Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 29/07/21 à 03h29

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)

Créateur: Bruce Geller

Distribution:
Peter Graves: Jim Phelps
Phil Morris: Grant Collier
Jane Badler: Shannon Reed
Thaao Penghlis: Nicholas Black
Tony Hamilton: Max Hart
Terry Markwell: Casey Randall

L’IMF n’en à jamais fini avec vous. Bien que Jim Phelps ai laissé cette vie derrière lui, l’agence le recontacte suite à la mort d’un agent qu’il avait personnellement formé. Alors rebelote une dernière fois, histoire de venger comme il se doit son ancien élève. Il fait alors la rencontre de la nouvelle équipe et mène avec brio cette mission vengeresse. Remis dans le bain de cette vie d’espion, il décide de reprendre le poste et de mener cette nouvelle team sur le terrain. C’est le retour de ‘Mission Impossible’, entre 1988 et 1990, pour deux saisons très condensées.

Peter Graves reprends donc le rôle qui l’a rendu célèbre dans ce revival deux décennies plus tard. La formule restera identique, bien que modernisée. Le rythme est toutefois plus enlevé, ce qui n’est pas pour me déplaire car la première série avait parfois tendance à trop s’attarder sur des détails peu importants. Petite grande particularité, la série est intégralement tournée en Australie, pour des raisons de couts de production, et donc par conséquent une bonne part du casting sera originaire du cru. Autre point intéressant à relever, certains des épisodes seront des relectures de ceux de la première série, un scénario légèrement remanié pour mieux coller à l’époque mais en gros ce sont des remakes. Il faut savoir qu’une grève des scénaristes avait lieu en ce temps-là à Hollywood, ce qui impacta pas mal la production. Selon quelques-uns, l’idée de base était même de ‘rebooter’ totalement le show au lieu d’en faire une suite, nous aurions donc retrouvé les personnages de Rollin Hand, Cinnamon Carter, Barney Collier etc… Le concept fut abandonné au profit d’une suite plus classique, et tant mieux car vu d’aujourd’hui cela à permis à la saga de s’ancrer dans une temporalité plus grande.

Passons en revue la fameuse nouvelle équipe en commençant par le fils de Barney justement, Grant, qui suit les traces de son père au sein de l’IMF. Phil Morris - son interprète - et le véritable fils de Greg Morris, et cela confère d’autant plus cette notion de continuité à l’ensemble du show. Greg Morris qui participera en tant que guest-star à trois épisodes de ce revival (un épisode en saison 1 et le double-épisode d’ouverture de saison 2). Tant qu’on est à évoquer les retours, Linda Day George reprendra également son rôle le temps d’un épisode, elle qui participa à la série classique entre 1971 et 1973. L’autre retour, et lui aussi pour toute la série, mais qui en version française n’a eu aucun impact, c’est la ‘voix de la cassette’ (qui n’est plus du tout une bande en ‘90 mais peu importe…), à savoir Bob Johnson. C’est lui qui en anglais aura fait l’entièreté des ‘ordres de mission’ de tout les épisodes ! 

Revenons à nos moutons et continuons avec Nicholas Black, un acteur qui aura pour fonction de jouer des rôles divers ou d’usurper l’identité d’un quidam pour infiltrer le camp de l’adversaire et gagner sa confiance. C’est Thaoo Penghlis qui lui prête ses traits de manière convaincante et qui a la lourde tâche de succéder à Martin Landau et Leonard Nimoy, et il y parvient sans honte. C’est principalement lui qui usera des masques qui en cette année 1988 évolueront grandement… Alors qu’il se sert à l’instar de Rollin Hand d’un visage en latex sur laquelle il applique ses artifices au début de la série, Grant créé la première ‘machine à masque’ assez rapidement (dérivé des travaux de son père et de Russel Acker, un agent devenu dissident), engin qui sera amené à grandement évolué par la suite. Fini la perte de temps et le travail manuel, la machine fait tout le boulot. Ha, la modernité…


Notre trio de beau gosse, qu'on croirait prêt à séduire "les filles d'à-coté"

Dernier gars de ce trio de bonhomme, Max Hart. Plus ou moins « l’homme fort » de la troupe même si son rôle est loin de se résumer à cela. Il est également pilote de tout ce qui se pilote, expert en maniement des armes et sacré charmeur. Il faut dire que son physique de surfeur blond californien lui ouvre bien des portes. De toute la team, c’est de loin le plus versatile. D’un caractère assez protecteur et plein d’humour, son regard peut en un instant se glacer et il devient alors une brute sanguinaire sans la moindre pitié. J’ai grandement apprécié ce personnage ambigu, le plus lucide de tous, le plus terre-à-terre mais également celui qu’il ne faut pas pousser trop loin, car dès qu’il franchit la ligne rouge, plus rien ne peut l’arrêter. Il est superbement incarné par Tony Hamilton qui dépasse avec ce rôle son simple statut de ‘beau gosse aux gros biscotos’ pour apporter de la profondeur fort bienvenu à Max. Malheureusement en me renseignant sur ce qu’était devenu cet acteur depuis la fin de la série, j’ai appris son décès en 1995 à l’âge de 42 ans…Triste.

Passons à la gente féminine avec Terry Markwell qui joue Casey Randall…le temps de 12 épisodes. Styliste de renom, elle à pour fonction de s’assurer de la cohérence ‘du tout’, de faire en sorte que l’arnaque tienne la route. C’est la Script en somme. Là encore son rôle va bien plus loin que cela et elle servira bien souvent en tant que ‘femme appât’. Ayant perdu son mari lors d’un attentat à Rome, elle a développé une hargne qui la sortira de bien des misères…jusqu’à sa mort donc par empoisonnement au cours de ce fameux douzième épisode. C’est donc un tragique destin pour Casey qui rejoint son mari dans l’au-delà. Il s’agit du seul membre actif de L’ IMF que l’on verra périr de toute la série (depuis ses débuts en 66). Mais fait amusant, tout va pour le mieux pour Madame Markwell, devenue depuis directrice d’une boite de Design intérieur…

Le Cas Jane Badler

On aborde maintenant un sujet délicat. Un truc assez personnel mais que je me dois d’évoquer au moment de présenter ce dernier personnage. Je n’ai jamais vu au cours de ma jeunesse les ‘grands films de monstres’, cela n’a jamais été ma came. Les Freddy, Les Chucky, Les Jason et autres xénomorphes ou predators n’on jamais fait parti de mon imaginaire d’adolescents. Ces créatures n’hantaient pas mes cauchemars, bien trop pleutres que j’étais pour regarder leurs métrages respectifs (je n’ai aucun attrait pour l’horreur et le gore). Moi j’étais plus un gamin de la SF-pulp et des comics. Les ‘Grands Monstres’ de mon enfance se résument donc en deux personnages en tout et pour tout. Le premier, l’inévitable Dark Vador, terrifiant dans son armure noire avec sa respiration mécanique glauquissime à souhait. Le deuxième…le deuxième, c’est Jane Badler.

Ou Diana, pour les intimes.

Alors oui je sais bien que ce n’était qu’un rôle. Que Madame Badler n’a certainement jamais mangé personne, ni de fourmi ni de souris. Mais pour moi elle est à jamais indissociable de cette cheftaine à la chevelure improbable et à la tenue rouge bariolé, et qui cache sous son visage hautain une face de reptilienne impitoyable. Avec d’énormes yeux rouges bien vicelards. V fut le cauchemar de mon enfance, pour mon plus grand bien. Une série devenue kitch avec le temps mais dont le message de fond, la mise en forme, le symbolisme reste pour moi inégalé. Des extra-terrestres fascistes (et mangeur d’hommes !) contre des résistants californiens… cette série fut créée spécifiquement pour moi, je n’ai pas le moindre doute à ce sujet. Une ½uvre qui fut marquante et fondatrice pour le jeune mioche que j’étais.

 
Alors c’est comme çà. Quand Jane Badler débarque dans Mission Impossible, impossible pour moi d’y voir Shannon Reed, la journaliste devenue espionne internationale et séductrice en diable. Quand elle sourit, j’ai l’impression qu’elle veut me bouffer tout cru. Quand elle lance son regard langoureux, j’ai l’impression qu’elle veut me planter un couteau dans le dos. Je n’y peux rien, cette femme me terrifie.
Mais à part çà, elle joue bien, pas de souci. C’est juste étrange de voir Diana/Jane/Shannon se faire dorloter par les mecs autour d’elle, d’être la ‘petite chérie’ de l’équipe, de voir les hommes s’inquiéter de cette ‘petite nature’… à mille lieux de la badassitude absolue de l’increvable femme-lézard qu’elle incarna auparavant.


Cette deuxième fournée ne rencontra pas le succès de la première et ne dura que le temps de deux saisons, pour un total de 35 épisodes (19 la première, 16 la seconde). Mais au final 35 c’est plus que suffisant car pour les avoir tous revu on fini tout de même par tourner un peu en rond. Le schéma d’un script à l’autre fini par déborder et on en distingue les grosses ficelles (genre le subalterne qui se fait systématiquement tué par le vilain…). Et comme pour la classique, aucun lien scénaristique ne lie les différents épisodes entre eux. Vous pouvez les revoir dans n’importe quel ordre peu importe cela revient toujours plus ou moins au même. Il n’y a que deux ‘événements’ marquant au cours de ces deux saisons qui ne peuvent êtres ‘déplacés’ : le retour de Jim dans le pilote et la mort de Casey dans le douzième. Pour le reste peu importe l’ordre de visionnage.

Jim Phelps serait-il un démon sous ses airs de vieux papy ?

Ce qui est particulièrement intéressant à revoir avec notre regard contemporain, c’est l’ambiance politique de cette époque charnière qui voyait l’éternel ennemi communiste perdre la Guerre Froide. Le Mur de Berlin tombait au cours de la production - un épisode y fait clairement référence - et l’équilibre du monde s’en trouvait un peu chamboulé avec tout ces petits états de l’Est qui sortaient alors de nulle part. Un beau terrain de jeu pour des récits d’espionnages. Toutefois tout les épisodes ne sont pas irréprochables, loin de là… le pire étant celui voyant Shannon effectué un vol spatial à bord d’une navette…je crois que cet épisode avait vu trop grand… le résultat est assez peu convaincant, c’est le moins que l’on puisse dire.

Un mot enfin sur le thème de Mission : Impossible, iconique. Composé par Lalo Schifrin qui le fit enregistrer par son Jazz-Band pour la série en 1966, le rythme serait inspiré du célèbre code Morse (des traits et des points). Peut-être un message est-il caché depuis tout ce temps au sein de ce générique culte ?

Générique remanié pour cette mouture 1988

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Cinéma - série (Cinéma)

Une drôle d'agence d'espionnage parcourt le monde afin de mener à biens des missions qui pour tout autre seraient qualifiées d'Impossibles.

Créateur: Bruno Geller

Distribution:
Steven Hill: Daniel Briggs (saison 1)
Peter Graves: James Phelps
Greg Morris: Barney Collier
Peter Lupus: Willy Armitage
Barbara Bain: Cinnamon Carter (saison 1 à 3)
Martin Landau: Rollin Hand (saison 1 à 3)
Leonard Nimoy: Paris (saison 4 & 5)
Lesley Ann Warren: Dana Lambert (saison 5)
...

Après avoir le jeu sur NES, après le jeu sur Gameboy, après le jeu sur XBOX, je vais revenir ici sur la série ‘Classique’ qui eu cours entre 1966 et 1973 et dont j’ai revu une partie des épisodes (sur les 171 qui la compose). Une large part de la première saison, le premier tiers de la deuxième, une dizaine de la dernière plus quelques épisodes épars ici et là au cours des sept saisons que compte cette première mouture.

Steven Hill interprète le  très pointilleux Dan Briggs. Je mets ici en lien (cliquez là: ->) un très bon article qui revient spécifiquement sur la première année, avec lequel je suis en profond désaccord sur le jeu de Monsieur Hill mais qui explique très bien les particularités de cette  saison à part...

Déjà, saviez vous que les débuts de Mission Impossible se firent SANS Jim Phelps ?! En effet c’est un autre héros que nous propose de découvrir Mission Impossible lors de ces débuts à la télévision en 1966, un homme du nom de Daniel Briggs, sous les traits de Steven Hill. Et comment dire…son départ du show ne fut pas un grand regret, du moins pour ma part. Homme strict, ne dévoilant aucune émotion et inflexible jusqu’à l’excès, le personnage n’est pas très attachant…mais en plus l’interprétation de l’acteur n’est pas des plus brillantes. Alors je ne sais pas si l’individu ‘surjoue’ le mâle Alpha ou si il est ‘réellement’ comme cela dans la vie, mais monsieur Hill avait de toute évidence une vision de la masculinité et du meneur d’équipe très cadré dirai-je… Tout est prétexte à faire le poseur, à lancer des regards ténébreux, à parler mystérieusement à demi-mots… Il faut le voir ouvrir une porte et entrer dans une pièce, puis rester une seconde ou deux les bras à moitié levés tandis qu’il jette un ½il alentour pour découvrir les lieux. C’est tellement surfait qu’on fini par en sourire de ce gimmick absurde.

Cinnamon sait parfaitement distraire les hommes, la véritable arme fatale de l'équipe

Alors quand apparaît à ses cotés les fidèles membres de son équipe, ce n’est pas dur pour eux de lui voler la vedette. Surtout quand on a en guest-star un certain Martin Landau. Très vite le charismatique acteur va devenir la vraie célébrité du Show TV, damant le pion à Steven Hill qui au fur et à mesure de l’avancé de la saison va s’effacer pour finir par disparaître sans plus de cérémonie lors du dernier briefing de cette première salves de 28 épisodes. L’acteur évoquera de sérieux problèmes de calendrier dû à sa pratique religieuse stricte mais honnêtement au de sa prestation je pense que d’un commun accord tout le monde fut assez ravi de le voir partir. Pour en revenir à Landau, à l’origine il ne devait participer que ponctuellement à la série, dans laquelle sa compagne de l’époque, Barbara Bain participait en tant que Cinnamon Carter (je découvre et adore ce prénom au passage). Mais devant le talent incommensurable de l’acteur, il revint chaque semaine et devint le vrai héros de Mission Impossible, du moins le temps qu’il en fit parti. Il quitta l’aventure après quelques saisons, en même temps que son épouse. Avec le recul et la (re)découverte de cette série initiale, il est évident que Tom Cruise s’inspire grandement de Rollin Hand (le personnage de M. Landau) pour donner vie à Ethan Hunt. Hunt étant bien plus dans le rôle du ‘comédien’ de la troupe que dans celui du vrai chef d’équipe (ce qui d’ailleurs lui pose bien souvent problème…). À l'époque les fameux masques emblématiques n'ont pas encore totalement fait leur apparitions, Rollin Hand use des artifices de maquillage du cinéma pour se fondre dans ses différents rôles...

"Vous avez demandé un espion américain inflexible qui jamais ne connaît l'échec? J'arrive..."

C’est donc dans le premier épisode de la saison 2 que nous faisons connaissance avec  Peter Graves, mieux connu dans le monde entier sous le nom de Jim Phelps. Nullement introduit, absolument aucune explication n’est fournie pour expliquer la disparition et le remplacement de Briggs. Ce qui reste assez perturbant, on ne faisait pas dans la finesse à l’époque. Tout de suite l’homme paraît plus sympathique que son prédécesseur, bien que toujours assez réservé et peu enclin à se dévoiler. Cette interprétation plus humaine et moins guindé lui vaut l’approbation du public qui l’adopte très vite. Le mythe de l‘agent Phelps est né. L’épisode 4 de la 5ème saison revient très étonnamment sur son passé, et constitue une curiosité dans l’ensemble de la licence car on ne sait jamais rien de la vie personnelle des agents (l’autre exception est le troisième film de Jar Jar Abrams qui nous montre la vie privé d’un agent - au passage curieuse coïncidence mais ce troisième opus est celui que j’aime le moins… mais ce n’est certainement pas dû au réalisateur non non non…j’y reviendrai le moment venu). On apprend donc que Jim est le fils d’un loueur de bateau de Norville, petite bourgade du Missouri et qu’il la quitta en s’engageant dans la NAVY assez jeune pour aller se battre sur le front coréen. Il est alors de retour en ville pour rafistoler le domaine familial et en faire don à la communauté. Par cet acte on comprend sa générosité, le lieu nous informe de son origine modeste et le fait qu’il décide de tout léguer à sa municipalité nous indique que désormais il consacre toute sa vie à l’IMF (Impossible Mission Force), et rien d’autre. Bien sur au cours de l’épisode il devra résoudre une enquête en faisant appel à ses camarades mais cela restera l’un des rares exemples où le show fera un pas de coté par rapport à son schéma habituel.

Leonard Nimoy fera lui aussi parti de l'aventure Mission Impossible pour 2 saisons. À ses cotés la très mignonne Lesley Ann Warren qui elle ne participera qu'à la 5ème d'entre elles. George Takei lui fera une apparition dans le 1x10, avec un scénario plutôt pas mauvais ma foi.

Il est donc venu le temps de présenter la ‘première’ équipe Mission Impossible, ou tout du moins une partie d’entre elle. Car le casting connu un sacré turn-over au cours de ces sept années d’existence. J’évoquerai assez rapidement Leonard Nimoy que je n’ai que subrepticement vu au cours de ce fameux retour aux sources de Jim Phelps (et qui repris la place laissé vacante par le départ de Martin Landau) et la très charmante Lesley Ann Warren dont le regard m’aurait très certainement piégé avec plaisir. Par contre je vais revenir plus longuement sur les Deux Seuls acteurs à avoir participé à l’ensemble de cette première série: Greg Morris et Peter Lupus.

Greg Morris et Peter Lupus (aucune blague sur ce nom et prénom SVP) sont les seuls rôles qui traverseront les sept ans d'existence du Show. Et encore plus pour le cas de Morris...

Le premier, Greg Morris, joue le rôle de Barney Collier, « l’électricien » de l’équipe (à l’époque on ne parle pas encore beaucoup d’informatique) mais en fait c’est lui le ‘vrai’ cerveau derrière chaque opération. Le maître d’½uvre qui permet à Jim et sa troupe de pouvoir mener à bien leurs missions. Et c’est lui qui bien souvent devra s’introduire en douce dans les repères ennemis pour y installer son matériel d’espionnage…et qui donc se retrouvera le plus souvent dans la mouise. Inutile de tourner autour du pot, Barney est mon personnage préféré de la série. Intelligent, plein d’humour, éternel optimiste, un peu bourreau des c½urs mais d’une grande sensibilité, capable de voir au-delà des apparences… il est un allié de poids pour Jim, et ce n’est pas pour rien que les deux hommes forgeront une solide amitié. D’ailleurs quand Monsieur Phelps à besoin d’aide pour résoudre les crimes qui on lieu dans son patelin de naissance, c’est Barney qu’il appelle. Bien qu’il ne s’agisse que d’un second rôle, sa place au sein de la série sera centrale à bien des égards, tant au niveau de l’action que de l’éthique. Il est le gardien moral de l’équipe, son c½ur, sa bonne conscience. Le dernier épisode (7x22) lui est d’ailleurs consacré, dans un juste retour des choses et Greg Morris y livre une interprétation très touchante.

Le meilleur perso. Les autres sont accessoires...

Peter Lupus quand à lui connu une relation plus tumultueuse avec le show. Willy Armitage, qu’il incarne, est l’homme fort de la team. Peu bavard et en retrait, il reste un compagnon sur lequel on peut compter. Les producteurs au cours de la saison 5 on tenu à mettre le personnage en stand-by, et on même tenter de le remplacer par Sam Elliot (une tête d’affiche connue qui jouera notamment le Général Ross dans le Hulk d’Ang Lee). Mais les fans réclamèrent son retour, car bien que très discret Willy était très aimé du public. Suite à cela son rôle fut - légèrement - étoffé durant les deux années qui suivirent. C’est ainsi que le bodybuilder garda sa place à l’IMF et fut l’un des rares à participé aux 7 saisons existantes.

Deux chouettes photos de tournage où Peter Lupus partage des moments de complicité avec le reste du casting

Après l’équipe, revenons sur la série en elle-même que je n’ai même pas encore présentée. Mission Impossible raconte donc les missions diverses et variées d’une agence d’espionnage ultrasecrète, plus ou moins sous l’égide de la CIA. On ne sait rien de ses dirigeants, qui communique uniquement avec les chefs d’équipe via des bandes enregistrées qui s’autodétruisent une fois leur contenu dévoilés. Qu’il s’agissent de retrouver les auteurs de larcins de haut-vol, de faire passer des agents à l’Ouest ou de déstabiliser un gouvernement belliqueux, leur tâches ne doivent pas connaître d’échecs et c’est donc à une totale carte blanche qu’ils on accès pour mener à bien leurs missions, quel qu’en soit le coût. Néanmoins il ne s’agit nullement d’une équipe d’assassins et leurs méthodes ne sont pas expéditives. L’IMF donne plus volontiers dans la manipulation, le mensonge…le théâtre à grande échelle. Point étonnant alors de trouver des acteurs parmi ses membres, car c’est là la base de leur Modus Operandi.

Les agents, studieux, en plein briefing

Chaque épisode s’ouvre sur le chef d’équipe (Daniel Briggs en saison 1, Jim Phelps le reste du temps…avec la très notable exception au cours du 1x23 qui voit Cinnamon être la leader d’une équipe IMF ! La seule fois où une femme tiendra ce rôle dans la franchise, même si ensuite c’est surtout Martin ‘Rollin’ Landau qui prendra les décisions sur le terrain au cours de l’épisode) qui dans un lieu incongru prends connaissance de sa mission, qu’il peut accepter ou non (aucune ne fut jamais refusé de toute l’histoire de l’agence). Puis vient le temps du (très) long recrutement via des fiches personnages puis du briefing dans l’appartement du leader d’équipe. Ensuite on en arrive à la mission en elle-même, qui peut se dérouler n’importe où sur le globe (toute la série fut cependant tournée à Los Angeles et ses environs, certains décors extérieurs sont d’ailleurs reconnaissables d’un épisode à un autre…). Il s’agit alors d’identifier la ou les cibles et de les faire tomber dans le panneau du script établi spécialement pour eux. Cela peut aller de la simple arnaque à la mise en scène grandeur nature d’une catastrophe nucléaire…

Cinnamon Carter prend acte de son nouveau statut temporaire en venant chercher son ordre de mission. Ici (->) un lien vers la vidéo de l'épisode complet en VO, où l'on découvre la scène en question dès l'ouverture. À voir.

Le contexte politique de l’époque est bien entendu respecté, entre Guerre Froide encore vivace, menace nucléaire dans tous les esprits et nations communistes à foison. Et bien que « l’Impérialisme Américain » soir de rigueur, une notion d’ambivalence voir de nuance peut venir poindre chez les différents antagonistes que nous croiseront. Ses derniers seront bien souvent mis en avant, car après tout ce sont eux le seul véritable changement d’un épisode à un autre, au-delà des mises en scène inventées par l’équipe d’agents secret. Ils restent toutefois bien souvent caricaturaux et peu développés pour la plupart.

Autre briefing, avec cette fois l'équipe en admiration devant la dernière invention en date de Barney: la main qui écrit vos punitions à votre place!

Pour la chronique de la semaine prochaine je reviendrai sur le Revival de 1990, que j’ai pour le coup revu dans son ensemble et sur laquelle j’ai aussi des choses à dire...See You Next Week!

"Quoi?! Une nouvelle équipe? Dans 20 ans!! Il serait peut-être temps de songer à la retraite..."

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Cinéma - série (Cinéma)

 Synopsis:Natasha Romanoff est en cavale. Alors qu'elle s'est réfugiée en Norvège, elle est attaquée par le Taskmaster, qui semble être intéressé par le contenu d'une mystérieuse valise envoyée à Natasha.Après lui avoir échappé, Natasha découvre que la valise lui a été envoyée par Yelena Belova, une autre jeune femme issue du programme Black Widow. Enfants, Natasha et Yelena avaient étés envoyées en mission d'espionnage dans l'Ohio avec deux autres agents russes, Alexei Shostakov et Melina Vostokoff, afin de se faire passer pour une famille, pour pouvoir dérober des documents au SHIELD. Yelena dévoile à Natasha que la Chambre Rouge, lieu de formation du programme, existe toujours et que son directeur, le général Dreykov, est encore en vie alors que Natasha pensait l'avoir tué et par conséquent, mis fin au programme. Natasha et Yelena ne vont pas avoir d'autres choix que de se retrouver et s'associer avec leurs « parents », Alexei et Melina, afin de retrouver la Chambre Rouge, sauver les autres Veuves et mettre fin aux agissements de Dreykov une bonne fois pour toutes.

Réalisatrice: Cate Shortland

Distribution:
Scarlett Johansson: Natasha Romanoff / la Veune Noire
Florence Pugh: Yelena Belova
David Harbour: Alexei Shostakov / Red Guardian
Rachel Weisz: Melina Vostokoff
Ray Winstone: Général Dreykov
...

4812ème métrage estampillé Marvel, ‘La Veuve Noire’ revient donc sur le personnage de Scarlett (oui je l’appelle par son prénom) juste après les événements de Civil War (Mon préféré du MCU, oui oui encore et toujours !). On lui découvre alors une ‘autre famille de substitution’, encore plus bigarrée que celle des super-héros. Entre la petite frangine sarcastique, le père expansif et la mère glaciale, Natasha (re)découvre le bonheur familial à la dure.

Maman Black Widow, Black Widow Avenger et petite soeur Black Widow

N’en déplaise aux détracteurs, j’ai bien aimé ce nouveau titre du Marvel Cinematic Universe, même si j’ai bien conscience qu’il ne s’agit nullement d’un ‘Grand’ film mais tout simplement d’un bon divertissement. Je concède aussi en disant cela avoir une certaine largesse pour les adaptations de comics de mon enfance, même si il m’arrive d’en trouver quelques-uns vraiment nuls (Les Ant-Man, entre autres). Après si le genre ne vous sied guère, ce n’est certainement pas ce ‘Black Widow’ qui va vous réconcilier avec, c’est certain.

Red Guardian, aussi lourd et peu discret que son costume ne le laisse supposer

Malgré tout je regrette que la réalisatrice n’est pas eu l’audace de conserver tout du long la noirceur et la désespérance du premier quart d’heure (générique compris, superbe reprise de Nirvana), si tel avait été le cas, nous aurions été ici en présence du film le plus sombre de l’univers Marvel, et de loin (les Punishers compris). À la place on retombe sur un shéma très (trop) classique, matinée de Jasonbourneries Jamesbondiennes (je pose les droits d’usages sur ces termes). Quel dommage !

Pour revenir un peu sur la ‘polémique’ (tout les films en ont aujourd’hui, cela fait parti de la com’ moderne…c’est regrettable mais c’est ainsi), qui d’ailleurs sévit bien plus outre-Atlantique que par chez nous, oui le film à un coté misandre. Mais franchement on à vu pire ailleurs (Ocean’s 8 restant le pire exemple au cinoche et Good Girl le summum du pire sur Netflix la corrompue) et c’est ici fait j’ai envie de dire avec bienveillance et bonhommie - excepté sur le vilain boss tellement caricatural qu’on se demande comment il à pu enfanter malgré son dégout évident pour la gent féminine. Au-delà de çà il ne faut pas croire certaines des ‘critiques US’ qui fustigent ce dernier MCU pour sa critique ‘des hommes blancs patati patata’…franchement ca reste plus que gentillet. Et trop artificiel pour en faire un message à portée ‘politique’.

La dernière fournée de Black Widow (dans le film il en existerait des milliers...)

Néanmoins il est vrai que les femmes on la part belle, et encore heureux au vu du sujet principal - les Blacks Widows – et parmi elles la ‘nouvelle’ qui va très certainement remplacer Romanoff dans la suite du MCU n’est pas pour me déplaire. Plus drôle, plus expressive, moins renfermée, plus ‘brut de pomme’ aussi socialement, nul doute que Yelana Belova va elle aussi affoler les foules d’ici quelques années…

Natasha et Yelena partagent un moment avant les adieux

Dernier point: l’identité du Taskmaster en a visiblement déçu plus d’un. Alors autant je partage l’incohérence à la limite de la stupidité du casting (Olga Kurylenko n’a pas la carrure de la personne qui porte la combinaison de cette ‘super veuve noire’) autant je ne rejette pas ses futures apparitions au sein du MCU, et notamment dans les Thunderbolts , les ‘faux super-héros’ qui approchent à grands pas !


Le Général et sa plus grande création


L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Dans un futur dystopique, après l'effondrement économique mondial, les États-Unis sont devenus un pays totalitaire, censurant toute activité culturelle. Le gouvernement américain pacifie la population en diffusant des jeux TV où des criminels condamnés se battent pour leur vie. En 2019, le policier et pilote d'hélicoptère américain Ben Richards est arrêté pour avoir désobéi aux ordres, car il a refusé de tirer sur une foule innocente et affamée de manifestants lors d'une émeute alimentaire. Lorsqu'il s'évade de prison, il est remarqué par un animateur de télévision sans scrupules, Damon Killian, qui veut l'engager contre son gré pour son émission-vedette The Running Man, un jeu télévisé en direct macabre dans lequel un homme condamné doit échapper à des tueurs lancés à ses trousses, avec comme récompense l'annulation de sa peine de prison s'il survit à ses poursuivants. Ben parvient à contrer un à un les tueurs lancés à sa poursuite par Killian, puis retourne sur le plateau de l’émission pour se venger du présentateur.

Réalisateur: Paul Michael Glaser

Distribution:
Arnold Schwarzenegger: Ben Richards
Richard Dawson: Damon Killian
Yaphet Kotto: William Laughlin
Maria Conchita Alonso: Amber Mendez
Jim Brown: Fireball
Jesse Ventura: Captain Freedom
...

Croyez-le ou non, mais je n’avais jamais vu Running Man jusqu’à la semaine dernière. Et sans doute l’ai-je vu trop tard car je ne peux pas dire que j’ai été emballé. Pur produit des années 80, on oscille entre film d’anticipation au message politique appuyé et action/aventure à la limite de la comédie parfois. Adapté de très loin d’un roman de Richard Bachman, il en amoindri largement la portée critique sociale pour se concentrer sur la course-poursuite et les affrontements brutaux.

J’ai été surpris de voir que le fameux ‘concours TV’ arrive assez tard dans le métrage, le pré-show étant  consacré à l’histoire de Ben et ses camarades alors qu’ils s’évadent puis se planquent dans une Amérique devenu l’ombre d’elle-même. La deuxième partie elle est donc consacrée à cette fameuse émission qui rassemble tout le peuple devant la télévision. Outre nos héros on y découvre surtout les Traqueurs, une bande d’assassins payés pour tuer les différents concurrents. Je pense que ces antagonistes haut-en-couleur furent pour beaucoup dans le succès du film à l’époque.

Pensant voir un film au ton grave, je visionne donc tout autre chose, une aventure burnée matinée de Show TV, réalisé de surcroit par Starsky, rien de moins (Paul Michael Glaser de son nom civil) et saupoudré de punchline toutes les trentes secondes. Le coté burlesque de l’ensemble est accentué par les tenues des personnages lors de leur participation, qu’il soit ‘candidat’ ou ‘traqueurs’. Il faut voir Schwarzy en tenue moulante bleue et jaune au moins une fois dans sa vie…

Pas grand-chose d’autre à dire sur ce Running Man qui reste un film assez bateau, rempli de clichés dépassés et caricaturaux (le dernier plan notamment, très mal amené) mais qui possède tout de même son coté poil à gratter et un minimum de réflexion sur la société dites de consommation (on parle plus communément aujourd’hui de ‘la croissance’). Je me rends compte que ce film prédispose du futur et visionnaire ‘Idiocracy’ avec le grand Luke Wilson. On est un peu dans le même délire.

PS: On notera aussi le fait que Ben, qui pensait retrouver son frère dans son appartement, ne se soucie guère de lui dès lors qu’il apprend qu’il est parti en ‘reconditionnement’…sympa. Ou mal écrit.

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis:
Dans un futur apocalyptique où les enfants sont sélectionnés dès leur naissance pour devenir des soldats, ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge à devenir des machines de combat dénuées de sentiment… Vétéran de nombreuses guerres intergalactiques, le sergent Todd est un de ces soldats que rien n'arrête. Jusqu'au jour où une nouvelle génération de soldats biogénétiques fait son apparition… Ils ont été créés pour remplacer ces vieux soldats devenus obsolètes. Todd et deux de ses hommes affrontent un de ces nouveaux soldats Caine 607, ils sont finalement vaincus et Todd est laissé pour mort. Les preuves de cet affrontement devant disparaître, il est vulgairement jeté aux détritus et se réveillera sur une planète déchèterie nommée Arcadia. C'est sur ce monde qu'il découvre une communauté de gens pacifiques ayant survécu au crash de leur appareil, il y a fort longtemps… Il est recueilli par une famille: Sandra , Mace et leur jeune fils Nathan. À leur contact, il ressent des émotions qui le dépassent, dont il ne comprend pas encore le sens car il ne les a jamais vécues… Malgré le sauvetage de l'un des civils de la communauté, Todd est une source de gêne à cause des guerres qu'il a vécues et qui le hantent… Jusqu'au jour où le colonel Mekum, découvrant cette planète au gré d'une mission de reconnaissance, décide de faire d'Arcadia une base d'entraînement pour les nouveaux soldats…

Réalisateur: Paul W. S. Anderson

Distribution:
Kurt Russell: Todd
Jason Scott Lee: Caine 607
Jason Isaacs: Mekum
Connie Nielsen: Sandra
Sean Pertwee: Mace
Jared & Taylor Thorne: Nathan
Gary Busey: Church

Soldier est de ces films à l’ambition de départ folle qui au fil des aléas de production deviennent de simples série B correctes. Prévu à l’origine pour faire partie de l’univers filmique Blade Runner, ce spin-off finira son parcours dans le rayon SF des salles de location au milieu des centaines de VHS du même genre. Selon David Webb Peoples, scénariste en charge de ce projet, au final Soldier est devenu un « Side-quel », une ‘séquelle avec un pas-de-coté’ en quelque sorte…ce qui résume bien le destin de cette drôle d’histoire.

Des soldats sans aucune finesse. Des soldats quoi...

Pour dire je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de découvrir cette vidéo Youtube revenant sur cette ½uvre méconnue. Intrigué par cette découverte tardive, je n’ai pas mis longtemps avant de visionner ce métrage qui se laisse regarder. Ce n’est pas un grand film, loin de là mais il propose deux-trois trucs intéressants et possède un bon rythme qui fait qu’on ne se lasse pas devant. En premier lieu son héros mutique et à l’attitude froide qui semble pourtant d’une fragilité folle au travers de son regard perdu. Kurt Russell fait de ce super-soldat ‘sans âme’ un brave type qui cherche à retrouver son humanité, mais qui peine beaucoup dans cette entreprise.

Le nouveau 'modèle' qui remplace l'ancien. Dans le film on les distingue réellement ainsi: le marcel noir pour les super-soldats dernier cri et le T-shirt vert classique des bidasses pour l'ancienne génération.

Les décors sont plus que potable au vu du budget et permettent de s’investir dans l’histoire sans se forcer. Bon la ‘planète-poubelle’ tout au moins est réussie, la base militaire du début n’étant qu’un vaste entrepôt baigné dans l’ombre tandis que le vaisseau de commandement ne se résume qu’à une passerelle et un poste de pilotage, mais bon ça fait le boulot.

Les effets spéciaux sont d'époque. Manière polie de signifier que les CGI sont pas très beaux au contraire des effets de plateaux plutôts efficaces.

Après le script reste assez simpliste, pour ne pas dire naïf par moment. Il y a un énorme décalage de ton entre les scènes montrant la dureté de la vie de ces soldats formatés depuis la naissance et celles montrant la vie de famille de ces survivants vivement paisiblement mais chichement. L’effet est d’évidence voulu mais cela nuit à la cohérence d’ensemble je trouve…jusqu’à cette dernière scène ou le soldat et l’enfant observent ensemble l’Espace Inconnu qui se dresse devant eux avec la même ‘excitation’ et soif d’aventure et de découverte.

Les pauvres petits habitants sans défense sont tout à coup bien content d'avoir de leur coté un militaire zélé quand la situation se met à dégénerer. On sent les obsessions habituelles de Paul W. S. Anderson, son attrait pour les militaires, les grosses pétoires et les récits pas très poussés. De nombreux réalisateurs, parfois prestigieux, furent envisagés sur le film durant ses 15 ans de gestation, pour finir par tomber dans les mains d'Anderson. Symbole de la déchéance du projet qui visait sans doute trop haut dès le départ.


La charmante petite famille qui recueillera le soldat mis au rebus.

Revenons un instant sur cet enfant, lui aussi ne parle pas et est assez solitaire, ce qui rapprochera les deux personnages. Le militaire deviendra même un père de substitution quand le vrai papa succombera de manière caricaturale au cours du récit (l’un de ces points simplistes précédemment relevé). La relation entre les deux oscillera entre le ‘touchant’ et le ‘niais’, selon le degré d’acceptation de chacun.

Tout le film résumé en une seule image

Il faut aussi relever le cabotinage outrancier de Jason Isaacs dans la peau du Colonel Mekum, aussi bête que bas du front. « Moi Méchant. Moi Tuer Tout Ce Qui N’Est Pas Un Soldat » On en est vraiment à ce niveau là…Pathétique cet antagoniste.

Jason Isaacs est bien trop caricatural pour être un méchant crédible. Pour dire, même Gary Busey à ses cotés semble jouer tout en nuance...

En résulte au global rien de moins - mais rien de plus non plus - qu’une série B honnête qui fait passer un moment sympathique un dimanche après-midi de pluie sous la couette. Néanmoins il est aussitôt vu, aussitôt oublié et ne restera dans l’histoire du cinéma que pour sa relation assez étrange avec le film culte de Ridley Scott.

Les scènes d'actions demeurent efficaces et - pour un film d'Anderson c'est étonnant - restent plausibles. Surfaites, pétaradantes et exagérées, mais plausibles. Je mets ici en lien la page Wikipédia qui revient assez rapidement sur plein de petites choses intéressantes de ce film, pour les plus curieux d'entre vous.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, tout le cinéma de Paul W. S.Anderson n'est pas à passer au lance-flammes...il reste un bon faiseur de 'film de seconde bobine'...(et non je ne verrai toujours pas ses Resident Evil, j'ai mes limites)

~¤~

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Dans un futur indéterminé et post-apocalyptique, un étrange astre stellaire rouge est surexploité pour son énergie. Alors que sa trajectoire change et qu'il fonce droit vers la Terre , Paul W.R. est le seul astronaute capable de le détruire dans la mesure où il semble bénéficier des caractéristiques génétiques permettant de franchir le champ de force de l'astre.Néanmoins, pour des motifs connus de lui seul, il refuse d'accepter cette mission et se cache des autorités.Recherché par les autorités, Paul est aussi traqué sans relâche par un mystérieux inconnu, doté de pouvoirs télépathiques, qui a engagé des mercenaires.Au cours de son périple, Paul rencontre Elma, une adolescente au caractère affirmé.Des flash-back montre un traumatisme de Paul lié à son enfance (mort dramatique de sa mère) et à une relation compliquée avec son père et son frère Elliot.

Réalisateur: Romain Quinot

Distribution:
Hugo Becker: Paul W.R.
Paul Hamy: Elliot W.R.
Jean Reno: Henri W.R.
Lya Oussadit-Lessert: Elma

Le cinéma français ne m’intéresse pas. Il ne me parle pas, ne s’adresse pas à moi. C’est comme çà. Et on vit tout les deux très bien le fait de ne jamais se côtoyer. Mais de temps en temps un projet un peu atypique parvient à attirer mon attention. Et bien souvent j’en sors déçu. Cette fois-ci ne fera pas exception.

Il y a dans ‘Le Dernier Voyage’ une patte artistique indéniable, un univers fantasmagorique qui ne demande qu’à être développé et un sens de la poésie qui fait mouche. Tout cela est vrai et il faut militer pour que cette sensibilité perdure dans le cinéma hexagonal.
Mais on y trouve aussi tout ce qui alourdit notre ‘French Touch’. Un récit abscons, des scènes de pleurnicheries abominables, des dialogues aussi pauvre que moi en ce moment…et des moments de gêne qui foutent grave le malaise.

Le pire - comme bien souvent dans les films qui se pensent plus intelligent que la moyenne mais qui en fait sont juste prétentieux - ce sont tout les ‘trucs’ qui n’ont aucun but ou aucune explication. Ou piste de réflexion tout au moins. Ici un cas typique avec le personnage du frère, qui littéralement ne sert à rien, ne raconte rien et n’a aucune finalité. Comment revient-il à la vie ? Pourquoi recherche t-il son frère ? Pourquoi souhaite t-il sa mort ? Est-il sous influence de la Lune Rouge ? Oui. Non. Peut-être. Je ne sais pas. Quelle était la question ?

L’astre mystérieux lui aussi n’a au final aucune véritable explication. C’est une planète magique, métaphore de la propension de l’Humanité à s’autodétruire en pillant les ressources au lieu de les gérer avec harmonie…mais au-delà de çà… Que se passe t-il à la fin quand Paul atteint la Lune menaçante ? Le héros accepte enfin d’affronter la mort…Le satellite ‘conscient’ laisse un répit à la Terre… Ouais ouais ouais…Mais d’où vient-elle ? Quel est son but ? Son objectif ? S’éteint-elle lors de sa dernière scène ou repart-elle dans l’espace ? Ce qui d’ailleurs quel que soit le cas  condamne aussi notre planète, mais sur plus long terme.

Encore une fois c’est très beau, très lyrique mais aussi tellement surfait, tellement perché et sans fondement…qu’on en ressort finalement perplexe, en se demandant ce qu’on vient de regarder. Pour moi ‘Le Dernier Voyage’ aurait fait une excellente BD, mais en film c’est trop artificiel. Je suivrai tout de même le prochain projet de son réalisateur Romain Quirot, qui à de toute évidence un immense potentiel.

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Cinéma - série (Cinéma)

Un numéro un peu particulier aujourd'hui car il ne concernera pas ni un film, ni une BD, ni un jeu ni une série. Enfin si, quand même une série mais au format court, diffusée sur Youtube et produite par la petite troupe de Reckless Comedy (ou Reckless Tortuga).

Les premiers épisodes concernent encore la PS4, comme ici avec le début de cette série qui revient sur les 'petits problèmes mensuels' de la dame. Il faut activer la double-lecture avec la 'Fille Playstation'...

Et si les consoles avait elles aussi un avatar bien réelle dans notre monde à nous?
C'est de ce principe que part cette petite comédie sans prétention qui commence sérieusement à engranger son lot de fans sur la toile. En Héroine principale, La PS5, incarnée par l'ultra-sexy (et qui en joue beaucoup) Angie Simms, qui tente comme elle peut d'apporter plaisir et satisfaction à son maître, Matt (Matthew Grondin) , un joueur moyen de jeu vidéo. Interviennent également parfois la timide XBOX (mignonne à croquer Tehya Johns) ou bien sur l'inévitable Switch (Ruby Park). Apparaît également la terrible PC Girl (Lauren Caster), seule véritable concurente de la console de Sony mais aussi les jeux en eux-mêmes, toujours personnifié de manière hilarante et 'à peine' caricatural...

Une vidéo qui présente pas mal de 'jeu-personnage' (il s'agit de l'épisode 2). Ici le lien IMBD de l'équipe de production.

Atteignant bientôt les 50 épisodes, je me dois de préciser que c'est totalement en anglais, sous-titrables en VO ou en VF approximatif avec le traducteur automatique de la plate-forme. Cependant pas trop d'inquiétude à avoir ce n'est pas de la haute philosophie et un niveau scolaire couplé à la traduction écrite permet amplement de comprendre aisément tout ce qui se dit. Cela et une connaissance de l'actualité Geek, histoire de tout saisir correctement. Honnêtement si moi j'arrive à capter ce qui se raconte, c'est que tout le monde le peut!

Et ici un lien vers le site officiel

Voilà, place aux vidéos qui sauront bien plus que moi faire la promotion de cette belle petite comédie sur nos machines préférées, en espérant vous avoir fait découvrir une future pépite du web :'D

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Cinéma - série (Cinéma)

Will Smith, Martin Lawrence, Jerry Bruckheimer, Michael Bay. Quatre hommes qui s’associèrent au bon endroit, au bon moment, pour le bon film. Le genre de projet-phare sur lequel plusieurs personnes d’horizons divers trouvent pourtant leurs intérêts, et le succès. C’est suite à la sortie du coffret ‘trilogie’ de la saga que j’ai revu chacun de ses trois films, ce qui m’a permis de ‘réévaluer’ mon appréciation qui était autrefois assez désastreuse (surtout pour le 2). Le troisième lui je l’appréciai dès mon premier visionnage à sa sortie en 2020, à ma grande surprise. Je découvrais aussi la série spin-off avec Gabrielle Union et Jessica Alba en vedette, qui délaisse Miami pour Los Angeles. Et c’est donc partie pour la review des Mauvais Garçons de Floride…


BAD BOYS  de Michael Bay - 1995


Mike Lowrey et Marcus Burnett sont coéquipiers dans la police de Miami, dans la brigade des stups pour être précis. Ils sont aussi proches que fondamentalement différents. Mike est un beau gosse de belle famille, célibataire aux multiples conquêtes et amateur de belles bagnoles. Marcus lui est un mari aimant et maladroit, père de trois enfants qui rêve d’une carrière pépère jusqu’à la retraite. Ils aiment tous les deux leur métier, mais on une approche radicalement opposés des méthodes à employer pour faire tomber les trafics. Et de gérer leurs vies.
Une puissante quantité d’héroïne est volée au sein même du bureau de la brigade anti-drogue, sous le nez et la barbe des policiers. Piqués au vif, les agents – dont nos deux héros – vont remuer toute la ville dans les brancards pour savoir qui est derrière cet audacieux casse. Parallèlement, une connaissance intime de Mike est assassinée par le responsable du vol, un certain Fouchet. Mais une amie de la victime est témoin du meurtre et parvient à s’échapper. Cette dernière ne souhaite avoir affaire qu’à Mike Lowrey, dont lui parlait souvent la défunte. Mais le flic étant indisponible, Marcus n’a d’autre choix que de se faire passer pour lui auprès du témoin, Julie Mott de son nom. S’en suit alors toute une suite de quiproquo tandis que les deux collègues doivent se faire passer l’un pour l’autre le temps de l’enquête.

"Vous auriez des Cachous"

J’avais un souvenir assez négatif de ce film, que je n’avais pas revu depuis les années 90 en VHS. Trop vulgaire, trop clipesque, trop bas du front…Tout cela est toujours vrai, mais vu depuis notre époque aseptisée, que cela fait du bien de voir un métrage qui ose sans entrave. Les insultes fusent de toutes parts, le second degré est omniprésent et le rythme est haletant. C’est brut de décoffrage, sans finesse il est vrai mais au moins ça à de la personnalité, une âme.

Les années 90: synthèse

Et puis nos deux héros sont extrêmement sympathiques, même si je me sens plus proche du rôle de Martin Lawrence que de celui de Will Smith, trop ‘tape-à-l’oeil’ pour moi. Téa Leoni est juste absolument sublime en brunette sexy et sarcastique, elle pourrait me mener par le bout du nez comme bon lui semble. Karen Alexander, dans le rôle de la pauvre fille tuée sans vergogne est aussi d’une grande beauté d’ailleurs. Dans le camp d’en face on trouve notre Tchéky Karyo national qui cabotine avec plaisir dans le rôle du méchant en chef. À ses cotés on retrouve Franck John Hughes, une bonne bouille que je connais de la série ‘Players’ avec Ice-T, toujours dans un rôle de petite fouine qui lui va bien.

"Cops"

Mais la vraie révélation de Bad Boys, ce fut évidemment Michael Bay, qui signait là sa première réalisation. Et on peut dire qu’il à su entrer par la grande porte dans le milieu du Blockbuster. Plans hyper-stylisés, action pétaradante, lumière qui claque la rétine…son style n’a pas laissé indifférent à la fois et les critiques et le public. Pour le pire et le meilleur.

Toute la subtilité de Michael Bay

On se retrouve donc avec un premier film ‘Cop Buddy Movie’ s’inspirant de la légende du genre ‘Lethal Weapon’ (L’Arme Fatale) mais avec un ton plus léger, plus ‘sitcom’ j’ai envie de dire. Mais aussi plus enlevé, avec plus d’entrain. Nos deux héros sont encore loin d’être ‘trop vieux pour ses conneries’ et sans donnent donc à c½ur joie pour foutre le bordel dans les rues de Miami. La situation burlesque voyant les deux hommes tenter de se faire passer l’un pour l’autre est au centre de la partie ‘comédie’ du scénario, et permet instantanément de comprendre comment chacun des deux voit l’autre. Habile moyen de connaître la nature de leur relation, entre conflit idéologique et amitié sincère.


De nombreux dialogues on été improvisé par les acteurs, peu satisfait de ceux du scénario.


BAD BOYS II de Michael Bay - 2003


Mike et Marcus bossent toujours ensemble dans les rues de la ville qui baigne perpétuellement sous le soleil. Ils sont cette fois sur la trace d’un cartel cubain, aux méthodes expéditives. Les dissensions entre les deux hommes ne font que grandir, Marcus ayant de plus en plus de mal avec le comportement insouciant et tête brulée de son coéquipier. Le mari rangé demande donc secrètement sa mutation, tout en accueillant sa s½ur en visite en ville, Sydney Burnett dites ‘Syd’, flic dans la police de New-York. Mais Mike aussi cache quelque chose, et qui pourrait bien fracturer son amitié avec son camarade…il sort en cachette avec Sydney !
Là où toute l’histoire se complique, c’est que Syd elle-même ne dit pas toute la vérité sur sa venue à Miami. Elle est en fait en mission d’infiltration pour la DEA, et tente de faire tomber ce fameux cartel cubain de l’intérieur…

Le frère et la soeur Burnett en planque en compagnie de Mike

Houlà. Alors…Bad Boys 2. Je n’avais pas aimé le 1 en 95, j’ai détesté le 2 en 2003. Un film hors-normes, grossier, fiévreux, putassier, aux effets visuels tapageur et bling-bling, dont la première victime n’est rien de moins que la décence. Imaginez le premier film qui aurait mis toutes les jauges à fond, mais dans le mauvais sens. On reste éberlué devant tout ce qu’ose cette suite, sans aucun souci de morale. Et Poukram que cela fait du bien de redécouvrir cette dinguerie suprême en 2021 !

Effet de style à gogo pendant 2 heures, jusqu'à la nausée parfois.

Typiquement le blockbuster qui serait IMPOSSIBLE à faire dans le Hollywood d’aujourd’hui. Il va bien trop loin, est bien trop irrévérencieux, bien trop en dehors des clous. Alors on n’est pas non plus dans un délire sous acide à la ‘Las Vegas Parano’ mais pas tellement loin lors de certaines scènes. Surtout du coté de Martin Lawrence qui se lâche totalement. Face à lui, Will Smith joue le ‘play-boy-scout’ imperturbable et incorruptible level Max. Le décalage de ‘jeu’ entre les deux acteurs ne fait que refléter encore plus leur divergence, et le chemin de la réconciliation semble bien compliqué à arpenter.

Exemple d'une scène absolument impensable dans l'ambiance d'aujourd'hui. Ce qui la rends d'autant plus précieuse! Merci Reggie!

Marcus n'aime pas beaucoup qu'on s'en prenne à sa petite soeur

Les acteurs de seconds rôles ne sont pas non plus là pour faire dans la finesse. Entre Jordi Mollà et Peter Stormare, les méchants on vraiment l’air de méchant et on n’aimerait pas se retrouver dans la même pièce qu’eux quand ils se lancent leur regards froid bleu acier. On retrouve avec plaisir Joe Pantoliano en tant que capitaine hurlant mais protecteur ainsi que John Salley dans la tenue du hacker géant un peu fripouille. Et puis Gabrielle Union qui fait ici son entrée dans la franchise, mais on aura l’occasion de revenir sur son personnage plus loin dans cette revue.

Le quatuor à la tête de ce projet, qui n'a pas eu peur d'aller trop loin. Époque révolue.

Michael Bay, comme ses stars, y va à fond. Jusqu’à l’excès qui frise la caricature (depuis j’ai vu 6 Underground, au coté duquel Bad Boys II passe pour un film d’auteur). La course-poursuite avec la camionnette mortuaire qui largue des cadavres sur les boulevards. Marcus qui pelote une bimbo post-autopsie. La fusillade chez les Haïtiens avec sa caméra qui virevolte sans cesse entre les murs et les figurants qui hurlent sans cesse (avec force insultes inaudibles pour la bien-pensance actuelle). La scène d’ouverture pendant une cérémonie du Ku Klux Klan. Le climax final au pied de Guantanamo…une succession non-stop de scènes qui nous laisse pantois de surenchère filmique, où la moindre action est décuplée par la mise en scène tapageuse – et assumée – du réalisateur. Il faut s’accrocher quand on regarde cette séquelle, car le film décoiffe, tant par son action que par sa folie.

Gabrielle Union qui interprète la cadette Burnett...et qui n'était encore qu'étudiante quand sortait le premier film au cinéma!


BAD BOYS FOR LIFE d’Adil & Bilall - 2020


17 ans plus tard, Mike Lowrey et Marcus Burnett sont toujours officiers des Stups à Miami. Mais désormais ils font parti du clan des ‘vieux dinosaures’, avec des ‘méthodes à l’ancienne’. Tout autour d’eux la fine fleur de la police moderne leur rappelle qu’ils ne sont plus ‘de jeunes premiers’. Mais là où Marcus accepte pleinement sa condition, Mike la refuse catégoriquement. Il est toujours dans le coup et il tient à le prouver. Lors d’une soirée entre collègues pour fêter le premier petit-enfant Burnett, Mike se fait tirer dessus en pleine rue sous les yeux horrifiés de son collègue et son capitaine…Des mois plus tard, remis de ses blessures, l’agent Lowrey veut sa revanche mais Marcus ne le soutient pas dans cette démarche, il à ‘passé l’âge’ de jouer à ces jeux là. Alors Mike s’associe bon gré mal gré avec la nouvelle Team à la pointe de la brigade, justement sur les traces de celui qu’ils soupçonnent d’être le tireur. Un jeune Mexicain aux dents longues qui fait la razzia sur tous les trafics de Miami. Un jeune homme mandaté exprès par sa mère pour pourrir la vie au maximum de Mike Lowrey…

"Old schooll but old cool"

Ça sentait le coup foireux, le revival au rabais surfant sur une gloire d’antan. Il n’en est rien, Bad Boys For Life est un très bon film de comédie et d’action, avec le retour du duo devant la caméra qui fonctionne toujours autant. Alors oui les mauvaises langues on raillé la prise de poids de Martin Lawrence mais j’ai envie de dire: et alors ? C’est justement tout le sujet du film le fait que les deux hommes aient pris de l’âge, l’un s’étant assagi et l’autre pas, accentuant d’autant plus leur divergences d’opinion. L’opposition et l’évolution des personnages est d’ailleurs intéressante au fil de la trilogie, car celui qui était le cool dans le premier devient un vieux solitaire sans attache 25 ans plus tard là ou le bon père de famille à désormais toute une tribu et une vie qu’il doit mener à cent à l’heure. La vie et le temps sont passés par là…

Toujours amis malgré tout

Les nouveaux venus aussi font plaisir à voir. J’avoue un GROS COUP DE C¼UR pour l’actrice mexicaine Paola Nùñez, cheftaine charismatique de cette fameuse nouvelle équipe. Le trio de recrues lui est assez caricatural mais fait le boulot. Le petit c*n, la nana plus balèze qu’elle en a l’air et le baraqué très sensible (Barracuda Forever). Ils n’en restent pas moins très sympathiques tous autant qu’ils sont. Du coté des antagonistes on découvre donc une mère et son fils, tout deux prêt à tout (mais vraiment à tout) pour parvenir à leur fins. À savoir détruire Mike Lowrey moralement et physiquement.

L'équipe des Djeun's et leur boss

Michael Bay cède donc sa place à deux ‘petits’ réalisateurs belges qui bien qu’impressionné par la machinerie Hollywoodienne signent un métrage qui à droit à tout les honneurs. Alors certes ils n’ont pas le style ‘Bay’ (et c’est loin d’être un reproche) mais leur travail ne dénote pas avec les deux opus précédents. Certains plans sont même très appréciables, je pense notamment à celui qui voit Martin Lawrence au téléphone portable tandis que Will Smith monte affronter le tueur. La colorimétrie par contre se démarque beaucoup et je dois dire que je suis plus client de celle présente dans ce métrage, que j’estime être bien plus belle.

Adil El Arbi et Bilall Fallah, les réalisateurs de ce troisième film

Moins déglingué que ses grands frères, ce troisième épisode ramène de fort belle manière la saga à notre époque plus convenue. Fini les exubérances parfois crasses d’il y a 20 ans et place à une aventure classique mais efficace. On regrettera seulement le twist de l’identité du méchant mexicain, qui fait un peu trop clicheton à mon gout. Pour le reste c’est du tout bon.

Le grand vilain, une vraie arme de guerre infaillible. Ou presque...

LA’S FINEST (BAD GIRLS) de Brandon Margoulis et Brandon Sonnier - 2019-2020


Sydney Burnett à été transférée il y a quelques années la DEA newyorkaise à la criminelle de Los Angeles, suite à une de ces énièmes sorties de route. Elle tente alors de se reconstruire une vie saine sur la côte californienne, où elle essaie également de renouer avec son père, qui avait abandonné sa femme et ses enfants il y a bien longtemps. Elle à pour coéquipière Nancy McKenna, vétéran de la guerre d’Irak qui trouve dans les forces de l’ordre un moyen de continuer son combat contre l’injustice. Ensemble elles mènent leurs enquêtes à la fois dans les quartiers malfamés et les résidences de luxe de la ville.

Notre équipe au grand complet

La série dérivée des films se laisse agréablement regarder sans être ce qu’on appelle une ‘indispensable’. En fait – et c’est assez marrant – on y retrouve un peu l’ambiance que l’on trouvait dans la regrettée série ‘Lethal Weapon’. Même si nos deux héroïnes s’entendent bien plus que Riggs et Murtaugh (surtout dans leur version TV…). Là encore le show stoppera tristement au terme de sa seconde saison (oui je sais il y a 3 saisons pour Lethal Weapon…mais bon hein…la troisième est limite un spin-off d’elle-même). Dommage au vu du cliffhanger mis en place dans le dernier épisode et qui rattrape l’intrigue du film de 2003 (et donc le passé de Sydney).

Photo de tournage pour deux actrices en mode 'On va tout fracasser !'

La frangine Burnett reprend peu ou prou la fonction de Will Smith dans les films là ou Mckenna sera plus proche de Martin Lawrence…néanmoins il subsiste des différences dû principalement au média qui permet de bien plus développé les intrigues et les relations, ce qui est normal. Gabrielle Union reprends donc son rôle tandis que Jessica Alba (oui oui elle-même !) celui de sa collègue. Et le duo fonctionne très bien. Plus fusionnelles que leurs frères de cinéma, elles conservent tout de même de grandes différences, plus morales que professionnelles. Notons que McKenna est mariée au favori pour devenir le nouveau procureur de LA, ce qui parfois amènera quelques tensions familiales.

Les deux Ben (Duane Martin et Zack Gilford)

Il faut présenter également l’autre équipe mise en avant dans les épisodes avec ‘les deux Ben’. Le premier, Ben Baines est ce qu’on appelle ‘un comique’, toujours le mot pour rire ou la bonne expression au bon moment. Ben Walker lui est un ‘serious guy’ qui contrebalance parfaitement son binôme. On retrouve aussi un autre personnage issus des films, en la personne de Fletcher, toujours aussi grand et toujours aussi filou. J’apprends en tapant cet article que celui qui joue le jeune frère de McKenna se nomme Joshua Alba…et qu’il est donc le vrai frère de Jessica Alba ! Je n’aurai pas cru. Et enfin, Ernie Hudson dans les bottes du père rédempteur, l’éternel Ghostbuster apportant une vraie présence et un capital sympathie élevé pour un monsieur présenté assez froidement de prime abord.

On retrouve Fletcher (John Salley), ici en compagnie de McKenna et Syd

Une fois faite cette galerie de portraits, Bad Girls est une série policière standard, ni plus ni moins. On est loin de l’impertinence de 1995 et surtout de 2003, qui semble idéologiquement à des années-lumière. Pour être franc j’ai largement préféré Lethal Weapon, dû évidement à Clayne Crawford qui apportait un grain de folie énorme au show, néanmoins je trouve dommage que la série se soit faite annulée, une troisième et dernière saison aurait pu faire le pont avec la saga coté grand écran…

~¤~

On en est donc là en ce qui concerne la franchise ‘Bad Boys’. Mais elle n’a peut-être pas dit son dernier mot. En effet au vu de la très bonne réception du troisième film, un quatrième est envisagé si les étoiles s’alignent correctement (ce qui n’est pas le cas présentement, mais peut-être plus tard). Reste à savoir qui, où, comment, quand et pourquoi. Bref le travail de pré-production doit faire son ½uvre - et en ce moment ce n’est pas le plus évident. Cependant si jamais le projet se monte, j’espère vraiment que la jonction se fera avec la série, d’une manière ou d’une autre. Niveau casting le show TV à quand même de quoi se défendre (carrément même !) et le quatuor Martin Lawrence - Gabrielle Union - Jessica Alba – Will Smith, ca aurait quand même grave la classe (et si on ajoute Ernie Hudson en plus, c’est le pompon). Reste à voir ce que décideront les producteurs (et le destin) pour le futur de nos mauvais garçons favoris.

Avec ce magnifique montage créé par mes soins, un aperçu de ce que pourrait être le casting de Bad Boys 4

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Bad Boys

Bad Boys 2

Ce n'est pas un 'Bon Film' mais le témoin farfelu d'une époque révolue

Bad Boys For Life

 

Bad Girls

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Parfois quand on farfouille dans le catalogue bis de certaines vidéothèques en ligne, on tombe sur quelques pépites qui méritent qu’on en parle. Et parfois on tombe sur les pires zèderies inimaginables. C’est le cas du film qui nous intéresse aujourd’hui. Cosmic Sin est un film tellement nul qu’il ne mérite même pas d’être élevé au rang de navet. C’est juste un truc filmique dont on ne comprend même pas comment il est possible qu’il est pu voir le jour.

Une image promotionnelle officielle est directement tirée d'une affiche de Die Hard 4. Pour signifier le niveau de l'ensemble...

Synopsis:
En 2031, la première colonie de Mars est fondée. En 2042, l'Alliance était formée et la technologie de propulsion quantique permet à l'humanité de voyager au-delà du système solaire. Malheureusement, la colonie de Mars échoue en 2281 et l'Alliance contrôle les trois colonies: Terre, Zafdie et Ellora. Zafdie tente de se séparer de l'alliance en 2519; James Ford, The Blood General, lâche une bombe Q(uantum)-Bomb sur la colonie rebelle, tuant 70 millions de personnes. Après avoir appris l'horrible atrocité de ce que Ford a fait, le Dr Lea Goss le quitte et il devient déshonoré, renvoyé de l'armée. Dans l'espace, les Sigea sont une espèce envahissante qui envahit et conquiert d'autres mondes. Ils peuvent infecter et contrôler leurs hôtes de manière parasitaire en forçant leurs victimes à ingérer un fluide noir qui transforme l'hôte en un agent de Sigea et opère avec un esprit de ruche.

 
Réalisateur: Edward Drake

Distribution:
- Bruce Willis: James Ford
- Franck Grillo: le Général Ryle
- Brandon Thomas Lee: Braxton Ryle
- Adelaide Kane: Fiona Ardene
...

Costas Mandylor, une gueule de cinoche vient faire mususe sur le plateau

Scénario ridicule, budget famélique, effets spéciaux…heu…bah inexistant ou presque. Mais pourquoi ce métrage existe ? Il n’y à rien à y sauver, il n’y a rien d’intriguant, tout y est indigeste et sans le moindre intérêt. Je vous assure que même les pires séries Syfy diffusées à trois plombes du mat’ en loucedé on plus de caractère et de fond que cet étron cinématographique.

Franck Grillo lui joue à fond, dommage qu'il soit sous-exploité (surtout en deuxième moitié)

Pour donner un exemple de ce manque de moyen et d’intérêt, le film se déroule en 2500 et des brouettes, alors que la Terre à colonisé d’autres planètes, qu’une espèce de guerre vaguement évoquée dans des cartons introductifs à mis en place un consortium face à des belligérants coloniaux…on imagine alors un avenir assez évolué, très technologique. Que Nenni ! Les mêmes bagnoles qu’actuellement, les mêmes bâtiments industriels et les mêmes bistrots malfamés. Seuls quelques plans d’une skyline d’une ville sans nom et évoquant vaguement Blade Runner manifesteront ce ‘futur de demain’. Pathétique.

Non il ne s'agit pas d'un arrière-entrepôt de Rungis mais de l'entrée principale d'une station de surveillance munie d'un canon orbitale sur une planète lointaine. La suspension de crédibilité est soumise à rude épreuve par ici...

En fait dans le film la seule chose ‘véritablement’ futuriste c’est le concept du ‘Quantique’. Les voyages spatiaux ? C’est quantique. La téléportation ? C’est quantique. Les bombes nucléaires ? C’est quantique…3 bidules à droite, une machine à laver démontée et un bocal luminescent…voilà en tout est pour tout la ‘grande technologie’ qu’on nous montrera ici. Et quand même quelques vaisseaux en incrustations j’exagère…

La technicienne quantique, Adelaide Kane, est la seule à jouer juste dans le métrage

Il existe une seule véritable scène usant de FX, lorsque la petite troupe se téléporte non loin d’une planète dans une séquence tellement incohérente qu’on en reste bouche bée d’admiration crétine. Car dans le lore quand on veut voyager ‘sans vaisseau’ on se téléporte quantiquement à quelques centaines de kilomètres au-dessus d’une planète en exocombinaison et on se laisse tomber jusqu’à la surface…sans grandement se soucier des frottements atmosphériques ou du fait que l’on s’écrase comme un sac de patate à une vitesse hallucinante. Encore une fois, c’est quantique.

La seule scène à effets spéciaux digne de ce nom. Le plus drôle, ou le plus minable, c’est que cette planète à l’autre bout du cosmos ressemble à s’y méprendre à la forêt à 15 minutes de chez moi. :S.

Il y a tellement à relever dans cette erreur sur pellicule que j’en oublie d’évoquer la grande menace extra-terrestre. De fait on en verra pas grand-chose vu qu’il s’agit d’une espèce de virus-matière noire qui infecte les humains et les rends méchants. Leur but et de créer un méga-portail spatial pour envahir les territoires terriens. Mais au-delà de çà on n’en sait pas plus (ou je n’en ai pas compris plus parce que j’avoue que le dernier tiers j’ai pas mal décroché).

Un méchant. Je ne sais même pas si il s'agit d'un humain infecté ou d'un vrai 'extra-terrestre'. J'avais déjà décroché à son apparition (du repassage à faire...) Il me fait penser au jeu Destiny dans son allure, je ne saispas pourquoi...

Il est temps d’aborder le casting, qui lui non plus ne vole pas bien haut. Des gueules de cinéma qui cachetonnent avec plus ou moins de plaisir, le fils de Pamela Anderson trouffion courageux qui fait face à l’horreur de la guerre et Adelaide Kane qui s’en sort ‘pas trop mal’. Mais en tête d’affiche il y a bien sur ce bon vieux Bruce Willis, devenu une vedette ringarde de bisseries inavouables. Il ne fait comme depuis quelques années qu’acte de présence sur le plateau, ne joue absolument pas et se fout éperdument du film dans lequel il se retrouve. Du moment qu’il touche son chèque et que son nom rapporte un tant soi peu de visibilité à ce projet uniquement créé pour faire bosser quelques intermittents du spectacle, tout va bien pour lui.

Bruce Willis au sommet de son art. Il affiche ce visage quelles que soient les circonstances. Franck Grillo à son nom qui apparaît au générique d’ouverture AVANT celui de Bruce Willis, pour dire la déchéance de la star….

Pas un nanar, même pas un navet. Aucun mot ne peut qualifier l’indigence de ce Cosmic Sin…
Mais pourquoi ai-je été regardé çà ??

Si il y a bien un seul truc valable à sauver dans tout ce bousin, c'est la catcheuse Catherine Joy Perry, qui as un vrai look de bad-ass tout en restant efficace et sexy. Mais elle ne sert pas plus que les autres acteurs et actrices au final. Mais quel style!

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Cinéma - série (Cinéma)

Tout le monde connaît Alfred, le serviteur de Bruce Wayne (alias Batman). Mais le fidèle bras droit du chevalier noir à eu une vie avant d’entrer au service de la riche famille de Gotham. Et plutôt chargée d’ailleurs.

Créateur: Bruno Heller

Distribution:
- Jack Bannon:Alfred Pennyworth
- Ben Aldridge: Thomas Wayne
- Emma Paetz: Martha Kane
- Hainsley Lloyd Bennett: Deon « Bazza » Bashford
- Ryan Fletcher:  Wallace « Dave Boy » McDougal
- Paloma Faith: Bet Sykes
- Jason Flemyng: Lord James Harwood

Alfie Pennyworth gagne sa vie en tant que mercenaire dans une Londres en quasi-état de siège. Car l’Angleterre est en proie à une insurrection qui gagne rapidement du terrain. Et si on est malin, c’est l’occasion de jouer sur les deux tableaux et de se faire beaucoup d’argent. Et Alfie est très malin. Lui et ses deux partenaires de magouille passe donc de manigances de Pubs en intrigues de ruelles pour tenter de s’en mettre plein les poches.
Malgré tout le jeune homme garde une certaine morale et tente de faire du mieux qu’il peut pour venir en aide à sa famille. À sa mère tout d’abord femme au foyer exigeante…et à son père surtout, à la droiture inébranlable et à la haute estime de son métier, à la fois discret et au service des grands de ce monde: Majordome.

Bazza, Dave Boy et Alfie. Un trio de mercenaires réputé

La première chose à dire quand on parle de Pennyworth, c’est que si vous êtes un admirateur de James Bond période Sean Connery, cette série est indispensable pour vous. On y retrouve cette même ambiance, ce même héros ambivalent, ce même sens de l’aventure et surtout ce même humour So British. L’inspiration très forte se ressent et donne un cachet immédiat à cette modeste série d’outre-manche.

My name is Pennyworth. Alfred Pennyworth

De nombreux personnages interviennent au cours de ces deux saisons. On notera principalement Bazza et Dave Boy, ses compagnons de guerre ; Mary et Arthur les parents et l’inspecteur Aziz pour les alliés et du coté des antagonistes la fantasque Bet Sykes et Lord Harwood le séditieux tentant de renverser le pouvoir. La reine elle-même interviendra dans certains épisodes.

Arthur et Mary Pennyworth, couple anglais heureux et stricte moralement...sans doute trop

Mais on y voit surtout la rencontre et le rapprochement entre un certain Thomas Wayne et une certaine Martha Kane, deux ressortissants américains venu en Albion pour endiguer la guerre annoncée. On est alors dans le ‘Batman Begins begins’, le before des origines. Mais en soit il n’y aura jamais rien de plus que quelques allusions à l’univers du Dark Knight, on est vraiment dans une série complètement autonome. On y retrouve rien ou quasiment de l’histoire de l’homme-chauve-souris, Beaucoup le regrettent mais cela en vérité donne un caractère inédit à ce ‘spin off’. On ne regarde pas Pennyworth pour voir ‘Batman’, mais pour voir une uchronie dans une Albion troublée.

Un mercenaire employé par un 'pas du tout agent de la CIA'. Ou un destin qui s'écrit tout en finesse...

Martha ne fait pas vraiment dans la blague...

Car oui la série ne décrit pas notre univers mais bel et bien la version alternative DC de la capitale du Royaume-Uni. Qui en ces années ’60-70’ (la temporalité n’est jamais précisée) est donc au bord du chaos. La cité devient même une capitale assiégée au cours de la deuxième saison, alors que l’ensemble du pays est désormais sous la coupe du parti sécessionniste ‘La Société de la Corneille’. Par exemple la Peine de Mort est toujours appliquée dans ce monde voisin, et de nombreux dirigeables surveillent les rues depuis les cieux…

Bet Sykes, totalement perchée mais terriblement attachante

Lord Hardwood veut 'libérer' l'Angleterre. Par la force si il le faut.

C’est donc sur un terrain à la fois connu et inconnu que l’on se retrouve quand on regarde Pennyworth. Fusion (pas si) improbable entre l’univers de Batman et de James Bond, avec une pincée de série de guerre, de politique, d’univers parallèle…un show toujours étonnant malgré quelques fausses notes scénaristiques parfois (la mort du Lord lors de la saison 2, une erreur selon moi). Surprenant jusqu’au bout, surtout avec l’arrivée de ce nouveau-né qui remets tout ce qu’on croyait savoir à plat…

La Reine n'est pas insensible à la fougue du jeune homme...

Une potentielle saison 3 pourrait avoir lieu sur HBO Max…mais je sens plutôt un destin à la ‘Krypton’ malheureusement…


Krypton: qu’est ce que c’était bien !

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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