De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 11/01/21 à 23h33

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Trente-quatre ans après sa défaite au tournoi All-Valley Karate de 1984, Johnny Lawrence a désormais la cinquantaine et est à la dérive. Après avoir perdu son emploi, il va tenter de rouvrir le dojo de karaté Cobra Kai. Ce faisant, il ravive sa rivalité avec Daniel LaRusso, qui de son côté a réussi dans les affaires, mais lutte pour maintenir l'équilibre dans sa vie en l'absence des conseils de son mentor, M. Miyagi.

Créateur: Jon Hurwitz

Distribution:
Ralph Macchio: Daniel LaRusso
William Zabka: Johnny Lawrence
Xolo Maridueña: Miguel Diaz
Tanner Buchanan: Robby Keene
Mary Mouser: Samantha LaRusso
Martin Kove: John Kreese
...

Troisième saison pour la suite des aventures du Karaté Kid, Daniel LaRusso, qui trente ans plus tard n’est plus vraiment un Kid. Devenu père de famille et patron de concession automobile, l’ancien double champion du tournoi de karaté de All Valley semblait avoir laissé cette partie de sa vie derrière lui. Mais c’était sans compter sur son rival d’alors, Johnny Lawrence, toujours rongé par sa défaite et son destin manqué, qui revient en force dans la vie de Daniel. Car Johnny, inspiré par un jeune de son immeuble en cruel manque de mentor, se décide à faire revivre son vieux dojo, le Cobra Kai.
De fait, là où la trilogie était centrée sur Daniel, la série elle se concentre plus sur Johnny. Même si au fil des épisodes le cercle s’élargit grandement pour inclure la bonne quinzaine de personnages présents dans le show. D’anciens acteurs reviennent incarner leur rôle dans la franchise et accompagnent à merveille la nouvelle génération qui se révèle à nous, les vieux de la vieille.


La grande réussite de la série, au-delà de la réunion du casting d’antan, est la richesse de son récit et surtout son non-manichéisme. Comme expliqué, on partage surtout ici le point de vue de Johnny, qui contrebalance ce que l’on interprétait des films des années 80. La ‘brute’ n’étant peut-être pas celui que l’on croyait. Et toute l’écriture est basée sur cette opposition de point de vue entre le Miyagi-Do et le Cobra Kai. La défense et l’attaque. La voie de la raison ou de la colère. La Paix ou la Guerre. Deux écoles de pensée qui on chacune leurs forces et leur faiblesses. Deux faces de la même pièce qui devront apprendre à s’apprivoiser.
Les deux Senseïs formeront leurs disciples du mieux qu’ils pourront, leur inculquant les valeurs qu’eux-mêmes ont acquises de leurs anciens maîtres respectifs. D’un coté John Kreese le Fourbe qui ne tardera pas à revenir fouiner dans la vie de celui qu’il considère encore et toujours comme son fils spirituel et de devenir rapidement la figure du mal-incarné. A l’opposé, malgré son décès, Mr Miyagi reste très présent au sein de la famille LaRusso, dont il était devenu en quelque sorte le vieux sage. Daniel cite souvent ses enseignements. Je signale au passage les nombreux flashbacks qui remettent en mémoire – ou expliquent pour ceux qui ne les ont jamais vu – les événements de la trilogie, afin de contextualiser au mieux se qui se passe au cours des épisodes.


Du coté de la jeunesse, qui constitue une grosse part du show, nous avons en vedette Xolo Maridueñas, alias Miguel Diaz, le ‘nouveau’ Karaté Kid. On découvre aussi Sam LaRusso (Mary Mouser), fille de son père qui sera sa plus fervente disciple. Et en balance entre les deux camps se trouve Robby Keene, incarné par la bonne gueule Tanner Buchanan, qui se trouve être le fils de Johnny ET l’élève de Daniel (Dilemme !). Se joint à eux toute une ribambelle de camarades que je ne vais pas tous citer mais il faut sortir du lot ‘Le Faucon’ (Jacob Bertrand) avec sa fantaisie capillaire qui ne passe pas inaperçu, Demetri (Gianni DeCenzo) et de loin la plus badass du lot, Tori Nichols (Peyton List).


Tout à la fois drôle, touchante, émouvante, captivante, surprenante…la série ‘Cobra Kai’ se dénote clairement du marasme actuel du coté des shows sériels. Devenu par trop sombre, par trop sérieux et par trop déprimant… à contrario le retour de ‘Karaté Kid’ avec ses valeurs simples mais universelles, ses leçons de vie pas si sotte et sa dualité qui relativise les notions de ‘Bien’ et de ‘Mal’ ramène un peu de joie de vivre et de lumière dans cette funeste période que nous traversons.



Si il y a bien UNE série dont je conseille le visionnage en ce moment, c’est celle-là !

Petite information bonus: parmi les noms apparaissant dans les crédits de début d'épisode figure celui de Will Smith. Il s'agit bel et bien du célèbre acteur, étant actuellement détenteur des droits de la franchise. Droits qu'il avait acquis au moment de produire le remake cinéma qui mettait en scène son propre fils Jaden face à Jackie Chan.

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…Bon, en vérité le sujet qui va nous concerné aujourd’hui n’est pas si vieux que cela vu qu’il est sorti dans notre système stellaire en novembre 2019. Il m’aura donc fallu une bonne année avant de m’y coller et ce de manière peu enthousiaste tant je n’étais pas de base attiré par ce titre de toute évidence peu inspiré. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la Force m’avait fait pressentir à raison cette mauvaise impression…


 EXECUTEZ L’ORDRE 66

5 ans on passé depuis l’instauration de l’Empire. Les rares Jedis encore en vie se terrent aux quatre coins de la galaxie, attendant que surgisse des tréfonds de l’univers un nouvel espoir hypothétique. Quel qu’il soit. C’est le cas de Cal Kestis, désosseur de vaisseau sur Bracca. Padawan ayant survécu à l’ordre 66 et faisant depuis lors profil bas sur la planète où il s’est réfugié. Mais l’inquisition, la branche impériale chargée de traquer les derniers chevalier de l’ordre disparu finit par retrouver sa trace. Le fugitif ne devra sa survie qu’a l’intervention In Extremis de Cere Junda et Greez Dritus, venus le secourir à bord de leur vaisseau le Mantis. Greez, le capitaine Latero très soupe-au-lait est au service de Cere, une ancienne jedi ayant coupé tout lien avec la Force mais qui poursuit un but très précis lié à elle. Un but pour lequel il lui faut l’aide d’un jedi accompli. Faute de mieux elle se tourne vers le jeune Cal, qui n’a jamais terminé sa formation. La mission qu’elle s’est donné consiste à mettre la main sur un Holocron renfermant une bien précieuse information. Une liste répertoriant les enfants sensibles à la Force à travers la Galaxie, rien de moins. Et à partir de cette nouvelle génération de padawans, Cere et Cal reformeront l’académie jedi…

Cere Junda la Jedi déchue, Greez Dritus le capitaine pas très téméraire et Cal Kestis le padawan qui n'a jamais fini sa formation. Une équipe qui souhaite rien de moins que de réinstaurer l'Académie Jedi.

Un plan pour le moins ambitieux quand on voit l’équipe de bras cassés que constitue notre trio. Cal Kestis lui-même soumet la remarque mais son manque de foi ne fera que renforcer la détermination de sa nouvelle formatrice. La relation entre les différents membres de notre équipage est plutôt bien vu et évolue de manière naturelle. Entre le Padawan n’ayant pas pratiqué depuis des lustres qui doit constamment faire ses preuves, la jedi reniant son lien avec la Force mais bien obligé de terminer la formation de Cal si elle souhaite que ce dernier devienne un maître et Greez le pessimiste toujours prêt à donner un coup de main, cela donne quelques belles scènes de dialogues. Et certaines situations tendues. Plus tard l’arrivée d’une nouvelle passagère en la personne de Merrin, une S½ur de la Nuit de Dathomir, rajoutera un nouvel échelon à cette dynamique de groupe. Jouant en permanence le chaud et le froid, bien consciente de l’aura de méfiance et de peur qu’elle inspire et jouant de cela, elle apporte une touche de cynisme et de dérision à bord du Mantis. Tout en conservant son immense savoir et ses pouvoirs ô combien puissants.

Cal amènera la mystérieuse Merrin à bord du Mantis pour qu'elle puisse l'épauler dans sa folle quête. Présentons maintenant BD-1, le compagnon droide de Cal. Ce dernier servira en fait de 'besace robotique' pour le jeune aventurier et aura la capacité de pirater certaines portes ou mécanismes pour poursuivre la progression.

Leur quête de l’Holocron les amènera à retracer le parcours d’Eno Cordova (joué par Tony Amendola, éternel Bra’tac), un jedi-archéologue qui été particulièrement attiré par les Zelfos, un peuple désormais éteint. Alors de temple Zelfos en temple Zelfos, Cal devra remonter sa piste semée d’embuches pour atteindre le précieux artefact. Tout en se réappropriant sa formation Jedi, et assez fissa, car l’Empire est bien entendu de la partie. Traquant à la fois l’équipage du Mantis et l’Holocron renfermant la précieuse liste…


IL ME VIENT TOUT À COUP COMME UN MAUVAIS PRESSENTIMENT…

De ce pitch pas plus mauvais qu’un autre, nous voilà donc devant un jeu qui pioche allègrement de tout les cotés et tente de maintenir le tout dans un ensemble cohérent. La jouabilité et le déroulement des missions sont de toute évidence calqués sur la saga Uncharted, à laquelle on greffe à la truelle des mécaniques de chevalier Jedi digne de Mirror’ Edge. Exit cependant les affrontements aux pistolaser, notre bon chevalier préférant la sacrosainte lame d’énergie. La collaboration très étroite avec le droide m’a rappelé quand à elle un autre titre starwarsien, à savoir ‘Lethal Alliance’, paru sur PSP et 3DS, où l’on incarnait une mercenaire twi’lek du nom de Rianna Saren qui avait pour compagnon de voyage Zeeo, un ‘droide à tout faire’ extrêmement utile (ce jeu fait plus ou moins parti de la saga ‘Jedi Knight’, j’en reparlerai un jour…). En ce qui concerne le don de psychométrie (qui permet de ressentir le passé d’un objet), on ne peut que penser à Quinlan Vos, le Jedi rebelle (le Lorenzo Lamas de Star Wars).

Le jeune padawan fait face à son maître Jaro Tapal, un Lasat. Derrière les cloisons, des troupes de soldats-clones qui viennent de recevoir l'ordre 66...

Tout cela donne un résultat que je qualifierai pour le mieux de ‘mitigé’. L’ensemble manque clairement de tonus pour maintenir le joueur en haleine tout du long. Certaines phases sont trop scriptées tandis que d’autres laissent sur le carreau et on tourne dans le décor sans trop savoir ni quoi faire ni où aller. Et la maniabilité de Cal est bien loin de valoir celle de Starkiller des ‘Le Pouvoir de la Force’. C’est d’une rigidité et d’une mollesse… Et puis un point qui m’a profondément agacé, même si je sais ce n’est pas dans la doctrine ‘Jedi’, mais bon sang notre rouquin, il ne peut pas ramasser l’une des armes d’un des troopers au bout d’un moment ? Je peux vous dire que j’ai eu très envie de me replonger dans Jedi Knight en compagnie de ce bon vieux Kyle Katarn au bout d’un certain temps. Parce que Poukram un blaster à un moment donné j’en ai rêvé! Les duels contre les boss sont quand à eux non pas terne, mais pas loin. Seul celui contre le Jedi Noir mérite d’être relevé. Les autres sont trop cadenassés par des scripts préétablis pour véritablement être prenant.

Les phases de glissade sont ignobles. Peu maniable, inutiles au possible, buggués. Mais qui a eu l'idée saugrenue d'implanter ces passages là??! Une phase de ce genre sur Kashyyyk semble même sortir tout droit d'un Sonic Adventure, avec bumper intégré. Surprenant.

Et puis cet arbre de progression à l’envers, ca aussi ca m’a retourné le cerveau! Les pouvoirs de base de tout chevalier Jedi sont octroyés en ‘fin de branche’. Je veux dire, quand même, le lancer de sabre, c’est le niveau 1 de tout jeu star wars qui se respecte quand on incarne un usager dela Force! Là il passe Après des pouvoirs plus ‘spectaculaires’ et puissants. Et le double-saut qui est la dernière capacité apprise par Cal - après la course sur les murs, après la préhension, après le pouvoir de ‘vibration’ bizarre qui fait ralentir le temps - alors que dans la tradition vidéoludique il s’agit au contraire du tout premier truc qu’on apprend… Vraiment notre héros se ‘construit’ en dépit du bon sens j’ai l’impression. Pour en terminer avec Cal Kestis, je dois dire que vu de loin le personnage semblait peut intéressant, absolument pas charismatique et disons-le, pauvre. Mais une fois sur notre écran, je dois concéder que Cameron Monaghan offre une prestation plus que convaincante, entre doute profond, foi sincère dans sa cause et sarcasme discret. Et profondément bon, sans être nigaud.
Les autres protagonistes sont aussi bien interprétés. Une préférence personnelle pour Merrin, la ‘Gothique cool’. J’ai du mal en revanche avec les yeux de Cere, il y a un truc qui ne marche pas dans la motion-capture où je ne sais quoi… les orbites ressortent bien trop ! On a l’impression que ses globes oculaires sont tout le temps sur le point de sauter comme des bouchons de champagne. Je vous jure je trouve cela effrayant.

Le temple Zelfo de Dathomir. Capture d'écran qui reflète parfaitement ce coté très pastel et 'lisse' du titre. Un parti-pris graphique qui fait son petit effet.

Cependant, ce qui reste ZE problème of this game, c’est son level-design. Houlàlalalaaa misère de misère. Censément construit comme un ‘Metroidvania’ selon l’expression consacrée, on se retrouve manette en main dans de véritables labyrinthes incompréhensibles. À devenir fou. Combien de fois je me suis perdu dans ce dédale de couloirs qui se croisent et s’entrecroisent. Le pire étant la carte, qui n’aide en rien du tout tant c’est la représentation graphique de tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de plan holographique. J’en ai poussé des soupirs quand j’ai vu où se situait l’icône d’objectif à atteindre au cours de certaines missions. Le plus important dans un voyage c’est le trajet dit-on…mais là je peux vous assurer que je m’en serai bien passé !

Une map qui transpire la clarté (ironie)


LE LIEN ENTRE MOI, TOI, L’ARBRE, LE ROCHER, LE SOL ET LE VAISSEAU

Parlons technique maintenant. Sur PS4 Fat, le jeu connaît quelques difficultés d’affichages (textures, popping, certains ennemis ‘bloqués’… bref les trucs habituels) et des temps de chargement parfois longs. Voir très longs. Par contre pas le moindre ralentissement ou autres problèmes du genre. Tout ce qui concerne le son est correct, bruit d’ambiance et tout le tintouin. Quelques airs connus au cours de la bande originale mais cette dernière ne restera pas dans les mémoires. La VF est honnête mais je pense que les comédiens de doublage n’avait pas le jeu devant les yeux à l’enregistrement (comme souvent malheureusement). Du coté visuel, c’est loin d’être moche. C’est même plutôt inspiré. On sent le travail de recherche en amont. En termes de bases, de temples, de fringues, de vaisseaux etc…Les textures manquent néanmoins d’un peu de ‘grain’, de ‘matière’. Combiné avec la palette de couleur très pastel, cela donne une ambiance assez éthérée et mystique qui ne dessert pas le propos.
Il me faut préciser la forte présence de la faune et de la flore au cours des expéditions de Cal. Les animaux allant du mignon à la créature immonde. Mais en règle générale, il ne faut mieux pas s’y frotter. J’ai là aussi ma petite préférence avec le Slyyyg, croisement improbable entre un escargot et un mouflon. Je serai curieux de savoir qui dans le département créatif à eu cette drôle d’idée.

Kashyyyk se trouve défigurée depuis l'arrivée de l'Empire. Au loin, l'Arbre des Origines, soit le plus grand et le plus ancien de la planète. Un lieu très vénéré par les Woookies.

On visite donc une demi-douzaine de lieu sur autant de planète. Deux nouvelles dans le Lore que sont Bogano et Zeffo mais aussi Kashyyyk (d’où sont originaire les Wookies), Dathomir (terres natales des S½urs et Frères de la nuit, très présente dans Clones Wars) et Ilum (passage obligé pour tout padawan, c’est de là que proviennent les cristaux nécessaire à la confection des sabres-lasers). Le prologue se passe sur Bracca et le final sur Nur, lune de Mustafar. Il y a aussi le niveau de l’arène qui se déroule sur un astéroïde. Au cours du jeu il est possible de passer d’une planète à une autre à tout moment afin de compléter son exploration. Exploration qui consiste à dénicher diverses pièces pour personnaliser le sabrolaser, obtenir des tenues pour notre jedi et différentes peintures pour le vaisseau et le droide.

Le Mantis, au design évoquant un voilier. Le mât peut tourner autour de la carlingue.

Pour en revenir à l’histoire pure et dure, l’aventure nous propose quelques scènes très réussies mais une fois de plus tenues par des scripts indépassables (la séquence d’ouverture dans le train flottant, la conduite de l’AT-AT, la scène du miroir...). Le scénario nous fera également croisé quelques figures déjà vu par ailleurs, comme Saw Gerrera (le toujours impeccable bien qu’un peu cabotin Forest Whitaker) ou encore Tarfful, le général wookie. D’autres apparitions sont à noter mais il faut aussi laisser la surprise aux futurs joueurs (même si le secret est depuis longtemps éventé).


~¤~


Au moment de poser un avis définitif sur ce Star Wars - Jedi Fallen Order, je dois dire que la balance penche tout de même fortement du coté négatif. Ou pour être plus juste je me demande en quoi ce titre était indispensable. S’il n’existait pas, le Lore n’y perdrait finalement pas grand-chose. Voir rien du tout. De plus le gameplay trop étriqué nous rappelle qu’il y a d’autres jeux de la franchise bien plus énergique (au hasard ‘Unleashed’ et Jedi Knight/Academy mais ce ne sont pas les seuls). D’autres jeux aussi aux niveaux bien mieux construit et bien plus fluides que ces enchevêtrements inextricables de couloirs et de salles empilés les unes derrière les autres dans un brouillamini indescriptible. Sentiment renforcé par une carte holographique qui donne plus de mal au crane que de renseignements utiles. Cependant esthétiquement il se défend. Les environnements, les tenues, les vaisseaux imaginés pour ce jeu on une patte indéniable. Certains plans larges on ‘de la gueule’ si vous me permettez l’expression. L’équipage à aussi ma sympathie malgré mes réticences premières. Cal Kestis s’avère être plus prenant que ne le laissaient transparaitre les vidéos promotionnelles. Mais l’un dans l’autre, on se retrouve objectivement devant un titre au gout plus que quelconque, gloubiboulga d’idées remâchées et saupoudré de l’imagerie d’une licence populaire. Une recette fade pour un jeu fade.


Bonus:
On pourra dire que je suis un grand rêveur obstiné mais quand je vois Cal et Merrin ensemble, je ne peux que penser à Mara Jade. Un beau moyen de la faire revenir dans le canon...

Cameron Monaghan (Cal Kestis) et Tina Ivlev (Merrin) entourant le personnage de Mara Jade, grande figure de l'Univers Légende que tous les fans veulent voir revenir dans le canon. D'une manière ou d'une autre...

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: Depuis la fin de la première Guerre Mondiale, Diana Prince s'est intégrée à la civilisation et continue sa vie parmi les humains, même si elle revêt de temps en temps son costume de Wonder Woman pour aider les autres, en prenant bien soin de cacher toute traces de son passage.En 1984, Diana travaille pour la Smithsonian Intitute à Washington. Elle y fait la rencontre du Dr Barbara Minerva une nouvelle collègue qui souffre d'un profond manque de confiance en elle et la prend rapidement comme exemple. Barbara est chargée d'identifier plusieurs antiquités récupérées lors d'un casse. Parmi ses antiquités se trouve une pierre dont la légende raconte qu'elle exauce les v½ux de celui qui la tient entre ses mains. Cette mystérieuse pierre attire l'attention de Maxwell Lord un entrepreneur charismatique au bord de la faillite et prêt à tout pour retrouver la gloire. Parallèlement, Diana est réunie avec Steve Trevor pourtant décédé durant la guerre ...

Réalisatrice: Patty Jenkins

Distribution:
Gal Gadot: Diana Prince / 'Wonder Woman'
Chris Pine: Steve Trevor
Pedro Pascal: Max Lord
Kristen Wiig: Barbara Minerva


Le premier n’était déjà pas fameux. Et pour un film qui se vantait de ne pas propager la caricature ‘d’héroïne pour filles’ finissait par s’y vautrer de tout son long. Car au final on se retrouvait avec une Princesse Magique qui combattait la Guerre des Hommes grâce à la Force de l’Amour. Comme quoi on peut changer la forme tant que l’on veut, on finit toujours par revenir aux fondamentaux narratifs. Les clichés n’en sont pas pour rien. Le Wonder Woman de 2017 avait donc un public cible: les jeunes demoiselles en manque d’incarnation héroïque cinématographique. Et ma foi pourquoi pas !

La suite est de la même veine. Puissance 1000. Dès les scènes d’ouvertures (les Olympiades Amazones et le centre commercial), on comprend qu’on est devant une histoire qui s’adresse aux fillettes de 10 ans. Et 10 ans Maximum ! Je fus tellement éberlué par la …j’allais dire stupidité mais non ce n’est pas le bon mot…vacuité semble plus approprié…de ces deux séquences que j’ai mis en pause mon visionnage tant je n’en croyais pas mes yeux (ou ce qu’il m’en reste). À peine 15 minutes après le début j’ai compris que j’étais là en présence d’un des films les plus cons qu’il me sera donné de voir au cours de mon existence. Mais là ou le 1 avait une cohérence globale, le 2 lui n’a absolument que faire de logique. Quelle soit narrative ou tout simplement de bon sens. L’histoire s’écrit en même temps que les images se déroulent, un peu comme pour des enfants qui joueraient avec leurs jouets dans leur chambre.
Il faut un méchant, tiens un méchant. Il faut une poursuite en voiture, tiens une poursuite en voiture. Il faut un avion, tiens un avion. Un jet invisible ? Bah rien de plus simple, Diana à le pouvoir de rendre des objets invisibles. On en a JAMAIS entendu parler avant et on en entendra plus jamais parler ensuite. Et TOUT le film est comme çà, rempli de trucs débiles qui n’on aucun sens. Juste des excuses pour faire avancer le récit tant bien que mal. L’écriture est au niveau du public visé.


On pourrait faire une liste longue comme le bras des idées débiles que développe ce second épisode au cinéma des aventures de l’Amazone, mais citons les plus marquantes.

- Le scénario est basé sur une pierre magique capable d’exaucer tous les souhaits. Mais jamais il n’explique véritablement comment cela fonctionne. Par exemple une scène établit clairement que chacun à droit à UN SEUL souhait. Sauf à un moment donné, où pour absolument aucune raison, un personnage à droit d’en faire un second. Sans aucune explication autre que le fait de faire avancer l’histoire et de créer un antagoniste. Plus généralement les capacités de la pierre évoluent en fonction des besoins du script et c’est certainement là son plus grand pouvoir. Tantôt elle octroie au méchant un pouvoir ascendant sur celui ayant émis un souhait, tantôt non. Certains doivent payer un tribut (la pierre prends autant qu’elle donne) mais pas tous. Je n’ai pas d’ailleurs pas compris si Max Lord avait droit à un v½u pour lui-même à chaque v½ux exaucés ou bien s’il devait faire en sorte que les autres souhaitent ce que lui désire. Ce n’est pas très clair, c’est fouillis, c’est changeant…Dans le même genre quelle fut le parcours de la pierre avant le film ? Comment à t-elle pu atterrir dans l’arrière-boutique d’une bijouterie de manière anodine si elle renferme un tel pouvoir? Mais Je dois me poser trop de questions…Enfin je ne suis pas le seul apparement, en lien ici 42 questions auxquelles le film ne réponds pas (en anglais).



- Nos deux héros doivent se rendre rapidement au Caire. Ils décident de prendre un avion. Car Steve Trevor est pilote (je passe sur les incohérences du dialogue qui amène à cette conclusion). Sauf qu’il à appris à piloter sur des coucous de la première guerre mondiale. Faisons fi de ce léger détail ! En une minute chrono et quatre boutons tripotés, le voilà capable de piloter un Jet des années 80. Oui oui !
Et le plus drôle c’est que l’avion est un biplace ‘côte-à côte’ et que ni le pilote ni le passager n’on besoin de porter de casque. Quand je vous dis que c’est écrit pour des enfants.


- Afin d’obtenir de plus amples renseignements sur la pierre magique, notre trio de héros décide d’interroger un descendant de Mayas. Okay. Et qui en plus possède un livre ancestral qui comme de par hasard parle de la pierre. Un type visiblement pas bien riche qui est donc en possession d’un incunable Maya qui doit valoir une sacrée fortune. D’ailleurs les imprimeries Mayas étaient d’assez bonne facture, c’est bien connu.


- Le plus incroyable reste le ‘satellite’ ultra Top Secret capable d’envoyer des particules scientifiques sur tous les écrans du monde (y compris des ordinateurs des 80’s), ce qui établi alors un contact ‘Physique’ avec tout ceux qui seront devant leur écrans à ce moment là. Pourquoi ? Comment ? Parce que le film en à besoin. C’est tout. C’est tellement débile que cela confine au génie. Et c’est tellement scientifique qu’un simple rayon de lumière concentré permet cette connexion. Ou bien on nous prend pour des abrutis. Ou des gamins de 10 ans.


Pareil, pourquoi 1984 ? Au vu de la date, j’au cru qu’il y aurait une référence au livre de Georges Orwell…mais en fait pas du tout. Le film se passe en 1984 parce que… bah parce que… Pourquoi pas ? C’est cool les années 80. C’est vendeur ! Dans les faits cela n’a aucune justification et j’irai même jusqu’à dire que le film aurait très bien pu faire suite aux précédents sans aucun souci ! Je ne sais même plus quel est celui sorti en dernier dans le DCU…Bird of Prey il me semble (que j'ai bien aimé, j'en parlerai prochainement). Cela aurait même était plus judicieux parce que là en l’état le climax créé une véritable incohérence pour l’ensemble de ces films. Mais on est franchement plus à ça près.
Les acteurs sont dans l’ensemble assez mauvais. Enfin disons qu’ils jouent comme si ils étaient dans un film…pour enfant. Oui je me répète mais c’est véritablement la clé pour comprendre comment on peut produire un métrage comme çà et en quoi cela fait 'sens'. Seul Kristen Wiig et Chris Pine élèvent un brin le niveau  d’acting mais rien de fameux. Les effets spéciaux vont de l’acceptable au ridicule. Et sont de fait comme le reste, c'est-à-dire qu’ils n’ont aucun sens. Le Lasso qui s’accroche aux éclairs ? Vraiment ? Lasso qui d’ailleurs à une taille qui peut varié de quelques mètres à plusieurs centaines…voir un kilomètre tant qu’on y est. Il fait toujours la taille dont Wonder Woman à besoin.

Bref. Je ne vais pas m’éterniser sur cette énième foirade du DCU, un univers cinématographique complètement à la ramasse et qui n’a plus rien d’autre de raisonnable à faire maintenant que de s’éclipser la queue entre les jambes. Pour résumer ce Wonder Woman 1984 est un film sans aucune cohérence, sans aucune écriture, avec des effets spéciaux passable, un jeu d’acteur au mieux convenable, et terriblement niais – pour ne pas dire bête !-  comme ce n’est pas permis et qui vise clairement le jeune public. Patty Jenkins pense de toute évidence que le genre super-héroïque s’adresse aux bambins en culote courte et à donc fait ces films en fonction de cela. C’est un point de vue qui peut se défendre d’ailleurs mais dans les faits le public qui aujourd’hui se déplace en salle (quand on le peut…) pour voir des films de super-héros sont soit des ados soit des geeks. Il y a donc décalage entre la cible espérée et la cible réellement atteinte.



L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Vous vous souvenez, il y a 366 jours, quand nous nous sommes tous souhaités une ‘Bonne et heureuse année 2020 !’ ?



Un an plus tard, le constat est douloureux. 2020 marquera un tournant dans les esprits, de bien des manières. En tout cas pour moi elle sera de toute évidence la fin d’un chapitre qui aura durée une décennie. Pour le pire et le meilleur 2021 marquera un nouveau départ à tout point de vue. Une page blanche sur laquelle il m’appartient d’écrire ce que bon me semblera.
Mais en attendant cette année du renouveau, faisons le bilan de cette pandémique période que fut cet an de grâce 2020. Je ferai fi de la situation sanitaire et de polémiques stériles sur le grignotage de nos libertés, car on n’est pas là pour çà et surtout les Peuples semblent s’en accommoder avec plaisir et satisfaction. Dont acte. La majorité à parlé. Telle est la Démocratie… jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.
Pour ceux qui suivent, j’avais promis l’année dernière de faire court l’année prochaine. Je ne pense pas tenir cette promesse même si je vais tenter de faire dans le synthétique. Pour ce faire, point de « Krevawards » cette année mais une structure qui me sied plus, en quatre grosses parties. À savoir Films, Séries, Livres, Jeux. Au vu du nombre restreint de nouvelles ½uvres sorties - et acquises – dû aux événements que tout le monde connaît, cela devrait tout de même être assez rapide (tout est relatif, comme le disait ce cher Albert).
Sur ce, nous voilà parti pour entamer ce bilan, avec la première section consacrée au cinéma…

 

FILMS


En terme de sortie ‘Cinéma’, 2020 fut à la dièt’. Grave. Si bien que l’industrie est sur le point de mourir de faim. Cette famine permis cependant à une autre ‘manière de consommer des films’ de se gaver jusqu’à s’en péter le bide. C’est un fait connu de tous, les services de streaming on explosé, et il est assez facile d’en comprendre la raison en période de confinement quasi-généralisé. Mais au moment de faire les comptes, Je n’ai finalement vu que peu de ‘nouveautés’ en 2020. Revenons rapidement dessus.


Mulan (De Niki Caro): Et bien moi, j’ai bien aimé cette version Live des aventures de Hua Mulan. Un coté ‘Mary-sue’ évident, une certaine naïveté qui colle parfaitement à l’ambiance qui se veut ‘Conte Chinois’ et de très belles images on fait ma joie. Moins pour les chinois apparemment, qui on boudé le film. À noter qu’il est sorti en salle chez eux et uniquement sur Disney+ chez nous. Ce qui a fait grincer quelques dents… sans parler du prix scandaleux qu’il a fallu débourser pour y avoir accès.



Mulan restera dans l’Histoire comme le premier ‘Gros’ film à avoir abandonné le cinéma pour un service de streaming.


Le Phare (De Robert Eggers): J’en avais très vaguement entendu quelques échos. Quel ne fut pas le choc à son visionnage. ‘The Lighthouse’ de son nom original est un film sans concession, entièrement dévoué à sa narration. Chaque plan est au cordeau, millimétré dans ses moindres cadres et donnant aux comédiens tout le loisir de laisser éclater leur performance d’acteur. Willem Dafoe et Robert Pattinson sont exceptionnels dans ce huis-clos en noir&blanc, au format d’image peu courant (pas tout à fait du 1:1 mais presque. C'est-à-dire quasiment carré). MA claque cinoche 2020, sans l’ombre d’un doute (film sorti en 2019 mais que j’ai vu en salle en 2020, avant que les salles ne ferment of course…).


Les Nouveaux Mutants
(de Josh Boone): je suis assez indulgent avec ce film qui n'est franchement pas terrible car je suis un fan depuis toujours des X-Men. Par 'Charité Mutante' on va dire pour sortir un bon mot. Son problème est en fait assez simple, il ne s'agit nullement d'un projet pensé pour être un film à part entière mais un pilote friqué de série TV pour adolescent. Alors forcément ca n'a pas grand chose à faire en salle. Et alors forcément c'est un bide. Si il y a bien UN film qui aurait eu la légitimité de sortir uniquement sur Disney+, c'était bien lui. Incompréhensible qu'il sorte en salle...


Wonder Woman 1984
(de Patty Jenkins): j'en ferai un article plus complet mercredi prochain mais en gros et sans tourner mille ans autour du pot, c'est un film pour fillette de 8 ans. Et si vous n'êtes pas une fillette de 8 ans ce deuxième métrage consacré à la super-héroine ne s'adresse pas à vous. Point barre.


21 Bridges - ou Manhattan Lockdown (de Brian Kirk): métrage peu connu avec dans le rôle principal le regretté Chadwick Boseman. Une chasse à l’homme à Manhattan oblige les forces de l’ordre à boucler l’île et fermer tout ses accès. Au milieu de tout çà notre héros devra à la fois capturer les fugitifs tout en faisant éclater la vérité. Une ambiance très (très !) ‘Une Journée en Enfer’ – mais de nuit – même si on est loin d’atteindre la qualité du chef d’½uvre de John McTiernan. Une bonne petite série B comme on dit.


2067 (de Seth Larney): j’en ai fait un article ici. Un film ‘sorti au bon moment’ malgré lui, avec quelques plans qui nous font voir un futur qui ne semble pas si farfelu que cela au vu de ce qui se passe en ce moment… Là encore une série B correcte, bien qu’un peu gnangnante par moment.


Vu également cette année :


Bienvenue à Marwen (de Robert Zemeckis): un petit film un peu bizarre avec un Steve Carell assez touchant, en traumatisé de guerre qui photographie des ‘poupées Barbie’ en mode militaire dans son jardin, transformé en village miniature assiégé par des nazis. Les effets spéciaux sont assez spectaculaires et l’histoire peut émouvoir les âmes sensibles. Tiré d’une histoire vraie et mis en scène par Robert Zemeckis le Grand.


Mon Ami Dahmer (de Mark Meyers): assez déçu par cette adaptation brouillonne et paresseuse du livre de John Backderf. Certaines scènes sont tout bonnement incompréhensibles si on n’a pas lu le bouquin. À choisir entre le roman graphique et l’adaptation ciné, préférez le comics ! Et de loin…


IP Man (de Wilson Yip): vu le ‘0’ et le ‘1’ cette année. Saga considérée comme cultissime mais à laquelle j’ai du mal à accrocher. Les combats sont certes de haute volée mais le coté inébranlable et invincible de son héros me laisse de marbre. Donnie Yen donne clairement tout ce qu’il à dans le personnage cependant. Je voulais me faire l’entièreté des films en 2020 mais franchement non, j’ai passé mon tour. Peut-être en 2021 ?


Whiplash (de Damien Chazelle): Que d’émotions devant ce film qui aura su me faire passer de la colère noire à l’admiration béate. J. K. Simmons y campe un mentor ô combien détestable, que personnellement j’aurai passer à tabac depuis bien longtemps, et ce avec beaucoup de plaisir tant l’homme est une raclure de première et le mérite largement. Mais la performance de l’acteur laisse bouche bée. Face à lui, un Miles Teller tenace et revanchard, empli de doute mais aussi d’amour pour cet instrument de torture musicale qu’est la batterie. L’opposition entre les deux protagonistes construira ce récit initiatique qui se parcourt dans la douleur et la haine, pour finir par ce final en apothéose, où maître et élève finissent par se retrouver devant l’amour de la musique. Un indispensable à voir, qui ne laissera personne indifférent. Même si pour certain le visionnage peut s’avérer difficile tant parfois ce qu’il décrit est odieux, il est nécessaire de rester jusqu’au bout…


J’ai aussi vu Atomic Blonde dont je parle par ici et revu le très bon Copland dont je parle par là


SERIES


Passons désormais à la partie série, qui va se révéler étonnement courte, vu qu’elle ne va consister qu’en quelques liens amenant aux articles des dites séries. J’en ai vu relativement peu en 2020, mais cela devrait se rattraper l’année prochaine avec la myriade de production ‘Marvel/Star Wars’ pour Disney+. J’attends avec circonspection d’en savoir plus sur la série ‘Willow’, sachant que je n’avais mais alors pas du tout aimé la suite parue en roman écrite par Chris Claremont – célèbre auteur de comics. La série prendra-t-elle en compte ces romans au rabais ? Espérons que non !

Cliquez pour voir les différents articles:
Raised by Wolves
Fargo
The Mandalorian
His Dark Materials
Space Force & Avenue 5


LIVRES

 

Nous arrivons à toute allure au chapitre des livres, qui là aussi ne sera guère long. Car même si il me reste tout un tas de bouquins à lire, je n’ai pas accumulé de retard au vu du peu que j’ai acheté ces derniers mois. Ce qui n’est déjà pas si mal…


Mon Ami Dahmer de John ‘Derf’ Backderf : Cela faisait un moment que ce roman graphique me faisait de l’½il, plus dû à son récit qu’à son style graphique… ce dernier étant très particulier il ne m’enchantait guère à dire vrai. Mais j’ai fini par franchir le pas et je ne fus pas déçu. L’auteur y relate ses années lycée, au cours desquelles il fréquentait peu ou prou Jeffrey Dahmer, un camarade étrange au comportement parfois grotesque. Dahmer qui se révélera bien plus tard un tueur en série, l’un des plus sordide qu’ai connu les États-Unis. Ce ‘retour en arrière’ glaçant sur la jeunesse d’un type devenu l’un des plus grand monstre américain est une formidable plongée au c½ur de cette Amérique perdue, celle d’on on ne parle pas à la télévision. Celle où ‘Jamais rien ne se passe’. Un témoignage fort et prenant d’une génération laissé à l’abandon. À lire.

L’auteur est surtout connu pour ‘Trashed’ qui suit le parcours plein de péripéties d’un…éboueur.


Kim Trauma de Florant Maudoux: Plus ou moins suite de Freak’s Squeele, cette BD nous invite à nous pencher sur l’infirmerie du campus universitaire de la F.E.A.H., l’école pour super-héros. On y retrouve Val la valkyrie de la série principale, les jumeaux Castor et Pollux de Funérailles le spin-off et nous faisons connaissance avec donc la Kim Trauma du titre, tatoueuse et guérisseuse de traumatisme divers et variés. On est en terrain connu avec ces deux aventures qui reprennent les codes établis de la série (parodie de tous les univers dessinés – comics, manga, BD) mais cette fois avec un coté ‘psychologie pour adolescent’… qui ne m’a pas franchement captivé. J’ai passé l’âge dirons-nous pudiquement. Et les ‘Psy’ je les porte en horreur… Mais bon, cela reste agréable de se replonger dans cet univers un brin loufoque, rempli ras le bord de références geeks et au dessin toujours agréable.


Spiderman Loves Mary Jane de Sean McKeever et Takeshi Miyazawa: tombé par hasard sur cette réédition de cette série dont j’avais entendu parler lors de sa sortie initiale en 2004. Il s’agit d’une chronique adolescente dans un lycée du Queens dont l’héroïne à pour nom Mary-Jane Watson. Et ses amis de s’appeler Flash Thompson, Liz Allen et Harry Osborn. C’est donc du point de vue de MJ que nous découvrons les débuts de Spiderman, qui apparaît de temps en temps au cours de l’histoire. MJ qui de son propre aveu à le béguin pour le tisseur, au grand dam de sa meilleure amie qui la prends pour une rêveuse écervelée alors qu’Harry ‘le bon parti’ Osborn n’attends qu’elle depuis des lustres. Et que ce dernier ne cache pas son visage – surement d’un vieux fripé – derrière un masque ridicule.


Nous voilà donc à découvrir les joies des premières amourettes et les peines de c½ur d’une gamine de 16 ans dans le Queens du début des années 2000. Bien loin de ce qu’on lit habituellement lorsqu’on suit l’Araignée. Bien qu’habituellement ce genre d’histoire ‘à l’eau de rose’ me laisse de marbre, j’avoue avoir lu avec plaisir les aventures ‘banales’ de Mary-Jane, qui se soucie plus du bal de fin d’année du Lycée et du fait qu’elle n’a rien à se mettre que de la dernière attaque du Bouffon Vert sur Time’s Square. C’est rafraichissant et la qualité du dessin, coloré et assez épuré, participe à ce petit plaisir coupable. J’apprécie particulièrement le chara-design des différents personnages, tous assez stylés.


Bien entendu la relation entre les quatre camarades va grandement évoluer et mettre leur amitié à rude épreuve. La Mary Jane va alors élargir son cercle d’amis, notamment en entrant dans la troupe de théâtre du lycée et aussi en s’appropriant l’ami tête d’ampoule d’Harry pour l’aider dans ses révisions. Un type assez timide et très discret, un certain Peter Parker…


Gotham Central de Greg Rucka et Ed Brubaker: Après Marvel on passe chez DC car j’ai relu cette année l’anthologie sur les Flics de Gotham City. Cette série inspirée de NYPD Blues mais à la sauce Batman nous fait donc suivre les différentes équipes du service des crimes spéciaux de la GCPD. On suivra principalement trois personnages (avec une ribambelle d’autres qui virevoltent autour) : Marcus Driver, dernier agent choisi pour ce service de choc par Jim Gordon lui-même, Josie McDonald, première agent à avoir été choisie par le successeur de Jim Gordon et enfin et surtout Renee Montoya. La fameuse. Peut-être l’un des personnages les mieux construit de l’univers de l’homme-chauve-souris dans son ensemble. Enfin c’est mon point de vue. J’adore Montoya, la fliquette prise entre la perfection inébranlable de Gordon et la roublardise de Bullock. Et tiraillée entre ces deux options en permanence. Sans parler de sa vie privée…un brin compliqué. Elle forme avec son coéquipier Crispus Allen le duo d’enquêteurs le plus efficace de Tout Gotham. Ce qui n’est pas à prendre à la légère.

Gotham Central s’est achevé au numéro 40 en 2006. Son aura perdure cependant depuis lors et à inspiré en partie la (très mauvaise) série Gotham. Actuellement une nouvelle série est en préparation basé sur ce comics et qui est censé narrer la première année de Batman à Gotham. Fusion donc avec ‘Year One’ scénaristiquement parlant. Ce qui est assez cocasse car ‘Year One’ raconte les débuts de James Gordon au GCPD et ‘Gotham Central’ débute au jour de sa retraite. Mais donc à priori Gordon (campé par Jeffrey Wright) sera bien présent dans ce nouveau show qui sera canon avec le nouveau film trèèèès attendu de Matt Reeves mettant en scène Robert Pattinson sous le masque du Dark Knight. Mais les deux productions connaissant de grandes difficultés chacune de leur cotés tout cela est encore mis à caution. Allez savoir si au final ‘The Batman’ ne restera pas comme une sublime bande-annonce…

 

JEUX


Nous en arrivons enfin au c½ur du sujet qui nous amène par ici, le jeu vidéo. Entamons sans plus attendre cette rétrospective 2020.

Les jeux sortis (et terminé) cette année :


Blacksad: Grand fan de la BD, j’attendais le jeu avec impatience. Résultat, une catastrophe technique. Le jeu est mis sur le marché de toute évidence loin d’être fini. Reste la fidélité graphique et une enquête potable… mais quelle déception !

L'un des très nombreux Bug présent dans le jeu. Après le patch Day One. Avant c'est un cauchemar, rien ne fonctionne. Une expérience psychédélique.


River City Girl: J’en ai entendu parler presque par hasard et l’ai commandé en version physique chez Limited Run. Un jeu *PoP* et nerveux avec de menus défauts qui sont loin de ternir l’expérience partagée avec ses deux furies complètement déjantées. Le petit bonbon acidulé pour les neurones de 2020.


Resident Evil 3 Remake: Décrié pour sa durée de vie et les coupes scénaristiques par rapport à l’épisode d’origine (le Beffroi !), je dois bien avouer que moi j’ai bien aimé cette relecture de Resident Evil Nemesis. Un poil moins bon que le 2 mais tout de même réussi. Et le RE Engine, quelle claque !


Streets of Rage 4: Je n’y ai pas cru avant de réellement mettre la main dessus, mais ce quatrième épisode de l’une de mes franchises cultes est une grande réussite. Combinant le meilleur de la trilogie classique en rajeunissant les graphismes, c’est un véritable plaisir que de retourner à Wood Oak City. Un grand Bravo aux Studios qui on fait renaître la licence !


The Last of US part II: Considéré par beaucoup comme LE gros jeu de l’année, je concède que ce second opus des aventures d’Ellie ne m’a personnellement pas beaucoup marqué. Tout est OK mais son récit par trop sombre et désespéré, ce n’est pas mon trip. En fait je crois que je jugerai la réussite du II à l’aune de ce qu’il feront dans le III . Si le ‘part III’ revient à un récit plus clair, teinté d’espérance et de lendemain meilleur, alors la trilogie suivra le chemin classique de toute tragédie (Blanc teinté de gris/ noir de chez noir /gris teinté de blanc) et là le deux fera plus sens ‘narrativement parlant’.
Le gros point fort de cette suite est de poser la question sans ambages sur la violence dans le jeu vidéo et surtout sur la notion de ‘héros’ massacrant des hordes entières d’inconnus. Ils mettent les pieds dans le plat et laissent le soin aux joueurs de tirer leur conclusion. Le titre à cependant un énorme défaut pour moi, qui me rebutera certainement au moment d’y rejouer un jour, à savoir le personnage de Dina, que je ne supporte viscéralement pas. Le gros point noir du jeu sans conteste. Quelle plantade que cette nunuche qui n’a rien à faire dans cet univers !


Les jeux sortis (et pas terminé) cette année:


Ghost of Tsushima: jeu qui propose une plongée dans le japon féodal très immersive mais dans lequel je n’ai pas réussi à pleinement m’investir. J’ai stoppé ma partie au moment où le héros récupère l’armure de son pater au domaine familial, et je n’y ai pas retouché depuis. L’ambiance me convient pourtant et la jouabilité et plutôt agréable…mais un peu trop calqué sur le modèle ‘jeux SONY’, qui commence à devenir sérieusement redondant (The Last of Us, Horizon Zero Dawn, Days Gone etc…). J’y reviendrai sans nul doute un jour pour terminer l’aventure…mais pas prochainement. Notez que je dois être le seul cinglé au monde à faire l’entièreté du jeu dans ce fameux mode ‘Kurosawa’, et que cela me plaît beaucoup. À un tel point que quand je vois le jeu en couleur, ça me surprend toujours.


Man Eater: j’ai à peine commencé ce SharkPG, alors j’en ai qu’un avis très parcellaire pour le moment. Le jeu à l’air très ‘simple’ dans son gameplay mais va se révéler compliqué dans ses combats apparemment. Son enrobage ‘TV réalité’ complètement barré me fait beaucoup sourire, ses références détournées également. Et il est bien plus beau que ce que je n’aurai cru. Il va me falloir un peu de temps avant de pleinement m’y consacrer mais une fois dedans ca devrait le faire…


Jedi Fallen Order: Alors… Acheté ce jeu en promo car bien que Fan de Star Wars ce jeu ne me faisait mais alors Pas du tout envie…et en le découvrant mon impression initiale s’en est trouvé confirmée. Ersatz sans saveur d’un Uncharted sauce space-opéra, combats mous du genou, cartes labyrinthiques et hyper mal conçues… Il n’y a pas grand-chose à sauver là-dedans. Même rien en fait. On est à des années-lumière de la saga ‘Jedi Knight’ qui mettait en scène Kyle Katarn (et ses combats au sabre-laser tellement intenses !) ou même du coté Punchy et sur-vitaminé des ‘Pouvoir de la Force’. J’ai arrêté ma progression après avoir exploré - pour la seconde fois - la planète Bogano. Ce fut un véritable calvaire tant encore une fois le level-design est aux fraises… Je vais devoir me faire violence pour m’y remettre et tenter d’en voir le bout. Mais c’est certain je n’en ai pas fini avec les soupirs d’agacement. Que la Force soit avec moi…


Mafia Definitive Edition: La vache, ça c’est ce qu’on appelle une refonte complète ! Quel plaisir de redécouvrir Lost Heaven avec des graphismes modernes. Et ce bon vieux Tommy des familles accompagné de ses potes Sam et Paulie. Et ce bon vieux filou de Salieri… Tout en respectant l’essence du jeu dont il s’inspire il parvient à redéfinir le destin de ce simple chauffeur de taxi et son ascension dans la Mafia. Les quelques modifications scénaristiques sont bienvenues, car renforçant la crédibilité de l’ensemble. La séquence finale reste poignante et permet d’introduire – ‘Enfin !’ dirons-nous avec malice – correctement Vito pour la suite tout aussi sublime qu’est Mafia II.


Gris: second jeu commandé chez Limited Run cette année. Et je ne peux rien en dire car le facteur s’est visiblement fait plaisir en prétendant avoir bien déposé le colis dans ma boite aux lettres…ce qui est faux. Joies de cette fabuleuse institution qu’est la Poste. Je n’ai donc pas pu jouer à Gris, ce chef d’½uvre visuel. Triste.


Les jeux terminé cette année (mais sortis avant 2020):


The Walking Dead Intégrale: J’avais fait les deux premières saisons sur XBOX 360 mais n’avais pas poursuivi l’aventure aux cotés de Clémentine. La sortie de l’intégrale sur PS4 m’a donc permis de retrouver la gamine la plus bad-ass de l’univers pour enfin parcourir l’ensemble de son houleux destin. Et sa réputation n’est pas usurpée, loin de là. Quatre saisons vraiment ‘trippante’ (Ha Ha !) où la tension est souvent palpable. La saison 2 est pour moi la plus faible et j’ai une véritable affection pour la troisième que beaucoup jugent la plus mauvaise. Comme quoi.
Des rumeurs prétendent que Clémentine reviendrait prochainement. Je ne l’espère pas. Il ne le FAUT pas. Il faut la laisser en paix et ne pas revenir sur ces jeux qui sont rien de moins que ce que la franchise ‘The Walking Dead’ à produit de mieux. Par contre le vrai coup de génie serait de la faire apparaître dans les films centrés sur Rick (le jeu se déroulant dans l’univers du Comics, pas de la série, il ne s’agirait donc pas ‘techniquement’ de la ‘même’ Clémentine, mais de son double-Live). À voir.


Bee Simulator: Bzzz Bzzz … fait la petite abeille émerveillée par la beauté de ce monde. Petit jeu extrêmement sympathique, pas difficile pour un sou, très court (un peu plus de 3 heures pour ma part), ambiance estivale des plus agréables et musique enchanteresse. Quelques bugs ici et là un peu fâcheux car empêchant la validation de certaines quêtes annexes mais le tout reste satisfaisant pour un titre quasi-indé. Même si il se veut didactique, il occulte volontairement tout le coté ‘violent’ et ‘cruelle’ de la nature (voir même ‘cradingue’) pour préserver le jeune public auquel est destiné ce jeu. Un peu dommage mais compréhensible d’une certaine manière. On en ressort avec le sentiment un peu mitigé d’un titre qui se voulait pédagogique mais qui aurait été passé à la moulinette Disney.


Life is Strange 2: Je suis un grand admirateur du premier jeu (et de sa préquelle Before the Storm) et c’est avec appréhension que je me suis lancé dans cette suite. Pas la peine d’en faire des caisses, bien que les aventures des deux frangins soient globalement potables, je n’ai pas vraiment apprécié cette deuxième saison. À cause de sa noirceur, de l’absence de grandeur dans le petit destin de Sean et Daniel. Tout cela se résume parfaitement avec le visionnage des différentes fins (sept au total je crois) : aucune (je dis bien aucune), n’est véritablement ‘bonne’. Même la meilleure reste au mieux mitigée. Je n’apprécie pas les récits qui ne se terminent pas par une note d’espoir, par la promesse, même ténue, de lendemains ensoleillés (le plan final d’un bateau sur un coucher de soleil devant un bâtiment circulaire par exemple ou bien encore le simple bruit d’ambiance d’une cour de récréation durant le générique de fin). Autre exemple marquant avec la situation de départ qui lance la cavale des frérots. Quiproquo surréaliste et - pour ma part - pas crédible du tout, car trop caricaturale et surtout invraisemblable de ‘surécriture’ faussement politique. Alors là encore j’attends de voir l’éventuelle suite pour juger de l’ensemble de la trilogie. Mais comparé à tLoU où je suis persuadé qu’il y aura une suite, la saison 3 de The Life is Strange est déjà plus compromise. En reste cependant quelques très beaux passages sur la fraternité, des décors parfois magnifiques (les Rocheuses) et quelques twists qui font leur effets.


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Au final de cette ubuesque année 2020, qu’est ce que j’estime être la chose la plus marquante, le truc qui aura eu le plus d’impact sur ma modeste personne ? Mon ‘Krevaward’ de l’année en somme. Et bien pour la première fois je crois de ma vie, il ne s’agira nullement d’un événement culturel mais d’un fait de société. L’acceptation par les Peuples du monde entier de mesures restrictives sur les libertés individuelles au nom de ‘la Santé pour tous’. Acceptation jusqu’à l’absurde. Acceptation jusqu’à en demander encore plus, et d’acquiescer avec satisfaction quand les gouvernements serrent encore plus la vis. Je ne pensai pas les peuples si prompts à se soumettre. Je ne pensai pas cela possible. Je ne pensai pas cela si facile. On relativise à l’aune de ces derniers événements ‘les heures les plus sombres de notre histoire’ et comment un despote peut mettre la main si aisément sur tout un peuple. Avec les applaudissements de surcroît.
Alors non, je ne crie pas à la fin de la Démocratie Française, on en est pas là. Mais constatez avec moi où nous en sommes rendus en à peine une dizaine de mois. Imaginez vous raconter à votre vous du réveillon d’il y a un an ce que vous avez acceptez cette dernière année. Le croiriez-vous ?



Où en serons-nous si la crise pandémique perdure des années ? Des décennies ? Je n’ose y penser. Je ne peux que voir dans ces événements une grave régression de nos sociétés, mais là encore c’est l’avenir et la sortie de crise qui me donnera raison ou tort. Tort, je l’espère de tout c½ur.
Cette année 2020 marque donc la fin d’un monde. Et le début d’un nouveau. Aussi bien à l’échelle planétaire qu’au niveau de ma modeste existence. 2021, je l’attends avec à la fois beaucoup d’espoirs mais aussi de craintes. Car d’ici un an ma vie aura forcément changé du tout au tout, c’est inéluctable. Il ne tient qu’à moi d’en tirer le meilleur.
Dans tout les cas, et même si la dernière fois la formule n’a pas vraiment eu d’effet dans les faits, je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2021 ! Elle s’annonce difficile et pleine de doutes mais on en verra tout de même le bout.



J’espère…

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Cinéma - série (Cinéma)



Synopsis: Élevée dans l'austère et étouffante université Jordan College à Oxford, Lyra Belacqua et son dæmon (une expression de l'âme humaine extérieure au corps, qui adopte une apparence animale), apprennent fortuitement l'existence de la Poussière. Il s'agit d'une étrange particule que le Magisterium (le bras armé d'une Église toute-puissante et radicalisée) pense être le fruit du Péché Originel. Des érudits ont en effet observé que cette Poussière est moins attirée par l'innocence des enfants que par l'expérience des adultes. Des savants, avec le soutien de l’Église, entament de terrifiantes expérimentations sur la Poussière en utilisant des enfants kidnappés dans toute l'Angleterre, et envoyés dans les royaumes glacés du Grand Nord. Lyra s'engage à la poursuite de ces kidnappeurs d'enfants, qui ont notamment capturé son meilleur ami Roger. Dans son périple, elle croise la route d'aventuriers, d'ours en armure et de sorcières ; elle apprendra en outre à se servir de l'aléthiomètre, un lecteur de vérité, et découvrira les secrets de l'univers ainsi que les forces qui s'assemblent autour de sa propre existence et de sa destinée exceptionnelle.

Créatrice: Jane Tanter, d'après la trilogie de romans de Philip Pullman

Distribution:
Dafne Keen: Lyra Belacqua
Ruth Wilson: Marisa Coulter
Amir Wilson: Will Parry
Aryon Bakare: Lord Carlo Boreal
Lin-Manuel Miranda: Lee Scoresby
Simone Kirby: Mary Malone
...

Le film de 2007 m’avait laissé totalement froid et je n’en pas conservé le moindre souvenir. La première saison de cette série, qui adapte donc le même roman que le long-métrage avec Nicole Kidman, est déjà bien plus marquante. C’est donc avec empressement que je regardai la deuxième partie d‘À la Croisée des Mondes. Cette production anglaise est prévue en trois saisons, chacune reprenant l’un des trois livres écrit par Philip Pullman, auteur britannique. Trilogie que je n’ai pas du tout lu, important de le préciser.
Mais même sans cela, on se rend bien compte que cette deuxième saison épure pas mal les écrits dont elle s’inspire (donc le deuxième tome baptisé ‘La Tour des Anges’ en français). De toute évidence le bouquin explique beaucoup plus en profondeur ce qui nous est décrit que bien trop partiellement au cours de ces sept épisodes.

Certaines intrigues m’ont laissé perplexe, car je n’en ai pas du tout compris l’utilité. En particulier le voyage de deux personnages secondaire. Si ils étaient totalement coupé du montage, cela ne changeraient absolument rien au récit. Encore une fois c’est sans doute mieux explicité dans le roman…parce que là en l’état c’est mal amené. D’un point de vue global, cette salve d’épisodes se révèle moins épique et captivante que la première. On avance un peu dans l’intrigue mais cela aurait pu être réalisé avec plus de peps. Par exemple quand Lyra découvre notre monde, c’est fait sans superbe et sans allant. Elle entre dans notre univers comme on entre au supermarché…

Dafne Keen et Amir Wilson sont donc nos héros à suivre dans cette quête de l’inconnu en territoire tout aussi inconnu. D’ailleurs le but de tout çà reste très obscur, on ne comprend pas vraiment les enjeux de ce ces personnages. Pourquoi font-ils ce qu’ils font au juste ? Les deux jeunes acteurs sont plutôt bons sans cependant être fantabuleux. Les adultes eux se donnent à fond, surtout le très doué Ariyon Bakare. Mais celle qui sort du lot, c’est Ruth Wilson. Comme d’habitude me direz-vous. Quelle actrice. Une pensée émue pour Ruta Gedmintas qui incarne Sefarina Pekkala, la reine des sorcières, d’une beauté et d’une assurance qui ne me laisse pas indifférent.

Visuellement je trouve les environnements superbes, même si moins divers que dans la première saison. On sent clairement que le budget à sacrément été revu à la baisse entre les deux années de production. On verra ce qui sera alloué à la dernière…
Cette saison comporte donc 7 épisodes mais devait en avoir un de plus. L’épisode 8 fut annulé et remplacé par une très courte séquence dans le season final. Cela est dû à la pandémie et au calendrier très chargé – et pas mal chamboulé - de l’acteur qui devait tourner ce dernier chapitre. Néanmoins il reste toujours en suspens, soit en épisode ‘à part’ qui fera le lien entre les deux saisons, soit en ouverture de saison 3. Celle-ci ne devrait pas arriver avant 2022 au moins…


Le très beau générique. Pour les yeux et les oreilles.


L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

la saison 1

la saison 2

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis:Le Mandalorien poursuit sa quête à travers la galaxie pour trouver le peuple de l'Enfant, décrit comme un ordre de sorciers appelés « Jedi ».

Créateur: Jon Favreau, secondé de Dave Filoni

Réalisateurs/trices: Peyton Reed, Bryce Dallas Howard, Robert Rodrigez, Rick Famuyiwa

Distribution:
Pedro Pascal: Din Djarin, dit "Mando"
Grogu: "L'Enfant", surnommé Baby Yoda
Gina Carano: Carasynthia « Cara » Dune
Carl Weathers: Greef Carga
Giancaro Esposito: Moff Gideon
Ming-Na Wen: Fennec Shang
Bill Burr: Migs Mayfield
+ d'autres surprises...

The Mandalorian est la preuve que lorsque l’on confie une franchise aux bonnes personnes, une ½uvre peut devenir Exceptionnelle. Et rattraper les errements d’une postlogie désastreuse mené par des incompétents prétendant à tort y connaître quoi que ce soit. Jon Favreau et Dave Filoni, à l’instar du titre du dernier épisode on permit ’le Sauvetage’ de la Saga qui avait sombré dans les limbes de l’indigence. Je précise toutefois que bien que n’éprouvant que mépris pour la trilogie trisomique de Jar Jar Abrams et Ruin Johnson, j’apprécie beaucoup le très bancal ‘Solo’ de Ron Howard  - et *Hum !* Phil Lord et Chris Miller – et que Rogue One est devenu tout simplement mon film préféré de l’Univers La Guerre des Étoiles. Je ne fais pas parti de ceux pour qui ‘'Disney à détruit Star Wars'’...



Laissons derrière nous la Fange pour retrouver Din Djarin et Grogu qui au cours de cette seconde saison nous aurons apporté beaucoup d’émotions diverses et variées, jusqu’à un final d’une puissance rare pour une série. Beaucoup de rencontre également dans ce Road Trip à échelle spatiale, chaque chapitre marquant l’étape d’un voyage initiatique pour nos deux héros. J’entends ici et là que les épisodes dit filaires sont très faibles voir même limite inutiles tant ils ne font en rien avançaient l’intrigue… Il ne faut vraiment pas y connaître grand-chose en story-telling pour oser affirmer cela. Dave Filoni est un scénariste de talent, qui sait comment construire la psyché d’un personnage sur le long terme, et surtout le faire évoluer par petites touches ; qui paraîtront donc anodines pour la plupart des spectateurs mais indispensables pour ceux qui s’investiront pleinement dans l’aventure. Le Sieur à fait ses armes sur ce qui est rien de moins que la Meilleure série animé US de ces dernières décennies (Avatar le dernier maître de l’air) qui voyait en son sein le sublime Zucco parcourir un chemin de rédemption ô combien difficile, avec ses succès et ses échecs. Plus tard il à chapoté la série Clone Wars, dans laquelle il présentait Ahsoka, détestée lors de ses débuts mais adulée aujourd’hui… car toujours dans cette logique du ‘temps long’, construisant son personnage lentement mais surement, approfondissant de manière efficace son background, sans empressement. On retrouve cette même méthode dans l’écriture de ‘The Mandalorian’. On ne rushe pas son récit, on ne précipite pas les choses… on les construit petit à petit dans des séquences ‘qui ne racontent rien’ mais qui en fait racontent tout, racontent l’essentiel.

Après il ne faut pas non ériger cette première série Star Wars en chef d’½uvre inattaquable. La structure narrative de chaque épisode est un moule inamovible dont on finit par entrevoir les coutures un peu grossières. Certaines facilités d’écriture sautent également aux yeux par-ci par-là et créativement le show manque sans doute d'un peu d’audace. Mais j’avoue que je n’en demandait pas pour un galon d’essai. Il valait mieux effectivement affirmer ses acquis avant de se permettre quelques folies dans la myriade de futures séries à venir. Là encore, point de précipitation, chaque chose en son temps.

Du coté de la technique, c’est simple on n’a jamais vu çà. Du moins pour une série. Effets spéciaux dantesques et invisibles, entre artisanat et FX de haute gamme. Le Volume, cet espace composé d’écrans englobant le studio de tournage permet des dingueries en termes d’effets visuels tout en restant dans des prix ‘raisonnables’ (cela reste tout de même assez onéreux, tout le monde ne peut pas se le permettre….). Mais c’était l’élément indispensable à la création d’une série dans l’univers créé par Georges Lucas. Cela permet de passer d’une planète désertique à une planète glacée en à peine quelques minutes, le temps de charger le bon ‘fond d’écran’. Une révolution qui va faire date dans l’industrie…
Et puis bien sur il y a le fameux ‘Baby Yoda’, désormais connu sous le nom de Grogu, toujours aussi mignon avec sa bonne bouille entre marionnette et effet 3D (imperceptible mais bien présent).

À tout cela se superpose la musique de Ludwig Göransson, qui bien que ne sonnant pas ‘comme du Star Wars’ se trouve en fait pile-poil dans le ton. Car avec ses consonances très éloignées du travail de John Williams, la méthode de travail reste sensiblement identique. Chaque personnage possède son thème très marqué qui va s’ajuster en fonction des événements et se mélanger au thème d’autres protagonistes au fil des rencontres. Certains morceaux donnent clairement dans l’Electro et on à même droit à une version médiévale du thème principal (de toute beauté !). On réentend également des thèmes connus, utilisé avec parcimonie et placé aux moments idoines, sans en faire des caisses, ce qui m’a rappelé le travail du compositeur sur ‘Creed’, de son ami Ryan Coogler.

‘The Mandalorian’ est donc le résultat d’une accumulation de talents dans tous les domaines et surtout l'expression d’un amour sincère pour Star Wars. Amour qui transpire dans chaque plan. La suite sera quand à elle divisée en deux, avec la saison 3 du Mandalorien d'un coté accompagné d'un nouveau show centré sur Boba Fett. Jon Favreau à confirmé lui-même l'information devant la confusion des fans qui comme moi on cru que 'The Book of Boba Fett' serait en fait la saison 3. Mais il n'en est rien...il s'agit bel et bien de deux séries différentes. Cependant la production de 'Boba Fett' s'effectue en premier lieu, et donc repousse tout d'autant celle de la saison 3 du Mando, qui à ce jour n'a pas de date de diffusion connue. Encore une fois d'après les propos de Jon Favreau Himself. Production centré sur le clone chasseur de primes qui rajoute donc un nouveau projet aux nombreux déjà annoncés. Ils ont donc beaucoup de boulot sur la planche...Que la Force soit avec eux!

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Quand on est grand fan de Star Wars

Quand Star Wars nous laisse indifférent

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: À Garrison, dans le New Jersey, les flics font régner la loi - leur loi. Cette ville de banlieue, surnommée « Cop Land », sert de cité-dortoir aux policiers du NYPD. Freddy Heflin, le shérif local, a toujours rêvé d'être des leurs, mais il est sourd de l'oreille droite. On lui accorde tout juste le droit de régler la circulation... Jusqu'au jour où Murray « Superboy » Babitch, un jeune officier de police commet une bavure. Refusant de laisser plonger leur collègue, les résidents le couvrent et le font « disparaître ». La tension monte lorsque Moe Tilden des Affaires Internes est dépêché sur place. Il soupçonne rapidement la mise en scène policière et s'efforce de rallier Freddy à son enquête. Fatigué et résigné, celui-ci adopte une attitude passive. Entre la femme dont il est secrètement amoureux, les hommes qu'il admire et la justice dont il est le représentant, le shérif va devoir choisir...

Réalisateur: James Mangold

Distribution:
Sylvester Stallone: Shérif Freddy Heflin
Harvey Keitel: Ray Donlan
Ray Liotta: Gary Figgis
Robert de Niro: Lieutenant Moe Tilden
Robert Patrick: Jack Rucker
Michael Rapaport: Murray "Superboy" Babitch
Janeane Garofalo: Shérif-adjointe Cindy Betts
...

Lors de sa sortie en salle en 1997, Copland ne fut pas à la hauteur des attentes de Miramax, la société de production. En grande partie à cause du public passablement décontenancé par son acteur principal. Pourtant les critiques étaient bonnes, et à raison. Il est désormais considéré comme un des meilleurs films américains des années 90 et comme celui ayant offert à Sylvester Stallone l’un de ses plus grand rôle. À l’époque cependant, ce fut Copland qui mit fin à sa carrière sur le devant de la scène…et il fallut une fois de plus qu’il retrouve son ‘double cinématographique’ Rocky Balboa (9 ans plus tard) pour le faire remonter de nouveau sur le ring d’Hollywood.



S’il y a bien un élément marquant dans cette histoire de flic corrompu, c’est son casting. Il n’y a qu’à jeter un coup d’½il à la distribution, présentée plus haut, pour se rendre compte des grands noms présents. À cela s’ajoute une narration plutôt fine, qui évoquera tantôt le film policier, tantôt le western, tantôt le drame… et avec un Sly tout en mesure, bien loin des rôles brut de décoffrage qui ont fait de lui une star mondiale. Dans la peau de ce simple shérif sourd d’une oreille et un peu benêt, il surprend dans ce registre totalement à contre-emploi. Ray Liotta à lui aussi un beau personnage, avec sa moralité dans la zone grise, et qui trouvera une certaine forme de rédemption et de pardon à travers les épreuves qu’il va traverser.


James Mangold, futur réalisateur de Logan, signe la mise en scène sobre de ce métrage. Il donne à cette ville de Garrison une ambiance de petit patelin tranquille, observant placidement le tumulte de ‘La Grosse Pomme’, à la fois si proche et si lointaine. Comme à l’abri de ses méfaits. Pourtant cela ne la préserve pas pour autant des crimes et de la corruption avec un scénario très ambigu, dans lequel la police s’oppose au shérif local. Ce qui brouille les pistes de la bonne morale et casse les codes établis dans ce type de cinéma. Mais n’ayez crainte, à la fin, tout le monde paye pour les exactions commises, dans une scène climax entre deux-eaux, extrêmement violente mais paradoxalement d’un calme assourdissant. Pas de grosse séquence d’action ici, d’effet sonore extravagant ou de cascades surréalistes….non non ! Juste un simple shérif sourd d’une oreille et un peu benêt qui à décidé de faire respecter la loi dans la ville sous sa juridiction. Qu’elle soit peuplée de flics ou non…

Après avoir enquiquiné Schwarzy, Robert Patrick s'en prends à Sly...

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Cinéma - série (Cinéma)

synopsis: 1950. À Kansas City, dans le Missouri, deux syndicats du crime instaurent une paix difficile. Le premier est d'origine italienne, le second est afro-américain. Ensemble, ils contrôlent l'économie souterraine qui repose sur la corruption, l'exploitation et la drogue. Afin de consolider la paix, les chefs des deux familles ont échangé leurs fils aînés...

Créateur: Noah Hawley

Distribution:
Chris Rock: Loy Cannon
Jessie Buckley: Oraetta Mayflower
Jason Schwartzman: Josto Fadda
Ben Whishaw: Patrick Milligan, dit 'Rabbin'
Timothy Oliphant: Dick Wickware
E'myri Crutchfield: Ethelrida Pearl Smuty
Rodney L. Jones III: Satchel Cannon
...

Fargo fait partie de ces séries très réussies mais qui demeurent pourtant confidentielles. Il faut dire que son ambiance entre extravagance et drame ne parle pas à tout le monde. Après une troisième saison absolument nulle et scénarisée avec les pieds, on retrouve un certain degré de qualité avec cette quatrième partie de cette anthologie basée sur le film des frères Coen sorti en 1996. Nous ne revenons pas au niveau des deux premières, totalement réussie l’une et l’autre mais on remonte la pente de fort belle manière après avoir chuté plus bas que terre.


Il faut dire que Noah Hawley, le créateur et showrunner, se laisse parfois emporter par ses délires et obsessions personnelles, quitte à ne faire que de belles images ne racontant finalement absolument rien. C’est un scénariste d’immense talent à n’en pas douter mais il à constamment besoin de quelqu’un à ses cotés pour le recentrer sur son écriture, et ne pas le laisser filer dans ses divagations sans queue ni tête. J’en veux pour preuve deux saisons qu’il à eu à diriger et qui sont certes d’une beauté graphique à couper le souffle mais d’un vide abyssale en terme de narration : Legion saison 2 et donc Fargo saison 3. C’est donc avec soulagement que cette saison 4 de Fargo retrouve un scénariste qui est bien là pour raconter une histoire, et pas juste aligner des prouesses de réalisation ou proférer des égarements mystico-allégoriques à la mords-moi-le-n½ud.



Comme d’habitude, on retrouve cette notion de conte cruel et absurde, avec son lot d’invraisemblables coups du sort qui forgent des destins sur le long terme. On pourra regretter – et c’est malheureusement une certaine constante chez l’auteur – des conclusions narratives trop abruptes. Cela renforce l’effet de surprise certes mais donne également un sentiment de facilité d’écriture. Dès qu’un personnage n’a plus rien à dire, on s’en débarrasse de manière plus ou moins subtile. Et cette saison use et abuse de cette ficelle grossière.
N’en reste pas moins un récit général assez captivant, que l’on doit en grande partie à la richesse de son casting. Chris Rock surprends dans ce rôle à contre-emploi, auquel il ajoute le brin de malice qui le caractérise. Jason Schwartzman cabotine dans tout les sens et donne à son mafieux protagoniste un coté excentrique et imprévisible de bon aloi. Ben Whishaw reste de son coté égal à lui-même, c'est-à-dire impeccable. Les nuances qu’il apporte à ce type complètement perdu, chargé de l’éducation d’un gamin en lequel il se projette totalement constituent le c½ur de cette saison. Et puis il y a Jessie Buckley qui m’a subjugué par son caractère complètement frappadingue, au-delà de toute raison. Il faut la voir interprétée cette funeste infirmière, je vous garantie que ça vaut le coup.



Mais la grande révélation de cette saison, ce sont les rôles tenus par la nouvelle génération. E’myri Crutchield tout d’abord, la narratrice et héroïne de ces 11 épisodes qui vole la vedette haut la main à des comédiens pourtant bien plus chevronnés qu’elle. Belle performance. Et puis surtout Rodney L. Jones, qui du haut de ses 12 ans est d’une maturité à peine croyable. Très en retrait pendant une bonne partie du récit, il explose dans l’épisode qui lui est consacré (à lui et à ‘Rabbin’ – le rôle de Ben Whishaw) pour devenir contre toute attente l’âme du show. Un jeune acteur à suivre de toute évidence…

 
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Telltale, société spécialisée dans les jeux épisodiques, sort en 2014 ‘The Wolf Among Us’ en 5 parties, adaptation vidéoludique des superbes comics 'Fables' de Bill Willingham. Le titre reprend à la lettre la formule plus qu’éprouvée du studio et aurait dû au mieux avoir bonne presse suivi d’un succès d’estime de la part du public. Pourtant il parvint à capter le petit monde des gamers jusqu’à posséder une aura dépassant de loin les attentes initiales. Ceci grâce à ses graphismes, son ambiance, son atmosphère musicale…mais surtout son héros, qui passant de l’un des plus grands méchants de l’imaginaire collectif à celui de protecteur de la vérité et de la justice à su dompter les joueurs comme jamais. Partons donc sur les traces du détective lycanthrope pour découvrir ce monde fabuleux…du moins en apparence.


LE LOUP DANS LA BERGERIE


Beaucoup ne le savent pas, mais ‘The Wolf Among Us’ est donc tiré d’un comics, ‘FABLES’ qui narre les aventures des héros tirés des contes venus se réfugier dans notre monde suite à l’assaut du terrible Empereur sur tout les Royaumes Magiques. Notre univers étant le seul n’ayant rien de fantastique, il reste à l’abri de la soif de conquête du terrible envahisseur. Et c’est donc là, à l’abri d’un quartier de New-York que vit depuis des siècles la communauté des Fables. Blanche Neige, la Belle, la Bête, Le Prince Crapaud, Barbe-Bleue, Jack (sans son haricot magique), les 3 petits cochons, Rapunzel, Ichabod Crane… tous ses personnages issus de l’imaginaire qui coexistent secrètement au beau milieu de Manhattan. Du moins ceux ayant apparence humaine ou de quoi se payer des charmes de dissimulation, les autres - animaux doué de paroles pour la plupart mais pas seulement… - sont fortement prier de vivre à ‘La Ferme’, une immense propriété agricole où peuvent vivre plus ou moins en paix farfadets et autres petites fées. À condition de ne jamais quitter l’endroit…

Bigby et Blanche sont à la tête de la communauté des Fables (enfin presque)

Seule exception à cette règle, le Grand Méchant Loup, qui lui est interdit de séjour au domaine fermier. Son passé ensanglanté ne pouvant décemment pas lui permettre de vivre parmi celles et ceux dont il a endeuillé les familles. Alors il jouit d’un statut spécial, octroyé par Blanche Neige et qui lui à permis de devenir ce que l’on appelle communément un Loup Garou. C’est ainsi qu’il peut vivre au milieu de New-York entouré des ‘Communs’ (c’est ainsi qu’ils nomment les humains de ce monde) et exercer son devoir envers les siens. Car bien que depuis leur exil, chaque Fable a pu bénéficier de l'amnistie générale sur les crimes passés, les nouveaux sont eux bel et bien soumis à la loi. Et l’aura du Big Bad Wolf demeure puissante. C’est donc tout naturellement qu’il est devenu le ‘shérif’ de la troupe. À la fois craint et respecté, c’est à lui de préserver la clandestinité et la sécurité des siens, et ce aussi bien des menaces extérieures…qu’intérieures.


Il ne faut pas s'y tromper, à la base notre héros est un loup - LE Loup - à qui on a donné la possibilité de passer pour un humain. Et non pas l'inverse. On lui à cependant accordé, au vu de ses fonctions, le droit de passer d'un état à l'autre, avec des stades intermédiaires, comme ici à mi-chemin entre ses deux formes standards.

Le comics démarre en 2003, tandis que le jeu lui prends place en 1986. C’est donc à une préquelle que nous convie Telltale. On y incarne Bigby Wolf (contraction de Big Bad Wolf) enquêtant sur une sordide affaire de prostituées décapitées. Il doit alors mener ses investigations entre ses supérieurs nantis qui réclament des résultats rapides et les habitants des bas-fonds qui sont en proie à la colère face au mépris et l’ignorance de ces privilégiés. C’est donc dans un conflit social très marqué que notre bonhomme devra marcher à pas de loup pour dénicher la vérité.


DANS LA GUEULE DU LOUP


Nous voilà donc devant un Telltale à la technique classique, c'est-à-dire un Click-N-Play 3D  avec choix de dialogue fréquents qui influenceront de manière plus ou moins importante la suite des événements. Là ou le titre à su se démarquer du reste du catalogue de la firme, c’est par son atmosphère. Visuelle tout d’abord, avec ces graphismes qui sont juste absolument divins pour retranscrire au mieux l’origine BD de l’½uvre. Chaque plan est absolument magnifique, avec ce cel-shading utilisé comme il se doit et cette palette de couleur qui tape constamment juste. En résumé, la direction artistique est parfaite, murement réfléchie et avec un vrai travail qui se ressent en coulisse pour tirer le meilleur de chaque scène. L’ambiance ensuite, avec ce Néo-Noir qui sied à merveille à ce bon vieux Bigby. Le climat est lourd, chaque parole est soigneusement pesée, chaque action dûment analysée. Il y a parfois quelques moments plus vifs qui demandent de réagir à chaud mais globalement on sent le poids de chaque instant passé en compagnie de notre fin limier. Et son caractère bourru et (faussement) sur de lui ne font que renforcer cette impression de roc venu foutre le boxon dans des affaires pas claires. Pour mieux les faire éclater au grand jour…

Le respect graphique envers le comics est saisissant.

L'ambiance feutrée est parfaitement dans le ton.

Le générique des 5 épisodes de cette première saison

Revenons un instant sur cette notion de rythme qui avec le sous-titrage perd un peu de son effet. Car bien que l’ensemble des dialogues soient doublés, pour quelqu’un qui comme moi ne pane pas grand-chose à l’anglais la traduction est indispensable. Hors lors des phases de dialogue où il faut répondre du ‘tac-au-tac’, on n’a pas forcément le temps de lire l’ensemble des propositions mise à notre disposition…on pioche donc au petit bonheur la chance dans le court laps de temps qui nous est imparti en espérant ne pas avoir opté pour une solution qui ne nous conviendrait pas. Ce qui pourrait avoir un impact très négatif sur le reste du récit, ou tout au moins sur la manière dont nous souhaitions le mener.
Autre défaut à mettre en exergue, le fait qu’il arrive régulièrement que le jeu ‘hoquète’, surtout lors de changement de plan, et encore plus quand il s’agit de ‘n½ud scénaristique’ (quand vous devez choisir entre ‘à gauche’ ou ‘à droite’ et qu’il doit charger le plus vite possible la ‘voie’ prise par le joueur). Mais le phénomène est aussi visible lors de cinématiques – et notamment le générique ! – ce qui est là tout bonnement inexcusable.

Voici un de ces fameux choix de dialogue, influençant les événements. La barre rouge en dessous qui s'amenuise indique le temps de réponse accordé (le silence est une option parfaitement valable). Cette dernière défile parfois très rapidement! Il faut alors lire et choisir à toute vitesse pour ne pas s'orienter sur une route qui ne plairait pas.

Je vais pointer maintenant ce qui reste pour moi le plus problème de ‘Fables’, et qui par répercussion frappe aussi cette adaptation vidéoludique. Mais comme je vais évoquer quelques personnages qui ne sont pas dévoilé dans le jeu je préfère en parler sous bande spoiler. Dont acte. Fables, le comics, est sujet à une incohérence tellement énorme qu’elle remet en cause la nature même de l’½uvre. Dans le récit, les exilés des mondes magiques rejoignent notre univers à peu de chose près dans la première moitié du 17ème siècle et finissent par s’installer dans un coin perdu de l’île de Manhattan, non loin d’une toute jeune bourgade du nom de New Amsterdam (qui voit le jour aux environs de l'année 1625). Mauvais calcul, car l’île va très vite devenir ce que l’on connaît. Le truc qui chiffonnes c’est que parmi la communauté se trouve des personnages qui furent créé dans notre réalité bien plus tard. Par exemple Mowgli (1894) ou même la créature de Frankenstein (1818). Alors l’auteur va plus tard tenter une explication en développant l’idée que l’ensemble des Fables ne quittent pas les Royaumes au même moment, mais par à coup, et que donc les héros plus modernes sont ‘moins vieux’ que Cendrillon ou le Chaperon Rouge par exemple. Viendra ensuite, après la fin de la Grande Guerre contre « l’Adversaire » l’arc des ‘narrateurs’, qui donnera une version plus métaphorique et poétique à tout cela. Mais j’avoue que je ne fus guère convaincu. Et c’est là que j’arrêtai de suivre la série que je conseille fortement tout de même, surtout jusqu’à son numéro 100 qui marque la fin de la trame principale. Ensuite le récit se diluera jusqu’au 150ème numéro et de nombreux spin-off à la valeur inégale.

Ma collection Fables, qui couvre à peu près les 100 premiers numéros US. Les versions françaises sont passées par plusieurs éditeurs (Panini tout d'abord puis chez Urban Comics) toujours sous le label Vertigo.

L’HOMME EST UN LOUP


Notre bon shérif, à force de remuer le cocotier, fini par mettre au clair au sein de la communauté magique tout un marché parallèle, tenue par une bande organisée dont les fondations sont basées sur de ‘menus services’, de l’intimidation et de l’escroquerie. Piégeant les petites gens à qui l’administration ‘légale’ ne prête plus la moindre attention et qui se tournent alors vers ces malfrats sans scrupules pour finir par s’endetter auprès d’eux sans jamais voir le bout du tunnel. C’est ainsi qu’une Mafia à pu prendre patiemment autant de pouvoir sur les Fables sans que personne ne s’en aperçoivent véritablement, jusqu’au jour du dérapage de trop. Jusqu’au jour où l’organisation se révèle plus efficace que la voie hiérarchique légitime. D’un crime odieux, le Loup va remonter la piste et va finir par se rendre compte que beaucoup de ses administrés sont en fait sous la coupe impitoyable de ce groupe mafieux. Ce qui ne fera que renforcer sa détermination à les combattre…

Blanche Neige est garante de la bonne tenue administrative de la communauté, mais n'a pas tout les pouvoirs. Elle est la Numéro 2 de Fableville. Bigby lui gère plutôt l'arrière-boutique, les mains un peu plus dans le cambouis. Bien qu'ils se chamaillent tout le temps ils forment un duo efficace. Un bon moyen de se mettre à dos le shérif est d'insinuer qu'il est le 'bon petit toutou de sa maîtresse', mais gare à vos fesses après cela!

Nous découvrons de nouveaux personnages que nous ne croisions pas dans les cases, ces derniers étant ma foi fort bien croqués. Je souligne une fois de plus l’excellence graphique de l’ensemble, le chara-design pour ces nouvelles têtes étant là encore des plus réussi. Mention particulière pour Mary et Nerissa. Ainsi que pour le prêteur sur gages, mais là je préfère laisser la surprise. Pour ce qui est des têtes connus, pas de souci de ce coté là, on retrouve les visages tels que nous avons appris à les connaître dans leurs versions papiers. Des absents notables sont tout de même à souligner pour les connaisseurs, comme le Roi Cole, totalement éclipsé du récit et surtout Rose Rouge, la s½ur de Blanche Neige qui ne fait qu’une apparition photographique en guise de caméo. Je comprends cependant ce choix, le jeu étant canon avec les comics, faire intervenir la frangine ici aurait un peu dénaturé le premier arc scénaristique de la bande dessinée pour ceux qui aurait l’intention de découvrir ‘ce qui se passe après’.

Le look de Mary est assez stylé. Une nouvelle qui fait sensation dès son apparition.

Nerissa est tout aussi réussie, mais pas dans le même genre. Ce personnage à une petite particularité étant donné le fait que le monde entier là connaît...mais sous un autre prénom...

Parlons-en de l’après, justement. La saison 2 était en chantier quand Telltale première mouture ferma ses portes sans préavis, laissant tout un tas de jeux sans suite (et bien plus d’employés sur le carreau…). Batman, Gardians of the Galaxy, Game of Thrones, le projet Stranger Thing…tout cela bascula dans le vide-ordure en quelques heures. Cependant deux de leurs franchises purent être sauvées grâce à leur popularité. La première fut bien entendu The Walking Dead, grâce à Skybound et le collectif Stillnotbitten qui parvinrent à terminer la quatrième et dernière saison mettant en scène Clémentine, pour la conclusion d’une histoire poignante qui su prendre aux tripes (et qui reste à ce jour – de mon point de vue que je partage ici – la meilleure chose qu’ait offerte la ‘licence aux zombies’). La seconde franchise à revenir d’entre les morts, comme dans un conte après le baiser du Prince Charmant, c’est donc ‘The Wolf Among Us’. Première annonce du nouveau studio ‘Telltale’, construit sur les ruines de l’ancien (et qui est composé en partie des équipes de l’ancienne boite de développement). Une bande-annonce fut dévoilée au Game Award 2019, suivie d’une courte interview pour préciser que tout le projet repartait de zéro. Aussi bien du coté du  moteur, entièrement revu, que de celui du scénario, qui certes restera la suite de la saison une mais ne reprendra pas les premiers jets écrit à l’époque pour la première version. Et depuis plus rien. D’où une inquiétude grandissante quand à la viabilité de ce projet, surtout au vu de cette sublime année 2020 que nous avons traversé (ironie). J’espère avoir des nouvelles - positives - très bientôt, tant il me tarde de connaître le fin mot de l’histoire. Car comment ne pas être intrigué face à cet épilogue qui laissait entrevoir un Bigby suivre une intuition… qui pourrait se révéler très intéressante!


C'est ce qu'on appelle une fin en 'Queue-de-Poisson'

~¤~


Le Grand Méchant Loup nous offre une enquête colorée dans la forme et sombre dans le fond. Un mélange qui fonctionne à merveille, accompagné par une bande-son lancinante qui reste magnifiquement en tête. Pour les lecteurs du comics, retrouver cet univers sous forme de jeu vidéo (et racontant « l’avant ») est un immense plaisir. De plus cela apporte une nouvelle lecture des bouquins, qui ne dévoilaient que partiellement le passé de certains protagonistes (Ichabod Crane en particulier). Pour ceux qui découvrent la licence avec ce jeu, on plonge dans un monde fascinant, aux possibilités de narration folles, supporté par des graphismes aux petits oignons et des personnages charismatiques. Une porte d’entrée formidable pour se plonger dans l’½uvre de Bill Willingham.
Dans tout les cas, l’attente sera longue pour la suite qui, c’est le moins que l’on puisse dire, se fait fabuleusement désirée.


Bande Annonce du 2, qui n'a pas donné de nouvelles depuis un an

Il fut un temps où tu étais sans c½ur...brutal...Un Monstre.
Et je suis fier de toi, pour avoir changé tout ça.
Mais je suis ici pour te demander de redevenir cette chose, une dernière fois.
Pour Eux.
Pour moi.
Je peux compter sur toi?

Bigby, JE. PEUX. COMPTER. SUR. TOI ?

Toujours.

 

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis : L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Réalisateur : David leitch

Distribution :
Charlize Theron: Lorraine Broughton
James Mc Avoy: David Percival
John Goodman: Emmet Kurzfeld
Sofia Boutella: Delphine Lasalle
Toby Jones: Eric Gray

Atomic Blonde fait partie de cette nouvelle ère du genre ‘Action-Espionnage’ qu’a lancé en son temps ‘la Mémoire dans la Peau’. Une enquête dans des milieux interlopes, des personnages ambigus et des scènes de bravoure dantesques réalisé de façon énergique avec le moins de montage possible. Ici c’est la charismatique Charlize Theron qui tient le haut de l’affiche pour un film diablement efficace.Les seconds rôles sont très bien tenus, surtout celui interprété par le talentueux James McAvoy, qui d’une scène à l’autre passe du meilleur des potes de beuverie au pire des salopards fini. Sofia Boutella est elle moins captivante mais elle ‘accroche’ avec puissance et séduction la pellicule grâce à ses grands yeux sombres. Et face à l’actrice principale elle ne démérite pas, loin de là.


 
Berlin-Est est magnifiquement mis en scène en cette dernière semaine sous le joug communiste. L’ambiance néon enfumé des dernières nuits avant la chute du mur instaure un climat entre inquiétude, espoir et oui, presque de l’onirisme. L’atmosphère qui s’en dégage est enivrante, et délivre ce fameux sentiment d’Ostalgie que beaucoup de film allemand on mit en scène dans les années 90/début 2000 (‘Goodbye, Lenin !’ étant devenu le Fer de lance de cette mouvance. Au passage, voyez ce film. Un Chef d’½uvre).
L’intrigue à tiroir, avec ses (trop) nombreux retournements de situation et ses traitrises dans tous les sens, fini par perdre l’attention du spectateur. Néanmoins on comprend tout le long qui sont les ‘gentils’ et qui sont les ‘méchants’, notre bad-ass héroïne restant en permanence notre socle moral. Même si elle-même cache énormément de choses…
Les scènes de combats sont de véritables tueries, au sens propre comme au figuré. Et le – Très Long – plan-séquence du troisième acte m’a décroché la mâchoire. Un coup de maître de la part du réalisateur. C’est scotchant, bluffant, immersif… Un grand moment de cinéma !


 
Malheureusement l’épilogue détruit toute la cohérence du récit. Et notamment cette fameuse scène sans coupe, qui en devient limite absurde quand on apprend qu’elle aurait pu s’en sortir autrement que par un combat ô combien éprouvant. Et oui, car à force de jouer sur tous les tableaux, tout le monde finit par devenir des ennemis…mais également des alliés. Quelques mensonges de plus et le tour était joué…En clair, cette conclusion qui enchaîne les pirouettes m’a profondément déçu, car rendant tout le récit limite caduque.

~¤~

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

 95% du film:

Mais à cause des scènes conclusives:

 

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