Le Blog rétro de Tompouce

Par Tompouce75 Blog créé le 16/01/19 Mis à jour le 16/04/21 à 11h07

TOP 5 de jeux rétros selon mes envies. N'hésitez pas à demander un TOP 5 qui vous ferait envie personnellement!

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Le Tactical RPG sur Super Nintendo était à l'honneur le mois dernier sur ce blog, et il est grand temps de ne pas faire de jaloux.  Intéressons nous à présent aux Action RPG qui ont l'honneur de voir le jour sur la machine. Tout comme son cousin, l'Action RPG est un genre en pleine expension sur consoles 16 bit, après quelques essais plus ou moins probants sur la génération précédente, à l'image de ce que va proposer Falcom, en quelque sorte la figure de proue du genre au Japon sur consoles, avec par exemple la sortie des premiers épisodes des séries Dragon Slayer puis Ys, dans la foulée de Namco qui réalise pour les salles d'Arcade le premier Action RPG à acquérir une certaine renommée : Tower of Druaga. Le genre va vraiment acquérir ses titres de noblesse grâce à l'essor des consoles 16 bit qui débarquent en trombe au tournant des années 90, afin de raffiner une formule, et surtout, la rendre visible auprès du grand public. Il n'est pas rare, comme nous allons le constater plus bas, que les Action RPG de la Super Nintendo, développés par des studios tiers, qui deviennent de véritables experts en la matière, soient considérés comme des titres majeurs de sa ludothèque. Mais cette démocratisation ne s'est pas faite sans l'apport de Nintendo himself...

Car il faut bien se l'avouer, et ce même si la série ne fera pas partie du classement d'aujourd'hui, étant à la limite d'une proposition en ligne avec les standards du Action RPG, c'est bien grâce à The Legend of Zelda que l'Action RPG trouve écho auprès de nombreux joueurs, séduits par ces mondes vastes à explorer et le gameplay dynamique caractéristique du genre. La sortie en fin 1991 de The Legend of Zelda: A Link to the Past, un jeu d'aventure majeur, réalisé par l'équipe de Shigeru Miyamoto avec maestria, est sans l'ombre d'un doute, l'élément déclancheur d'un véritable amour à venir pour l'Action RPG, et ce à l'encontre de beaucoup de joueurs encore non familiarisés à cette formule un peu spéciale, mais pourtant particulièrement alléchante. On va le constater, dans la foulée du mastodonte de Nintendo, les possibilités vont s'ouvrir, les propositions se multiplier. A la charge du joueur de faire le tri entre le moyen, le bon, et l'exceptionnel. Et c'est ce que nous allons faire aujourd'hui, évoquer le moyen, le bon bien sûr, mais surtout nous attarder sur l'exceptionnel, en vous proposant le Top 5 des plus grands Action RPG qui ont vu le jour sur Super Nintendo !

 

Numéro 5: Illusion of Time

Commençons en douceur, avec le très émouvant et réussi Illusion of Time, oeuvre du défunt et regretté studio Quintet, une équipe rompue à la réalisation d'Action RPG de qualité, pour un titre qui aura marqué les esprits à sa sortie en France, grâce à une judicieuse mise en avant dans les devantures, accompagné d'un guide devenu avec le temps, un bel objet de collection. Mais, si le jeu a su convaincre les joueurs, c'est aussi grâce a l'étalage de ses qualités, manette en main. Déployant une subtile histoire, qui place notre héros Paul, en sauveur de l'humanité face à une comète menacante en approche de notre belle Terre. Le scénario est avant tout un prétexte pour nous offrir un beau voyage à travers les lieux les plus marquants de notre planète, que ceux-ci soient rééls ou imaginaires. Ainsi la Muraille de Chine côtoie sans problème la Tour de Babel, quand les ruines de Nazca ou les pyramides d'Egypte se dévoilent sous vos yeux au détour de la découverte du légendaire continent disparu de Mû. Une superbe ballade, accompagné d'une bien belle bande-son, qui fera de vous un amoureux de cette époque particulière et bénie des grands explorateurs que le titre met en avant, et de leurs épopées qui ont fait les grandes histoires de la renaissance en Europe. A y réfléchir, le pari est plutôt incongru, et osé, pour un studio nippon de proposer un tel univers, mais celui-ci est retranscrit ici avec talent, pour notre plus grande joie. Notre héros réponds lui, au doigt et à l'oeil, et élimine les ennemis avec aise, au coeur de décors souvents réussis dans de niveaux admirablement construits. Quintet maîtrise son sujet, et cela se sent. On regrettera tout juste l'absence de personnages jouables en dehors de notre cher Paul, qui tout de même, dispose de la possibilité de se transformer en preux chevalier, et bien plus tard sous les traits du bien nommé Liquéfia, forme éthérée surpuissante. Une gameplay efficace, mais un tout petit peu limité, qui empêche Illusion of Time, par ailleurs excellent Action RPG, de prétendre à viser plus haut dans ce classement.

 

Numéro 4: Secret of Evermore

Difficile de concevoir un tel classement sans la présence de Squaresoft. Ce développeur prolifique devenu mastodonte du RPG, est, au tournant des années 90, capable de proposer comme nous allons le voir, les plus grands Action RPG de la console. Mais avant de parler du talent des équipes de développement travaillant au Japon, faisons un petit tour par les Etats-Unis, ou Squaresoft décide de monter de toute pièces un jeune studio, avec pour première mission d'exporter le savoir faire de la marque au pays de l'Oncle Sam, voire en Europe. Et pour se faire, l'équipe américaine va, en plus du traditionnel système d'expérience propre au RPG, se baser sur Secret of Mana, véritable carton partout ou il a eu la chance de connaître une sortie. Secret of Evermore sera donc une version américanisée de ce titre de référence pour Squaresoft. Et force est de constater qu'il en conserve un grand nombre de qualités ! Tout ce qui fonctionne en matière de gameplay dans Secret of Mana, à commencer par le menu s'ouvrant sous forme d'anneaux autour du personnage, est ici repris avec succès. Mais le jeu sait aussi s'écarter de son modèle afin d'apporter quelque chose de neuf. L'histoire et l'univers offrent eux bien des différences, et proposent au joueur de suivre les péripéties d'un jeune garçon et de son fidèle chien. Bourré de références cinématographiques à la gloire des studios d'Hollywood, le scénario se parcours avec bonheur, même s'il parait au final forcéement un peu moins étrange, foutraque, et dépaysant, que ceux dont nous gratifie habituellement le pays du soleil levant. Secret of Evermore peut paraître un brin classique, mais il n'en demeure pas moins admirablement réalisé. Graphismes détaillés et superbement colorés, animations irréprochables de vos héros et de certains ennemis qui sont parfois impressionnants, à l'image de certains boss. Utilisation et réinterprétation intéressante du système de magie qui tire sa force de l'alchimie et vous oblige à mélanger les matériaux adéquats. Musique de belle qualité, par moments épique et mémorable, qui accompagne avec succès notre héros qui réponds à vos sollicitations sans efforts. Un sans faute technique d'autant plus impressionant que l'équipe tout juste formée possède une expérience forcément limitée. Un sans faute qui lui vaut une belle place au sein du classement d'aujourd'hui.

 

Numéro 3: Secret of Mana

Parler de Secret of Mana, c'est un peu pour moi, comme pour beaucoup d'entre nous, disserter sur notre première véritable expérience en compagnie d'un Action-RPG. The Legend of Zelda: A Link to the Past est certes connu de tous les possesseurs de Super Nintendo, et Secret of Mana constitue en réalité l'étape suivante, celle qui nous entraine encore un peu plus vers le RPG. Il est bien question de points de vie, de points de magie ici, d'achat d'objets et d'équipments pour renforcer votre équipe, et bien sûr de scénarios avec son lot de moments héroïques, et de retournements de situation. Ce jeu est un précurseur à bien des égards, et ce qu'il réalise, il le fait qui plus est, avec beaucoup de panache et de talent. Un travail d'une qualité inédite pour l'époque, qui transpire sur bon nombre d'aspects une fois la manette en main. La première chose qui saute littéralement aux yeux, est la qualité de son pixel art, car on parle bien d'art à ce niveau. Le monde en 2D qui s'ouvre devant vous est bluffant, car il est étendu,  varié et surtout, sublime à regarder. Preuve ultime s'il en est, près de 30 années après sa sortie, il est toujours très beau très agréable à contempler. Une exception dans un domaine ou la norme et la technologie évolue si rapidement. Mais Secret of Mana ce n'est pas qu'une plastique, c'est également un système de jeu déjà bien rôdé, qui mêle avec habilité le RPG avec un brin d'action en temps réél, le tout avec plusieurs ennemis à l'écran et, excusez du peu, trois personnages jouables simultanément. Une proposition absolument unique, et rarement retrouvée sur un Action-RPG, et ce, une nouvelle fois, même après 30 années passées pour ma part à essayer de retrouver un titre qui proposerait une expérience similaire. Le titre possède qui plus est une belle durée de vie, accompagné de son système d'anneau pour aller chercher un objet dans son inventaire ou lancer une magie, que l'on peu raisonablement qualifié de révolutionnaire en 1992, même si sur cet aspect, on pourrait chipoter et dire que ce fonctionnement à lui, quelque peu vieilli. Enfin, il est agrémenté d'une bande-son tout à fait délicieuse, qui termine de donner au titre une atmosphère unique, et prolonge le voyage dans cet univers féérique extraordinaire. Vous le savez tous, Secret of Mana est un grand jeu, et il faudra un véritable mastodonte, ou deux, pour le déloger de la 1ere place qu'il mérite.

 

 

Numéro 2: Terranigma

C'était sans compter sur Quintet, qui une dernière fois, décide de remettre le couvert, afin de nous servir à point nommé, ce premier mastondonte en question: Terranigma. Suite et fin d'une trilogie comprenant Soul Blazer et Illusion of Time cité plus haut, ce troisième et dernier volet place la barre encore un cran au-dessus, et ce, dans absolument tout les domaines. Techniquement tout d'abord, le jeu étant de toute beauté, et proposant des effets sidérants sur une 16 bit alors exploitée de manière optimum. Il faut voir notre héros, Ark, se ballader sur une incroyable carte en mode 7 : Un ravissement de tous les instants. Le jeu fourmille également de petites animations qui apportent à Terranigma une véritable âme, et le démarque de la concurrence. S'attarder à nouveau sur Ark, et le voir plonger tête la première, afin de rentrer dans une sorte de boîte de Pandore qui nous sert de hub, permet de mesurer le chemin parcouru par les développeurs depuis Soul Blazer. La variété offerte par le gameplay ensuite, est juste sidérante pour un jeu 16 bit, et notre héros possède de très nombreuses techniques de combat, qui s'adaptent aux différents ennemis et situations que vous rencontrez. La magie demeure également présente, même s'il faudra l'utiliser avec parcimonie. Quintet n'a pas non plus lésiné sur les moyens afin de proposer une bande son digne des plus grands RPG de la machine, et l'écoute de ces belles compostions vous tireront à n'en point douter quelques larmes. Elles sont fort à propos, puisque le scénario, et la thématique du jeu sont pour le moins déconcertant et sombre, par bien des aspects. Certains passages et retournements de situation vous noueront l'estomac, avec en apothéose, une fin ambïgue qui vous laissera sans nul doute pensif et admiratif du travail d'écriture produit ici. Quintet a décidemment acquis une grande maîtrise du genre, et Terranigma en est la preuve éclatante, le plus beau joyau de la collection sur Super Nintendo, si ce n'était pour ces diables de Squaresoft qui décident de donner à Secret of Mana une suite, pour le moins attendue au tournant.

 

Numéro 1:  Seiken Densetsu 3 ou Trials of Mana

Et cette suite, Seiken Densetsu 3, renommée depuis Trials of Mana, est et demeure, naturellement, un titre d'exception. Un jeu quelque peu particulier au sein de ce classement qui plus est, puisqu'il s'agit du seul  à ne pas avoir connu une sortie en France, accompagné de l'habituel magnifique guide, qui facilite grandement la tâche des pauvres joueurs que nou sommes, perdus au coeur de jeux bien trop vastes pour eux. Mais ce titre, tout les adeptes de la Super Famicom le connaissent. Longtemps désiré et attendu, après la douche froide et la déception de ne pouvoir le découvrir autrement qu'en japonais, il a bâti sa légende et sa réputation par un bouche à oreille solide et persistant, au fil des années, porté par les traductions que nous ont offert la communauté. C'est un Squaresoft au sommet de son art, qui propose en 1995 un Action RPG de très haut vol, bonifiant si c'était encore possible, la formule proposée par son aîné direct. Sans trop d'hésitations, on peut arguer sur le fait que Trials of Mana est le plus beau jeu de la console. La découverte de ce nouveau monde, ou l'arbre Mana est une nouvelle fois menacé, est un plaisir de chaque instant. Le mot pixel art prends ici tout son sens, et la 16 bit de Nintendo crache littéralement ses tripes pour nous offrir non seulement des graphismes époustoufflants, mais parvient à animer le tout avec grâce et élégance. Les combats sont d'une fluidité redoutable, et de fait le gameplay monte d'un cran, pour proposer des joutes dynamiques, ou l'on jongle à l'envie entre trois personnages qui attaquent sans relâche à coups de magies ou d'attaques spéciales. Un bonheur manette en main qui se conjuge à une partition musicale encore une fois magistrale d'Hiroki Kikuta, dans la droite ligne de celle proposée par Secret of Mana.  Sans conteste, l'apothéose de la série à ce jour. Il est extrêment difficile de prendre ce 3ème épisode de la saga à défaut, tout juste pourra-t-on arguer du fait que le système de magie est moins complet que ce que l'on aurait souhaité, mais c'est vraiment pour chipoter. D'autant plus que chaque personnage possède une gamme d'attaques large et très différente, et touche ultime, on peut choisir parmi 6 héros différents afin de constituer l'équipe qui nous semble la mieux équilibrée. Squaresoft profitant au passage de cette flexibilité pour offrir au joueur plusieurs fins, qui sont autant de combats d'anthologie contre des boss finaux différents. Bref, une sans faute pour ce must absolu de la machine, et une première place incontestable aujourd'hui !

 

Vous êtes prêts pour la liste des récalés ? Celle-ci est relativement longue, sachant que la frontière est mince entre Action RPG et jeu d'aventure d'un côté, ou, Action RPG et RPG classique de l'autre. Si l'on lorgne un peu plus du côté Action RPG, tendance jeu d'aventure, l'incontournable The Legend of Zelda: A Link to the Past s'impose comme une pépite de la console, certains oseront dire le meilleur jeu de la machine, et je ne saurais leur donner tort. A y regarder de plus près, ce jeu de légende à fait des émules, et l'on retrouve dans Ganpuru Gunman's Proof et The Twisted Tales of Spkie McFang, beaucoups d'éléments qui ont fait le succès du titre star de Nintendo. Alternatives intéressantes, qui proposent avec bonheur une formule quelque peu revisitée, ils valent vraiment le coup de s'y attarder. Un peu plus proche encore d'un Action RPG, Brainlord, avec son petit côté puzzle, offre lui, un petit vent de fraîcheur au genre, quand Alcahest propose lui un titre plus nerveux, à la limite de l'Arcade, et Neugier ou Super Ninja Boy, une formule quelque peu boîteuse. Dans un tout autre style, Front Mission Gun Hazard déploie son univers futuriste, subtilement infusé d'éléments Action RPG pour vous en mettre plein la vue.  Enfin, toujours au confins du jeu d'aventure et du Action RPG, impossible de passer sous silence Soul Blazer, premier titre de la trilogie Quintet à voir le jour sur Super Nintendo.

Ys 5: Lost Kefin Kingdom of Sand, est lui la suite attendue de la série des Ys, saga déjà bien installée dans le paysage. Il s'agit malheureusement d'un épisode en demi-teinte, relativement loin des plus belles réussites sur Pc-Engine par exemple. En déplaçant le curseur encore un peu plus vers le RPG, les incontournables Star Ocean et Tales of Phantasia, proposent un système de combat innovant, à la croisée des chemins entre tradition et dynamisme. De par leurs qualités esthétiques, leurs scénarios, et leur technique irréprochable, Action RPG ou non, il s'agit de deux incontournables de la ludothèque Super Famicom. Enfin, il y a les quelques ovnis, qui proposent des formules hybrides, poussant l'originalité du propos et du gameplay au-delà du raisonnable. C'est le cas de Dragon View de Kemco, ou du superbe Bushi Seiryuuden, oeuvre de Game Freak, tout fraichement traduit en anglais par la communauté. Encore plus étrange, Chaos Seed vous demandera un peu de concentration pour en comprendre les arcanes : Entre puzzle game, jeu de stratégie et Action RPG. Un sacré mélange des genres ! Mais la palme de l'originalité revient à  E.V.O. Search for Eden, qui vous fera vivre une épopée s'étalant sur rien de moins que plusieurs millons d'années. Déroutant.

Soyez sans détour, et donnez ici un avis sur l'Action RPG Super Ninteno. Vu le nombre de titres de qualité disponibles, vous avez forcément votre chouchou et une belle histoire à raconter.

Et à très vite pour un prochain Top 5, ou plus exactement, la suite d'un Top 5, attendu depuis très longtemps sur ce blog...

 

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Assez parlé de la petite souris dans ce blog, mais, ne comptez pas sur moi pour que je vous laisse tranquille tout de suite avec Disney pour autant. Penchons nous à présent sur le cas d'un autre personnage mythique de l'écurie de Burbank, qui prends lui, les traits d'un canard espiègle. Mickey est certes un incontournable du répertoire, mais ma préférence, elle, s'est toujours orientée vers ce satané Donald, doté d'une personnalité un peu moins lisse que l'emblème de Disney, il jouit néanmoins d'une popularité à travers les âges, assez considérable. Suffisante pour en faire un héros de jeu vidéo à temps plein ? C'est ce que nous allons voir aujourd'hui de plus près! Quels vont être les jeux qui sortent suffisament du lot pour faire potentiellement de Donald, une figure aussi incontournable du jeu vidéo qu'il ne l'a été, et continue de l'être en dessin animé ? Ces jeux arrivent-ils à capitaliser sur le caractère si spécifique du célèbre canard, qui font de lui un incontournable des fans ?

Sierra sera le premier, en 1984, à sauter le pas, et à mettre Donald en scène dans Donald Duck's Playground, un titre qui, selon les critères actuels, passe sans hésitations, pour un jeu archaïque. On retiendra qu'il aura eu le mérite d'être le premier sur les rangs, avant que Disney, poussé par le bon sens, ne cède les droits de la license à quelques studio japonais de renom, et jette donc son dévolu sur des grands noms tels que Sega et Capcom. Vous vous en doutez, quelques titres de qualités vont sortir de ces collaborations. Naturellement on reprends les mêmes règles qu'avec Mickey, et on s'intéresse aujourd'hui aux titres ou notre canard est forcément jouable. Une fois de plus, les fans de Kingdom Hearts seront un peu déçus, mais cela ne m'empêchera pas de proposer un pannel de qualité je pense. Enfin, exit également les jeux proposant des personnages gravitant dans l'univers de Donald, tel que l'Oncle Picsou et son fameux Duck Tales, ou encore Darkwing Duck. Deux excellents jeu NES, qui n'auront donc pas le droit de cité au sein de ce Top 5 des plus grands jeux dans la peau de Donald Duck. En route pour ce billet, que je dédie, cela va de soi, à Donald87, membre éminent de la communauté de Gameblog!  

 

Numéro 5: Maui Mallard in Cold Shadow sur Megadrive et Super Nintendo

Maui Mallard in Cold Shadow est un jeu qui s'inscrit à la croisée des chemins pour Disney, qui, sous la banière Disney Interactive fraichement créée, se décide à produire ses propres jeux, mettant en scène ses mascottes et héros. Donald n'échappe pas à cette règle, et on se retrouve avec notre cher Canard, sous les traits d'un détective parti explorer une île tropicale ou se produisent quelques phénomènes étranges. Donald, prénommé Maui dans le jeu, à pourtant une botte secrète: La possibilité de se transformer en Ninja, et ainsi de traverser les niveaux en toute agilité sous l'identité de son alter ego, Cold Shadow. Une belle manière pour les développeurs d'ajouter quelques composantes de gameplay à un titre de plateforme à la réalisation très léchée. Le titre sort en toute fin de vie des consoles 16 bit, fin 1996, et cela s'en ressent. La présentation est vraiment superbe: L'utilisation des couleurs, ou le détail des animations est juste bluffant. On se croit en plein dessin animé. La durée de vie n'est pas en reste, et pour un tel jeu, les niveaux sont relativement longs, voire labyrinthiques pour certains. La musique, très atmosphérique est également une réussite et s'intègre parfaitement au propos du jeu. On se sent vraiment perdu dans la moiteur de la jungle. Pourtant, sous ce tableau idyllique, se chache quelques défauts qui grèvent à mes yeux le potentiel d'un jeu formidable. Les niveaux sous forme de dédales passent encore, mais dès lors qu'ils sont associés à une maniabilité quelque peu hasardeuse, les choses se gâtent un peu pour un Donald perdu sous la canopée. On se prends à maudir les collisions avec les ennemis, certaines semblant inéluctables, avec cette sensation que Donald glisse un peu trop au sol, au lieu de courir. Certaines phases de saut et de plateforme nécessitant une bonne dose de précision, mettront vos nerfs à rude épreuve. Un jeu contrasté donc, mais aux très solides atouts tout de même, qui compensent assez largement ces quelques défauts, et qui mérite le détour ! Une belle entrée en matière pour Donald, et de fait, une place acquise au sein de ce classement !

 

 

Numéro 4: Donald Duck no Maho no Boshi sur Super Famicom

Vous reprendrez bien un jeu de plateforme à la plastique irréprochable et aux animations de dingue sur Super Famicom, pour mieux accompagner les nouvelles aventures de Donald Duck, n'est-ce pas ? Donald Duck no Maho no Boshi est de ce bois là, avec une réalisation de haute volée, signée, aussi étrange que cela puisse paraître, par un studio à la renommée pourtant mineure: Epoch. Avec du recul, étonnant que Disney ai pu confier le sort de sa mascotte à une telle équipe de développeurs. Et pourtant...le résultat est à la hauteur de l'évènement, et ce titre, resté exclusif au Japon, sans doutes pour des raisons de droit d'exploitation, est pour le moins une excellente suprise. Doté, vous l'avez compris, d'une réalisation superbe, le titre à de plus, le bon ton de se découper en deux parties. La première prenant la forme de mini jeux qui verront notre héros essayer de gagner sa vie, en se faisant embaucher par le plus offrant, afin par exemple d'assurer la livraison de journaux, ou encore, de nettoyer les carreaux. Le tout afin de mieux offrir à sa chère et tendre Daisy, un superbe chapeau qu'elle a repréré en pleine scéance de lèche vitrine ! Une fois ses deniers en poche, Donald s'apperçoit malheureusmeent que le chapeau n'est plus disponible en boutique. En voila un beau prétexte scénaristique, complètement incongru, afin de faire basculer le jeu vers un pur titre de plateforme, prenant place dans un monde féérique, à la recherche d'un chapeau devenu...objet magique ! Une approche quelque peu originale, qui, couplée à sa réalisation à coupé le souffle, a tout pour plaire. Mais, car il y a bien un mais: Le mal présent dans Maui Mallard in Cold Shadow est de retour: La maniabilité un peu aléatoire de notre Canard va quelque peu gâcher la fête. Est-ce un mal récurrent pour Donald de souffrir d'une telle tare ? Notre héros est-il vraiment un si piètre athlète, incapable de sauter sans se prendre les pieds dans le tapis ? Quel dommage que cela vienne ternir un tableau par ailleurs sans faute pour ce Donald Duck no Maho no Boshi, qui mérite tout de même une belle place au sein de ce classement, puisque tous les autres aspects du jeu sont eux, maitrisés, et en font un jeu très agréable à parcourir. Voyons maintenant ce que donne un Donald qui a appris à sauter...

 

Numéro 3: World of Illusion starring Mickey Mouse and Donald Duck sur Megadrive

Quoi de mieux qu'un jeu avec Donald ? Un jeu avec Donald et Mickey pardi ! Quoi de mieux qu'un joli jeu de plateforme ? Une sublime jeu de plateforme ! Et quoi de mieux qu'un jeu de plateforme jouable en solo ? Un jeu jouable à deux en simultané, c'est bien sur! La suite directe de Castle of Illusion sur Megadrive propose en effet aux adorateurs de Disney de poursuivre l'aventure dans un cadre féérique, et encore plus magnifique que son aîné. Le tout en compagnie de nos deux héros cette fois-ci. On pourra ainsi, avec un proche, vivre pleinement cette aventure faite de coopération et d'émerveillement de tous les instants. N'hésitons pas à insiter, World of Illusion est vraiment superbe. La patte graphique et la maîtrise de la machine de la part de Sega est ici indéniable, et l'on se retrouve sans trop de mal, avec l'un des plus beau jeu de la Megadrive. Pour ceux qui adorent les dessins animés de Disney, le titre est une véritable bénédiction. Il faut voir les petits détails d'animations, dès lors que Donald sort sa cape pour attaquer un ennemi, se retrouve dans une bulle d'air à se débattre pour progresser sous l'eau avec son compagnon, ou mieux, quand il tire à bout de bras un Mickey dernier de cordée resté en contrebas. Un régal pour les yeux de tous les instants, qui forcément, fait opérer le charme manette en main. D'autant que cette fois-ci, Sega oblige, notre canard et notre souris ne sont pas installés sur des patins à glace, les sauts sont préçis, et les niveaux bien construits. Pas de frustrations dans World of Illusion...ou alors peut-être inversement, un brin de lassitude, car à force de trop bien calibrer son jeu, Sega en fait un titre vraiment trop facile, que l'on termine à deux joueurs, en une grosse heure, sans croiser la moindre difficulté. Un comble, quand, qui plus est, le titre offre un rythme de jeu plutôt lent. Il n'est pas rare de devoir ralentir afin de rattraper son compagnon par exemple, lors de belles phases d'entraide certes, mais qui en font un jeu à la limite d'un puzzle game par endroit. C'est aussi la plus grande force du titre, prendre son temps, et offrir au joueur une expérience radicalement différente que l'on choisisse d'incarner Donald ou Mickey, vous faisant régulièrement emprunter des chemins divergents. Certes, le jeu est court et facile, mais ne boudons pas notre plaisir de nous plonger encore et encore dans World of Illusion, une autre merveille, une de plus, signée Sega pour le compte de Disney.

 

Numéro 2: Disney's Magical Quest 3 starring Mickey & Donald sur Super Famicom et GBA

Vous reprendrez bien une louche de coopération entre Mickey et Donald dans un jeu de plateforme, non ? Cela tombe bien, c'est exactement ce que nous propose Capcom, dans le très justement nommé Disney's Magical Quest 3 starring Mickey & Donald. Le titre l'indique, il s'agit ici également du 3ème épisode sur Super Nintendo de la série des Magical Quest. Une saga, qui, vous l'avez constaté la semaine dernière, est très chère aux yeux de votre serviteur, apparaissant en 1ere place du Top 5 consacré aux plus grands jeux ou l'on incarne Mickey. Après une second épisode, quelque peu en retrait, mais proposant un mode deux joueurs, le dernier épisode de ce triptyque, signe enfin l'arrivée en trombe de Donald comme personnage jouable, aux côtés de l'incontournable souris à salopette. Et en guise de bouquet final, Capcom n'a pas lésiné ! Tout respire la qualité quand on se penche sur Magical Quest 3.  Les graphismes font un bon en avant, et le jeu est une réussite esthétique, une perle 2D de la console. Les animations, malgré quelques ralentissements, sont épatantes, et nos héros répondent à nos sollicitations au doigt et à l'oeil. Ou pour le dire autrement, leur maniabilité est parfaite, signe du savoir faire de Capcom en la matière. L'enrobage sonore est lui, dans la droite ligne des précédent, enjoué, et entrainant. Classique dans sa forme, il n'en demeure pas moins un titre soigné jusque dans ses moindre détails, et l'on prends un grand plaisir à découvrir les nouveaux costumes, marque de fabrique de la saga, que vont pouvoir arborer nos héros au fur et à mesure de leur progression. Ceux de Donald étant pour l'occasion, particulièrement réussis et hilarants. Il faut voir ce bougre de Canard se dandiner dans un tonneau de bois qui lui sert d'armure de chevalier, quand à côté de lui Mickey apparait en chevalier modèle. Bref, un côté comique qui sied particulièrement bien au personnage, et apporte une touche de personnalité bienvenue à ce qui constitue le plus grand jeu vidéo à avoir jamais acueilli ce cher Donald, si ce n'était une nouvelle fois ce diable de Sega qui remporte le morceau...

 

Numéro 1: Quackshot sur Megadrive

Car oui, difficile de dire qu'il existe mieux que Quackshot pour passer un moment privilégié en compagnie de Donald. Doté d'une réalisation, une fois de plus, à couper le souffle, mais vous commencez à avoir l'habitude avec le duo Sega et Disney, cet opus vous place dans la peau d'un Donald qui prends des airs d'Indiana Jones se battant avec...une ventouse de toilettes...Une référence au célèbre plombier de Nintendo peut-être ? En tout cas, cette arme très utile, et évolutive qui plus est, vous permettra de faire progresser votre canard de héros non seulement en immobilisant vos ennemis, les rendants innoffensifs. Mais également, un peu plus loin dans le jeu, en servant de véritable marche-pied une fois ces ventouses judicieusements fixées sur les murs. Avant de pouvoir réaliser de telles prouesses cependant, il vous faudra voir du pays. Et grâce à l'avion piloté par vos neveux Rifi, Fifi et Loulou, vous allez voyager tel un explorateur entre les continents, à la recherche d'objets rares. La transylvannie et les temples aztèques des débuts vont voir se succéder à des territoires encore plus extrêmes, et mener Donald jusqu'au Pôle sud, pour des phases de plateforme toujours plus folles et enthousiasmantes. Car vous le savez sans doutes, Quackshot est un grand jeu de plateforme, irréprochable techniquement et esthétiquement, qui apporte une touche d'originalité au genre, en incluant une approche non linéaire vous obligeant à revisiter les niveaux une fois de nouvelles compétences ou objets acquis. Un metroidvania miniature avant l'heure ! Et si en plus, on ajoute à cela une maniabilité parfaite et une atmosphère digne des plus grands épisodes animés mettant en scène notre canard favori, on obtient une formule qui ravit petits et grands, et surtout, le plus grand jeu de plateforme, et jeu vidéo tout court, avec Donald en tête d'affiche. Une nouvelle fois, bravo à Sega pour ce travail d'orfèvre. Voici une première place amplement méritée !

Le célèbre canard n'a pas à rougir de la comparaison avec son illustre comparse de souris, et, s'amuser avec Donald sur un jeu vidéo est chose aisée, dès lors que l'on se tourne vers les plateformes 16 bit. Mais qu'en est-il des autres générations de console ? Elles ont également eues, pour certaines d'entre elles, le plaisir d'acceuillir Donald, avec plus ou moins de réussite. L'exemple le plus flagrant qui me vienne à l'esprit serait peut-être celui de Donald Duck Couak Attack, ou Ubisoft s'essaye au jeu de plateforme en 3 dimensions sur consoles 128 bit, avec notre héros, pour un résultat...mitigé, naviguant entre graphismes colorés mignons, et une trop grande facilité. Remettre le couvert avec Donald Duck PK  n'était peut-être pas bien utile... Pour trouver un jeu de plateforme d'envergure il faudra s'en remettre une nouvelle fois à Sega, et à son duo de titres parus sur Master System.  Lucky Dime Caper et Deep Duck Trouble starring Donald Duck sont deux magnifiques productions sur la 8 bit de Sega, sans aucun doutes l'égal d'un Castle of Illusion dès lors que l'on lorgne sur les autres réalisations portées par la machine,  qui allie avec bonheur un level design ingénieux, une réalisation de haute volée et une maniabilité à toute épreuve. Les incontournables 6è et 7è de ce classement!

Donald n'est pas en reste sur les quelques spinoffs que Disney à eu le loisir de soutenir, notamment auprès du développeur Rare, qui propose sur Nintendo 64 le jeu de kart Mickey's Speedway USA. Notre cher canard y est évidemment une figure de proue, et un personnage jouable aux capacités intéressantes. Inutile de préciser que Donald fait par ailleurs évidemment partie de la pléthorique équipe de personnages jouables au sein du bac à sable pour enfants,  Disney Infinity, sans doutes pour le bonheur des fans. Mais le titre le plus improbable de cette sélection, perdu dans l'enfer des licenses, est peut-être à aller chercher du côté du sobrement intitulé Donald Duck sur NES, un jeu uniquement sorti au Japon...en quelques sortes, puisqu'après avoir échappé de justesse à une transformation en Roger Rabbit, Kemco, le développeur se voit forcé de le proposer transformé en Snoopy's Silly Sports Spectacular sur le marché Américain... On ne loupe pas grand chose en Europe, avec ce titre de mini jeux de sports, au potentiel et au fun assez limité. Sur 8 bit, il faudra définitivement regarder du côté de Sega et de la Master System pour s'amuser avec Donald! 

N'hésitez pas à vous remémorer ici votre plus belle aventure et anecdotes en compagnie de ce canard râleur et si attachant, elles ne glisseront pas ici comme l'eau sur les plumes d'un canard comme le veut l'adage. Chose promise!

Et à très vite pour un nouveau Top 5, ou l'on parlera Action et RPG. Autrement dit: Action RPG.

 

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Bienvenue dans le monde merveilleux de Disney, un grand habitué de ce blog, et surtout un monde qui a bercé notre imaginaire et notre vie de joueur. Certes, un peu en retrait ces dernières années dès lors que l'on parle de jeu vidéo, il fût un temps, ou la firme aux grandes oreilles prenait grand soin de proposer les meilleures expériences possibles, et des titres toujours plus aboutis techniquement et fun à arpenter. Disney a rapidement compris que l'essor des consoles de salon grand public changait la donne, et allait installer une nouvelle ères dans les salons du monde entier. Toujours en quête de visibilité, la jeune base de joueurs en demande de nouveautés, était une conquête obligatoire pour les ouailles de la plus célèbre société d'entertainement au monde. Et de fait, au début des années 80, nous allons voir fleurir une quantité impressionnante de jeux, surtout de plateforme, mais pas seulement, qui vont mettre en scènes les personnages emblématiques que l'on pouvait découvrir ou redécouvrir à la télé ou au cinéma.

Et quoi de plus naturel dans ce contexte que de laisser la part belle au plus célèbre personnage jamais enfanté par Disney, la glorieuse souris Mickey. Sa notoriété à cette époque, est plus que jamais immense, et chaque amateur de dessin animé, chaque enfant qui a un jour posé les pieds dans un parc d'attraction Disney, connait sa silhouette. Mais avec un tel emblème, il convient de ne pas faire n'importe quoi, et pour faire les choses correctement, Disney va affiner sa stratégie, proposant à quelques développeurs de renoms, qui ont déjà de solides références, notamment en matière de réalisation de jeux de plateforme, de mettre en scène la souris en jeu vidéo. Le résultat, attendu, sera un succès, couplé à une offre bien souvent de qualité. Les Capcom, Sega et autre Kemco ou Traveller's Tale vont s'en donner à coeur joie, et nous proposer des aventures palpitantes en compagnie de Mickey et ses plus fidèles amis. Je vous propose aujourd'hui de parcourir ces jeux, et d'essayer de déterminer quels étaient les meilleurs d'entre eux, avec un règle simple: Mickey doit forcément être jouable pour que le titre soit éligible. Exit donc les jeux de la série Kingdom Hearts par exemple. Le thème est posé, les règles sont fixées, alors en route pour le Top 5 des plus grands jeux dans la peau de Mickey Mouse!

 

Numéro 5: Land of illusion sur Master System et Game Gear

Et on commence en douceur, avec un superbe jeu 8 bit, dont l'esthétique parfaite, rappelle à quel point la Master System, dès lors qu'elle est judicieusement utlisée, est une console qui possède de nombreux atouts. Suite d'un Castle of Illusion, dont, vous vous en doutez, nous allons parler ultérieurement, et toujours oeuvre de Maître Sega, Land Illusion sera, lui, exclusif aux consoles 8 bit que sont la Game Gear et la Master System, avec une petite préférence pour ma part en ce qui concerne la version Master System, à mes yeux un peu plus lisible. Sorti assez tardivement dans la vie de ces deux consoles, à l'été 1993, le jeu permet de démontrer à Sega tout le savoir faire acquis sur ces deux machines à travers les années, et proposer aux plus jeunes, qui sont encore accrochés à ces consoles au parc bien installé, un jeu aux atours ravageurs, à la technique et à la maniabilité plus qu'honorable, tout en misant sur l'effet positif de mettre en avant la mascotte de Disney, Mickey. Dans Land of Illusion, notre héros est propulsé en plein de conte de fées, à la rescousse de la veuve et de l'orphelin. Un pretexte de scénario pour mieux nous plonger au coeur d'un monde digne des plus beaux plateaux d'un Super Mario Bors. 3, offrant au joueur la possibilité de naviguer d'un niveau à l'autre à l'aide d'une carte, afin de revenir en arrière s'il le faut, une fois de nouveaux objets en votre possession. Ces niveaux sont colorés et forts joliment mis en scène, et Mickey virvolte dans tous les sens, avec grâce et fluidité. Le titre s'adressant aux plus jeunes, il est immanquablement, avec sa petite quizaine de niveaux, trop court à mon goût, et un peu trop facile, les boss étant souvent de simple faire valoirs. La musique est elle plaisante, sans être marquante, et permet un habillage sonore efficace, au mieux. Dans l'ensemble, Land of Illusion est un digne successeur de son mythique aîné, qui plaira à tous les amateurs de bons jeux de plateforme sur Master System, et aux fans de Mickey. Une valeur sûre et un indispensable de ce classement à mes yeux.  

 

 

Numéro 4: Mickey no Tokyo Disneyland Daiboken sur Super Famicom

Voilà une petite surprise comme on aimerait en croiser plus souvent! Mickey no Tokyo Disneyland Daiboken, prends place, comme son nom l'indique, au sein du parc de Disneyland de Tokyo, et quoi de mieux pour visiter les lieux, que de le faire en compagnie de l'emblème de Disney, Mickey Mouse? En plus de proposer une mise en scène unique, ce jeu de plateforme efficace se repose sur un système de jeu original, ou vous pourrez aider notre souris à parcourir les différents niveaux de jeu qui sont autant de mondes présents dans le parc grandeur nature, grâce à l'aide de ballons. Oui mais attention, pas de vulgaires ballons gonflés à l'hélium que l'on trouve à chaque détour d'attraction en temps normal! Ici, les ballons sont fait d'eau et surtout d'air, capables de vous propulser dans les airs et vous débarasser de vos plus vils ennemis. Cette mécanique assez unique, qui s'installe au coeur du gameplay permet bien des facéties, et surtout d'orienter le level design vers des chemins de traverse. Un peu de verticalité au menu? Aucun souci, Mickey se propulse avec son ballon d'air vers les cieux. Un saut impossible a réaliser ? Toujours ce magnifique ballon d'air qui permet de vous propulser devant vous ou à la diagonale pour aller toujours plus vite, toujours plus loin. Les ballons d'eau eux, interviennent sur certaines phases qui demandent un poil plus de réflexion, et permettent de vous sortir de quelques situations délicates, vous servant aussi bien de contre-poids, d'arme, ou encore de platforme dès lors que l'eau peut se transformer en glace. Le titre est assez long, et prenant, grâce à ces mécaniques de gameplay, le tout malgré une maniabilité quelque peu délicate, parfois un rien de rédhibitoire sur certaines phases. Pas, toutefois, de quoi gâcher un tableau qui constitue un quasi sans faute, et l'une des plus belle oeuvre vidéoludique mettant en scène la mascotte de Disney. En toute logique, Mickey no Tokyo Disneyland Daiboken occupe la 4ème place de ce classement, juste derrière les quelques mastodontes 16 bit qui suivent.

 

Numéro 3: Mickey Mania sur Super Nintendo, Megadrive, Mega CD et PS1

A commencer par ce qui est sans trop de doutes le plus beau jeu de la liste aujourd'hui. Doté d'une réalisation à couper le souffle, Mickey Mania place la barre très haut dès son premier niveau, qui voit un Mickey et un décor en noir et blanc tout droit sorti du mythique film d'animation Steamboat Willie, prendre vie sous vos pouces ébahis, et se coloriser petit à petit. Et la fête ne fait que commencer, c'es bien simple, chaque niveau est une enchantement, digne d'un véritable dessin animé. Les animateurs de Traveller's Tale ont du talent, et cela se voit! Mais la parure ne fait pas tout, et le titre est également un jeu de plateforme très solide, quoiqu'un brin conventionnel dans son déroulé. Un poil mieux réalisé, et plus complet sur Megadrive, voire encore mieux, sur Mega CD et PS1, la version Super Nintendo, bien qu'un peu tronquée reste également correcte, et tout aussi magnifique. Pas très long, le jeu est un peu facile au demeurant, et même si l'on répète les niveaux assez vite de fait, on a du mal à se lasser du travail sur les graphismes et les animations d'un Mickey plus classieux que jamais. Quelques puzzles ou scènes en 3D/mode 7 viennent casser un peu le rythme de niveaux plus classiques, et ils le font avec parcimonie et bonheur. Notre souris déponds au doigt et à l'oeil, et on apprécie la musique, clairement dans le ton des niveaux, qui apportent indéniablement un plus à l'ambiance. Un tableau sans fautes? Pas tout à fait, puisqu'au final, le principal reproche que l'on pourrait faire à Mickey Mania serait celui de miser sur un trop grand classissisme, quand bien même l'offre de jeux de plateformes sur la période est particulièrement dense. Sans la présence du personnage de Mickey, ce jeu aurait sans doute bénéficié d'un succès d'estime, puisqu'il est magnifique à l'oeil, mais serait sans doutes passé à côté des radars face à des mastodondes comme Mario, Sonic, ou même un titre tel que Rocket Knight Adventure. Qu'à cela ne tienne, allez fêter votre amour pour cette chère mascotte avec Mickey Mania, un jeu de plateforme d'une très belle qualité, et à l'esthétique irréprochable, qui plus que jamais, vous fera croire que vous êtes plongé en plein dessin animé, et pour cela, c'est le podium assuré!

 

Numéro 2:  Castle of Illusion sur Megadrive, Master System et Game Gear

Land of Illusion est une réussite, c'est certain, et c'est en grande partie parce qu'il intègre dans son ADN, les gènes d'un jeu de plateforme qui a marqué son temps, je veux bien entendu parler du sublime Castle of Illusion. Ce titre majeur du répertoire de Sega, est certes, dans son genre une réussite sur Master System et Game Gear, perpétuant la belle tradition de jeux de qualité made in Sega avec en guest star, un personnage de Disney. Mais c'est sur Megadrive que le titre prends une nouvelle dimension, en exploitant à merveille les capacités d'une 16 bit alors encore dans sa prime jeunesse, et surtout, encore orpheline d'un célèbre hérisson. Il y a donc de la place pour installer confortablement la célèbrissime souris tout en haut des ventes, Sega se faisant fort de mettre les petits plats dans les grand, et proposer un jeu de plateforme coloré, touchant, au level design particulièrement réussi, et à la maniabilité excquise. Jamais la prise en main de la souris n'a été aussi évidente que dans Castle of Illusion. Jamais la traversée d'un niveau, une telle magie de tous les instants, ou les sprites des ennemis, originaux et au design soigné, s'intègrent parfaitement à des décors enchanteurs qui offrent une variété bienvenue. Les subtilités de gameplay sont au diapasion, et les délicates phases de saut, ou il faut se concentrer à la retombée, afin d'éliminer son ennemi par la grâce d'un magnifique coup de popotin qu'effectuera votre souris avec à une pression sur le bouton bas au moment opportun, en font un titre aux mécaniques résolument à part. Voilà tout un art qu'il vous faudra maîtriser, à moins d'opter pour une élimination plus directe de vos ennemis grâce à des projectiles qui prennent la forme de pommes. Inutile de préciser que les musiques et les animations sont superbes, à ce stade de la description, c'est un pléonasme. Tout respire le travail d'orfèvre sur ce jeu qui au final, forme un véritable tour de force de la part de Sega. Et si ce n'était pour mon petit chouchou personnel du jour, ce jeu aurait sans aucun mal, obtenu la 1ere place de ce classement...

 

Numéro 1: The Magical Quest starring Mickey Mouse sur Super Nintendo et Game Boy Advance

Et mon petit plaisir coupable avec Mickey, c'est bel et bien ce diable de jeu offert par Capcom, The Magical Quest, un jeu de plateforme, encore un oui, qui transporte Mickey dans un monde merveilleux de...conte de fées. Vous voyez une analogie ici avec d'autres jeux de la liste? Mais vous êtes mauvaise langue dites donc aujourd'hui! Cependant, vous avez raison, le cadre proposé par ce titre n'a rien de bien original, mais il tire sa force ailleurs bien entendu. De sa présentation et de ses graphismes, tout d'abord, qui vous plongent littéralement dans un monde de couleurs pastel qui me comblent de bonheur. De ses petites animations soignées, ensuite. On est immédiatement happé dans ce monde ou le vil patibulaire, transformé en sorcier maléfique, mets le pays à feu et à sang. Heureusement, Mickey se verra aider par un vieux sage du coin, qui lui occtroiera des pouvoirs spéciaux, qu'il pourra utiliser dès lors qu'il se vêtira du costume magique approprié. Magicien, pompier, ou véritable virtuose des hauteurs grâce à son costume d'acrobate équippé d'un grappin, rien ne sera de trop afin de vaincre les sbires de patibulaire, et mettre un terme à son règne de terreur. En réalité, n'ayez crainte, dans la plus pure tradition des jeux de plateforme mettant en scène Mickey, le titre est un peu trop facile pour son propre bien, et vous en aurez fait le tour très rapidement. Toutefois, The Magical Quest possède un charme propre aux jeux de plateforme réussis, une petit je ne sais quoi qui fait que l'on y revient toujours et encore. Grâce sans doutes à la patte légendaire de Capcom en matière de création et de réalisation, qui nous gratifie, je dirais comme à son habitude, d'un jeu à la plastique parfaitement dans le ton de son propos, d'une animation de qualité, d'un level design ingénieux et jamais pénible, d'une musique entrainante, et d'une maniabilité en tout point parfaite. Le tout pour parvenir à dégager cette atompshère si particulière et caractéristique, qui me fait peut-être aimer ce jeu plus que de raison. Une première place obtenue de haute lutte, et qui s'est jouée sur le fil, face à un Castle of Illusion tout aussi enchanteur.

 

Mickey est un sacré garnement, qui à connu bien des aventures sur consoles 8 et 16 bit, souvent pour le meilleur, et parfois...pour le pire. Quelle n'a pas dû être la déception de ceux qui ont eu le malheur d'acquérir l'horrible Fantasia sur Megadrive, un titre qui de loin, respire le jeu de plateforme bien fait, dans la droite ligne des Castle of Illusion et autre Magical Quest, mais qui, dès que l'on prends en main notre chère souris, s'avère désastreux! Le level design, et la maniabilité de notre héros sont au mieux, atroces! Bref un titre à fuir à jamais. Pour reprendre quelques couleurs, regardons plutôt ce que pouvait proposer les aventures de Mickey sur la portable monochrome de Nintendo, pusique les aventures de la souris sur Gameboy sont assez nombreuses, et parfois de belle qualité. A commencer par les épisodes réalisés par Kemco, les créateurs de Top Gear, qui espèrent profiter à plein de la license Disney, exclusive au Japon, puisque le jeu sortira ailleurs remaquillé en Bugs Bunny, S.O.S. Fantômes ou...Hugo pour nous pauvre français. Kemco va développer pas moins de quatre titres d'action-puzzle sympathiques. Le dernier volet, Mickey Mouse the Magical Stick! sorti en 1993 au Japon, a mis le temps de venir chez nous, en 1998, mais pour une fois nous aurons bien droit au vrai Mickey ! 

Toujour sur  Gameboy, mais un cran au-dessus, pour ce qui constitue sans doutes le 6ème jeu de la liste d'aujourd'hui, Mickey's Dangerous Chase de Capcom, est un pur jeu de plateforme lui, très lisible et agréable, jouable, aux rythmes enjoueurs, et au level design malin. Bref, un autre sans faute de Capcom dès lors qu'il decide, une nouvelle fois, de se pencher sur le berceau de la célèbre souris. Un peu plus proche de nous, citons un spinoff rigolo, Mickey's Speedway USA, une sorte de Mario Kart, et alternative intéressante sur Nintendo 64, qui à les contours du star des jeux de kart, sans en avoir toute la saveur. Impossible de passer sous silence, Epic Mickey, la tentative de Warren Spector de revitaliser le jeu de plateforme avec la célèbre souris. Une essai en demi-teinte, qui possède quelques  atouts, mais souffre d'une caméra bien trop capricieuse pour en faire un incontournable de la sélection aujourd'hui. Ensuite, glissons un petit mot sur Disney Infinity, destiné aux plus jeunes joueurs, que j'ai, je pense, du mal à apprécier à sa juste valeur...Pour finir, Mickey a aussi droit à quelques jeux  sur la célèbre gamme Game & Watch, avec trois apparitions notables en wide screen, multi-screen en compagnie de Donald et enfin en panorama screen sur le superbe DC-95 tout de violet vêtu, et sobrement intitulé Mickey Mouse. Un objet aujourd'hui d'une grande valeur, à l'image de la côte de Mickey dans les années 80 et 90, résolument une star du jeu vidéo de l'époque !

N'hésitez pas à faire part ici, de vos plus beaux souvenirs en compagnie de ce diable de Mickey, superstar des enfants et des grands, en dessin animé comme en jeu vidéo. Vous avez forcément croisé sa route manette en main, un jour ou l'autre!

Et à très vite pour un nouveau Top 5, qui ne va sans doutes pas casser trois pattes à un canard.

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Regardons aujourd'hui le jeu vidéo par un autre prisme. On dit parfois que ce média est un art, certes encore balbutiant, et qui possède ses références et ses propres règles, déjà bien inscrites dans la culture populaire, ou certains jeux, font office d'exemples à suivre. Bien sûr, derrière les impératifs commerciaux liés à la vente de jeux, qui sont au final un produit de consommation courante, difficile de laisser de la place pour que les artistes s'expriment pleinement. Charge aux directeurs d'arriver à intégrer une composante artistique forte, et motiver ces artistes à rejoindre la cause, afin d'apporter à leurs productions, un petit quelque chose en plus, une touche d'originalité, qui va au final, faire toute la différence. L'artiste dont nous allons parler aujourd'hui, a indéniablement compris l'univers dans lequel il gravite, il cela ne lui pose aucun problème, bien au contraire de toucher de près ou de loin au jeu vidéo. Artiste à part entière certes, avec une longue carrière fort prolifique, nous étonne toujours avec son talent insolent, mais surtout, avec sa capacité d'adaptation aux impératifs du média.

C'est sans doutes grâce à cette vérsatilité naturelle, que Yoshitaka Amano, le dessinateur et peintre qui se cache derrière la majorité des personnages créés pour la saga au renom planétaire Final Fantasy, est unique en son genre. Pour cela, il a été à bonne école dans ses jeunes années, ou il a, dès le départ, lié son art et son imagination fertile, aux besoins de production drastiques de la Tatsunoko, studio phare de la Japanime depuis les années 60, porté au firmament dans les années 70, notamment par la grâce du coup de crayon de notre artiste du jour. Yoshitaka Amano, y a appris la rigueur, malgré son envie incessante de se livrer à sa passion, le dessin, sans aucune contrainte. Son mentor, Tatsuo Yoshida, arrivant habilement à canaliser son énergie, tout en lui laissant la place au sein du studio, d'exprimer la plénitude de son talent. Une belle leçon de savoir-faire et de management, qui permet à un Amano encore jeune de se lancer à son propre compte dans les années 80, et de connaître ses premiers succès personnels, et les premiers signes sérieux de reconnaissance, notamment par l'intermédiaire de son magnifique travail sur Vampire Hunter D. Avant de faire la rencontre d'un certain Hironobu Sakaguchi, qui va le mettre sur la piste d'une notoriété internationale accrue par le biais d'un projet aux contours incertains, mais très ambitieux. Dragon Quest à Akira Toriyama, Final Fantasy aura son artiste de renom. Va s'en suivre une carrière prolifique elle aussi au sein du média, dans un secteur en pleine expension, qu'il a pourtant réussi à appréhender rapidement. Découvrons ensemble ses 5 plus belles réussites, là au le trait de crayon de Yoshitaka Amano a eu la plus belle influence, et ou il a pu installer son univers, et créer ses plus belles oeuvres au coeur d'un projet, lié à quelques jeux vidéos triés sur le volet!

 

Numéro 5 : Child of Light sur PS3 , XB360, PSVita, Switch...

Débutons notre classement du jour par un titre un peu à part dans la liste. A part, car l'implication de Yoshitaka Amano y est assez faible, ce dernier s'étant contenté de réaliser quelques artworks, superbes au passage, pour accompagner la sortie du jeu. Mais à part surtout, par ce que l'influence de notre artiste est indéniable sur ce jeu de la branche canadienne du studio Ubisoft. Oui vous avez bien lu, Yoshitaka Amano est la principale source d'inspiration artistique d'un studio occidental, pour l'appuyer sur la création de son jeu. Cela en dit beaucoup sur l'influence d'un artiste à la reconnaissance désormais mondiale. Il faut dire qu'avec le succès de ses expositions outre-atlantique et son implication sans faille au sein de la saga Final Fantasy, sa côte de popularité est au plus haut, et quoi de plus naturel pour un studio de renom, que de s'appuyer sur un tel homme, aprsè tout. Child of Light le jeu, vous entraine dans un monde onirique à la réalisation bluffante, et l'on sent que beaucoup de soin à été apporté à la plastique du jeu, parfois au détriment du reste! Sans doutes pour témoigner du respect de travailler avec un tel artiste, et le besoin de se sentir par conséquent, à la hauteur de l'évènement, les développeurs semblent par moments se perdre dans des considérations esthétiques certes splendides, mais au détriment du gameplay et des mécaniques de jeu. Il n'en demeure pas moins que Child of Light reste un titre plaisant, qui se termine sans mal, en l'espace d'une après-midi, et se vit comme une petite parenthèse remplie de couleurs, de personnages et de décors à couper le souffle. Celui qui aura à coeur de suivre au plus près l'oeuvre d'Amano, se rabattra avec bonheur sur l'édition collector du jeu, qui intègre, fort à propos, un magnifique artwork mettant en image l'héroine du jeu, réalisé par les soins du maître, pour ce qui constitue, et de loin,  le plus bel objet de ce coffret.

 

Numéro 4: Legend of Kartia: The World of Fate sur PS1

Plus évidente, cette première référence Japonaise au sein de ce top intervient en 1998, alors que Yoshitaka Amano est déjà un artiste largement reconnu sur l'archipel pour son travail dans le jeu vidéo. Atlus, le développeur, qui réunit pour l'occasion une équipe de talent, a pourtant le nez creux quand il engage un duo composé d'Amano et de Shigenori Soejima, le futur créateur des personnages de la série Persona, afin de donner une personnalité unique à ce tactical-RPG sur PS1. En charge de la création des personnages, un rôle qu'il affectionne tout particulièrement, mais qui lui a quelque peu auparavant été retiré par Squaresoft à l'occasion du passage sur PS1 de la saga Final Fantasy, Yoshitaka Amano a une nouvelle fois l'occasion de faire parler son talent, et l'on reconnait immédiatement son style si particulier à l'écran. Les visages éthérés, et silouhettes longilignes de nos héros sont d'indéniables signes des superbes coups de crayon du maître, et le moindre portrait qui apparait dès lors qu'un dialogue s'installe en jeu, est un véritable régal pour les yeux. Le jeu, lui, est plutôt réussi, même s'il ne fait pas tout à fait honneur à ces magnifiques personnages. Les graphismes sont tout de même assez simplistes et étranges, l'utilisation des couleurs n'étant pas toujours judicieuse. Un réél effort a été fait sur la musique, qui ferait presque jeu égal avec les ténors de la période. Malheureusement, même si le scénario est bon, les batailles, elles, trainent un peu en longueur, et une certaine monotonie s'installe vite, nous forcant à répéter encore et encore les même attaques et stratégies pour venir à bout de tous nos adversaires. Au milieu de tout cela, il reste Toxa, Duran ou Alana, des êtres magnifiques qui prennent vie sous les coups de crayon de Yoshitaka Amano, et qui possèdent une aura et une ressemblance troublante avec nos chers héros issus des Final Fantasy période 8 et 16 bit, mais qui ici, sur PS1, prennent encore une toute autre ampleur. Impossible d'écarter The Legend of Kartia de ce classement de fait!

 

Numéro 3: Front Mission sur Super Famicom

C'est un autre tactical RPG qui nous attends, alors que l'on atteint le podium de ce top, et il est cette fois-ci l'oeuvre de Squaresoft, un développeur avec lequel Yoshitaka Amano, à immanquablement, une relation privilégiée depuis le création et le succès de Final Fantasy. Nous gratifiant ici d'une gallerie de personnages mémorables, l'artiste déploie toute la palette de son talent pour mieux nous plonger au coeur cette histoire aux accents futuristes, en compagnie de Llyod Clive et de sa bande. Le titre est un Tactical-RPG efficace,  dont j'évoquais les qualités, pas plus tard que la semaine dernière à l'occasion de la publication du Top 5 des plus grands Tactical RPG sur Super Nintendo. Dire que Front Mission a le vent en poupe sur ce blog serait un euphémisme. Les plus attentifs d'entre vous, auront même remarqué le superbe artwork qui figure en bas de page du même billet, crayonné par Yoshitaka Amano à l'occasion de la sortie du jeu. Un jeu captivant, au scénario bien ficelé, aux batailles haletantes, et ou votre survie dépends de votre capacité à prendre soin de vos chers mechas, monstres de tole et d'acier, qui vous transforment en véritables machines de guerre. Au milieu de cette brutalité ambiante, le casting proposé par Amano pourrait détonner, mais il n'en est rien, bien au contraire, il s'intègre parfaitement à l'univers du jeu, et lui offre une personnalité assez unique. Les tergiversations de nos héros sont mises en image comme rarement sur un titre 16 bit, et chaque portrait, même porté avec les limites de la machine à l'écran, est un ravissement. Enfin, et pour finir en apothéose, avez-vous jeté un oeil à la jaquette de Front Mission ? Ce magnifique artwork qui orne la boîte du jeu Super Famicom, vaut à lui tout seuls largement le détour, et j'irais même jusqu'à oser dire, l'achat du jeu ! Nous sommes ici en présence à mes yeux de l'une, si ce n'est, la plus belle boîte de jeu sorti sur Super Famicom.   

 

Numéro 2: El Dorado Gate sur Dreamcast

Au tournant du millénaire, Capcom cherche à bousculer les codes du J-RPG traditionnel, et va avec El Dorado Gate proposer un jeu qui va déployer son histoire par épisodes, chacun de ces épisodes, sortant à deux mois d'intervalle, afin de donner le temps aux joueurs de terminer le précédent. Ce sont ainsi 7 épisodes qui verront le jour sur une période d'un an, afin d'alimenter puis d'apporter une conclusion à ce projet risqué et peu commun. Afin de ne pas trop perdre le joueur, Capcom, pas complètement fou, décide de confier la direction artistique du jeu à Yoshitaka Amano, pour que le joueur, familier de J-RPG et donc de Final Fantasy, se sente en territoire connu au premier coup d'oeil. Le studio octroie pour l'occasion une grande latitude à Amano, et lui permet de proposer non seulement un design pour les personnages principaux, mais également pour tout le reste de l'univers vivant d'El Dorado Gate. Chaque personnage secondaire, chaque monstre est ainsi dessiné par le maître, et grande première pour lui, grâce à la puissance de la Dramcast, ses dessins sont directement implémentés dans le jeu pour un rendu absolument bluffant de qualité. Chaque combat contre le moindre monstre prends ainsi une toute autre tournure, et transforme le jeu en véritable oeuvre d'art vivante. Un bonheur visuel de tous les instants, qui nous permet de ne pas nous lasser de ces combats par ailleurs un brin trop classiques. Capcom a eu une brillante idée de permettre à Yoshitaka Amano d'exprimer toute l'étendue de son talent sur un jeu et sur une plateforme qui a enfin les moyens de rendre justice à son style si particulier. Malheureusement ce concept de jeu par épisode, servi par un scénario moyen et un rythme un peu monotone, font d'El Dorado Gate un titre un peu trop commun, qui n'aura, comble de malheur, pas le droit à un portage en occident. Comme pour Front Mission, on se consolera avec ces magnifiques artworks qui orent la couverture au format CD de chacun des 7 épisodes sortis, tous réunis dans un magnifique coffret que les amateurs de l'artiste se sont tout naturellement, arrachés.

 

Numéro 1: Final Fantasy 6 sur Super Nintendo

Impossible d'échapper à l'inéluctable, vous vous en doutez, depuis la première ligne de ce billet, puisque la saga a été cité en filligramme tout au long de l'article, et qu'elle constitue la porte d'entrée, en forme de voie royale, de notre artiste vers l'univers du jeu vidéo. J'ai de fait le devoir de parler ici de Final Fantasy. Et par conséquent, de sélectionner aujourd'hui, un jeu de la saga parmi tous les épisodes auquel Yoshitaka Amano a participé, afin de l'intégrer à ce classement à la seule place qui lui revient de droit, la première. Et ce titre, cela sera, assez logiquement, Final Fantasy 6, le dernier épisode de la série ou Amano a eu le loisir de créer de toute pièce les héros de l'aventure. Et pour un bouquet final, à l'image de celui lancé par Celes sur le balcon de l'opéra, quel final ! L'artiste, peut-être conscient que le jeu ne fait pas la part belle à un héros, et à quelques personnages qui vont se mettre dans sa roue, au sens traditionnel du J-RPG alors, mais bien à une équipe soudée, une véritable famille, qui va se lier dans la douleur et l'espoir, va se surpasser pour proposer un design absolument unique et incroyable pour chacun des membres de votre équipe. Terra, Sabin, Locke, Cyan, Gau, Celes, Strago, Relm, Edgar, sont autant de portraits délicieux, portés sur une Super Nintendo dont Squaresfot maîtrise alors tous les contours. Mais limites de la machine oblige, pour se rendre compte de l'étendue du travail et du talent de Yoshitaka Amano sur Final Fantasy 6, le meilleur moyen consiste peut-être encore à...parcourir la notice du jeu! Parsemée d'artworks de nos personnages fétiches, ce mode d'emploi constitue, à lui seul, un véritable petit livret d'art à feuilleter sans modération. Une fois de plus, la jaquette n'est pas en reste, et si le mignon petit Mog de la version Américaine sied assez bien au jeu, il faut se tourner vers sa version japonaise et son magnifique artwork représentant Terra trônant au-dessus d'une armure magitek pour une nouvelle fois en prendre plein les yeux! Je ne m'étendrais pas d'avantage sur le travail de Yoshitaka Amano pour la saga Final Fantasy, mais son oeuvre, sur chaque épisode de la série, fait preuve d'une qualité contante et remarquable, que tout amateur de l'artiste se soit de découvrir.

 

 

Nous voici arrivé au bout de ce billet consacré à ce magnifique artiste, qui, depuis près d'un demi-siècle, nous ravit avec son style si caractéristique, détonant et rafraichissant. Un artiste doté aujourd'hui d'une grande expérience, et capable de s'adapter à des médias aussi divers que le jeu vidéo, l'Anime, les couvertures de livres, ou d'affiche de films, qu'il a réalisées à maintes reprises avec talent. Yoshitaka Amano continue à surprendre dès lors qu'il expose, désormais aux quatre coins de la planète, fort d'une reconnaissance internationale bien méritée. La France aussi sait lui rendre hommage, et l'accueille souvent à l'occasion d'expositions dédiées, mais aussi pour partir à la rencontre des fans de Final Fantasy, qui savent pertinement ce que lui doit cette si populaire série de RPG. A ce titre, les éditions Pix N' Love ont publié en 2015, sous la plume de Florent Gorges, une magnifique biographie de notre homme, remplie évidemment de ses plus belles illustrations, et qui retrace sa vie et son parcours avec le souci du détail et le brio qui caractérise l'auteur. Je ne saurais que vous recommander chaudement ce livre magnifique, ce maigre billet ne servant que d'introduction sommaire au sujet ! 

Avant de conclure, citons comme d'habitude sur ce blog, les quelques réalisations qui ne figurent pas dans le classement, mais qui méritent tout de même que l'on s'y attrade. Les productions suivantes n'ont pas eu le même impact auprès des joueurs, et elles constituent des productions plus confidentielles, tout du moins, de mon point de vue d'occidental. Mais, le travail de Yoshitaka Amano n'en est pas moins remarquable, comme toujours... A commencer, par cet obscure série de tactical RPG sorti sur les PC nippon des années 80, First Queen, ou le maître nous gratifie d'une boîte, une nouvelle fois, d'une grande beauté. Régalez vous également à la découverte des artworks de Lord of Vermillion, véritable pot pourri qui réunit bon nombre d'artistes de renom issus du giron de Squaresoft, y compris Amano himself, à l'occasion de la sortie d'un jeu de...cartes sur bornes d'Arcade, entièrement en japonais. Oui, un titre réservé aux plus acharnés d'entre nous malheureusement. Notre cher artiste, a évidemment, également participé à quelques spin-off de la série Final Fantasy, en dessinant par exemple les somptueux logos de Dissidia. Il a par ailleurs suivi son ami de longue date Hironobu Sakaguchi dans l'aventure Terra Battle, ce RPG pour smartphone développé par Mistwalker, sorti en grande pompe au Japon, et qui a fait couler beaucoup d'encre à sa sortie. Enfin, citons sa particiaption sur le sympathique Fairy Fencer F, qui le verra s'associer une nouvelle fois à un artiste de renom, Nobuo Uematsu, pour un RPG signé Compile Hearts, resté largement confidentiel chez nous malheureusement.

Merci à vous d'avoir lu ce billet un peu particulier jusqu'au bout, et n'hésitez pas comme vous le savez si bien, à commenter sur la carrière de cet artiste hors normes ici. Donnez votre avis sur ses plus belles oeuvres, affichez les sur le fil de commentaires, pour que nous puissons nous régaler ensemble, et les contempler!

Et à très vite pour un nouveau Top 5, qui nous entrainera au coeur du Royaume Merveilleux de...

 

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Au tournant des années 90, jouer à un Tactical RPG de qualité est encore un rêve un peu fou sur consoles. Adapter un genre alors foisonnant sur les plateformes telles que les ordinateurs, ne coule pas forcément de source. L’utilisation de claviers en lieu et place d’une manette semble plus appropriée à ces jeux, jugés comme trop complexes, et intégrant de nombreuses options de jeu, de menus et sous-menus à foison. Les thèmes et sujets abordés au c½ur de ces productions sont également souvent considérés comme plus matures, et de fait difficilement adaptables à un public de joueurs sur consoles, alors très jeune. Certes, cela n’empêche pas quelques initiatives dans le domaine, et ainsi de voir de premiers essais encourageants se concrétiser sur consoles 8 bit, à l’image de ce que propose déjà un studio comme Intelligent System autour des séries Fire Emblem et Famicom Wars. Mais la donne va radicalement changer à l’arrivée des consoles 16 bit, et va permettre de rebattre les cartes afin de démocratiser le Tactical RPG. Grâce à une profusion de boutons sur les toutes nouvelles manettes qui accompagnent ces nouvelles consoles, une population de joueurs consoles qui prends un peu d’âge, et surtout, des capacités en mémoire embarquées bien supérieures sur ces machines ainsi que sur leurs cartouches de jeu, le genre quitte enfin le monde sur lequel il a vécu jusqu’alors, et signe enfin son arrivée en force sur les consoles grand public.

Ce qui saute immédiatement aux yeux de tous les amateurs, c’est bien entendu l’utilisation judicieuse des nouvelles capacités de ces cartouches, qui permet enfin aux scénaristes en herbe de faire prendre de l’ampleur à leurs histoires et ainsi agrémenter leurs univers. Nous sommes enfin immergés dans des mondes vastes, cohérents, et nous traversons des régions et des villes animées, et autres forêts mystérieuses, déserts impitoyables ou mines tentaculaires. Enfin, nos personnages favoris possèdent une vraie personnalité, une histoire, bref un background travaillé, qui créent le lien avec le joeur. Beaucoup de développeurs vont s’engouffrer dans cette brèche, à commencer bien sûr par les grands noms du RPG au tour par tour, qui ont déjà connu leurs heures de gloire sur consoles 8 bit. Voyons ensemble aujourd’hui ce qu’ils ont étés capables de proposer, et plus particulièrement sur Super Nintendo, reine en devenir du genre RPG. Qu’à-t-elle à proposer face aux indéniables réussites que sont les Shining Force sur Megadrive ? Plongeons dans le classement des meilleurs Tactical RPG sur la machine, avec toujours les règles habituelles sur ce blog, un jeu par série au maximum, et des jeux abordables par le commun des mortels, à savoir, à minima, traduits en anglais par les développeurs de l’époque ou la communauté de manière officieuse depuis. Voici le Top 5 des plus grands Tactical RPG de la 16 bit de Nintendo !

 

Numéro 5 : Energy Breaker

Vous rêvez d’un Tactical RPG qui à l’instar d’un Chrono Trigger, vous propose de vivre aux côtés de vos héros une aventure qui prends la forme d’un voyage à travers les époques ? Ne cherchez pas plus loin, Energy Breaker est fait pour vous ! Derrière cet effet de manche un peu facile, se cache en réalité un Tactical RPG très solide, dans tous les sens du terme. Après un démarrage un peu lent et laborieux, le temps de se familiariser avec une approche du genre assez originale, et un premier niveau malheureusement, un petit peu confus, le titre prend rapidement de l’ampleur, et installe un scénario charmant qui vous fera vivre, avec une troupe assez restreinte mais attachante, une aventure temporelle fort engageante. Les interactions avec certains personnages secondaires, que l’on retrouve à travers les époques, peuvent se révéler touchantes, et apportent une épaisseur peu commune à un jeu 16 bit. En complément, le jeu se dote d’un système de combat particulièrement original, et diablement accrocheur et efficace. Distribuer des points de compétences à ses personnages lors d’une montée de niveau devient un élément primordial de votre stratégie, afin de mener à bien de rudes combats, et donne accès à des attaques toujours plus dévastatrices, et au final, assez variées et nombreuses. Chacun des personnages aura une affinité élémentaire, que vous pourrez développer et favoriser, à l’image de l’héroïne de l’aventure qui indéniablement fait preuve d’une maitrise du feu importante et pourra rapidement distribuer boules de feu et autres attaques magiques qui laisseront vos ennemis occis, sur le carreau. La réalisation d’Energy Breaker est à l’image de son scénario et de son système de jeu : Particulièrement remarquable. Taito s’est donné les moyens d’offrir au joueur un jeu de qualité. L’action y est toujours lisible, et les terrains de jeu, variés et très colorés. Les effets de lumières, mimiques et animations de nos personnages en action ainsi que les attaques qu’ils lancent, sont nombreux et souvent très réussis. La musique est, elle, agréable à l’écoute, et sans être inoubliable se laisse écouter et nous porte avec bonheur dans cette aventure assez unique en son genre. Un coup d’essai dans le domaine du Tactical RPG, qui prends les contours d’un coup de maître par les créateurs de la belle série de RPG au tour par tour, Lufia, et qui obtient de plein droit une place dans le classement du jour.

 

Numéro 4 : Front Mission

Un tel classement, sans la présence de Squaresoft en son sein, parait impossible, et c’est bel et bien le cas. Le géant du RPG a rapidement pris le pli, afin de proposer sur Super Nintendo quelques Tactical RPG d’exception. Le premier que nous allons évoquer aujourd’hui, prends place dans un futur proche, qui vous mets aux commandes d’une escouade de méchas prise à parti sur une île imaginaire, dans une guerre régionale qui oppose deux factions rivales. Méchas oblige, les affrontements seront souvent d’une violence notoire, et la maintenance ainsi que l’optimisation de vos rutilantes machines, feront toute la différence sur le champ de bataille. Doté d’un scénario pour le moins passionnant, qui fournira son lot de rebondissements et moments de bravoure, votre troupe ne cessera de s’agrandir au grès des rencontres, et les options disponibles sur vos méchas, de se diversifier. Avant de vous lancer, suite à un briefing de votre chef de bande, dans votre prochaine mission, qui prendra souvent place dans un cadre urbain ou naturel vaste et complexe, forcément exigeant pour vos mécaniques et vos méninges, il n’y aura pas de honte à aller faire un tour dans d’impitoyables arènes de combat que vous trouverez dans chaque camp de repos digne de ce nom, pour y affronter les pires mercenaires de l’île en combat singulier. Ces combats en un contre un seront l’occasion de glaner de l’expérience, un peu d’argent, et pourquoi pas, quelques capacités de combat uniques, et toujours très utiles. Ils vous aideront à mieux comprendre également, comment optimiser l’utilisation de vos personnages, aux capacités variables, les orientant afin d’en faire des experts de joutes au corps à corps, véloces et résistants, ou au contraire de redoutables machines de guerres à distance, dotés de missiles longue portée particulièrement meurtriers. Les combats scénarisés sont eux, dynamiques, longs et souvent passionnants, voire retors si vos machines ne sont pas impeccablement équipées. L’enrobage graphique et musical, laissés aux ténors dans leurs secteurs respectifs, que sont Yoshitaka Amano et Yasunori Mitsuda, finissent de faire de Front Mission, un titre exceptionnel, miné par de légers problèmes d’équilibrage, mais portés par un scénario de haute volée, et une technique irréprochable. Squaresoft signe son entrée dans le monde du Tactical RPG par la grande porte, avec ce titre fort à propos, qui connaitra quelques suites de qualité, afin de former une saga qui rejouira tout fan de mécha et de Tactical RPG qui se respecte.

 

Numéro 3 : Bahamut Lagoon

Et nous n’avons pas fini de parler de Squaresoft aujourd’hui, puisqu’après les méchas objet de fantasme japonais ultime, quoi de plus normal pour ces férus d’héroïc fantasy, que de nous proposer le sublime Bahamut Lagoon, qui vous place cette fois, à la tête d’une horde de dragons gigantesques, féroces, et surtout pour notre plus grand bonheur, évolutifs. Après une introduction époustouflante, que seul Squaresoft est capable de nous offrir sur 16 bit, on rentre très rapidement dans le coeur de l'action, avec une première bataille qui nous permet de tester les combats à l'arme blanche, plus classiques, mais aussi de nous familiariser avec nos gigantesques et superbes compagnons de route, de majestueux dragons, qui vont nous accompagner tout au long de l'aventure, et nous sauver la peau dans nombre de batailles mal engagées. Leurs pouvoirs sont immenses, et assez vite, ces petites bêtes deviendront d'invincibles créatures ailées, répendant la terreur et le chaos parmi les rangs ennemis. Pour cela, il faudra en prendre grand soin, et leur apporter entre les batailles, la nourriture appropriée, pour les voir évoluer de forme, acquérant ainsi toujours plus de puissance. Au coeur du sénario, classique mais efficace, mais aussi au coeur du gameplay, ces précieux alliés forment aussi malheureusement le principal défaut du jeu. A savoir sa trop grande facilité. En effet, une fois vos réptiles géants inscrits sur le bon régime alimentaire, inutile de vous faire trop de tracas, ils piétineront sans grand mal les armées ennemies qui composent l'Empire de Granbelos. Ce dernier apparaissant plus comme une simple faire valoir qu'une réelle menace, en dichotomie complète malheureusement, avec les propos tenus dans le scénario, qui place lui, vos héros, dans une situation d'urgence quasi-permanente. Il faudra attendre les toutes dernières batailles afin d'épicer un peu les débats. Ce défaut, mineur s'il en est, sera bien vite oublié face à la maestria qu'offre Bahamut Lagoon dans tous les autres domaines. Les combats, ainsi que la mise en scène entre chaque bataille est superbe, le jeu possède une esthétique incroyable, avec un travail exceptionnel sur les sprites de vos dragons et vos personnages qui sont un véritable régal visuel, et sont tous animés avec un souci du détail confondant. Les musiques sont au diapason, à l'égal des plus belles productions de Squaresoft sur la période, et la durée de vie n'est pas en reste, faisant sans doutes de Bahamut Lagoon une magnifique initiation au genre dans lequel les amateurs du genre replongent avec envie et gourmandise. Assurément une pépite de la console, et un incontournable de ce classement !

 

Numéro 2: Fire Emblem: Genealogy of the Holy War

Intelligent System lui non plus, ne s'est pas endormi sur ses lauriers au milieu des années 90, et après un très réussi Fire Emblem: Mystery of the Emblem qui marquera en 1994, la première incursion de la série sur Super Nintendo, il faudra attendre deux années supplémentaires, pour que ce développeur de talent nous offre, et de loin, le jeu le plus abouti de la série jusqu'à présent, et fasse ainsi de Fire Emblem: Genealogy of the Holy War, un titre novateur, et un jeu en tous points excellent, à même de ravir les fans de la série, voire au-delà. Car en 1996, la console est maîtrisée sur le bout des doigts par le studio, et cela s'en ressent. Tout les éléments mis en place dans le jeu font preuve d'une intelligence et d'une subtilitée de tous les instants. Et pourtant, avec de telles batailles, et de tels terrains de jeu, trouver un équilibrage optimal n'est pas chose aisée. Car outre un scénario accrocheur, c'est sur ces batailles, qui prennent place sur des cartes proprement gigantesques que Fire Emblem: Genealogy of the Holy War tire largement son épingle de jeu. Elles permettenr de mettre en scène une troupe, qui au fil du temps va constituer une véritable petite armée, et surtout, installe à l'envie des retournements de situation pour le moins savoureux en plein coeur de l'action. Certaines escarmouches prendront plusieurs heures à se dénouer, et vous tiendront jusqu'aux derniers instants en haleine, avec toujours dans un coin de votre esprit, la possibilité que l'ennemi sorte de sa manche une attaque inattendue, ou une escoude de choc pour venir contrecarrer vos plans. Et c'est la grande force du titre: Ne jamais laisser le joueur se reposer sur ses lauriers, et l'obliger à aborder le théatre des opérations avec un plan bien en place, qu'il devra pouvoir modifier à tout instant, afin de parer au plus urgent. Bien sûr, on ne change pas les mécaniques déjà efficaces et intégrées à la série, à l'image de ce système de combat basé sur le pierre-feuille-ciseau, qui vous verra abattre votre adversaire plus aisément dès lors que vous utilisez l'arme la plus appropriée. La mise en place de votre armée qui, scénario se déroulant sur quelques décennies aidant, verra les enfants de nos héros rejoindre la bataille dans la deuxième moitiée du jeu est une composante de tout bon Fire Emblem également. Pour résumer, nous voilà face à un véritable bonheur de jeu, exigeant comme il se doit, puisque les morts définitives sont elles aussi toujours au programme, diablement accrocheur et doté d'une réalisation de haute volée. Il faudra un véritable coup de génie pour piquer la première place à ce bijou de Tactical RPG.

 

Numéro 1: Tactics Ogre: Let us Cling Together

Et ce bijou, vous le connaissez sans doutes, sous le doux nom de Tactics Ogre: Let us Cling Together. Le Tactical RPG d'une génération, qui a redéfinit les codes du genre, et sublimé l'expérience de jeu, afin de satisfaire les joueurs les plus exigeants. Après un premier volet sur Super Nintendo, paru deux années plus tôt, Ogre Battle: March of the Black Queen, un jeu de stratégie en temps réél matiné d'éléments tactiques fort réussi, Yasumi Matsuno, la jeune star montante du studio Quest modifie sa formule dans les grandes largeurs, et propose une approche avec des arènes de combat plus restreintes, plus humaines, mais aussi et surtout d'une précision et au contenu diabolique. Le design isométrique qui fera la renommée de la série est déjà utilisé ici, à la perfection, et rend l'action plus lisible que jamais, laissant ainsi au jeu et à son système de combats l'occasion de déployer tous ses atours. Et quel pannel de possibilitées offert ici par les développeurs, afin d'égayer les nombreuses joutes qui jalonneront votre parcours. S'appuyant sur une histoire d'une maturité étonnante pour un titre Super Nintendo, et un scénario admirablement travaillé, qui comble du luxe, connait plusieurs embranchements vous acheminant vers plusieurs fins possibles, Tactics Ogre ne ménage pas ses efforts en matière de durée de vie pour accrocher les joueurs. C'est bien simple, vous ne connaîtrez pas de jeu plus long sur le support si l'envie vous en prenait de parcourir les trois embranchements que propose l'histoire principale du jeu. Mais ces nombreuses heures passées en sa compagnie, ne seront pas de trop, afin de mieux apprivoiser chaque classe de personnage, ou monstre que vous pourrez recruter, et ainsi utiliser au moment opportun l'attaque appropriée, afin de mettre votre adversaire à mal. C'est une quasi-infinitée de solutions qui s'offrent à vous, afin de vaincre, et vous apporter un plaisir de jeu toujours décuplé. Si l'on ajoute à cela une musique du duo Hitoshi Sakimoto et Masaharu Iwata en grande forme pour vous accompagner, et une patte graphique attrayante, oeuvre de Akihiko Yoshida, on tient dans ses mains un Tactical RPG monstrueux, oeuvre d'une équipe de légende, définitivement lancée sur les routes du succès. Tactics Ogre est le plus grand Tactical RPG de la console, pour tout ce qu'il apporte au genre, et tout ce qu'il exécute à la perfection, de son scénario à son système de combat admirable, et il plane, sans effort, au-dessus de la mêlée.  

 

On l'a noté en introduction, l'offre en matière de Tactical RPG s'est sensiblement élargie sur la génération de consoles 16 bit. Il aurait été aisé de fait, de constituer aujourd'hui un Top 10 des meilleures productions du genre. Et...c'est exactement ce que va proposer la conclusion du jour, à savoir l'habituelle liste des laissés pour compte, qui je n'en doute pas, figureront parmi vos titres favoris sur la console. Déjà cité plus haut, Ogre Battle: March of The Back Queen, se situe à la limite du Tactical RPG tel qu'on l'entends sur console, mais il n'en demeure pas moins un titre assez bien équilibré, et qui étonne par sa profondeur et sa capacité à nous happer dans de longues batailles. Un première réussite à mettre au crédit de Yasumi Matsuno et ses équipes, incontournable tout simplement.  On poursuit avec la petite merveille de Sting, le studio, pas le chanteur : Treasure Hunter G.  Un Tactical RPG qui a en commun avec Tactics Ogre son duo de compositeurs, qui vont une nouvelle fois vous enchanter, et vous permettre de traverser un magnifique jeu, doté d'un casting et d'une histoire touchante, vous mettant dans la peau d'une jeune fratrie de héros partie à la recherche de leur père disparu. Fait historique intéressant: il s'agit du dernier jeu de la décennie publié par Squaresoft sur une console de salon Nintendo, avant que ce premier ne claque la porte du géant de Kyoto à grand bruit, pour mieux rebondir chez Sony.

On reprends notre souffle, et on enchaine avec un autre titre déjà cité plus haut, Fire Emblem: Mystery of the Emblem, un jeu qui fait honneur à cette saga fleuve de Nintendo, et un coup d'essai très réussi sur Super Nintendo. Le 3ème et dernier épisode paru sur la machine, Fire Emblem Thracia 776, spin off de Genealogy of War à la difficulté hérculéenne, sorti en Septembre 1999 (oui vous avez bien lu!) contentera les plus archarnés d'entre vous.  Poursuivons, avec un autre jeu issu d'une belle saga lui aussi, puisqu'il s'agit du plaisant Der Langrisser, qui avec son système de généraux possédant chacun sa petite escouade de soldats d'élite, et son scénario enthousiasmant, parvient sans mal à nous captiver tout au long de l'aventure. Citons par ailleurs les plus mitigés Albert Odyssey et Feda: Emblem of Justice, des jeux moins bien équilibrés que tous ceux cités précédemment, mais qui valent le détour pour tous les amateurs du genre, tous du moins ceux qui auront déjà écumé les valeures sûres de la console. Pour terminer, il était impensable de ne pas parler ici de la saga des Super Robot Wars, une série qui aura probablement le droit à son propre Top 5 ici un jour, et qui a connu quelques épisodes remarquables sur Super Nintendo également.  L'exemple le plus notoire restant à mes yeux un épisode un peu à part : Super Robot Wars: The Lord of Elemental, qui sous ses atours originaux, n'en demeure pas moins un Tactical RPG de haut vol.  

Vous pouvez souffler, nous voici venu au bout de cette longue liste de Tactical RPG de qualité sur la 16 bit de Nintendo. N'hésitez pas à faire part de votre amour pour le genre ici même, et à indiquer votre titre préféré, qui figure très probablement dans la liste des jeux cités aujourd'hui.

Et à très vite pour un nouveau Top 5, ou l'art se mêlera avec élégance au jeu vidéo, petit indice en bas de votre écran...

 

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Attaquons un billet un peu spécial aujourd'hui, qui va s'attarder sur un seul et unique jeu, mais quel jeu! Le bien nommé Xenogears reste une étoile filante du jeu vidéo, qui a connu un développement chaotique, et une sortie précipitée. Mais aussi imparfait soit-il, il conserve malgré tout une côte d'amour importante auprès de la communauté de joueurs, et particulièrement auprès des adeptes du J-RPG, leur rémomorant bien souvent une aventure grandiose aux ramifications passionantes, et aux rebondissements haletants. Pourquoi un tel contraste ? Par ce qu'avant toutes choses, Xenogears est une histoire qui puise sa source auprès de nombreuses références, que celles-ci proviennent du cinéma, de la littérature, voire de l'étude de la psychologie, ou de concepts réligieux. Les scénaristes et auteurs du script de Xenogears, Tetsuya Takahashi et Soraya Saga, sont allés chasser sur des territoires encore largement inexplorés dans le monde du jeu vidéo. Ils ont eu la chance qui plus est, d'être assistés par Masato Kato, qui à mis le résultat de leur recherches et de leur écriture en musique, avec le talent qui le caractérise. Il en résulte un cocktail détonnant au résultat agréablement suprenant et novateur.

Vu la nature du scénario de Xenogears, qui s'axe principalement autour d'une véritable odysée spaciale, il est évident que quelques unes de ces références lorgnent vers la science-fiction. Mais pas seulement, notamment dès lors que l'on aborde la partie plus intime de l'aventure qui voit la mise en scène se focaliser sur les émotions, les motivations et le vécu des principaux protagonistes. Personne n'agit sans raison profonde dans le monde de Xenogears, ce qui rends ce titre complexe dans sa compréhension parfois, mais également terriblement attachant et captivant. Petite précision, avant d'aller plus loin dans la lecture de ce billet, il est littéralement bondé de spoilers, et il serait fort dommage de vous gâcher l'expérience de jeu. A tous ceux qui n'ont pas encore mis leur mains sur ce RPG de légende, je ne peux que chaudement vous recommander de vivre l'expérience avant de lire ce qui va suivre. Vous voilà prévenu! Désormais, en avant, il est maintenant temps de se plonger dans le Top 5 des références cinématographiques et littéraires qui trouvent leur place, en toute harmonie, au sein du superbe Xenogears.

 

Numéro 5: "Soleil Vert" de Richard Fleischer

Notez que j'indique le titre de la référence en français pour une meilleure compréhension, et surtout faciliter les recherches de ceux qui s'intéressent au film ou livre en question, mais ce premier exemple est bien plus explicite en anglais, puisque cette nouvelle de 1966 d'Harry Harisson adaptée au cinéma en 1972, avec Charlton Heston en tête d'affiche, porte alors le doux nom de Soylent Green. Et les plus attentifs d'entre vous se rappelleront que le Soylent System est le nom d'une usine d'assemblade de nourriture de l'Empire flottant de Solaris, un système de production pour le moins peu banal... Ce rapprochement peut sembler dans un premier temps comme totalement fortuit, mais rien n'est vraiment laissé au hasard dans Xenogears, et le Soylent System comme le nomme Citan dans le jeu, avant que nous héros n'en découvrent la véritable nature, ne laisse aucun doute à ceux qui ont déjà eu la chance de visionner le film Soylent Green. Ils se remémoreront alors le surprenant et déstabilisant final et en particulier cette phrase de Thorn, le personnage interprété par Charlon Heston: " Soylent Green is people". Car oui, dans Xenogears également, Soylent System is people. Et nous sommes bien face de l'un des instants les plus malaisants du jeu, dès lors que l'on comprends que l'empire de Solaris donne bien à manger des restes humains à ses populations! Cette référence pour le moins étonnante, revêt en réalité un tout autre sens, nous sommes dans Xenogears tout de même! Et la ou le film s'arrête sur le thème du canibalisme et de l'urgence alimentaire, celui du jeu nous entraine par ailleurs sur le terrain du Deus ex-machina, qui se nourrit de chair humaine pour survivre et mieux se régénérer....Diabolique! A ce titre, Soylent Green est un magnifique exemple d'une référence étrange, et sublimée dans le contexte du jeu, afin de lui donner un sens dans la grande histoire de Xenogears. Une superbe mise en scène qui mérite une place dans ce classement sans aucun doute!

 

Numéro 4: "Le moi et le ça", de Sigmund Freud

Lions à présent un personnage de Xenogears, voire plusieurs dans le cas présent, à une personnalité historique. Sigmund, un Elru, ou une sorte d'elfe, et père biologique du semi-homme Rico, est un personnage important de Xenogears, dont le portrait n'a, j'en suis certain pas été dépeint avec assez de détails dans le jeu, faute de temps ou de budget. Mais trouver un personnage avec un tel nom, au-delà de son rôle dans le jeu, n'est pas, une fois de plus un hasard. Et la référence évidente au célèbre inventeur de la psychanalise moderne, Sigmung Freud est ici sans équivoque. Mais en dehors de ce nom d'emprunt pour l'Empereur de Kislev, c'est surtout une théorie célèbre de l'Autrichien qui est reprise avec brio dans Xenogears, et qui concerne cette fois, le, ou plutôt devrais-je dire, les personnages principaux, ou tout du moins les quelques facettes présentées par le personnage principal, Fei Fong Wong. Car il va sans dire que les concepts d'ego, super ego, et...Id, mis en lumière par Sigmund Freud s'appliquent parfaitement à notre héros, à tel point que l'émanation physique de son Id dans le jeu, prends le doux nom...d'Id, tout simplement. Qu'est ce que l'Id chez Freud ? Pour résumer en un mot: L'instinct. Celui qui sommeille en chacun de nous, et que nous développons très tôt, aux prémices de l'enfance. Cet instinct sur lequel ne s'applique aucun raisonnement, constitué de matière brute. Et le moins que l'on puisse dire c'et qu'Id, les quelques fois ou nous croisons sa route, fait preuve d'un caractère pour le moins sans concessions, et fait jouer sa force brute sans aucune arrière pensée. Tel un très petit enfant, qui n'a aucune conscience de ce qu'il est en train de réaliser en quelques sortes. A contrario, le super-ego est la facette la plus réfléchie de notre personalité. Le Fei rationnel que l'on côtoie tout au long de l'aventure, en quelque sorte. Et l'ego me direz-vous ? Il faudra aller le chercher du côté du Fei un peu lâche, le coward, qui s'accroche au positif quitte à occulter les évènements les plus critiques de sa vie, tel que le...meurtre de l'un de ses parents de ses propre mains. Maintenant que nous sommes à jour sur ces concepts, et leur interprétation dans le jeu, et pour conclure, une petite question: Vous avez bien une Id de qui a exterminé la race des Elru dans le monde de Xenogears, et donc le peuple de Sigmund ? Tuer sa mère biologique dans le jeu, ainsi que le peuple de son père spirituel, un sacré exploit à mettre au crédit de notre héros, mais une histoire tellement naturelle au regard de la théorie du Moi et du ça de Sigmund Freud...

 

Numéro 3: "Les Enfants d'Icare" d'Arthur C. Clarke

Parlons à présent du principal antagoniste de nos héros, devenu le véritable Superviseur de la Terre, ou dans le cas de Xenogears, de la Nouvelle Jérusalem. Le bien nommé Krelian, ou Karellen en version japonaise, qui tire lui sa source d'un personnage du même nom dans le roman d'Arthur C. Clarke, Les Enfants d'Icare. Un auteur qui ne vous est sans doutes pas inconnu, et peut-être au final, l'artiste qui aura la plus grande influence sur Xenogears. Le rôle de Karellen dans Xenogears est assez proche de celui que lui attribue Clark dans son roman, et le titre de Superviseur n'est pas usurpé. Certes, comme Xenogears le fait souvent avec talent, il ajoute à cette histoire, une couche supplémentaire, plus personnelle au personnage de Krelian, par le biais d'une histoire d'amour impossible et de jalousie étouffée avec Sophia, la Mère de Nissan, qui le fera douter de l'existence d'un être supérieur, et lui faire emprunter un chemin de traverse terrible. Cependant, beaucoup de thèmes se recoupent ici, entre le roman et le jeu, et notamment à travers la volonté d'avancée technologique qu'imprime au monde le personnage, avec dans le roman par exemple, une idée bien précise derrière la tête: Permettre à l'humanité de fusionner avec une entité supérieure d'énergie pure.Oui, vous avez bien lu, Karellen souhaite faire entrer en contact l'humanité avec la...Wave existence, à défaut de pouvoir, comme dans Xenogears, le faire lui-même. Les dignes représentants de l'humanité que sont la Mère, ou l'anti-type Elly, et le Contact Fei, ne feront pas autre chose ! Les références inscrites au sein de ce roman ne s'arrêtent pas au personnage de Krelian qui plus est, puisque les thèmes du voyage spacial, et d'exil de l'humanité hors de son habitat d'origine sont également au programme. Tout comme la création d'un homme artificiel, autre thème central du livre, et qui prends la forme de Ramsus Kahran dans le jeu. Une lecture de fait très intéressante pour qui souhaite prolonger l'expérience vécue au sein de Xenogears, et du coup, un incontournable absolu de cette liste.

 

 

Numéro 2:  "Le Stade du miroir comme formateur de la fonction du Je" de Jacques Lacan

Le nom de Lacan, personnage pivot de l'histoire de Xenogears, doit immanquablement vous dire quelque chose, voire même vous être cher si vous avez eu un temps soit peu le loisir d'explorer les évènements qui précèdent de 500 ans l'histoire principale du jeu ! Le destin tragique de Lacan, que l'on découvre en filigramme, est particulièrement poignant. Pourtant derrière ce nom se cache une référence assez évidente, qui renvoie à d'autres éléments du jeu de manière un peu plus subtile. Jacques Lacan, psychanaliste français de renom, sert évidemment d'inspiration au personnage de Lacan, et une partie de son oeuvre nous explique en réalité, une partie des évènements qui se déroulent dans le jeu, et mets en lumière quelques facettes de la personnalité de Fei, et de Lacan, et donc de Grahf dans le jeu. Mais au lieu d'aborder en détail les théories de Jacques Lacan ici, format de ce billet oblige, attardons nous quelques instants sur un élément du jeu qui peut paraitre anodin, mais qui, comme d'habitude au sein de Xenogears est en réalité loin de l'être. Je veux parler des combats, et plus pariculièrement des transitions entre la navigation de votre équipe sur la carte vers un combat. Aviez-vous remarqué l'effet de style proposé par les développeurs ici, qui consiste à vous faire entrer dans un combat dès lors que l'image à l'écran se brise tel un miroir, en mille morceaux ? Nous devons évidemment cet effet de style intéressant à Jacques Lacan et, plus particulièrement à sa théorie du Stade du miroir, qu'il a développé tout au long de sa vie, et qui constitue une facette prépondérante du personnage de Fei, qui, vu ses traumatismes passés, développe dans sa tendre enfance, des troubles de la personnalité qu'analyse fort à propos le psychanaliste sur des enfants aux passé trouble. Oui, Fei, proche du suicide dans les premiers moments du jeu, devra se battre dans la vie, et recoller les morceaux d'un miroir depuis longtemps fêlé et durablement brisé lors des évènements tragiques qu'il vivra dans les premiers instants de l'aventure.  Et cette bataille pour accepter sa condition, et trouver une raison à son existence, (pour ceux qui suivent, Elly) sont autant de possibilités pour lui de reconstituer ce miroir, et au passage, celui de l'humanité, afin de pouvoir, enfin, se regarder dans la glace à nouveau. Par ce que vous coryez que Joanne Hogg chantait "Small of Two pieces - Restored Pieces" en conclusion de Xenogears pour la beauté du geste peut-être ? Broken mirror...But just you and I, Can find the answer And then, we can run to the end of the world.

 

Numéro 1: "2001 Odyssée de l'Espace" d'Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick

Tetsuya Takahashi indique clairement que 2001: l'Odyssée de l'Espace, le roman d'Arthur C. Clarke est une source d'influence majeure pour son oeuvre. Et la première scène du très fameux film du même nom, plante indéniablement le décor. Cette scène mythique du cinéma de Stanley Kubrick, à savoir la découverte du monolithe noir par un petit groupe de chimpanzés, est un lien direct avec le Zohar de Xenogears dont la ressemblance est frappante, et qui permet à l'humanité, dans le film comme dans le jeu, de sortir de sa pré-histoire. Xenogears allant même jusqu'à entamer une nouvelle ère, et installer un nouveau calendrier faisant suite à la découverte de ce monolithe. Les rapprochements entre le monolithe et le Zohar ne s'arrêtent évidemment pas à cette première rencontre entre l'homme primitif et cet étrange objet, puisque la redécouverte du monolithe par des hommes alors en pleine conquête spaciale, annonce une nouvelle ère d'expension technologique. Takahashi qui décidemment aime beaucoup 2001: L'odyssée de l'Espace proposera d'ailleurs dans l'introduction de Xenosaga: Episode 1, une redite quasi identique à la découverte de ce monolithe par l'homme moderne. Plus loin dans l'avenir, 2001: L'Odyssée de l'Espace nous acceuille à bord d'un vaisseau spacial naviguant aux confins de l'univers connu, contrôlé par une intelligence artificielle: HAL 9000. Ce nom sera peut-être familier à certains d'entre vous, puisque le super ordinateur de Xenogears, qui conserve en son sein la mémoire des hommes en provenance de Lost Jerusalem, et ou se centralise dans le jeu, le pouvoir de l'Empire de Solaris, le Ministère de Gazel, réponds au doux nom de SOL 9000, et constitue un élément central du scénario. Takahashi ira même, preuve supplémentaire de son attachement, dans Xenosaga: Episode 3, jusqu'à sous titrer le jeu d'un fort à propos: Also Sprach Zarathustra, en référence évidemment à la musique de Richard Strauss que nous entendons lors des premières minutes du film de Stanley Kubrick. Décidemment, 2001: L'odyssée de l'Espace est intimement lié à l'histoire de Xenogears...et de ses auteurs, qui ont étés jusqu'à nommer leur studio de développement Monolith Soft. Si ça, ce n'est pas une preuve d'amour, alors je ne sais plus quoi vous dire... Première place indéniable aujourd'hui, pour ce chef d'oeuvre de la littérature et du cinéma !

 

Ceux d'entre vous qui connaissent bien le jeu se demanderont bien ou sont passées quelques autres références pourtant incontournables. Et ils auront raison! Ce classement est loin d'être exhaustif, notamment dès que l'on aborde les concepts philosophiques qui entournent le jeu, le format du billet ne permettant pas, loin s'en faut, d'être exhaustif sur le sujet, tellement les thèmes abordés sont variés et nombreux. Au titre des références qui s'incrivent toutefois en pointillé, au cours de l'aventure, et donc moins évidente à saisir immédiatement, on pense notamment  au concept de l'Anima et Animus de Carl Jung, dans le cadre de sa théorie de l'inconscient collectif. Certaines saga du 7ème art, ou de la littérature, telles que Star Wars de Georges Lucas ou Fondation d'Isaac Asimov sont par ailleurs une source d'inspiration prégnante pour Xenogears, même si elles me paraissent moins évidentes que celles citées au sein de ce classement. En filigramme également, le gnosticisme imprègne largement le scénario du jeu, et il est indéniablement à l'origine de personnages tel que Caïn et Sophia, mais ce sujet est bien trop vaste pour être abordé aujourd'hui... 

D'autres thèmes sont abordés dans Xenogears, tels que celui du racisme, sans qu'aucune référence précise qui me vienne à l'esprit y soit associée. Enfin des noms tels que ceux de Solaris sont une référence immédiate au film du même nom, qui bien qu'ayant un thème relativement éloigné du propos de Xenogears garde en commun la notion de voyage spacial et de trouble phychologiques des personnages principaux. Notons aussi les influences de Gundam et Macross, dès lors que l'on s'attradera un peu sur le cas des méchas. Enfin, pour conclure, et c'est une habitude chez Squaresoft à l'époque, et Xenogears ne fait pas exception à la règle; les quelques noms des différents personnages qui ne sont pas encore référencés ci-dessus, ou les différents lieux et objets que l'on croise dans le jeu, sont autant de repères à une culture spécifique ou une mythologie, avec notamment une pléthore de noms qui se rapportent ici au calendrier hébreu, ou encore en particulier à l'histoire et la mythologie Germanique et Nordique. On gardera les nombreuses références picturales (oui rappelez vous, Lacan est un peintre qui doit sans doutes admirer Leonard de Vinci), ou les origines de ChuChu pour un autre jour !

Nous voici venu au bout de ce billet un peu particulier, qui ne manquera pas, je l'espère, de vous replonger avec délice au coeur de Xenogears et de son scénario prodigieux. Plus que jamais, n'hésitez pas à commenter le contenu de ce billet, il y a beaucoup de thèmes passés sous silence et donc énorment à dire!

Et à très vite pour un prochain Top 5 purement 16 bit, ma tactique favorite pour capter votre intérêt.

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Le développeur sur lequel nous allons nous attarder a peut-être été le plus nippon des studios Européens. Fort de l'expérience de ses équipes de développement qui ont durant le milieu des années 80 participé à la montée en puissance du jeu vidéo sur ordinateurs, Arcade, et les premières consoles de jeu, c'est début 1987, et avec une équipe déjà aguérrie autour des fondateurs les frères Stamper, que le tout juste fondé Rare sort en grande pompe Slalom, son premier jeu console, sur NES. Sûr de son talent, le jeune studio va vite s'installer parmi les noms qui comptent sur la console de Nintendo. Un privilège assez peu commun pour un studio qui n'est pas implanté au Japon. Mais qu'à cela ne tienne, sans aucun complexe, Rare enchaîne les succès, à l'image des hits que sont Wizard & Warriors et R.C. Pro Am, que tout bon amateur de la 8 bit de Nintendo a forcément au moins essayé une fois dans sa vie. Ces premiers pas prometteurs dans le monde des consoles est annonciateur d'un grand studio en devenir, et c'est exactement la direction que va prendre Rare, inscrivant ainsi son nom de plein pied dans la légende.

Au-delà des quelques premiers jeux de commande, souvent oubliables, Rare prends le temps de se développer à la fin des années 80, une véritable identité, et propose des titres accrocheurs et originaux, toujours dotés d'une réalisation impeccable. Une signature qui fait étalage de ce talent qu'ils continent de cultiver avec soin. Et immanquablement, les éditeurs et constructeurs stars vont leur faire les yeux doux. En tête de liste, Nintendo propose un rapprochement opportun, que les frères Stamper vont s'empresser de saisir. Grand bien leur en a pris, une fois le mariage acté avec le géant de Kyoto, fort de leur solide réputation, de leurs idées de game design qui visent juste, et aidés par l'aura des personnages de Nintendo que ce dernier va leur permettre de mettre en scène, la voie de Rare vers des hauteurs vertigineuses est alors toute tracée, et les hits de la NES vont se transformer en produits phares, capable de porter, ou relancer l'intérêt pour les machines de Nintendo à venir. Une performance qu'aucun autre studio Européen peut prétendre avoir jamais réalisé. Vous l'aurez compris, le Top 5 des jeux développés par Rare sera d'une qualité exceptionnelle, et en sélectionner une simple poignée, n'a pas été chose aisée. Toutefois voici mon avis sur la question!

 

Numéro 5: Battletoads sur NES

Mais avant de parler du mariage doré entre Nintendo et Rare, attardons nous sur le titre qui à définitivement positionné Rare sur le devant de la scène, et ce pendant les quelques années ou ils ont opéré sur les consoles 8 bit. Battletoads est une proposition originale pour un genre alors en pleine expension, le Beat Them All, qui surfe alors sur les phénomènes que sont Double Dragon et Fignal Fight dans les salles d'Arcade. Résolument dans l'air du temps, ce titre exigeant, et déjà, mangifiquement réalisé, vous propose d'affronter des ennemis sans merci à la pelle. Mais il ne se contente pas de cela. Quelques passages de plateforme, qui prennent des formes assez originales, tels que cette course lancé en moto spaciale, ou encore cette descente en rappel, apportent une variété bienvenue à un jeu doté, qui plus est, d'une forte personalité. Il suffit de voir nos trois héros, intéressants hybrides de crapauds aux proportions humaines, se transformer en objets improbables, et enchainer les mimiques et les coups complètement délirants pour s'en convaincre. De très belles qualités au service d'un jeu sans concession, d'une difficulté confondante. Impossible de passer le 2nd niveau sans connaître le jeu dans ses moindres détails. Les passages de plateforme eux, sont, si c'était possible, encore plus inabordables que les niveaux classiques. Un véritable challenge pour tous les joueurs qui désirent se frotter à la crème du Beat Them All sur la 8 bit de Nintendo, et qui apportera son lot de frustration, mais vous l'avez compris, un défi qui en vaut largement la peine, ne serait ce que pour constater, en quelques années, puisque le jeu à vu le jour en 1990, les indéniables progrès de Rare depuis la sortie du vénérable Slalom. Battletoads pour toutes les qualités qu'il possède, et tout ce qu'il annonce pour le futur, est une véritable première pierre angulaire du succès de ce jeune studio Anglais. Et à ce titre il mérite pleinement sa place au sein du classement d'aujourd'hui!

 

Numéro 4: Banjo Kazooie sur Nintendo 64

Faisons maintenant un bon de quelques années en avant, pour nous retrouver au coeur de l'été 1998, en compagnie d'un développeur désormais au sommet de son art, qui a pris toute la mesure de son partenariat préférentiel avec Nintendo et maîtrise toute les arcanes de sa machine alors sur le marché, la Nintendo 64, puisqu'il s'agit rien de moins que leur 5ème jeu développé sur le support. Banjo Kazooie sera donc un titre star de la console, qui va chercher à chatouiller le maître absolu du genre du jeu de plateforme, sur ses propre terres. Super Mario 64 était révolutionnaire, et Banjo Kazooie devra donc, tout en intégrant les nombreux aquis qui font de ces dernières aventures du plombier le jeu phare de la console, proposer quelques petites nouveautés pour se démarquer et créer ainsi sa propre légende. Rare y-est-il parvenu? La présence de Banjo Kazooie en 4ème place de ce classement est un début de réponse. Le titre est certes techniquement irréprochable, et le travail sur l'utilisation des caméras notamment, assez remarquable, d'autant plus qu'il s'agit d'une tare commune à un très grand nombre de jeux de plateforme en 3D sur la période. La durée de vie n'est elle, pas en reste, et le titre garanti une immersion dans un vaste et très joli monde à tous les amateurs du genre. Banjo, votre héros, réponds au doigt et à l'oeil, et les transitions entre les différentes zones de jeu se font de manière fluide, accompagnées par un environnement sonore judicieux. Bref, Rare nous offre ici un sans faute technique et esthétique, et le jeu sera à juste titre très chaudement acceuilli par la critique et le public. Est-il cependant un cran au-dessus de son modèle? A mes yeux, non, la construction des niveaux et le charme n'opérent pas autant que sur Super Mario 64,  mais c'est un avis bien personnel, et un grand nombre de joueurs aura raison de préférer cette magnifique aventure proposée par un Rare alors au firmament.   

 

Numéro 3: Goldeneye 007 sur Nintendo 64

Comment Rare est devenu un tel développeur, véritable mastondonte sur Nintendo 64, et à réussi à fédérer une telle unanimité autour de Banjo et Kazooie, et ce même avant sa distribution auprès du public?  Cette reconnaissance et cette aura, il la doit peut-être bien à un jeu en particulier : Glodeneye 007, sorti quelques mois auparavant, en 1997, inscrit en lettre d'or le nom du studio sur la mythique console de Nintendo, et fait résonner le talent du studio Anglais au-délà du monde du jeu vidéo. Adapter un film grand public en jeu n'est pas chose aisée, et bon nombre de développeurs de talent s'y sont cassés les dents. Dire que Rare a réussi le pari haut la main est un euphémisme, car nous sommes indéniablement face à ce que l'on peut considérer être la meilleure adaptation de film jamais réalisée sur console, ou tout du moins, celle qui a le plus durablement marqué les esprits. Les quelques éléments qui font de GoldenEye 007 un titre résolument à part, et notamment son mode multijoueur absolument déliceux, ne doivent pas pour autant nous faire occulter les solides bases techniques et artistiques proposées par Rare, qui s'est bien décidé à paufiner son bébé jusqu'au bout des ongles. Ou que l'on regarde, ou que l'on écoute, quoi que l'on essaye de réaliser manette en main au sein du jeu, tout est calibré au millimètre pour que le joueur puisse tirer le meilleur de son experience de jeu. En cela, il est l'exact opposé de l'image que renvoie, tout du moins en apparence, le personnage de James Bond, roi de l'adaptation et de la survie, qui arrive toujours in extremis à se sortir des situations imprévisibles les plus extrêmes, tandis que la réalisation est elle, à l'exact opposé, toujours d'une précision chirugicale, voire trop formatée dirons les mauvaises langues. Un parallèle intéressant, qui a le mérite d'éclairer sur les ficelles parfois similaires, qui en arrière plan forment un bon jeu, mais également un bon film. Rare est sûr de ses capacités, et récite sa partition à la perfection, offrant au passage aux joueurs quelques cerises sur le gâteau bien appétissantes une fois l'aventure trépidente bouclée. Le mode multijoueur cité plus haut se pose la, sous la forme d'un bonus incontournable, et fait entrer définitivement cet excellent jeu par ailleurs, dans la légende, et de fait sur le podium du classement d'aujourd'hui.

 

Numéro 2: Conker's Bad Fur Day sur Nintendo 64

Mais il reste à Rare une dernière cartouche à sortir de sa besace sur une Nintendo 64 au crépuscule de sa vie avant que l'on ne détourne notre regard de cette période bénie pour le développeur Anglais. Enchaînant les jeux à la qualité irréprochable, il restait au développeur en réalité une seule et unique option: Profiter de ce perfectionnisme de tous les instants sur la forme, afin de proposer un titre à l'aspect résolument décalé sur le fond. Conker's Bad Fur Day sera ce chant du cygne sur la console. Et quel final que ce pari osé et pourtant, une fois de plus, totalement maîtrisé, pour conclure ce feu d'artifice mémorable de plus de cinq années ou Rare à enchainé les miracles. Certes Conker's Bad Fur Day demeure un jeu de plateforme, genre sureprésenté sur la machine, et sur le CV du studio. Mais un fois ce constat de base effectué, difficile de repprocher au jeu un manque d'originalité ou d'inspiration, qui plus est quand on sait, en coulisse que le développement du titre a été particulièrement long, ce qui équivaut bien trop souvent, à la sortie du jeu, à une...sortie de route. Même pas peur ! Ce temps long sera mis à profit par Rare pour paufinner encore plus que d'habitude son produit. Pour faire simple, le jeu est esthétiquement ce qui se fait de mieux sur Nintendo 64. Inutile de chercher un concurrent qui viendrait le titiller sur sa technique au sein du catalogue de jeux de la console, vous ne trouverez pas. Tout aussi impossible que de prendre à défaut la caméra de Conker's Bad Fur Day, véritable témoin des progrès magistraux réalisés par les développeurs en la matière sur une seule génération de consoles. Autre avantage à bénéficier de plus de temps lors du développement d'un tel jeu : Faire s'impatienter les créatifs aux commandes, et les forcer à transformer le propos d'origine, très, voire trop, formatés, en un délire scénaristique et de mise en scène. C'est un accouchement difficile pour eux, certes, mais une mise à bas presque miraculeuse qui attends les joueurs les plus patients,  à savoir, à ceux qui accordent en 2001 encore un peu d'attention à cette bonne vieille 64 bit de Nintendo. Conker's Bad Fur Day est en quelques sortes un miracle, qui prends la 2nde position de ce classement!

 

Numéro 1: Donkey Kong Country 2 sur Super Nintendo

Et puisque nous en sommes à parler de miracle, inutile de tourner plus longtemps autour du pot, avant d'annoncer un autre miracle, incarné par le grand gagnant du jour: Donkey Kong Country 2. Car la plus belle pépite du catalogue de Rare est peut-être bien cette suite au mythique premier épisode, développé par un studio alors en pleine ascencion, et sorti en trombe, fin 1994, sur une Super Nintendo en pleine lumière. Donkey Kong Country est un jeu de plateforme merveilleux, techniquement extrêmement abouti, à la durée de vie colossale, et à l'ambiance inimitable. Pourtant, après ce succès sans précédent qui voit le jeu devenir la cartouche la plus vendue par un développeur autre que Nintendo sur sa propre 16 bit, nos amis Anglais vont réussir l'impensable : Utiliser toutes les bonnes idées qu'ils n'ont pas eues, faute de temps, l'opportunité d'intégrer au sein du premier épisode, tout en perfectionnant encore techniquement ce qui peut l'être. Et cela avec un objectif, en faire le jeu de plateforme testament de sa génération. Un titre qui, objectivement, est capable d'aller chatouiller les orteils du célèbre plombier nippon. Donkey Kong Country 2 est la transformation réussie de ce pari, et c'est devant nos yeux éhabis que l'on se régale des aventures de Diddy et Dixie Kong, que l'on constate un sourire béat aux lèvres que le level design a encore été amélioré, que la durée de vie a été multipliée, et que David Wise est décidemment un compositeur de grand talent qui nous propose peut-être ici l'oeuvre de sa vie, en symbiose parfaite avec ce que l'équipe de développement propose à l'écran. Le jeu sera certes un succès commercial, et ce même si l'élément de suprise constitué par le premier épisode, cumulé à une sortie tardive sur la console atténuerons quelque peu l'enthousiasme des acheteurs. Il n'en demeure pas moins que Donkey Kong Country 2 constitue une prouesse, indéniablement la plus belle réussite de Rare, celle qui est encore aujourd'hui souvent prise en exemple afin de déterminer ce que devrait être le jeu de plateforme idéal en 2D. Bref, une référence pour l'Histoire.

 

 

Après une telle épopée sur les consoles de 5ème génération, difficile d'imaginer que le destin de Rare soit autant bousculé, et le fasse largement rentrer dans le rang au tournant du millénaire. Après un baroud d'honneur convainquant sur Gamecube avec la sortie du très convaincant Star Fox Adventures fin 2002, le développeur va quitter le giron de Nintendo pour se rapprocher de Microsoft et ainsi développer sur les futures consoles XBOX. Malgré l'enthousiasme des amateurs à l'occasion de cette annonce, les résultats mitigés vont vite faire déchanter. Les Grabbed by the Ghoulies, Kameo: Elements of Power et autres Viva Pinata ne marqueront pas les esprits. Le développement de titres dédiés au support Kinect non plus, et il faudra aller chercher du côté des anciens développeurs historiques du studio, qui ont depuis bien longtemps quitté le navire, pour retrouver un peu de l'esprit perdu de ce Rare béni des années 1990. Fort de ce constat, le plus fidèle représentant de l'ADN du studio est à aller chercher du côté d'un jeu tel que Yooka Lelee and the Impossible Lair, qui sent bon le titre de plateforme maîtrisé, façon Nintendo 64.

Inutile de nous attarder sur les oeuvres plus récentes de Rare donc, et remémorons nous pour conclure ces quelques grands jeux qui sont passés de justesse à la trappe à l'occasion du montage de ce Top 5. A commencer dans l'ordre chronologique par leurs productions sur NES citées en introduction: Wizards & Warriors et RC Pro Am, que l'on peut considérer comme leur premiers véritables succés, et à raison, puis ce que ces deux titres, dans des genres très différents possèdent déjà des bases très solides de gameplay et de game design. La série des Battletoads à connu elle, quelques suites intéressantes, sans jamais égaler le titre d'origine toutefois: Battletoads in Battlemaniacs et Battletoads & Double Dragon, demeurent plaisant à jouer, surtout à plusieurs. Bien sur la saga des Donkey Kong Country mérite d'être citée, et si le 2nd épisode reste le meilleur, Donkey Kong Country et Donkey Kong Country 3, n'en demeurent pas moins des titres de plateforme extraordinaires. Killer Instinct est également une prouesse technique sur Super Nintendo qu'il convient d'intégrer à cette liste. Enfin, tout naturellement le catalogue Nintendo 64 du studio étant d'une telle qualité, cela a été un véritablement déchirement de devoir me passer de Diddy Kong Racing, ou Perfect Dark aujourd'hui, mais surtout de Blast Corps, une production ô combien originale et en avance sur son temps.

Vous connaissez la chanson d'orénavant, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire. Ceux-ci sont toujours précieux, et souvent bien trop...Rare! Oui j'étais obligé de la placer avant la fin de ce billet...Désolé.

Et à très vite pour un nouveau Top 5 qui fera le lien entre cinéma, littérature, et RPG légendaire. Vaste programme.

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Après avoir parlé d'amour la semaine dernière, quoi de plus naturel comme transition que de s'intéresser au meilleur ami de l'Homme, notre plus fidèle compagnon à quatre pattes ? Vous l'avez compris, cette semaine, nous allons parler cabots & toutous. Mais attention, pas n'importe lequel d'entre eux! Restons sérieux quelques secondes, et concentrons nous un minimum sur le thème général qu'impose ce blog, à savoir le jeu vidéo bien sur! Inutile d'aboyer au scandale de fait, nous allons bien nous remémorer ensemble les plus belles pages de l'histoire de nos chers canidés sur consoles. Et force est de constater que son apparition est sommes toutes assez récente dans le domaine, puisqu'en réalité, il faudra attendre 1984 et la distribution d'un certain Duck Hunt, pour qu'enfin, nos amis à quatre pattes soient fidèlement et fièrement représentés. Il était grand temps de faire, sur ce blog également, toute la place qu'ils méritent à ces indécrottables avaleurs de croquettes.

Mais pour cela, fixons nous quelques règles: Pour commencer, nous allons bien parler de chiens, et bien seulement de chiens. Impensable donc, d'imaginer un loup ou un autre canidé fantastique venir intégrer ce classement. Exit les Amaterastu héros d'Okami, et autre Red XIII de Final Fantasy 7. Certes nous les adorons tous, mais ils n'ont pas leur place ici. Par contre, notre boule de poil n'a pas forcément besoin d'être jouable pour être présente ici, elle doit cependant être suffisament mise en avant dans le jeu, voire en être un élément central, afin de pouvoir prétendre obtenir sa place ici. Exit de fait tous ces si mignons petits cabots qui nous ferons sourire le temps d'une mini-quête, ou une autre bêtise du genre! Non, ici on parle bien de ceux qui sont des éléments centraux du jeu qu'ils intègrent! Maintenant que ces quelques règles sont fixées, entrons sans plus attendre dans le vif du sujet, et explorons ensemble le Top 5 des jeux vidéos qui ont du chien, et ou le meilleur ami de l'Homme à marqué de ses pattes, toute son empreinte!

 

Numéro 5: "Wonder Dog" dans Wonder Dog sur Mega CD

Projetons nous sans plus tarder dans l'espace intersidéral, et voyons ce que vont devenir nos chers amis canins dans un lointain futur, ou ils auront acquis le contrôle de toute la galaxie, s'enfermant alors dans des guerres interstellaires sans merci, et des manipulations génétiques sans vergogne. Sacré programme! Cet étrange scenario, sorti des esprits tordus des équipes de Core Design, constitue une base assez incroyable, afin de mieux mettre en scène ce Wonder Dog, efficace quoi que très classique jeu d'action plateforme sur Sega CD, que ne renierait pas tout adepte de la planète crypton. Vu le pédigrée du développeur, les amateurs du jeu de plateforme Chuck Rock ne seront eux non plus, absolument pas dépaysés, puisque Wonder Dog reprends à son compte un bon nombre d'idée de gameplay et de game design de son aîné. Un jeu qui mise donc quasiment tout sur son univers un peu décalé afin de séduire le joueur, à défaut de capter son attention par son originalité manette en main. Le résultat est assez mitigé à mon sens, même si l'ajout d'un jeu de plateforme sur Sega CD est toujours appréciable, mais on rentiendra avant tout, l'effort de mettre en avant une mascotte sous la forme d'un super héros grimé en chien, dont la petite bouille fera craquer n'importe quel amateur de 30 millions d'amis. Et c'est bien ici l'essentiel: La plastique de Wonder Dog, un titre coloré, doté d'une identitié graphique assez forte, arrive grâce à cette particularité à se hisser dans la catégorie de jeux que l'on pourrait qualifier de petite plaisir coupable, et ce malgré la constante impression de manier un héros qui aurait chaussé sa plus belle paire de savonnettes, avant de partir à l'autre bout de l'Univers à l'assaut de ses ennemis. Pour cet enrobage tappe à l'oeil et son propos loufoque, Wonder Dog, notre chien super héros méritait bien une petite place au chaud au sein de ce classement.  

 

Numéro 4: "Chien de chasse Duck Hunt" dans Duck Hunt sur NES

A tout seigneur tout honneur, il était impensable de ne pas intégrer dans ce classement, le célèbre chien du non moins célèbre Duck Hunt, mémorable jeu de tir de la NES, qui a popularisé un genre que l'on croyait alors résolument cantonné aux salles d'Arcade, et qui l'a fait, de plus, avec suffisament de talent, d'humour et de variété dans le gameplay pour nous tenir en haleine des heures durant, le nez collé à notre écran pour mieux visé ces cibles de ball trap, ou mieux, ces satanés canards sauvages aux changements de cap intempestifs. Muni de votre zapper, et concentré comme jamais, ces oiseaux de malheur ne vous résisteront pas longtemps! Et grâce à votre fidèle compagnon, chacun de ces galinacés abattus par la grâce de votre gachette, seront certains de tomber dans votre besace. Mais gare aux tirs manqués, car ce satané cabot ne manquera pas de rire de vos piètres talents de chasseur à la moindre occasion, et vous le verrez ricaner dans les fougères à la première occasion, dès lors qu'un canard échappe à votre vigilance. Ressort esthétique et surtout comique de Duck Hunt, ce fidèle compagnon de tout chasseur qui se respecte apporte ici un peu de rythme, d'humour et d'attrait à une production qui autrement nous semblerait un peu manquer de relief. Bref, le jeu gagne un peu de consistance et d'identité grâce à votre fidèle animal de compagnie, et en fait instantanément un personnage incontournable de la longue gallerie de personnages mythiques nés des mains des développeurs de Nintendo. Cela fait de lui un privilégié de ce classement, puisqu'il s'agit également du seul personnage non jouable qui figure au sein de ce Top. Mais évincer ce mythique compagnon aujourd'hui aurait été impensable vu l'aura qui entoure ce vénérable ricaneur resté dans toutes les mémoires.

 

Numéro 3: "Vie ma vie de chien" dans Nintendogs sur Nintendo DS

Voici un entrant un peu particulier en 3ème place de ce classement, mais tout aussi incontournable que celui qui le précède...pour des raisons bien différentes toutefois. Dans Nintendogs, le géant de Kyoto offre à tous les amateurs de petites boules de poils que nous sommes, de prendre soins de nos chiots favoris, afin de les voir grandir et s'épanouir sous nos yeux ébahis. Utilisant avec astuce les quelques fonctionnalités de la Nitendo DS, Nintendogs est en quelque sorte, un Tamagochi dont la formule a été quelque peu raffinée. Mais qu'à cela ne tienne, cela n'empêchera pas cette copie d'un succès planétaire de devenir à son tour...un succès tout aussi retentissant. Je vous passe ici les détails sur les différentes versions du jeu, qui vous permettent de prendre soin de différentes races de chiens, et rappelerai aux quelques sceptiques ces quelques faits et chiffres: Nintendogs, est un jeu issu du cerveau de quelques grandes figures du jeu vidéo, que sont Shigeshato Itoi, le créateur d'Earthbound, Tsunekazu Ishihara, homme clé qui se cache derrière la création de nombre de Pokemons, et l'inévitable Shigeru Miyamoto, qu'il est inutile de présenter... Fort d'une note de 40/40 obtenue sur le magazine de référence nippon, Famitsu, Nintendogs déferle sur le monde en 2008, et sera vendu à près de 24 millions d'exemplaires...Un chiffre qui donne le vertige, et qui prouve une nouvelle fois toute la force d'un tel concept, dès lors qu'il est mis en place avec talent, et qu'il possède en son coeur une arme imparable: Faire du meilleur ami de l'Homme, un ami qui tient enfin dans la poche, et que l'on peut donc chouchouter à l'envie. Il fallait y penser! Nintendo l'a fait, et bien leur en a pris, ce blockbuster à largement contribué à faire de la Nintendo DS rien de moins que la console portable la plus vendue de tous les temps...Chienne de vie penserons les plus sceptique concernant le potentiel ludique de ce titre, mais aller faire un tour sur Nintendogs pourrait vous surprendre.

 

Numéro 2: "Rush" dans Megaman sur NES

Après le chien de l'espace, le cabot compagnon de chasse, et le toutou de poche à élever, changeons une nouvelle fois radicalement de style, et parlons un peu du plus célèbre robot qui prends les traits d'un chien, afin de venir en aide à notre héros et mascotte du célèbre développeur Capcom: Megaman. Les robots ont également le droit à un fidèle compagnon, non? Que vous acquiesciez ou non à cette question, le magnifique Rush, qui accompagne le blue bomber dans une grande partie de ses aventures à partir du 2nd épisode sur NES, sera plus qu'un assistant fidèle, puisqu'il sauvera bien souvent la vie à notre héros, l'aidant à traverser les niveaux les plus retors, voire à abattre les ennemis les plus coriaces de ce monde futuriste imaginé par Capcom. Véritable couteau suisse qui prendra au fil des épisodes bien des formes, il est sans aucun conteste le chien le plus utile de ce classement. L'exemple le plus criant demeure toutefois sa fonction de Rush Jet, qui vous permet de lui grimper dessus sans ménagement, afin qu'il vous propulse tel une fusée lancée à l'horizontale, à travers de vaste champs de lave ou des trous béants vous menant en temps normal vers une mort certaine. Un compagnon qui n'hésitera pas à dépenser toute l'énergie qui l'habite pour vous emmener plus loin et plus haut, dès lors que la difficulté se fait sentir. Si ce n'est pas un ami pour la vie que nous tenons là, alors je ne sais plus quoi vous dire! Avec un tel pédigrée, Rush est vite devenu une icône, et un personnage récurrent de la série. Et ce n'est que justice! Personellement, je désespère de le voir enfin piquer la vedette à ce diable de Megaman, afin de pouvoir l'incarner enfin dans une aventure canine digne de ce nom! Allez Capcom, un peu de nerf et de sans froid, je serais le premier sur la liste pour un Rushdog sur nos futures consoles de jeu! En attendant cet évènement, Rush se positionne confortablement en 2nde place du classement du jour.

 

Numéro 1: "PaRappa" dans Parappa the Rapper sur PS1

Mais la première place de ce classement, revient elle, sans conteste à la création artistique la plus originale qui soit, à savoir un chien rappeur à ses heures perdues, et fan absolu du Commandant Cousteau. Impossible de résister au charme de PaRappa, et de son magnifique bonnet rouge, qui fait immédiatement de lui l'égal virtuel de ce qu'est Snoop Dogg dans la vraie vie. Le titre qui nous permet d'incarner ce magnifique énergumène, PaRappa the Rapper,  aura fait le bonheur de tous les amateurs de musique, de concepts vidéoludiques décalés, et surtout, surtout, des adorateurs de nos fidèles cabots. Car derrière ce jeu de rythme fort réussi, c'est surtout l'aura de son personnage principal que l'on va retenir, cet irrésistible chien rappeur est encore dans toutes les têtes des possesseurs de PS1, qu'ils aient essayé le titre quelques courtes minutes, ou maîtrisé sur le bout des doigts l'ensemble des chansons qui composent le jeu. PaRappa the Rapper ne s'oublie pas, et ce petit toutou enjoué y est pour quelque chose, nous sommes bien en face du chien le plus charismatique de l'industrie du jeu vidéo, et la gallerie de personnage qui complète le titre, à l'image de Joe Chin, cet improbable rival de chien beau gosse, n'est pas en reste. Un casting incroyable compose donc cet improbable jeu de rythme, et en fait un classique instantané. Et dire que le personnage de PaRappa, des dires de son créateur, Masaya Matsuura, devait au départ prendre la forme d'une...crevette! Heureusement qu'un trait de génie à traversé ce créateur hors norme, et lui a permi de créer ce que l'on considère aujourd'hui comme une évidence. PaRappa est à jamais un chien! Un rappeur, une gravure de mode, un esthète, mais avant toutes chose, un chien, et à ce titre, il se positionne aujourd'hui à la seule place à la hauteur de son talent: la première!

 

Une vraie vie de chien que celle d'un cabot vidéoludique en définitive, car si l'on retire les quelques exceptions ci-dessus, les héros qui prennent les traits d'un symathique toutou sont en définitive très peu nombreux. Faisant souvent office de faire valoir ou de caution émotionnelle, le meilleur ami de l'Homme n'a pas vraiment une place à part dans le coeur des joueurs, la faute sans doutes à une certaine timidité des développeurs dès lors qu'il s'agit de les mettre en scène. Ainsi, les autres exemples de chiens qui ont marqué l'Histoire du jeu vidéo peuvent se définir au mieux comme de fidèles, et parfois utiles compagnons de route mais guère plus. Le plus bel exemple qui me vient à l'esprit, et sans doutes le 6ème incontestable de ce classement serait ce bon Yamato, qui vous accompagne tout au long de votre aventure dans Shadow Dancer sur Megadrive, et vous sera bien utile afin d'immobiliser vos ennemis et ainsi mieux les abattre sans risquer de vous prendre un coup ou une balle perdue. Un compagnon d'autant plus utile qu'il est en théorie invincible, même si pas complètement insensible aux attaques ennemies.A moins que...Poppy, ce sublime Husky qui accompagne Galford au coeur de tous ses combats dans Samourai Showdown ne lui ravisse cette place tant convoitée...A moins que...ce fidèle chien qui accompagne notre héros dans Secret of Evermore jusqu'au bout du monde, quite à terminer en grille pain, ne mérite, toutes choses considérées par ailleurs, cette place d'honneur.

Beaucoup d'émotion habite cette conclusion, alors un peu de pragmatisme afin de poursuivre et citer quelques autres exemples tels que, Diamond Dog, l'incarnation canine de Solid Snake dans la saga des Metal Gear Solid, qui avec son petit cache-oeil de circonstance, se voit octroyer un nombre certes restreint d'entrées dans la série, mais celles-ci sont toutefois bien mises en scène et remarquées. Au final, il reste un protagoniste assez anectdotique au regard de l'épaisseur acquise au fil des titres que composent la saga par certains personnages humains de la série.  Il convient également de signaler l'existence  d'un très attachant chien qui n'a pas de nom dans le foutraque mais plaisant Fable 2. Un animal qui, faute d'être central au scénario du jeu, vous fera passer un bon moment en sa compagnie. La compagnie d'Interceptor, indefectible allié de Shadow dans Final Fantasy 6 est tout aussi attachante et donc indisepensable. Il en va de même avec le bien nommé Turbo, qui répond à l'appel dans chacun des trois grands RPG de Quintet, Soulblazer, Illusion of Time et Terranigma. Enfin, impossible de ne pas mentionner le titre Dog's Life sorti en 2003 sur PS2 et développé par Frontier, le maître du jeu de gestion sur PC, qui vous propose ici rien de moins que de vous faire vivre la vie d'un petit foxhound en détresse. Un titre plaisant mais qui aurait mérité de pousser son concept bien plus loin pour captiver les joueurs. Décidemment, la vie du meilleur ami de l'Homme en jeu vidéo se résume souvent à une vie de chien...

N'hésitez pas à aboyer en commentaire, votre pierre à l'édifice. Vous avez bien votre petit toutou vidéoludique préféré qui dort dans un coin de votre esprit, et vous rappelle quelque bon souvenirs de circonstance! 

Et à très vite pour un nouveau Top 5 ou l'on parlera cette fois, de perles Rare(s).

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

14 Février oblige, vous n'êtes pas sans savoir que la règle lors de la Saint Valentin, est de parler d'amour. Aujourd'hui au sein de ce billet quelque peu spécifique, pas de Top 5 classique au sens strict du terme de fait, mais un billet un peu particulier: J'ai demandé à 5 amis, tous gamers jusqu'au bout des ongles, de me parler de leur jeu préféré. Celui qui, pour eux, remporte tous les suffrages. Rassurez-vous donc, on va tout de même bien parler jeu vidéo! Chacun des invités surprise de ce classement va, à travers une anecdote, nous conter son expérience avec le jeu de son coeur. Ces invités qui sont, vous l'avez compris, soigneusement sélectionnés, garderont toutefois ici leur anonymat. Ils seront donc mis en avant par le biais de leurs éventuels surnoms, ou leurs principales caractéristiques. Mais magie de la Saint-Valentin oblige, si vous arrivez à déterminer leur identité, vous gagnerez un petit cadeau surprise en rapport avec leur jeu préféré. Elle n'est pas belle la vie!?

 

Numéro 5: Super Mario World par Touristman

Fan absolu de Yasunori Mitsuda, il pourrait passer pour le gars sûr de ce classement, et il est forcément un homme au goût raffiné. Son principal problème: il ne peut résolument pas se contenter aujourd'hui de choisir un jeu sur lequel officie ce musicien hors pair, puisque ses deux titres de coeur ont déjà été sélectionnés par ses amis un peu plus bas. Alors en bon touriste en vadrouille qu'il est aussi, et que ses pairs n'hésitent pas à qualifier, fort à propos, de Touristman, il se rabat, sur une valeur refuge, une valeur sûre, et va chercher auprès de ce bon vieux Mario le réconfort de ne pas avoir pu jouer au touriste aux quatre coins de la planète avec ses potes depuis près d'une décennie maintenant. Inutile de dire qu'en temps de pandémie, la situation n'est pas prête de s'arranger pour lui! Facile de choisir Super Mario World me direz vous, le plus grand jeu de plateforme de tous les temps. Oui, indéniablement, mais ce jeu lui évoque tellement de souvenirs qu'au final, il ne pouvait en être autrement. Une anecdote parmi tant d'autres, qu'il nous raconte ici: "Super Mario World c'est un souvenir indélébile, gravé dans ma mémoire de touriste du jeu vidéo. Tellement absorbé par mes premiers instants passés en compagnie de ce jeu, j'étais alors capable, à la découverte d'un passage secret menant directement à la porte du dernier niveau du jeu, l'inquiétant château de Bowser, de me précipiter en caleçon dans la rue afin d'aller prévenir mon voisin et ami, que j'allais, dans quelques minutes terminer le jeu devant ses yeux ébahis. Un jeu que nous avions commencé la veille ensemble." Pas là pour plaisanter le Touristman, et c'est peu dire qu'il n'a pas perdu ses bonnes habitudes, puisque quelques années plus tard, en pleine déchéance, on le retrouvera entre vente illégale de CD gravés, et fraude aux bons cadeaux FNAC pour aller acheter les indispensables DVD de Massoud l'Afghan. Pourtant, il lui arrive d'être parfois dans les bons plans, comme lorsqu'il se fait tailler des superbes costumes sur mesure à Bangkok qu'il ne mettra jamais. On peut dire qu'il collectionne les anecdotes de merde quand même. Allez, on lève le pouce pour ce tocard malgré tout, et on lui octroie par défaut une 5ème place ici.

 

Numéro 4: Xenogears sur PS1 par Spidey

Bien meilleur artiste que son sosie, le très regretté Georges Alain, membre éminent de la Star Academy, Spidey est un pianiste de talent, si amoureux de musique, qu'il a été jusqu'à prénommé son enfant comme une célèbre star de la britpop des années 90. Ayant écumé les RPG depuis sa plus tendre enfance, cet amateur de yoga, né en Inde, même si le doute subsiste, sans doute autour des années 1740, a tout connu: la conquête et l'occupation britannique, mais aussi le Mahatma Gandhi, les surnoms stylés comme Yuuki, ou encore les eaux du Gange en été. Mais avant tout, bien sur, il est un intime de Dhalsim partageant avec lui sa capacité à enflammer la piste de danse sur un tapis DDR. Ce même Dhalsim a d'ailleurs fait de lui un combattant redoutable sur Street Fighter, et il se fera un malin plaisir de vous humilier régulièrement par la grâce d'un double perfect. Un vrai livre d'histoire à lui tout seul donc, qui n'hésite pas, par ailleurs, à prendre la manette pour "one credit" des jeux impossibles, tel que le mythique titre de la PC-Engine, Dracula X Rondo of Blood.  Enfin, pour ajouter une ultime corde à son arc, son flegme légendaire lui est bien utile lors de ses longues joutes à Monster Hunter, un jeu sur lequel il revient encore et toujours, et qui, faute de preuves, nous fait penser qu'il y excelle tout particulièrement. Mais sa plus belle caractéristique reste sans doute sa capacité, à vous citer, dans l'ordre chronologique s'il vous plaît, chaque épisode de la série des Trails. Un exploit inégalé en France à ma connaissance. Un homme aussi complexe et bourré de talents ne pouvait sélectionner rien de moins que l'un des plus grands RPG de la création: Xenogears! Un jeu qu'il a indéniablement et immédiatement adopté, et dont il a, dans la précipitation, acheté l'OST sous la forme d'une pâle copie chinoise SonMay, forcément de mauvais qualité. Ce qui lui vaudra cette citation: "Si j'attrape le vendeur de Konci qui m'a refourgué cette copie de bas étage, je l'enchaîne façon Yoga flame, téléportation, Yoga fire, mais avec Gouki parce qu'il est Top tier, faut pas déconner non plus".

 

Numéro 3: Chrono Trigger sur Super Nes par Claudia aux 1000 Forêts

Conducteur de bus en environnement hostile à ses heures perdues, et écrivain émérite avant tout, celui dont on ne dit pas le nom est avant tout un amateur de ballades dans un cadre bucolique. Et en la matière, la forêt a sa préférence. Et quoi de plus approprié qu'une petite promenade dans la forêt de Guardia de Chrono Trigger, en l'an 1000, sur le son de Secret of the Forest pour convaincre une telle sommité française, qui est crédité, comme le veut la légende de plus de 1000 RPG à son actif. Impossible d'égaler ce record sans voyager dans le temps il me semble... Notre homme mystère à la plume acerbe et dispendieuse, se fait parfois, malgré son appétence pour les grands jeux vidéo, qualifier de Schtroumpf Gronchon. Doté d'un caractère que certains pourront qualifier d'autant plus exécrable, qu'il déteste tout particulièrement les Top 5, il a définitivement banni l'accès à sa famille à des sites Internet pourtant assez jubilatoires, tels que Topito. Mais avouer son amour pour Chrono Trigger fait automatiquement de lui un homme de bon goût. Une preuve supplémentaire de cette élégance d'esprit ? Se glisser l'espace d'un instant dans la peau du légendaire roi de la cité de Troie, Priam, afin d'assurer à sa descendance un patronyme de qualité. Sachant que le bonhomme est un indéfectible parisien, je trouve le rapprochement particulièrement subtil et malin. Ce fait à lui seul, prouve, quoi qu'il en soit, toute sa maîtrise des mythes et des légendes de notre civilisation. Mythes et légendes dont Chrono Trigger est rempli et qui, nostalgie aidant, fait de ce jeu son absolu favori. Anecdote fort à propos: "J'ai à jamais congédié un pote grâce à ce jeu. Parce que ce connard s'est retrouvé tout seul chez moi, dans ma chambre, et pour je ne sais plus quelle raison, a voulu commencer une partie, et a écrasé sans réfléchir, ma meilleure sauvegarde afin d'y installer sa propre partie. En arrivant et constatant la manoeuvre, je l'ai viré de chez moi à coups de barre de fer". Sous ces semblants trompeurs qui pourraient nous laisser penser que notre ami prône la violence, le coeur reste malgré tout, bel et bien son plus bel ouvrage, et son ultime royaume. Et puis merde, 1000 RPG quand même, quel taulier, même Xavier Dupont de Ligonnès n'arriverait pas à le faire disparaître du paysage !

 

 

Numéro 2: Final Fantasy Tactics sur PS1 par la star des peintres Haïtiens

Cet artiste célèbre est aussi, et avant tout, à jamais le fils spirituel de Yasumi Matsuno. Et ce, même s'il ne s'est toujours pas remis de l'échec de son héros au tournant du millénaire alors qu'il termine les années 90 en trombe avec un Vagrant Story, et surtout, un Final Fantasy Tactics du feu de dieu. Imaginez son état de transe à l'annonce du développement d'un Final Fantasy 12. Dans l'attente fébrile de sa sortie, il était alors, pour lui, très courant de voir des vierges un peu partout. Nous aurons immanquablement affaire à un monument du jeu vidéo pouvait-il s'exclamer. Un Final Fantasy digne de ce nom, qui a l'air immense, magnifique, avec un système de combat aux petits oignons et un scénario sidérant. Las, le jeu est un échec, et même s'il est toujours bloqué dessus en 2021, à essayer de se persuader que le remaster sur Switch est un jeu intéressant, rien n'égale et n'égalera jamais à ses yeux Final Fantasy Tactics. Ce véritable patron, capable de décrocher les étoiles n'a alors qu'une idée en tête: proposer une expérience de jeu qui lui rappelle ses plus belles heures en compagnie de Ramza, Delita et leurs amis. Cela sera sans nul doute un jour chose faite, et nous ne manquerons pas alors d'en reparler ici, dès lors que sieur Matsuno aura adoubé son oeuvre, reconnaissant enfin son enfant chéri resté trop longtemps loin de lui! Un homme de qualité en somme, vous l'aurez compris, qui aime ses fils plus que tout, et pour nous le prouver, va jusqu'à leur donner des noms de héros bibliques ou des temps modernes, qui sont autant de redoutables détectives que d'ardents buveurs de champagne ou encore de futurs prix Nobel de Littérature. Sa générosité ne s'arrête pas en si bon chemin, et il n'oubliera pas de les familiariser à coups de carapaces rouges dans le popotin, qu'il sait si bien envoyer avec Luigi dans Mario Kart, ainsi que sur les techniques de traître dans Splatoon leur permettant ainsi de parfaire leur éducation. Tout un programme! Mais ou fond, on sait qu'il à surtout hâte de leur montrer d'ici quelques années, un beau jour de 14 février, son jeu de coeur, et leur révéler son amour pour ce père spirituel caché là-bas, à l'autre bout du monde. Balèze blaise.

 

Numéro 1: WonderBoy 3 sur Master System par O.W.A.

Aussi à l'aise à la campagne qu'à la ville, ou encore dans le métro, qu'il digitalise à marche forcée pour le plus grand bien des millions d'utilisateurs en région parisienne, O.W.A. cache derrière cet énigmatique alias, vous l'avez deviné avec cette référence évidente à un ange déchu, une part d'ombre et de lumière. Une certaine dualité, qui en fait un adepte du ni oui, Ninon. Cet être complexe, qui revêt ses plus beaux atours manette en main, est aussi capable de dégainer la blague ultime en une fraction de seconde, ou encore, dans un geste de folie, d'inonder l'intégralité de sa vénérable collection de jeux vidéos. Etant également un ardent défenseur de la nature au sein de laquelle il a décider d'habiter, et d'installer sa tribu, quel autre jeu que WonderBoy 3: The Dragon Trap, un titre ou l'on passe sa vie à incarner nos amis les bêtes, pouvait conquérir son coeur ? Le mieux est encore de le laisser s'exprimer à propos de cette incroyable pépite de la Master System: "WonderBoy3: The Dragon Trap est un jeu incroyablement beau pour l'ère des 8 bit ! Bien réalisé, possédant un monde ouvert, une chose rare pour l'époque, ainsi qu'un scénario savoureux dans lequel vous devrez conquérir de nombreuses formes animales au cours de l'aventure pour lever la malédiction qui vous a initialement transformé en dragon. Un jeu à la difficulté bien dosée, dans lequel certains passages de plateforme nécessitent que l'on s’y reprenne à plusieurs fois. Bref, un titre qui m’a occupé quelques dizaines d’heures, et restera mon premier coup de c½ur vidéoludique ! Je garde un souvenir ému des sauvegardes par code, délivrées par un cochon borgne. Enfin, une mention spéciale pour l'OST, tout en midi évidemment, dont certaines pistes me reviennent encore parfois en tête plus de 30 années après leur première écoute." Une description résolument empreinte d'amour, qui doit vous rappeler cette étrange mais magnifique, très lyrique chanson et composition de Pascal Obispo: "Lucie", qu'il garde sans doute chaque jour un peu dans un coin de sa tête. Sacré O.W.A.

 

Toute mes excuses pour ce billet quelque peu non conventionnel, et, j'en conviens, très personnel. Mais c'est, je le rappelle, d'amour dont nous parlons ici. Et l'amour c'est ce qu'il y a de plus important sur cette terre. Qui plus est, l'amour pour un copinou est, il me semble éternel, et il se doit d'être célébré de temps en temps, lors des grandes occasions.

Toutefois, n'oubliez pas que cet article n'est pas totalement sans enjeu pour vous lecteurs, puisque dans un grand élan...d'amour, si vous arrivez par le plus grand des hasard, à découvrir la véritable identité de ces mystérieux personnages, il faudra au plus vite m'en faire part dans les commentaires ci-dessous, et ce afin de gagner un petit cadeau en relation avec leur jeu de coeur!

N'hésitez pas à tenter votre chance, on ne sait jamais, les miracles peuvent se produire parfois, à l'occasion de la Saint-Valentin...

Et à très vite pour un nouveau Top 5, ou l'on parlera pour changer... du meilleur ami de l'Homme.

 

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Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

La testostérone est un élément trop souvent indissociable du l'univers du jeu vidéo. Et c'est fort dommage. Comme le veut la formule, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ne font jamais de mal! Et quoi de mieux que de faire de nos héros, des héroines d'exception afin d'apporter cette petite touche de sensibilité et ainsi d'en faire des titres plus plaisants à parcourir, pour nous joueurs? Certains développeurs l'ont bien compris et on opté très rapidement pour cette option, mettant ainsi en avant à cette occasion les premières figures féminines fortes du média. Et même si nous les comptions alors sur les doigts d'une main, il n'a pas fallu attendre très longtemps pour voir nos titres favoris faire la part belle aux aventurières de caractère, aux talents multiples et variés. S'appuyant sur d'autres atouts que la force brute, elles cassent dès le départ quelque peu les codes séréotypés du bourrin de base que nous proposent certaines productions un brin caricaturales, et nous offrent le meilleur des deux mondes: Force et tact. Une main de fer dans un gant de velours, voilà ce que semble nous offrir l'héroine de jeu vidéo dans ses premièrs instants.

Passés ces premiers essais, certes un peu timides mais rééls, auprès du grand public, notamment sur la génération de consoles 8 bit, l'utilisation de nos chères héroines au sein du jeu vidéo prends de l'ampleur sur la génération suivante. Nous sommes encore loin des sex symbols planétaires que deviendront des figures telles que Lara Croft, mais la mise en lumière se poursuit, et elle est indéniable. Nos dames ne sont plus, comme c'est encore trop souvent le cas sur 8 bit, rangés au simple rang de princesse à secourir, à l'image des princesses Peach et Zelda, sans doutes les plus évidentes représentantes de ce que pouvait être la figure féminine dans un jeu vidéo au milieu des années 80. Elles ne sont cependant pas encore ces être subtils et forts que seront ces mêmes personnages deux décennies plus tard. Non, sur consoles 16 bit, nous sommes clairement dans un entre deux, qui laisse enfin sa place à un peu d'émencipation et d'originalité, au compte gouttes. Et c'est bien de ces quelques gouttes dont nous allons parler aujourd'hui, ces quelques héroines incontournables de la période des 16 bit, qui ont participé à la démocratisation d'un phénomène, et c'est tant mieux, aujourd'hui fort répandu .

 

Numéro 5: Alisia dans Alisia Dragoon sur Megadrive

Game Arts est sans aucun doutes reconnu pour sa patte un peu particulière dès lors qu'il s'agit de proposer un RPG aux contours attrayants. Les séries Lunar et Grandia sont les témoins indélébiles de leur savoir faire en la matière. Cependant, avant la naissance de ces grandes sagas, il y a un jeu qui a retenu l'attention des joueurs avertis sur Megadrive. Ce titre, c'est bien entendu Alisia Dragoon, qui place l'héroine du même nom au coeur d'un trépidant jeu de plateforme donnant au joueur l'occasion de constater qu'elle ne doute pas de ses forces et de son talent, embarquant avec elle, grâce à ses pouvoirs de sorcières, tout un arsenal de sortilèges foudroyants, et de familiers qu'elle peut invoquer à tout moment pour lui venir en aide. Ils ne seront pas de trop pour venir à bout des meurtriers de son père, qu'elle cherche ardemment à venger. Se démarquant de la concurrence par une réalisation de qualité, le jeu propose des graphismes fort attrayants, et Alisia se manie sans aucune difficulté apparente. L'action demeurant fluide et lisible à tout instant par ailleurs. En bref, nous avons à faire à une production de qualité sur Megadrive, sous tous les sens du terme, doté d'une difficulté certaine, mais qui nous force à prendre notre temps pour mieux explorer ses niveaux et trouver le meilleur moyen d'abattre ses ennemis sans être submergés par leurs attaques. Pour conclure sur Alisia Dragoon, impossible de ne pas parler quelques instants de la jaquette du jeu, qui affiche une guerrière sûre de sa force, épaulée par un gigantesque dragon cracheur de feu qui semble effrayer tous les ennemis aux alentours. Voila toute la puissance de notre héroine, très justement résumée ici en une image, et qui fait d'Alisia une incontournable protagoniste digne de figurer dans notre classement du jour!  

 

Numéro 4: Terra & Celes dans Final Fantasy 6 sur Super Nes

Celles-ci sont indisociables l'une de l'autre, et sont les vraies héroines du groupe de héros qui se compose au gré du scénario de Final Fantasy 6. Véritables forces de la nature, elles ont, outre leur lourd passé, appris à vivre dans un monde qui tombe en décrépitude et ne leur fait aucun cadeau. Pourtant, elles vons réussir l'impensable, et par deux fois, fédérer nos plus fidèles compagnons afin de mettre un terme aux agissements d'un fou devenu divinité. Ce n'est évidemment pas un hasard si Terra ouvre l'aventure, et nous fait découvrir les contours du monde de Final Fantasy 6. Ce n'est également pas une coïncidence si Celes en fait de même dès lors que s'ouvre le second acte du jeu, qui nous fait découvrir lui aussi un nouveau monde, qui a lui radicalement changé de visage. Non, ces deux femmes au destin irrémédiablement lié, sont résolument au coeur de l'histoire de ce RPG fantastique. Un titre dont je ne vous ferais pas l'affront de rappeler ici les qualités techniques, et esthétiques qui sont aussi nombreuses qu'indéniables, et qui participent à plein à l'immersion au coeur d'une aventure aux contours poignants et profondément humains. Une nouvelle fois, ces deux héroines en sont probablement la cause, elles constituent indéniablement le pouls de Final Fantasy 6. Sans elles, impossible d'imaginer un instant les Sabin, Shadow et autre Edgar, aussi puissants soient-ils, se confronter avec succès à leurs démons, puis à leur ultime némésis. Impossible non plus d'entrer en contact avec les Esper, ces créatures qui peuplent le monde, source de toute la magie qui entoure nos protagonistes, et qui vont dans un premier temps accélérer sa perte, avant de mieux apporter l'espoir, et servir nos héroines pour enfin, vaincre et surtout, survivre. Bref, sans Terra et Celes, nous n'aurions pas pu expérimenter un immense RPG sur Super Nintendo, et de fait, une place de choix leur revient de plein droit ici.  

 

Numéro 3: Valna & co dans Valis 2, 3 et 4 sur PC-Engine, Megadrive et Super Nes

La jeune femme dont on va parler maintenant revêt plusieurs visages à travers les âges et les épisodes. Elle connait ses premiers pas dans le monde du jeu vidéo dès le milieu des années 80. Et y fait une entrée remarquée à l'occasion de la sortie de Valis: The Phantasm Soldier. Un titre avec lequel la Wolf Team signe son entrée dans le milieu, n'ayant pas peur de choquer les esprits les plus prudes avec ce titre quelque peu racolleur. Mais au-delà de ce premier épisode sorti sur à peu près toutes les consoles 8 bit de l'époque, va se cimenter une véritable série qui va faire parler d'elle sur la génération suivante. Car c'est bien par l'intermédiaire de 3 (4 si l'on compte le très dispensable SD Valis) nouveaux opus mettant en scène quelques redoutables guerrières, que Telenet Japan va prendre en main le destin de la série Valis sur consoles 16 bit. Avec un Valis 2 tout d'abord, ou l'on sent que le jeune studio de développement cherche encore ses marques, qui sera rapidement éclipsé par sa suite, Valis 3, parue sur Megadrive et PC-Engine CD, nettement plus  convaincante. Alternant avec efficacité entre 3 personnages jouables, tous exclusivement féminin, et de fait entre 3 gameplay apportant  un peu de variété, Valna, figure de proue de cet épisode, va devoir faire face au terrible Roi Games. Nous sommes ici gratifiés d'un titre d'action trépidant, qui sera à même de convaincre tous les afficionados de jeux d'action, si emblématiques de cette génération dorée des consoles 16 bit. La réalisation de ce Valis 3 est enfin à la hauteur des enjeux, et il en fait un candidat très solide pour prétendre être le meilleur jeu de la saga. Sûr de ses récents acquis, Telenet Japan nous gratifiera d'un quatrième épisode, toujours sur PC-Engine CD, mais également porté sur Super Nintendo, presque aussi réussi et solide que son prédécesseur, faisant la part belle aux équipières de choc, qui une nouvelle fois feront mordre la poussière à tout ce que le jeu voudra bien mettre sur leur route. Pour sa gallerie de personnages féminin aux caractères bien trempés, la sérieValis méritait bien sa place sur le podium aujourd'hui!

 

Numéro 2: Chun-Li dans Street Fighter 2 et Super Street Fighter 2 sur Megadrive, Super Nes...

Au premier abord, le pari peut sembler difficile: Faire d'un combattant plongé au coeur d'un combat de rue sans merci, une combattante phare, qui se distingue des autres compétitieurs par ses atouts absolument uniques. Voila un défi osé. Cependant, Capcom grâce à la création du personnage de Chun-Li, qui apparait pour la première fois sur nos écrans à l'occasion de la sortie de Street Fighter 2, gagne ce pari haut la main. Laissant la force brute aux hommes, la fervente pratiquante d'art martiaux chinois que voici, s'appuie sur des qualités bien différentes, et bien plus subtiles. C'est par la grâce de sa précision, et surtout de par sa vélocité que Chun-Li mettra ses adversaires au tapis. Il faut la voir enchainer les coups de pieds ultra rapides avant de virvolter dans les airs, prenant appui sur les bords de l'arène de combat pour mieux attaquer son adversaire depuis une position surélevée. Avec de telles aptitudes, difficile de se passer de Chun-Li. Et Capcom l'a bien compris, puisque dans les nombreuses suites qui seront proposées sur 16 bit et au-delà, ainsi que dans les futurs spin-off de la série, la guerrière venue de l'Empire du Milieu sera toujours au rendez-vous, éclipsant nombre de figures pourtant prometteuses au sein de la série. Les évolutions de cette redoutable combattante seront également à suivre avec intérêt, et l'on se confrontera une nouvelle fois à la toute puissance de Chun-Li, dès lors qu'elle mettra en avant ses qualités techniques évidentes. A l'image de cette boule de feu qu'elle peut, elle aussi déclancher à l'envie, afin de faire jeu égal avec les meilleurs combattants dans un duel à distance. Un arsenal qui s'étoffe au fur et à mesure des années, et qui fait d'elle, un atout indéniable de la série des Street Fighter. Et de fait un incontournable de ce classement aujourd'hui!

 

Numéro 1: Samus dans Super Metroid sur Super Nes

Mais la figure féminine incontournable de cette génération est bien à aller chercher du côté de chez Nintendo. Non content d'installer un univers unique et captivant sur sa série des Metroid dès les premiers épisodes sur 8 bit,  le géant de Kyoto nous fait incarner la véritable première héroine mondialement reconnue dans le gotha du jeu vidéo. Samus Aran est indéniablement un personnage iconoclaste du média, et emporte tous les suffrages. A l'occasion de la sortie de Super Metroid sur Super Nintendo, le passage à la 16 bit s'effectue de la plus belle manière qui soit. Il est difficile de contester à ce 3ème épisode de la série son status de jeu culte. Une évidence qui fait rentrer encore un peu plus Samus dans la légende. Cet avatar, aussi original et unique qu'il soit pour un personnage de jeu vidéo, puise toutefois sa source d'inspiration, de manière très marquée, dans le cinéma de science fiction, et en cela, il n'est pas aussi novateur qu'on pourrait le penser de prime abord. Les références au personnage d'Ellen Ripley de la saga Alien sont entre autres, évidentes. Mais tout de même, Samus Aran constitue un passage obligé, un pont quasiment unique vers la reconnaissance universelle du personnage féminim comme élément constitutif d'un jeu de grande qualité, en lui apportant quelques subtilités qu'un personnage masculin serait bien en peine d'incarner. Pour résumer, grâce à ses qualités techniques, son ambiance et son gameplay, Super Metroid est un épisode pivot de la série, un épisode qui invente un genre, le fameux métroidvania, et qui termine de positionner définitivement Samus Aran comme la première héroine jouable dans un jeu vidéo d'envergure. Une pratique qui va se démocratiser, Super Metroid faisant comprendre aux développeurs la petite touche en plus qu'apporte la mise en scène d'un avatar féminin pour le joueur. Un bien joli tour de force de la part de Nintendo! Qui vaut à la redoutable Samus Aran une incontestable première place aujourd'hui!

 

J'espère que ces quelques touches de subtilité et de douceur dans un univers, encore résolument masculin au tournant des années 90, vous ont apporté un petit éclairage sur ce que pouvait être la représentation féminine dans le jeu vidéo sur cette période. La donne a depuis constamment et significativement évoluée.  Certaines héroines sont aujourd'hui mondialement célébrées, portant parfois à elles seules l'identité de franchises devenues incontournables dans le paysage vidéoludique. A l'image d'une Lara Croft connue de tous, que cela soit dans le jeu vidéo, voire même au-delà, dans d'autre médias culturels tel le cinéma. La boucle est bouclée: Ellen Ripley n'est plus une source d'inspiration pour une simple transposition au coeur d'un jeu vidéo. C'est bien ce média du jeu vidéo qui invente aujourd'hui ses propres codes et personnages, pour mieux les disséminer vers d'autres vecteurs culturels. Que de chemin parcouru en quelques décennies pour nous héroines virtuelles! Mais une nouvelle fois, qui s'en plaindrait?

Maintenant que ce constat est une évidence pour nous tous, il me reste pour conclure à vous évoquer les quelques figures féminines qui ont participé à cette démocratisation sur la durée, mais qui n'ont pas réussi à se hisser malgré tout au sein de ce classement. Elles trouvent toutefois une petite place ici, comme le veut l'habitude, qui est de présenter les éventuels laissés pour compte du thème mis en avant sur chaque billet. Positionnant Chun-Li comme la combattante clé d'un genre mondialement célébré revient à mettre de côté quelques figures de poids dans le monde du versus fighting. Pour citer quelques jeux et personnages pivots sur la période, rendons un petit hommage pour commencer, à Cammy, toujours sur Super Street Fighter 2, mais également à Mai Shiranui, personnage emblématique de la saga des Fatal Fury puis des King of Fighters. Sans oublier la redoutable Sonya Blade qui aura fait le bonheur des possesseurs de Mortal Kombat. Dans un style plus proche de celui d'Alisia Dragoon,  Tyris Flare, un personnage incontournable de la série des Golden Axe nous permet d'incarner une guerrière d'une vélocité qui n'a pas à rougir de la comparaison avec les talents de Chun Lee en la matière. N'oublions pas Blaze dans Streets of Rage qui possède quelques qualités similaires, et en fait le personnage préféré de bien des joueurs sur la série. Enfin, impossible de passer sous silence le rôle de la Princesse Zelda, qui verra son rôle prendre de l'ampleur dans Zelda: A link to the Past. On est encore loin de la guerrière accomplie qu'elle deviendra sur quelques futurs épisodes, mais on sent que la révolution ici aussi, est en marche.

N'hésitez pas, comme d'habitude à commenter ici même, voir contester les choix de ce classement, qui sont, je le rappelle, éminement subjectifs. Et ainsi positionner votre héroine de coeur au centre du débat!

Et à très vite pour un nouveau Top 5, ou l'on abordera un sujet bien plus...personnel.

 

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Édito

Joueur invétéré depuis 30 ans, ce blog a pour objectif de partager avec vous sur la base d'un classement limité à 5 titres, parfois absurdes, ou plus sérieux, une ou plusieurs anectdotes sur mes jeux préférés.

Et ce avec l'espoir de toucher votre corde notalgique, ou soyons fou, de vous faire découvrir ou redécouvrir un jeu méconnu! En toute subjectivité bien sur.

Bref un bon prétexte pour parler de jeux rétros, et communiquer sur cette passion.

Bonne lecture et bonne découverte de TOP 5! N'hésitez pas à réclamer un TOP 5 en particulier.

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