Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 29/07/21 à 03h29

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Cole Young est un participant de combat ‘de rues’ qui ne compte pas beaucoup de victoire à son actif. Il est malgré tout soutenu par sa femme et sa fille dans sa passion. Un jour suite à une énième défaite un certain Jax, soldat de son état,  vient à sa rencontre et tente de le recruter pour sa mission. Cole refuse mais peu après un mystérieux ninja bleu contrôlant la glace l’assaille lui et sa famille. Sauvé In Extremis par le militaire il se retrouve très vite plongé dans une histoire de Grand Tournoi pour sauver la Terre de l’invasion d’un Tyran venu d’un autre monde…
Il fera alors la rencontre d’autant d’alliés que d’ennemis, venu participer à cette étrange compétition qu’est le Mortal Kombat. Mais Shang Tsung, Grand Sorcier de l’OutWorld ne l’entends pas de cette oreille. Et c’est avant même le début de la première joute qu’il envoie ses assassins sur les ‘Héros de l’EarthRealm'…

Réalisateur: Simon McQuoid

Distribution:
Lewis Tan: Cole Young
Jessica Mcnamee: Sonya Blade

Josh Lawson: Kano
Mehcad Brooks: Jax
Hiroyuki Sanada: Hanzo Hasashi
Joe Taslim: Bi-Han
Ludi Lin: Liu Kang
...

Reset pour la franchise de jeu de baston au cinéma. On oublie les films des années 90 et on relance une partie. Alors, qu’est ce que ça vaut ? Et bien ce n’est pas mal mais j’en attendais plus pour ma part. Néanmoins cette adaptation réussit plutôt bien son pari malgré quelques libertés qui restent dans le domaine de l’acceptable.

Le Sorcier face à Raiden, qui n'est pas Christophe Lambert (En lien ici mon article qui revient sur les autres films MK). L'une des grandes critiques faites envers l'adaptation viens du fait qu'il n'y a de pas de tournoi présent dans le métrage. Honnêtement, je n'avais même pas fais gaffe...

Première de ces libertés, le héros même du métrage, qui constitue de fait un nouveau personnage dans la saga. Lewis Tan interprète un héros sympathique, avec une bonne bouille mais qui clairement ne comprends pas tout à la situation qui l’accable. Il pensera surtout envers et contre tout à la sécurité de sa famille, ce qui s’entend. Famille adorable par ailleurs, le papa, la maman et la fille étant tout trois très charmants. On ne peut cependant pas s’empêcher de penser que le rôle n’a été créé que pour instaurer cette sacro-sainte notion de ‘famille’ dans le lore qui à la base n’en a pas vraiment…

À quand le DLC pour MK 11?

Autre point qui se distingue des jeux, et qui est là pour expliquer les capacités des Kombattants: la notion des ‘Arkanas’. En fait la ‘force intérieur’ de chacun et qui se manifeste différemment en fonction des individus. Ce pouvoir n’est pas inné et il faut savoir le déclencher puis surtout le contrôler. Chez Liu Kang il s’agira de la maîtrise du feu, chez Kano d’un ‘regard laser’, chez Kung Lao d’un chapeau acéré fort pratique pour faire des tranches de saucisson. Et ainsi de suite…

Liu Kang le vrai héros et son pote Kung Lao

Mais le plus gros rajout c’est cette notion de ‘La Marque’. Dans cette version filmique, chaque ‘élu’ possède le logo du jeu quelque part sur le corps pour signifier son statut. Mais ce symbole n’est pas définitif. Si le porteur se fait tuer par un autre individu, alors la marque passe du vaincu au vainqueur. Et c’est ainsi que petit à petit les ‘Champions de la Terre’ se désignent par eux-mêmes. Le moment venu, Raiden le Dieu-Tonnerre se pointe dans son temple et envoie ses hérauts recruter les combattants.

Sonya Blade et Kano. Toujours le grand amour...

Voilà pour les changements. Le reste ma foi ne colle pas trop mal au jeu…voir aux jeux. Car nous ne croiserons pas uniquement le roster de Mortal Kombat 1 dans cette aventure, d’autres personnages issus d’épisodes plus récent feront également leur apparition. Citons Kabal ou Nitara. Après il y a aussi LE grand absent qu’est Johnny Cage, mais la patience est de rigueur. Tout vient à point qui sait attendre…

Reiko, Mileena et Kabal sont en avance sur le planning...

Parlons maintenant un peu de la réalisation et de la technique…et là on va être moins conciliant. Simon McQuoid livre un résultat convenable mais pas transcendant. Le montage est parfois brouillon ou trop concis. Il manque quelques plans de coupe et/ou de respiration ici et là entre deux scènes. Les séquences d’actions sont selon certains avis assez peu réussies. Pour ma part elles fonctionnent mais on a clairement vu mieux ailleurs. Le réalisateur originaire d’Australie n’avait visiblement travaillé auparavant que dans le domaine de la publicité, et je peux comprendre que passer d’un format ultra-court à un long de 110 minutes ne doit pas être évident. On ressent tout de même sa passion et son envie de bien faire plus que louable. Mais l’ensemble manque de corps, de souffle épique.


Il est là, il est beau, il est grand, personne ne peut le battre: Sub-zéro !

Les effets spéciaux quand à eux sont comme bien souvent dans les métrages un rang en dessous des Blockbusters méga-friqués assez disparate. Là où certains tiennent la route d’autres loupent le coche. Les effets de Glace et le feu de Liu Kang sont à classer dans les bons FX, un ou deux fonds verts et effet peu ragoutant de Fatalité sont à classer dans les mauvais. Dans l’ensemble ça se tient quand même Pour s’en convaincre il suffira de comparer le Reptile dans le film de 1995 et celui présent ici…Regrets pour le Goro en total image de synthèse, l’animatronique d’antan était tellement cool…

La mâchoire Tarkatan de Mileena n'est pas des plus heureuses graphiquement parlant

Et sinon les combats ? Parce qu’on est quand même là pour çà.
Et bien le résultat est mitigé. Les chorégraphies sont bien mise en scène mais ne paraissent absolument pas naturelle. Le millimétrage des mouvements se ressent grandement, c’est du par c½ur que les acteurs-cascadeurs on effectué 1000 fois auparavant. Vous me direz c’est pareil dans tous les films…Certes. Mais ici le coté ‘enchaînements de mouvements pré-établis’ est parfois – souvent – trop marqué. Ca manque de spontanéité... de ‘cinéma’ on est d’accord mais cela aurait mérité d’être un peu plus ‘brut de décoffrage’…

Reptile Vs Kano

En ce qui concerne le gore il y en à mais pas trop. Enfin je pense que les ados de 14 ans trouveront certaines exécutions pleines d’hémoglobines parfaitement jouissives mais en soi on est dans du ‘délire’ et pas du tout dans de l’horreur ou du glauque. Toutefois il y a quelques plans sacrément osés auxquels je ne m’attendais pas… On reste quand même dans Mortal Kombat !

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

Voir aussi

Jeux : 
Mortal Kombat
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Cinéma - série (Cinéma)

Conan, un barbare de Cimmérie, cherche à se venger du tyran qui a tué son père il y a bien longtemps. Il ne retrouve sa trace que bien des années plus tard, alors que le malfaisant est sur le point de faire revivre un Dieu Ancien. Ne lui manque qu’une offrande à effectuer pour faire revenir la Divinité : le sang pur d’un descendant des anciens Rois. Il trouve la perle rare en la personne d’une jeune prêtresse, mais le cimmérien mais la main dessus avant lui. Poursuites, combats et monstres des abysses parsèmeront le récit jusqu’à son épique conclusion (ou pas).

Le cimmérien et son pote libèrent un camp d'esclaves dans la joie et la bonne humeur

Ouh là la la la laaaa… Mais que dire sur un tel film ? Ou devrai-je dire téléfilm car on est clairement plus proche d’une production télévisuelle que cinématographique. De belle facture certes mais tout de même. Montage à la serpe, Fond verts bas de gamme à foison (quoique visuellement assez travaillé), récit à la fois simple et compliqué comme seul peuvent y parvenir les bonnes séries B… Soyons honnête ce ‘nouveau’ Conan (qui a tout de même déjà une décennie au compteur !!) se laisse regarder telle une petite production passable du dimanche matin sous la couette. J'y retrouve un peu la même sensation que quand gamin je matais admiratif les aventures d’Hercule avec Kevin Sorbo. C’est un peu kitch, souvent Too Much, parfois mal joué, parfois sans le sou mais le tout est fait avec une certaine forme de sincérité et de plaisir partagé.

Les 5 premières minutes du film qui dévoilent le contexte. Ainsi que la naissance du héros, assez brutale. Elle vaut le coup d'oeil...

Le casting révèle son lot de surprises inattendues car en dehors du bovin Jason Momoa on y trouve également Rose McGowan, Ron Perlman ou le français Saïd Taghmaoui (comment s’est-il retrouvé là-dedans ?). Le niveau d’acting est très correct pour une production du genre avec un Stephen Lang qui cabotine tout juste ce qu’il faut dans la peau du Grand Vilain Pas Beau et un Jason Momoa glabre tout en subtilité et jeu de regard touchant... Non je plaisante, c’est un véritable veau mais disons qu’on va tolérer le degré de compétence au vu du personnage qu’il interprète.

Le grand méchant accompagné de sa fille, toute aussi méchante

Mais c’est bien Rachel Nichols qu’il m’as fait le plus plaisir de retrouver dans ce métrage, celle qui fut mon crush de l’époque d’Alias…bon elle joue la potiche en toge classique des récits du genre mais sa beauté excuse tout. Par contre la manière dont le film se débarrasse d’elle en fin d’aventure est une véritable goujaterie. Conan la dépose au pied de la ville, il lui dit assez froidement « Moi Devoir Partir », elle lui répond toute innocente « Je sais », et il s’en va sur son cheval sans un regard en arrière. La classe.

Voilà ce qu'on appelle une belle scène d'adieu! On est barbare où on ne l'est pas! (oui c'est du screener mais pour montrer ce que je veux montrer c'est entièrement suffisant)

Je pense avoir déjà dit tout ce que j’avais à dire sur ce film qui ne restera clairement pas dans la grande histoire du cinéma. Les scènes d’actions sont correctes. Le récit quoiqu’un peu précipité tient la route malgré quelques écarts. C’est parfois très beauf et aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Voilà. Une série B de moyenne facture. Ni plus ni moins. Next.

Vous connaissez celle du Barbare et de la prétresse? Oui bah voilà c'est exactement çà...

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Cinéma - série (Cinéma)

On continue notre petit bonhomme de chemin dans le DCEU avec 3 films qui clôtureront ma review complète de cet univers cinématographique étendu. J’ai tout vu ou revu, parfois avec difficulté tant certaines de ces ½uvres sont vraiment mauvaises, voir de véritables navets mais j’en ai quand même vu le bout. Place donc à ce dernier trio avant de fermer ce chapitre DC.


Suicide Squad de David Ayer (2016)


Suite à la mort de Superman, Amanda Waller du département de défense américain met en place un projet spécial du nom de Task Force X. Celui-ci consiste à mettre sous la coupe du gouvernement les supers-criminels détenus dans leurs prisons et de les envoyer accomplir des missions-suicide de part le monde. Afin de contrôler les actions de ces voyous notoires, une bombe leur est injectée dans la nuque, dont le dispositif de mise à feu est entre les mains exclusives de la patronne et de son subordonné Rick Flag, chargé lui de mener les troupes sur le terrain. Si la bande de joyeux drilles accomplit sa mission tout en s’en sortant vivant, une remise de peine sera accordée à chacun des survivants.
Pour leur première mission, ils auront affaire à un Dieu Ancien ayant mis à feu et à sang la ville de Midway City. Mais les dessous de cette affaire seront plus obscurs que ce qu’on à bien voulu leur dire et les révélations s’enchaineront. Les parts d’ombre et de lumière de chacun se révéleront alors au cours de la mission, redéfinissant les notions même de ‘gentils’ et de ‘méchants’…


Une belle brochette de déglingos...

Bon. Suicide Squad le film. Une montagne de défauts évident, à la fois dans l’écriture, dans le montage, dans le scénario. Le charcutage de la pellicule se ressent à des kilomètres, et le réalisateur et la Warner auront beau le nier à tue-tête, le visionnage ne trompe pas. Les coupes à la truelle, le rythme irrégulier, le récit décousu, les incrustations pour tenter de donner un tant soi peu de contexte… tout sent le rafistolage de dernière minute sur la table de montage de la société réquisitionnée pour rendre le film plus ‘fun’. Pour un résultat assez lamentable.

Will Smith sous le masque de Floyd 'Deadshot' Lawton en compagnie de Margot 'Harley Quinn' Robbie. Drôle de duo principal.

L’histoire même du film est un serpent qui se mord la queue. Waller créée la Suicide Squad qui aura pour première mission de la sauver elle même d’une ville sous la menace de l’Enchanteresse. Cette dernière attaquant la dite ville pour récupérer son c½ur détenu par Waller, encore elle. Donc en gros Waller par ses actes conduit à prendre des mesures drastiques qui n’auraient pas eu lieu d’être si elle n’avait rien fait depuis le départ… Si j’étais son supérieur hiérarchique, c’est elle que j’éliminerai de l’équation. Et fissa.

Amanda Waller est en charge de résoudre les immenses problèmes qu'elle contribue à créer.

Une fois cela dit, il y a t-il quelque chose à sauver dans ce désastre ? Et bien oui. Les personnages. Car malgré tout, ceux-ci sont plutôt ‘bien dépeints’, si on omet l’erreur grossière d’en faire une ‘famille’ alors qu’ils ne se côtoient que depuis quelques heures…(Error Fatal Grave). Beaucoup critiquèrent la vision de Will Smith pour son Deadshot mais en fait elle est assez juste, seulement le métrage occulte pas mal son coté ‘tueur à gages’ une fois sa scène d’introduction passée. Et le fait qu’il soit mis plus en avant que les autres…bah c’est le principe de la tête d’affiche j’ai envie de dire. Le reste de l‘équipe est lui aussi ‘plus ou moins fidèle’ avec toutefois quelques variations de caractérisation un peu too much (Captain Boomerang et sa peluche de Licorne rose…Gné ??). Katana s’en sort plutôt bien, Rick Flag aussi. Et Waller est une pourriture finie, on en attendait pas moins de cette ordure sans nom. Après il y a les vrais ratages comme l’aspect catastrophique de Killer Croc ou l’interprétation hallucinée de la sorcière par Cara Delevingne. Mais celui qui est véritablement agaçant c’est El Diablo, en surjeu de la caillera des bas fond de L.A. jusqu’à l’ignoble (et pas aidé par une VF atroce). Ça fait vraiment peine à voir…

Trois gros vrais ratages.

Et puis il y a le couple star.
Alors autant Margot Robbie nous donne une Harley Quinn satisfaisante, à la fois violente, délurée, sexy et psychologiquement dérangée…autant Jared Leto nous accable d’un Joker complètement à coté de la plaque, au look de gangstarap foireux à mille lieux du style dandy déguindé du personnage. Après je le concède, Jared Leto c’est un acteur que je n’apprécie pas du tout et qui as la fâcheuse tendance à toujours vouloir en faire des caisses pour pas grand-chose (Blade Runner 2049 en exemple marquant). Je fais clairement parti de ceux qui estiment son Joker complètement raté. En comparaison, la Harley est donc un rayon de soleil et c’est clairement elle qui sort son épingle du jeu dans cette équipe de choc.

Harley fanfaronne quand les regards sont braqués sur elle mais ses yeux tristes ne trompent pas quand on parvient à la surprendre

Quelle faute de gout que ce Joker tout droit sorti d'un clip minable de MTV...

L’un dans l’autre j’aime à revoir ce Suicide Squad de temps en temps. Malgré sa montagne de défauts et certains de ses personnages foirés jusqu’au trognon. En tant que série B d’honnête facture, sans plus. Un petit plaisir coupable en somme…


Aquaman de James Wan (2018)


Arthur Curry est le fils de deux mondes. Terre et Mer. De son père le gardien de phare et de sa mère reine d’Atlantide en Exil. Mais jamais il ne s’intégrera ni à l’un ni à l’autre, préférant naviguer en solitaire et venir en aide aux marins nécessiteux, forgeant sa légende sur les bateaux voguant sur les sept mers. Mais quand son demi-frère, roi en place de la cité engloutie se mets à monter une armée pour éradiquer ceux de la surface, il est temps pour lui de faire face à ses responsabilités et de réclamer sa place légitime sur le trône.

Le réalisateur au milieu de ses acteurs

Je me suis fait violence pour regarder ce film qui ne m’intéressait mais alors pas du tout. C’est celui du DCEU que j’ai visionné en dernier. Il m’a fallu redoubler d’efforts pour ne pas le stopper en plein milieu et parvenir au générique de fin. Car comme je le pressentais, qu’est ce que c’est mauvais ! Mais alors à un point ! En cause principalement ses dialogues qui ne sont rien de moins qu’affligeant. Ça tient de l’acharnement thérapeutique pour en arriver à pondre une telle bousasse.

Papa et Maman Aquaman. Alias Temuera Morisson et rien de moins que Nicole Kidman

Décortiquons un peu ce fruit pourri. Le truc qui saute aux yeux en premier, c’est l’interprétation. Pas un (pas UN !) ne joue juste là-dedans. Même le Grand Willem Dafoe semble complètement à l’ouest. La faute à un tournage quasi totalement en fond vert, qui fait que les acteurs n’on pas la moindre idée de ce qui les entourera en post-production. Ils jouent littéralement ‘dans le vent’, sans aucune profondeur de jeu, sans aucune âme. Celui qui s’en sort le mieux est sans conteste Yahya Abdul-mateen II dans le rôle de Black Manta. Un vrai charisme, un vrai travail d’interprétation, un vrai regard. On sent qu’il s’implique.


Un personnage secondaire qui aurait gagné à être le rôle principal...

Amber Heard quand à elle est physiquement très proche de son pendant éditorial, le costume, la coiffure, les yeux qui brillent…c’en est troublant. Sexy en diable et en usant et abusant elle sait mener les hommes de son entourage par le bout du nez. Mais pour en revenir au point noir du métrage, je ne pense pas qu’elle gagnera un seul oscar dans sa carrière…
Mais le pire du pire c’est bien entendu Jason Momoa. Potable en tant que second rôle, faire de cet acteur le héros central d’un film, moi je dis qu’il faut les avoir bien accroché. Incapable d’interpréter autre chose que le grand gaillard béat et bas du front, il rend Arthur Curry bête à manger du foin. On est très très loin du mythique Aquaman de l’anime Justice League des 90’s. Quand je pense que j’hésite depuis un moment à voir son film Conan -> je n’hésite plus ! Il faut que je le voie pour mesurer l’ampleur des dégâts sur le Roi barbare.

Jason Momoa face à Patrick Wilson. Aquaman face à Ocean Master
Et oui cette scène est sous-marine...

Là encore j’estime qu’il y a quand même quelque chose à sauver de la poubelle, et cette chose c’est l’esthétique globale apporté aux fonds des mers. Il y a une vraie recherche, un vrai parti-pris graphique et un vrai travail sur la couleur. Bon après c’est surchargé à l’excès, un peu trop dans l’esprit néon fluo de Tron et surtout sans génie créatif pur. Une ville sous-marine qui ressemble à une ville de la surface…mais juste posée au fond de l’eau. Je veux dire Poukram quoi ! Un peu d’imagination ! À quoi ca sert d’avoir un décorum pareil pour juste faire des immeubles de la 5ème Avenue ? Dans un espace où la gravité est flottante, le concept même de haut et de bas est à relativiser, l’architecture est entièrement à repenser. Pareil pour les vaisseaux de guerre, que je juge juste stupide dans leur conception. Des vaisseaux aquatiques conçus comme des vaisseaux spatiaux…mais ca n’a aucun sens ! Une baie d’observation rectiligne, dans un poste de commandement avec sol et plafond…pour un peuple qui nage constamment, y compris à bord de leur embarcation! Mais bon sang, jouez de cet environnement ! Faites des passages dans tous les sens, des immenses baies en bulle, je ne sais pas moi…n’importe quoi d’autre que ces designs de fainéants !

Une certaine recherche graphique...mais qui ne va clairement pas assez loin

Mais le plus gros reproche que je formule contre ce film est en fait le même que j’ai envers les Wonder Woman et le Shazam (que je n’ai vu que partiellement en cliquant ici et là, pas la force de le voir en entier) et qui en fait est un point de vue biaisé sur ces ½uvres: ce sont des films pour enfants. Et il y a longtemps que je n’en suis plus un. Ma détestation de ces films et donc dû en grande partie au fait qu’ils ne s’adressent pas à moi. Et quand je dis ‘enfants’ je veux dire ‘des gamins entre 8 et 14 ans’, car les Marvel qui eux s’adressent aux adolescents parviennent quand même à m’alpaguer la plupart du temps. Quand à la vision de Snyder, même si j’ai des reproches à faire à ses films ils me correspondent plus en termes de ton et d’ambiance. Car plus sombre et plus adulte. Pas de mystère en soi, je préfère les histoires dans lesquelles je me retrouve.


PS: une séquence de cet Aquaman m’a fait plus que fortement penser à la scène du sable mouvant dans La Chèvre de Francis Veber. La similitude est trop troublante pour que James Wan ne l’ai pas vu. À la fois étrange et fascinant.

PS2: un point scénaristique qui me perturbe au plus haut point et à laquelle peut-être quelqu’un pourra me répondre. Un objet antique datant d’avant même la levée des eaux du Sahara qui libère une bouteille en verre qui interagit avec une statue sicilienne de Romulus, il n’y a pas comme un léger problème de temporalité ? Ou alors encore une fois j’ai pas tout capté (ce qui est grandement possible).

Birds of Prey de Cathy Yan (2020)


L’ancienne psychiatre devenue criminelle délurée s’est faite jeter par le Joker comme une malpropre. Pour parer à sa peine de c½ur elle se prend une biture mémorable dans le night-club de Roman Sionis, mieux connu dans le milieu sous le nom du Black Mask. Le lendemain matin, pour contrer à sa gueule de bois elle s’achète un sandwich - son préféré de toute la Terre. Mais voilà-t’y pas qu’on lui cherche des noises de tout les cotés et qu’elle finit par faire tomber son trésor culinaire sur la chaussée. C’est le début de la rocambolesque aventure d’Harley Quinn, qui croisera sur sa route une vengeresse d’origine sicilienne, une chanteuse à VOOOOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIX, une fliquette imbibée de Whisky et une délinquante juvénile aux intestins d’acier.

Gotham Girl

Des fois je me demande si ce n’est pas moi qui ai des gouts de chiottes. Aquaman fut un succès mondial que je trouve nul à en déféquer du poisson pourri pendant des heures et Birds of Prey s’est fait défoncer alors que j’aime beaucoup ce film. Mais alors vraiment beaucoup. Il m’éclate même.
Déjà d’une, ce n’est pas un film pour enfant. Je n’ai rien contre soit dit en passant. Mais j’ai passé l’âge. Là on retrouve les bas-fonds de Gotham à la dure. Du sang. De la violence. Et de l’absurde. Et une ancienne psy à la dérive. Et surtout des dialogues qui font mouche, Poukram de sa maman ! Certaines répliques sont hilarantes, d’autres sarcastiques et d’autres encore sont glaçantes. Le tout mitonné avec un brin de folie et de paillettes qui ne font pas artificielles (Hum Suicide Squad). On n’est pas ici dans la niaiserie de la greluche à lasso ou du traducteur de dauphin. Et ça fait plaisir à voir !

Victor Zsasz réclame une séance à sa psychothérapeute...

Ensuite les nanas en tête d’affiche sont méga bad-ass et foutrement sexy. Margot Robbie tout d’abord qui parachève son interprétation de bouffonne ex-reine du Crime et y apporte une émotion et une sensibilité tout juste comme il faut sans négliger le fait que c’est une saccagée du ciboulot puissance 1000. On enchaîne avec Mary Elizabeth Winstead, actrice que j’adore et qui fait une Huntress à la fois hyper-vénère quand il s’agit de défourailler des mafieux et d’une naïveté confondante dans ses différents rapports humains, ce qui créé un décalage assez marrant. Vient ensuite la femme la plus classe du monde, d’une beauté renversante et d’une coolitude à toute épreuve, Jurnee Smolett-Bell dans la tenue de Dinah Lance alias Black Canary. Je pourrai regarder ses scènes en boucle jusqu’à la fin de ma vie…

<3

Les deux dernières protagonistes c’est un peu plus mitigé. Renee Montoya tout d’abord, qu’interprète Rosie Perez. J’ai eu un peu de mal au premier abord avec cette Montoya plutôt âgée, bien loin de la jeunette un peu effacée mais efficace que Bullock prenait sous son aile. Mais en fait c’est raccord avec la temporalité du Batman qui lui aussi est plutôt sur la fin dans le DCEU. Montoya n’est plus une bleue depuis des années…D’ailleurs j’aime le fait, même si ce n’est pas explicite, qu’en vieillissant elle prenne le mauvais pli de son mentor, à savoir être passablement porté sur la bouteille. L’autre c’est Ella Jay Basco dans la réinterprétation de Cassandra Cain. À l’origine l’une des Batgirl post-Barbara Gordon (et fille de la puissante Lady Shiva) elle est ici une pickpocket très douée qui doit pas avoir 15 ans et qui à eu une vie bien pourrave jusqu’à présent. C’est par elle que le n½ud de l’intrigue passera. Une petite chipie pas antipathique mais qui as clairement besoin de repères et d’un cadre posée. Ce que ne lui apportera absolument pas Harley qui fera d’elle son acolyte…pour le pire et le encore plus pire.

Huntress et son drôle de pistolet à fléchettes...

Alors après oui le film à un coté misandre, mais rien d’aussi grave que ce que l’on veut bien entendre. Par comparaison j’ai trouvé Ocean’s Eight bien plus revanchard et polémique, et là aussi une simple comparaison avec une vraie ½uvre anti-homme (au hasard Good Girls de Netflix) montrera le coté très gentillet et finalement plus moqueur qu’autre chose de ce Birds of Prey. Et puis après tout c’est un film centré sur les gonzesses de Gotham City, encore heureux qu’elles y tiennent le pavé ! Je regrette même que l’on en voit pas plus, comme par exemple Selina Kyle (Catwoman) ou Pamela Isley (Poison Ivy). Cela aurait amené une dynamique intéressante, surtout avec la fille à la chlorophylle… Peut-être pour une suite ?

Obiwan McGregor nous laisse à voir un Black Mask assez terrifiant et très antipathique

Quand au Joker…il est fortement évoqué et fait même quelques apparitions (de dos ou en dessin) mais pas de Jared Leto à l’écran. Ouf !

~¤~

Récap’ rapide du reste du DCEU:

Man of Steel: relecture moderne et audacieuse de la mythologie Superman. Clark Kent touchant. Final apocalyptique et destruction de masse exagérée, qui occulte tout le travail mis en place précédemment. Dommage.

Batman Versus Superman: Parti-pris de base avec lequel j’ai du mal mais de bonnes idées. De très mauvaises aussi. Le kryptonien est censé réduire en bouillie le Bat, armure ou pas.

Wonder Woman: film pour enfant très stylisé avec un couple de héros attachant. Mais franchement pas mémorable. La preuve je ne m’en rappelle quasiment pas.

Shazam: film pour enfant. Ce qui pour le coup se justifie complètement.

Wonder Woman 1984: film pour enfant et surtout extrêmement bête. Mais vraiment. Confine à l’idiotie crasse. Peut-être le plus stupide que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie. Et j’ai vu ‘White Fire’.

Justice League (le vrai, de 4 heures, l’autre n’existe plus): métrage douloureux et cathartique, à la symbolique profonde. Une leçon de rythme pour un film si long mais qui en paraît moitié moins. Des séquences dantesques. Pas en accord avec tout loin s’en faut mais une vraie patte, une vraie direction, une vraie vision d’ensemble. (Point de vue #19 pour en savoir plus)

~¤~

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Suicide Squad

Aquaman

Birds of Prey

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Événement sans précédent que ce qui nous amène ici aujourd’hui. Après la réception plus que boudée de Justice League sur nos grands écrans en 2017, voilà que sort en 2021 la Director’s Cut - après une longue campagne insistante sur les réseaux sociaux (et pas que) - censé réparer l’affront fait à l’½uvre originelle. C’est que la production fut à l’époque très mouvementée à bien des égards. Son réalisateur, Zack Snyder dut laisser les clés à la Warner et au magicien responsable du succès d’Avengers, Joss Whedon. En résultait un monstre filmique sans âme, mou du genou et absolument pas à la hauteur de la réunion tant attendue de tout ces super-héros. Alors au final qu’en est-il de cette ‘nouvelle version’ longtemps désirée par les fans ? L’attente et l’insistance en valait-elle le coup ?

Alfred, Diana et Bruce tentent de réhabiliter le manoir Wayne en ruine

Suite à la mort de Superman, trois étranges boites d’origines extra-terrestres réparties sur Terre se mettent à vibrer et emmètrent à destination inconnue. Pendant ce temps-là, Bruce Wayne tente de réunir une équipe de méta-humains pour faire face à la menace qui se profile, avec assez peu de succès. Mais l’arrivée de Steppenwolf, lieutenant déchu du puissant Darkseid, change la donne. Wonder Woman, Flash, Aquaman, Cyborg et Batman s’unissent alors pour s’opposer au dangereux renégat, prêt à tout pour retrouver son statut d’antan auprès de son Seigneur et Maître.

Clark Kent brille par son absence sur une bonne partie du film

Alors oui. Fondamentalement c’est le ‘même film’. La même structure globale, le même synopsis, les mêmes enjeux. Et pourtant tout y est tellement différent. Le montage, la colorimétrie, le rythme et surtout le sens de l’épique. Ce que gagne en priorité cette relecture longue de quatre heures, c’est du temps d’exposition et de développement sur ses personnages. Avec en point d’orgue Barry Allen alias Flash et Victor Stone alias Cyborg. Si le premier reste le jeune homme naïf un peu bizarre mais très intelligent auquel je ne parviens pas à m’attacher, il gagne cependant en force visuelle avec quelques nouvelles scènes dantesques dans lesquelles il sauve la mise à ses camarades. Quand à Cyborg, il devient rien de moins que le c½ur du film, son élément central. Bien plus impliqué dans le scénario, une relation père-fils tendue, un vrai bon fond malgré les terribles épreuves qu’il traverse, on à tout simplement l’impression de visionner une Origin Story du héros, parfaitement imbriquée dans l’intrigue principale.

Cyborg gagne en profondeur mais parfois il est un peu palot visuellement parlant

Pour comparer avec la ‘Whedon Cut’, tout ce qui fut tourné par le créateur de la série Buffy est tout simplement passé à la trappe. Et toutes les scènes de Snyder sont soit remontées en profondeur soit étendues au maximum. On y gagne étrangement une fluidité qui capte plus le spectateur sur la longueur, à condition d’accrocher au coté pompeux et très contemplatif de la réalisation. D’un point de vue formel, on note des effets spéciaux assez inégaux et certains partis-pris qui pourront diviser. Coté FX, quelques plans sur Cyborg sont en-deçà, certaines incrustations demeurent plus visibles que d’autres et parfois un agaçant effet de flou s’installe (je déteste ‘l’effet Blur’ au plus haut point). Visuellement Darkseid fait un peu trop CGI, on est clairement pas au niveau de Thanos en terme de texture de peau et d’expression faciale…par contre je trouve Desaad particulièrement réussi, aussi bien sa tronche que sa tenue, que je trouve très stylé. Quand à Steppenwolf…que dire. C’est le jour et la nuit. Aussi bien en termes d’apparence que de profondeur. On passe du ‘méchant parce que je suis méchant’ au traitre à son maître qui cherche à se racheter à tout prix. Son combat n’en devient que plus extrême et dangereux. Car plus incarné. Mais encore une fois on est loin du Titan Fou et on navigue alors dans un entre-deux entre la version 2017 et Infinity War question écriture des antagonistes.

Steppenwolf accomplira sa mission quels que soient les obstacles sur son chemin

Le plus marquant dans ce nouveau montage c’est le sens de l’aventure et de grandeur qui se dégage de cette épopée. Une sensation de démesure, de récit qui va bien au-delà de ce qu’on nous montre, d’une odyssée qui se profile. Mais quel avenir pour la Justice League ? Initialement prévu comme une trilogie les plans on bien entendu été révisé il y a bien longtemps. Mais devant le succès public de la Snyder’s Cut on se met à rêver d’un changement de braquet de la Warner, fortement appuyé par la direction d’HBO Max. Souhait un peu trop fantasque je vous l’accorde mais on se dit que rien n’est impossible désormais. Il y a deux ans, personne n’aurait cru possible qu’un jour la version que l’on à découvert là serait bien réelle. L’avenir nous dira de quoi il sera fait.

Le hashtag #realizethesnydercut laisse place à #restorethesnyderverse. La campagne ne fait que commencer, et la Warner sera bien difficile à convaincre car elle n'a rien à y gagner. En dehors d'une gigantesque acclamation des fans. On espère et on attend...

Petite réflexion annexe sur cette sortie si particulière mais n’avons nous pas là l’avènement du futur cinéma en streaming ? Car bien que cette version n’ait pu voir le jour que grâce à une suite de circonstances exceptionnelles et imprévisibles, elle pose les bases d’une nouvelle manière de ‘faire et consommer du cinéma’. Car jamais ô grand jamais ce film n’aurait pu sortir tel quel dans les salles. Bien trop long, bien trop particulier… Il n’existe que parce que le format du streaming est bien plus libre, bien moins contraint. Ce coup d’essai je pense fera date chez beaucoup de réalisateurs cherchant à se libérer des carcans assez étroit du système ‘cinéma’ et des Majors. Bien que ces dernières tiendront toujours les portes-monnaies elles vont commencer je crois à réfléchir ‘à d’autres options’ que les salles obscures. Le marché de l’Entertainement va connaître une révolution assez rapide dans les quelques années qui vont suivre…pour le pire et le meilleur. À nous public de rester vigilant sur les nouvelles formes de consommation qui vont sortir des esprits retors des pontes des très grands studios.

Barry Allen dans son antre, attendant que le destin frappe à sa porte...

PS : le format en 4:3 n’a pour moi aucune importance ou ne m’occasionne absolument aucune gêne. Ce n'est pour moi pas un sujet, rien de plus à dire sur ce point là.

Darkseid à t-il un avenir au cinéma?

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Cinéma - série (Cinéma)

Un univers DC cohérent et fluide, basé sur plusieurs franchises se réunissant en un tout unique, il n’y a bien qu’au cinéma que la sauce ne prend pas. Comics, télévision et même du coté des films d’animations, le pari est réussi. C’est sur cette dernière catégorie que nous allons nous pencher présentement avec une revue générale de la saga ‘New 52 ’, réunissant au sein d’un même scénario global une douzaine de long-métrages en dessins animé. Apokolips n’a qu’à bien se tenir… (Hum !)



Enième reboot du multivers survenu il y a quelques années, le New 52 façon papier remettait une fois de plus les pendules à l’heure sur des parutions trop disparates. Fléau récurent des comics qui on tendance à trop partir dans tout les sens au bout d’un certain temps d’exploitation, la Divine Concurrence à trouvé dans ses désormais célèbres « Crisis » un moyen de faire table rase du passé et de refaire partir la machine comme en 14.
Malheureusement pour ma pomme, ce nouveau départ ne trouva pas écho en moi. Parce que oui, l’univers « New 52 », je ne l’aime mais alors pas du tout. La relecture des personnages emblématiques ne me correspondait pas (Superman arrogant et vaniteux, un Joker méta-humain…) et l’ambiance générale ne m’attirait pas. Question de génération peut-être…

Quoi qu’il en soi, la Warner décida de lancer une franchise sur les productions animés tiré de sa filiale partenaire DC. Au fil du temps il en résultat 15 films qui formèrent donc une saga unifiée. Elle finira par se faire appeler DC Animated Movie Universe (DCAMU), plus communément nommée « New 52 ». Point important, bien que le gros des adaptations provienne bel et bien de la période éditoriale dites ‘52’, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des films. Mais nous allons revenir rapidement sur chacun d’entre eux dans la suite de cet article.
Liste complète de cette ère 'New 52' en animation, tirée de Wikipédia parce qu'on va pas se prendre la tête. Cependant ce ne seront pas les seuls DC Animated à sortir lors de cette période (Gotham by Gaslight, Red Son etc...) mais ceux-ci ne font pas partie de cet univers.

Flashpoint fait office de prologue. Ainsi que de « Crisis », c'est-à-dire que le monde à la fin du film n’est pas le même qu’à son début. Les événements décrits ici, bien que canon avec le reste, seront totalement oubliés par tout les protagonistes, y compris Flash. Seul l’un d’entre eux en gardera le souvenir.

Barry Allen en compagnie d'un Batman bien plus sombre que son viel ami Bruce...

Le suivant – Justice League: War – introduit la menace de Darkseid sur la Terre et le besoin des différents héros de s’unir en une équipe efficace et solidaire. Il s’agit donc de l’introduction de la ligue mais pas seulement. Cyborg, encore Victor Stone, y tient un rôle important.

Darkseid rencontre une résistance pas très coordonnée mais tenace

L’autre fil rouge de cette saga fait son entrée fracassante dans l’animation qui suit. Et le titre de celle-ci ne fait pas mystère de son identité. Damian Wayne est bien le Fils de Batman et ce dernier n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Bien que sa présence ne soit pas actée dans chacun des dessins animés, il sera tout de même le personnage central de l’ensemble. Le c½ur de l’½uvre en somme. Et ce parti-pris est loin d’être inintéressant.

Tel Père Tel Fils

S’en suit quelques films communs sur lesquels j’ai peu à dire. On y présente Arthur Curry dans le Trône de l’Atlantide, la Cour des Hiboux dans Batman Vs Robin et des retrouvailles familiales mouvementée dans Mauvais Sang. Le suivant nous emmène à la Titan Tower, chapeauté par Starfire, sorte d’académie pour jeune super-héros. Les adolescents devront apprendre à se connaître pour faire face aux problèmes causés par le père de Raven.

Le jeune Arthur rencontre furtivement sa reine de mère

Bruce Wayne fait face à la cour des Hiboux

Batwoman et Talia discute fermement d'un point de désacord sur la destruction de Gotham

Une partie des jeunes Titans, avec la très sexy Kori à leur tête

On en vient à Justice League Dark, qui lui à déjà plus de bagou. Et cela est dû pour une grande part à son personnage principal, l’inénarrable John Constantine. Plus cynique et sombre que la moyenne, ce DA mets en avant une team ‘Magie Noire’ avec en vedette ma championne Zatanna, qui fait montre de toute sa puissance. On y retrouve aussi le fantôme cascadeur Deadman ainsi qu’Etrigan le démon magnanime qui fait des vannes canons en rime.

John Constantine sait décidement bien s'entourer...

Prochaine étape avec Judas Contract, un scénario centré sur les Teens Titans et la petite nouvelle Terra qui s'attaquent à la secte de Brother Blood. Puis on revient à Constantine avec City of Demons, à l’origine une web-série remonté en long-métrage. De loin le plus malsain du lot, le plus crade et le plus noir. Le sorcier anglais devra faire montre de tout son talent et de toute sa couardise pour affronter une belle bande de salopards venu directement des Enfers. Petite mise en garde, bien que l’ensemble des films soient orientés ‘Adolescents/jeunes adultes’, ils peuvent être vu par des plus jeunes accompagnés. Ce qui n’est pas du tout le cas de cet épisode, sa violence et son ton cru le réserve pour les plus âgés d’entre vous. Ne mettez pas de bambins devant ce dessin animé !

Énorme contraste entre l'ambiance très légère - voir un peu trop - des Teen Titans...

...et celle bien plus glauque et sanglante dans l'enquête du Hellblazer

Juste après celui que je considère comme le plus réussi, Suicide Squad: Le Prix de L’Enfer. Non-manichéen à l’extrême tout en gardant une certaine noblesse dans ses valeurs, c’est de loin le film le plus gris (et par conséquent le plus mature et le plus authentique) du lot. Alors oui il reste caricatural par moment (Harley est quasiment cartoonesque) et parfois manque de finesse dans certaines de ses thématiques mais c’est le genre de récit qui moi me parle profondément. Un monde où il n’y à pas de gentils, mais pas de méchants non plus. Juste une bande de sales types (et nanas !) avec chacun des convictions et des objectifs différents. Le tout est magnifiquement porté par son personnage principal, Deadshot, formidable d’ambigüité. Si vous ne devez en voir qu’un seul, ce sera celui-là.

Amanda Waller lance une nouvelle mission pour sa Task Force X. Pour un objectif très particulier et personnel... Ce dessin animé est infiniment meilleur que la version cinéma (que je ne déteste pas, je dois être le seul au monde). C'est aussi le cas pour l'autre film d'animation Suicide Squad (Assaut sur Arkham) qui lui fait partie intégrante de l'Arkhamverse (les jeux Rocksteady). Encore une fois, les versions animées mettent la patée aux versions Live...

Un diptyque maintenant avec La Mort de Superman suivi par le Règne des Supermen. Dois-je préciser que cet arc est bien entendu adapté du célèbre comics et de la période qui s’en suivi ? Dans le premier notre homme d’acier se confronte  à une nouvelle menace de l’espace, un monstre surpuissant que rien ne semble stopper. Et que les médias surnomment très vite Doomsday. Pas vraiment le moment idéal pour Clark qui tente de révéler sa vraie nature à Lois. Dans le second, une ribambelle de remplaçants tente d’occuper le poste laissé vacant. On y découvre entre autre Steel, cyborg-superman et ma version ‘Superboy’ préférée (le clone de Kal-El dont les gênes manquants on été comblé avec ceux de Lex).

Doomsday. Et tout est dit.

Un vrai look de Bad-ass pour sa résurrection. Dommage qu'il ne le garde pas

Batman: Silence voit lui aussi son héros évoluer au niveau sentimental. Alors qu’un mystérieux nouveau super-vilain fait son apparition à Gotham, Bruce Wayne entame une relation avec Selina Kyle. Non-dits et faux-semblant seront au c½ur de leur histoire…jusqu’à ce que l’homme chauve-souris se dévoile. En tant que possesseur des comics qui relate cette histoire, je dois dire que son penchant d’animation m’a laissé perplexe. Surtout sur l’identité de ce fameux Hush, qui n’a aucun rapport avec son équivalent de papier (Wait…What ?! ). Néanmoins on y découvre un Bruce Wayne un peu différent, que Catwoman sait faire sortir de sa réserve. À tout point de vue…

Le jeu du Chat et de la Chauve-souris

Hush (Silence) chamboule pas mal les petites habitudes des vilains de Gotham City

Seul film, et c’est un peu dommage, centré sur Wonder Woman, Bloodlines à une particularité par rapport à ses camarades. Il est de loin le plus beau. Meilleure animation, meilleur character-design, meilleure palette de couleur… quand on voit çà, on se met à rêver que l’ensemble des DC Animated soit à ce niveau. Certes on est encore loin du standard cinéma (ce n’est pas le même budget) mais comparé au reste, on est clairement plusieurs crans au-dessus. Par quel miracle cet épisode à t-il bénéficié d’un travail plus abouti sur ces aspects-là ? Mystère. Quand à l’histoire elle est certes classique en ce qui concerne l’amazone mais elle fait le boulot. Steve Trevor est bien entendu de la partie et là aussi les deux personnages se rapprocheront enfin (Steve est présent depuis Flashpoint dans cette continuité).

La Princesse Diana au chevet d'un Steve Trevor un peu décontenancé

Et on termine ce tour d’horizon avec Justice League Dark: Apokolips War. Cette fois, plus de demi-mesure, la guerre entre la Terre et Darkseid est déclarée. Et je n’en dirai rien de plus car ce dernier film est de loin le plus surprenant, le plus poignant et le plus choquant de l’ensemble. Vraiment il ose aller là où on ne l’attend pas pour prendre le spectateur par surprise. Les arcs narratifs se terminent dans une cohérence certes surprenante mais aboutie, et plus particulièrement celles de nos deux acteurs au centre de tout çà, Damian Wayne et Victor Stone (Alias Robin et Cyborg). Mais le trio central de cet ultime épisode est constitué de Constantine, Raven et Superman pour une collaboration qui fait des étincelles. Un final en apothéose, avec une dernière scène assez déconcertante qui peut cliver mais qui se justifie par rapport à l’acte initial ayant lancé cette continuité. Non vraiment chapeau bas pour cette conclusion risquée et captivante !

L'ensemble de la Ligue de Justice pour faire face à la menace venue de l'espace
Un Kal-El et une Raven au bout du rouleau tenteront de sauver le monde... ou ce qu'il en reste

"King Shark est un Requin !!"

Au terme de cette quinzaine de films, on constate qu’il était tout à fait possible de créer une saga ‘DC Universe’ qui tienne la route. De ce point de vue là, c’est une leçon donné à la branche cinéma de Warner (bon ok les contraintes ne sont pas les mêmes, surtout au niveau de l’égo des acteurs). Après sur l’ensemble, bien que le tout soit plaisant à regarder, il n’y a pas non plus de chef-d’½uvre indispensable à voir. Ceux qui pour moi sortent du lot c’est le Suicide Squad et le Apokolips War, j’y ajoute la série Constantine remontée en film mais pour d’autres raisons. Pour les autres, cela parlera surtout aux fans de Detective Comics de longue date. On s’amusera à noter les lignes du Destin qui dévient de celles qui malgré tout parviennent à suivre leur voie, quoiqu’il advienne.

"Oh regardez! Est ce un oiseau? Un avion?" "Non, c'est Superman!" "Ha?! Je ne l'avais pas reconnu sans son superSlip !"

Cette review complète du DCAMU fut une très bonne manière de se ‘préparer’ à la sortie très attendue le 18 mars de la Justice League Snyder’s Cut. On en parle très probablement la semaine prochaine…


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Cinéma - série (Cinéma)

Alors qu’un nouveau film basé sur l’univers fondé par Ed Boon et John Tobias est attendu pour le 7 avril, j’ai jugé bon de revisiter les anciennes itérations de la franchise au cinéma (et ailleurs). La toute récente révélation concernant le Mortal Kombat II m’a aussi fortement incité à redécouvrir avec un nouveau regard ce foirage total que fut cette suite tant attendue à l’époque et qui brisa tout espoir d’une génération de fans de voir une grande fresque cinématographique sur grand écran. Retournons donc avec nostalgie dans un monde d’arrachage de colonne vertébrale et de bris d’os effectué dans la joie et la bonne humeur…


MORTAL KOMBAT de Paul W.S. Anderson (1995)


Liu Kang est un jeune pratiquant des arts martiaux qui a fui le Temple de la Lumière après le meurtre de son jeune frère Chan par un sorcier du nom de Shang Tsung. Mais le Grand Tournoi arrive et il est de son devoir d’y participer. Toute sa vie et son éducation furent orientées vers ce but précis. Alors bon gré mal gré, et soutenu par le dieu de la foudre Raiden, il part pour l’île où se tiendra la compétition. Sur le bateau le menant à sa destinée, il fera la rencontre de Sonya Blade, une militaire et de Johnny Cage un acteur ringard sur le retour. Ensemble, ils devront vaincre leurs adversaires et remporter le Mortal Kombat, afin de sauver la Terre des armées de Shao Kahn.

Sub-Zero (sous la cagoule le français François Petit) face à Liu Kang (Robin Shou)

Un an après Street Fighter, l’autre grande franchise populaire de jeu de baston se voit elle aussi accordée les faveurs des salles obscures. Sous la direction de Paul W. S. Anderson nous voilà donc plongé dans une version prise de vue réelle du tournoi gore et sans merci. Commençons par l’aspect pratique, la réalisation est classique et sans grande envolée lyrique, à l’exception de la scène de l’arrivée du bateau de nuit, formidable visuellement et instaurant une atmosphère fantastique que l’on aurait aimé retrouver tout le long de la pellicule. Les effets spéciaux quand à eux sont au rabais. Je peux vous assurer que Reptile vous fera très mal aux yeux à chacune de ses apparitions, on est à des années-lumière du travail d’ILM sur Jurassic Park sorti 3 ans plus tôt. Où même de Yoshi dans le Mario avec Bob Hoskins (1993)…

Shang Tsung (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son abominable sous-fifre reptilien en 3-Dimensions

Question jeu des acteurs, on va du convaincant au ridicule. Robin Shou interprète un Liu Kang auquel on croit et on s’attache. La sympathie évidente de l’homme transpirant dans son personnage. Pareil pour Cary-Hiroyuki Tagawa qui dans un autre registre donne vie à un Shang Tsung vicelard à souhait. Pour les comédiens occidentaux ce n’est pas le même son de cloche…entre un Christophe Lambert erreur de casting de haut vol dans le rôle d’un Raiden ironisant sur tout, un Linden Ashby qui ma foi donne un Johnny Cage assez juste et une Bridgette Wilson sans aucune subtilité, on est gâté. Il faut (re)voir l’investigation de la cale du navire par Sonya, j’ai personnellement éclaté de rire face à la dégaine de l’actrice et sa pose en mode ‘bad-ass’ des bacs à sable. Hilarant.

La scène de la grande rencontre des protagonistes à bord du bateau-drakkar. À 00:37 secondes, la scène qui m'as fait éclaté de rire avec cette Sonya hilarante de sur-jeu.

Pour le reste on se retrouve plus ou moins en terrain connu. On croisera comme de bien entendu Sub-zero et Scorpion, ainsi que la princesse Kitana. Kano est là aussi, cabotinant à souhait sous les traits de Trevor Goddard (aucun lien). Leurs histoires respectives ne seront que peu développées avec toutefois un brin de background pour le marchand d’arme (il à tué un collègue de Sonya, d’où besoin de revanche de cette dernière). Notez que Kitana est la seule à ne pas faire partie du roster du premier jeu à être présente dans le film, sans doute à la fois pour ajouter un peu de casting féminin et mieux introduire sa relation avec Liu Kang pour les futures suites. Bon en vérité on aperçoit également Jax dans les scènes d’ouvertures mais sa présence est trop anecdotique pour être comptabilisé comme ‘rôle’, on est plus au niveau du caméo.

Notre team de héros au grand complet. Johny Cage, Sonya Blade, La princesse Kitana et Liu Kang, chapeauté par Raiden. Hin Hin Hin...

Mais la vraie star du film pour moi, c’est Goro. Vestige d’un temps qui n’existe plus où l’on pratiquait encore les effets de plateau pour des personnages fantastiques, quel plaisir de redécouvrir une telle gueule de manière tangible et concrète ! Alors oui je concède qu’il à un peu la tête de traviole par moment et que son regard manque de finesse et de profondeur mais pour le reste c’est un régal. La comparaison avec le modèle numérique 2021 sera intéressante à bien des égards.

Un Goro bien présent sur le plateau. Un peu artificiel mais symbolique d'une époque révolue...

Bien que scénaristiquement rempli de trous et garni de raccourcis limites grossiers, j’ai tout de même relativement apprécié de revoir cette aventure live du premier Kombat Mortel. Car si globalement il reste assez pauvre certaines séquences restent très belles, comme la scène finale entre Liu Kang et  l’âme de son frère, symboliquement très bien amenée. Un brin ringard, un brin nanar, un poil vieillot mais toujours aussi sympatoche, ce Mortal Kombat de 1995 reste une série B potable qui face à l’épreuve du temps tient toujours la route…


MORTAL KOMBAT II de John R. Leonetti (1997)


Shao Kahn, fort marri par la défaite de son Grand Sorcier, décide d’outrepasser les règles instaurées par les Anciens Dieux et d’envoyer sa terrible armée envahir Earthrealm (notre bonne vieille Terre). Liu Kang et Sonya Blade, épaulé par Kitana la fille du Tyran s’opposeront à ce cataclysme annoncé. Pour cela ils auront besoin d’aide et nos héros parcourent alors le monde à la recherche d’alliés. Entreprise de recrutement qui connaîtra une réussite toute relative...

Une belle bande de vainqueur. En lien la fiche Nanarland de cette chose filmique (ici)

Après le succès du premier film la suite est quasiment actée d’office…cependant la production va connaître pas mal de revers. À commencer par le départ d’une grande partie de son casting. C’est bien simple, seuls restent Robin Shou et Talisa Soto (Kitana). Bye Bye tout le reste. Vient ensuite la qualité générale de l’½uvre…car si le premier gardait tout de même une certaine allure cinématographique on tombe cette fois dans la pure production télévisuelle de seconde zone. Ayant enchainé les deux films l’un juste après l’autre, je peux vous assurer que le décalage est rude.

Raiden (James Remar), Liu Kang (Liu Kang), Jax (Lynn Williams), Jade (Irina Pantaeva) et Sonya (Sandra Hess) tente d'empêcher Shao Kahn d'annexer la Terre. Vous aurez remarqué le nouveau casting...

Dès son introduction – qui fait directement suite au final du 1 – on est éberlué par ce que l’on découvre. Effets spéciaux honteux, acteurs qui jouent comme des savates (surtout les vilains !), élimination sans plus de cérémonie de personnages principaux (Adieu Johnny !)…et ses chorégraphies de combats qui confinent au génie tant elles sont absurdes. Je veux dire dans quel autre film des protagonistes se poursuivent en effectuant des pirouettes et autres saltos qui ne servent à rien ? Fantabuleux tout simplement.

Jax versus Cyrax. Le robot n'est pas introduit et ne sera absolument plus présent suite à cette scène. Comme une grande partie des personnages...

Et il y a aussi le traitement des personnages en tant que tel qui pose problème. Stryker et Kabal expulsés en une ligne de dialogue (le scénario combine le 2 et le 3 vidéoludique), Rain balancé aux flammes, Sheeva morte sans ayant même échangé un seul coup… ohlalààà mais quelle honte franchement. Le plus lamentable reste le sort réservé à Shao Kahn, qui perd ici toute son aura barbaresque pour un basique fils voulant faire honneur à son père (Gné ?). Et faut voir la qualité de l’acteur qui lui prête ses traits… du très grand Bryan Thompson ! La palme revient tout de même à Musetta Vander dans l’accoutrement de Sindel, que l’on croirait toute droit sortie d’une parodie X du jeu. Quand à Jax…faut le voir pour le croire. En remplacement de Johnny Cage, Le soldat aux bras bioniques sera le bouffon de service…un cauchemar.

Le grand affrontement de fin entre plusieurs combattants. On ne peux pas dire que ce soit fameux. On est au niveau du téléfilm de troisième zone...Sonya, Sindel, Motaro, où est passé le respect ?

Nous avons donc appris il y a peu le fin mot de ce désastre. Lors des projections-tests à l’époque le public fut plus que réceptif à la version bêta présentée. Les producteurs, devant cet enthousiasme ne virent donc pas l’intérêt (financier) de continuer la post-production et prirent la décision de sortir le métrage en l’état. Pour donc cette débâcle plus que méritée. En même temps, au vu de ce qu’on à là, il ne semble pas que des mois de production supplémentaires auraient pu sauver le fond de l’affaire. Les scènes tournées resteront éternellement ignobles, quoi qu’il arrive…

Très déterminé mais pas très doué

Les boules de voyages, l’apparition de Nightwolf, le frangin Sub-Zero, Mileena, Jade, les décors même…tout dans cette production est fait à l’économie alors que pourtant il jouit du même financement de production que son aïeul. Alors soit l’argent à ‘disparu’ dans quelques valises égarées, soit Monsieur Leonetti n’est vraiment pas doué (il a entre autre réalisé depuis Annabelle, de la franchise Conjuring – pas vu pour ma part). Car le coup de sortir la version bêta n’excuse en rien la pauvreté du script de base ou les scènes de combats risibles.
Si le premier opus n’est pas honteux le second lui est une horreur absolue. Il n’y a littéralement rien à sauver dans cet étron, tout y est complètement foiré et foireux. Néanmoins il pourrait attirer certains spectateurs avides de sensations nanardes pures. Mais je ne suis même pas certain qu’on puisse classer cette chose dans la catégorie ‘nanar’ tant c’est une véritable purge à visionner…

Une belle photo de tournage


MORTAL KOMBAT LEGACY de Kevin Tanchaoren (2010-2011-2013)


Un cours métrage apparaît sur la toile en 2010 reprenant l’univers MK et en l’adaptant d’une manière extrêmement réaliste à une ambiance de polar noir hardboiled (pensez Se7en). Derrière la caméra on découvre Kevin Tancharoen, frère de Maurissa Tanchaoren, elle-même épouse de Jed Whedon, lui-même frère de Joss Whedon (le petit monde d’Hollywood). Quelques temps plus tard Kevin aura l’opportunité de mettre en chantier une mini-web-série tiré de son coup d’essai. Deux saisons verront le jour, pour un total de 19 épisodes. Certains sont des stand-alone tandis que d’autres finissent par donner un semblant d’unification à l’ensemble.

Matt Mulins interprète un Johnny Cage touchant et sincère. De loin le meilleur acteur dans le rôle. Il sera remplacé par Casper Van Dien en saison 2, pour une autre approche du personnage.


Mortal Kombat Rebirth, le court-métrage sorti de nulle part...

Et je dis bien un semblant. Car le plus gros défaut de Legacy, c’est son manque d’homogénéité. Le court-métrage n’a rien à voir avec la web-série question scénario, et les deux saisons elles-mêmes on parfois des incohérences entres elles. Et le changement d’acteur de l’une à l’autre n’aide pas à fluidifié un récit très épars. En guest un peu improbable, on soulignera la présence de Casper Van Dien dans le rôle de Johnny Cage au cours de la seconde saison et le retour de Cary-Hiroyuki Tagawa dans la peau du sorcier d’Outre-monde.

Même joueur joue encore...


L'intégralité des 19 épisodes, munis de sous-titres imbuvables mais cela permet de visionner l'ensemble d'une seule traite.

Quel dommage car on sent clairement une ambition profonde de raconter Mortal Kombat de la plus belle des manières, sans tourner en dérision l’univers dépeint. De plus certains parti-pris audacieux, notamment en ce qui concerne Liu Kang, accroche l’intérêt du spectateur. Malheureusement l’expérience ne connaîtra jamais de troisième saison. Mais d’une certaine manière, la version 2021 s’inspire grandement du travail fourni sur ce Legacy ; et en cela ce n’est déjà pas si mal…

Liu Kang et son ami et mentor Kung Lao. Brian Tee interprète un Liu Kang innatendu et torturé, extension poussé à son paroxysme de la version Robin Shou de 1995. À ses cotés un Mark Dacascos tout en mesure dans le rôle du moine-guerrier. L'acteur avait déjà été envisagé pour le jouer par le passé mais n'avait pas pu se libérer


MORTAL KOMBAT Legends – La Revanche de Scorpion
de Ethan Spaulding (2020)


Dans le Japon féodal, Hanzo Hasashi, grand maître du Shirai Ryu,  voit son clan et sa famille se faire décimer par la faction rivale du Lin Kuei. Ivre de colère il affronte leur chef Sub-Zero qui finit par le terrasser. Se retrouvant dans la réalité du Nether, équivalent de l’enfer, le ninja passe un marché avec Quan Chi. Si Hanzo parvient à ramener la clé renfermant le maître de ce royaume maudit, ce dernier une fois libéré rendra à la vie sa femme et son fils. Hasashi accepte, non pas tant pour ramener cette clé que pour pouvoir se venger de l’assassin de ses proches, qui se trouvera inévitablement sur son chemin. Car celui qui détient l’artefact convoité se nomme Shang Tsung, et ce dernier organise un tournoi rituel sur son île magique, tournoi auquel Sub-Zero participe. Le damné s’y rendra donc pour appliquer sa propre justice, non sans abandonner l’identité d’Hanzo Hasashi, bel et bien mort. Désormais le ninja jaune répondra au nom de… Scorpion !

"Get Over Here !"

Premier métrage d’animation sous l’égide de la Warner, la formule appliquée ici est la même que celle en vigueur sur les films animés DC de la firme. À l’exception prêt qu’il s’agit - pour l’instant du moins - de la seule production qui à vu le jour au moment de cet article (contrairement à la pléthore pour le DC Animated). On attend de voir ce que la Major décidera sur suite ou non à donner à ce  galon d’essai. Mais en l’état cela semble être du tout cuit car ce Scorpion’s Revenge est une belle réussite.

Extrait qui fait montre du niveau de violence de ce dessin animé. À ne pas mettre devant des yeux innocents...


Bien que le focus soit fait sur le rôle-titre, le dessin animé raconte de fait Mortal Kombat 1, dans lequel on retrouve donc notre casting habituel (J. Cage, Sonya, Kano, Liu Kang, Raiden, Goro etc…) et l’histoire classique de ce premier jeu. Cependant le ‘background’ est bien plus étoffé que dans le film de 95, dû au fait que l’univers à été bien développé en 25 ans. Alors oui j’ose le dire mais cette adaptation animée est meilleure que la version live des années 90 même si elle n’est pas exempte de défauts.

On retrouve tout de même notre trio central

Sa direction artistique très anguleuse avec ses gros traits noirs n’est pas forcément apprécié de tous (moi ce style me rappelle le dessin animée Mighty Max – vieux que je suis) et la qualité de l’animation n’est pas optimum mais fait tout de même le job. Encore une fois on est au niveau des DC animated, certains trouvent cela très pauvre et d’autres acceptables. Je suis de la deuxième catégorie. En précisant bien qu’il s’agit là de Direct-to-Video, l’appréciation serait bien différente pour des longs-métrages cinéma.

Raiden et Shang Tsung, éternel rivaux qui ne s'affontent que par combattants interposés

~¤~

Il existe au-delà de ces longs-métrages des séries, aussi bien en animation qu'en Live. Defender of the Realm est un dessin animé extrêmement mauvais de 1996 en une saison de 13 épisodes. Coté acteur en chair et en os, il y a Konquest, un show sans-le-sou composé là de 22 épisodes en tout est pour tout. Il s'agit d'une préquelle aux jeux donc pas de Liu Kang ou de Kano. On y narre en fait l'histoire de Kung Lao. Je n'ai rien vu de tout cela en dehors des extraits présents sur Youtube.

"Comment peut-on se prétendre fan et ne pas avoir vu ses chefs-d'½uvre? C'est inacceptable! Que je te foudroie si tu ne les regarde pas immédiatement! Va, maintenant!"

 

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Mortal Kombat:

Mortal Kombat II:

Legacy:

Scorpion's Revenge:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Cinéma - série (Cinéma)

Un article un peu particulier aujourd’hui avec cette ‘double-critique’ qui reviendra sur l’adaptation cinématographique de Monster Hunter. Pour pimenter un peu l’exercice les deux avis proviendront de deux points de vue distincts: pour le premier d’un joueur connaissant très bien l’univers des jeux et pour le second d’un gars qui n’y a jamais posé les doigts. Pour le connaisseur, il s’agira de Narga et pour le noob de votre serviteur. Cette différence d’appréciation apportera-t-elle un jugement similaire ou  contradictoire ? Découvrons le ensemble.


Cet article spoilera sans vergogne. À vos risques et périls.


On commence par l’avis de Narga, joueur de Monster Hunter


Monster Hunter est l'exemple même du film qu'il ne faut pas cautionner.


J'ai l'impression que les spectateurs de manière générale ont laissé tombé l'idée d'avoir une bonne adaptation de jeu vidéo en film. On a été conditionné pour se contenter d'une certaine médiocrité et d'accepter des expériences filmiques de plus en plus ridicules. Un peu comme un junkie qui faute de retrouver l’expérience de sa première dose cherche par quelque moyen que ce soit de revivre ce premier trip. Il n'y a qu'à voir les réflexions des spectateurs sur pas mal de film, "Oui, c'est certainement nul mais bon si au moins il y a *inclure l’élément désiré* ça sera déjà ça". A quel moment a t-on abandonné? A quel moment a t-on arrêté de se respecter? Je ne comprends pas. On a tellement été déçu par le passé par des essais non transformés qu'on a abdiqué et c'est moche. Du coup, on donne notre argent à des productions sans ambitions et du coup, les films sont construits autour de ce "non goût" en pensant que c'est exactement cela que l'on veut.

Du cliché en veux-tu en voilà...

Monster Hunter est la parfaite démonstration de ce que je viens de décrire plus haut. Le film est réalisé par Paul W.S. Anderson, un réalisateur qui n'a de crédit qu’auprès des gameurs cinéphiles, car il a fait Mortal Kombat et Resident Evil qui sont considérés comme des exemples réussis d'adaptation jeu video/film, et encore si on remet en perspective, elles sont réussies car bien moins pire que ce qui sortait à l’époque. Une sorte de faute de mieux qui attire un peu la sympathie. Mais il ne faut pas s'y tromper n'importe quel film hors licence jeux vidéo réalisé par Paul W.S. Anderson a bidé autant au niveau critique que du box office. En résulte donc, un réalisateur qui est obligé de s'appuyer sur les licences jeux vidéo pour pouvoir exister et surtout des Resident Evil qu'il décline en tellement de film avec des setting différents qu'on croirait voir des vieux album de Martine... Du coup quand son public (rappel: gameur cinéphile) voit le premier teaser de Monster Hunter avec des gros monstres (Rathalos, Gore Magala) qui se battent, l’intérêt est là, car ça change de Resident Evil. Sans compter les fans de la licence MH qui trop content que la licence ait plus de visibilité, pousse encore plus le "Waouh effect" (oui, on est des gros forceurs :D).


Sans compter la communication autour de la production. "On a trop joué au jeu et on est trop fan !", "Les créateurs ont approuvé le film". Alors non, les créateurs n'ont pas approuvé le film, ils ont approuvé le rendu des monstres et leur comportement, c'est le seul truc sur lequel ils avaient un droit de veto dans le contrat d'exploitation de licence. Puis tombent les premières images et là on commence à se poser des questions: Pourquoi, il y a des militaires? Pourquoi on a jamais de photos tirées de scène du film? Pourquoi on ne voit Que Milla Jovovich et Tony Jaa (d'ailleurs le dévoilement du cast ce fera extrêmement tard)? Pourquoi c'est toujours dans le désert? etc... À ce moment tout le monde a senti qu'il y avait comme un problème.


Il va nous falloir un plus gros bateau...

Un peu plus tard sort 3 trailers (US, international et japonais) et pas mal de gens reprennent espoir sauf que si on compare les versions International et US à la version nippone, ils te présentent des ambiances totalement différentes. je sais que les bandes-annonces sont créée pour accrocher un public cible et qu'il n'y a pas les mêmes attentes d'un continent à l’autre mais là c'est quasiment Schizophrénique. Le film sort d'abord en Chine mais se voit aussitôt retiré des salles à cause de la présence d'une vieille blague qui fait partiellement référence à une vieille comptine Anglaise, colonialiste qui dénigrait les chinois et les japonais. Il est intéressant de rappeler que c'est TENCENT (la méga corporation Chinoise) qui a financé le film. Franchement, en connaissance de cause de tout ce que j'ai dit plus haut, avant même de regarder le résultat, il était évident que le métrage n'allait pas être bon.
Mais intéressons nous maintenant au film à proprement parler. Je vais donner mon avis sur le film par deux prismes, MH en tant qu'objet filmique dans un premier temps et en tant qu'adaptation de le franchise dans un second temps.

La Chine s'adresse au monde -Allégorie

MH en tant que film est vraiment mauvais, certes la qualité des CGI est de plutôt bonne facture mais c'est le seul truc qu’il a pour lui. Il n'y a pas de scénario proprement dit, il y a juste ce qu'on pourrai appeler "un prétexte" pour enchaîner les séquences (John Wick est un film à prétexte mais lui au moins il fonctionne dans ce qu'il propose). Et c'est là, le gros défaut de ce film, il nous balance des séquences en essayant de multiplier les ambiances différentes sans jamais réussir à nous intéresser un tant soit peu à ce qui arrivent aux protagonistes. Le réalisateur reprend les schémas usés jusqu'à la corde du cinéma, essayant de créer ainsi un patchwork totalement pété de genres complètement différents. Il part sur un film de guerre pour enchaîner sur de l'horreur, du survivalisme, du buddy movie et ainsi de suite...
Dans l'absolu, ça pourrait être vaguement le début d'une bonne idée mais l’exécution est aux fraises, on n'y croit pas un seul moment. Il n'y a pas une seule scène de ce film que vous n'ayez vu mieux exécuté dans un autre en racontant exactement la même chose. Paul W.S. Anderson enchaîne les scènes et atmosphères différentes en réalisateur Schizophrénique qu'il est mais il reproduit sans comprendre leur grammaire et les enjeux scénaristiques qu'elles entraînent.


Il y a parfois même un peu de comédie...

Le film n'est pas juste inintéressant, il est royalement chiant à regarder. On n’a jamais la moindre empathie pour les persos. Justement parlons-en ! Il n’y a que des personnages fonctions, et là ou d'autres films (disons Aliens 2) arrivent à développer une certaine sympathie pour des protagonistes qui au final n'existent que dans un but scénaristique particulier ; MH n'arrive absolument pas à nous intéresser à leurs sorts. Le seul qui sort du lot, c'est Tony Jaa mais juste à cause de son charisme naturel pas à cause de l’écriture de son perso, il est vraiment sous exploité et c'est vraiment dommage. Milla Jovovich ne fait même plus d'effort et peut on la blâmer quand son mari à passé tellement de films à nous la dépeindre comme une actrice bad-ass (mauvais cul en français :D ). Elle ne fait même plus d'effort pour être convaincante, voire juste attachante. On ne croit absolument pas au personnage de Nathalie Artemis (la déesse grecque de la chasse, oui la subtilité est du niveau d'un coup de batte dans les roubignoles de tonton Capcom).
Je vais passer sur les costumes qui vont du potable à Ron Perlman qui a piqué sa moumoute au gamin qui faisait un cosplay de Lumière (de La belle et la Bête de Disney) dans la kermesse du centre aéré du coin.

Cette perruque incarne Ron Perlman avec sobriété

Non, vraiment rien ne peut sauver ce film en tant que tel.

Passons maintenant au film en tant qu'adaptation de licence de jeu vidéo.
Je n'ai absolument aucun  problème avec le fait qu'on change des éléments d'une ½uvre quelle quelle soit dans le cadre d'une "adaptation". D'ailleurs une adaptation, c'est une réinterprétation d’une ½uvre par un autre auteur qui lui permet de retraduire dans un autre media ce qu'il a retenu de la fiction originelle pour la transformer, la transcender, voire lui donner un sens/chemin inédit. On parle donc de "vision" d'auteur mais bon là, j'ai quand même bien expliqué que la vision d'auteur, au final, ici, il n'y en a pas, je sais ce n'est pas bien de frapper un film à terre mais bon, "on abat bien les chevaux" et donc ma fusarballette lourde est prête et je vais abréger ses souffrances. Du coup je vais tirer en rafale spoil:

- Pourquoi un Isekai? Ce n’est pas comme si le monde MH était vaste et diversifié
- Pourquoi les Nerscylla ont peur du soleil?
- Comment ça se fait qu'il ait des diablos en bancs, c'est hyper territorial et solitaire?
- Pourquoi avoir utilisé le design du bateau de MH World qui navigue sur l'eau, alors qu’il existe des bateaux conçu exprès pour voguer sur le sable?
- Comment des Diablos arrivent à faire chavirer le bateau? C’est peut-être dû au fait que c'est un bateau qui est fait juste pour aller sur la mer?
- Pourquoi utiliser un Diablos pour empêcher les Héros de quitter leur rocher? Ok, un Diablos c'est costaud mais c'est quand même esquivable. C'est herbivore et il n’y a pas un seul buisson ou cactus pour qu'il puisse bouffer et du coup il ne devrait pas rester bien longtemps autour de ce satané rocher.
- Pourquoi vous n’utilisez pas un Jhen Morhan pour le coup? Surtout que la grosse carcasse que l'on voit dans le désert, c'en est un. En plus ça justifierait qu'il y ait autant d’épaves sur ce rocher en plus de faire une grosse scène d'action démesuré...
- Du coup, on explique pas la démonisation des Doubles lames? Ah ok les dagues jumelles elles tapent avec un attribut feu maintenant?
- Tiens la  morpho-hache à une attaque lance flamme? Ah et c'est spammable aussi?
Sérieux vous n’arrivez pas à battre un Rathalos (couronne d'or)? Ah mais oui, c'est peut être parce que vous tapez avec des armes feu aussi.
- Pourquoi l'amiral il parle Anglais? Ah mais c'est parce que la faille spatiale est aussi une faille temporelle et qu’Artemis voyagera dans le passé, y rencontrera l'amiral en lui donnant un journal (explication officielle, c'est une quête de MH Iceborne).
- Ah non tiens, les lames jumelles feu font des dégâts sur le Rathalos? C’est normal, c'est Milla !
- Pourquoi Tony Jaa, il se balade toujours avec 2 armes? Ils ont changé le gameplay ?...
- Pourquoi l'amiral il a une morpho-hache ? Aux dernières nouvelles il se battait avec un rocher?
- Pourquoi, on voit le Gore Magala à la fin? Du coup, le teaser à l'origine du projet, c'est le trailer de MH 2?
Etc etc etc …

Pour moi cependant la plus grosse trahison par rapport au monde Monster Hunter et qui est un affront direct à la franchise et au fan de manière générale, c'est le manque d'entraide et de soutien des personnages entre eux. Dans le jeu, le monde est dur mais jamais désespéré. L'entraide est la base de tout, on ne laisse personne derrière et on fait face ensemble, c'est la justification du coop’ et le trait commun à n'importe quelle histoire racontée aux travers des jeux. Qu'on ne me fasse pas croire qu’Anderson ait vraiment joué au jeu, il pouvait changer tout ce qu'il voulait mais pas ça. Vraiment.

Ensemble, on est plus fort. Mais bon on va se prendre une rouste quand même...

Il est temps de conclure: Ne perdez pas votre temps à regarder Monster Hunter même en vous disant que c'est un nanar à regarder dans un état second entre potes. Un nanar, c'est un film qui à défaut d'avoir les moyens de ses ambitions (à quelque niveau que ce soit) à un je-ne-sais-quoi d'attachant. Ce film est un énorme mollard craché à la gueule des fans de cinéma de genre et d'action en général et des fans de MH en particulier.
Il ne vous respecte pas donc par pitié ne dépensez pas d'argent pour le voir, ne faites pas en sorte que le film rentre dans ses frais. Car si ils y arrivent, ce sera encore une fois la preuve que l'on peut se permettre de produire des récits filmiques ineptes et que les gens sont suffisamment idiot pour se contenter d'½uvres débiles. Je sais que vous n’êtes pas des idiots, mais ce n'est pas moi qu'il faut convaincre mais plutôt ceux qui décident pour vous de ce qui est acceptable de regarder pour se détendre ou s’évader. Ils ne vous respectent pas donc tapez les au seul endroit où ils sont sensibles, c'est à dire leur porte-monnaie en n'allant pas voir ce film.

~¤~


Et bien on ne peut pas dire que notre ami Narga soit très tendre avec la version cinématographique de Monster Hunter ! Quand je pense que je me trouvai assez sévère envers ce film, je suis en comparaison plutôt conciliant. Mais voyons cela tout de suite...

Miaou?

 

L'avis d'Yaeck, qui n'a jamais joué à Monster Hunter


Tout d’abord d’où je parle. La dernière adaptation de jeu vidéo en film que j’ai vu fut le Detective Pikachu (et là aussi je n’y connais rien à la franchise) que j’ai beaucoup apprécié. Auparavant je citerai le Street Fighter: Assassin’s Fist et le Warcraft du fils de David Bowie (j’ai bien aimé les deux, à des degrés divers). Je n’ai pas vu et n’ai nullement l’intention de voir les dernières sorties en date que furent le Assassin’s Creed avec Michael Fassbender, le Tomb Raider avec Alicia Vikander ou bien encore le Sonic avec Malik Bentalha. Quand à l’ami Paul W.S. Anderson, je ne suis pas grand fan de son cinéma. Je conchie ses adaptations residentevillienne et sa vision des Trois Mousquetaires n’est rien de moins qu’un affront à l’un de nos fleurons national. Quand à Mortal Kombat…j’en parlerai la semaine prochaine dans ma chronique à venir (quel suspense !)

Non, merci!

Le capitaine Natalie Artemis et son escouade sont à la recherche d’une patrouille qui n’a plus donné signe de vie depuis des heures. Parcourant le désert moyen-oriental pour effectuer leur reconnaissance, une terrible tempête les submerge subitement. Bien secoué par ce cataclysme de toute évidence loin d’être naturel, ils s’en sortent plutôt mal en point et totalement perdu, car bien que toujours entouré de sable, ils comprennent très vite qu’ils sont bien loin de leur point de départ. La petite équipe découvre rapidement en ce nouveau lieu les restes de leurs collègues portés disparu, cramoisis sur place sans autre forme de procès.
Tout aussi rapidement ils tomberont sur une créature gigantesque qui les prendra en chasse…anéantissant une bonne partie des soldats forts démunis face à cette menace. Au loin les observe un homme qui tente vainement de les aider. Pourchassés par les monstres, Artemis et sa troupe survivront-ils en ces Terres Hostiles ?

Exactement ce à quoi on s'attendait quand on pensait Monster Hunter au cinéma.

Enième adaptation d’une licence vidéoludique, Monster Hunter s’est dévoilé il y a peu au public du monde entier. Se traînant une mauvaise réputation de par ses premières images dévoilées et son réalisateur habitué à massacrer les matériaux de base dont il s’inspire - au hasard sa saga Resident Evil - qu’en est-il réellement de cette version grand écran de l’univers fantastique développé par Capcom ?

Même pas peur

Ne faisons pas mystère d’un secret de polichinelle, ce n’est pas terrible. Mais ce n’est pas ignoble non plus. Le terme exact à employé pour décrire ce métrage est Fade. Ni plus ni moins. Avec cependant sur la balance du bien et du mal une large part du coté négatif. Au premier chef son introduction et la mise en place de ses personnages – une demi-douzaine – qui ne dépasseront pas le quart d’heure. En dehors de Milla Jovovich évidemment. Dès lors se pose une question: pourquoi perdre vingt minutes de bobine pour introduire des gens qui ne sont rien d’autre que de la chair à canon ? Si encore l’équipe se faisait décimer tout le long du métrage cela pourrait passer mais non, à la première demi-heure montre en main, la capitaine à vu mourir l’ensemble de ses compagnons d’armes.

Artémis se retrouve seule dans un univers parallèle monstrueux. Mais pas pour longtemps.

En fait le plus gros pourquoi du film concerne son angle de départ. Pourquoi vouloir à tout prix introduire notre monde dans une histoire consacrée à Monster Hunter ? Par quel truchement saugrenu l’équipe de production s’est-elle dit que ce serait une bonne idée ? Pour faire peser la menace d’une invasion de ‘Monster’ dans nos vertes contrées ? Et ainsi tenter de ratisser un public plus large que les ‘gamers’ ? Mais ont-ils conscience que de faire ces choix là n’a pour seul effet que de raidir les fans, qui dès lors vont faire mauvaise presse de ce projet ?

Je n'ai pas joué au jeu, je ne peux donc pas être catégorique mais il ne me semble pas que le lance-roquette face parti de l'arsenal de la saga Monster Hunter


Mais bon, admettons. De toute façon 90% du film ne parle pas de notre monde mais de celui peuplé par les monstres. Qu’en est-il de ce coté là ? Coté décors on en distingue trois: un désert, une termitière géante et une oasis luxuriante. Les deux premiers actes se déroulent tantôt dans le désert tantôt dans la termitière et donc le troisième dans la verdure. D’ailleurs la démarcation entre le désert et la jungle est très drôle à voir…

La tour au centre de tout les problèmes. Pourquoi? Comment? On en saura strictement rien...

En ce qui concerne le bestiaire, on aura droit en tout et pour tout à cinq espèces différentes, ce qui est là aussi décevant. Trois d’entre elles auront droit à de vraies séquences d’action tandis que les deux autres feront des apparitions. Une demi-seconde même pour l’une d’entre elle.

"Ils se déplacent en troupeau" - Au loin la toujours fameuse tour...

On en vient aux personnages ‘MonsterHunteriens’. Tous asiatiques en dehors de Ron Perlman, ils ont tous une certaine dégaine qui sied plus ou moins à leur acteur. On pourra ergoter que le seul à parler la langue de l’héroïne soit comme par hasard l’occidental tandis que les autres parlent « l’étranger » (je ne sais pas d’ailleurs si il s’agit d’une vraie langue d’Asie, d’une pure invention ou bien du dialecte officiel des jeux). Comme pour les soldats US ils ne seront rien de plus que des pions d’arrière-plan tout juste bons à se faire défoncer par un boss. Au final seule l’actrice principale est présente tout le film. Accompagnée de ses subalternes dans le premier acte, de Tony Jaa dans le second et des chasseurs de Monstres dans le troisième, où seul Ron Perlman à un tant soit peu d’importance.

Ron Perlman en balade sur le tournage. Il fallait qu'il vienne un jour de pluie...

Un mot sur le scénario, ou ce qui en tient lieu. Précisons que je n’ai pas la moindre idée de si cela à un quelconque rapport avec la franchise vidéoludique. Mais au vu du reste je n’y crois pas une seconde. Donc, nous avons une Tour Sombre qui génère on ne sait pourquoi une tempête électrique qui elle-même créée des portails entre le monde des monstres et le notre. Milla est passé malencontreusement dans un sens et veut repasser dans l’autre. Voilà. Avec des grosses vilaines bêbêtes au milieu pour lui pourrir la vie et ses potes Tony et Ron pour lui donner un coup de main. Nothing more, nothing less, comme dirait nos amis anglophones.

Un personnage secondaire qui à droit à un peu plus de temps d'écran que ses camarades. Mais pas au point d'avoir droit à un nom, faut pas pousser...

Mais en soi rien de tout cela n’est objectivement mauvais. Le film en tant que tel ne l’est pas d’ailleurs, mauvais. On a vu BIEN PIRE ailleurs. Seulement il parjure son ½uvre-mère d’horrible manière. Exactement pareil que pour Resident Evil en somme. En clair les fans du jeu ne doivent PAS voir ce film. Néanmoins c’est peut être une porte d’entrée pour le grand public. Mais bon je ne pense pas que la mère de famille qui verra Monster Hunter The Movie un dimanche soir à la TV ira se lancer une partie sur la switch du gosse…

"Il y a quoi au fond du gouffre?"                         "Nous"

Pour contrebalancer je soulignerai la qualité des effets spéciaux, notamment sur les vraies grosses créatures (un peu moins sur les grouillantes dans les grottes ou le chat) et surtout le charisme puissance 1000 de Tony Jaa, qui forme un duo hétéroclite avec l’actrice principale. D’ailleurs Milla Jovovich est très bien filmé par son mari, les gros plans sur son visage lui apportent un cachet indéniable, non sans mettre en valeur sa beauté. Dommage que parfois elle en fasse un peu trop…

Je trouve les créatures très réussie. On croirait un jeu vidéo.

Que conclure sur un tel métrage ? Qu’il n’est ni bon ni mauvais. Juste oubliable. Aussitôt vous l’aurez vu, aussitôt vous l’aurez oublié. En tant qu’adaptation, son idée de départ est juste idiote et incompréhensible. Pourquoi - Mais pourquoi ?? - avoir voulu mêler notre monde à cet univers déjà si riche de base ? Pourquoi ne pas avoir ancré tout son script dans un métrage totalement dépaysant et merveilleux ? Cette erreur sera fatale et enterrera la licence qui pourtant au vu de la scène de mi-crédit avait pour ambition d’avoir une suite. Rien n’est impossible mais il serait étonnant que cela soit le cas. Adapter n’est pas réécrire, et bien souvent le cinéma à tendance à l’oublier.

~¤~

Nous voilà arrivé au terme de cette longue revue pas franchement flatteuse envers le dernier film en date du sieur Anderson. Il est donc grand temps de remercier chaleureusement Narga pour sa participation plus que généreuse à cet article qui sait-on jamais posera peut-être les prémices à d’autre collaborations futures, avec pourquoi pas en plus d’autres gamebloggeurs. Et pour quelqu’un qui prétends ne pas être à l’aise avec l’écrit, mazette, c’est un sacré papier que nous avons là ! Chapeau!

Il y a possibilité d'incarner Artémis dans Monster Hunter Iceborne, une extension du MH World pour faire le lien entre les jeux et le film. Il y serait question de voyage temporel et d'un bouquin à transmettre à Ron Perlman jeune. Ou à sa perruque, j'ai pas bien saisi...

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

L'avis de Narga:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Sylvester Stallone possède en tant qu’acteur une particularité qui lui est propre: ses deux facettes sont littéralement incarnées par ses deux plus grands rôles. Son bon coté, sa bonhomie, son désir de partage, son innocence et une certaine forme de naïveté sont représenté par Rocky Balboa, son double cinématographique. De l’autre coté du spectre nous avons sa noirceur, sa violence, son désarroi, sa perte de foi en l’Humanité qui se retrouvent en John Rambo, le fou de guerre. J’ai enfin vu lors de ces derniers jours les dernières aventures en date de ces deux héros qui on accompagnés Sly pendant des décennies. Tout d’abord Creed II, huitième film de la saga sur l’Étalon Italien et ensuite Rambo 5, qui lui revient sur la tentative du vétéran de retrouver une vie paisible. Qu’en ai-je pensé ? Voyons cela ensemble…


CREED II

Synopsis: Adonis Creed est au sommet. Et c’est bien là le problème. Il ne semble y avoir aucun adversaire à sa mesure. Mais quelque part en Ukraine, Ivan Drago entraîne son fils Viktor dans un seul et unique but : prendre sa revanche sur sa défaite survenue il y 40 ans…

Réalisateur: Steven Caple Jr.

Distribution:
Sylvester Stallone: Rocky Balboa
Michael B. Jordan: Adonis Creed
Tessa Thompson: Bianca Porter
Dolph Lundgren: Ivan Drago
Florian Munteanu: Viktor Drago


Le premier Creed, réalisé en 2015 par Ryan Coogler était une réussite à bien des égards. Magnifique relecture moderne du mythe Rocky, passation de ‘pouvoir’ avec la nouvelle génération superbement personnifié par le très touchant couple Michael B. Jordan/Tessa Thompson et enfin et surtout une puissance émotionnelle indéniable. Il n’y avait rien à redire sur ce très beau septième volet.

La suite fut très rapidement mise en pré-production, mais Ryan Coogler, très occupé par la Machine Marvel et son Black Panther passa les rênes à Steven Capple Jr., un metteur en scène qui trouvait là son premier gros projet. Et bien que la réalisation ne soit pas aussi innovante et enlevée que dans le premier, force est de constater que le sieur livre un produit très honorable. On notera quelques gimmick repris de l’opus précédent qui du coup n’ont pas le même impact (l’évocation du thème de Rocky) et l’absence de combat en plan-séquence, scènes qui marquèrent fortement le public. Quelques images resteront tout de même iconiques de la franchise.

Du coté des personnages on retrouve notre petite troupe qui vit sa vie tranquillement. Le couple s’installe et fonde une famille tandis que Rocky tente vainement de renouer avec son fils perdu de vue. On suit – de nouveau – avec plaisir le quotidien de ses gens que nous avons appris à apprécier au fil du temps (plus ou moins long).

Le sang frais vient donc du coté de la Mère Patrie, avec un Dolph Lundgren qui ressurgit accompagné de toute son aigreur passé, qu’il tente de transmettre à son fils. Celui-ci, incarné par Florian Munteanu, est pour moi la révélation du film. Cet ancien boxeur qui passe devant la caméra à peu de dialogue mais tout passe par son jeu de regard et d’attitude. J’ai vraiment beaucoup aimé ce personnage qui j’espère reviendra par la suite en tant que sparring-partner pour Adonis. Ivan Drago lui aussi à un beau parcours sous son air austère et renfrogné ; il finira par comprendre où est l’important dans la relation avec son fils. Belle surprise avec les brèves apparitions de la ‘maman’, Brigitte Nielsen, que l’on peut décemment qualifier de ‘mère sans c½ur’ de la décennie.

Ce huitième film avec Rocky est censé être sa dernière apparition à l’écran, et son arc se termine sur une belle note. Mais ce n’est pas la première fois que Stallone nous fait le coup alors sait-on jamais… En ce qui concerne Creed III, Michael B. Jordan est fortement pressenti pour passer en charge du projet et ainsi prendre du galon dans le métier et par conséquent à Hollywood. Et au vu du talent du garçon, c’est amplement justifié !


Rambo: Last Blood

Synopsis: Rambo est enfin revenu dans la ferme familiale après de longs errements en Asie du sud-est. Pourtant son esprit reste lui enfermé dans ses tourments passés. Seules Maria et sa petite-fille Gabriela lui apporte un peu de joie de vivre et de soleil alors qu’il erre solitaire dans son ranch. Caché sous sa surface l’homme-armée y creuse des tunnels interminables, symbole de son traumatisme toujours prégnant. La vie se la coule douce jusqu’à ce que la jeune fille décide de partir retrouver son père au Mexique, où elle finira par tomber au prise d’un cartel qui feront d’elle une prostitué. Ni une ni deux, John part à sa recherche et comme à son habitude, ne va pas vraiment faire dans la dentelle…

Réalisateur: Adrian Grunberg

Distribution:
Sylvester Stallone: John Rambo
Yvette Montreal: Gabrielle
Adriana Barraza: Maria Beltran
Paz Vega: Carmen Delgado
Le reste du casting, c'est de la chair à canon, avec un sous-boss et un boss (deux frères)

Mettons les pieds dans le plat, ce cinquième opus est clairement celui de trop. Fini le thème du guerrier qui n’arrive pas à s’intégrer, place à un simple ‘rape and revenge’ avec l’ami béret vert. Tourné avec peu de moyen mais une profonde sincérité, le plus gros problème ici c’est le scénario qui est juste complètement hors-sujet. Qu’est ce que viens faire cette histoire de cartel mexicain dans un Rambo ?

Les deux frères pas gentils du tout et vraiment très méchants!

N’aurait-il pas mieux fallu faire au contraire de ce vieux soldat usé jusqu’à la moelle le ‘nouveau’ colonel Trautman, tentant de ramener sur le droit chemin un autre ‘fou de guerre’, par exemple un jeune combattant revenu d’Irak ayant pété les plombs ? Dans une confrontation où le vétéran du Vietnam aurait eu à se mesurer à un militaire bien plus contemporain. C’est en tout cas le genre d’histoire que moi je voulais voir dans Last Blood…

Pas présente dans toutes les versions, il existe une longue scène d'ouverture qui se déroule lors d'une violente inondation. Cette scène est celle qui utilise le plus l'imagerie classique du vétéran des forces spéciales. Quel dommage que tout le reste ne soit pas à l'avenant!

D’où ma grande déception devant le résultat. Je ne m’attendais pas à un chef d’½uvre mais pas non plus à un film aussi peu développé. Alors bon ce n’est pas honteux, juste ce n’est pas dans le ton. Ce bon vieux John à tout de même de beaux restes et c’est avec une puissante sauvagerie qu’il donnera quelques grandes leçons de savoir-vivre à ces abjects vauriens. Le climax dans le ranch façon ‘Home Alone’ ultragore saura vous faire sursauter de dégout et de douleur. On à mal pour les vilains (mais promis ils ne souffrent pas longtemps!).

Quelques personnages secondaires sont là mais sont très superflus. Les amis de Gabriella au début, le père irresponsable et la journaliste qui pour le coup à plus de biscuit à faire-valoir pour exister. Pas d’écriture, pas d’évolution. Ils apparaissent et disparaissent sans outre mesure. Une vraie fausse-note…

La jeune fille à l'origine du retour du véritable Rambo. Le père de l'adolescente lui ne sera même pas évoqué suite à sa funeste disparition ...

Est-ce la dernière fois que nous croisons la route de Rambo ? Rien n’est moins sure… À vous de voir si à la fin il reste sur son rocking-chair où bien si il chevauche vers le soleil couchant en quête de nouvelles aventures. Pour ma part j’espère un sixième film qui clôturerait dignement le destin de cet antihéros populaire.

 ~¤~

De toute manière, qu’il s’agisse de Rambo ou de Rocky, la seule chose qu’il reste à leur écrire -pour le meilleur ou pour le pire - c’est le moment où il vont mourir. Histoire de réellement mettre un point final aux destins de l’honorable boxeur et de son double maléfique guerrier.

Quelques autres articles de mon cru sur des films mettant Sly en vedette:
-> La trilogie Évasion par ici
-> Le très bon Copland par là
 

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Creed II

Last Blood

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Martha Jane Cannary fait parti d’un convoi de pionnier qui tente d’atteindre l’Oregon en ces temps de conquête de L’Ouest. Ainée de trois enfants, elle aide de son mieux son veuf de père qui ne jouit pas d’une très bonne réputation au sein de la caravane. Lorsque Mr Cannary se retrouve en incapacité de conduire son chariot et qu’un militaire de passage propose son aide pour ramener la troupe sur le bon chemin, la jeune fille voit là des opportunités pour s’émanciper de son rôle de petite demoiselle modèle qui ne lui sied guère. De fil en aiguille elle outrepasse ses prérogatives féminines et provoque l’ire et le désarroi de ses proches, jusqu’à ce que le destin lui fasse suivre sa propre voie loin des siens pour prouver son innocence dans une saugrenue histoire de vol. La voilà alors partie en quête du voleur, et surtout d’elle-même. Et fidèle à sa réputation, partout où elle passera elle provoquera mille et une calamités…

Réalisateur: Rémi Chayé

Distribution:
Salome Boulven: Martha Jane Cannary
Alexandra Lamy: Madame Moustache
Alexis Tomassian: Samson
Santiago Barban: Ethan
Kylian Trouillard: Joshua

Film d’animation français qui me faisait de l’½il depuis un moment et que j’ai enfin eu l’occasion de voir. Attiré que j’étais à la fois par le personnage mythique de L’Ouest et la beauté des images que laissait entrevoir la bande-annonce. Et ce ne fut point la déception sur aucun de ces aspects là.

Cette Martha Jane juvénile laisse entrevoir le caractère bourru et frondeur qui caractérise celle dont le nom traversa les époques, tout en gardant un coté très attachant et sympathique. Certes le film possède un coté très édulcoré, voir parfois un peu trop caricatural sur certains personnages, mais ceci s’estompe au fur et à mesure que le métrage avance et que les caractères se dévoilent. L’évolution de Martha Jane à Calamity se fait par petites touches, au gré des rencontres et de l’apprentissage à la dure de la vie dans l’Ouest Sauvage.

Graphiquement, c’est superbe. De l’aquarelle pour BD jeunesse qui s’anime avec prouesse sous nos yeux. Chaque plan est une merveille en termes de cadre, de couleur, de dynamisme, de thématique. On sent qu’il y a eu une grande réflexion artistique derrière tout çà pour servir au mieux le propos. L’ensemble peut s’avérer court (1H22, générique compris) mais cela permet un récit condensé sans temps mort, sans toutefois délaisser quelques moments de poésie visuelle fort bienvenue.

Le doublage est bon, en particulier celui de l’héroïne, plein de tempérament (la jeune Salomé Boulven, à suivre). En vedette on note la présence d’Alexandra Lamy dans un second rôle qui c’est étrange me fait beaucoup pensé à la version animé des années 90, ‘physiquement’ parlant. D’ailleurs, je n’ai pas la moindre idée de si une quelconque suite est prévue à ce beau dessin animée mais une série séquelle serait une bien belle initiative. À bon entendeur…

Petite précision qui à son importance, l'histoire dépeinte dans cette aventure n'est que pure fiction et n'a absolument rien de biographique. La Famille Cannary emprunta bien la Route de l'Oregon à cette période mais c'est bien là le seul lien possible avec la vie de celle qui deviendra Calamity Jane.

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L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

 

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Cinéma - série (Cinéma)

Après Blade et Ghost Rider, place à la famille de héros Marvel que sont les 4 Fantastiques. Alors pour le coup on s’est refait la totale des films, y compris celui que personne ne connaît. Allons sans tarder faire connaissance avec ce quatuor sympathique !


LES 4 FANTASTIQUES d’Olay Sassone (1994)

Distribution:
Alex Hyde-White: Reed Richards
Rebecca Staab: Susan Storm
Michael Bailey Smith: Ben Grimm
Jay Underwood: Johnny Storm
Ian Trigger: le Joaillier
Joseph Culp: Victor Von Doom

 
Reed Richards est un jeune étudiant en science particulièrement brillant qui avec Victor Von Doom mène une expérience lié à l’énergie céleste laissée par la trainée d’une comète de passage. Mais le test tourne mal et Victor est déclaré mort. 10 ans plus tard ce même Reed, avec son ami Ben Grimm, envisage un voyage spatial pour examiner plus en profondeur ces énergies du grand vide, à l’occasion d’un nouveau tour de la fameuse comète. Susan Storm et son cadet Johnny seront eux aussi du voyage. Il s’agit des jeunes enfants de la propriétaire chez qui Reed loué une chambre quand il était à l’université, Ben étant un ami de la famille qui se lia d’amitié avec le jeune intello. Lors de cette escapade dans les étoiles, tout se déroule au plus mal et les passagers sont frappés de plein fouet par des radiations cosmiques. Atterrissant en catastrophe mais n’ayant aucune séquelles, les quatre membres découvriront rapidement qu’ils on subit des changements biologiques importants. Ils seront très vite pris en charge par l’armée…mais pas forcément celle qu’ils espéraient…
En parallèle, il y a aussi l’histoire du ‘Joaillier’, en fait un voleur qui vit à la tête de sa communauté dans les égouts newyorkais et qui à des vues sur l’énorme diamant dont as besoin Reed Richards pour catalyser la puissance énergétique des rayons spatiaux. Ce bijou servira de cadeau de mariage pour Alicia Masters, une artiste aveugle pour laquelle notre odieux félon à le béguin…

Mister Fantastic, Alias Reed Richards, Alias Alex Hyde-White fait la moue face au plan de domination du monde de Fatalis, Alias Victor Von Doom, Alias Joseph Culp. Derrière Johnny est très colère, tel le gamin de 5 ans qu'il est.
Plus haut, en médaillon: à l'université, le même Reed et le même Victor, une décennie plus tôt. Avec Ben Grimm (Michael Bailey Smith) tempérant leurs ardeurs scientifiques.


Drôle d’histoire que celle là. En cette année 1992, Bernd Eichinger, producteur de son état, est sur le point de perdre les droits d’exploitation cinéma du quatuor de Marvel…ne voulant pas laisser filer ce qui lui semble être une future poule aux ½ufs d’or (il aura eu raison bien trop tôt !) il contacte Roger Corman, le roi des pingr…des budgets serrés pour mettre en branle un projet d’homme de paille. En effet il s’agira de produire un métrage dans un seul et unique but : conserver les droits. Mais les deux filous se garderont bien de le crier sur les toits…et surtout pas aux équipes qui bosseront dessus. C’est ainsi que sont embauché Olay Sassone et les différents acteurs : sans savoir que ce film n’est pas destiné à sortir en salle. Et quand on voit le résultat, on ne peut que se dire heureusement !!

Pour les plus curieux, en lien la Fiche Nanarland du film, qui vous en apprendra plus sur cette histoire abracadabradantesque (cliquez sur l'image)

Manque de moyen évident, histoire tirée par les cheveux, scènes étirées en longueur…et surtout…et surtout… des acteurs mauvais comme des barreaux de chaise ! Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. C’est réellement affligeant. Qu’il s’agisse d’Alex Hyde-White en Reed Richards apathique, de Michael Bailey Smith en Ben Grimm enthousiaste ou de Jay Underwood en Johnny Storm crétin congénital, on navigue en mer agitée. C’est le degré zéro de la comédie que l’on côtoie ici. Le plus cabotin reste cependant ce bon vieux Fatalis, que l’on croirait tout droit sorti d’une pub pour jouets des années 90 ("Action Maaaan, Le plus Grand de Tout Les Héros !!"), avec effets de lumières et fumée d’ambiance incluses ! Vous aurez noté l’absence, si vous êtes familier du Baxter Building, de Susan Storm dans cette liste. C’est que Rebecca Staab, qui l’interprète, possède le petit truc en plus qui la place un cran au-dessus de ses camarades. Elle à un vrai regard, une vraie présence…Bon certes elle ne gagnera pas d’Oscar mais au moins elle s’en sort, on sent qu’elle s’investit.


Rebecca Staab, qui fut Miss Nebraska 1980, est celle qui s'en sort le mieux. Elle à poursuivi sa carrière dans de nombreuses séries, dont Columbo, Raven ou Nip/Tuck. Plus récemment elle à été vu dans Dexter.

Tout dans ce premier essai d’une version Live des Fantastic Four fait cheap. Qu’il s’agisse des décors de carton pâte, des dialogues effarants de nullité, des réparties pas crédibles pour un sou, des tentatives misérables de scènes émotionnelles, de l’intrigue au ras des pâquerettes…c’est à un véritable festival du kitch que nous sommes conviés. Quand on pense qu’il date de 1994, on n’est tout de même très surpris. Le film fait bien plus daté, genre début des années 80. Pour dire l’ampleur des dégâts.

Festival Jay Underwood

Mais en même temps, il n’était pas censé être vu par qui que ce soit. Nous nous trouvons donc là devant un ‘Non-Film’ parfaitement fini, là ou beaucoup d’autres projets - eux véritables - n’ont jamais pu voir le bout de leur production. Ce qui donne un certain intérêt au visionnage de cet ovni cinématographique. Et dans ma grande générosité, je vous offre en avant-première mondiale la chance de voir ce métrage de légende en VOstFR, pas plus tard que tout de suite maintenant! Mais je vous mets en garde, il faut s’accrocher pour en voir le bout !

Croyez le ou non mais j’ai vu ce film deux fois! Là où beaucoup ne tiendront pas une ^^
Je conseille particulièrement la scène du (non)crash, précédé du mirifique voyage spatial. Même le Capt’ain du Nexus VI, avec bien moins de moyen, parvient à faire bien mieux en terme d’ambiance !

Leçon de chose:

Michael Bailey Smith incarne Ben Grimm mais c'est le cascadeur Carl Ciarfalio qui se cache sous le costume de La Chose. Honnêtement l'apparence de l'être de pierre est honorable. On ressent ici et là la tenue de caoutchouc mais rien qui casse la crédibilité de ce personnage hors-norme. Seul bémol au niveau des sourcils, mais aucune des versions n'a réussi cette partie. Le visage, et principalement les lèvres, sont animés correctement via 'animatronique'. La Chose joue mieux que Johnny, et de loin!
La créature de silice pose ici avec le Joaillier, qui été pensé à la base pour être l'Homme-Taupe, ennemi récurent des FF. C'est Ian Trigger qui incarne le chef des malandrins vivants sous terre.


Tout de suite en noir&blanc, c'est déjà plus la classe!


LES 4 FANTASTIQUES CONTRE LE DOCTEUR FATALIS
de Tim Story (2005)

Distribution:
Ioan Gruffudd: Reed Richards
Jessica Alba: Susan Storm
Michael Chiklis: Ben Grimm
Chris Evans: Johnny Storm
Kerry Washington: Alicia Masters
Julian McMahon: Victor Von Doom

Reed Richards et son ami Ben Grimm sont à la recherche de financement auprès d’investisseurs pour leur permettre un court voyage spatial autour de la Terre, afin d’étudier une tempête cosmique qui avoisinera la planète prochainement. C’est ainsi qu’ils se retrouvent face à Victor Von Doom, puissant magnat de l’industrie et de la recherche avec lequel Reed avait fait connaissance lors de ses études. Von Doom accepte de payer la petite virée orbitale de Richards à la seule condition qu’il en soit, ainsi que les Storm, Susan et John. Susan était la petite amie de Reed à l’université avant qu’elle rejoigne Victor. Reed et Ben passe le deal et voilà très vitre notre quintet à voguer dans la station spatiale de recherche Von Doom, à la pointe de la technologie. Mais tout va mal tourner et l’équipage sera bombardé de rayon cosmique. De retour sur Terre, les différents membres d’équipage vont très vite découvrir leurs nouveaux dons et s’en servir soit pour ½uvrer pour le bien…soit pour le mal.

Nos héros prennent fièrement la pose  suite à leur victoire

Avouons-le tout de go, j’aime beaucoup le diptyque réalisé par Tim Story (quel beau nom pour un réalisateur), qui reçu à l’époque des critiques plutôt négatives alors que le ton, la mise en scène et les effets spéciaux sont de très bonne facture, sans être au top c’est sur mais ils restent très agréables à (re)voir. Les acteurs y croient et rendent plausible cette équipe un peu bizarre qui apprends à se connaître. La réussite première est de parvenir à rendre crédible et fonctionnels toute une suite d’éléments qui pourraient paraitre surfait de prime abord. Telles les fameuses combinaisons bleues, qui trouvent ici une explication « rationnelle ». Ajouté au sarcasme de Ben, la pilule un peu kitchouille de ces tenues bariolées passe le test d’incrédulité sans problème. Là ou le film de 94 tentait le drame, nous voici à présent devant une comédie d’action qui à su trouver le bon rythme et la bonne manière de mettre en scène les Quatre Fantastiques, en en faisant ni trop peu, ni pas assez. Le juste milieu quoi. Esthétiquement je trouve aussi une certaine fraîcheur à l’image, une aura de quiétude qui donne ce sentiment Feel-Good agréable. On est loin des ambiances noires et sombres des autres productions Marvel de l'époque (même Spidey, bien que héros ‘positif’ possède ce coté un peu Freak, Sam Raimi oblige).

Johnny et sa soeur Susan, une fratrie aux membres bien différents. La belle Jessica Alba ne perds rien de son charme en blonde. Plus haut, en médaillon: notre fine équipe en partance pour l'espace.

À l’époque de la sortie du film je faisais parti de ceux qui n’approuvaient pas le choix de Jessica Alba pour tenir le rôle de Susan Storm. Une brune hispanique pour jouer une blonde caucasienne, j’avoue que cela ne me bottait pas beaucoup. Je n’ai par ailleurs rien contre l’actrice que j’adorai à l’époque de Dark Angel et dont j’attends la saison 2 de L.A. Finest/Bad Girls avec impatience (la série spin-off de Bad Boys). Mais bon, faire d’elle la Femme Invisible je trouvai que cela était un mauvais choix. Mais en voyant le résultat elle à su me convaincre, même si sa ‘blondeur’ n’est clairement pas naturelle elle apporte ce qu’il faut au personnage, en faisant d’elle le véritable ciment du groupe. Vu d’aujourd’hui, la futile polémique enterrée depuis longtemps, on constate qu’elle à su s’imposer auprès du grand public en tant que membres des 4 Fantastiques au cinéma. Et quand on repense à tout çà et qu’on voit les libertés qu’ils ont prises par la suite dans le film de Trank, on relativise grandement les choses…

Julian McMahon donne tout son orgueilleux talent pour incarner le puissant et richissime Victor Von Doom (Von Fatalis en français).

Autre acteur pour lequel j’avais de grandes réticences, Julian McMahon. Pour le coup je détestai Nip/Tuck et surtout les deux acteurs têtes à claques qui jouaient dedans. Alors le voir lui dans la peau du Grand Fatalis, j’étais interloqué. Lui aussi à su dépasser mes craintes et proposer un Victor Von Doom qui tiens la route, avec cet air hautain qui lui sied bien.

Le couple règle ses problèmes de manière démesuré

Plus de quinze ans on passé désormais et j’ai toujours aujourd’hui une grande affection pour ce film. On parlait alors d’un éventuel crossover avec le Spiderman de Toby McGuire, d’une saga qui se déroulerait sur des années, mettant en place un univers de plus en plus grand. Marvel et la Fox voyaient loin, très loin. Mais les problèmes de droits – encore et toujours – empêcheraient ce beau rêve de voir le jour. Du moins pour l’instant…

Alors évoquons le cas Chris Evans. Le futur très populaire Captain America est ici dans la peau du très téméraire et présomptueux Johnny Storm, pyrokinésiste de son état. Un rôle à mille lieux du discipliné et réservé Steve Rogers. Ce qui démontre la qualité de l'acteur capable d'incarner les deux avec talent. Je n'ai jamais pu m'empêcher de voir dans le choix de Marvel de caster Mr Evans un moyen de 'casser' la franchise détenue à l'époque par la Fox...

La boite de prod’ y croyait cependant dur comme fer, et c’est avec enthousiasme qu’elle lança la mise en chantier d’une suite, qui verrait grand…Trop grand.

Une Chose après l'autre:

La star de The SHIELD incarne La Chose avec un costume a peu près potable. Je dis à peu près car je n'aime pas du tout le visage de cette version, encore une fois les sourcils...qui là ne sont même pas raté car tout simplement absent. Par contre le caractère du personnage est parfaitement retranscrit, avec son coté bougon sarcastique au grand coeur. L'un dans l'autre, j'aime beaucoup cette incarnation.

LES 4 FANTASTIQUES ET LE SURFER D’ARGENT
de Tim Story (2007)

Distribution:
Ioan Gruffudd: Reed Richards
Jessica Alba: Susan Storm
Michael Chiklis: Ben Grimm
Chris Evans: Johnny Storm
Kerry Washington: Alicia Masters
Julian McMahon: Victor Von Doom
Doug Jones (capture de mouvement): le Surfer d'Argent
Laurence Fishburne: Le Surfer d'Argent (doublage en version originale)


Mariage en vue pour Reed Richards et Susan Storm ! Tout le gratin Newyorkais attend la célébration des tourtereaux qui aura lieu dans les prochains jours. Mais des anomalies météorologiques perturbent le globe et l’armée vient chercher Mister Fantastic pour son expertise dans le domaine du bizarre pas Glop. Tentant en vain de mener de front sa vie privée et sa vie publique, Reed court tout droit à la catastrophe…qui ne manque pas d’arriver. La cérémonie nuptiale tourne court mais le responsable de ces désagréments climatiques se dévoile: il s’agit d’un très surprenant…Surfer d’Argent.

Reed et Susan prêt à s'unir pour la vie. Avec en arrière-plan ce coeur d'artichaut de Ben.

Un film boudé à sa sortie que je trouve absolument formidable ! Beaucoup critiquèrent l’aspect de Norrin Radd (A.K.A. le Surfer) mais Poukram qu’est ce qu’il est réussi, même vu depuis 14 ans dans le futur ! Alors oui il ressemble un peu au T-1000 mais  avec un coté bien plus empathique. Et ce visage ! Non vraiment je ne vois pas ce qu’on peut reprocher à cette approche du personnage…

Je veux bien concéder que la modélisation 3D du Surfer laisse parfois transparaître un coté trop factice, mais il faut contrebalancer avec les scènes dans la base militaire où il est réalisé avec brio.

Pour revenir au casting principal, on retrouve notre petite troupe qui désormais partage son quotidien au sommet du Baxter Building, à la fois laboratoire et lieu de vie pour ceux que l’on surnomme populairement ‘Les 4 Fantastiques’. Et revenant d’entre les morts depuis sa Latvérie natale, Fatalis est aussi de retour pour leur jouer de mauvais tours.

Fatalis convoite le pouvoir du puissant héraut argenté

L’histoire est donc de contrer les actes de ce surfer des étoiles, qui aux quatre coins de la planète creuse de gigantesques cratères bien mystérieux… et pourquoi pas d’en apprendre plus sur lui et sa mission. Nous voilà donc à suivre nos amis de Londres à Shanghai en passant par la Forêt Noire à la poursuite de l’extra-terrestre qui le moins que l’on puisse dire ne passe pas inaperçu.

L'aventure emmènera notre équipe jusqu'en Chine.

On poursuit l’adaptation cohérente de la BD en introduisant la Fantasticar (désignée par Dodge) ainsi que le ‘concept’ du super-Skrull, qui ici sera en fait Johnny (un personnage avec les pouvoirs cumulés des 4 héros) parce que les Skrulls sont destinés à arriver bien plus tard (plus qu’ils ne le croyaient…). Et bien entendu Galactus. Enfin, plus ou moins, car le Dévoreur de Monde ne sera en fait qu’une silhouette dans un amas gazeux, ce qui aura pour effet de décevoir une large partie du public, qui s’attendait à un affrontement dantesque entre notre famille aux superpouvoirs et le géant de l’espace. C’est en grande partie dû à cet aspect que le film à eu mauvaise presse, comme un rendez-vous manqué entre les studios et les spectateurs.

La Fantasticar à une certaine allure, assez loin de son design original assez...sommaire.

Dès lors la réputation de ce dyptique fut mise plus bas que terre, alors qu’il ne le mérite clairement pas. Tim Story avait déjà envisagé la suite, avec l’apparition dans le 3ème de Black Panther (joué par Djimon Hounsou) et dans le 4ème film de Franklin Richards, l’extraordinaire enfant de Reed et Susan, qui dans les comics est un personnage de poids. Tout cela ne se fera finalement pas et il sera décidé quelques années plus tard un reboot de la franchise, censé faire repartir la saga sur de nouvelles bases…

On a la classe ou on ne l'a pas.

 
LES FANT4STIQUES de Josh Trank (2015)

Distribution:
Miles Teller: Reed Richards
Kate Mara: Susan Storm
Jamie Bell: Ben Grimm
Michael B. Jordan: Johnny Storm
Toby Kebbell: Victor Von Doom
Reg E. Cathey: Franklin Storm


Reed Richards est un enfant à l’intellect supérieur qui se lie d’amitié avec Ben Grimm, fils des gérants de la casse locale. Ensemble ils mènent une petite expérience de téléportation qui connaît le succès. Devenus jeunes hommes ils sont repéré par Franklin Storm, qui recrute des cerveaux pour son association. Reed part pour Manhattan tandis que Ben reste en banlieue.  Au Baxter Building le jeune scientifique fait la rencontre des enfants de Franklin: son fils Johnny et sa fille adoptive Susan. Ainsi que Victor Von Doom, rebelle de pacotille déjà mis de coté par l’association mais rappelé à cause de son génie. La troupe fera alors équipe pour perfectionner l’invention de Richards. Une fois terminée les amis testeront le voyage inter-dimensionel mais celui-ci tournera très vite au vinaigre. Victor restera coincé de l’autre coté tandis que Reed, Johnny et Ben reviendront en catastrophe, l’accident affectant également Susan qui était pourtant demeuré au labo. Chacun développera des pouvoirs assez impressionnants. Très vite l’armée s’intéresse à eux mais Reed ne l’entends pas de cette oreille et se fait la malle sans un regard en arrière pour ses camarades…


Les Teen Fantastic en mode 'le Dark c'est trop cool! '

Alors bon. Le reboot des Fantastic Four sera un fantastique four (il fallait la faire). La faute à des bisbilles internes quand à l’ambiance et au montage du bousin. Il faut dire que faire de la ‘famille’ Marvel, habituellement sur le registre des relations familiales bon enfant, un Dark Drama qui se prends trop au sérieux, c’est tout simplement hors-sujet. Exit l’aura sympathique et bienveillante du divertissement pour surfer sur le succès du réalisme et de la noirceur de la trilogie Batman de Nolan. Sauf que ce qui fonctionne avec l’homme-chauve-souris ne fonctionne pas pour les 4 Fantastiques. Question d’ambiance générale. Ces derniers n’ont pas à être des âmes torturées avec tout le poids du monde sur les épaules, ce n’est pas ce qu’on leur demande. Ce n’est pas plus compliqué que çà.

Dans cette version, point de voyage spatial, mais une dimension parallèle très inhospitalière. La machine de téléportation qui permet d'y accéder est une évolution du modèle d'essai que fabriqua Reed lorsqu'il était enfant.

Et puis le coup de l’inclusivité appliqué au forceps, sans subtilité, ce n’est pas passé non plus. On à le droit à la totale façon Benetton jusqu’à l’absurde. Faire des Storm une famille noire, ma foi pourquoi pas, même si je suis réticent à cette idée elle se laisse développer pour voir ce que cela donne. Mais y rajouter une couche supplémentaire de bienpensance en faisant de Susan une fille adoptive originaire de l’Est européen…Pfiooouuu, ils n’ont pas eu l’impression d’en faire trop ? Se rajoute à cela un discours moralisateur qui fait des Boomers la lie de l’Humanité ayant saccagé la planète, heureusement remplacé par la nouvelle génération - portée par l’écologie, l’entraide et rejetant l’armée et le capitalisme - pour réparer le monde. En gros, ce dernier film en date sur les FF emmagasine toutes les modes sociales du moment (ou presque) pour en faire un produit d’appel à la jeunesse dite ‘millenial’. Erreur de calcul…et le film s’est méchamment planté au box-office.

L'arrogant Victor tente de faire la leçon à l'humble Reed. Qui en fait à déjà terminé son boulot, et ce de manière optimum, ce que n'est jamais parvenu à faire le Latvérien...Tel est pris qui croyait prendre.

Au visionnage on ne peut que constater que la table de montage à dû gravement chauffer pour en arrivé à ce résultat brinquebalant. La deuxième partie du film n’est clairement pas celle qui était prévue dans le script de base, on distingue ici et là les astuces pour réécrire l’histoire et l’amener vers un chemin différents des origines. Je ne sais pas ce qu’il devait raconter au départ mais la version finale laisse voir un métrage très sombre, très austère et conséquemment peu attachant. L’interprétation elle-même n’invite pas à apprécier les personnages, entre un Reed Richards confondant de naïveté qui peine à s’affirmer, un Victor imbu de lui-même, un Ben Grimm bas du front, un Johnny tête à claque et une Susan  assez froide, on est bien loti question projection du spectateur… Seul Reg E. Cathey dans la peau du père Storm dégage de la sympathie, même si c’est contrebalancé par une posture de culpabilité larmoyante permanente (sigh).


Reg E. Cathey est l'unique personnage un tant soi peu empathique de la bobine. Le papa Storm était évoqué dans la version Story et c'est la maman qui faisait des apparitions dans la version 1994.

La Fox, au lieu de rester sur sa lancée avec la version Tim Story tenta donc le tout pour le tout en voulant surfer sur la mode du moment et proposé une version plus moderne, plus dark des 4 Fantastiques. Mais elle s’est pris les pieds dans le tapis en livrant un film tellement bouffi de fausses bonnes intentions qu’il en devient impersonnel voir sans âme. Jamais on ne ressent le sentiment familial sensé unir le quatuor, ce sont juste des collègues de boulot. Susan et Johnny d’un coté qui font équipe avec Reed et Ben de l’autre. Bien entendu, le projet était pensé pour devenir là aussi une saga (alors qu’ils en avaient déjà une en route…) mais au vu du bide et du tollé face au résultat, tout resta dans les cartons.

Son séjour dans la Dimension X n'a visiblement pas fait que du bien à ce bon vieux Victor...


La Chose d'un autre monde:

C'est Jamie Bell - éternel Billy Elliot - qui incarne La Chose, cette fois-ci en full CGI. L'acteur est familier de cette pratique car c'est aussi lui qui avait fait Tintin dans la version Spielbergienne du héros belge. Pour le coup nous avons affaire là à une vision qui s'éloigne pas mal de son modèle de papier, pour en faire une sorte de version plus abrupte, moins rondouillarde (pour coller à l'esprit du film of course). Cette fois nous avons donc affaire à un Ben Grimm très réservé, assez aigri, peu loquace et totalement dénué d'humour. Inutile de préciser que cette itération ne m'a pas du tout plu...


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Après toutes ces aventures dispersées, Reed, Susan, Johnny, Ben et Victor sont revenus sous le giron des Studios Marvel (via le rachat de la Fox par Disney) et un nouveau film est annoncé pour les années à venir, Inside the MCU. Alors ne l’attendez pas pour tout de suite, je mise - au plus tôt - sur du 2026-27, car d’ici à lancer la production de cet énième redémarrage, La Maison Aux Idées à bien du pain sur la planche. Les internautes quand à eux font déjà du lobbying pour imposer leur choix de casting auprès de Kevin Feige, superviseur en chef du Marvel Cinematic Universe. On verra bien ce que décidera le studio mais je penche tout de même pour une distribution qui en étonnera plus d’un. Tout cela n’en est à ce stade qu’aux balbutiements et l’avenir nous amènera son lot de réponse quand à ce retour des Fantastic Four. Patience, donc !


De nombreux concepts-art de fans circulent sur la toile, mettant en avant les acteurs et actrices qu'ils plébicitent. Parmi les grands favoris, nous avons John Krasinski et Emily Blunt qui tiennent la dragée haute. Mais la décision finale pourrait en surprendre plus d'un...

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L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

1994 - le film invisible

Mais qui mérite le coup d'oeil curieux !

2005 - le film tout feu tout flamme

2007 - le film fantastique

2015 - La chose filmique

 

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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