Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 22/06/21 à 20h31

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

-Ma Chaîne Youtube
-Mon Twitch
-Mon Facebook

 

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Jeu vidéo

  
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Springfield, quelque part aux USA. Homer Simpson est dérangé dans sa sieste par une guêpe géante. Contrarié, il l'écrabouille. C'est un début comme un autre pour la série aux gens jaunes. Sauf qu'il s'agit ici de l'introduction d'un jeu vidéo sur la célèbre licence. On lance alors la partie et nous voilà contrôlant le bedonnant père de famille dans le quartier d'Evergreen Terrace...
 
Un Monde en Jaune
Décrire le jeu est en soi assez simple: vous voyez GTA période troisième épisode, San Andreas et Vice City ? Apposez-y une Skin Simpsons...et voilà. C'est aussi bête que çà! Et vous savez quoi? Bah ça marche! Et pas qu'un peu! On prends un réel plaisir à se balader das les coins connus de la série, comme le Bar de Moe, la place de la mairie ou les Studios de Krusty. On visite Springield le sourire aux lèvres et les souvenirs plein la tête. Cependant attention: on est pas chez Rockstar avec leur unique map gigantesque...ici le jeu est divisé en 3 cartes distinctes. A savoir la banlieue, le centre-ville et le bord de mer. On aurait aimé une liaison entre ses trois quartiers mais ce n'est pas le cas. Dommage.
En ce qui concerne les personnages, on contrôle tour-à-tour Homer, Bart, Lisa et Marge ainsi qu'Apu au travers des sept niveaux qui compose le jeu (tournant sur les 3 cartes disponibles). Chaque niveau étant composé de huit missions - 7 du mode histoire plus une bonus facultative - plus ou moins difficiles et quasiment toutes chronométrées. Des courses sont également présentes et des collectibles sont à récupérer un peu partout. De nombreux véhicules sont à débloquer, qui comme de bien entendu on chacun leurs caractéristiques (de vitesse, de résistance etc..). Au final il y a pas mal de choses à faire dans le jeu pour véritablement le finir à 100%.
Carton Jaune!
Ce jeu aurait pu être totalement plaisant si il ne possédait pas un défaut ô combien rageant: il est entièrement programmé pour faire -chi...emmer...- embêter un maximum le joueur! Au début on se dit qu'on est mauvais, que c'est de notre faute... puis on se rends compte petit à petit qu'il n'y a pas que çà...Une voiture apparaît soudainement pile poil sur votre chemin, une autre vous barre la route sans raison comme par hasard au moment où vous êtes en avance sur le chrono, un bug vous bloque dans des escaliers quand vous êtes sur le point de réussir une épreuve alors que les milles fois précédentes vous êtes passé sans problèmes...
Une fois, deux fois, trois fois...cinquante fois! A la fin le doute n'est plus permis: c'est fait exprès! Et cela est donc d'autant plus énervant! Combien de fois ai je vu rouge en jouant, a retenter à l'infini de finir une mission qui échouée car le titre mets volontairement des bâtons dans les roues! A devenir dingue je vous assure!
De plus la conduite des véhicules étant assez hasardeuse et savonneuse, vous devez sans cesse être sur le qui-vive pour réagir au problème qui peuvent surgir à chaque instant...si bien que l'amusement finit par s'effacer devant le stress permanent.
Exemple concret que le jeu est pensé CONTRE le joueur: la mission de fin nous est imposé avec un véhicule quasiment incontrôlable (la jeep du grand-père, avec une turbo-fusée) alors que l'on dispose de voitures bien plus performantes, tant est si bien que toute la course finale n'en devient de facto qu'un 'Damage Control ' permanent plus qu'autre chose... et qu'il m'a fallu tout un après midi et de nombreux hurlements de colère pour en venir à bout!
 
Rire Jaune
Mais bon une fois cela dit, il n'en reste pas moins que le jeu se savoure volontiers. Bien plus en mode exploration que dans son horripilant mode histoire mais la satisfaction est là. Les références à la série sont nombreuses - du moins avant 2003 -, les personnages emblématiques sont tous présents, les lieux cultes sont également de la partie...et cerise sur le gâteau, la VF est présente de bout en bout, avec certaines répliques hilarantes (d'autres par contre tombent à l'eau). De plus les cinématiques qui parsèment le jeu sont assez réussie malgré leur coté complètement loufoques (on lorgne clairement sur du 'Horror Show' pour l'inspiration scénaristique).
On vadrouille donc dans les rues de Springfield plein d'enthousiasme, se demandant quelle bonne surprise nous attends au prochain coin de rue, quelle célébrité de la ville allons nous croiser et quel lieu mythique découvrir...Et rien que pour cela, le jeu vaut la peine d'être joué. A condition d'être fan du show, bien entendu!
 
 
 
Première vidéo (sur 16) de mon Let's Play sur le jeu  :^)
 
 
 
 

Voir aussi

Jeux : 
The Simpsons : Hit & Run
Plateformes : 
GameCube
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
C'était le 15 juin 2015 à l'E3. Yu Suzuki entre sur scène lors de la conférence Playstation et - sous la stupéfaction de tous qui attendions l'annonce des ressorties des deux premiers épisodes sur la console de Sony - lance le kickstarter pour Shenmue III.
Le choc. L'espoir. Inscription et souscription à ce projet miraculeux (à une hauteur déraisonnable pour mes finances).
Puis les premières critiques. Les premiers haters. Les premières moqueries et autres réflexions désobligeantes.
Je suis interloqué, le monde réel me saute à la gorge à l'aube de mes 40 ans face à la bêtise crasse de la Digit Vox Populi. Shenmue est un chef d’½uvre de son temps, inégalable et inégalé. Je suis stupéfait de voir le mépris qu'on beaucoup pour cette saga incroyable, de voir aussi que beaucoup en parle sans jamais avoir joué, n'avoir pas connu Shenmue lors de sa sortie, n'avoir pas pu vivre cette expérience hors du temps. J'ai eu cette chance. Shenmue est mon jeu préféré. Je suis de ceux là. Ceux qui un jour se sont dit devant l'écran de TV: "Mais à quoi je joue, là?"
 
 Interlude musical n°1
 
And the saga begins...
Je n'ai pas le moindre souvenir de comment mon frère et moi sommes entré en possession d'une Dreamcast. C'est étrange car je me souviens parfaitement des acquisitions de mes autres consoles (NES, Megadrive, Nintendo 64, Gamecube etc...) mais pour la console 128 bits de Sega, c'est le trou noir. Sans doute mes parents à l'occasion d'un Noël ou d'un anniversaire. De la même manière aucune image ne me reviens en mémoire pour l'achat de Shenmue. Un cadeau? Un jeu acheté après des mois d'économies? Ou bien acheté par mon frère? Je n'en sais rien. Ce dont je me souviens ce sont nos premières découvertes sur le jeu. Celles ci avaient lieu lors de notre créneau hebdomadaire sur la TV familiale, à savoir le samedi de 12H à 13H. C'était notre moment. Celui où l'on avait un trou dans le planning télévisuel pour pouvoir accédé à nos consoles. Oui c'était une autre époque, celle ou l'on ne possédait pas de télévision dans notre chambre, pas de PC ou de smartphone...Non, juste le samedi pendant une heure pour jouer au jeux vidéo. En 2001, nous avons donc commencé Shenmue à raison d'une journée Ingame toutes les semaines. En général c'était mon petit frère qui jouait, bien meilleur que moi. J'étais là comme l'assistant, le copilote. Croyez le ou non mais nous passâmes nos premières sessions de jeu sans même sortir du domaine des Hazuki. Nous avons fouillé absolument toute la maison. Ouvert chaque tiroir, chaque placard, examiné les moindres recoins, fouillé jusqu'au bac à linge (qu'espérions nous y trouver?), allumé puis éteins tout les interrupteurs. On hallucinait.
 
 
Même notre mère, qui n'en avait jamais rien eu à faire du jeu vidéo, s'installait avec nous en silence au salon pour nous regarder découvrir ce truc impensable. Je ne pense pas qu'elle avait réellement conscience de ce qu'elle voyait. Mais pour mon frère et moi c'était une évidence: on était dans le futur.
Il faut comprendre où est ce qu'on en était à l'époque pour mieux appréhender ce que fut le choc Shenmue. Jamais un jeu jusqu'alors n'était allé aussi loin dans le détail, jamais un jeu n'avait été aussi beau et réaliste, jamais un jeu n'avait été aussi poussé. Nous découvrîmes avec fascination le quartier de Ryo, sonnant à toutes les portes. Nous laissions crever le chaton de faim car on ne comprenait rien de ce qu'il fallait faire avec lui. Nous apprîmes à réagir face au désormais célèbre Quick Time Event...Puis plus loin on trouva Dobuita Street que nous avons parcouru littéralement durant des mois (en snobant cette pauvre Nozomi)...Puis la zone du port et ses courses de chariot élévateurs...puis la fameuse bataille rangée contre les 70 bad guys qui nous donna bien du fil à retordre (Merci Guyzhang!). Quelle claque chers lecteurs! Quelle claque! Quand on pensait avoir tout vu le jeu nous en remettait une couche! Le plus hallucinant pour nous fut la légendaire salle d'arcade...on était fous. ILS étaient fous: ils avaient mis des jeux vidéos DANS le jeu vidéo!! Ça dépassait notre compréhension du monde. Combien d'heures avons nous passé ici entre les bornes d'arcade, le jeu de fléchettes (j'y joue encore régulièrement) et les entrainement aux QTE?
 
Le jeu bénéficiait en plus d'une certaine aura de mystère...qui était Lan-di? Qui était la fille de l'introduction sur la montagne, présente sur la jaquette mais qui n'est absolument pas dans le jeu?! C'était quoi cette histoire de miroir qui ressemblait à un médaillon? Car arrive le moment de la confession ultime, nous avions fait l'entièreté du jeu avec un handicap certain: on ne comprenait rien à l'anglais! Mais alors rien de rien. Nous avons tâtonné durant toute l'aventure, questionnant parfois l'intégralité des PNJ de Dobuita Street! Ha la fameuse voiture noire conduite par un certain Guy! Ha le fameux 'parleur' de tatouage! Et bien sur le "Sailor with a tattoo on his arm"...sur lequel nous sommes restait bloqué durant un moment (on cherchait un marin avec un flingue stylisé dans la foule...véridique).
 
 
Lorsque le jeu fut fini (bien après l'avoir commencé!) on à eu la sensation de commencer un voyage extraordinaire. Nous étions soufflés. Lessivé je dirais même. Nous n'avions qu'une seule chose en tête...découvrir la suite des aventures de Ryo Hazuki!
Une éternité plus tard (quelques mois en fait), j'achetai Shenmue II le jour de sa sortie (là je m'en souviens parfaitement). Le jour même nous commençâmes une partie. Première surprise, la sauvegarde du 1 fonctionnait sur le 2. Elle fut chargée. L'aventure reprends...première constatation lorsque Ryo remonte le quai bondé: les PNJ sont bien moins beau que dans le 1 (moins détaillés, mains cubiques...) on est un peu déstabilisé. On commence notre exploration en ce Hong Kong vidéoludique de ce début 1987...et très vite les ennuis commencent. A l'époque bien sur on ne connaît pas l'astuce des briquets et donc notre pauvre japonais se retrouve sans le sou dans une ville inconnue et sans relation. Une ville? Oui une ville! Notre première impression mitigée fut totalement balayée lorsque nous découvrîmes la taille de l'aire de jeu: c'était littéralement 100 fois plus grand que le premier (qui se résumait en fait en une rue et un port...). Jamais - JAMAIS - je me suis senti aussi proche d'un personnage de jeu vidéo que lors de la découverte de HK dans Shenmue II. D'ailleurs un petit conseil: ne faites pas l'astuce des briquets lorsque vous commencez le jeu. Croyez moi le chapitre Hongkongais est mille fois plus captivant et passionnant si Ryo n'a pas un sou en poche et qu'il doit faire plein de petits boulot pour se payer sa chambre quotidiennement. Décrire tout ce qu'il y a à faire et découvrir dans ce chapitre serait extrêmement long et fastidieux, aussi me contenterai-je d'énumérer mes passages préférés, comme la mythique quête de la course de canard (vaincre la japonaise du Tomato Store fut une tannée avec ce fichu QTE à 4 boutons!!), le rangement de la bibliothèque, la rencontre avec Xuiying et Ren...Et Joy! Mais la rencontre la plus marquante fut celle du légendaire Marcel Barbe dit 'Sandalette' - AKA Delin - et de son célèbre 'Kiyikouyou!', notre collègue de travail qui nous a tant fait rire aux larmes (aujourd'hui encore en tapant ses lignes je souris en repensant à lui et nos fous rires).. Puis Ryo finit par devoir quitté la ville chinoise pour continuer sa quête...on pensait que la fin du jeu avait sonné quand on découvre Kowloon. J'ai littéralement reçu un coup de massue. Kowloon fut un passage dingue, démesuré et atypique. le décor est renversant, tout en verticalité, chaque tour renfermant une myriades de découverte et d'aventure...de danger aussi. Les vraies premières difficultés de la saga Shenmue commencent ici, dans cette ville sauvage où la baston règne en maître. Vaincre celui que nous appelions "L'Homme-cafard" fut une véritable épreuve de force physique et mentale. Grimper cette fichue tour de 40 étages un chemin de croix. Tatané Dou Niou une douleur sans nom (mes nerfs furent mis à dure épreuve!). Kowloon se révéla un passage difficile semé d'embuches, mais ô combien marquant.
 
 
Découvrir ce chapitre fut pour nous un cadeau impensable. Après Hong Kong on ne pensait pas une seconde qu'une autre zone serait disponible...alors quand on débarqua dans la province reculée de Guilin, nous étions dépassé émotionnellement parlant. Je rappelle qu'il se passait des mois pour nous quand on jouait, ce jeu était une véritable épopée! On flâne dans ce tout petit village de pêcheur puis on s'aventure sur un chemin...Et là, sans crier gare, au bord d'une rivière, la voilà. Tout comme paraît-il les grésillements de la télévision sont des réminiscences du Big Bang originel, l'impact de ce moment précis résonne encore en moi, près de 20 ans plus tard. Comme un aboutissement, on rencontre enfin celle qui se nomme Shen Hua, la fille de la jaquette, la fille de l'introduction, la fille des rêves chelou. Un peu déboussolé on la suit à travers la forêt et ses épreuves QTEsques pour arriver à sa maison. Une charmante bicoque dans un paysage bucolique devant laquelle se dresse un grand arbre majestueux. Shenmue. Puis le passage de la grotte à la recherche d'"Ottotaaaaa"! sur lequel je passe pour ne pas dévoiler la fin qui nous laissa scotché.
Ce très long résumé de notre découverte première de Shenmue (il y eu bien d'autres parties depuis) est là pour faire comprendre l'impact et l'influence qu'a eu ce jeu sur ma vie de joueur. Aucun autre jusqu'à aujourd'hui ne m'as fait ressentir ne serait ce que le tiers de ce que j'ai vécu dans Shenmue (The Last of Us compris) et seul GTA V me procure cette sensation de liberté que j'avais découvert dans le second jeu. Certes il y a de nos jours des jeux bien plus grand, bien plus beau et bien plus réussi techniquement mais aucun n'est aussi profond que le légendaire Shenmue. Aucun.
 
Interlude musical n°2
 
La Légende continue...
Le temps à passé. La Dreamcast à disparue et SEGA est devenu éditeur, abandonnant le marché des constructeurs. Mario et Sonic se partagent la vedette dans des jeux (impensable quand nous étions gamins), les leaders du marché ont changé et surtout internet est apparu. Shenmue, lui, est devenu une espèce de légende urbaine geek. Adulé par les uns, conspué par les autres. Au final peu y ont réellement joué mais tous ont des choses à en dire.
Retour en 2015 sur la scène de la conférence SONY. Très vite tout s'emballe. La campagne Kickstarter explose et fait grincer des dents. On accuse Suzuki de surfer sur la nostalgie pour se faire de l'argent, certains prétendent que tout ceci n'est qu'un canular, que SONY finance en sous main le jeu. Le pire et le meilleur , mais surtout le pire, se côtoient sur les forums. Durant plusieurs jours, Shenmue revient - tout comme Suzuki - sur le devant de la scène. C'est là que mes premières craintes arrivent. Les réactions me stupéfie, elles sont violentes et vindicatives. Voir hostiles (mais pourquoi?). Comme d'habitude à l'ère d'internet et des réseaux sociaux (la lie de l'humanité), le bon mot et la pique facile cartonnent, la culture de la bêtise à de beaux jours devant elle (mais c'est un autre sujet).
 
 
Le temps passe à nouveau et la tempête est calmé. Sporadiquement on entends parlé du jeu à l'occasion de festivals ou de conventions, avec toujours les mêmes réactions de la part des forums. Shenmue III est attendu au terminus pour se faire descendre dès la sortie du bus. C'est une hypothèse, un ressenti, une supputation de ma part mais je sens bien que le jeu sera jeté au pilori lors de sa sortie. Une vague de haine se déversera sur ce jeu comme rarement il y en aura eu...Nul, vieillot, dépassé...ringard! A l'époque de Steam et des jeux éternellement en pré-alpha, Twitch et de leur jeux ou seul compte le nombre de viewers (et non de joueurs), Shenmue est une relique du passé. Un anachronisme.
 
 
Le temps passe encore. On arrive en avril 2018. SEGA annonce enfin officiellement lors d'un rassemblement au Japon ce qui était dans les cartons depuis longtemps: Shenmue I & II en compilation sur les consoles actuelles (PS4, ONE et PC, mais je pense aussi sur Switch plus tard). Les moqueries fusent chez certains sur cette réédition 'du pauvre', même pas un vrai remake, un scandale, une honte, SEGA se fichent de nous. Heureusement il y a aussi beaucoup qui comprennent la relation compliqué entre l'éditeur historique et la saga mythique. SEGA fait un effort incroyable en proposant cette compilation alors que ces jeux ont ruiné en grande partie la compagnie. C'est leur honneur qui est sur la balance, et au Japon, on ne plaisante pas avec çà. Quand à ceux qui réclament un remake, à l'instar de Shadows of Collossus, ils sont clairement à l'Ouest. Un Remake de Shenmue serait extrêmement couteux pour pas grand chose, et surtout complètement inutile! C'est au contraire le jeu de base qui possède tout son intérêt, pour faire montre de l'incroyable avancée dont il était question à l'époque! Non vraiment ce portage liftée avec quelques améliorations modernes (notamment sur le déplacement de Ryo) est clairement la meilleure des choses à faire!
 
 
le temps passe toujours et nous en sommes là: La trilogie Shenmue sera prochainement disponible aux joueurs d'aujourd'hui.
Cela suscite chez moi de grands espoirs mais également de grandes inquiétudes. Comment sera perçue cette saga mythique, révolutionnaire il y a 20 ans mais un poil vieillotte désormais.
 
Tigre et Dragon
Il est temps maintenant d'énumérer mes espoirs et mes craintes sur la (re)sortie prochaine de la trilogie Shenmue.
 
Mes espoirs:
- Qu'une génération qui n'a pas connu la Dreamcast (ou la Xbox 1ère du nom) découvre Shenmue et sa magie, son sens de l'aventure et ainsi redonner une seconde jeunesse à la saga
- Cette ressortie est apparemment accompagné d'une certaine forme de 'mise à jour', avec un nouveau système de déplacement pour Ryo. Ce ne serait pas un mal car si Shenmue à bien un défaut c'est la rigidité de son héros (qui se déplace comme un robot, ce qui paradoxalement renforce son coté 'sérieux' et renfermé mais qui peut vite agacer tant il manque de souplesse).
- Aussi incroyable que cela puisse paraître il est du domaine du possible que cette compilation se vende mieux que le jeu d'origine. Ce qui peut-être - peut-être! - pousserai SEGA à participer au projet de Yu Suzuki pour la suite.
- Toujours dans le brouillard du doute, la localisation du jeu serait présente, dont bien sûr le français (sous titres). Alors bien que mon anglais se soit nettement amélioré depuis ma découverte du jeu je dois dire que si la VOSTFr se confirme je serai aux anges!
- En ce qui concerne le troisième épisode, il y a tout simplement le fait que le jeu existe, ce qui est déjà formidable. Poursuivre la quête de Ryo Hazuki après 20 ans d'attente est à la limite du surréalisme.
- L'environnement du III semble magnifique. Hâte de voir des décors de Shenmue avec les graphismes contemporains.
- Sera t-il possible de choisir le doublage des voix entre l'anglais et le japonais? Car si il y a un point qui m'a toujours fait marrer sur la saga c'est ce que j'appelle le 'Paradoxe Shenmue'. A savoir que le 1 qui se passe au Japon est en anglais tandis que le 2 qui lui se déroule en grande partie à Hong Kong est uniquement en japonais (pour mes versions Dreamcast)! Pouvoir rétablir l'ordre des choses serait très cool!
- En ce qui concerne la suite et la fin de la saga. Sera t'elle possible dans d'éventuelles séquelles? Chaque chose en son temps...
 
Mes craintes:
- Que cette même génération rejette en masse cet héritage vidéoludique, se moquant de sa technique dépassé, préférant la raillerie crasse à la compréhension de ce que fut ce jeu à sa sortie. J'ai la hantise des milliers de messages insultants et cassants qui vont indubitablement poindre sur le net. Cette crainte est également présente pour le III qui subit déjà les quolibets alors qu'il n'en est encore qu'au stade du développement.
- Shenmue à beau être un chef d’½uvre, il n'en a pas moins des défauts. Rythme en dents-de-scie, maniabilité rigide, apparitons et disparition des PNJ permanent etc...tous ces petits trucs que l'on voyait à peine à l'époque mais qui désormais sont impardonnable. Une partie des joueurs ne pourront tout simplement pas passé outre. Et je ne parle même pas des technophiles qui ne jure que par le 60FPS patati patata...
- J'ai beau être fan, j'ai beau attendre cette suite depuis très longtemps, à un moment faut savoir aussi resté critique: les modélisations de personnage pour ce Shenmue III laisse à désirer. Je ne parle même pas de cette absence d'animation faciale (c'est limite devenu une blague dans le milieu aujourd'hui) mais bien du chara-design dans son ensemble. Non vraiment ce Ryo 2018 ne me plaît pas. Je le trouve moche, on dirait une poupée de plastique. Shen hua c'est encore pire: ou est passé la petite gamine énigmatique des deux premiers jeux? Son nouveau visage est vraiment raté. Voilà un nouvel exemple que SEGA et Suzuki aurait du trouver un terrain d'entente: utiliser les visages d'antan (les assets doivent exister quelque part, non?) au lieu de recréer les personnages aurait été tellement plus judicieux! En ce qui concerne les PNJ de cette suite, il semble d'une banalité confondante. Et le visage ridicule du méchant semble tout droit sorti des cinglés adeptes de la chirurgie esthétique dans "Los Angeles 2013" de Carpenter! Aurait pu t'on faire pire?
 
 Ne me dites pas que vous ne voyez pas la ressemblance flagrante!
 
J'ai aussi quelques interrogations sur ce portage sur consoles modernes:
Quid de la Saturn? Sera t-elle toujours présente dans le domaine familial? Sur PS4? Sur XBOX ONE? Avouez que cela serait cocasse! Et pareil en ce qui concerne les panneau SEGA qui parsème le jeu? (ils sont présent dans Yakuza vous me direz) Seront ils là? Remplacés? Et les distributeurs Coca Cola seront ils enfin disponible dans la version européenne du jeu?
Il y aura t-il toujours le caméo du ponte de chez SEGA de l'époque?
Beaucoup de questions se pose sur cette compilation!
 
 
Comme vous l'aurez sans doute compris j'attends avec une certaine fébrilité le comeback de la saga Shenmue. Le monde moderne n'étant pas tendre avec les gloires d'antan. Comment la jeunesse va t'elle l'accueillir? Comment la presse va t'elle en parler? Qui finalement va jouer à Shenmue? Les vieux comme moi? Les jeunes curieux?
Mais si il n'y a ne serait ce qu'un gamin de 15 ans quelque part sur cette Terre séduit par l'épopée initiatique de Ryo Hazuki avec ce retour inattendu, alors cela vaudra le coup.
 
 Interlude musical n°3
 
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Bonus:
 
-Ma Némésis dans l'univers Shenmue. Jamais je n'ai réussi à le battre ce sale snob malgré quelques parties mémorables. Mais je l'aurai un jour, je l'aurai!

 
-Voici pour moi l'une des scènes culte de Shenmue: la discussion avec Nozomi au parc Sakura. Elle, timide et réservé, qui n'attends qu'un signe du beau Ryo pour lui sauter dessus et s'offrir à lui à même la pelouse dégueulasse. Et lui totalement impassible, ses pensées entièrement tourné vers la vengeance, remarquant à peine la demoiselle en mini jupe assise à coté de lui. C'est là du Ryo Hazuki tout craché. C'est à la fois très touchant et tellement marrant!
 
 
-Aviez vous remarqué le point commun (comment çà il y en a d'autres?) entre Ryo et Lan Di? L'un possède la cicatrice et l'autre le pansement. Cela m'a toujours intrigué. Est ce fait exprès? Ou est ce moi qui surinterprète?
 
-Il y a quelques années j'ai effectué un très beau voyage au Japon et bien entendu je me suis rendu à Yokosuka, et plus particulièrement à Dobuita Street. J'aime beaucoup cette photo où la ressemblance entre "Dobuita" et "début" se révéla à moi. Dobuita étant le début de la saga.
 
Interlude musical n°4

Voir aussi

Jeux : 
Shenmue, Shenmue II, Shenmue III
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
En Terres Saintes
 
Énième retour de la saga avec cet épisode qui délaisse l'exotisme des 'Terres Lointaines' pour venir se terrer dans le Montana, plus précisément dans le comté d'Hope, vallée ô combien bucolique perdue au milieu des montagnes. L'intrigue commence quand une escouade d'agents assermentés atterrissent avec un mandat d'arrestation envers Joseph Seed, leader charismatique d'une secte de fous furieux ayant fait main basse sur la région. Et terrorisant par là même la population. Très vite la situation dégénère et vous vous retrouvez en terrain connu: une map qu'il va falloir reconquérir petit à petit, à force de reprise de poste, de libération d'otages et d'assassinat de gradés ennemis.
 
 
 Techniquement, on est dans du Far Cry 'classique'. Point de révolution ici. Pourtant il se dégage quelque chose de plus dans cet opus que je ne trouvai pas dans les précédents. Une sorte d'ambiance très planante, un plaisir de parcourir la carte et d'admirer la vue...pour la première fois dans un Far Cry je n'ai quasiment pas utilisé 'le voyage rapide', préférant de loin faire une balade en voiture dans ces décors enchanteurs. Le titre dégage clairement une sensation différente des anciens épisodes, plus posée, plus lancinante. Et cela me convient parfaitement.
Attention cependant, cela ne veut pas dire que des milliards de troufions sectaires ne vous tomberont pas sur le coin de la nouille tout les 15 mètres, ce qui comme toujours devient très vite agaçant! Ayant fini le jeu, je sais que j'y retournerai avec d'autant plus de plaisir maintenant que les trois régions sont libérées et que le calme est reparu sur les routes, cela me permettra de finir tranquillement les dizaines de quêtes que j'ai à peine effleuré. Car oui je pense que le titre est encore meilleur une fois le scénario fini...même si la fin du jeu ne peut en fait pas justifier ce mode 'balade'...mais j'y reviendrai.
La personnalisation de son héros est un bon point mais cela signifie aussi une caractérisation moins poussé que pour certains anciens personnages principaux même si le récit tente habilement de noyer le poisson en mettant notre perso au centre de tout. Le fait que pas un ne l'appelle par son nom fait tout de même étrange au bout d'un certain temps, chacun se contentant de vague 'Officier' ou 'Agent' etc...
 
Les Graines de la Destruction
Continuons sur la caractérisation des personnages en passant cette fois de l'autre coté de la route. Au nombres de 4, les antagonistes se révèlent être une fratrie. Joseph - surnommé Le Père - ses frères John et Jacob puis Faith. Je dois dire qu'en ce qui concerne les prénoms j'ai très vite oublié qui été qui...Joseph, Jacob, John...ils sont bien trop semblables pour se démarquer dans mon esprit. Je les ai donc distingué ainsi: le Boss, le Militaire et le Télévangéliste. Pour les besoins de cet article, j'ai du vérifier que Joseph était bien le prénom du leader car franchement j'étais confus. Choisir des prénoms plus marqués auraient été plus judicieux...
 
 
De cette fratrie se distingue un personnage, Faith. Beaucoup à dire sur Elle. A commencé par le fait que j'en aurais fait la boss de fin. Elle est de loin pour moi la plus réussie des 4, la plus intrigante, la plus captivante. J'ai d'ailleurs commencé par libéré sa région à Elle, tant je voulais savoir comment se terminé son intrigue. Plus on en apprends sur Elle et plus on découvre l'étrangeté de cette 'Faith'. N’apparaissant que dans la 'Grâce', cet état second provoqué par la drogue sectaire, on en vient à douter de la véritable existence de la jeune femme. N'est elle pas au final qu'un esprit torturé créé de toutes pièces par Le Père? SPOILER: Après tout nous découvrons que plusieurs femmes ont été 'Faith', celle ci n'étant que la dernière en date. Une vraie Faith à t-elle jamais existé? Est ce une totale création? Un esprit?
Le coté mystique insufflé à ce 'lieutenant' lui donne pour moi un véritable aspect Far Cry, série qui oscille sans cesse entre réalité et spiritualité. A noté la confrontation finale contre Elle qui est tout simplement la meilleure de toutes. Non vraiment mon personnage préféré de ce 5ème épisode.
A l'opposée, nous avons le Militaire. Que j'ai cordialement détesté. Rien chez lui ne m'a plu et certainement pas ces niveaux chronométrés qui m'ont mais telleeeeeeement soulés. Je hais les niveaux chronométrés, ça me rends dingue et ça m'énerve. Je suis une personne qui aime prendre son temps. Ce personnage et ses niveaux sont LA raison pour laquelle je ne recommencerai certainement jamais une partie de Far Cry 5. Clairement le plus pénible du jeu. Bien qu'il faille moins de point de résistance pour débloquer le combat contre lui, c'est la région que j'ai faite en dernière...car j'appréhendai tellement le niveau chrono final que je m'en agaçai d'avance...Pour dire ma réticence face au chronomètre (dans la vraie vie aussi d'ailleurs, je suis quelqu'un de très lent qui supporte pas la pression du Temps).
 
Revenons sur ce principe de point de résistance, qui instaure au jeu un bien curieux principe. Chaque action perpétré par vos bons soins à la région vous octroie donc des points. Chaque lieutenant sera débloqué quand vous aurez rempli une jauge prédéfinie (13000 le Télévangéliste, 13000 Faith et 10000 le Militaire). Si bien que vous pouvez tout-à-fait finir le jeu sans faire les quêtes principales (!) si vous parvenez à gagner vos points en usant d'autres méthodes pour les engranger. Dans les faits, évidement que les quêtes importantes rapporte plus et qu'il est bien sûr préférables de les faire. Et puis surtout les "vraies" quêtes principales s'enclenchent quand vous atteignez certains paliers de ces fameuses jauges (dont font donc partie les fameuses missions chrono - GRRrrr), les quêtes des PNJ n'étant en fin de compte que des quêtes annexes 'plus importantes au récit'. Ce système rends ce Far Cry extrêmement court pour arriver à la fin de son histoire (mais le jeu regorge de choses à faire par ailleurs!)
 
En plus des PNJ sont présent également les alliés. Au nombre de 9 ils pourront vous épauler chacun à leur manières en fonction de leur spécialité. Untel est un pilote, une autre une snipeuse, ou encore un spécialiste des explosifs. Pour ma part j'ai fait l'entièreté du jeu en compagnie de Jess Black la coureuse des bois, débloqué dès qu'il m'en fut possible pour une de ses capacités qui me fit grandement plaisir: elle empêche les animaux de vous attaquer. Quelle joie de n'avoir plus à se soucier des animaux sauvages dans un Far Cry tant ceux ci peuvent devenir lourdingue...D’ailleurs il est à noter que la faune semble bien moins présente que dans les épisodes précédents (notamment le Primal où elle est absolument prolifique). Mon autre partenaire de choix (vous pouvez constituer un groupe de trois maximum en comptant votre personnage) fut Cheeseburger l'Ours domestique - et diabétique. Juste parce que je le kiffe trop. Et il y a Pêpêche le couguar aussi qui fut parfois de mes aventures. Et Hurk. Mais lui il est là depuis tellement longtemps à mes cotés que je ne le compte plus (hilarant dans ses réparties).
 
 Ma Dream Team pour ce far Cry 5
 
 A là Grâce de Dieu
 
Nous arrivons à la fin de cet article et il est grand temps d'évoquer le coté politique de l’½uvre. Certains prétendent que celui est à peine esquissé, qu'il à été grandement lissé pour n'offusquer personne...Alors certes cela aurait pu être plus corrosif...mais en fait cela l'est déjà. C'est en sous texte, en sous entendu, en toile de fond...
 
 
La critique de la politique actuelle des États-Unis est mise à mal à de nombreuses reprises et comment ne pas voir le parallèle évident entre la secte d'Eden et Daech. Remplacé le Montana par une région enclavé d'Irak et vous aurez exactement le triste sort qu'on connu les populations locales il y a quelques années. Même l'imagerie et le design du jeu y fait penser (les pick-up surarmés, les textes sacrées proclamé par haut parleur, les vêtements, les barbes...). L'idée maline et ô combien audacieuse d'Ubisoft aura été de transposer cette histoire non pas au Moyen-Orient mais en plein c½ur des USA. Quel culot mais que cela fonctionne bien!
Et bien sur il y a cette fin.
Incroyable.
Époustouflante.
Inattendue.
Il m'a fallu un petit moment pour reprendre mes esprits une fois le générique lancé. Ont-il vraiment fait cela? Ont-il osé? Qui pour dire encore après cette fin que le jeu ne met pas en garde contre les dérives politiques actuelles?? Cette fin EST politique. Affreusement triste mais tellement percutante...tout en conservant le chouia de mysticisme cher à la série.
Non vraiment quelle fin!
 
Du coup je poste la conclusion de ce texte en mode Spoiler, car ce final me laisse perplexe sur certains points.
Et notamment en ce qui concerne Far Cry 6? Existera t-il? La saga ne trouve t-elle pas là une conclusion parfaite à son propos? Et si sixième épisode il y a, celui se devra d'être exceptionnel. A tout les niveaux et notamment narratif car cette conclusion ne peut pas laisser l'Univers de Far Cry indifférent.
Quand j'y réfléchis le jeu me fait beaucoup penser à Terminator 3. Une ambiance calme et bucolique, saupoudré d'humour absurde avec une conclusion thermonucléaire qui se termine de manière oppressante dans un bunker.
Non vraiment je suis partagé sur l'avenir de la franchise Far Cry. D'un coté il y a de quoi faire un 6 extraordinaire mais d'un autre elle devrait s’arrêter là, sur cette note effroyable et profondément marquante.
 
 ________________________________________________________________________________
 
BONUS:
Quelques images sympa ou petit easters egg trouvé au cours de ma partie:
 
On commence avec la référence à Blood Dragon - ici une saga cinématographique - dont la carrière semble faire écho à celle de la série des jeux Far Cry. Ce serait aussi une pique envers Uwe Boll et son adaptation.
 
 Willis Huntley et Hurk. Présent depuis Far Cry 3. A ce jour il ne semble pas que le jeu fasse mention au 'Chacal', fort dommage.
 
 Les cartons de Hurk à son domicile familial...référence au 3 (Rook Island), au 4 (Kyrat) et à son apparition anachronique en tant que Urki dans Primal (Oros)
 
Dernière petite image avec ce Jackalope empaillé. Un autre spécimen est également visible dans une vision lancé par Faith - la première il me semble. L'animal est-il présent physiquement dans la forêt du Montana? Allez savoir. En tout cas il était déjà là à l'époque du western car l'animal est trouvable dans Red Dead Redemption.
Apparement le Sasquatch serait présent aussi dans le jeu, pour ma part en dehors des affiches présentent ici et là je ne l'ai point vu.

Voir aussi

Jeux : 
Far Cry 5
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Il y a eu un monde avant Mickey, aussi incroyable que cela puisse paraître vu d'aujourd'hui. La célèbre souris est tellement ancrée dans les esprits que l'on oublie souvent d'où elle vient, et qu'elle fut son parcours. C'est de cela dont parle Epic Mickey, des origines du personnage. Et de celui qui était là avant lui.
 
Sorti sur Wii en 2010 en grande pompe, le titre est un jeu de plate-forme avec une notion de motion-control pour contrôler le pinceau (j'y reviens plus bas). Graphiquement très joli quoique parfois fouillis et maniabilité au poil sauf en ce qui concerne le motion-control (j'y reviens plus bas), le jeu est un développement de Junction Point Studio dont le fondateur n'est nul autre que Warren Spector, créateur du mythique Deus Ex.
Il convient également de citer James Dooley -ancien assistant d'Hans Zimmer - qui compose ici une bande originale absolument fabuleuse, digne des grands films d'animation.
 
Fantasia 2010
Je copie-colle ici le résumé du synopsis du jeu tel que visible sur Wikipédia car très bien fait (et tel un élève de 5ème devant faire un devoir sur Jean-Baptiste Poquelin) : Avant même qu'il ne soit aussi célèbre, Mickey entre par accident dans le laboratoire du sorcier Yen Sid, en traversant, de nouveau, un miroir. Le sorcier était en train de créer un monde pour les personnages oubliés de Disney, dont Oswald le lapin chanceux, à l'aide de peinture magique. Profitant de son absence, Mickey voulut essayer, mais créa par inadvertance le Fantôme noir. La souris s'enfuit. Les années passent, et Mickey connait la gloire et la fortune. Un jour, toutefois, il est entrainé de force dans le monde créé par Yen Sid. L'univers créé par le sorcier avait pendant ce temps été dévasté par le Fantôme, avec l'aide du Savant Fou.
Voilà pour le point de départ. Bien entendu, à vous dans le rôle de Mickey de remettre les choses dans l'ordre! Et nous voilà donc parti à travers les niveaux pour ce faire. Très vite on y distingue deux genres distincts: ceux en 3D et ceux en 2D (2,5D pour être précis). Le jeu se compose ainsi: des espaces en 3D qui sont reliés les uns aux autres par des passages en 2D.
Les niveaux en trois dimensions représentent une version sombre et altérée du Parc Disneyland, comme un jumeau maléfique et torturé. Ceux en deux dimensions eux ont pour thèmes les premiers dessins animés de la firme, ceux créés bien avant la naissance de qui que ce soit en vie de nos jours.
Nous sommes guidé dans cette visite par Gus, un gremlin (pas un de Joe Dante, un de Disney!) qui nous suit tout au long du jeu et par Oswald, le lapin chanceux.
 
"Par qui?" demandez vous en ch½ur en lisant ce nom?
Par Oswald, celui sur lequel Walt Disney à expérimenter ses animations au tout début de sa carrière. Celui qu'il à du délaisser pour des problèmes de licence et qui à donc créer par la suite un autre personnage basé sur ses acquis: Mickey Mouse. Si vous souhaitez en connaître plus sur le parcours éditorial assez chaotique de ce cher Oswald, je vous invite une fois de plus à consulter la page Wiki fait sur lui. Je vous préviens c'est un vrai bordel!
Mais quel plaisir de (re)découvrir ce personnage! Transition graphique entre Félix le chat et Mickey la souris, Oswald le lapin possède un caractère plus revanchard et aigri que le trop lisse et naïf Mickey. Il est regrettable qu'il ne soit pas déblocable pour jouer les indispensables parties+! Mais on sent que la firme aux oreilles ronde ne souhaite pas mettre le lapin aux longues oreilles plus en avant que cela, car il ferait clairement de l'ombre à leur mascotte! En farfouillant sur le Net, on tombe sur une communauté de fans qui milite pour qu'Oswald soit présent dans Kingdom Heart III, jeu dans lequel il aurait totalement sa place.
 
 
Mickey Ex Machina
 Le concept du jeu est - aussi incongru que cela puisse paraître - le même que pour Deus Ex. Vos actions et vos choix détermineront l'orientation des événements. Ce choix permanent entre création et destruction est symbolisé par le pinceau magique en votre possession. D'une pression sur la gâchette de la wiimote et la peinture redonnera forme et couleur à votre environnement. Un appui sur le bouton Z du Nunchuk et c'est au contraire du dissolvant qui fera disparaître des pans entiers du décor. Je précise que le principe ne fonctionne que sur des éléments prédéfinis du jeu, n'espérez pas faire fondre l’entièreté d'un niveau!
Dans le même ordre d'idées, les 'ennemis' seront à la merci de votre attitude: si vous les aspergez de peinture, ils deviendront vos alliés, mais si au contraire vous les arrosez de dissolvant alors ils fondront comme neige au soleil. A vous de déterminez le meilleur comportement à adopter. Là encore précision d'importance; le principe fonctionne sur TOUT les ennemis du jeu! Y compris les Boss et sous-Boss! Il est même possible dans certains cas et en scrutant bien les possibilités d'un niveau d'éviter complètement le combat contre le Boss! De ce point de vue là, le concept est vraiment poussé à fond avec une totale réussite.
Idem en ce qui concerne votre relation avec les PNJ. Si vous les aidez, ils vous seront reconnaissants, seront capable d'ouvrir de nouvelles voies, vous éviteront parfois de difficiles combats et vous fourniront abondamment en capsules d'énergie, nécessaire pour avancer dans le jeu. Mais si vous les délaissez ou effectuer les 'missions inverses' (en fonction de qui vous aidez ou non, le gentil ou le 'moins gentil') alors votre parcours sera plus difficile et semé d'embuches.
On en arrive à la limite du concept de mon point de vue: on INCARNE Mickey. La Bonne Âme par excellence. Alors sauf si on se plante ou si vous souhaitez tordre l'esprit du personnage emblématique, on a plutôt tendance à aider son prochain (encore une fois si Oswald était jouable, l’ambiguïté du titre y gagnerait beaucoup!). Mais ceci est le moindre des problèmes car il est temps désormais de faire couler l'encre indélébile sur cette aventure colorée.
 
 
Il pique, Mickey!
 Après avoir passé le coup de peinture, place au dissolvant.
Je commencerai par évoquer la structure même des niveaux du jeu, frustrant au possible. Car le jeu est linéaire avec des missions secondaires spécifiques à certains niveaux!
J'explique par un truc concret: dans le jeu vous êtes amené à croiser trois robots représentants des amis proches de Mickey. A savoir Robot-Dingo, Robot-Daisy et Robot-Donald. Sauf qu'en fait vous ne rencontrez que leur têtes dans un bocal et que ceux ci vous implore de retrouver les autres parties perdues de leur corps robotiques dans les niveaux qui suivront vos discussions. Soit allons-y! Mais si vous loupez une partie robotique dans un des niveaux (souvent relativement bien caché!) bah vous l'avez dans le Baba car IMPOSSIBLE DE REVENIR EN ARRIÈRE! Vous êtes bon pour faire mieux au cours de votre prochaine partie! Frustrant je vous dis! Et il en est de même pour les bobines qui débloquent les deux courts-métrages présent sur le CD: une bobine cachée par niveau 2D. OK. Sauf que dans une partie il n'est pas possible de faire tous les niveaux 2D (en fonction des voies ouvertes comme expliqué plus tôt) et que si vous loupez la bobine d'un niveau là encore vous l'avez dans l'os: vous ferez mieux au prochain tour!
Seuls quelques niveaux (les Hubs des différentes zones du parc) et leurs passages 2D nous y emmenant sont faisables à l'envie. Pour le reste du jeu, il ne faut pas se louper! Et bon personnellement j'ai pas non plus le temps de refaire mes jeux ENTIERS (!) en boucle pour débloquer les bonus ou réussir les quêtes annexes. Alors oui j'avoue que pour les robots j'ai été sur Supersoluce (Bouh! La Honte!!). Au passage le jeu n'a en dehors de cette ignoble contrainte rien de difficile (excepté quelques passages relou et le combat contre le savant fou dans le grenier -> à devenir taré!)
 
Autre point noir lié non pas au jeu mais à la machine: la détestable désynchronisation de la manette. Ô que cela peut me rendre dingue! J'enrage sur cette aberration qu'est la Wii et son concept totalement impraticable de motion-control...Car oui je le dis HAUT ET FORT: JE DÉTESTE LA WII !
Même si bon dans les faits je me suis débarrassé de la console il y a longtemps et joue actuellement sur l'émulateur (?) Wii sur ma WiiU.
 
Enfin j'évoquerai un petit désagrément assez singulier: dans le jeu sont considérés comme 'personnage Disney oubliés' Horace et Clarabelle. Très étrange. Je veux bien croire que le couple ne soit pas souvent au devant de la scène mais de là à dire qu'ils sont 'oubliés', quand même pas!
Ils apparaissent encore souvent dans les BD européennes, j'en veux pour exemple le livre sorti il y a un an environ de Loisel dans lequel ils sont présent!
Horace et Clarabelle dans une BD de Loisel, parue en 2016
 
Jeu étonnant qui dénote un peu des autres titres qui mettent en scène Mickey par son coté caustique (parfois acide) hérité de l'autre personnage phare du titre - et véritable révélation: Oswald. C'est finalement lui qui représente le plus le jeu. Quel dommage qu'on ne puisse l'incarner (peur qu'il prenne l'ascendant sur la souris?). Très bon point au sujet d'une musique envoutante et des thèmes principaux fantastiques (celui d'Oswald <3). Quelques problèmes de caméra récurent du genre et des passages plus crispants que d'autres (rares) n'entravent en rien le plaisir global de cette aventure 'épique'. C'est avec joie que je vais me plonger dans la suite, qui jouit d'une plus mauvaise réputation, je verrai bien.
 
 
Bonus: une vidéo (pas de moi) de Pete Pan, auquel je ne m’attendais mais alors pas du tout! Comme dirait Plume lors de l'annonce de Bayonetta 3: "J'étais pas prêt!"
 
 
 
Et pour finir mon Let's Play presque complet sur le jeu (comme d'habitude l'enregistrement foire à un moment...):

Voir aussi

Jeux : 
Disney Epic Mickey
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Voilà. Le cap est franchi. Après moult hésitations et tout autant de précautions, je tente l'aventure PS Now. Au vu du catalogue, j'ai sélectionné une quinzaine de jeu qui rentabiliseront l'abonnement mensuel assez élevé (17¤!) à condition bien sur de ne pas s'éterniser sur le service...
Il est bon de savoir qu'étant du streaming, le partage, l'enregistrement vidéo et même les captures d'écran ne fonctionne pas avec les titres issus de ce service. Fort dommage pour quelqu'un comme moi qui apprécie de partager ses Let's Play...
 
Mais trêve de bavardages, le PS Now n'est pas le sujet ici. Voici donc les deux premiers jeux que j'ai terminé via le Netflix du jeu vidéo, et ils ont en commun d'être tout deux des 'jeux à QTE', sans véritable gameplay dans le sens ou tout gamer peut l'entendre. Est ce un bien? Est ce un mal?
 
Jurassic Park The Game
 
 
Jeu Telltale sorti en 2011, (donc pré-Walking Dead) le soft nous narre le destin de la fameuse 'canette de mousse à raser' de Dennis Nedry qui - oui oui - sera au centre du scénario. C'est au travers d'une demi douzaine de personnages que nous vivrons cette aventure sur Nublar Island, durant l'incident survenu pendant le célèbre film.
La particularité de ce titre est qu'il n'est composé uniquement que de phases de QTE (Quick Time Event pour les deux du fond qui ne suivent pas) mélangé à des phases de 'search&click' dans des environnement 3D. Pour être clair: à aucun moment donné dans le jeu vous serez amené à déplacer l'un des personnages à l'écran! AUCUN!
 
 
A la place vous devrez donc soit chercher sur votre écran soit suivre quand elle apparaissent les instructions qui permettront à l'aventure de se dérouler. Ou bien de les louper et mourir. Nous sommes donc bien ici en présence d'un pur récit interactif. A 100%. Vous ne contrôlez en rien les personnages mais bel et bien l'histoire.
Alors que l'on pourrait s'attendre à un profond ennui face à une telle proposition de gameplay, il en est tout autrement! Car la tension qui émane de l'île transparaît sur l'écran et par extension la manette. A tout moment le jeu peut nous demander d'effectuer une action (pression d'une touche, tourner l'analogique dans un sens ou l'autre, maintenir ou marteler une gâchette etc...) et nous oblige de fait à rester constamment sur le qui-vive, tout comme les différents protagonistes virtuels se doivent de l'être pour survivre dans le parc abandonné. Formidable idée qui nous immerge complètement dans l'aventure Jurassic Park: on stresse, on a peur, on se plante, parfois on enchaine les bonnes combinaisons du premier coup et on savoure notre réussite. Puis viennent les moments plus calmes, où l'on ne se fait pas pourchasser et qui permettent de relâcher - mais pas trop - la pression.
 
 
Alors oui, on se trouve bien devant un jeu Telltale et leur problème récurant. Oui le jeu rame à mort quand il doit charger la cinématique correspondante à votre choix. Oui il saccade durant les phases d'actions, ce qui peut agacer parfois et oui - PARFOIS OUI! - le jeu vous prends la tête sur certains passages alors que pourtant vous appuyer sur les bonnes touches dans le temps imparti. Mais si vous faites abstraction de cela - et que vous êtes fan de l'univers Spielberg et des musiques de John Williams - l'aventure vous séduira!
 
Passons désormais au chapitre mondain pour dévoiler quelques petites surprises que j'ai découvert en jouant à ce jeu.
Par exemple saviez-vous que ce personnage (visible dans Jurassic Park)...
...était le père de CE personnage du Monde Perdu?
Oui Oui c'est bien Julianne Moore dans le rôle de Sarah Harding
 
Et poussons plus loin encore, car de fait le héros du jeu décrit plus haut est bel et bien Gerry Harding, père de Sarah. Donc les incarnations suivantes représentent bien Gerry Harding!
 
Sauf que comme vous le voyez, elles ne se ressemblent guère...Et pourtant je vous assure que canoniquement parlant il s'agit du même homme! En fait dans le film, il est incarné par l'un des producteurs, Gerald R. Molen que les développeurs n'ont pas souhaité reprendre comme modèle pour le jeu (allez savoir pourquoi!) mais plus s'inspirer du look du perso dans le roman de Crichton. Là ou cela deviens cocasse c'est que le personnage est aussi présent dans Lego Jurassic World, mais sous l'aspect présent durant le film. Il a d'ailleurs quelques répliques qui sous-entendent sa fille Sarah. On peut donc incarner vidéo-ludiquement parlant ce personnage sur plusieurs jeux, et vivre une espèce d'aventure parallèle au film avec lui! Moi je trouve cela marrant.
Et donc on découvre aussi dans le jeu la demi-s½ur du personnage de Sarah en la personne de Jess. D'ailleurs sachez que Sarah Harding et Ian Malcolm se rencontre durant l'évacuation de l'île au centre médical du Costa Rica, où elle attend sa famille.
 
Beyond: Two Souls
 
 
Le dernier jeu de David Cage auquel j'avais joué c'était Nomad Soul, qui m'avait bluffé par son idée de génie d'inclure le joueur au jeu, scénaristiquement parlant. Malheureusement le titre était sorti 10 ans trop tôt, la technique ne suivant pas l'ambition du titre. Je n'avais pas pu suffisamment entrer dans le jeu à cause de cela. J'étais tout de même allé jusqu'au David Bowie numérique à l'époque...
 
Puis le sieur à sorti d'autres jeux, auquel je n'ai jamais touché pour diverses raisons. J'ai vaguement vu une partie d'Heavy Rain, mais sans plus. La polémique sur ces jeux - qui apparemment n'en serais pas - je l'ai suivi de loin. J'ai toujours était tenté par ce Beyond: Two Souls mais je n'ai jamais eu l'occasion de l'acheter, alors quand je l'ai vu sur le PS Now je me suis dit qu'il était temps.
Et me voilà donc parti avec Jodie et Aiden, parcourant divers moment de leur vie en désordre, pour à la fin avoir une mosaïque assez précise de leur existence. Il faut peut être le préciser mais Aiden est un esprit relié à Jodie, et le jeu nous propose donc d'alterner entre les deux pour parcourir l'aventure.
 
 
 
On se retrouve donc barboté entre pleins de scénettes, très diverses, allant de Jodie enfant explorant sa maison et jouant dans la neige à une mission d'espionnage dans une ambassade en passant par un séjour dans une ferme Navajo en plein désert...ce n'est que petit à petit que l'on reconstitue le puzzle complet, à partir des informations recueillies ici et là au travers des différents souvenirs.
Techniquement c'est superbe rien à redire. Le gameplay si on peu une fois encore appeler cela ainsi est identique à celui de Jurassic Park: du QTE, encore du QTE, toujours du QTE. Cependant ici on peut déplacer Jodie...et c'est là qu'on se rends compte de la faiblesse du titre niveau maniabilité. Le jeu étant pensé uniquement en terme de QTE, on sent que les développeurs ont eu du mal avec du gameplay 'normal': elle se déplace lentement, de manière assez lourde, dès qu'elle tourne c'est un cauchemar elle ne va JAMAIS dans la direction que l'on veut. Cela devient très vite agaçant! Le pire cependant et le maniement de la caméra...elle se déplace à peine; n'est pas du tout libre....et surtout ils ont eu la bonne idée -ironie - de mettre sur le même joystick la caméra et les mouvements d'actions! Cela va être assez pénible de décrire la situation mais en gros les actions du jeu se déclenche la plupart du temps via des points blanc qui apparaissent à l'écran - par exemple un point blanc apparait au niveau d'un tiroir, pour ouvrir ce tiroir il faut diriger le joystick en direction de ce point blanc - sauf que ce même joystick sert également pour la caméra...je ne vous raconte pas le nombres de fois où il y a eu confusion...et énervement. Sans compter les fois où le fameux point blanc fonctionne étrangement...il apparaît à droite de l'écran, à droite de Jodie, vous faites donc droite...mais non vous échouez...deux fois, trois fois. Alors vous tentez autre chose et en fait il fallait faire haut. Pourquoi? Je ne sais pas.
Pareil pour les phases de combat 'au feeling'...du grand n'importe quoi. En gros le jeu se met au ralenti à chaque coup porté ou reçu et vous devez dirigez le Stick dans le prolongement de l'action de Jodie (donc soit porté le coup, soit paré le coup). Cela à l'air logique dit comme çà mais dans les faits c'est totalement non instinctif. Exemple: Un adversaire vous met une droite et vous paré avec vos avant-bras, la vue est de coté comme dans un jeu de baston vous êtes à gauche de l'écran, de quel coté vous bougez le stick pour prolonger - et réussir - l'action? Bah moi non plus je n'en sais rien! Du coup je me suis fait dérouillé dans tous les combats à main nues du jeu...
 
 
Le système de combat du jeu en action...incompréhensible pour ma part
 
De fait la véritable 'caméra libre' c'est Aiden - on le comprends assez vite - et c'est avec lui que l'on arpente les différents décors. Lui se dirige bien mieux car plus aérien (forcément) et sert surtout à sortir Jodie de situations délicates. Il peut - si le jeu le permet - concentrer son énergie pour déplacer des objets (prédéfinis), créer un bouclier de protection pour Jodie (quand le scénario est d'accord)...mais surtout peut prendre le contrôle d'autres personnes (encore une fois uniquement de celles que le jeu à défini...). Vous l'avez sans doute compris mais en fait le titre ne nous autorise à ne rien faire d'autre que ce qui est prévu. Le scénario prévaut avant tout. Alors autant je suis un ardent partisan d'avoir une histoire dans un jeu autant il ne faut pas se laisser enfermer par celle-ci, au risque de ne plus avoir de jeu. Et c'est exactement ce qui arrive ici: Beyond: Two Souls n'est absolument pas un jeu vidéo. Si on doit le juger comme tel , c'est un zéro pointé. C'est par contre un film interactif absolu, où les choix de l'héroïne sont à votre bon vouloir. Doit elle espionner la conversation entre ses parents ou pas? Doit elle réconforter le bon Docteur? Doit elle embrasser le bel agent de la CIA? Doit elle tuer son père adoptif? Doit elle faire la vaisselle avant son diner aux chandelles? (oui oui...)
 
Vous l'avez compris je suis assez sceptique sur Beyond: Two Souls, refroidi par son gameplay qui au final ne sert à rien du tout. On se retrouve devant un film déguisé en jeu vidéo et en ressort une sale impression. Mais pourquoi une recette qui m'a séduite sur Jurassic Park me laisse de marbre ici.
La réponse est simple: le contexte.
Là ou JP est malin dans l'utilisation de son gameplay limité c'est que celui ci oblige à une constante concentration. L'atmosphère est tendue, un fichu raptor pouvant surgir derrière n'importe quel buisson, derrière chaque recoin de couloir. On EST littéralement dans le même état d'esprit que notre personnage.
Mais dans Beyond: Two Souls, ce gameplay à peine moins limité, ne sert aucunement un récit tendu ou lourd (sauf dans les rares scènes de véritable action). Du coup on se retrouve à devoir faire sortir Jodie de son lit en appuyant simultanément sur L1 puis R1, à la faire ranger son salon en bougeant le stick dans le bon sens, lui faire se servir un café en penchant la manette...rien de passionnant. Les rares QTE véritablement importants (ceux impliquant la vie ou la mort d'un personnage) sont en fait assez rare (parfois on ne comprends même pas qu'ils existent...). En clair le récit se déroulera quoique vous fassiez, n'ayant pour contrôle que la réaction de Jodie face aux événements.
 
 
 A la fin seul reste donc le récit. Qui lui se suit sans déplaisir sans cependant être vraiment prenant. A noter que le jeu peut s'effectuer en second run dans l'ordre chronologique, ce qui peut s'avérer sympa. Curieux cependant de comment ils vont bien pouvoir créer une suite, car si suite il y a ils devront soit créée une fin 'canon' au premier soit permettre une suite à toutes les fins possibles...un peu le dilemme de la fin de la saison 2 du Walking Dead de Telltale (n'ayant pas fait la troisième je ne sais toujours pas comment ils l'ont résolu...).
 
En attendant la réponse, je vais poursuivre mon périple sur le PS Now...

 

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Pour ce premier article sur Gameblog, je vais évoquer mon voyage virtuel à Liberty City, d'où je suis revenu il y a peu. Il convient cependant de retracer vite fait mon historique personnel vis-à-vis de la licence phare de Rockstar, histoire de voir d'où je parle. Nous voilà donc parti.
 
"Je n'aime pas Grand Theft Auto."
Voilà ce que je vous aurai répondu il y a quelques années si vous m'aviez aimablement posé la question sur ce que je pensai de cette série. Cela cependant ne m’empêchai pas d'y jouer chez un ami , en mode 'totalement libre' et ne prêtant pas la moindre attention à l'histoire que je trouvai vulgaire et immature (oui, jeune j'étais déjà vieux). Que d'heures passées sur le troisième épisode, à conduire comme un manche sous les hués de mes camarades, à explorer la ville dans ses moindres recoins, à me l'approprier. A mourir encore et encore à cause de ma maladresse au volant. J'étais à trois cent à l'heure dans les rues de cette cité fascinante, émerveillé par tant de liberté!
 C'est ainsi que quelques temps plus tard, j'étais à San Andreas. Sur PC (l'un de mes rares titres sur ce support, étant un consoleux dans l'âme) car une fois de plus l'histoire ne me tentait guère et très vite j'installai une sauvegarde '100% fini'. De nouveau je retrouvai cette sensation de découverte dans ce qui reste à ce jour l'un des meilleurs épisode de la franchise. Paradoxe énorme quand je pense aux nombreuses heures passées sur ce jeu sans avoir joué ne serait ce qu'une seule minute à l'histoire !!
 Puis le temps à passé et j'ai joué à bien d'autres choses...jusqu'à ce jour de 2013 où ma curiosité me fit acheté le dernier jeu à la mode. J'étais à cinq milles lieux de croire que je tomberai là sur l'un des jeux de ma vie. Grand Theft Auto V est le jeu auquel j'ai le plus joué dans mon existence. Encore aujourd'hui il occupe mon temps libre avec son mode réalisateur qui bouffe littéralement mes nuits. Quel jeu ! Quelle sensation de liberté ! Quel incroyable sentiment de vie se dégage de Los Santos, pleine d'énergie et de cohérence. Quelle perfection!
 Et puis un jour il y a quelques temps, j'étais à quatre heures de l'après-midi en train de faire quelques emplettes quand je suis tombé sur un bac à solde qui proposait un 'Pack Grand Theft Auto IV', à savoir l'aventure principale et ses add-on (dans leur versions boite 'Episodes from Liberty City') à peu de frais. Je me suis dit "Pourquoi pas?"
 
 
 
Le Pays des Opportunités
Et c'est ainsi que je débarquai à Liberty City en compagnie du célèbre Niko Bellic. On y retrouve le cousin Roman, sa petite vie et son entreprise de Taxi. Et de découvrir pour la première fois en tant que joueur le système des 'îles bloquées', ce qui aura tendance à me frustrer et me pousse à rusher mon début de l'aventure ( et oui n'ayant jamais fait les histoires des jeux précédents et le V étant totalement ouvert dès le début, j'avais le sentiment de me retrouver sur une carte cloisonnée....désagréable sensation! ). Très vite Niko se familiarise avec la pègre locale où ses talents d'assassin froid et efficace sont mis à contribution. Très vite aussi on comprends la raison de la venue du Serbe dans cette ville: La vengeance.
 Niko arrive à bon port
Que dire de Niko Bellic qui n'a pas déjà été dit? Je découvre avec le recul que les fans de la saga à l'époque de la sortie du jeu (2008) lui reproche de trop se prendre au sérieux, d'avoir un personnage principal trop froid, pas assez déconneur et où l'humour semble avoir disparu au profit du sarcasme. Ces reproches sont pour moi des qualités. Et très vite Niko s'impose à moi comme un (anti?) héros puissant et charismatique, rempli de failles, de forces et de faiblesses. Il est intéressant de noter qu'il est le seul perso de tout le jeu à ne consommer aucune drogue dites dures. Son indépendance est sa plus grande richesse et il ne la sacrifiera pas pour des plaisirs futiles. Mais il est aussi rongé par le remords et plein de noirceur, comme le lui fait remarquer tout du long son jovial cousin. Intéressant également que sa nationalité ne soit jamais clairement définie dans le jeu principal mais qu'il soit explicitement désigné comme 'le serbe' dans les deux DLC.
 
 
 Belle transition pour évoquer Johnny Klebitz et Luis Fernando Lopez, les deux héros que l'on rencontre dans les deux extensions. Respectivement dans "The Lost and Damned" et 'The Ballad of Gay Tony". Johnny est un biker conciliant qui devra faire face au retour du leader Billy Grey à la tête des Lost et qui lui ne rêve que de foutre le bordel et faire revivre la guerre des gangs. Luis de son coté est l'homme à tout faire de l'extravagant Tony Prince - dit Gay Tony - propriétaire de deux boites de nuit. Beaucoup de choses à dire sur ces DLC. Déjà que j'ai joué au deuxième en premier et vice versa. Pourquoi? Car cela me permettait de finir mon aventure GTA IV avec Johnny Klebitz et ainsi boucler la boucle de manière poétique. Ceux qui connaissent le début de GTA V comprendront...Ensuite dire que le second DLC ( tBoGT en raccourci) est avec le recul des années un brouillon évident de ce qui deviendra le V: saut en parachute, tableau de fin de mission avec objectifs secondaires, gestion de la map et de l'enchainement des missions...non vraiment quand on joue à tBoGT, on sent que l'on est seulement à quelques encablures de la future bombe GTA V.
 
Dire aussi que l'interaction scénaristique entre les trois protagonistes donnera bien sur l'idée à Rockstar pour le switch entre Trevor, Michael et Franklin. D'ailleurs jouant sur une Xbox360 non connectés et donc sans mise à jour sur le jeu principal, dans celui ci n'apparait pas les boites de nuit visibles dans 'Episode from Liberty City' et que bien que Johnny lui soit présent dans l'aventure de Niko, Luis et Tony eux sont représenté par des PNJ lambdas (la scène 'c½ur du jeu' du Libertonian ou Luis apparait à la lucarne et lors de la remise de rançon pour Gracie) ce qui prouve bien que les DLC ont été écrit après et inséré dans la trame principale par la suite (ce qui est donc d'autant plus remarquable tant l'écriture se révèle fluide au final ! )
 
 
Malheureusement je n'ai pas capturé la vidéo de remise de rançon pour Gracie avec les deux PNJ (l'un est cagoulé - celui censé être Tony - est l'autre un sbire quelconque - pas du tout d'origine Dominicaine). Je m'y attelerai lors de ma prochaine partie. Patience donc...
 
La Cité de la Liberté
Venons en maintenant au point de vue gameplay et technique. Premier point qui saute inévitablement aux doigts quand on joue: les véhicules NE FREINENT PAS !!
 
 
Je vous assure que c'est cauchemardesque et que c'est ce qui causera à 90% les écarts de conduite dans votre partie. Autant l'inertie et le coté 'savonnette' des bagnoles on parvient à s'y faire autant le manque de réactivité coté freinage devient très vite très agaçant. Heureusement que l'astuce de l'appareil photo permet de palier à cela (lorsque vous conduisez, il faut activer l'appareil photo sur le portable du perso et le véhicule stoppe net. Il faut un peu de pratique mais c'est très rapidement indispensable). Pour continuer sur les défauts techniques, les changements de file des PNJ sur les ponts (et uniquement les ponts! ) de manière abruptes, c'est peut être bête dit comme cela mais dans le jeu croyez moi ça rends dingue même si on anticipe la chose au bout d'un moment. Dans le même ordre d'idée le Booth Tunnel (le seul du jeu ) qui a un peu de mal à se charger à temps (textures blanches si on y arrive trop vite ou éclairage en décalage à vitesse moyenne...à fond les manettes on doit certainement pouvoir passer avant que le tunnel ne soit chargé, et donc se retrouver sous la map). Pour en finir avec le douloureux chapitre des défauts, un système de Lock des ennemis véritablement raté. Notre personnage ciblera automatiquement l'adversaire situé le plus face à lui, quelques soit la distance et la menace de celui ci. Concrètement votre pointeur ciblera un type planqué derrière un tonneau à 25 mètres alors qu'un autre sera à 2 mètres de vous à vous démonter au fusil à pompe car le mec du tonneau sera plus au centre du champ de vision de la caméra que votre agresseur direct. Rageant.
 
 
Mais en dehors de ces points noirs, le reste c'est du tout bon. La ville est grande, vivante, animée. Un véritable plaisir que de la découvrir et l'explorer. Plus de patrouille de police que dans le V mais c'est peut être un effet dû à la taille de la carte du comté de San Andreas...Six étoiles aussi comparé au V...je ne les ai jamais eu, déjà à 4 c'est quasi impossible de s'en sortir...
 
Les Rues du Plaisir
D'un point de vue graphique j'ai préféré 'The Ballad of Gay Tony' car ce chapitre semble plus fin et plus coloré. Cela vient du fait que celui ci n'a pas cet espèce de voile grisâtre (jeu principal, pour coller à l'état d'esprit de Niko) ou ce grain trop prononcé ('The Lost And Damned" pour créer ce coté 'rocailleux' - Rockailleux? ). En ce qui concerne la représentation de la ville elle même, c'est juste parfait. On retrouve les quartiers emblématique de New-York agencé de fort belle manière pour que le joueur ne se sente jamais vraiment perdu. Liberty City gagne en beauté la nuit venue quand elle se pare de ses lumières envoutantes. Faire le tour de la carte en hélicoptère à la tombé du jour est un spectacle envoutant. Petite précision au passage: pas d'avion dans cet épisode mais ils ne manquent pas. Vu la taille et la configuration de la ville ils auraient été franchement superflu.
Les activités proposées ne sont pas en reste avec pas moins d'une bonne douzaine à découvrir à sa guise. Que ce soit du billard, du bowling, du 'air Hockey' à partager avec ses compagnons...où d'activités plus obscures telles les assassinats ou les règlements de compte entre gangs. Chacun des trois protagonistes aura ses activités assignées - Luis est le seul à pouvoir faire du parapente par exemple et Johnny lui peut participer à des courses sauvages en moto digne de Road Rash! -
 
 
Il y a aussi tout le coté social qui est mis en avant...sans doute trop d'ailleurs. En effet les relations entre nos héros et leur amis sont retranscrite par le biais d'appels téléphonique pour inviter tel ou tel relations à telles ou telles activités. Ce qui se révèle sympa au début mais au bout du centième appel d'un PNJ pour se rendre dans tel bar ou autre boite de strip-tease, ça devient lourd. Il y a cependant un gain à privilégier ses relations; au bout d'un moment chacune d’entre elle vous octroie un bonus de gameplay (armes spéciales, renforts, étoiles supprimées etc...). Les femmes elle octroie si la relation va dans le bon sens une nuit charnelle à chaque fin de rendez-vous.
Je me dois aussi de parler de la première activité que j'ai faite une fois le jeu lancé: le bug de la balançoire. On a beau le savoir, on a beau connaitre l'effet, quand on le fait soi même c’est super fendard!
Bilan
En conclusion cette découverte tardive de GTA IV fut une belle surprise. Niko Bellic apporte beaucoup à la saga satirique: un coté plus sombre et plus sérieux, moins grand-guignolesque
et bas du front. Le plaisir de jeu et de découverte est là, parcourir les ruelles certes crasses mais ô combien réalistes de Liberty City pour y croiser sa faune sauvage restant un grand moment vidéoludique.
 
Note: toutes les captures présentes dans cet article ont été prises par mes soins via un 'Game Capture HD II' de chez Avermedia, y compris la vidéo (visible sur ma chaine Youtube). Désolé donc pour la qualité toute relative de celles-ci.
 
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