais revenons en arrière avec ce fameux Soldat de L'Hiver. Nous découvrons la vie quotidienne de Cap' à notre époque, s'adaptant comme il peut dans ce nouveau monde. Il a Natacha pour collègue avec laquelle il entretient une relation mi-figue mi-raisin. Nick Fury pour patron avec lequel il ne partage pas les méthodes. Et une voisine plutôt charmante qu'il ne calcule pas trop...
Il fait également la rencontre en ce début de film avec un jogger du nom de Sam Wilson et finira même par faire la connaissance avec la face politique du SHIELD, à savoir Alexander Pierce.
Robert Redford prête ses traits à ce secrétaire d'état du Conseil de Sécurité Mondiale et on peut dire que la prise fut belle. L'acteur mythique amenant dans ses bagages tout un pan du cinéma d'espionnage (Les Trois Jours du Condor, Spygame...) et par la même instaure une certaine ambiance significative à l'ensemble du film. Son aura apporte beaucoup et il faut souligner la certaine audace à la fois des Studios et de la star pour cette participation. Robert Redford dans un Marvel, cela reste surprenant. Surtout au vu de son rôle et de son développement...
Pour une fois centré sur l'agence 'secrète', on en apprends beaucoup sur ce qu'elle est et son fonctionnement. D'ailleurs on peut se rendre compte d'un gros problème de cohérence scénaristique sur l'univers partagé quand on se souvient qu'en Phase 1 personne ne savait ce qu'était le "Stratégie Habileté Intervention Exécution et Logistique Défensive" alors que visiblement ils ont plus que pignon sur rue à Washington DC...mais passons c'est un souci de développement 'univers, rien de fâcheux. Là ou cela devient par contre intéressant, c'est sur le passé de Fury. On découvre donc qu'il fut dans le temps directeur adjoint de la cellule chargé entre autre de Bogota, donc posté en Amérique du Sud ou au cours d'une opération de prise d'otage il impressionna Pierce par sa capacité à faire ce qu'il fallait malgré des ordres contraires. C'est alors que le colonel eu une promotion qui finira par le mettre à la tête de l'agence.
 
Nicholas J. Fury prête serment devant son supérieur Alexander Pierce. On ne sait pas trop de quand date cette photo mais pour être cohérent elle doit être d'avant 1995...
 
On perce aussi à jour un peu plus la Veuve Noire et ses mystères. On la découvre finalement peu sûre d'elle même en dehors de son statut d'espionne parfaite. Et aussi très fidèle à ceux qui décide de lui faire pleinement confiance comme ce fut le cas pour Clint Barton et Nick Fury. Elle semble avoir gagnée en assurance et enfin acceptée son obscur passé au KGB lors de son audition devant le sénat en fin de métrage. Elle déclare notamment que 'jamais vous ne nous enverrez en prison' sous-entendu 'nous, les super-héros'. Sans le savoir elle lance là le sujet principal de la suite, que l'on verra dans Civil War. Cette audition n'est pas sans faire écho à celle de Tony Stark dans Iron Man 2.
D'ailleurs "Captain America - Le Soldat de L'Hiver" reprends ou concentre pas mal de choses venues d'ailleurs dans le MCU. C'est dans ce sens là que l'on peut le qualifier de central, assemblant dans un tout à peu près cohérent divers éléments de l'univers partagé. Il est un peu l'équivalent d'Iron Man 2 pour la phase 2.
En vrac quelques exemples:
-La voiture blindée de Fury, équipée d'une Intelligence Artificielle à la 'Jarvis'. On apprendra dans le Spiderman que Stark possède plusieurs IA stockés quelque part. Sans doute celle qui alimente le SHIELD provient de ses recherches. La bagnole est censé être munie d'un répulseur pour la faire voler (mais détérioré dans la poursuite), équipement que présenté Stark Père dans le premier Captain America. Dans Agent of SHIELD, Lola, la voiture de Coulson est capable de voler.
-Dans la même scène, Fury utilise un laser pour s'extirper de la carlingue. Plus tard Hill en use aussi pour libérer les fugitifs. Il s'agit d'un outil créé par Fitz, toujours de la série Agent of SHIELD.
-le Masque numérique -hommage à Mission Impossible bien sur! - sera aussi présent dans la série, allant même jusqu'à faire 'partie intégrante' d'une story de personnage.
-Le sénateur Stern était déjà présent dans Iron Man 2, et était un fervent partisan de divulgations des secrets de Stark.
-Jasper Sitwell - toujours incarné par Maximiliano Hernandez - revient lui aussi. Son personnage est présent dans le MCU depuis 'Le Consultant'. On pensait qu'il serait le 'nouveau Coulson...mais en fait non..voir plus bas.
-Il est clairement cité les noms de Bruce Banner (HULK) mais aussi celui de Stephen Strange. Ce qui indique que le bon chirurgien était déjà 'sorcier' à l'époque du 'Winter Soldier'. Bien sur son film n'était même pas écrit, juste en pré-production à peine entamé...La temporalité de Docteur Strange pose un gros problème...On peut interpréter son évocation ici comme un potentiel 'futur' héros, l’algorithme de Zola extrapolant des données pour déterminer ceux qui 'pourraient' devenir des 'surhommes' mais dans ce cas-là pourquoi Sitwell parlerait d'un chirurgien certes doué mais lambda? J'aurai l'occasion de revenir plus en profondeur sur la timeline du sorcier mystique quand j'écrirai l'article qui lui sera consacré.
- Steve Rogers découvre l'ascenseur secret dans le bunker derrière une bibliothèque...tout comme le laboratoire caché de New York où il reçu le sérum...
-On apprends que c'est Peggy Carter elle-même qui fit le rapport sur la mort d'Howard Stark...
- le sceptre de Loki refait son apparition. On ignorait le destin du bâton magique depuis la fin d'Avengers...
-Un personnage secondaire important du premier film revient sur le devant de la scène ici, mais chaque chose en son temps.
 
Le cap' et la Veuve font face à un redoutable ennemi
 
Mais le lien le plus fort - et le plus surprenant! - reste celui qui relie le SHIELD à HYDRA. L'agence, dès sa création, fut en fait noyautée par son double maléfique. Cet aspect 'miroir' est d'ailleurs présent tout le long du scénario.
Alexander Pierce est l'équivalent de Nick Fury. Armin Zola celui d'Howard Stark. Sitwell est une version sombre de Coulson...Le hangar que présente si fièrement Fury au Captain en début de récit fait furieusement pensé aux énormes ateliers du Crane Rouge (et Cap' le voit bien). Les deux entités ont grandi ensemble, s½urs jumelles dont l'une ignorée l'existence de l'autre tel un parasite en symbiose.
Et bien sur là ou le SHIELD à eu Captain America, HYDRA à eu le Soldat de l'Hiver!
Enfin on aborde le c½ur du film avec ce retour de Bucky en Winter Soldier. Suite aux expérience que Zola lui à fait subir en tant que cobaye dans le 1 avant sa libération, et sa chute dans le ravin, Bucky fut amené à devenir un soldat d'élite d'HYDRA à son insu. Complètement reconditionné, devenu une pure machine à tuer et lui aussi conservé dans de la glace (un caisson cryogénique dans son cas, duquel il ressortait de temps à autre), il devint une sorte de légende dans le milieu des assassins. Peu croient en son existence car peu ont eu l'occasion de sortir vivant d'une de leur rencontre. Natacha Romanoff est de ceux-là.
Méthodique, concentré, efficace, le soldat au bras d'acier est sans conteste méga-stylé. Il se dégage de lui un charisme primitif, presque bestial. Son implacable armure ne trouvant de faille que face à son ami de toujours Steve Rogers, qui réveille en lui une confusion de sentiments. Ce qui ne plaît pas à ses supérieurs qui lui font alors subir les pires tortures pour le ramener à son état d'arme vivante. Les scènes où il intervient sont toujours marquantes, tant il imprime à l'écran comme on dit. Un vrai bon personnage, ayant beaucoup évolué par rapport à ses apparitions en temps que soldat de l'US Army et appelé à encore pas mal changer dans la suite du MCU.
 
 
Le SHIELD est dans les faits la fusion des deux services en recherches et stratégie créés durant la seconde guerre mondiale. Le SSR (Section Scientifique de Réserve) d'un coté et l'HYDRA de l'autre (sous-section scientifique secrète et séditieuse du troisième Reich). Les fondateurs historiques furent Howard Stark, Peggy Carter et le colonel Chester Phillips (Tommy Lee Jones). Mais il firent l'erreur de recruter Armin Zola en tant que scientifique surdoué. Ce dernier utilisa alors son statut pour recréer au sein même de l'antre de ses ennemis une faction fasciste et silencieuse. Il alla même jusqu’à inventer une copie de son esprit en version informatique...l'opération était t-elle à l’½uvre du SHIELD ou de lui-même, l'histoire ne le dit pas. Mais dans tout les cas c'est cette conscience qui créa l’algorithme qui est au centre de leur action vengeresse.
C'est là le Twist le plus inattendu de tout le Marvel Cinematic Universe, et j'avoue qu'il m'a pas mal déboussolé à l'époque. La conséquence de cette révélation fut une disparition (avant une renaissance) du SHIELD. Pour en savoir plus, les séries ABC (Agent Carter et Agent of SHIELD) développent un peu ses différents aspects (mais alors vraiment un peu car les productions n'étant pas vraiment plus liées que cela c'est du survol de loin...).
 
 
Et c'est donc sur cette incroyable vérité que le Captain se lance dans une vendetta contre sa propre agence, amenant à la destruction massive à laquelle on assiste en fin de film. C'est certes spectaculaire de voir toutes ces explosions et ces fameux trois héliporteurs être réduit à néant, mais je ne peux m’empêcher de penser à tout ce pognon foutu en l'air, tout ces agents tués sans la moindre compassion ('Oui mais c'était des méchants' comme dirait Arnold dans True Lies)...bref je trouve la fin un peu too much...Cependant l'affrontement entre Cap' et le Soldat lui est bien amené et plaisant. Le Faucon lui fait les présentations dans les grandes largeur avec ses ailes rétractables tandis que la Veuve et Fury joue à leurs jeux d'espions. Maria Hill et l'Agent 13 complètent la team America pour se débarrasser complètement d'HYDRA.
Petite pointe de dépit sur la récupération par hélicoptère de Sam Wilson par Nick Fury...totalement inconcevable comme séquence...il aurait dû finir coupé en tranches.
 
 
Captain America The Winter Soldier est pour moi l'exemple parfait du 'bon film Marvel', pas un chef d’½uvre du cinéma non mais un bon divertissement tiré de vieux comics. Il fut à sa sortie mon 'Marvel' préféré, et de loin. Son style et son approche correspondant à ce que je voulais voir dans ces adaptations. Il garda ce titre jusqu'à sa suite, sur laquelle j'ai hâte de revenir...
 
 
Les Scènes post-génériques: la première introduit Von Strucker, à la base le Big Boss d'Hydra mais qui ici est le dernier grand représentant de l'ordre. Son subalterne sent le filet des vengeurs se resserrait sur eux mais le chef reste confiant. On apprends qu'il est en possession du sceptre magique de Loki et que ses scientifiques on menés à terme des expériences sur des humains à partir de celui-ci. Tous sont mort à l'exception des jumeaux Maximoff...
La séquence finale voit le soldat de L'Hiver au musée, dans l'aile consacrée à Captain America. Mais ce n'est pas pour lui qu'il est ici. Il scrute un panneau présentant l'ami et l'allié le plus proche de Steve Rogers, James Buchanan Barnes. Qui n'est autre que lui-même...
 
 
Le Caméo de Stan Lee: Gardien du dit musée, qui devant la disparition du costume de Captain America se voit déjà foutu à la porte...
 
 
 
Bonus:
 
La décision de 'tuer' le SHIELD dans Captain America aurait dû mettre un stop final à la série 'Agent of SHIELD' d'ABC. Ce ne fut pourtant pas le cas, bien au contraire. Le show, jusque là était terriblement moyen, sans grand intérêt et peu inventif; mais dès qu'il fut en quelque sorte libéré des carcans du MCU il devint audacieux, malin et pris le temps de créer ses propres intrigues, sans trop en attendre de la part du cinéma. Le point de rupture fut - comme pour le long-métrage - la découverte d'agent d'HYDRA dans leur rangs. Ce qui amena la série à entièrement revoir ses acquis et repartir sur des bases plus risquées mais également plus payantes. Elle à depuis acquis ses lettres de noblesse et sans être une incontournable, à su trouver son public.
 
 
Jeremy Renner devait faire une apparition dans le film, mais pour des raisons de calendrier il n'a pas pu se libérer. On apprendra plus tard que Clint Barton a 'd'autres obligations'...Il est cependant évoqué via le collier de Natacha, représentant une flèche.
 
 
Le carnet de Steve, qui fut adapté dans chaque pays au travers d'un concours. Chez nous je me souviens que nous avions eu droit à Louis de Funès et la coupe du Monde 1998...
 
la tombe de Nick Fury présente un extrait du verset d'Ezekiel 25:17, qui est celui que cite son personnage dans Pulp Fiction avant chaque meurtre qu'il commet.
 
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Cinéma - série (Cinéma)
De retour sur Asgard dans cette suite des aventures du dieu nordique et de son frère le fêlon.
 
THOR
LE MONDES DES TENEBRES
 
2013
 
 
 
Réalisateur: Alan Taylor
Le Héros: Chris Hemsworth always
Le Grand Nom: Anthony Hopkins again
La Demoiselle en Détresse: Natalie Portman also
Autres Apparitons Notables: Tom Hiddleston, Stellan Skarsgard, Kat Dennings, Christopher Eccleston...
 
Suite à la destruction du Bifrost, les différents mondes sous la surveillance d'Asgard ont sombré dans le chaos et les guerres de territoires. Le pont magique désormais réparé, Thor et ses joyeux compagnons on pu ramener la paix dans les différents royaumes.
De son coté sur Terre, Jane Foster fait la découverte d'une étrange zone qui semble échapper aux lois de la physique. Poursuivant ses investigations elle finit par se faire infecter par une entité rouge mystérieuse.
Thor et Heimdall, qui jette régulièrement un ½il sur la demoiselle, flairent un grand danger. Constatant que ces craintes sont fondées, l'Homme au Marteau ramène avec lui sa dulcinée, qui fait donc la découverte d'Asgard la Magnifique...
Dans l'ombre de ces événements, les derniers Elfes Noirs se réveillent. Le temps est venu de la convergence, l'alignement astral des neufs mondes. A la recherche de l'Ether, puissant artefact depuis longtemps perdu, et qui sans doute cherche lui aussi à refaire surface...
 
Jane est attirée par une force cosmique dont elle ignore tout.
Il s'agit de L'Ether, seule pierre de l'Infini dans un état non défini (mi-gazeux mi-liquide)
 
De la tragédie shakespearienne du premier épisode, nous passons ici au genre du Space-Opéra. Avec visites de différentes planètes, poursuites en vaisseaux spatiaux, grand méchant souhaitant détruire l'univers dans son entier...tout cela sur fond de drame familial. Car oui après les événements d'Avengers, Thor et Loki on tracé des voies différentes. Le premier réinstaurant la paix dans les royaumes (sauf Midgard, allez savoir pourquoi...) et le second payant le prix de ses trahisons au fond d'une cellule.
Ce deuxième opus est l'occasion d'en apprendre plus sur le monde natal de notre héros. Ses coutumes, ses croyances, ses technologies. Et son statut de 'Monde-protecteur' pour les Neufs Royaumes. Il y a un vrai effort pour fournir à cet environnement un semblant de vie, et cet effort paye.
En ce qui concerne le développement du personnage de Natalie Portman, on est sur un parcours 'à la Pocahontas'. Après avoir guidé l'étranger sur ses terres, c'est elle qui l'accompagne sur les siennes. Ce qui donne l'occasion de quelques passages très sympathiques, notamment quand elle rencontre les parents de son amoureux.
Globalement d'ailleurs, le métrage mise beaucoup sur l'humour, et réussi son coup. le réalisateur s'amusant visiblement beaucoup du décalage entre l'univers de Thor et le nôtre. Entre le fantastique chatoyant et le quotidien insipide.
 
 
L'exploration des deux frères fait lui aussi son bonhomme de chemin. On découvre un Thor plus assagi, plus mesuré. Moins frondeur...mais qui sait toujours mettre une dérouillé à qui de droit comme on peut le voir au début contre l'Homme-Caillou. Il se sait cependant loin d'être prêt à gouverner sur le trône, comme il le confesse à son père quand celui-ci lui propose de lui succéder.
Loki lui se révèle plus profond encore qu'auparavant. On découvre qu'il est très proche de sa mère, de laquelle il tient beaucoup. Toujours aussi retors et tacticien hors-pair, il amène une nuance de gris salvateur face au héros trop parfait qu'est le blondinet un peu benêt et fait donc en sorte que le duo fraternel fonctionne à merveille. Ils se complètent parfaitement et on ressent le plaisir qu'ont les auteurs à écrire les dialogues entre ces deux personnalités à la fois si distantes et si proches. On devine aussi l'influence qu'ils ont l'un sur l'autre, Thor adoptant son humour sarcastique et Loki un certain sens de l'honneur (quand il se jette sur Jane pour la protéger par exemple).
 
 Précisons que Tom Hiddleston, face à ses performances passées dans le rôle et la popularité de son personnage, à eu droit à des scènes supplémentaires pour étoffer son Loki. Et nul ne s'est plaint de cette décision tant il apporte au film et son univers.
Toujours dans la famille Dieu Nordique, je demande le Père de Toutes Choses. Le vieux bonhomme, toujours magistralement interprété par Anthony Hopkins, laisse entrevoir un coté plus sombre de sa personne. Il évoque son passé guerrier avec un certain plaisir, prétends qu'il n'hésitera pas une seconde à sacrifier des milliers d'hommes pour défendre sa cause...Toutes une série de petites choses distillées dans ses lignes de dialogues laissent deviner que le bon pater bienveillant aurait peut-être un caractère plus cabochard qu'il ne le laisse entendre...
 
 
Le passage générationnel entre père et fils et l'un des thèmes de ce film. Entre Odin et Thor bien sur, sur le mode transmission du vieux sage au jeune homme; entre Odin et Loki aussi mais là plus sur le mode de l'opposition rebelle. Et comme évoqué dans le prologue, entre Odin et Bor, le grand-père de Thor. On découvre un parallèle entre les deux hommes assez intéressant à relever: Bor cache l'Ether au reste du cosmos dans un lieu secret tout comme Odin plus tard dissimulera le Tesseract en Norvège. Avec le recul on se rends compte que Thanos ne fut peut-être pas le premier à vouloir mettre la main sur les différentes gemmes de l'Infini...
 
 
Pour ma part, j'estime que ce ce 'Monde des Ténèbres' est bien meilleur que son prédécesseur. Plus d'enjeux, plus d'aventures, plus de dépaysement, plus de bonnes répliques...Avec certaines séquences véritablement épique (la fuite d'Asgard en esquif!) ou poignantes (les funérailles). Il ne faut cependant pas négliger les très grosses facilités d'écritures qui parsèment le scénario. Comme par exemple le fait que comme par hasard le seul vaisseau qui parvient à percer les défenses asgardiennes jusqu'à la salle du trône soit justement celui où se trouve Malekith, ou bien encore le fait que perdus sur une planète désertique Jane et Thor se réfugient dans une grotte et que par un magnifique hasard ce soit justement le lieu qui communique avec l'entrepôt londonien...Tiens d'ailleurs pourquoi le portail que Jane emprunte sans la moindre hésitation ne la fait pas tomber dans la cage d'escalier (où il est censé déboucher, comme expliqué plus tôt) mais apparaître -encore une fois par un magnifique hasard - devant la voiture?
 
 
Aparté: Je ne suis pas scénariste et n'ai aucune idée des contraintes folles d'un tournage, mais si j'avais dû écrire ce film j'aurais imaginé un labyrinthe alambiqué et unique, accessible seulement durant la fameuse convergence et qui, de portail en portail, de monde en monde parmi les Neufs Royaumes, amènerait ceux qui souhaite obtenir l'Ether à le traverser. Une sorte de course au trésor à la Indiana Jones entre Thor et Malekith, et qui aurait permis en sus de faire plus vaste connaissance avec ces différentes planètes-s½urs de la Terre (Midgard).
  L'équipe 'scientifique' de Jane, avec un petit nouveau, l'assistant de l'assistante prénommé Ian
 
Introduisant ce que l'on appelle communément l'Univers Cosmique Marvel, 'Thor - Le Monde des Ténèbres' est une belle surprise pleine d'inattendue. Sortant un peu des sentiers battus de la franchise cinématographique, il lorgne de fort belle manière sur le Space-Opéra tout en conservant l'aspect mythologique de ces personnages principaux. Bel alliage qui à su négocier le virage nécessaire pour élargir le MCU au delà des étoiles et de l'espace connu.
Thor perds ici sa mère et une fois de plus son frère. C'est cependant confiant en l'avenir qu'il se confie à son père, étonnamment conciliant, dans la scène finale. Il lui reste encore beaucoup...cela va t-il durer?
 
Très beau thème lors de la scène des funérailles, composé par Bryan Tailor
 
Les Scènes post-générique: Après l'animation (en style peinture très réussie), on découvre Sif et le barbu débarquer chez un drôle de type pour y déposer l'Ether. Le Tesseract étant déjà sur Asgard, avoir deux gemmes l'une près de l'autre n'est pas conseillé. Le Collectionneur accepte l'offrande avec grande satisfaction et remercie ses bienfaiteurs qui prennent congé. Sans doute est-il venu pour lui le temps de se lancer à la recherches des autres Pierres de pouvoir...
Après le générique, on retrouve Jane attendant son super-héros de petit-ami. Il arrive dans un éclair de lumière. Plus loin, une créature des glaces s'amuse comme elle peut à l'entrepôt abandonné (la capture de cet animal aurait fait un superbe épisode pour Agent of Shield, avec Sif pour donner un coup de main. Mais non à la place on à eu droit à un asgardien planqué derrière un bureau...super chouette...)
 
 
Le point sur les Pierres de l'Infini: le Tesseract est donc dans la salle des coffres d'Odin, après avoir été caché durant des millénaires en Norvège, puis en possession du SHIELD durant les 70 dernières années. L'Ether est désormais aux mains du Collectionneur, après avoir été planqué durant une éternité dans un lieu inconnu, découvert par Jane Foster à l'occasion de la convergence.
 
Le Caméo de Stan Lee: un patient de l'asile, qui réclame sa chaussure à un Erik Selvig professoral.
 
 
 
Bonus:
 
Tom Hiddleston en Captain America sur le tournage de la scène caméo
 
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Cinéma - série (Cinéma)
On entame la phase 2 avec ce retour chez Tony Stark pour une fin de trilogie malheureusement fort peu enthousiasmante...
IRON MAN 3
2013
 
 
Réalisateur: Shane Black
Le Héros: Toujours Robert Downey Jr
Le(s) Grand(s) Nom(s): Ben Kingsley, Guy Pearce
La Demoiselle en Détresse: Toujours Gwyneth Paltrow
Autres Apparitions Notables: Rebecca Hall, Don Cheadle, James Bagde Dale, Jon Favreau
 
Suite aux événements d'Avengers, Tony Stark ne trouve plus le sommeil. Traumatisé par son passage dans le portail quantique et la certitude qu'un danger imminent va menacer la Terre, il se terre dans son atelier pour palier à ses angoisses.
De son coté Pepper recroise la route d'un ancien associé, Aldrich Killian qui lui propose un partenariat au sujet d'un sérum révolutionnaire, capable de régénérer les corps mutilés. Elle refuse, voyant là un potentiel militaire trop grand et bien trop dangereux.
Enfin, le Mandarin, un terroriste reconnu, à la tête d'un groupe nommé les Dix Anneaux, menace directement les USA, sur lesquels il a déjà commis plusieurs attaques. Cette fois-ci il promet de s'en prendre directement au Président du Monde Libre. James Rhodes, dans son armure repeinte aux couleurs de Captain America (et désigné sous le nom un peu obstentatoire d'Iron Patriot) est chargé d'assurer la protection du POTUS.
 
Je la trouve cool cette photo de tournage
Plus haut: William Sadler incarne le Président. Il fera également une apparition dans un episode d'Agent of SHIELD

 
On va tenter de rester positif et d'insister sur les aspects réussis de ce film pour ne pas plomber l'ambiance. La réalisation tient la route, certaines images sont belles, les FX sont toujours aussi bluffant. Guy Pearce est toujours aussi bon et les mimiques toutes mignonnes de Rebecca Hall sont à croquer.
Pour le reste - tout le reste - c'est une catastrophe.
En fait on pourrait résumer ce qui ne va pas dans ce Iron Man 3 d'une expression toute simple: c'est écrit avec les pieds. Mais vraiment. Rien n'a de cohérence, il n'y a aucun thème conducteur, pas plusieurs degrés de lecture ...sans parler de l’irrespect total envers l’½uvre éditoriale. Ajoutez à cela des idées complètement stupides, des personnages secondaires lourdingues et inutiles, des twists incohérents...Non vraiment, tout va de travers là-dedans.
La faute aux chinois apparemment, mais je vais y revenir plus bas.
Par où commencer pour décrire tout ce qui ne va pas dans ce bousin...
On va faire dans l'ordre...
Dans les comics, l'un des plus grand défi de Tony Stark fut de combattre son alcoolisme. Le perso est connu pour çà et même l'ouverture du premier film montrait un verre d'alcool tenu dans sa main. En toute logique, et suite aux événements tragiques des opus précédents, l'un des sujets de cet Iron Man 3 aurait dû être son addiction à la boisson et sa lutte pour s'en sortir. C'était attendu. C'était pour ainsi dire 'dans le contrat'. Mais non. Dans les films mainstream 'grand public' on n'évoque pas ces choses là...alors à la place les 'scénaristes' (peut-on encore les qualifiés de la sorte?) nous on pondu, tenez vous bien, des crises d'angoisses...
Mais...mais...Pourquoi??!
Résultat, cela donne des scènes complètement ridicules où Stark titube pour aucune véritable raison, en ressentant le besoin urgent de se renfermer dans sa coquille protectrice (a.k.a. l'armure of course). Ce manque de courage d'aborder le thème pourtant central dans les comics est une preuve de paresse d'écriture et d'auto-censure que l'on va beaucoup retrouver dans l'ensemble de ce métrage. Car bien évidemment que bien traité ce thème difficile aurait eu toute sa place dans un blockbuster, au contraire même!
 
Dans un registre totalement différent et ô combien, le lapin géant en peluche...
 
 
Non mais vous voyez çà?! Vous voyez cette horreur? C'est censé représenté un lapin? On dirait plutôt un teckel qui se serait pris un chêne dans le museau...Et véridique quand j'ai vu le film au cinéma j'ai cru que ses pattes de devant était en fait des nibards...
Comment peut-on rater à ce point la représentation d'une peluche de lapin géant? Ils l'ont fait exprès ce n'est pas possible autrement! Ah parce que oui, pour info ce 'truc' est entièrement numérique hein, il n'existe pas en vrai (c'est précisé dans les bonus)...ils pouvaient donc lui donner la forme qu'ils voulaient! Et celle-ci à donc été validée!! On nage en plein délire...
Parlons maintenant un peu du gamin. Pourquoi est-il là? C'est quoi son rôle dans le film? Son utilité? En dehors d'incarner le sempiternel mioche chiant auquel on a envie d'en coller une, que fait-il? C'était pour attirer les enfants dans les salles obscures? Sérieux? Sincèrement insupportable le moutard.
C'est un peu la même chose, dans une moindre mesure, pour le technicien TV fan de Tony. Quelle lourdeur dans ce personnage...fort heureusement on ne le voit que deux minutes (mais c'est deux de trop).
 
 
La pauvre Rebecca Hall mérite un paragraphe sur son rôle de Maya Hansen la biologiste qui met au point le sérum de régénération (mais qui à parfois des bugs). Rien à dire sur son jeu ou son perso de particulier (en dehors du fait qu'elle à une vraie bonne bouille très expressive) mais alors sa mort totalement injustifié, quelle plantade. Çà sent tellement le 'bon on a plus besoin du personnage on en fait quo..PAN! ah bah oui voilà, c'était simple en fait!' Une fois de plus on distingue là le problème d'écriture récurent dans le scénario...
Poursuivons avec un exemple typique de cette écriture au rabais. Quand, lors de la bataille finale, Rhodey demande à Tony si il peut lui filer une armure (parmi la bonne trentaine qui virevoltent autour d'eux...) il réponds qu'elles ne sont calibrées que pour lui...hors 5 minutes plus tard Pepper utilise sans souci un gant et son répulseur! (Non sans avoir détruit une armure dans une scène d'un ridicule sans nom). Sans parler du fait que plus tôt dans le film il lui fait carrément porter son armure 'en kit' Mark 42 uniquement en la dirigeant vers elle! Et elle s'en sert ensuite sans souci! A ce que je sache Pepper ne sait pas fait implanter toutes les micropuces-je-ne-sais-quoi dans le corps! Alors Pourquoi il refuse d'en filer une à Rhodes? C'est quoi le délire? C'est pour le vanner? Pareil, à un moment le Président des États-Unis est enfermé à l'intérieur de l'Iron Patriot...Qui? Quoi? Comment? Qui contrôle alors l'armure? Est-ce le même procédé que dans le 2 quand Rhodes est piégé dans War Machine? Autre chose? On ne saura pas...
 
 
Ensuite je veux bien croire que Stark soit riche à millions et pas du tout matérialiste mais qu'il est construit 40 armures (faut vendre des jouets) qui après cinq minutes d'utilisation sont envoyé Ad Patres pour se racheter une conduite devant sa copine...Mais qui à écrit çà?
Et le pire c'est qu'ensuite un autre type va écrire qu'il en construit tout autant dans Avengers 2! Mais bon bref chaque bouse en son temps...
Nonobstant tout cela, tâchons une fois encore de sauver les meubles.
Déjà, il faut avouer que les cobayes et leur pouvoir de feu sont plutôt stylés. Avec à leur tête un James Badge Dale un brin nonchalant très cool (j'adore cet acteur). Mais ils sont tristement relégués en tant que sbires sans importance lors de la scène du port...encore un plantage.
A noter que le sérum Extremis sera au c½ur d'une intrigue importante dans Agent of SHIELD, la série démarrant justement sur le trafic de ce produit au marché noir.
 
Le pouvoir des plantes...
 
Toujours au sujet de l'Extremis et son pouvoir régénérant, on peut y voir le début des recherches qui mèneront à la création de l'armure symbiotique de Tony Stark dans Avengers:Infinity War. Il y a un parallèle évident entre les deux 'technologies'.
 
L'intrigue n'est en soi pas si mauvaise et s'agence plutôt bien. On comprend comment elle avance et ses tenants et aboutissements. Le script tient debout en fait mais c'est le scénar' qui l'enrobe qui est lamentable. Avec un parti-pris d'écriture central qui à en fait parasité tout le travail de développement, qu'il convient d'expliquer dans un texte qui lui est entièrement consacré. Dont acte.
 LE MANDARIN
- ou -
Il était une fois la Chine
 
Je ne vous l'apprends pas, la Chine est devenu le plus gros marché du monde. Y compris en terme cinématographique. Un film qui sera diffusé à perte dans le monde peut devenir rentable uniquement grâce au marché des spectateurs chinois. A cela une conclusion toute simple pour l'industrie hollywoodienne: il ne FAUT PAS se mettre à dos ce fantastique potentiel de se faire un pognon de dingue!
Revenons un peu à notre sujet. Le Mandarin est un ennemi classique de Tête de Fer, son ennemi juré même, depuis fort longtemps. Je parle évidemment dans sa vie de papier. Or le Mandarin est chinois. C'est comme çà. Et pour le Hollywood d'aujourd'hui faire un méchant chinois c'est hors de question. On ne froisse pas un public qui pourrait faire jouer la balance du succès de votre blockbuster international. Donc Dilemme. Et gros.
Alors on adapte. Avec une très mauvaise idée. Attention SPOILER. De chinois Le Mandarin passe à d'origine moyen-orientale...pourquoi pas, cette idée n'est pas mauvaise. Même si elle perd un peu de son sens initial...Ben Kingsley joue la figure classique que l'on s’attend à voir. Très bien. Puis vient LA révélation qui détruit tout, estomaque les vieux fans comme moi. Celui que l'on pense être le Mandarin n'est qu'un tartuffe, un acteur britannique sur le déclin qui joue un rôle, complètement camé qui plus est.
QQQQQUUUUUUUUUUUUUOOOOOOOOOOOOIIIII??!!!
Et ce n'est pas fini, car plus loin dans le film (mais on l'avait compris avant) Mister Killian que joue Guy Pearce annonce l'implacable vérité, il est et à toujours été le seul et unique Mandarin.
REQQQQQUUUUUUUUUUUUUOOOOOOOOOOOOIIIII??!!!
C'est une blague? C'est pas possible j'ai mal compris! Mais non c'est bien cela, Le Mandarin est américain et se dissimule derrière un homme de paille britannique jouant un oriental. Point de chinoiserie là-dedans. La pilule à eu - et à toujours - du mal à passée. On en revient à cette paresse d'écriture. Bien sur que c'était largement possible de faire un Mandarin méchant chinois, il suffisait de bien bosser et d'en faire un adversaire cool et charismatique. Les chinois ne sont pas plus bêtes que les autres et auraient compris. Il y a bien des méchants chinois dans les films chinois! C'est du cinéma enfin!
Et là ou cela devient véritablement lamentable, c'est que pour encore plus se faire 'pardonner' devant le peuple asiatique (alors qu'il ne l'ont justement pas injurier...) il font du sauveur d'Iron Man un chinois...j'explique: en tout début de métrage, quand Stark croise Ho Yinsen , ce dernier lui présente très rapidement un cardiologue. Clairement chinois. Je ne l'ai remarqué que lors de mon dernier visionnage tellement le passage est succinct. Je me suis demandé à quoi servait cette très courte scène. Or à la fin on retrouve ce même personnage - toujours en coup de vent - et c'est lui qui opère Tony Stark pour lui retirer les morceaux de Schrapnel près de son c½ur.
Et j'apprends en plus que des scènes supplémentaires existent uniquement dans la version chinoise d'Iron Man 3...avec l'acteur susmentionné. On est passé du méchant au sauveur et hop, le marché chinois est conquis (et en fait non, car cela ne marche pas comme çà. Et heureusement!)
 
Les fameuses scènes en plus de la version chinoise. Rien de transcendant. Quelle étrangeté que toute cette histoire...
 
Les critiques sur cette relecture très aseptisée et politique du chef des Dix Anneaux furent très nombreuses et très vives. Marvel fut humilié sur cette affaire et pour ce faire pardonner leur hérésie allèrent jusqu'à la production d'un court-métrage pour réhabiliter le Mandarin. Trevor Slattery - le faux Mandarin - usurpait malgré lui l'identité d'un vrai chef terroriste. Aldrich Killian lui-même était en fait un homme de paille. Sauf que bien sur tout cela fut écrit après, pour tenter de rattraper le coup...
 
 
Il convient de rappeler que les Dix Anneaux sont bien présents dans les trois films Iron Man, mais loin d'être mis en avant. Jamais cette intrigue ne fut poussée plus loin que le clin d’½il appuyé. Sur ce coup-là, allez savoir pourquoi? Peur de la Chine? Quand même pas j'espère...
 
 
Écrire cet article fut difficile pour moi, ne sachant pas par quel bout le prendre. C'est qu'il y a beaucoup à dire sur cette catastrophe...à commencé par une notion de politique, ce qui n'est pas ma tasse de thé! Mais il faut expliciter ce point si on veut prendre la pleine mesure des enjeux sur ce film. Je n'ai même pas parlé du Duo Stark/Rhodey pendant l'assaut sur le bateau rappelant par beaucoup le tandem mythique de Shane Black Martin Riggs/ Roger Murtaugh. Je n'ai même pas mentionné le fait qu'aucun autre avenger n'apparaît dans cette aventure (et que cela était plus que fréquent dans les comics...le héros apparaît quasiment tout le temps seul dans ces propres aventures). Bref, il y aurait encore pas mal de chose à dire...mais pour résumer et conclure, Iron Man 3 est pour moi l'un des films les plus ratés du MCU, ne tenant aucunes des promesses que l'on était en droit d'attendre , rempli de politiquement correct, perclus de mauvaises idées et surtout très mal écrit. Un désastre total.
 
La scène Post-générique: Tony narrant le film était en fait en pleine séance de psychanalyse avec Bruce Banner. Mais le bon docteur étant physicien il s'est endormi. Vexé, le milliardaire lui raconte alors sa jeunesse. Bruce soupire.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: très rapide, on le voit sur un écran en tant que jury pour une quelconque miss locale.
 
 
 
Bonus:
 
Le court-métrage qui tente de sauver les meubles quand au Mandarin, avec Ben Kingsley. Prêtez attention aux apparitions de Sam Rockwell Alias justin Hammer d'iron Man 2 et surtout Matt Gerald qui joue ici un certain Dave et interprétera Melvin dans la série Daredevil. Même acteur mais deux personnages différents.
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Enfin le voilà, le film tant espéré. Ce projet dingue de réaliser un long-métrage sur les Vengeurs se concrétise sous la direction de Joss Whedon, qui réussit l'exploit de faire de cette folie un tout cohérent et plaisant.
AVENGERS
2012
 
 
Le Réalisateur: Joss Whedon
Le(s) Héros: Captain America, Iron Man, Hulk, Thor, La veuve Noire et Hawkeye
Le Grand Nom: Les Vengeurs!
La Demoiselle en Détresse: La Terre
Autres Apparitions Notables: Samuel L. Jackson, Tom Hiddleston, Stellan Skargard, Clark Gregg, Cobie Smulders
 
Loki revient d'entre les morts avec pour mission de récupérer le Tesseract afin d'ouvrir un portail qui permettra à une armée extra-terrestre, les Chitauris, d'envahir la Terre. Face à cette menace sans précédent, Nick Fury, Directeur du SHIELD décide de mettre tout les atouts de son coté en réunissant les plus grands héros du monde, afin de contrer efficacement cette attaque. Mais faire de ces individualités une équipe n'est pas chose aisée...
  Les héros s'opposent avant de s'associer
 
Même sept ans après la sortie, le fait qu'un film Avengers existe reste fou. Le fait qu'en plus il soit réussi tient quasiment du miracle. L'exemple de l'échec de Justice League sorti depuis tend à prouver que réussir une telle entreprise n'est pas si facile ('réalisé' par le même homme de surcroît..enfin bon on ne va pas refaire l'histoire douloureuse de la production DC). Retrouver au sein d'une même bobine tous ces héros provoque un sentiment de satisfaction quasi indescriptible. Faire en sorte que chacun trouve sa place, son moment de gloire, son moment de doute, que la dynamique de groupe se mette en place...non vraiment tout fonctionne à merveille.
 
Rencontre mythique entre Tony Stark et Steve Rogers
 
Le caractère de chaque personnage est respecté et il évolue en fonction de là où on l'avait laissé dans le ou les aventures qui lui étaient consacrés. Tony Stark est toujours arrogant et entrepreneur, Steve Rogers digère sa congélation et cherche sa place dans cette nouvelle époque, Thor s'est - un peu - assagi et est partagé entre la joie de retrouver son frère et la tristesse de la folie qu'il à entreprit en voulant déclencher une guerre (chose que Thor lui même voulait contre les Jotuns avant d'en comprendre les vrais enjeux)...
 
Le point sur HULK: Après Eric Bana et Edward Norton, place à Mark Ruffalo. Incarnant un Banner maître de lui-même et pleinement conscient de ce qu'il est. Nous faisons connaissance avec une version Adulte et contrôlé du monstre vert en dernier acte. Mais la créature reste dangereuse si elle est véritablement chagrinée, comme on peut le voir lors de la scène de 'la dispute' dans le labo. En reste un Hulk accompli, en symbiose avec Bruce Banner...pour le moment.
A noter que je pense qu'Edward Norton n'aurait pas eu sa place dans une telle réunion d'acteur et de personnage. Le choix de le remplacer fut pour moi une bonne chose et Ruffalo releva le défi avec grand succès. Et pour la première fois on reconnaît véritablement l'acteur dans le colosse de Jade!
 
 
Du coté du Shield, on retrouve toute la bande déjà présentée. Bien sûr Nick Fury au top de sa coolitude, Coulson et son air débonnaire, ainsi que les agents de terrain Natacha 'Veuve Noire' Romanoff et Clint 'Hawkeye' Barton. On découvre que les deux on un lien très fort, peut-être même amoureux. A cette fine équipe s'ajoute Cobie Smulders dans le rôle de Maria Hill, bras droit de Fury. C'était un personnage attendu, Maria n'étant dans les comics pas en très bon rapport avec son supérieur (qu'elle dégagera pour le remplacer très vite). On découvre un soupçon de ce trait de caractère dans la version cinéma mais les scènes ou elle complote dans le dos du colonel borgne furent coupées, pour finalement aboutir en une relation de confiance quasi-indéfectible dans les suites. Petit 'détail' d'importance à noter en prologue du film: le SHIELD collabore avec la NASA dans l'étude du Tesseract...gardons cette information pour plus tard...
 
L'agent Coulson affronte à lui seul un Dieu asgardien, mais bien armé. Suffisant?
 
 
Pour ce qui est de la 'technique' à proprement parler, le film est propre. Bien réalisé, bien monté, effets spéciaux de qualité (mention spéciale pour la baston Thor/Hulk), rien à reprocher de ce coté là, ça fait le taf. Seul petit bémol pour moi avec la scène de la foule à genoux devant Loki à Stuttgart, que je trouve un peu forcée et fort peu subtile. C'est bien là la seule faiblesse d'écriture. Bon il y a aussi le dialogue entre la Veuve Noire et Loki en cellule qui aurait mérité d'être mieux tourné et également la déduction de Stark sur la localisation du Dieu de la Malice qui est un peu facile (mais assez drôle)...mais rien de très grave.
 
 
Il faut mettre en avant le travail réalisé sur le dernier acte du film, la tentative d'invasion des Chitauris, qui est un véritable morceau de bravoure de quasiment 20 minutes, dans lequel on ne se perds jamais et ou l'action reste fluide et cohérente. Une vraie prouesse qu'il convient de féliciter. Le plan-séquence est devenu culte.
 
 
C'est ainsi que se termine cette revue de cette première phase du Marvel Cinematic Universe. Par un très bon point qu'est ce Avengers. Tout ne fut pas du même acabit au cours de cette première partie de l'aventure mais dans l'ensemble le pari fut réussi. Développer des sagas individuelles pour les regrouper dans un film-chorale dantesque dû être un travail de production titanesque. Kevin Feige à su - et dû - jongler avec biens des bâtons de dynamite et des tronçonneuses pour parvenir à ses fins mais il peut être fier de ce qu'il à accompli. On constate l'importance d'une personne en tête de tout çà quand on compare avec ce que se fait en face chez DC où personne ne tient véritablement ce rôle là et où tout part en déliquescence très rapidement, faute de capitaine pour tenir la barre.
 
Le thème désormais très connu et réutilisé à foison depuis
 
Avengers marque une conclusion et une apothéose ultime pour le vieux lecteur de comics que je fus dans ma lointaine jeunesse. Jamais je n'aurais cru un tel projet possible. Et pourtant il est là, posé sur mon étagère au milieu de tout les autres film du MCU. Revoir ce film reste un grand moment pour moi, et restera une sorte de 'Madeleine de Proust' tardive jusqu’à mon dernier souffle. C'est dit.
 
 
Les scènes Post-Génériques: juste après la séquence d'animation, on retrouve l'étrange extra-terrestre avec lequel Loki était en contact. Ce dernier se tourne vers un trône très mystérieux pour faire son miteux rapport sur le Tesseract. Mais contre toute attente, le souverain dans l'ombre sourit à l'évocation du Danger de Mort...Thanos est dans la place.
 
 
Seconde scène, en fin de générique. Nos héros se retrouve dans un petit restaurant fort mal en point pour déguster des chawarmas, comme Tony le proposait plus tôt.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: dans un journal TV après la bataille de New-York, où il déclare ne pas croire au super-héros.
 
 
Bonus:
voici les liens sur les autres articles qui relatent cette phase 1:
 
Item 47 est un court-métrage Marvel dans la lignée des précédents qui mets en scène un couple ayant récupéré une arme Chitauri et s'en sert alors pour braquer des banques. On retrouve ici l'agent Sitwell et on découvre l'agent Blake, tous deux faisant parti d SHIELD.
Plusieurs petites choses à dire sur ces 11 minutes. D'abord le couple semble avoir fortement inspiré le duo Fitz-Simmons pour la série Agent of Shield, alors en gestation. Je vais même jusqu'a croire qu'ils ont piqué la place de ces deux personnages tant ils sont similaire. Ensuite à la fin on découvre que le SHIELD contrairement à ce que dit Fury à la fin d'Avengers, passe bien à la phase 2, à savoir créé des armes utilisant les technologies alien (certes ce n'est pas à partir du Tesseract mais des fusils Chitauri...c'est du pareil au même). Peut-être le SHIELD ne dit pas tout au Colonel...Pour terminer dans la chambre d'hotel se trouve la photo d'un manoir...le chateau d'Hatley près de Vancouver, qui servit de décor pour l'institut Xavier dans X-Men 2 et 3 et les Deadpool. Références? Hasard? Il n'y a que moi pour voir çà? Mystère et boule de gomme...
 
https://ok.ru/video/88002071227
https://ok.ru/video/88002071227
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