De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 12/04/21 à 07h00

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Il y a fort longtemps, du temps des chameaux extraterrestres et d’un caricaturiste libre de se moquer, époque ancienne où l’on n’avait aucune pitié pour les croissants, je regardai un dessin animé sur le football. Il m’arrivait même de taper de temps en temps dans le ballon avec quelques autres têtes blondes sur ‘la dalle’ du quartier (c’était avant que ne pousse comme des champignons ce qu’on appelle communément les ‘synthétiques’). Que voulez vous on à tous connus de sombres périodes dans nos vies. Aujourd’hui le foot est un monde qui m’est complètement étranger et qui m’importe peu. Je n’ai pas vu la moindre seconde d’un quelconque match depuis 20 ans, depuis que j’ai quitté le domicile familial où mon père et mon frère était grand fan de ce sport populaire. Très bien tout cela me direz vous dans un soupir, mais quel rapport avec le jeu vidéo ? Le rapport, c’est la nostalgie d’un lointain souvenir qui s’est vu offrir il y a peu une adaptation vidéoludique fort aguicheuse et qui malgré mon désintérêt total pour la discipline m’a fait débourser quelques deniers. Retour sur le terrain en compagnie de vieux camarades d’antan…


ILS SONT TOUJOURS EN FORME


Histoire de bien comprendre d’où je viens dans la discipline du foot en jeu vidéo, le dernier jeu du genre auquel j’ai joué, c’était World Cup Italia 90’s sur Megadrive, sur lequel j’affrontai vainement mon frère sur quelques rares parties. J’ai eu l’occasion également de voir quelquefois un ISS (je crois) sur N64, toujours joué par le même frangin. Depuis, plus rien. Absolument rien. Et sans regret notez bien, le ballon rond n’étant pas vraiment une préoccupation. Inutile donc de me demander des comparaisons entre ce ‘Rise of New Champions’ et les FIFA et autres PES, je n’en ai strictement pas la moindre idée (et je m’en tamponne complètement).

On commence par rappeler les bases...

Malgré ma méconnaissance du sujet, je peux quand même affirmer je pense quelques différences notables entre les ‘classiques’ du genre et Captain Tsubasa. Ce dernier semble moins technique dans le gameplay mais un peu plus libre quand au règlement, en grande partie dû au fait de l’absence total d’arbitre (ce qui vous en conviendrez change pas mal la donne). On ne se retrouve certes pas non plus dans Bloodball mais les tacles dans les chevilles, les coups d’épaules de rugbyman et les super attaques sont ici monnaie courante. Ensuite, du moins dans le mode histoire, des cinématiques peuvent intervenir en plein match (!) et influencer grandement sur l’issue de la partie. En votre faveur ou défaveur, à vous de vous dépatouiller avec çà. Enfin une notion très présente que celle de la barre de puissance des gardiens de but. Qui fait qu’il est quasiment impossible d’envoyer le ballon dans les filets tant que celui-ci possède suffisamment d’énergie. Il faut soit l’assaillir sans cesse pour faire baisser sa jauge soit lui administrer une méga-super-attaque-de-la-mort-qui-tue pour espérer le vaincre. Il y a toujours possibilité de le gruger en face-face et de foncer dans la cage mais c’est assez ardu à réussir manette en main.

Les gardiens de but sont de véritables murailles

On se retrouve donc dans un jeu de foot mais qui s’appréhende comme un jeu de bataille, voir de combat. Chaque match verra une équipe adverse avec une tactique particulière et des joueurs phares qui mettront vos sens à l’épreuve et qui demanderont de s’adapter rapidement pour ne pas trop perdre la face, et la victoire. Certaines super-attaques rivales se révélant dévastatrices il faudra parfois ruser - ou être extrêmement doué en possession de balle - pour ne pas subir l’affront de la défaite.

Tsubasa est un jeune joueur qui impressione l'ensemble du milieu footballistque de l'archipel

Les super-attaques donc. Expliquons un peu comment elles fonctionnent. Chaque équipe possède des joueurs capables de super-frappes, symbolisées par une petite jauge supplémentaire sur leur barre de puissance. Pour activer cette jauge, il faut charger son coup jusqu’à remplir la totalité de la barre et la ‘super barre’ puis tout relâcher. Et Paf, super animation qui déchire tout ! Cependant quelques subtilités à apprivoiser. Déjà, au moindre mouvement autre que la charge - dribbles, tacle, passes - la barre repart à zéro. Et en fonction des caractéristiques du joueur celle-ci mets plus ou moins de temps à se remplir. Néanmoins il y a une technique pour charger à vitesse grand V sa jauge: dribbler les défenseurs au maximum avant de charger. Chaque adversaire habilement laissé derrière soi augmente le rendement de la barre de charge, ce qui permet de se retrouver face au gardien armé de toute sa puissance de feu en un rien de temps. La man½uvre s’avère toutefois délicate et demande un tant soit peu d’entraînement. Mais une fois maîtrisée, vous serez une véritable furie.

Nitta, mon 'Main-Character'. Sa barre de frappe se charge à une telle vitesse que cela permet de bombarder le Goal et de l'affaiblir assez rapidement pour asséner ensuite l'estocade finale avec un buteur surpuissant.

Il existe d’autres techniques particulières, comme la jauge V boostant l’ensemble de l’équipe sur une période donnée ou donnant au Goal la possibilité d’arrêter un super-tir même si sa barre de résistance est vide ; ou bien encore les super-tirs affectés à des personnages en duo (voir trio). L’exemple qui parlera à tout le monde étant ‘La Catapulte Infernale’ des jumeaux, mais ils sont loin d’être les seuls à posséder ce genre de parades. Il est cependant assez rare d’avoir l’occasion de placer de telles attaques en plein match…mais quand on y parvient c’est la classe internationale !

La fameuse...

Sachez aussi que certains personnages de premier plan pourront améliorer encore plus leur attaque déjà ultra-mastoc de base, avec l’ajout d’une seconde barre de puissance de tir, pour un résultat digne d’un Kamé Hamé Ha de DBZ. Là aussi arriver à placer une telle patate reste tendue mais cela vous sauvera la mise en temps voulu.

Une vraie boule de feu  qui n'a guère impressioné Tom...


ILS SONT VENUS POUR GAGNER


Le mode histoire – le seul que j’ai fait et qui m’intéresse – se divise en deux sections. La première nous fait vivre le championnat inter-collèges où Olive et ses potes sont en dernière année et briguent la troisième victoire d’affilée. On se retrouve donc dans une suite de l’animation au schéma très semblable. On va affronter un par un les autres établissements scolaire jusqu’à la finale contre l’équipe de Kojiro Hyuga. « De qui ?! » De Mark Landers. « Ha Ok ! ».

The Best

La seconde, peut être plus intéressante, nous voit créer notre avatar et choisir notre équipe parmi la petite dizaine proposée (en fait les écoles de la première partie). En vue de la coupe du monde junior à venir prochainement, nous participons à quelques matchs de sélections avant de partir pour l’Amérique en compagnie des meilleurs espoirs footballistiques japonais. Là bas on rencontrera plusieurs équipes nationales qu’il faudra vaincre pour prétendre au titre de champion du monde junior.

Mon personnage encore tout nouveau en ce début de 'carrière'

Le tout sera entrecoupés de longues phases de dialogues et de rencontres pour scénariser et contextualiser l’ensemble. Chaque match propose ainsi une petite histoire, ce qui rappellera la série aux fans. Malheureusement la mise en scène de toutes ces phases scénaristiques sera assez pauvre et ne consistera qu’en des plans fixes avec les intervenants effectuant quelques mouvements caricaturaux pour appuyer leur propos (pose de la résignation, pose du courage retrouvé, pose gênée etc…). Petit plus cependant, tous les dialogues sont doublés,  mais uniquement en japonais pour ceux qui apprécient.

Vous échangerez souvent avec vos camarades pour quelques scénettes sympathiques mais pas forcément de haute volée.

Revenons à notre joueur personnalisé. Elève de première année prometteur il gagnera rapidement ses galons et deviendra un espoir important pour le futur du football nippon. Au début il n’aura pas grand-chose à mettre en valeur mais au fil de l’expérience acquise et de ses rencontres il évoluera en assimilant les techniques de ses adversaires (peu fair-play mais efficace). Un autre moyen de progresser consiste à consolider ses amitiés via un système de cartes représentant chaque joueur. On choisit en début de carrière un ‘starter pack’ de cartes privilèges qui permettront d’engranger plus de points avec les personnages correspondants. Au début de chaque match est proposé plusieurs ‘mains’ parmi lesquelles il faudra en sélectionner une seule qui en fin de partie augmentera les points d’amitié avec les joueurs de cette même main. À chaque palier d’amitié atteint on acquiert une technique de l’ami en question. Ce qui permet assez rapidement de posséder un catalogue de techniques assez stylée pour notre bonhomme.

Je ne suis pas très clair dans mes explications car le système s'apprivoise sur le tas mais ce qu'il faut retenir c'est que plus vous développerez vos amitiés plus votre personnage aura de capacités et de technique à sa disposition.

Bien que notre avatar soit central dans notre parcours ludique, je précise qu’il ne sera que secondaire dans le récit, tout étant principalement centré sur Tsubasa et quelques autres (Landers, le capitaine allemand, l’attaquant italien…). Un mot sur les équipes internationales. Chacune d’entres elles possèdent des joueurs-phares qui sont mis en avant, entre deux et cinq par team et qui possèdent des attaques solos ou en équipes uniques qu’il va falloir apprendre à parer du mieux possible. Je citerais quelques têtes qui m’ont plus marqué que d’autres, Rusciano de l’équipe italienne, le dernier gardien allemand ou bien encore le buteur des Pays-Bas qui m’en a fait baver un maximum. Bon ensuite bien sur il y a eu les joueurs français qui m’on bien fait marrer avec leur dégaine improbable et leurs noms bien de chez nous (quoique Elcide je ne connaissais pas !). Globalement le chara-design est chouette, dans la droite lignée du dessin animé (et je suppose donc du manga, que je ne connais pas du tout).

Apparement le prénom Elcide est une référence à 'El Cid' de Corneille...Mouais. C'est toujours mieux que Louis Napoléon.

Aparté: Mon article ne revient absolument pas sur les possibilités multijoueurs off/online du titre mais sachez que vous pouvez créer jusqu'à 20 personnages -et donc faire autant de fois le mode 'Coupe du Monde'- et bien entendu former votre Dream Team pour affronter les joueurs du monde entier. N'ayant pas ne serait-ce qu'essayer ces différents modes, je n'ai rien à en dire et suis incapable d'en relater les subtilités et autres particularités.


IL FAUT FONCER DROIT AU BUT


Je ne sais pas du tout comment est géré la défaite dans les grands noms des jeux de foot mais sachez qu’ici elle est ‘impossible’. Entendez par là que même lors des phases de poules de la coupe du monde il faudra gagner chacun de vos matchs. Et quand je dis gagner c’est gagner. Pas de match nul non plus. Alors quand vos adversaires déclenchent une ou deux cinématiques qui engendrent automatiquement un but, il faut savoir assurer derrière. Ou bien vous suivez au score ou bien vous faites en sorte que les dites cinématiques n’arrivent pas. En gardant au maximum le ballon loin de l’équipe en face ou tout au moins du joueur ‘déclencheur’ pour que ce dernier ne soit pas en position de lancer son attaque imparable. Plus facile à dire qu’à faire.

Ma finale de Coupe de Monde Junior, avec le suspens qui dure jusqu'à la toute dernière seconde!
Permet de voir comment se déroule un match et de constater qu'on est bien loin d'un FIFA...Ce n'est pas le même délire dirons-nous (et celui-là est plus le mien)

Parmi la bonne vingtaine de match que propose le mode histoire, seuls deux m’ont vraiment posé problème. Celui contre les jumeaux, qui sont vraiment mais balèze de chez balèze et celui contre la Hollande, qui ne pardonne pas la moindre erreur. Le reste des rencontres furent je dirai gérable, même si il me fallut parfois deux ou trois essais pour remporter ardemment la victoire. D’ailleurs un point intéressant sur la notion de fair play, très importante. Chaque adversaire vaincus soutient le victorieux sans aucune rancune une fois le match arrivé à son terme. Et ce malgré tout les enjeux et les belles punchlines qu’ils peuvent se jeter à la figure avant le début du dit match. Bien beau message même si cela fait parfois très superficiel, surtout de la part de joueurs qui on clairement la rage de vaincre mais qui une fois déchus vous souhaitent pourtant avec le sourire de remporter la coupe et de vous soutenir sans détour. Mais bon c’est le bel esprit du sport, tout çà… Le jeu est là pour véhiculer des ondes positives sur le sens de la camaraderie, de l’effort récompensé et le plaisir sportif alors laissons le cynisme aux vestiaires pour une fois.

L'une des équipes (l'école Otomo, la mienne en l'occurence) pratique le footing quotidien de 30 km AVANT l'entraînement de foot proprement dit. Je ne sais même pas si c'est Dieu possible physiologiquement parlant. En tout cas cela mets tout de suite dans l'ambiance...

Une autre facette qui m’a fait tiqué c’est la capacité d’analyse très poussée de gamins de 16 ans amenant à des dialogues ô combien sérieux sur la tactique à adopter contre les types d’en face. Alors une fois de plus je n’y connais rien au monde merveilleux du football mais il m’est avis qu’à cet âge là on est plus dans le jeu ‘intuitif’ que dans la grande réflexion sur l’art et la manière de remporter une rencontre sportive. En clair, passe moi le ballon et je bourrine, le reste on verra si ça casse ou pas. Je comprends bien le but scénaristique de tels scénettes, pour exposer les enjeux et les menaces mais honnêtement si les petits japonais prennent leur passion pour le football à ce point-là au sérieux, je comprends qu’il ne soit pas parmi les favoris de la discipline. Un peu de relâchement et de fun n’a jamais fait de mal à personne, surtout dans le domaine sportif. Mais en même temps toutes les équipes présentent dans ‘Rise of New Champions’ on ce comportement, y compris les équipes internationales, alors bon.

Je serai curieux de comparer les vestiaires imaginaires de l’univers de Tsubasa avec de vrais vestiaires d’équipes juniors de notre monde bien réel à nous. Le décalage doit sensiblement se faire sentir…

~¤~

Je n’ai quand j’y repense rien de particulier à reprocher à Captain Tsubasa: Rise of New Champions. Agréable à prendre en main une fois qu’on en comprend les mécaniques et les petites astuces de gameplay, visuellement agréable sans être révolutionnaire mais respectant les graphismes originaux, parcours sportif initiatique plein de bons sentiments agrémenté de fair-play et niveau de difficulté plus qu’accessible (si un noob comme moi à pu en voir le bout, tout le monde le peut !). Tout semble donc sourire quand à cette dernière adaptation en date. À condition de bien comprendre dans quoi on s’engage quand on se lance dans l’aventure. Il s’agit d’un jeu de foot scénarisé et à la jouabilité réduite à son plus simple appareil, bien loin des ténors du genre que sont FIFA et PES. Ceux qui penseraient trouver là une alternative à ces cadors en serait pour leur frais, même si ils ne seraient pas forcément décontenancés outre mesure.

Olive et Tom

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

L’avis de contradiction, c’est un peu bête. La doxa générale tombant à bras raccourci sur ce Balan Wonderworld, je me suis intéressé à ce jeu qui sans toutes ses polémiques me serait passé complètement sous le nez. J’ai donc lancé la démo pour voir un peu à quoi ressembler ce titre désavoué.

Le système de jeu est similaire aux titres de plate-formes de la Nintendo64, tel Mario64, Banjo&Kazooie et consorts. Des niveaux qu’il faut visiter pour y dénicher des objets (des statues ici) qui une fois une certaine quantité atteinte débloquent les niveaux suivants.

Ma session de jeu complète sur la Démo PS4 de Balan Wonderworld.


Points forts :

- Style graphique enchanteur et chara-design très cartoonesque mais qui me plaît beaucoup malgré certains choix artistiques plus problématique (le personnage ‘garçon’ j’ai cru que c’était une fille…).

- Ambiance féérique parfaitement calibré pour un jeune public. Très coloré et manichéen. On distingue très simplement les amis des ennemis, les différents pièges. Gaffe cependant à quelques précipices bien retors.

- Une exploration encouragée et toujours récompensée. De très nombreux items à récolter dans tous les recoins. Il ne faut pas hésiter à fouiller partout où on le peut.

- Balan à un coté très fantasque qui peut à la fois émerveiller ou inquiéter. Un mix improbable entre un danseur de cabaret et Willy Wonka. Le personnage instaure un climat très onirique et plein de magie un peu folle.

- Un ‘scénario’ basique mais efficace. Un vilain symbolisant les épreuves et le défaitisme et un jeune héros (ou héroïne) qui ramène le courage et l’abnégation. Vu le public visé, nul besoin d’en faire plus.

Graphismes mignons et chatoyant qui peuvent plaire aux plus jeunes sans aucun doute


Points faibles :

- Personnage très lourd et très lent. Animation étonnante qui le voit courir tout en se déplaçant à la vitesse d’un escargot. Il n’a de base qu’un seul mouvement: sauter.

- On acquiert rapidement tout un tas de costumes aux capacités propres à chacun. Mais parfois plus handicapants qu’autre chose… Par exemple le costume qui permet de frapper à distance, ce qui s’avère pratique contre les adversaires, ne permet pas de sauter. Il faut donc sans cesse jongler entre les différentes tenues…et faire gaffe à ne pas les perdre. Car dès que l’on est touché on perd la tenue actuelle, qui peut s’avérer pourtant nécessaire pour avancer dans le niveau. Alors soit on fait marche arrière pour récupérer la tenue, soit on se débrouille avec les capacités des autres à notre disposition. On s’en sort mais il faut pas mal filouter. On sent cependant clairement qu’à la longue ce système doit vite trouver ses limites. Je n’ose imaginer les derniers niveaux où à mon avis il faut switcher de tenues toutes les secondes… Un cauchemar en perspective.

Aparté : les costumes.
Pour récupérer les costumes contenus dans des items il faut d’abord posséder une clé. On peut cumuler les clés et ainsi donc récupérer tout autant de costumes que de clés dans notre inventaire. Attention néanmoins à diversifier au maximum ses tenues, car cumuler 4 ou 5 fois la même peut s’avérer complètement inutile pour progresser. Il n’y a de toute façon pas de tenue ‘parfaite’ qui s’impose face aux autres. Toutes on une certaine utilité (enfin plus ou moins)

Exemple de costumes. Il y en aurait 80 à récupérer dans le jeu...

- Bien que le jeu soit très agréable à la vue, on sent une limitation technique très grande. Le décor de fond qui se lève tel une vague procure une sensation bizarre. Bien que possédant une ambiance visuelle très proche des remakes de Spyro (histoire de comparer), on en est très loin sur bien des points.

- Le jeu manque cruellement d’explications. On ne sait pas vraiment quel est le but au-delà de ramasser un maximum de collectibles. Dans le même genre à quoi servent les boules de poils qui nous suivent partout ? Je n’ai pas compris. Paraît-il qu’il s’agit d’un système d’élevage semblable aux Chaos dans les Sonic Adventure. Absolument rien ne l’explicite. À noter qu’il se peut que le jeu complet soit plus explicatif sur tous ces points. Mais en l’état dans la démo, que dalle.

- Un truc que je n’ai absolument pas compris, le fait que les personnages non-jouables disparaissent quand on s’approche d’eux. Est-ce uniquement dans la démo ? Il y a-t-il une raison à cela ? Une faiblesse technique ? De plus ils effectuent tous des danses plus ou moins inspirées pour on ne sait quelles raisons. La danse est de manière générale très présente dans Balan Wonderworld, ce qui ne constitue pas en soi un défaut mais en ce qui me concerne cela ne me parle pas du tout.

- Pour synthétiser mes impressions, on ne dirait pas un jeu ‘professionnel’ mais un projet amateur foutrement bien fichu tiré de ‘Project Sparks’, le logiciel de création de niveau sorti chez Microsoft. Un truc d’amateur qui serait parvenu à son terme. Si on le prend comme tel c’est une sacrée réussite… mais au vu de la réputation de l’équipe en place on estime plus qu’il s’agit là d’un camouflet.

La démo m’a-t-elle convaincu d’en voir plus ?

Non. Mais je n’ai parcouru celle-ci que par envie - peut-être malsaine ?- de voir un peu de quoi il s’agissait derrière ce mauvais Buzz. De base aussi ce genre de titre ne m’attire pas et cette courte expérience aura largement suffit à satisfaire ma curiosité.

Voir aussi

Jeux : 
Balan Wonderworld
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Cinéma - série (Cinéma)

On continue notre petit bonhomme de chemin dans le DCEU avec 3 films qui clôtureront ma review complète de cet univers cinématographique étendu. J’ai tout vu ou revu, parfois avec difficulté tant certaines de ces ½uvres sont vraiment mauvaises, voir de véritables navets mais j’en ai quand même vu le bout. Place donc à ce dernier trio avant de fermer ce chapitre DC.


Suicide Squad de David Ayer (2016)


Suite à la mort de Superman, Amanda Waller du département de défense américain met en place un projet spécial du nom de Task Force X. Celui-ci consiste à mettre sous la coupe du gouvernement les supers-criminels détenus dans leurs prisons et de les envoyer accomplir des missions-suicide de part le monde. Afin de contrôler les actions de ces voyous notoires, une bombe leur est injectée dans la nuque, dont le dispositif de mise à feu est entre les mains exclusives de la patronne et de son subordonné Rick Flag, chargé lui de mener les troupes sur le terrain. Si la bande de joyeux drilles accomplit sa mission tout en s’en sortant vivant, une remise de peine sera accordée à chacun des survivants.
Pour leur première mission, ils auront affaire à un Dieu Ancien ayant mis à feu et à sang la ville de Midway City. Mais les dessous de cette affaire seront plus obscurs que ce qu’on à bien voulu leur dire et les révélations s’enchaineront. Les parts d’ombre et de lumière de chacun se révéleront alors au cours de la mission, redéfinissant les notions même de ‘gentils’ et de ‘méchants’…


Une belle brochette de déglingos...

Bon. Suicide Squad le film. Une montagne de défauts évident, à la fois dans l’écriture, dans le montage, dans le scénario. Le charcutage de la pellicule se ressent à des kilomètres, et le réalisateur et la Warner auront beau le nier à tue-tête, le visionnage ne trompe pas. Les coupes à la truelle, le rythme irrégulier, le récit décousu, les incrustations pour tenter de donner un tant soi peu de contexte… tout sent le rafistolage de dernière minute sur la table de montage de la société réquisitionnée pour rendre le film plus ‘fun’. Pour un résultat assez lamentable.

Will Smith sous le masque de Floyd 'Deadshot' Lawton en compagnie de Margot 'Harley Quinn' Robbie. Drôle de duo principal.

L’histoire même du film est un serpent qui se mord la queue. Waller créée la Suicide Squad qui aura pour première mission de la sauver elle même d’une ville sous la menace de l’Enchanteresse. Cette dernière attaquant la dite ville pour récupérer son c½ur détenu par Waller, encore elle. Donc en gros Waller par ses actes conduit à prendre des mesures drastiques qui n’auraient pas eu lieu d’être si elle n’avait rien fait depuis le départ… Si j’étais son supérieur hiérarchique, c’est elle que j’éliminerai de l’équation. Et fissa.

Amanda Waller est en charge de résoudre les immenses problèmes qu'elle contribue à créer.

Une fois cela dit, il y a t-il quelque chose à sauver dans ce désastre ? Et bien oui. Les personnages. Car malgré tout, ceux-ci sont plutôt ‘bien dépeints’, si on omet l’erreur grossière d’en faire une ‘famille’ alors qu’ils ne se côtoient que depuis quelques heures…(Error Fatal Grave). Beaucoup critiquèrent la vision de Will Smith pour son Deadshot mais en fait elle est assez juste, seulement le métrage occulte pas mal son coté ‘tueur à gages’ une fois sa scène d’introduction passée. Et le fait qu’il soit mis plus en avant que les autres…bah c’est le principe de la tête d’affiche j’ai envie de dire. Le reste de l‘équipe est lui aussi ‘plus ou moins fidèle’ avec toutefois quelques variations de caractérisation un peu too much (Captain Boomerang et sa peluche de Licorne rose…Gné ??). Katana s’en sort plutôt bien, Rick Flag aussi. Et Waller est une pourriture finie, on en attendait pas moins de cette ordure sans nom. Après il y a les vrais ratages comme l’aspect catastrophique de Killer Croc ou l’interprétation hallucinée de la sorcière par Cara Delevingne. Mais celui qui est véritablement agaçant c’est El Diablo, en surjeu de la caillera des bas fond de L.A. jusqu’à l’ignoble (et pas aidé par une VF atroce). Ça fait vraiment peine à voir…

Trois gros vrais ratages.

Et puis il y a le couple star.
Alors autant Margot Robbie nous donne une Harley Quinn satisfaisante, à la fois violente, délurée, sexy et psychologiquement dérangée…autant Jared Leto nous accable d’un Joker complètement à coté de la plaque, au look de gangstarap foireux à mille lieux du style dandy déguindé du personnage. Après je le concède, Jared Leto c’est un acteur que je n’apprécie pas du tout et qui as la fâcheuse tendance à toujours vouloir en faire des caisses pour pas grand-chose (Blade Runner 2049 en exemple marquant). Je fais clairement parti de ceux qui estiment son Joker complètement raté. En comparaison, la Harley est donc un rayon de soleil et c’est clairement elle qui sort son épingle du jeu dans cette équipe de choc.

Harley fanfaronne quand les regards sont braqués sur elle mais ses yeux tristes ne trompent pas quand on parvient à la surprendre

Quelle faute de gout que ce Joker tout droit sorti d'un clip minable de MTV...

L’un dans l’autre j’aime à revoir ce Suicide Squad de temps en temps. Malgré sa montagne de défauts et certains de ses personnages foirés jusqu’au trognon. En tant que série B d’honnête facture, sans plus. Un petit plaisir coupable en somme…


Aquaman de James Wan (2018)


Arthur Curry est le fils de deux mondes. Terre et Mer. De son père le gardien de phare et de sa mère reine d’Atlantide en Exil. Mais jamais il ne s’intégrera ni à l’un ni à l’autre, préférant naviguer en solitaire et venir en aide aux marins nécessiteux, forgeant sa légende sur les bateaux voguant sur les sept mers. Mais quand son demi-frère, roi en place de la cité engloutie se mets à monter une armée pour éradiquer ceux de la surface, il est temps pour lui de faire face à ses responsabilités et de réclamer sa place légitime sur le trône.

Le réalisateur au milieu de ses acteurs

Je me suis fait violence pour regarder ce film qui ne m’intéressait mais alors pas du tout. C’est celui du DCEU que j’ai visionné en dernier. Il m’a fallu redoubler d’efforts pour ne pas le stopper en plein milieu et parvenir au générique de fin. Car comme je le pressentais, qu’est ce que c’est mauvais ! Mais alors à un point ! En cause principalement ses dialogues qui ne sont rien de moins qu’affligeant. Ça tient de l’acharnement thérapeutique pour en arriver à pondre une telle bousasse.

Papa et Maman Aquaman. Alias Temuera Morisson et rien de moins que Nicole Kidman

Décortiquons un peu ce fruit pourri. Le truc qui saute aux yeux en premier, c’est l’interprétation. Pas un (pas UN !) ne joue juste là-dedans. Même le Grand Willem Dafoe semble complètement à l’ouest. La faute à un tournage quasi totalement en fond vert, qui fait que les acteurs n’on pas la moindre idée de ce qui les entourera en post-production. Ils jouent littéralement ‘dans le vent’, sans aucune profondeur de jeu, sans aucune âme. Celui qui s’en sort le mieux est sans conteste Yahya Abdul-mateen II dans le rôle de Black Manta. Un vrai charisme, un vrai travail d’interprétation, un vrai regard. On sent qu’il s’implique.


Un personnage secondaire qui aurait gagné à être le rôle principal...

Amber Heard quand à elle est physiquement très proche de son pendant éditorial, le costume, la coiffure, les yeux qui brillent…c’en est troublant. Sexy en diable et en usant et abusant elle sait mener les hommes de son entourage par le bout du nez. Mais pour en revenir au point noir du métrage, je ne pense pas qu’elle gagnera un seul oscar dans sa carrière…
Mais le pire du pire c’est bien entendu Jason Momoa. Potable en tant que second rôle, faire de cet acteur le héros central d’un film, moi je dis qu’il faut les avoir bien accroché. Incapable d’interpréter autre chose que le grand gaillard béat et bas du front, il rend Arthur Curry bête à manger du foin. On est très très loin du mythique Aquaman de l’anime Justice League des 90’s. Quand je pense que j’hésite depuis un moment à voir son film Conan -> je n’hésite plus ! Il faut que je le voie pour mesurer l’ampleur des dégâts sur le Roi barbare.

Jason Momoa face à Patrick Wilson. Aquaman face à Ocean Master
Et oui cette scène est sous-marine...

Là encore j’estime qu’il y a quand même quelque chose à sauver de la poubelle, et cette chose c’est l’esthétique globale apporté aux fonds des mers. Il y a une vraie recherche, un vrai parti-pris graphique et un vrai travail sur la couleur. Bon après c’est surchargé à l’excès, un peu trop dans l’esprit néon fluo de Tron et surtout sans génie créatif pur. Une ville sous-marine qui ressemble à une ville de la surface…mais juste posée au fond de l’eau. Je veux dire Poukram quoi ! Un peu d’imagination ! À quoi ca sert d’avoir un décorum pareil pour juste faire des immeubles de la 5ème Avenue ? Dans un espace où la gravité est flottante, le concept même de haut et de bas est à relativiser, l’architecture est entièrement à repenser. Pareil pour les vaisseaux de guerre, que je juge juste stupide dans leur conception. Des vaisseaux aquatiques conçus comme des vaisseaux spatiaux…mais ca n’a aucun sens ! Une baie d’observation rectiligne, dans un poste de commandement avec sol et plafond…pour un peuple qui nage constamment, y compris à bord de leur embarcation! Mais bon sang, jouez de cet environnement ! Faites des passages dans tous les sens, des immenses baies en bulle, je ne sais pas moi…n’importe quoi d’autre que ces designs de fainéants !

Une certaine recherche graphique...mais qui ne va clairement pas assez loin

Mais le plus gros reproche que je formule contre ce film est en fait le même que j’ai envers les Wonder Woman et le Shazam (que je n’ai vu que partiellement en cliquant ici et là, pas la force de le voir en entier) et qui en fait est un point de vue biaisé sur ces ½uvres: ce sont des films pour enfants. Et il y a longtemps que je n’en suis plus un. Ma détestation de ces films et donc dû en grande partie au fait qu’ils ne s’adressent pas à moi. Et quand je dis ‘enfants’ je veux dire ‘des gamins entre 8 et 14 ans’, car les Marvel qui eux s’adressent aux adolescents parviennent quand même à m’alpaguer la plupart du temps. Quand à la vision de Snyder, même si j’ai des reproches à faire à ses films ils me correspondent plus en termes de ton et d’ambiance. Car plus sombre et plus adulte. Pas de mystère en soi, je préfère les histoires dans lesquelles je me retrouve.


PS: une séquence de cet Aquaman m’a fait plus que fortement penser à la scène du sable mouvant dans La Chèvre de Francis Veber. La similitude est trop troublante pour que James Wan ne l’ai pas vu. À la fois étrange et fascinant.

PS2: un point scénaristique qui me perturbe au plus haut point et à laquelle peut-être quelqu’un pourra me répondre. Un objet antique datant d’avant même la levée des eaux du Sahara qui libère une bouteille en verre qui interagit avec une statue sicilienne de Romulus, il n’y a pas comme un léger problème de temporalité ? Ou alors encore une fois j’ai pas tout capté (ce qui est grandement possible).

Birds of Prey de Cathy Yan (2020)


L’ancienne psychiatre devenue criminelle délurée s’est faite jeter par le Joker comme une malpropre. Pour parer à sa peine de c½ur elle se prend une biture mémorable dans le night-club de Roman Sionis, mieux connu dans le milieu sous le nom du Black Mask. Le lendemain matin, pour contrer à sa gueule de bois elle s’achète un sandwich - son préféré de toute la Terre. Mais voilà-t’y pas qu’on lui cherche des noises de tout les cotés et qu’elle finit par faire tomber son trésor culinaire sur la chaussée. C’est le début de la rocambolesque aventure d’Harley Quinn, qui croisera sur sa route une vengeresse d’origine sicilienne, une chanteuse à VOOOOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIX, une fliquette imbibée de Whisky et une délinquante juvénile aux intestins d’acier.

Gotham Girl

Des fois je me demande si ce n’est pas moi qui ai des gouts de chiottes. Aquaman fut un succès mondial que je trouve nul à en déféquer du poisson pourri pendant des heures et Birds of Prey s’est fait défoncer alors que j’aime beaucoup ce film. Mais alors vraiment beaucoup. Il m’éclate même.
Déjà d’une, ce n’est pas un film pour enfant. Je n’ai rien contre soit dit en passant. Mais j’ai passé l’âge. Là on retrouve les bas-fonds de Gotham à la dure. Du sang. De la violence. Et de l’absurde. Et une ancienne psy à la dérive. Et surtout des dialogues qui font mouche, Poukram de sa maman ! Certaines répliques sont hilarantes, d’autres sarcastiques et d’autres encore sont glaçantes. Le tout mitonné avec un brin de folie et de paillettes qui ne font pas artificielles (Hum Suicide Squad). On n’est pas ici dans la niaiserie de la greluche à lasso ou du traducteur de dauphin. Et ça fait plaisir à voir !

Victor Zsasz réclame une séance à sa psychothérapeute...

Ensuite les nanas en tête d’affiche sont méga bad-ass et foutrement sexy. Margot Robbie tout d’abord qui parachève son interprétation de bouffonne ex-reine du Crime et y apporte une émotion et une sensibilité tout juste comme il faut sans négliger le fait que c’est une saccagée du ciboulot puissance 1000. On enchaîne avec Mary Elizabeth Winstead, actrice que j’adore et qui fait une Huntress à la fois hyper-vénère quand il s’agit de défourailler des mafieux et d’une naïveté confondante dans ses différents rapports humains, ce qui créé un décalage assez marrant. Vient ensuite la femme la plus classe du monde, d’une beauté renversante et d’une coolitude à toute épreuve, Jurnee Smolett-Bell dans la tenue de Dinah Lance alias Black Canary. Je pourrai regarder ses scènes en boucle jusqu’à la fin de ma vie…

<3

Les deux dernières protagonistes c’est un peu plus mitigé. Renee Montoya tout d’abord, qu’interprète Rosie Perez. J’ai eu un peu de mal au premier abord avec cette Montoya plutôt âgée, bien loin de la jeunette un peu effacée mais efficace que Bullock prenait sous son aile. Mais en fait c’est raccord avec la temporalité du Batman qui lui aussi est plutôt sur la fin dans le DCEU. Montoya n’est plus une bleue depuis des années…D’ailleurs j’aime le fait, même si ce n’est pas explicite, qu’en vieillissant elle prenne le mauvais pli de son mentor, à savoir être passablement porté sur la bouteille. L’autre c’est Ella Jay Basco dans la réinterprétation de Cassandra Cain. À l’origine l’une des Batgirl post-Barbara Gordon (et fille de la puissante Lady Shiva) elle est ici une pickpocket très douée qui doit pas avoir 15 ans et qui à eu une vie bien pourrave jusqu’à présent. C’est par elle que le n½ud de l’intrigue passera. Une petite chipie pas antipathique mais qui as clairement besoin de repères et d’un cadre posée. Ce que ne lui apportera absolument pas Harley qui fera d’elle son acolyte…pour le pire et le encore plus pire.

Huntress et son drôle de pistolet à fléchettes...

Alors après oui le film à un coté misandre, mais rien d’aussi grave que ce que l’on veut bien entendre. Par comparaison j’ai trouvé Ocean’s Eight bien plus revanchard et polémique, et là aussi une simple comparaison avec une vraie ½uvre anti-homme (au hasard Good Girls de Netflix) montrera le coté très gentillet et finalement plus moqueur qu’autre chose de ce Birds of Prey. Et puis après tout c’est un film centré sur les gonzesses de Gotham City, encore heureux qu’elles y tiennent le pavé ! Je regrette même que l’on en voit pas plus, comme par exemple Selina Kyle (Catwoman) ou Pamela Isley (Poison Ivy). Cela aurait amené une dynamique intéressante, surtout avec la fille à la chlorophylle… Peut-être pour une suite ?

Obiwan McGregor nous laisse à voir un Black Mask assez terrifiant et très antipathique

Quand au Joker…il est fortement évoqué et fait même quelques apparitions (de dos ou en dessin) mais pas de Jared Leto à l’écran. Ouf !

~¤~

Récap’ rapide du reste du DCEU:

Man of Steel: relecture moderne et audacieuse de la mythologie Superman. Clark Kent touchant. Final apocalyptique et destruction de masse exagérée, qui occulte tout le travail mis en place précédemment. Dommage.

Batman Versus Superman: Parti-pris de base avec lequel j’ai du mal mais de bonnes idées. De très mauvaises aussi. Le kryptonien est censé réduire en bouillie le Bat, armure ou pas.

Wonder Woman: film pour enfant très stylisé avec un couple de héros attachant. Mais franchement pas mémorable. La preuve je ne m’en rappelle quasiment pas.

Shazam: film pour enfant. Ce qui pour le coup se justifie complètement.

Wonder Woman 1984: film pour enfant et surtout extrêmement bête. Mais vraiment. Confine à l’idiotie crasse. Peut-être le plus stupide que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie. Et j’ai vu ‘White Fire’.

Justice League (le vrai, de 4 heures, l’autre n’existe plus): métrage douloureux et cathartique, à la symbolique profonde. Une leçon de rythme pour un film si long mais qui en paraît moitié moins. Des séquences dantesques. Pas en accord avec tout loin s’en faut mais une vraie patte, une vraie direction, une vraie vision d’ensemble. (Point de vue #19 pour en savoir plus)

~¤~

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Suicide Squad

Aquaman

Birds of Prey

 

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Après le passage en revue des six épisodes canoniques (dans cet article), il est plus que temps d’aborder le septième, que je découvrais totalement au cours de cette rétrospective vidéoludique. Je n’étais pas très enthousiaste pour me lancer dans ce renouveau residentevilien, peu attiré par cette ambiance qui se dégageait des rares vidéos que je regardai, à savoir du Slasher très typé année 80 saupoudré de Blair Witch pour la mise en scène (pas du tout mes genres cinématographique). C’est donc avec circonspection que je me lançai avec Ethan à la recherche de sa femme au sein de la très peu avenante résidence Baker. Et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne m’attendais pas à ce que j’y ai trouvé…


UNE BIEN BELLE FAMILLE


Ethan Winters ne mettra finalement pas bien longtemps à retrouver Mia, son épouse portée disparue depuis 3 ans. Mais ces retrouvailles ne seront que le prélude à un calvaire autant physique que psychologique. Le début, dans la résidence secondaire, instaure une ambiance extrêmement lourde, poisseuse à l’extrême et qui pour le coup ramène l’horreur au c½ur du jeu, après les errements dans l’action décomplexé des deux précédents épisodes. On nage même en plein fantastique - ce qui n’est pas très habituel pour la série - avec un être possédé qui nous en fait vraiment voir des vertes et des pas mûres. On parcourt cette partie qui fait office de prologue avec un sentiment d’impuissance absolu, ne comprenant rien à ce qui nous arrive. Nous subissons littéralement les événements.

Ethan débarque à Dulvey en Louisiane pour y retrouver sa femme disparue

Suite à cette mise en bouche qui nous laisse complètement abasourdi, nous n’avons pas le temps de retrouver nos esprits que nous faisons connaissance avec la famille Baker. Très vite on comprend qu’ils sont totalement cinglés et qu’il vaudra mieux les éviter au maximum. Ce sera l’un des objectifs au cours de l’exploration de la résidence, qui se révélera bien plus agréable et ludique qu’escomptai. Énorme partie de cache-cache avec les différents membres, chacun se réservant une partie de l’immense habitation. Le lieu de vie principal pour Jack le père, les dépendances et la serre pour Marguerite la mère et l’annexe agricole pour Lucas le fiston, que ce dernier à transformé en bastion quasi-imprenable. D’autres rencontres se feront au cours de cette tragique aventure, notamment avec Zoe, la fille Baker qui étrangement ne semble pas aussi atteinte que le reste de son cercle familial ainsi qu’avec une petite fille mystérieuse entraperçue ici et là. N’omettons pas la grand-mère en fauteuil roulant, qui saura vous surprendre par ces apparitions inattendues et qui je l’avoue m’a apporté le sourire tant elle se pointe toujours dans des endroits improbables.

La grand-mère se pointe toujours aux moments où on s'y attends le moins...

Au-delà de ce noyau dur vous serez amené à rencontrer des créatures plus anodines, connues sous l’appellation de Mycomorphe, et qui vous mettront quelques bâtons dans les roues. Mais elles se révèleront assez peu nombreuses quand on compare aux hordes qui nous assiégeaient dans les opus antérieurs. Il ne faudra cependant pas les prendre à la légère et bien appréhender chaque confrontation car les monstres champignons s’avèrent encore plus coriaces que les zombies ou les infectés. Différentes variétés de ces mycoses sur pattes se présenterons à vous - rampantes, colosses, avec piques etc… - mais il ne s’agira là que du seul type d’ennemis que vous croiserez tout au long de ce putrescent périple. On pourrait craindre une faible variété dans le catalogue des antagonistes mais croyez moi entre les Baker qui ne vous lâcheront pas la grappe et les immondices aux dents longues qui vous pourchasseront partout, vous estimerez en avoir largement pour votre compte !

Jack Baker est increvable...mais du genre vraiment!


RETOUR AUX ORIGINES


Ma grande crainte envers ce septième épisode était de ne pas retrouver l’essence de ce qui faisait Resident Evil, que la saga ne s’égare encore plus que les (plus ou moins mais plutôt plus) calamiteux cinquième et sixième opus. Mes appréhensions furent vite balayé, du moins une fois l’épilogue passé car celui-ci est tout de même assez particulier. Mais une fois rendu au c½ur du jeu, dans la résidence elle-même, que de bonnes surprises qui s’enchaînèrent. Quel plaisir que de retrouver les salles de sauvegardes, les coffres, la carte, les magnétophones en remplacement des machines à écrire…et même les ‘portes à thèmes’ avec leur clés affiliées ! Le cheminement même nous ramène au premier épisode, avec le lieu principal, la cour, la résidence secondaire, quelques sous-sols peu rassurants…et même un laboratoire en fin d’aventure si on compte le ‘vrai’ épilogue qu’est ‘Not a Hero’ avec ce bon vieux Chris (j’y reviens plus bas). Non vraiment on retrouve là avec une certaine joie ce qui a fait de Resident Evil une licence culte.

Exemple de Mycomorphe, ici issu du DLC 'End of Zoe' mais dans l'ensemble ils sont tous semblable à çà.

Bien que ce retour aux sources fasse le plus grand bien, ce nouvel épisode amène tout de même son lot de nouveautés, à commencer bien sur par la vue à la première personne. Après la trilogie classique en caméra fixe, après la seconde trilogie en TPS, nous voilà donc rendu à la troisième phase de la série avec donc cette vue qui nous place dans la tête du protagoniste principal. Modernité qui fait écho à la vague dites des ‘Found Footage’ (on en revient à Blair Witch), inspiration encore plus accentuée avec les cassettes VHS que l’on découvre et qu’on peut ‘lire’ là aussi en FPS. Ce changement apporte des sensations rafraîchissantes et une nouvelle manière de découvrir un Resident Evil dit ‘principal’ (car les Chronicles et les Gun Survivor étaient eux aussi des jeux de tir à la première personne, même si pour le coup on se retrouve là plus proche des Survivor que des Chronicles qui eux était sur rails) et permet de relancer la machine Resident qui était un peu grippée auparavant (certains diront  même complètement perdue).

Une ambiance très festive en cette demeure, n'est ce pas?

L’autre grosse innovation, c’est la base technique du jeu avec ce tout nouveau moteur habilement baptisé RE engine. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fait bien son boulot. D’une richesse graphique éblouissante et garnie de performances parfaitement calibrées pour la licence, il offre tout le potentiel qu’il faut pour se plonger dans cette nuit de cauchemar. J’ai noté cependant quelques micro-chargements impromptus lors de changement de zone, surtout quand je passai de la serre à la cour ; un écran noir de deux-trois secondes histoire que le jeu s’affiche correctement (je précise que je suis sur PS4 Fat). Il deviendra le moteur phare pour Capcom sur les Remakes du 2 et du 3…ainsi que du 4 à venir (grosse réticence de ma part quand à ce futur remake que je juge inutile. Et qu’on ne me parle pas d’une nouvelle version de Veronica si on ne veut pas me mettre en colère !)

Un peu d'air frais histoire de se changer les idées. Mais on vous poursuivra aussi dehors alors bon...

Un point qui m’a surpris – et là on entre un peu en zone spoilers – c’est le niveau du paquebot échoué que l‘on parcourt dans la peau de Mia. Je ne m’attendais pas à ce que l’on incarne d’autres personnages qu’Ethan – et encore moins sa femme qui dans le prologue nous fait montre de quelques capacités bien étranges. Néanmoins j’ai effectué ce très bon chapitre avec une Mia guérie, et donc sans ‘pouvoirs’. Je reste curieux de voir ce même niveau avec une Mia toujours contrôlée par les forces démoniaques. Je sais que cela amène à la mauvaise fin mais je me réserve ce scénario bis pour une prochaine partie.

La découverte du paquebot fut un  bon passage, très bien mis en scène avec ses flashbacks, ses apparitions, son parcours...une vraie bonne séquence qui fait quasiment office de mini-jeu dans le jeu


UN PETIT TOUR AUX ALENTOURS


Évoquons à présent les DLC et autres ‘sous-intrigues’. Déjà je n’ai pas fait une grande partie des VHS, aussi bien celles présentes dans le jeu que celles en bonus connues sous le nom de Banned Footage (je possède le jeu en version boite dites ‘Gold’ c'est-à-dire avec les différents contenus additionnels inclus, excepté ‘Not a Hero’, qui reste gratuit sur le PS Store à quiconque possède le jeu). Pourquoi ? Tout simplement car ses petites histoires annexes ne m’intéresse pas. Je ne peux donc pas juger de leur qualité. Je n’ai parcouru que la première avec l’équipe de tournage - obligatoire -  et une qui met en scène Mia si je ne m’abuse (je ne m’en souviens même pas…).

Les cassettes renferment des minis-scénarios qui complètent le lore général

On en vient alors au fameux ‘Not a Hero’. Dans le jeu principal, Chris Redfield fait une apparition remarquée en fin d’aventure, juste à temps pour tirer Ethan d’une bien mauvaise posture. Je ne reviendrai pas sur la polémique de sa reconstruction faciale, tout à déjà était dit là-dessus et pour ma part même si cela reste bizarre je ne trouve pas ce nouveau faciès aussi ignoble qu’on le prétend (d’ailleurs il y a un vrai homme derrière ce visage, ici en lien un aperçu rapide de la conception de ce ‘nouveau Chris’). Bref.

Chris Redfield, membre fondateur du BSAA,  travaille désormais en collaboration avec Umbrella afin d'éliminer les armes bactériologique de la surface du globe. Tout n'a pas été dit sur ce partenariat...

Dans ce premier DownLoad Content, nous retrouvons donc notre bon vieux Chris qui explore plus en profondeur la mine de sel à la poursuite de Lucas, le fils Baker qu’Ethan n’a pas eu l’occasion d’occire dans sa quête. Le fugitif, toujours aussi atteint mentalement malgré la mort d’Evelyne, tendra tout un tas de pièges au membre plus qu’aguerri du BSAA, qui malheureusement verra ses collègues périr dans des circonstances peu enviables. Puis il finira par investir le laboratoire qui était censé surveiller la petite fille après que la société Connections l’ait retrouvé. Et c’est donc là que l’on apprend que la famille Baker n’était pas si étrangère que çà à tout ce bazar. Car au travers de Lucas le lien est établi entre la société de Mia et la résidence de Louisiane. Cependant il semble que seul le rejeton fut de mèche avec la société pharmaceutique, le reste de sa famille n’étant pas tenue au secret visiblement. Mis dans la confidence pour examiner le comportement d’Evelyne, Lucas ne songea pas une seconde à sauver sa propre famille de l’emprise de la petite, ce qui en dit long sur le caractère du fils Baker. Pour moi ce DLC gratuit constitue donc en fait bel et bien l’épilogue de ce Resident Evil 7, celui qui révèle le fond de l’affaire et éclaire toute l’histoire d’un jour nouveau. Bien sur, L’agent Redfield réglera son compte à ce fauteur de troubles, responsable de nombreux morts (y compris ses parents) sans le moindre remords. Attention toutefois à cette dernière confrontation qui s’avère assez compliquée et dans laquelle il ne faut pas perdre le moindre instant.

Contrairement à Ethan, Chris est surarmé pour faire face à la menace

Et pour terminer ‘End of Zoe’. Qui non ne nous place pas dans la peau de la seule résidente ayant encore toute sa tête mais dans celle de son oncle Joe, coureur des Bois de son état et frère de Jack. Alors allons direct au but: j’ai adoré ce DLC ! Joe Baker n’est pas du genre à faire dans la dentelle et n’est pas particulièrement friand d’armes à feu…C’est donc à mains nues qu’il va devoir se frayer un chemin au travers du Bayou pour mettre la main sur le vaccin capable de sauver sa nièce mal en point. Oui oui, à Mains Nues ! Crochet du droit, uppercut du gauche, esquive, jeu de jambes, *hop ! hop ! hop !* On enchaine les Grendels champignonesques les uns après les autres avec un certain plaisir malsain. Le jeu de shoot se métamorphosant en jeu de boxe un peu frappadingue, pour ne pas dire en un Beat’m All sous acides, pour une bonne tranche de rigolade. Ethan en bavait des ronds de chapeau pour s’en débarrasser, Chris était équipé spécifiquement pour leur faire mordre la poussière mais Joe lui en fait de la chair à pâtée sans la moindre difficulté. Bon si un peu quand même mais c’est sans commune mesure avec les autres méthodes… je ne sais pas si les ennemis sont moins puissants ou si c’est moi qui m’éclate à les marraver à coup de poings mais quel pied j’ai pris dans ce niveau bonus !


Joe rassure sa nièce qui était sur le point de se cristaliser. Noter sur le bras du bonhomme un renfort bionique qui lui octroie une plus grande force de frappe. Des petits collectibles en forme de poupées de boxeur permettent également d'augmenter les patates de l'homme des bois pour en faire une vraie force de la nature.

Il existe tout de même quelques subtilités de gameplay: il est possible de tuer ‘en un coup’ les malandrins si on parvient à les saisir sans se faire repérer (en fait il leur brise la nuque, ce qui est absurde en soi pour tuer des ‘champignons’ mais passons…) et Joe peut user de lances de fortune qu’il confectionne au gré de ses récupérations. Il est cependant préférable de réserver ses ustensiles meurtriers aux nombreux crocodiles qui pullulent dans les marais, car pour le coup vos mains nues ils les croqueront bien avant que vous ayez réussi à les bastonner. Un ennemi récurent vous poursuivra au cours de ce mini-scénario qui évoquera aux connaisseurs Swamp Thing (ou la Créature des Marais), et je ne peux croire qu’il s’agisse là d’une coïncidence tant l’hommage confine au copier-coller. La révélation finale de l’identité de cette monstruosité m’a d’ailleurs laissé perplexe car scénaristiquement cela ne tient pas debout…mais faisons fi de cela. On n’est pas à ça prêt…

Des méchants crocodiles n'hésiteront pas à vous croquer les miches si vous ne faites pas gaffe.

Comptez 1h30 pour chacun de ces contenus additionnels. Ce qui est ‘raisonnable’ on va dire…vu que je ne les ait pas ‘payé’. Par contre je trouve dommage que Joe ne soit pas déblocable pour la campagne principale, j’aurai kiffer !


DES QUESTIONS SANS RÉPONSES


Bien que cet épisode redouté m’ait finalement conquis, j’ai quelques griefs à son encontre et surtout quelques interrogations. Commençons par ce qui est pour moi le plus fâcheux – et récurent de la saga: la lenteur du personnage. Agaçant au possible le fait qu’aucun héros de la franchise ne sache courir mais au mieux trottiner…et encore même pas vigoureusement ! Ce fait me rendait déjà fou avant - et surtout dans le 3Remake face au Nemesis - mais là en vue subjective c’est un pur cauchemar. Ethan se déplace à deux à l’heure, quelque soit la terreur lui courant après et qui menace de le bouffer ! « Prends tes jambes à ton cou, gars ! Magnes toi le train ! » Je hurle littéralement contre ma TV quand cet abruti compte les mouches alors qu’un Streumon lui colle aux basques. Parce que eux ils ne vont PAS à deux à l’heure, je peux vous l’assurer !! En moins de temps qu’il en faut pour s’en rendre compte ils fondent sur notre escargot de héros pour lui asséner de biens violentes revendications. À devenir dingue cette apathie, vraiment.

Les portes à thèmes font leur grand retour. Ici une porte corbeau...plus qu'à dénicher la clé qui correspond.

Ensuite la visée. Alors je veux bien croire que je sois une cruche pas capable d’aligner correctement les tirs en pleine tête mais là quand même on sent clairement que le jeu ‘sait’ esquiver quand notre mire pointe directement la ganache d’un champigno-freaks. La première fois on a un doute, la trentième on en est persuadé. À tel point qu’on peut s’en amuser et ‘guider’ un tant soit peu les créatures (‘un peu plus à gauche…un peu plus à droite…voilà !’). Le phénomène était déjà palpable dans le 6, mais là c’est encore plus frappant.

"Comment veux-tu que je t'explose la tronche si tu n'arrêtes pas bouger dans tout les sens!!"

Maintenant quelques questions sur notre protagoniste et sur ce qui lui arrive au cours du jeu. Parce que quand même j’ai quelques suspicions à son propos… Déjà le coup de la main tranchée rafistolé avec des agrafes… Qu’est ce que c’est que ce truc ?! Alors oui on peut ‘recoudre’ un membre fraîchement coupé mais si c’est fait par un chirurgien dans les règles de l’art. En aucun cas on peut ‘recoller’ une main de la manière décrite ici. Ce qui sous-entend donc une certaine forme de régénérescence pour Ethan lui-même, qui serait donc lui aussi sous la coupe mentale et psychique d’Evelyne ? Pareil quand sa femme lui transperce la main avec un couteau de cuisine et qu’il se ‘guérit’ en se passant un peu d’alcool (j’ai éclaté de rire), tout ça manque de ‘cohérence’ (les guillemets parce qu’on parle quand même d’un drôle de monde à la base) car Ethan n’est pas censé avoir une quelconque auto-guérison…sauf si encore une fois il bénéficie du même statut que les Baker auprès de leur maîtresse. Ce qui pose alors tout son lot de questions sur la nature même de la relation entre Evelyne et Ethan. Et surtout sur ce qu’elle attend de lui…est-il là pour tuer les Baker ? Pour la libérer et refonder une pseudo-famille composée d’elle-même d’Ethan et de Mia ? Peut-être…Tout cela est laissé à l’interprétation de chacun finalement…

Ethan ne dévoile jamais son visage...

~¤~

C’est assez rare que je me lance dans un jeu qui de base ne me botte pas. Mais dans le cadre de cette intégrale et peut-être aussi un peu dans l’attente de ce bien curieux ViLLage à venir je me suis plongé tête la première dans ce Resident Evil 7. Bien m’en à pris. Mes réticences furent assez rapidement renvoyé d’un revers de la main malgré une trame de fond qui fait peu de lien avec les épisodes précédents et une ambiance plus orientée fantastique de prime abord, avant que des explications plus en phase avec la série ne viennent remettre le tout sur les rails de la cohésion globale. Agréablement surpris aussi par le retour des codes classiques de la licence, tels les coffres, les clés, le lieu unique et ses proches alentours… Un véritable retour aux origines question tonalité tout en apportant une plus-value avec cette vue subjective qui modernise la manière de parcourir un Biohazard. J’y regrette seulement la lenteur lancinante de son héros et le fait que ce dernier ne soit en fin de compte pas très attachant car pas assez développé, il y a trop de questions à son sujet. On sent beaucoup de non-dits sur son compte, beaucoup de mystères…peut-être auront nous les réponses dans Resident Evil 8 ?

Zoe Baker sous sa forme cristalline, synonyme de mort imminente. Elle sera la seule de sa famille à s'en sortir. Pourquoi ne fut-elle pas affecté comme ses parents ou son frère? Nous n'avons pas la réponse...

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Alors que Resident Evil 8 - dit ViLLage - s’approche à grand pas de sa date de sortie, voilà qu’il me prit l’envie de refaire l’entièreté de la saga principale (les épisodes numéraires seulement, ce qui constitue tout de même huit jeux, ce qui n’est déjà pas mal). Je n’avais pas refait certains d’entre eux depuis leur sortie initiale sur Gamecube et revenir sur ces titres des années plus tard apporte son lot de surprises, bonnes comme mauvaises. Voyons rapidement cela ensemble…


RESIDENT EVIL 0


Rebecca Chambers devra faire équipe avec un fugitif du nom de Billy Coen pour parvenir à survivre à une nuit de cauchemar dans l’arrière forêt de Raccoon City. Zombies, énigmes tordues et grenouilles gloutonnes rythmeront leur terrible aventure.

La nuit commence dans un train luxueux mais aux passagers peu amènes

J’ai redécouvert cet épisode et j’ai pu de nouveau constater avec fascination sa grande beauté. Du moins en ce qui concerne le jeu en lui-même, car les cinématiques elles accusent un tantinet leur âge. La particularité de cet opus tiens dans le fait d’incarner les deux personnages, switchant de l’un à l’autre à l’envie…et au besoin qu’impose le titre. Car évidemment Rebecca et Billy ne possèdent pas les mêmes atouts et capacités. Autre singularité, pas de coffre du tout mais possibilité de déposer ses objets où on le souhaite ou de les échanger avec son partenaire (si à proximité).

La coopération entre nos deux héros sera indispensable pour compter voir l'aurore...

On découvre le centre d’entraînement anciennement affilié au Manoir Spencer mais fermé depuis des lustres ainsi que la gare de tri qui faisait le lien avec le Resident Evil 2 classique (il s’agissait du même décor, rehaussé graphiquement) mais le REmake à fait passer à l’as ce lien entre les deux jeux.
Le bestiaire nous montre des insectes géants, une chauve-souris mutante et surtout des sangsues à foison. Sans compter un homme-gluant très collant…

Les singes bien coriaces qui selon mon interprétation personnelle sont en fait les 'pré-Hunters'

Un épisode jugé décevant à sa sortie d’un point de vue ‘scénaristique’, un ‘zéro’ qui avait promit de mettre en lumière les événements amenant au ‘1’ mais qui dans les faits en révèle très peu. On y croise William Birkin et Albert Wesker qui mettent en place leur maîtres-plan tout en essayant de sauver les meubles avant la catastrophe imminente qui s’annonce. Rebecca sera de nouveau jouable dans le jeu fondateur si on choisit d’y incarner Chris Redfield et fera une ultime apparition dans le film d'animation 3D Vendetta. Quand à Billy, on entendra plus jamais parler de lui…

Le jeu à toujours de beaux atouts question visuel et ambiance.

Bien qu’il ne s’agisse nullement d’un épisode majeur je l’apprécie pour ce qu’il est, soit une préquelle sympathique mais loin d’être indispensable.


RESIDENT EVIL REbirth


Chris Redfield et Jill Valentine investissent un manoir isolé sinistre dans la forêt de Raccoon City afin d’enquêter sur la disparition de leurs collègues survenue 24h plus tôt. Ils tomberont sur un véritable enfer peuplé de morts-vivant et de traîtres mais feront surtout leur premiers pas dans une odyssée qui les emmènera très loin dans l’univers du bio-terrorisme.


Chris Redfield à ses débuts.

Le fondateur. L’origine de tout. Bon enfin presque puisque qu’il s’agit là du célèbre remake paru à l’origine sur la console carrée de Nintendo. Il est donc ici question - après l’original et le Director’s Cut - de la troisième version du titre mais qui fait aujourd’hui autorité. Premier constat, il est toujours aussi magnifique malgré le poids des ans. Les effets de lumières vacillantes, l’ambiance pesante jusqu’à l’étouffement, la sensation de danger permanent….une réussite à tout les niveaux. Ce n’est pas pour rien que c’est un jeu culte: c’est un véritable chef-d’½uvre.

Détail tout bête mais ce plan est mon préféré de REbirth. Entre l'effet de lumière, les remous de l'eau, la musique...je suis éberlué à chaque fois que je le vois.

Mélangeant le survival-horror et l’exploration, on parcourt l’obscure demeure à la découverte de nombreux ennemis. Les classiques croqueurs de cerveaux bien sur auxquels s’ajoutent un serpent géant, des requins  bien embêtants et une plante plus que vivace. L’ajout majeur de cette relecture autrefois moderne c’est Lisa Trevor, qui par sa présence appose un coté dramatique à une ½uvre déjà pas très jouasse. Entre deux affrontements la résolution d’énigmes toutes plus mortelles les unes que les autres parsèmeront également la soirée. Si on survit à tout ce bazar, on découvrira la triste vérité, accompagné d’un Tyran, un boss qui deviendra récurrent dans la série.


Rebecca et Jill prêteront main-forte à Chris lors de leur évasion. il est possible de parcourir l'aventure avec l'agent Valentine pour un circuit un peu différent lors de la visite du manoir.

C’est toujours un plaisir que de parcourir Resident Evil premier du nom. Il reste une claque, une leçon de jeu vidéo, qui reste supérieur à bien des titres malgré les limitations auquel il dut faire face à l’époque (je parle du jeu initial bien entendu). Il reste, même vu de 2021, celui que chaque joueur se doit de faire si on ne peut en jouer qu’un seul de la franchise.


RESIDENT EVIL 2 REmake + RESIDENT EVIL 3 REmake


Dans ce cycle vidéoludique Resident Evil, je n’ai pas refais les épisodes désigné désormais comme ‘classique’ mais donc leur version moderne sous RE engine. Je ne vais faire très long et renvoyé sur mes articles histoire de ne pas faire doublon.

Cliquez sur l'image pour mon article sur Resident Evil 2 REmake

Pour aller vite j’aime beaucoup ces Remakes, y compris le 3 peu apprécié. Mais ils n’effacent en rien l’existence des jeux originaux, qui restent cultes, surtout le 2 - j’avoue avoir plus de mal avec le Nemesis.

Cliquez sur l'image pour mon article sur Resident Evil 3 REmake

Bien que les versions originales on prit du plomb dans l’aile en terme de jouabilité, j’estime qu’elles restent intéressantes à jouer et à découvrir pour les jeunes générations qui ne connaîtrons que leur versions actualisées. Je trouve donc assez dommage que les jeux d’époque ne soient pas fournis dans les Remakes…

L'existence des remakes n'occultent en rien les épisodes classiques qui restent des jeux auxquels je rejouerai à l'occasion.


RESIDENT EVIL 4


L’agent spécial du président Léon S. Kennedy est envoyé dans un coin reculé d’Espagne chargé d’une mission de la plus haute importance: retrouvé la fille kidnappée de son POTUS de patron. Rapidement il découvre une nouvelle machination bio-terroriste qu’il se fait un devoir d’éradiquer, tout en jonglant entre la protection d’Ashley et les coups tordues d’Ada…

Le contraste entre les moments d'accalmie et de tension est saisissant et confère une atmosphère unique à cet épisode

Premier épisode de la seconde trilogie, plus orientée action. À l’époque il à du convaincre le public à la dure tant la nouvelle direction de la franchise laisser dubitatif. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs, ou du moins l’un des plus marquants.

Léon est aux prises avec de véritables fanatiques bien secoué du bocal.

Mais ouillouillouille ! La redécouverte est loin d’être en sa faveur, notamment en terme de jouabilité. Qu’il est lent et lourd notre bon vieux Léon, qu’il se déplace tel un 35t par grand vent, qu’il à du mal à pivoter sur lui-même quand il met en joue ! Néanmoins le pire reste l’absence de caméra libre. Ça, ça fait vraiment mal ! On peut certes la faire panoter un chouia de chaque coté mais pas de beaucoup. En résulte une sensation d’étriqué, d’un personnage engoncé et peu habile, malgré ses capacités hors du commun.


Je n'ose imaginer le prix des futals de ce monstre

Après attention ce RE4 reste une aventure très prenante aux graphismes un peu vieillot mais encore plus qu’acceptables. Exit cependant le coté ‘exploration bordélique pour trouver des clefs dans des endroits improbables’ pour une expérience plus linéaire. Les différents décors traversés sont suffisamment divers et surprenants pour sans arrêt relancer l’intérêt, avec une nette préférence pour les couloirs du château de Salazar, qui me laisse toujours coi de par sa magnificence et son sens du détail visuel.

Une nouveauté dans ce tournant de la série, il est possible de s'acheter du matériel chez un marchand en ramassant des pierres précieuses éparpillées dans les niveaux. Le marchand qui aura marqué plus d'un joueur à l'époque, ici à droite dans cette capture d'écran. On ne sait rien de lui en dehors de son sens des affaires et qu'il est manifestement infecté comme le reste de ses concitoyens. Mais pourquoi n'est-il pas hostile? Sa vénalité est-elle plus forte que le parasite?

Coté factions rivales, au revoir rôdeurs d’antan, place aux premiers infectés. Bon le tir en pleine poire reste le moyen le plus efficace de s’en débarrasser mais désormais les belligérants on un poil de jugeote et tente même de vous prendre en embuscade, voir d’éviter votre angle de tir. On trouve en plus de la chair à canon de base quelques boss gigantesques comme les biens-nommés Gigante ou l’espèce de salamandre titanesque du lac. Le plus redoutable adversaire de mon point de vue reste le mec à la tronçonneuse, qui enclenche une mort subite dès lors qu’il vous assaille (argh !). En deuxième partie on découvre d’autres antagonistes, dont principalement Krauser, un vétéran qui semble avoir une dent contre l’agent américain.

Ashley la boulet et Léon le bon s'apprêtent à faire un tour de caroussel dans le magnifique chateau espagnol. Un moment de détente avant de revenir aux bruits des fusils et aux cris qui crissent de la miss...

Ce quatrième opus possède une aura qui lui est propre, ce petit quelque chose qui le démarque des autres épisodes de la saga de Capcom. Peut-être son coté champêtre, cette désespérance des vieilles campagnes esseulées, son atmosphère à la fois bucolique et ténébreuse…je ne sais pas. Ou alors le caractère de son protagoniste, entre désabusement et professionnalisme, qui semble ne plus s’étonner de rien et qui prends les événements comme ils viennent, sans plus de surprise que cela. Le petit bleu de Raccoon City est devenu un héros imperturbable.

On sent un peu le temps qui est passé par là depuis l'époque de la Gamecube mais cela reste convenable. Par contre gros soucis en ce qui concerne les cinématiques du scénario consacré à  Ada qui propose des vidéos immondes et floutées. Comme si on avait refourgué des cutscenes en 360p dans un jeu en 1080 (j'y connais rien en résolution)...Horrible à voir!


RESIDENT EVIL 5


Quelque part dans un pays côtier africain, Chris Redfield est à la recherche d’un revendeur d’armes bactériologique qui s’apprête à marchander des virus hautement dangereux. L’homme de la BSAA sera accompagné de Sheva, jeune officière locale de l’agence. Ensemble ils remonteront la filière présente en ces terres et Chris finira par découvrir les origines d’Umbrella…et retrouver de vieilles connaissances qu’il pensait disparues.

Le soleil africain tranche avec les habitudes nocturnes de la saga

Reprenant la formule de l’opus précédant en transposant dans un contexte aux antipodes, ce cinquième épisode fut le point de rupture avec une partie du public. Détail d'apparence sans importance mais une grande partie de l’action de cette aventure se déroule de jour, ce que beaucoup n’acceptèrent pas. En fait on abandonne ici totalement l’horreur et la peur pour basculer dans le TPS pur et dur. Absolument rien dans ce titre n’effraie à quelque niveau que ce soit. Par contre l’action y est omniprésente, pétaradante et grandiloquente. Changement de cap ô combien périlleux pour la franchise. Notez qu’il est possible de le parcourir en coopération avec un autre joueur.

Les origines du mal. C'est à partir de cette fleur qu'Oswald Spencer, James Marcus et Edward Ashford commencèrent leur recherches et fondèrent la société Umbrella.

Se déroulant dans un cadre assez peu exploité dans le jeu vidéo, l’environnement dénote par rapport à d’habitude. Une grande ville surpeuplée d’Afrique on ne peut pas dire qu’on soit proche du Manoir Spencer en termes d’ambiance. Ici la population est plus que présente pour ne pas dire abondante et les habitants infectés peuvent littéralement surgir de n’importe où pour vous occire.
Le jeu n’est pas désagréable à l’½il, il est plus détaillé et plus fin que le 4 et question maniabilité il gagne en fluidité mais ce n’est pas encore tout à fait çà. Les personnages restent assez lourds même si ils gagnent en mouvement et souplesse. C’est le dernier épisode où nos héros ne peuvent se mouvoir quand ils mettent en joue.

Un niveau plus proche de Tomb Raider que de Resident Evil...

Alors bon, certes on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un Resident Evil dans le sens où on l’entend mais j’ai quand même une grande affection pour cet épisode. En grande partie dû à Sheva, un personnage que véritablement j’adore. À la fois compétente et séduisante, elle apporte du sang neuf et une fraicheur bienvenue au roster habituel de la franchise. Et puis comparé à Ashley c’est le jour et la nuit!
Ensuite le système de points et de cumul des armes qui permet de se faire assez facilement un arsenal digne de Rambo pour une véritable boucherie dans les rangs adverses n’est pas à négliger. On est bien loin des munitions donné avec parcimonie des premiers épisodes.

Sheva Alomar, le genre de femme que l'on regrette d'être qu'un personnage virtuel...Quel Charme! On ne reviendra pas sur la polémique de sa création mais ce fut un mal pour un bien!

Cependant tout n’est pas réjouissant dans cette nouvelle orientation. On passe d’une saga autrefois subtile et maline à du bourrinage bas du front jusqu’à l’excès. Symbolisé par les séquences en jeep surarmée ou la poursuite en bateau d’un boss aquatique. On est en présence de scènes qui n’ont rien – Mais alors RIEN ! – à faire dans du Resident Evil. Et plus on avance dans les chapitres plus tout cela devient ridicule. Pour terminer sur le paquebot où là tout simplement ca se transforme en jeu de guerre plus proche d’un Gear of War que d’un Alone in the Dark. Ahurissant.

On est bien loin du petit gars qui esquivait les cadavres ambulants dans des couloirs putrides...

Et que dire du long affrontement final contre Wesker, complètement WTF est à mille lieux du réalisme à peine exagéré du premier jeu. Quand on voit çà on ne peut que constater l’incroyable dérive qu’entama la série à l’époque…


RESIDENT EVIL 6


Chris Redfield, Léon Kennedy et Sherry Birkin mènent chacun de leur coté la bataille contre les menaces bactériologiques qui agressent les différents pays du globe. Mais les événements les amèneront à se croiser pour déjouer la plus grande attaque bio-terroriste qu’ai jamais connu le monde. Chacun avec leur motivation et leurs objectifs, parfois contradictoires, ils devront s’épauler pour mettre un terme à ce massacre de masse.


La catastrophe. Le tréfonds de la saga. L’ignominie. La bêtise crasse. L’incompétence. L’incompréhension.

Ce jeu, je le conchie. Un épisode qui fait honte au nom qu’il porte, aux mécaniques mal foutues, à l’écriture qui confine à la stupidité. Comment en est-on arrivé là ? Irrespectueux dans ses moindres aspects à ses ancêtres, on est ici en présence d’un truc infâme de A à Z. TOUT y est raté, rien à sauver là-dedans (ou presque).

Un seul mot pour résumer les chapitres de Chris: BBEEAAUUUAAARRRGGGHHH !!

La partie Chris Redfield, honteusement calquée sur un Call of lambda est l’antithèse de ce que doit être un Resident Evil. On croit réellement s’être planté de jeu quand on lance çà. Du Pan Pan Boum Boum au ras des pâquerettes (pour ne pas dire débile), noyé dans une ambiance militaro-guerrière américaine à gerber, c’est tout simplement une honte absolue. Je ne polémiquerai même pas sur le scénario totalement crétin de cette partie, ni fait ni à faire, qui voit un Chris perdre la mémoire mais pas tout à fait mais quand même en grande partie (ça n’a ni queue ni tête, c’est le cas de le dire). La cinématique d’introduction dans le bar est véritablement hilarante de niaiserie et de loyauté exacerbée jusqu’à l’absurde. C’est nul de chez nul, cliché jusqu’à la moelle…on se rapproche vraiment de l’ambiance série Z qui se dégageait du tout premier épisode, avec les acteurs dans la séquence d’ouverture méga-ringarde et fauchée. Le fond de poubelle de la franchise.

Chris - à droite -  en compagnie du personnage dont tout le monde se fout (Piers Nivans, qui est aussi visible dans un des mangas - celui dans une université d'Asie du sud-est)

Passons à la partie Léon, guère plus réussie mais qui elle part dans un autre délire. Elle reste cependant celle qui se rapproche le plus de l’essence de la saga…du moins son premier chapitre, parce qu’après on arrive dans un gloubiboulga qui estomaque. Après le film de guerre dégénéré on passe au film d’action décérébré qui aurait placé tout ses curseurs au niveau 100. Au point d’en donner mal à la tête.

Les ravages de la télévision

Le début est plutôt calme mais dès que l’action se lance, elle ne s’arrêtera plus jusqu’au générique. Et là aussi tout confine à l’absurde tant tout ce que traverse notre héros est juste inconcevable… il survit littéralement à TOUT constamment, sans la moindre égratignure. On en reste baba. Ce n’est plus un homme mais un surhomme.

J’ai listé toutes les péripéties auxquels Léon survit, ca frise le ridicule:
- Un accident de voiture qui fait plusieurs tonneaux. Pas un bobo.
- Un accident de bus qui finit par chuter d’une falaise (il est dedans quand il tombe et s’écrase. S’en sort indemne)
- Nombreuses chutes vertigineuses dans un puits de mine.
- Effondrement de catacombes
- Explosion nucléaire (?!)
- Crash d’avion de ligne (Air force One en fait) en plein c½ur d’une mégapole chinoise. Léon qui pilote ce même avion pour tenter de redresser le cap, sans succès. Sans tire sans le moindre mal (!!). Tout les passagers sont morts soit contaminés (Comment les monstres sont arrivés à bords? Pourquoi attaquer cet avion ??) soit dans l’épouvantable accident. Des centaines de morts aux bas morts dans la ville. Pas un remords, pas une pensée. Tout juste une péripétie qui vaut à peine qu’on l’évoque…incroyable.
- Un Alpha Jet de l’armée qui s’écrase dans une tour puis lui tombe presque dessus…
- …provoquant l’explosion complète d’une avenue (!) à une échelle qui ferait même pâlir Michael Bay de honte.
- Crash d’hélicoptère (qu’il pilote une fois de plus) dans un immeuble, après avoir frôlé un métro aérien et zigzagué entre des buildings. Les passagers initiaux de l’appareil périront alors qu’ils ont bravé le danger pour lui sauver la vie. En récompense un mourra brulé vif et l’autre infecté et balancé dans le vide. Là encore à peine un événement mineur…
- Après avoir survécu à cet énième accident suite à une nouvelle chute, l’engin à hélice menace de les écraser en tombant sur une surface en verre, sous laquelle se parquent des centaines de zombies.
- Quasiment coup sur coup, il réchappe à deux ascenseurs en chute libre.

Une explosion nucléaire. Le quotidien pour le super agent Kennedy. 70 000 personnes disparaisent dans les flammes à ce moment là...

Sans parler du fait que jamais il ne se fait contaminer malgré des villes entières empoisonnées (comment réchappe t-il à l’attaque de l’université alors que tout le reste du campus est atteint ? Il était en train de faire la grosse commission aux toilettes ?), des assauts permanents de dizaines d’ennemis plus ou moins habiles et plus ou moins bien armés, d'attaques de monstres en tout genres etc etc etc… à un moment donné, c’est juste trop !



Une question qui me taraude et me fait dire que ce jeu est complètement foiré: comment le virus peut ramener à la vie des cadavres mort depuis des lustres dans des catacombes? On est pas dans du 'fantastique' ici, les résurrections zombies sont justifiées par le fait que la 'maladie' infecte le cerveau et les transforme en créatures assoiffées de sang et de chair fraîches. Elles ont encore un cerveau les masses putrides qui traînent dans des cercueils depuis des siècles??

Mais si seulement c’était tout. Car en plus de çà, le plus incroyable est de loin le caractère pour le moins ambivalent du soi-disant héros. Criant à qui veut l’entendre qu’il sauvera le plus de monde possible, qu’il ne veut plus voir de gens mourir, il n’a aucune réaction lorsque des dizaines de personnes trépassent à ses cotés. Je veux dire il traverse factuellement deux villes dont la population se voit entièrement décimé sans qu’il ne semble affecter le moins du monde, trop occupé à aller chercher ‘le responsable’.
Mais heureusement il n’est pas seul car il est accompagné d’Helena, qui elle à un sentiment bien plus altruiste envers ses concitoyens…enfin ses proches…enfin sa s½ur quoi. Le reste peut bien crever la bouche ouverte, cela ne lui fait ni chaud ni froid. Cette dernière rejoint Ashley dans la catégorie des personnages secondaires insupportables.

Ce n'est pas visible sur cette capture d'écran mais en fait là ils sautent au-dessus d'un hélicoptère de combat. Oui oui...
Juste en dessous, en médaillon: les limites du lissage de textures (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)...


Pour finir la partie Sherry, qui fait son retour après sa jeune présence dans le 2. Celle-ci est accompagnée de Jake Muller, que l’on apprend être le fils caché d’Albert Wesker. D’où ironie de voir les enfants des deux responsables de tout ce bazar faire équipe. Voir plus si affinités. Ce dernier tiers est mon segment préféré du titre (ce n’est pas dur…) même si il ne vole pas bien haut non plus. Disons que j’aime beaucoup ses deux protagonistes, que j’aimerai bien voir évolué à l’avenir (ce qui ne semble pas du tout être dans les projets de Capcom). Il faut dire qu’entre la régénération de la demoiselle et le ‘super coup de poing’ du jeune homme, ils forment un couple qui dépote.

Subtilité, bonjour!...

N’en reste pas moins des niveaux fadasses et assez peu intéressants, malgré quelques sursauts d’intérêts. Leur particularité consiste en la présence de l’Ustanak, un tyran programmé pour une fonction précise, en l’occurrence ici capturer Jake et ses anticorps. À l’instar du Nemesis en son temps, il poursuivra sans relâche notre duo, y compris dans des endroits où il n’a aucune raison d’être. Là aussi ce parti-pris de gameplay amènera à des séquences ubuesques, comme la poursuite aérienne qui verra nos camarades sauter d’un avion-cargo en vol à un autre comme si de rien était. La créature les poursuivant passant elle d’hélicoptère en hélicoptère avec tout autant d’aisance. Le plus dingue c’est qu’au vu du reste c’est loin d’être le plus déglingué…


Ada à aussi droit à ses 5 chapitres, qui finiront de révéler tout les tenants et aboutissants du scénario. Mais franchement, il y a longtemps qu'on est largué...

~¤~


Ce fut un véritable périple que de refaire l’intégralité de la saga numéraire Resident Evil, avec ses hauts et ses bas. Il y a cependant pour moi UN gros défaut qui traverse l’ensemble des épisodes, à savoir la lenteur des protagonistes. C’est de loin le plus irritant, et qu’on soit clair tous les jeux en souffre, sans exception (du moins dans ceux survolés ici). En contrepartie on redécouvre une série vidéoludique devenue culte, qui a su traverser les époques et se réinventer, parfois pour le pire, pour sans arrêt correspondre au marché. Du mythique épisode initial à la déchéance absolue du sixième, on passe par toutes les strates de qualité et par tous les états lors de cette intégrale. Reste à savoir ce qu’il en sera du 7, mais on verra cela dans un prochain article…

 

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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2 REmake

3 REmake

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Mais n'a plus grand chose d'un Resident Evil...

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Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Cinéma - série (Cinéma)

Événement sans précédent que ce qui nous amène ici aujourd’hui. Après la réception plus que boudée de Justice League sur nos grands écrans en 2017, voilà que sort en 2021 la Director’s Cut - après une longue campagne insistante sur les réseaux sociaux (et pas que) - censé réparer l’affront fait à l’½uvre originelle. C’est que la production fut à l’époque très mouvementée à bien des égards. Son réalisateur, Zack Snyder dut laisser les clés à la Warner et au magicien responsable du succès d’Avengers, Joss Whedon. En résultait un monstre filmique sans âme, mou du genou et absolument pas à la hauteur de la réunion tant attendue de tout ces super-héros. Alors au final qu’en est-il de cette ‘nouvelle version’ longtemps désirée par les fans ? L’attente et l’insistance en valait-elle le coup ?

Alfred, Diana et Bruce tentent de réhabiliter le manoir Wayne en ruine

Suite à la mort de Superman, trois étranges boites d’origines extra-terrestres réparties sur Terre se mettent à vibrer et emmètrent à destination inconnue. Pendant ce temps-là, Bruce Wayne tente de réunir une équipe de méta-humains pour faire face à la menace qui se profile, avec assez peu de succès. Mais l’arrivée de Steppenwolf, lieutenant déchu du puissant Darkseid, change la donne. Wonder Woman, Flash, Aquaman, Cyborg et Batman s’unissent alors pour s’opposer au dangereux renégat, prêt à tout pour retrouver son statut d’antan auprès de son Seigneur et Maître.

Clark Kent brille par son absence sur une bonne partie du film

Alors oui. Fondamentalement c’est le ‘même film’. La même structure globale, le même synopsis, les mêmes enjeux. Et pourtant tout y est tellement différent. Le montage, la colorimétrie, le rythme et surtout le sens de l’épique. Ce que gagne en priorité cette relecture longue de quatre heures, c’est du temps d’exposition et de développement sur ses personnages. Avec en point d’orgue Barry Allen alias Flash et Victor Stone alias Cyborg. Si le premier reste le jeune homme naïf un peu bizarre mais très intelligent auquel je ne parviens pas à m’attacher, il gagne cependant en force visuelle avec quelques nouvelles scènes dantesques dans lesquelles il sauve la mise à ses camarades. Quand à Cyborg, il devient rien de moins que le c½ur du film, son élément central. Bien plus impliqué dans le scénario, une relation père-fils tendue, un vrai bon fond malgré les terribles épreuves qu’il traverse, on à tout simplement l’impression de visionner une Origin Story du héros, parfaitement imbriquée dans l’intrigue principale.

Cyborg gagne en profondeur mais parfois il est un peu palot visuellement parlant

Pour comparer avec la ‘Whedon Cut’, tout ce qui fut tourné par le créateur de la série Buffy est tout simplement passé à la trappe. Et toutes les scènes de Snyder sont soit remontées en profondeur soit étendues au maximum. On y gagne étrangement une fluidité qui capte plus le spectateur sur la longueur, à condition d’accrocher au coté pompeux et très contemplatif de la réalisation. D’un point de vue formel, on note des effets spéciaux assez inégaux et certains partis-pris qui pourront diviser. Coté FX, quelques plans sur Cyborg sont en-deçà, certaines incrustations demeurent plus visibles que d’autres et parfois un agaçant effet de flou s’installe (je déteste ‘l’effet Blur’ au plus haut point). Visuellement Darkseid fait un peu trop CGI, on est clairement pas au niveau de Thanos en terme de texture de peau et d’expression faciale…par contre je trouve Desaad particulièrement réussi, aussi bien sa tronche que sa tenue, que je trouve très stylé. Quand à Steppenwolf…que dire. C’est le jour et la nuit. Aussi bien en termes d’apparence que de profondeur. On passe du ‘méchant parce que je suis méchant’ au traitre à son maître qui cherche à se racheter à tout prix. Son combat n’en devient que plus extrême et dangereux. Car plus incarné. Mais encore une fois on est loin du Titan Fou et on navigue alors dans un entre-deux entre la version 2017 et Infinity War question écriture des antagonistes.

Steppenwolf accomplira sa mission quels que soient les obstacles sur son chemin

Le plus marquant dans ce nouveau montage c’est le sens de l’aventure et de grandeur qui se dégage de cette épopée. Une sensation de démesure, de récit qui va bien au-delà de ce qu’on nous montre, d’une odyssée qui se profile. Mais quel avenir pour la Justice League ? Initialement prévu comme une trilogie les plans on bien entendu été révisé il y a bien longtemps. Mais devant le succès public de la Snyder’s Cut on se met à rêver d’un changement de braquet de la Warner, fortement appuyé par la direction d’HBO Max. Souhait un peu trop fantasque je vous l’accorde mais on se dit que rien n’est impossible désormais. Il y a deux ans, personne n’aurait cru possible qu’un jour la version que l’on à découvert là serait bien réelle. L’avenir nous dira de quoi il sera fait.

Le hashtag #realizethesnydercut laisse place à #restorethesnyderverse. La campagne ne fait que commencer, et la Warner sera bien difficile à convaincre car elle n'a rien à y gagner. En dehors d'une gigantesque acclamation des fans. On espère et on attend...

Petite réflexion annexe sur cette sortie si particulière mais n’avons nous pas là l’avènement du futur cinéma en streaming ? Car bien que cette version n’ait pu voir le jour que grâce à une suite de circonstances exceptionnelles et imprévisibles, elle pose les bases d’une nouvelle manière de ‘faire et consommer du cinéma’. Car jamais ô grand jamais ce film n’aurait pu sortir tel quel dans les salles. Bien trop long, bien trop particulier… Il n’existe que parce que le format du streaming est bien plus libre, bien moins contraint. Ce coup d’essai je pense fera date chez beaucoup de réalisateurs cherchant à se libérer des carcans assez étroit du système ‘cinéma’ et des Majors. Bien que ces dernières tiendront toujours les portes-monnaies elles vont commencer je crois à réfléchir ‘à d’autres options’ que les salles obscures. Le marché de l’Entertainement va connaître une révolution assez rapide dans les quelques années qui vont suivre…pour le pire et le meilleur. À nous public de rester vigilant sur les nouvelles formes de consommation qui vont sortir des esprits retors des pontes des très grands studios.

Barry Allen dans son antre, attendant que le destin frappe à sa porte...

PS : le format en 4:3 n’a pour moi aucune importance ou ne m’occasionne absolument aucune gêne. Ce n'est pour moi pas un sujet, rien de plus à dire sur ce point là.

Darkseid à t-il un avenir au cinéma?

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

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Cinéma - série (Cinéma)

Un univers DC cohérent et fluide, basé sur plusieurs franchises se réunissant en un tout unique, il n’y a bien qu’au cinéma que la sauce ne prend pas. Comics, télévision et même du coté des films d’animations, le pari est réussi. C’est sur cette dernière catégorie que nous allons nous pencher présentement avec une revue générale de la saga ‘New 52 ’, réunissant au sein d’un même scénario global une douzaine de long-métrages en dessins animé. Apokolips n’a qu’à bien se tenir… (Hum !)



Enième reboot du multivers survenu il y a quelques années, le New 52 façon papier remettait une fois de plus les pendules à l’heure sur des parutions trop disparates. Fléau récurent des comics qui on tendance à trop partir dans tout les sens au bout d’un certain temps d’exploitation, la Divine Concurrence à trouvé dans ses désormais célèbres « Crisis » un moyen de faire table rase du passé et de refaire partir la machine comme en 14.
Malheureusement pour ma pomme, ce nouveau départ ne trouva pas écho en moi. Parce que oui, l’univers « New 52 », je ne l’aime mais alors pas du tout. La relecture des personnages emblématiques ne me correspondait pas (Superman arrogant et vaniteux, un Joker méta-humain…) et l’ambiance générale ne m’attirait pas. Question de génération peut-être…

Quoi qu’il en soi, la Warner décida de lancer une franchise sur les productions animés tiré de sa filiale partenaire DC. Au fil du temps il en résultat 15 films qui formèrent donc une saga unifiée. Elle finira par se faire appeler DC Animated Movie Universe (DCAMU), plus communément nommée « New 52 ». Point important, bien que le gros des adaptations provienne bel et bien de la période éditoriale dites ‘52’, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des films. Mais nous allons revenir rapidement sur chacun d’entre eux dans la suite de cet article.
Liste complète de cette ère 'New 52' en animation, tirée de Wikipédia parce qu'on va pas se prendre la tête. Cependant ce ne seront pas les seuls DC Animated à sortir lors de cette période (Gotham by Gaslight, Red Son etc...) mais ceux-ci ne font pas partie de cet univers.

Flashpoint fait office de prologue. Ainsi que de « Crisis », c'est-à-dire que le monde à la fin du film n’est pas le même qu’à son début. Les événements décrits ici, bien que canon avec le reste, seront totalement oubliés par tout les protagonistes, y compris Flash. Seul l’un d’entre eux en gardera le souvenir.

Barry Allen en compagnie d'un Batman bien plus sombre que son viel ami Bruce...

Le suivant – Justice League: War – introduit la menace de Darkseid sur la Terre et le besoin des différents héros de s’unir en une équipe efficace et solidaire. Il s’agit donc de l’introduction de la ligue mais pas seulement. Cyborg, encore Victor Stone, y tient un rôle important.

Darkseid rencontre une résistance pas très coordonnée mais tenace

L’autre fil rouge de cette saga fait son entrée fracassante dans l’animation qui suit. Et le titre de celle-ci ne fait pas mystère de son identité. Damian Wayne est bien le Fils de Batman et ce dernier n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Bien que sa présence ne soit pas actée dans chacun des dessins animés, il sera tout de même le personnage central de l’ensemble. Le c½ur de l’½uvre en somme. Et ce parti-pris est loin d’être inintéressant.

Tel Père Tel Fils

S’en suit quelques films communs sur lesquels j’ai peu à dire. On y présente Arthur Curry dans le Trône de l’Atlantide, la Cour des Hiboux dans Batman Vs Robin et des retrouvailles familiales mouvementée dans Mauvais Sang. Le suivant nous emmène à la Titan Tower, chapeauté par Starfire, sorte d’académie pour jeune super-héros. Les adolescents devront apprendre à se connaître pour faire face aux problèmes causés par le père de Raven.

Le jeune Arthur rencontre furtivement sa reine de mère

Bruce Wayne fait face à la cour des Hiboux

Batwoman et Talia discute fermement d'un point de désacord sur la destruction de Gotham

Une partie des jeunes Titans, avec la très sexy Kori à leur tête

On en vient à Justice League Dark, qui lui à déjà plus de bagou. Et cela est dû pour une grande part à son personnage principal, l’inénarrable John Constantine. Plus cynique et sombre que la moyenne, ce DA mets en avant une team ‘Magie Noire’ avec en vedette ma championne Zatanna, qui fait montre de toute sa puissance. On y retrouve aussi le fantôme cascadeur Deadman ainsi qu’Etrigan le démon magnanime qui fait des vannes canons en rime.

John Constantine sait décidement bien s'entourer...

Prochaine étape avec Judas Contract, un scénario centré sur les Teens Titans et la petite nouvelle Terra qui s'attaquent à la secte de Brother Blood. Puis on revient à Constantine avec City of Demons, à l’origine une web-série remonté en long-métrage. De loin le plus malsain du lot, le plus crade et le plus noir. Le sorcier anglais devra faire montre de tout son talent et de toute sa couardise pour affronter une belle bande de salopards venu directement des Enfers. Petite mise en garde, bien que l’ensemble des films soient orientés ‘Adolescents/jeunes adultes’, ils peuvent être vu par des plus jeunes accompagnés. Ce qui n’est pas du tout le cas de cet épisode, sa violence et son ton cru le réserve pour les plus âgés d’entre vous. Ne mettez pas de bambins devant ce dessin animé !

Énorme contraste entre l'ambiance très légère - voir un peu trop - des Teen Titans...

...et celle bien plus glauque et sanglante dans l'enquête du Hellblazer

Juste après celui que je considère comme le plus réussi, Suicide Squad: Le Prix de L’Enfer. Non-manichéen à l’extrême tout en gardant une certaine noblesse dans ses valeurs, c’est de loin le film le plus gris (et par conséquent le plus mature et le plus authentique) du lot. Alors oui il reste caricatural par moment (Harley est quasiment cartoonesque) et parfois manque de finesse dans certaines de ses thématiques mais c’est le genre de récit qui moi me parle profondément. Un monde où il n’y à pas de gentils, mais pas de méchants non plus. Juste une bande de sales types (et nanas !) avec chacun des convictions et des objectifs différents. Le tout est magnifiquement porté par son personnage principal, Deadshot, formidable d’ambigüité. Si vous ne devez en voir qu’un seul, ce sera celui-là.

Amanda Waller lance une nouvelle mission pour sa Task Force X. Pour un objectif très particulier et personnel... Ce dessin animé est infiniment meilleur que la version cinéma (que je ne déteste pas, je dois être le seul au monde). C'est aussi le cas pour l'autre film d'animation Suicide Squad (Assaut sur Arkham) qui lui fait partie intégrante de l'Arkhamverse (les jeux Rocksteady). Encore une fois, les versions animées mettent la patée aux versions Live...

Un diptyque maintenant avec La Mort de Superman suivi par le Règne des Supermen. Dois-je préciser que cet arc est bien entendu adapté du célèbre comics et de la période qui s’en suivi ? Dans le premier notre homme d’acier se confronte  à une nouvelle menace de l’espace, un monstre surpuissant que rien ne semble stopper. Et que les médias surnomment très vite Doomsday. Pas vraiment le moment idéal pour Clark qui tente de révéler sa vraie nature à Lois. Dans le second, une ribambelle de remplaçants tente d’occuper le poste laissé vacant. On y découvre entre autre Steel, cyborg-superman et ma version ‘Superboy’ préférée (le clone de Kal-El dont les gênes manquants on été comblé avec ceux de Lex).

Doomsday. Et tout est dit.

Un vrai look de Bad-ass pour sa résurrection. Dommage qu'il ne le garde pas

Batman: Silence voit lui aussi son héros évoluer au niveau sentimental. Alors qu’un mystérieux nouveau super-vilain fait son apparition à Gotham, Bruce Wayne entame une relation avec Selina Kyle. Non-dits et faux-semblant seront au c½ur de leur histoire…jusqu’à ce que l’homme chauve-souris se dévoile. En tant que possesseur des comics qui relate cette histoire, je dois dire que son penchant d’animation m’a laissé perplexe. Surtout sur l’identité de ce fameux Hush, qui n’a aucun rapport avec son équivalent de papier (Wait…What ?! ). Néanmoins on y découvre un Bruce Wayne un peu différent, que Catwoman sait faire sortir de sa réserve. À tout point de vue…

Le jeu du Chat et de la Chauve-souris

Hush (Silence) chamboule pas mal les petites habitudes des vilains de Gotham City

Seul film, et c’est un peu dommage, centré sur Wonder Woman, Bloodlines à une particularité par rapport à ses camarades. Il est de loin le plus beau. Meilleure animation, meilleur character-design, meilleure palette de couleur… quand on voit çà, on se met à rêver que l’ensemble des DC Animated soit à ce niveau. Certes on est encore loin du standard cinéma (ce n’est pas le même budget) mais comparé au reste, on est clairement plusieurs crans au-dessus. Par quel miracle cet épisode à t-il bénéficié d’un travail plus abouti sur ces aspects-là ? Mystère. Quand à l’histoire elle est certes classique en ce qui concerne l’amazone mais elle fait le boulot. Steve Trevor est bien entendu de la partie et là aussi les deux personnages se rapprocheront enfin (Steve est présent depuis Flashpoint dans cette continuité).

La Princesse Diana au chevet d'un Steve Trevor un peu décontenancé

Et on termine ce tour d’horizon avec Justice League Dark: Apokolips War. Cette fois, plus de demi-mesure, la guerre entre la Terre et Darkseid est déclarée. Et je n’en dirai rien de plus car ce dernier film est de loin le plus surprenant, le plus poignant et le plus choquant de l’ensemble. Vraiment il ose aller là où on ne l’attend pas pour prendre le spectateur par surprise. Les arcs narratifs se terminent dans une cohérence certes surprenante mais aboutie, et plus particulièrement celles de nos deux acteurs au centre de tout çà, Damian Wayne et Victor Stone (Alias Robin et Cyborg). Mais le trio central de cet ultime épisode est constitué de Constantine, Raven et Superman pour une collaboration qui fait des étincelles. Un final en apothéose, avec une dernière scène assez déconcertante qui peut cliver mais qui se justifie par rapport à l’acte initial ayant lancé cette continuité. Non vraiment chapeau bas pour cette conclusion risquée et captivante !

L'ensemble de la Ligue de Justice pour faire face à la menace venue de l'espace
Un Kal-El et une Raven au bout du rouleau tenteront de sauver le monde... ou ce qu'il en reste

"King Shark est un Requin !!"

Au terme de cette quinzaine de films, on constate qu’il était tout à fait possible de créer une saga ‘DC Universe’ qui tienne la route. De ce point de vue là, c’est une leçon donné à la branche cinéma de Warner (bon ok les contraintes ne sont pas les mêmes, surtout au niveau de l’égo des acteurs). Après sur l’ensemble, bien que le tout soit plaisant à regarder, il n’y a pas non plus de chef-d’½uvre indispensable à voir. Ceux qui pour moi sortent du lot c’est le Suicide Squad et le Apokolips War, j’y ajoute la série Constantine remontée en film mais pour d’autres raisons. Pour les autres, cela parlera surtout aux fans de Detective Comics de longue date. On s’amusera à noter les lignes du Destin qui dévient de celles qui malgré tout parviennent à suivre leur voie, quoiqu’il advienne.

"Oh regardez! Est ce un oiseau? Un avion?" "Non, c'est Superman!" "Ha?! Je ne l'avais pas reconnu sans son superSlip !"

Cette review complète du DCAMU fut une très bonne manière de se ‘préparer’ à la sortie très attendue le 18 mars de la Justice League Snyder’s Cut. On en parle très probablement la semaine prochaine…


L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Si on est fan de DC:

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Cinéma - série (Cinéma)

Alors qu’un nouveau film basé sur l’univers fondé par Ed Boon et John Tobias est attendu pour le 7 avril, j’ai jugé bon de revisiter les anciennes itérations de la franchise au cinéma (et ailleurs). La toute récente révélation concernant le Mortal Kombat II m’a aussi fortement incité à redécouvrir avec un nouveau regard ce foirage total que fut cette suite tant attendue à l’époque et qui brisa tout espoir d’une génération de fans de voir une grande fresque cinématographique sur grand écran. Retournons donc avec nostalgie dans un monde d’arrachage de colonne vertébrale et de bris d’os effectué dans la joie et la bonne humeur…


MORTAL KOMBAT de Paul W.S. Anderson (1995)


Liu Kang est un jeune pratiquant des arts martiaux qui a fui le Temple de la Lumière après le meurtre de son jeune frère Chan par un sorcier du nom de Shang Tsung. Mais le Grand Tournoi arrive et il est de son devoir d’y participer. Toute sa vie et son éducation furent orientées vers ce but précis. Alors bon gré mal gré, et soutenu par le dieu de la foudre Raiden, il part pour l’île où se tiendra la compétition. Sur le bateau le menant à sa destinée, il fera la rencontre de Sonya Blade, une militaire et de Johnny Cage un acteur ringard sur le retour. Ensemble, ils devront vaincre leurs adversaires et remporter le Mortal Kombat, afin de sauver la Terre des armées de Shao Kahn.

Sub-Zero (sous la cagoule le français François Petit) face à Liu Kang (Robin Shou)

Un an après Street Fighter, l’autre grande franchise populaire de jeu de baston se voit elle aussi accordée les faveurs des salles obscures. Sous la direction de Paul W. S. Anderson nous voilà donc plongé dans une version prise de vue réelle du tournoi gore et sans merci. Commençons par l’aspect pratique, la réalisation est classique et sans grande envolée lyrique, à l’exception de la scène de l’arrivée du bateau de nuit, formidable visuellement et instaurant une atmosphère fantastique que l’on aurait aimé retrouver tout le long de la pellicule. Les effets spéciaux quand à eux sont au rabais. Je peux vous assurer que Reptile vous fera très mal aux yeux à chacune de ses apparitions, on est à des années-lumière du travail d’ILM sur Jurassic Park sorti 3 ans plus tôt. Où même de Yoshi dans le Mario avec Bob Hoskins (1993)…

Shang Tsung (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son abominable sous-fifre reptilien en 3-Dimensions

Question jeu des acteurs, on va du convaincant au ridicule. Robin Shou interprète un Liu Kang auquel on croit et on s’attache. La sympathie évidente de l’homme transpirant dans son personnage. Pareil pour Cary-Hiroyuki Tagawa qui dans un autre registre donne vie à un Shang Tsung vicelard à souhait. Pour les comédiens occidentaux ce n’est pas le même son de cloche…entre un Christophe Lambert erreur de casting de haut vol dans le rôle d’un Raiden ironisant sur tout, un Linden Ashby qui ma foi donne un Johnny Cage assez juste et une Bridgette Wilson sans aucune subtilité, on est gâté. Il faut (re)voir l’investigation de la cale du navire par Sonya, j’ai personnellement éclaté de rire face à la dégaine de l’actrice et sa pose en mode ‘bad-ass’ des bacs à sable. Hilarant.

La scène de la grande rencontre des protagonistes à bord du bateau-drakkar. À 00:37 secondes, la scène qui m'as fait éclaté de rire avec cette Sonya hilarante de sur-jeu.

Pour le reste on se retrouve plus ou moins en terrain connu. On croisera comme de bien entendu Sub-zero et Scorpion, ainsi que la princesse Kitana. Kano est là aussi, cabotinant à souhait sous les traits de Trevor Goddard (aucun lien). Leurs histoires respectives ne seront que peu développées avec toutefois un brin de background pour le marchand d’arme (il à tué un collègue de Sonya, d’où besoin de revanche de cette dernière). Notez que Kitana est la seule à ne pas faire partie du roster du premier jeu à être présente dans le film, sans doute à la fois pour ajouter un peu de casting féminin et mieux introduire sa relation avec Liu Kang pour les futures suites. Bon en vérité on aperçoit également Jax dans les scènes d’ouvertures mais sa présence est trop anecdotique pour être comptabilisé comme ‘rôle’, on est plus au niveau du caméo.

Notre team de héros au grand complet. Johny Cage, Sonya Blade, La princesse Kitana et Liu Kang, chapeauté par Raiden. Hin Hin Hin...

Mais la vraie star du film pour moi, c’est Goro. Vestige d’un temps qui n’existe plus où l’on pratiquait encore les effets de plateau pour des personnages fantastiques, quel plaisir de redécouvrir une telle gueule de manière tangible et concrète ! Alors oui je concède qu’il à un peu la tête de traviole par moment et que son regard manque de finesse et de profondeur mais pour le reste c’est un régal. La comparaison avec le modèle numérique 2021 sera intéressante à bien des égards.

Un Goro bien présent sur le plateau. Un peu artificiel mais symbolique d'une époque révolue...

Bien que scénaristiquement rempli de trous et garni de raccourcis limites grossiers, j’ai tout de même relativement apprécié de revoir cette aventure live du premier Kombat Mortel. Car si globalement il reste assez pauvre certaines séquences restent très belles, comme la scène finale entre Liu Kang et  l’âme de son frère, symboliquement très bien amenée. Un brin ringard, un brin nanar, un poil vieillot mais toujours aussi sympatoche, ce Mortal Kombat de 1995 reste une série B potable qui face à l’épreuve du temps tient toujours la route…


MORTAL KOMBAT II de John R. Leonetti (1997)


Shao Kahn, fort marri par la défaite de son Grand Sorcier, décide d’outrepasser les règles instaurées par les Anciens Dieux et d’envoyer sa terrible armée envahir Earthrealm (notre bonne vieille Terre). Liu Kang et Sonya Blade, épaulé par Kitana la fille du Tyran s’opposeront à ce cataclysme annoncé. Pour cela ils auront besoin d’aide et nos héros parcourent alors le monde à la recherche d’alliés. Entreprise de recrutement qui connaîtra une réussite toute relative...

Une belle bande de vainqueur. En lien la fiche Nanarland de cette chose filmique (ici)

Après le succès du premier film la suite est quasiment actée d’office…cependant la production va connaître pas mal de revers. À commencer par le départ d’une grande partie de son casting. C’est bien simple, seuls restent Robin Shou et Talisa Soto (Kitana). Bye Bye tout le reste. Vient ensuite la qualité générale de l’½uvre…car si le premier gardait tout de même une certaine allure cinématographique on tombe cette fois dans la pure production télévisuelle de seconde zone. Ayant enchainé les deux films l’un juste après l’autre, je peux vous assurer que le décalage est rude.

Raiden (James Remar), Liu Kang (Liu Kang), Jax (Lynn Williams), Jade (Irina Pantaeva) et Sonya (Sandra Hess) tente d'empêcher Shao Kahn d'annexer la Terre. Vous aurez remarqué le nouveau casting...

Dès son introduction – qui fait directement suite au final du 1 – on est éberlué par ce que l’on découvre. Effets spéciaux honteux, acteurs qui jouent comme des savates (surtout les vilains !), élimination sans plus de cérémonie de personnages principaux (Adieu Johnny !)…et ses chorégraphies de combats qui confinent au génie tant elles sont absurdes. Je veux dire dans quel autre film des protagonistes se poursuivent en effectuant des pirouettes et autres saltos qui ne servent à rien ? Fantabuleux tout simplement.

Jax versus Cyrax. Le robot n'est pas introduit et ne sera absolument plus présent suite à cette scène. Comme une grande partie des personnages...

Et il y a aussi le traitement des personnages en tant que tel qui pose problème. Stryker et Kabal expulsés en une ligne de dialogue (le scénario combine le 2 et le 3 vidéoludique), Rain balancé aux flammes, Sheeva morte sans ayant même échangé un seul coup… ohlalààà mais quelle honte franchement. Le plus lamentable reste le sort réservé à Shao Kahn, qui perd ici toute son aura barbaresque pour un basique fils voulant faire honneur à son père (Gné ?). Et faut voir la qualité de l’acteur qui lui prête ses traits… du très grand Bryan Thompson ! La palme revient tout de même à Musetta Vander dans l’accoutrement de Sindel, que l’on croirait toute droit sortie d’une parodie X du jeu. Quand à Jax…faut le voir pour le croire. En remplacement de Johnny Cage, Le soldat aux bras bioniques sera le bouffon de service…un cauchemar.

Le grand affrontement de fin entre plusieurs combattants. On ne peux pas dire que ce soit fameux. On est au niveau du téléfilm de troisième zone...Sonya, Sindel, Motaro, où est passé le respect ?

Nous avons donc appris il y a peu le fin mot de ce désastre. Lors des projections-tests à l’époque le public fut plus que réceptif à la version bêta présentée. Les producteurs, devant cet enthousiasme ne virent donc pas l’intérêt (financier) de continuer la post-production et prirent la décision de sortir le métrage en l’état. Pour donc cette débâcle plus que méritée. En même temps, au vu de ce qu’on à là, il ne semble pas que des mois de production supplémentaires auraient pu sauver le fond de l’affaire. Les scènes tournées resteront éternellement ignobles, quoi qu’il arrive…

Très déterminé mais pas très doué

Les boules de voyages, l’apparition de Nightwolf, le frangin Sub-Zero, Mileena, Jade, les décors même…tout dans cette production est fait à l’économie alors que pourtant il jouit du même financement de production que son aïeul. Alors soit l’argent à ‘disparu’ dans quelques valises égarées, soit Monsieur Leonetti n’est vraiment pas doué (il a entre autre réalisé depuis Annabelle, de la franchise Conjuring – pas vu pour ma part). Car le coup de sortir la version bêta n’excuse en rien la pauvreté du script de base ou les scènes de combats risibles.
Si le premier opus n’est pas honteux le second lui est une horreur absolue. Il n’y a littéralement rien à sauver dans cet étron, tout y est complètement foiré et foireux. Néanmoins il pourrait attirer certains spectateurs avides de sensations nanardes pures. Mais je ne suis même pas certain qu’on puisse classer cette chose dans la catégorie ‘nanar’ tant c’est une véritable purge à visionner…

Une belle photo de tournage


MORTAL KOMBAT LEGACY de Kevin Tanchaoren (2010-2011-2013)


Un cours métrage apparaît sur la toile en 2010 reprenant l’univers MK et en l’adaptant d’une manière extrêmement réaliste à une ambiance de polar noir hardboiled (pensez Se7en). Derrière la caméra on découvre Kevin Tancharoen, frère de Maurissa Tanchaoren, elle-même épouse de Jed Whedon, lui-même frère de Joss Whedon (le petit monde d’Hollywood). Quelques temps plus tard Kevin aura l’opportunité de mettre en chantier une mini-web-série tiré de son coup d’essai. Deux saisons verront le jour, pour un total de 19 épisodes. Certains sont des stand-alone tandis que d’autres finissent par donner un semblant d’unification à l’ensemble.

Matt Mulins interprète un Johnny Cage touchant et sincère. De loin le meilleur acteur dans le rôle. Il sera remplacé par Casper Van Dien en saison 2, pour une autre approche du personnage.


Mortal Kombat Rebirth, le court-métrage sorti de nulle part...

Et je dis bien un semblant. Car le plus gros défaut de Legacy, c’est son manque d’homogénéité. Le court-métrage n’a rien à voir avec la web-série question scénario, et les deux saisons elles-mêmes on parfois des incohérences entres elles. Et le changement d’acteur de l’une à l’autre n’aide pas à fluidifié un récit très épars. En guest un peu improbable, on soulignera la présence de Casper Van Dien dans le rôle de Johnny Cage au cours de la seconde saison et le retour de Cary-Hiroyuki Tagawa dans la peau du sorcier d’Outre-monde.

Même joueur joue encore...


L'intégralité des 19 épisodes, munis de sous-titres imbuvables mais cela permet de visionner l'ensemble d'une seule traite.

Quel dommage car on sent clairement une ambition profonde de raconter Mortal Kombat de la plus belle des manières, sans tourner en dérision l’univers dépeint. De plus certains parti-pris audacieux, notamment en ce qui concerne Liu Kang, accroche l’intérêt du spectateur. Malheureusement l’expérience ne connaîtra jamais de troisième saison. Mais d’une certaine manière, la version 2021 s’inspire grandement du travail fourni sur ce Legacy ; et en cela ce n’est déjà pas si mal…

Liu Kang et son ami et mentor Kung Lao. Brian Tee interprète un Liu Kang innatendu et torturé, extension poussé à son paroxysme de la version Robin Shou de 1995. À ses cotés un Mark Dacascos tout en mesure dans le rôle du moine-guerrier. L'acteur avait déjà été envisagé pour le jouer par le passé mais n'avait pas pu se libérer


MORTAL KOMBAT Legends – La Revanche de Scorpion
de Ethan Spaulding (2020)


Dans le Japon féodal, Hanzo Hasashi, grand maître du Shirai Ryu,  voit son clan et sa famille se faire décimer par la faction rivale du Lin Kuei. Ivre de colère il affronte leur chef Sub-Zero qui finit par le terrasser. Se retrouvant dans la réalité du Nether, équivalent de l’enfer, le ninja passe un marché avec Quan Chi. Si Hanzo parvient à ramener la clé renfermant le maître de ce royaume maudit, ce dernier une fois libéré rendra à la vie sa femme et son fils. Hasashi accepte, non pas tant pour ramener cette clé que pour pouvoir se venger de l’assassin de ses proches, qui se trouvera inévitablement sur son chemin. Car celui qui détient l’artefact convoité se nomme Shang Tsung, et ce dernier organise un tournoi rituel sur son île magique, tournoi auquel Sub-Zero participe. Le damné s’y rendra donc pour appliquer sa propre justice, non sans abandonner l’identité d’Hanzo Hasashi, bel et bien mort. Désormais le ninja jaune répondra au nom de… Scorpion !

"Get Over Here !"

Premier métrage d’animation sous l’égide de la Warner, la formule appliquée ici est la même que celle en vigueur sur les films animés DC de la firme. À l’exception prêt qu’il s’agit - pour l’instant du moins - de la seule production qui à vu le jour au moment de cet article (contrairement à la pléthore pour le DC Animated). On attend de voir ce que la Major décidera sur suite ou non à donner à ce  galon d’essai. Mais en l’état cela semble être du tout cuit car ce Scorpion’s Revenge est une belle réussite.

Extrait qui fait montre du niveau de violence de ce dessin animé. À ne pas mettre devant des yeux innocents...


Bien que le focus soit fait sur le rôle-titre, le dessin animé raconte de fait Mortal Kombat 1, dans lequel on retrouve donc notre casting habituel (J. Cage, Sonya, Kano, Liu Kang, Raiden, Goro etc…) et l’histoire classique de ce premier jeu. Cependant le ‘background’ est bien plus étoffé que dans le film de 95, dû au fait que l’univers à été bien développé en 25 ans. Alors oui j’ose le dire mais cette adaptation animée est meilleure que la version live des années 90 même si elle n’est pas exempte de défauts.

On retrouve tout de même notre trio central

Sa direction artistique très anguleuse avec ses gros traits noirs n’est pas forcément apprécié de tous (moi ce style me rappelle le dessin animée Mighty Max – vieux que je suis) et la qualité de l’animation n’est pas optimum mais fait tout de même le job. Encore une fois on est au niveau des DC animated, certains trouvent cela très pauvre et d’autres acceptables. Je suis de la deuxième catégorie. En précisant bien qu’il s’agit là de Direct-to-Video, l’appréciation serait bien différente pour des longs-métrages cinéma.

Raiden et Shang Tsung, éternel rivaux qui ne s'affontent que par combattants interposés

~¤~

Il existe au-delà de ces longs-métrages des séries, aussi bien en animation qu'en Live. Defender of the Realm est un dessin animé extrêmement mauvais de 1996 en une saison de 13 épisodes. Coté acteur en chair et en os, il y a Konquest, un show sans-le-sou composé là de 22 épisodes en tout est pour tout. Il s'agit d'une préquelle aux jeux donc pas de Liu Kang ou de Kano. On y narre en fait l'histoire de Kung Lao. Je n'ai rien vu de tout cela en dehors des extraits présents sur Youtube.

"Comment peut-on se prétendre fan et ne pas avoir vu ses chefs-d'½uvre? C'est inacceptable! Que je te foudroie si tu ne les regarde pas immédiatement! Va, maintenant!"

 

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Mortal Kombat:

Mortal Kombat II:

Legacy:

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Cinéma - série (Cinéma)

Un article un peu particulier aujourd’hui avec cette ‘double-critique’ qui reviendra sur l’adaptation cinématographique de Monster Hunter. Pour pimenter un peu l’exercice les deux avis proviendront de deux points de vue distincts: pour le premier d’un joueur connaissant très bien l’univers des jeux et pour le second d’un gars qui n’y a jamais posé les doigts. Pour le connaisseur, il s’agira de Narga et pour le noob de votre serviteur. Cette différence d’appréciation apportera-t-elle un jugement similaire ou  contradictoire ? Découvrons le ensemble.


Cet article spoilera sans vergogne. À vos risques et périls.


On commence par l’avis de Narga, joueur de Monster Hunter


Monster Hunter est l'exemple même du film qu'il ne faut pas cautionner.


J'ai l'impression que les spectateurs de manière générale ont laissé tombé l'idée d'avoir une bonne adaptation de jeu vidéo en film. On a été conditionné pour se contenter d'une certaine médiocrité et d'accepter des expériences filmiques de plus en plus ridicules. Un peu comme un junkie qui faute de retrouver l’expérience de sa première dose cherche par quelque moyen que ce soit de revivre ce premier trip. Il n'y a qu'à voir les réflexions des spectateurs sur pas mal de film, "Oui, c'est certainement nul mais bon si au moins il y a *inclure l’élément désiré* ça sera déjà ça". A quel moment a t-on abandonné? A quel moment a t-on arrêté de se respecter? Je ne comprends pas. On a tellement été déçu par le passé par des essais non transformés qu'on a abdiqué et c'est moche. Du coup, on donne notre argent à des productions sans ambitions et du coup, les films sont construits autour de ce "non goût" en pensant que c'est exactement cela que l'on veut.

Du cliché en veux-tu en voilà...

Monster Hunter est la parfaite démonstration de ce que je viens de décrire plus haut. Le film est réalisé par Paul W.S. Anderson, un réalisateur qui n'a de crédit qu’auprès des gameurs cinéphiles, car il a fait Mortal Kombat et Resident Evil qui sont considérés comme des exemples réussis d'adaptation jeu video/film, et encore si on remet en perspective, elles sont réussies car bien moins pire que ce qui sortait à l’époque. Une sorte de faute de mieux qui attire un peu la sympathie. Mais il ne faut pas s'y tromper n'importe quel film hors licence jeux vidéo réalisé par Paul W.S. Anderson a bidé autant au niveau critique que du box office. En résulte donc, un réalisateur qui est obligé de s'appuyer sur les licences jeux vidéo pour pouvoir exister et surtout des Resident Evil qu'il décline en tellement de film avec des setting différents qu'on croirait voir des vieux album de Martine... Du coup quand son public (rappel: gameur cinéphile) voit le premier teaser de Monster Hunter avec des gros monstres (Rathalos, Gore Magala) qui se battent, l’intérêt est là, car ça change de Resident Evil. Sans compter les fans de la licence MH qui trop content que la licence ait plus de visibilité, pousse encore plus le "Waouh effect" (oui, on est des gros forceurs :D).


Sans compter la communication autour de la production. "On a trop joué au jeu et on est trop fan !", "Les créateurs ont approuvé le film". Alors non, les créateurs n'ont pas approuvé le film, ils ont approuvé le rendu des monstres et leur comportement, c'est le seul truc sur lequel ils avaient un droit de veto dans le contrat d'exploitation de licence. Puis tombent les premières images et là on commence à se poser des questions: Pourquoi, il y a des militaires? Pourquoi on a jamais de photos tirées de scène du film? Pourquoi on ne voit Que Milla Jovovich et Tony Jaa (d'ailleurs le dévoilement du cast ce fera extrêmement tard)? Pourquoi c'est toujours dans le désert? etc... À ce moment tout le monde a senti qu'il y avait comme un problème.


Il va nous falloir un plus gros bateau...

Un peu plus tard sort 3 trailers (US, international et japonais) et pas mal de gens reprennent espoir sauf que si on compare les versions International et US à la version nippone, ils te présentent des ambiances totalement différentes. je sais que les bandes-annonces sont créée pour accrocher un public cible et qu'il n'y a pas les mêmes attentes d'un continent à l’autre mais là c'est quasiment Schizophrénique. Le film sort d'abord en Chine mais se voit aussitôt retiré des salles à cause de la présence d'une vieille blague qui fait partiellement référence à une vieille comptine Anglaise, colonialiste qui dénigrait les chinois et les japonais. Il est intéressant de rappeler que c'est TENCENT (la méga corporation Chinoise) qui a financé le film. Franchement, en connaissance de cause de tout ce que j'ai dit plus haut, avant même de regarder le résultat, il était évident que le métrage n'allait pas être bon.
Mais intéressons nous maintenant au film à proprement parler. Je vais donner mon avis sur le film par deux prismes, MH en tant qu'objet filmique dans un premier temps et en tant qu'adaptation de le franchise dans un second temps.

La Chine s'adresse au monde -Allégorie

MH en tant que film est vraiment mauvais, certes la qualité des CGI est de plutôt bonne facture mais c'est le seul truc qu’il a pour lui. Il n'y a pas de scénario proprement dit, il y a juste ce qu'on pourrai appeler "un prétexte" pour enchaîner les séquences (John Wick est un film à prétexte mais lui au moins il fonctionne dans ce qu'il propose). Et c'est là, le gros défaut de ce film, il nous balance des séquences en essayant de multiplier les ambiances différentes sans jamais réussir à nous intéresser un tant soit peu à ce qui arrivent aux protagonistes. Le réalisateur reprend les schémas usés jusqu'à la corde du cinéma, essayant de créer ainsi un patchwork totalement pété de genres complètement différents. Il part sur un film de guerre pour enchaîner sur de l'horreur, du survivalisme, du buddy movie et ainsi de suite...
Dans l'absolu, ça pourrait être vaguement le début d'une bonne idée mais l’exécution est aux fraises, on n'y croit pas un seul moment. Il n'y a pas une seule scène de ce film que vous n'ayez vu mieux exécuté dans un autre en racontant exactement la même chose. Paul W.S. Anderson enchaîne les scènes et atmosphères différentes en réalisateur Schizophrénique qu'il est mais il reproduit sans comprendre leur grammaire et les enjeux scénaristiques qu'elles entraînent.


Il y a parfois même un peu de comédie...

Le film n'est pas juste inintéressant, il est royalement chiant à regarder. On n’a jamais la moindre empathie pour les persos. Justement parlons-en ! Il n’y a que des personnages fonctions, et là ou d'autres films (disons Aliens 2) arrivent à développer une certaine sympathie pour des protagonistes qui au final n'existent que dans un but scénaristique particulier ; MH n'arrive absolument pas à nous intéresser à leurs sorts. Le seul qui sort du lot, c'est Tony Jaa mais juste à cause de son charisme naturel pas à cause de l’écriture de son perso, il est vraiment sous exploité et c'est vraiment dommage. Milla Jovovich ne fait même plus d'effort et peut on la blâmer quand son mari à passé tellement de films à nous la dépeindre comme une actrice bad-ass (mauvais cul en français :D ). Elle ne fait même plus d'effort pour être convaincante, voire juste attachante. On ne croit absolument pas au personnage de Nathalie Artemis (la déesse grecque de la chasse, oui la subtilité est du niveau d'un coup de batte dans les roubignoles de tonton Capcom).
Je vais passer sur les costumes qui vont du potable à Ron Perlman qui a piqué sa moumoute au gamin qui faisait un cosplay de Lumière (de La belle et la Bête de Disney) dans la kermesse du centre aéré du coin.

Cette perruque incarne Ron Perlman avec sobriété

Non, vraiment rien ne peut sauver ce film en tant que tel.

Passons maintenant au film en tant qu'adaptation de licence de jeu vidéo.
Je n'ai absolument aucun  problème avec le fait qu'on change des éléments d'une ½uvre quelle quelle soit dans le cadre d'une "adaptation". D'ailleurs une adaptation, c'est une réinterprétation d’une ½uvre par un autre auteur qui lui permet de retraduire dans un autre media ce qu'il a retenu de la fiction originelle pour la transformer, la transcender, voire lui donner un sens/chemin inédit. On parle donc de "vision" d'auteur mais bon là, j'ai quand même bien expliqué que la vision d'auteur, au final, ici, il n'y en a pas, je sais ce n'est pas bien de frapper un film à terre mais bon, "on abat bien les chevaux" et donc ma fusarballette lourde est prête et je vais abréger ses souffrances. Du coup je vais tirer en rafale spoil:

- Pourquoi un Isekai? Ce n’est pas comme si le monde MH était vaste et diversifié
- Pourquoi les Nerscylla ont peur du soleil?
- Comment ça se fait qu'il ait des diablos en bancs, c'est hyper territorial et solitaire?
- Pourquoi avoir utilisé le design du bateau de MH World qui navigue sur l'eau, alors qu’il existe des bateaux conçu exprès pour voguer sur le sable?
- Comment des Diablos arrivent à faire chavirer le bateau? C’est peut-être dû au fait que c'est un bateau qui est fait juste pour aller sur la mer?
- Pourquoi utiliser un Diablos pour empêcher les Héros de quitter leur rocher? Ok, un Diablos c'est costaud mais c'est quand même esquivable. C'est herbivore et il n’y a pas un seul buisson ou cactus pour qu'il puisse bouffer et du coup il ne devrait pas rester bien longtemps autour de ce satané rocher.
- Pourquoi vous n’utilisez pas un Jhen Morhan pour le coup? Surtout que la grosse carcasse que l'on voit dans le désert, c'en est un. En plus ça justifierait qu'il y ait autant d’épaves sur ce rocher en plus de faire une grosse scène d'action démesuré...
- Du coup, on explique pas la démonisation des Doubles lames? Ah ok les dagues jumelles elles tapent avec un attribut feu maintenant?
- Tiens la  morpho-hache à une attaque lance flamme? Ah et c'est spammable aussi?
Sérieux vous n’arrivez pas à battre un Rathalos (couronne d'or)? Ah mais oui, c'est peut être parce que vous tapez avec des armes feu aussi.
- Pourquoi l'amiral il parle Anglais? Ah mais c'est parce que la faille spatiale est aussi une faille temporelle et qu’Artemis voyagera dans le passé, y rencontrera l'amiral en lui donnant un journal (explication officielle, c'est une quête de MH Iceborne).
- Ah non tiens, les lames jumelles feu font des dégâts sur le Rathalos? C’est normal, c'est Milla !
- Pourquoi Tony Jaa, il se balade toujours avec 2 armes? Ils ont changé le gameplay ?...
- Pourquoi l'amiral il a une morpho-hache ? Aux dernières nouvelles il se battait avec un rocher?
- Pourquoi, on voit le Gore Magala à la fin? Du coup, le teaser à l'origine du projet, c'est le trailer de MH 2?
Etc etc etc …

Pour moi cependant la plus grosse trahison par rapport au monde Monster Hunter et qui est un affront direct à la franchise et au fan de manière générale, c'est le manque d'entraide et de soutien des personnages entre eux. Dans le jeu, le monde est dur mais jamais désespéré. L'entraide est la base de tout, on ne laisse personne derrière et on fait face ensemble, c'est la justification du coop’ et le trait commun à n'importe quelle histoire racontée aux travers des jeux. Qu'on ne me fasse pas croire qu’Anderson ait vraiment joué au jeu, il pouvait changer tout ce qu'il voulait mais pas ça. Vraiment.

Ensemble, on est plus fort. Mais bon on va se prendre une rouste quand même...

Il est temps de conclure: Ne perdez pas votre temps à regarder Monster Hunter même en vous disant que c'est un nanar à regarder dans un état second entre potes. Un nanar, c'est un film qui à défaut d'avoir les moyens de ses ambitions (à quelque niveau que ce soit) à un je-ne-sais-quoi d'attachant. Ce film est un énorme mollard craché à la gueule des fans de cinéma de genre et d'action en général et des fans de MH en particulier.
Il ne vous respecte pas donc par pitié ne dépensez pas d'argent pour le voir, ne faites pas en sorte que le film rentre dans ses frais. Car si ils y arrivent, ce sera encore une fois la preuve que l'on peut se permettre de produire des récits filmiques ineptes et que les gens sont suffisamment idiot pour se contenter d'½uvres débiles. Je sais que vous n’êtes pas des idiots, mais ce n'est pas moi qu'il faut convaincre mais plutôt ceux qui décident pour vous de ce qui est acceptable de regarder pour se détendre ou s’évader. Ils ne vous respectent pas donc tapez les au seul endroit où ils sont sensibles, c'est à dire leur porte-monnaie en n'allant pas voir ce film.

~¤~


Et bien on ne peut pas dire que notre ami Narga soit très tendre avec la version cinématographique de Monster Hunter ! Quand je pense que je me trouvai assez sévère envers ce film, je suis en comparaison plutôt conciliant. Mais voyons cela tout de suite...

Miaou?

 

L'avis d'Yaeck, qui n'a jamais joué à Monster Hunter


Tout d’abord d’où je parle. La dernière adaptation de jeu vidéo en film que j’ai vu fut le Detective Pikachu (et là aussi je n’y connais rien à la franchise) que j’ai beaucoup apprécié. Auparavant je citerai le Street Fighter: Assassin’s Fist et le Warcraft du fils de David Bowie (j’ai bien aimé les deux, à des degrés divers). Je n’ai pas vu et n’ai nullement l’intention de voir les dernières sorties en date que furent le Assassin’s Creed avec Michael Fassbender, le Tomb Raider avec Alicia Vikander ou bien encore le Sonic avec Malik Bentalha. Quand à l’ami Paul W.S. Anderson, je ne suis pas grand fan de son cinéma. Je conchie ses adaptations residentevillienne et sa vision des Trois Mousquetaires n’est rien de moins qu’un affront à l’un de nos fleurons national. Quand à Mortal Kombat…j’en parlerai la semaine prochaine dans ma chronique à venir (quel suspense !)

Non, merci!

Le capitaine Natalie Artemis et son escouade sont à la recherche d’une patrouille qui n’a plus donné signe de vie depuis des heures. Parcourant le désert moyen-oriental pour effectuer leur reconnaissance, une terrible tempête les submerge subitement. Bien secoué par ce cataclysme de toute évidence loin d’être naturel, ils s’en sortent plutôt mal en point et totalement perdu, car bien que toujours entouré de sable, ils comprennent très vite qu’ils sont bien loin de leur point de départ. La petite équipe découvre rapidement en ce nouveau lieu les restes de leurs collègues portés disparu, cramoisis sur place sans autre forme de procès.
Tout aussi rapidement ils tomberont sur une créature gigantesque qui les prendra en chasse…anéantissant une bonne partie des soldats forts démunis face à cette menace. Au loin les observe un homme qui tente vainement de les aider. Pourchassés par les monstres, Artemis et sa troupe survivront-ils en ces Terres Hostiles ?

Exactement ce à quoi on s'attendait quand on pensait Monster Hunter au cinéma.

Enième adaptation d’une licence vidéoludique, Monster Hunter s’est dévoilé il y a peu au public du monde entier. Se traînant une mauvaise réputation de par ses premières images dévoilées et son réalisateur habitué à massacrer les matériaux de base dont il s’inspire - au hasard sa saga Resident Evil - qu’en est-il réellement de cette version grand écran de l’univers fantastique développé par Capcom ?

Même pas peur

Ne faisons pas mystère d’un secret de polichinelle, ce n’est pas terrible. Mais ce n’est pas ignoble non plus. Le terme exact à employé pour décrire ce métrage est Fade. Ni plus ni moins. Avec cependant sur la balance du bien et du mal une large part du coté négatif. Au premier chef son introduction et la mise en place de ses personnages – une demi-douzaine – qui ne dépasseront pas le quart d’heure. En dehors de Milla Jovovich évidemment. Dès lors se pose une question: pourquoi perdre vingt minutes de bobine pour introduire des gens qui ne sont rien d’autre que de la chair à canon ? Si encore l’équipe se faisait décimer tout le long du métrage cela pourrait passer mais non, à la première demi-heure montre en main, la capitaine à vu mourir l’ensemble de ses compagnons d’armes.

Artémis se retrouve seule dans un univers parallèle monstrueux. Mais pas pour longtemps.

En fait le plus gros pourquoi du film concerne son angle de départ. Pourquoi vouloir à tout prix introduire notre monde dans une histoire consacrée à Monster Hunter ? Par quel truchement saugrenu l’équipe de production s’est-elle dit que ce serait une bonne idée ? Pour faire peser la menace d’une invasion de ‘Monster’ dans nos vertes contrées ? Et ainsi tenter de ratisser un public plus large que les ‘gamers’ ? Mais ont-ils conscience que de faire ces choix là n’a pour seul effet que de raidir les fans, qui dès lors vont faire mauvaise presse de ce projet ?

Je n'ai pas joué au jeu, je ne peux donc pas être catégorique mais il ne me semble pas que le lance-roquette face parti de l'arsenal de la saga Monster Hunter


Mais bon, admettons. De toute façon 90% du film ne parle pas de notre monde mais de celui peuplé par les monstres. Qu’en est-il de ce coté là ? Coté décors on en distingue trois: un désert, une termitière géante et une oasis luxuriante. Les deux premiers actes se déroulent tantôt dans le désert tantôt dans la termitière et donc le troisième dans la verdure. D’ailleurs la démarcation entre le désert et la jungle est très drôle à voir…

La tour au centre de tout les problèmes. Pourquoi? Comment? On en saura strictement rien...

En ce qui concerne le bestiaire, on aura droit en tout et pour tout à cinq espèces différentes, ce qui est là aussi décevant. Trois d’entre elles auront droit à de vraies séquences d’action tandis que les deux autres feront des apparitions. Une demi-seconde même pour l’une d’entre elle.

"Ils se déplacent en troupeau" - Au loin la toujours fameuse tour...

On en vient aux personnages ‘MonsterHunteriens’. Tous asiatiques en dehors de Ron Perlman, ils ont tous une certaine dégaine qui sied plus ou moins à leur acteur. On pourra ergoter que le seul à parler la langue de l’héroïne soit comme par hasard l’occidental tandis que les autres parlent « l’étranger » (je ne sais pas d’ailleurs si il s’agit d’une vraie langue d’Asie, d’une pure invention ou bien du dialecte officiel des jeux). Comme pour les soldats US ils ne seront rien de plus que des pions d’arrière-plan tout juste bons à se faire défoncer par un boss. Au final seule l’actrice principale est présente tout le film. Accompagnée de ses subalternes dans le premier acte, de Tony Jaa dans le second et des chasseurs de Monstres dans le troisième, où seul Ron Perlman à un tant soit peu d’importance.

Ron Perlman en balade sur le tournage. Il fallait qu'il vienne un jour de pluie...

Un mot sur le scénario, ou ce qui en tient lieu. Précisons que je n’ai pas la moindre idée de si cela à un quelconque rapport avec la franchise vidéoludique. Mais au vu du reste je n’y crois pas une seconde. Donc, nous avons une Tour Sombre qui génère on ne sait pourquoi une tempête électrique qui elle-même créée des portails entre le monde des monstres et le notre. Milla est passé malencontreusement dans un sens et veut repasser dans l’autre. Voilà. Avec des grosses vilaines bêbêtes au milieu pour lui pourrir la vie et ses potes Tony et Ron pour lui donner un coup de main. Nothing more, nothing less, comme dirait nos amis anglophones.

Un personnage secondaire qui à droit à un peu plus de temps d'écran que ses camarades. Mais pas au point d'avoir droit à un nom, faut pas pousser...

Mais en soi rien de tout cela n’est objectivement mauvais. Le film en tant que tel ne l’est pas d’ailleurs, mauvais. On a vu BIEN PIRE ailleurs. Seulement il parjure son ½uvre-mère d’horrible manière. Exactement pareil que pour Resident Evil en somme. En clair les fans du jeu ne doivent PAS voir ce film. Néanmoins c’est peut être une porte d’entrée pour le grand public. Mais bon je ne pense pas que la mère de famille qui verra Monster Hunter The Movie un dimanche soir à la TV ira se lancer une partie sur la switch du gosse…

"Il y a quoi au fond du gouffre?"                         "Nous"

Pour contrebalancer je soulignerai la qualité des effets spéciaux, notamment sur les vraies grosses créatures (un peu moins sur les grouillantes dans les grottes ou le chat) et surtout le charisme puissance 1000 de Tony Jaa, qui forme un duo hétéroclite avec l’actrice principale. D’ailleurs Milla Jovovich est très bien filmé par son mari, les gros plans sur son visage lui apportent un cachet indéniable, non sans mettre en valeur sa beauté. Dommage que parfois elle en fasse un peu trop…

Je trouve les créatures très réussie. On croirait un jeu vidéo.

Que conclure sur un tel métrage ? Qu’il n’est ni bon ni mauvais. Juste oubliable. Aussitôt vous l’aurez vu, aussitôt vous l’aurez oublié. En tant qu’adaptation, son idée de départ est juste idiote et incompréhensible. Pourquoi - Mais pourquoi ?? - avoir voulu mêler notre monde à cet univers déjà si riche de base ? Pourquoi ne pas avoir ancré tout son script dans un métrage totalement dépaysant et merveilleux ? Cette erreur sera fatale et enterrera la licence qui pourtant au vu de la scène de mi-crédit avait pour ambition d’avoir une suite. Rien n’est impossible mais il serait étonnant que cela soit le cas. Adapter n’est pas réécrire, et bien souvent le cinéma à tendance à l’oublier.

~¤~

Nous voilà arrivé au terme de cette longue revue pas franchement flatteuse envers le dernier film en date du sieur Anderson. Il est donc grand temps de remercier chaleureusement Narga pour sa participation plus que généreuse à cet article qui sait-on jamais posera peut-être les prémices à d’autre collaborations futures, avec pourquoi pas en plus d’autres gamebloggeurs. Et pour quelqu’un qui prétends ne pas être à l’aise avec l’écrit, mazette, c’est un sacré papier que nous avons là ! Chapeau!

Il y a possibilité d'incarner Artémis dans Monster Hunter Iceborne, une extension du MH World pour faire le lien entre les jeux et le film. Il y serait question de voyage temporel et d'un bouquin à transmettre à Ron Perlman jeune. Ou à sa perruque, j'ai pas bien saisi...

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

L'avis de Narga:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

 

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De Bric & de Broc Productions (Geekerie)

Des générations entières de gamins sont passé par ce parcours d’obstacle cruel et exigeant qui à vu le jour au cours des années 70 (impossible de trouver l’année exacte de son apparition) et commercialisé par la grande firme du jouet qu’est TOMY. Dans la peau d’une bille chromée d’un diamètre d’1.3cm, vous devrez réussir toute une série d’épreuves qui feront appel à votre dextérité, vos réflexes, votre sens de l’analyse du terrain, vos talents d’improvisation et aussi de pas mal de bonne fortune. Si jamais vous parvenez à l’issue de ce chemin de croix tumultueux votre sentiment d’accomplissement d’autrefois laissera place à une profonde amertume, car désormais l’aventure est doublement plus longue. En effet, vous découvrez abasourdi que dorénavant il existe un second niveau ! Ni une ni deux vous rassemblez votre courage, buvez un coup, remettez votre paquetage en place et repartez sur la route du danger…


 Niveau 1


Celui que tout le monde connaît. Celui qui a forgé des milliers de caractères. Celui qui fait faire des cauchemars à des millions de mioches. Celui qui terrorise encore des milliards de vieux enfants à travers le monde. Le Mythe. La Légende.

Jouet culte


Le contexte est flou. Tout au plus imaginons nous un explorateur en pleine jongle à la recherche d’une quelconque relique des temps anciens. Soit. Notre rondouillarde héroïne entame son périple par la traversée d’un pont branlant qui met tout de suite dans l’ambiance. On croit que ça va être simple, cela se révèle retors. S’ensuit un peu d’accrobranche au-dessus d’un précipice avant la traversée d’un marais infesté de crocrodiles. Cela demande un peu d’habileté mais ce n’est pas le plus dangereux. On titube ensuite sur un terrain instable avant de rejoindre un ponton salutaire. Mais le repos est de courte durée car vient immédiatement l’épreuve des sauts. Au jugé, sans véritablement savoir où nous allons atterrir on bondit sur quelques plates-formes avant de devoir passer au travers d’un cerceau cabalistique menant tout droit à un sombre labyrinthe. Là, sans aucune visibilité, il faudra rejoindre la sortie en évitant cul-de-sac et nausées. Une fois dehors nous attends un petit parcours en barque qui nous amènera à la catapulte. Pas le choix, c’est le seul moyen de passer le gouffre qui nous sépare du gong sacré qui marque la fin de l’expédition.


Dong !


Une traversée qui est loin d'être de tout repos

Ce petit carnet de voyage bien sympathique ne reflète pas l’âpreté de cette randonnée de l’enfer. Mille fois vous échouerez. Tout autant vous recommencerez. Et je ne parle même pas du chronomètre qui vous fout une pression de dingue sur les épaules. Bon en vrai le chrono, vous le lancez une fois histoire de dire et vous l’abandonnerez assez vite. Belle transition pour parler de la belle mécanique à l’½uvre dans ce jouet qui même après plusieurs décennies surprends par son ingéniosité et son savoir-faire à la fois simple et efficace. Rien d’électrique ou d’électronique là-dedans. Des ressorts, des aimants, des boutons… quelques astuces ici et là héritées des vieux automates d’antan et le tour est joué. Sans doute l’une des raisons pour laquelle il vieillit si bien.

De la belle ouvrage à l'oeuvre dans ce plateau

Pour ce qui est de la maniabilité, cela demandera pas mal de doigté. Et pas forcément évident de jauger de la puissance de son coup sur certaines actions. Il faut rester vigilant par ailleurs sur les leviers à actionner, car dans leur roublardise les concepteurs n’ont pas forcément placé les différentes manivelles dans l’ordre du parcours. Il faut donc être attentif à la fois à sa bille, aux pièges, au rythme et surveiller du coin de l’½il son tableau de bord.

Les contrôleurs au grand complet. Il faudra se les approprier pour parvenir au bout du périple

Cette belle aventure épique possède cependant quelques revers. Avec en premier lieu un choix de couleurs quelque peu audacieux pour cette nouvelle mouture 2020. On est loin de la superbe édition originale et ses teintes ‘cohérentes’. Place à une colorimétrie criarde et fluo qui n’est pas franchement des plus heureuses (mais ouf ce n’est pas non plus l’horrible version bleu !). Et puis mazette mais qu’est ce que ça en fait du boucan ce bidule ! Entre les cliquetis-quetis, les breling-breling-breling et autres Roun-doun-doung, on ne s’entend plus penser avec tout ce bazar ! Je n’ose imaginer quand l’engin se trouve entre les mains de garnements un peu turbulents ! Je préconise le port d’écouteurs avec la musique à fond  histoire de ne pas péter les plombs!!

Petite étrangeté: le jeu se parcourt de droite à gauche, dans un level-design à rebours de toutes nos conventions. Je reste curieux de connaître l’histoire de la conception de ce plateau...

Mais soyons honnête, Tricky Bille reste un objet absolument emblématique, que chaque enfant se doit de posséder dans son coffre à jouets. Alors quand j’ai appris très récemment qu’une ‘suite’ était sortie je n’ai pas su résister et j’ai voulu mettre cette inattendue extension à l’épreuve. Après quelques emplettes me voilà en face de ce nouveau tableau, qu’il est grand temps d’examiner sous toutes ses coutures…

La pièce qui permet de relier les deux jouets


Niveau 2


Globalement le cheminement y est identique à la première partie en termes de ‘construction générale’. On débute par gravir un escalier sans garde-fou pour arriver à un aqueduc qui lui mène à un énorme essieu qui sera central dans cet itinéraire. Divisé en deux partie, - une grande roue et l’essieu en lui-même, le passage nécessitera un peu de pratique mais reste assez simple. Constance et précision seront les maîtres-mots dans cette étape. À mi-parcours, une nouvelle session de sauts qui ne posera pas le moindre problème et qui permettra de passer de l’autre coté de cette vis géante. Passé cette acrobatie place au mini-flipper  - ou pachinko si vous préférez - qui en quelques propulsions vous enverra sur La Spirale de la Chance (une bien belle appellation). Là il n’y a rien d’autre à faire qu’à espérer. La bonne sortie vous conduira au toboggan tandis que la mauvaise vous ramènera à la vis sans fin (vous êtes alors bon pour refaire une partie du parcours). La glissade à bascule vous dépose directement dans la cuillère, qui *boum !* sans attendre vous permet d’atteindre la cloche qui sonne votre réussite.

Une vue d'ensemble un peu bouchée par la Spirale de la Chance

Premier constat, ce parcours est bien plus facile que son aïeul. Et pour une raison simple: bien que présenté comme un ‘Level 2’ il s’agit en vérité d’un ‘Level 0’ qui doit donc se connecter non pas après mais avant l’ancienne version. Je n’ai compris cela qu’en regardant la notice alors que je tape cet article (et après la ‘séance photo’…). La pièce qui permet de relier les circuits peut dans les faits se ‘brancher’ à l’un comme à l’autre et donc il n’y a pas vraiment d’ordre mais comme le livret lui-même l’indique c’est bien à la fin du récent niveau que s’emboite la passerelle reliant les deux odyssées. Et cela se révèle parfaitement logique au vu de l’échelle de progression de la difficulté qui dans cet ordre là fait plus sens.

La véritable disposition a adopter pour une progression plus harmonieuse. Cela permet de plus de conserver la catapulte en bouquet final, de loin l'épreuve la plus compliqué du lot.

Modernité oblige, une encoche pour placer un smartphone à fait son apparition, afin d’usité de ses fonctions diverses de mesure du temps. Même si l’utilité fait du coup doublon avec la maison-chronomètre qui elle aussi peut se placer sur ce nouveau plateau. Apparition notable de plus d’une épreuve basée uniquement sur le facteur chance, ce qui constitue une nouvelle approche qui ne plaira pas à tout le monde (du moins pas à moi…Grrr…). Cependant la relative simplicité de ce tableau fait qu’il est moins pénible à refaire en cas de déroute du destin. Attention toutefois à ne pas prendre cette nouvelle série d’obstacles à la légère. Là où l’incunable faisait appel à des capacités plutôt réflectives cette fois c’est l’adresse qui est plutôt mise en avant. Notamment avec ce fameux moyeu central tout en synchrone subtilité. Le passage du flipper lui demandera d’apprendre à doser son effort, y aller à fond les manettes résultant systématiquement par l’échec.

Vue sur les escaliers et la vis sans fin. Au loin la grande roue, un labyrinthe vertical.

Finalement ces nouvelles étapes se révèlent complémentaires des anciennes et une fois le duo de plateau formé c’est devant une belle panoplie d’épreuves que nous nous trouvons. À la fois diverses, amusantes, frustrantes ou plaisantes. Un bel échantillon des apprentissages de la vie en somme…

~¤~

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait une partie de Tricky Bille, est force est de constater que le jeu reste toujours autant efficace des décennies après son invention. Alors oui il reste frustrant parfois, surtout quand pour une raison inconnue le mouvement que vous avez déjà réussi 100 fois sans souci devient tout à coup une gageure insurmontable. Sous son aspect de promenade de santé se dévoile une piste semée d’embûches qui mettront vos qualités à l’épreuve et vos défauts en exergue.
Le niveau 2 lui est une belle idée qui aurait mérité un peu plus de génie pour véritablement se hisser à la hauteur de son illustre ancêtre, sans pour autant démériter de son héritage. Plus qu’une suite, c’est une préquelle que nous découvrons en ce nouveau plateau. Enchainer les deux parcours pour un plaisir sadique deux fois plus long reste une bien belle aventure qui en compagnie de sa progéniture octroiera des moments de convivialité endiablé. C’est donc une grosse recommandation que je formule pour ce dynamique diptyque qui à n’en pas douter restera un classique pour encore des générations de gamins à venir. Cependant un niveau 3 plus ambitieux serait plus que bienvenue. Nul doute que les ingénieurs de chez Tomy se penchent actuellement sur la question.


Les grands cerveaux en pleine réfléxion pour le niveau 3

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