Le Blog rétro de Tompouce

Par Tompouce75 Blog créé le 16/01/19 Mis à jour le 13/01/21 à 19h21

TOP 5 de jeux rétros selon mes envies. N'hésitez pas à demander un TOP 5 qui vous ferait envie personnellement!

Ajouter aux favoris
Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Que ne fût pas décrié le Mega-CD tout au long de sa très courte existance, périférique très vite dépassé, et surtout cantonné à servir de faire valoir à une console de légende dès sa mise en service. Il est pourtant assez paradoxalement un peu en avance sur son temps à sa sortie fin 1991 au Japon, tout en étant quasiment déclaré désuet quelques mois plus tard, à une époque ou une sucession de consoles plus puissantes, et elles aussi munies d'un lecteur CD vont rapidement le supplanter.  Un idée dans l'air du temps donc, mais exécutée par Sega, un peu en dehors de toute cohérence stratégique, et qui va indéniablement et assez rapidement lui porter préjudice. Coincé entre une Megadrive 16 bit au répertoire très large et une Saturn 32 bit en devenir, désirée et soutenue contre vents et marée par certains pontes de Sega au Japon, le Mega-CD se voit occtroyer la difficile tâche de faire le pont entre deux générations, sur fond d'une révolution qui s'annonce: l'avènement de la 3D dans le monde du jeu vidéo. Elle se battra avec ses armes, qui peuvent faire rigoler certains, mais qui ne sont pas dénuée de charme, loin de là!

La tâche du jour qui consiste à sélectionner cinq jeux triés sur le volet et qui constituent la crème de la crème sur le support, pourra alors sembler relativement facile, vu le nombre limité de titre qui nous viennent à l'esport quand on pense au support. Mais c'est oublier que la bête à eu, en un peu moins de trois années d'activité, le temps d'accueillir tout de même plus de 200 titres. Une belle performance, même s'il faudra faire le tri, avec certains softs qui tiennent plus de l'aventure interactive déguisée en jeu vidéo, ou encore les quelques portages parresseux de titres 16 bit sur lequel un peu de maquillage à été ajouté à la volée. De fait, certains jeux aussi intéressants soient-ils passeront peut-être à la trappe, pour votre plus grand désarroi. C'est le cas d'excellents portages, à l'image de Mortal Kombat 2 ou encore NHL 94, dont les versions Mega-CD sont sans doutes les meilleures, mais ne peuvent cependant pas prétendre intégrer ce classement, étant trop proches de leur version Megadrive. C'est également le cas du très limité Night Trap, jeu majeur de la console, pas toujours pour de bonne raisons, et définitivement le témoin d'une époque révolue. Exit ces quelques versions supérieures, sauf quand elles apportent un indéniable et énorme plus, et ces aventures interactives molassonnes, afin de faire toute la place au Top 5 des plus grands jeux du Mega-CD!

 

Numéro 5: Final Fight CD

Exit les refontes de titres certes, mais dès lors qu'elles apportent suffisament pour se démarquer singulièrement des portages précédents, et qu'elles sont issues de ce qui en leur coeur constitue un excellent jeu, elles ont naturellement toute leur place ici. C'est le cas de ce Final Fight CD. Une véritable pépite de la console, qui tire le meilleur des capacités du support CD afin d'offrir au joueur une expérience tellement proche de sa version Arcade, que certains ne s'en sont toujours pas remis. Jugez plutôt: Vous aurez la possibilité d'incarner enfin, les trois protagonistes principaux de l'aventure, Guy, Cody et bien sur ce monstre de muscle qu'est Haggar, avec, plaisir ultime, la possibilité de traverser enfin les rues de Metro city en compagnie  d'un ami, puisqu'une option deux joueurs est également au menu. Final Fight CD ne s'arrête pas en si bon chemin, et il a le bon ton de remixer également sa musique, pour le mieux, afin de rendre les combats plus dynamiques. Il n'oublie pas par ailleurs d'intégrer des voix digitalisées à nos héros, afin de rendre les scènes cinématiques plus vivantes. Pour finir, cette version survitaminée signe aussi le retour du stage en zone industrielle, cher aux amateurs de la version Arcade. Pour arriver à caser toutes ces petits instants de bonheur sur son joli CD, et nous rappeler qu'il tourne sur une 16 bit de 1988, le jeu doit tout de même encore faire quelques concessions, notamment au niveau de la vitesse de déplacement de nos chers Cody et Guy, mais surtout au niveau de ses graphismes, utilisation de la palette de couleur de la Megadrive oblige, et qui parraissent tout droit sortir d'une machine à laver après un essorage un peu trop intensif. Qu'à cela ne tienne, pas de quoi ternir un portage réalisé par Sega himself avec brio, et plus que jamais forger la légende d'un jeu majeur de l'industrie. Et puis, obtenir enfin une version si proche de l'Arcade à la maison grâce au Mega-CD, cela valait bien une petite place au sein de ce classement, n'est-ce pas?

 

Numéro 4: Shining Force CD

Encore un portage en 4ème place aujourd'hui. Mais d'une part, c'est le dernier, promi juré, et surtout, d'autre part, il s'agit ici d'un titre qui réunit plusieurs jeux en un. Ces softs qui plus est, issus d'une série de T-RPG de référence, ont eu le bon ton d'avoir connu une traduction dans la langue de Shakespeare, afin qu'un plus grand nombre puisse en profiter. Car si jouer à Shining Force Gaiden premier du nom en japonais sur sa petite Game Gear est intéressant, parcourir sa version Mega-CD, et sa suite directe Shining Froce Gaiden 2: Sword of Hajya, au sein d'une version magnifiquement mise au goût du jour, est forcément un bonheur pour tout amateur de la série. Un bonheur que je m'empresse de partager avec vous, et qui fait de ce Shining Force CD à mes yeux un incontournable de la console, à ranger aux côtés de ses deux épisodes Megadrive, résolument magiques eux aussi comme le signale ce résent classement des 5 plus grands RPG de la Megadrive. Qu'apporte ce titre, amalgame de jeux portable 8 bit me direz vous, au-delà d'une réalisation 16 bit convaincante? Beaucoup de choses. A commencer par une durée de vie gigantesque, à l'égal de ce que pouvait proposer Shining Force 2. Et si les phases d'exploration, d'achats d'équipements et recrutement des membres de votre armée sont ici réduits à leur plus simple expression, il ne se loupe pas sur l'essentiel: Un système de jeu qui vous plonge au coeur de batailles toujours plus intenses et passionnantes, avec en toile de fond, un scénario et une galerie de héros toujours aussi attachante. Le développeur Camelot n'oublie pas de nous saupoudrer le tout d'une OST magistrale, qui fait une fois de plus honneur à la série, et tire profit des avantages du Mega-CD d'une manière toute à fait convaincante. Que manque-t-il à ce Shining Force CD pour en faire le T-RPG parfait de sa génération? On pourrait chipoter et dire que Shining Force Gaiden 3 n'est pas inclus en bonus dans le lot, mais entre nous, cela serait limite être mauvaise langue...        

 

Numéro 3: Lunar: Eternal Blue

Plongé que je suis avec bonheur et délectation dans les plus grandes heures du RPG 16 bit en compagnie de Shining Force, vous ne comptiez pas vous en tirer à si bon compte, et me faire oublier le genre aussitôt. Non, pas avant d'avoir parlé quelques instants de Lunar: Eternal Blue. Impossible de passer sous silence ce monument du RPG, et donc jeu absolument majeur de ce cher Mega-CD. Un deuxième épisode d'une série trop souvent oubliée, qui aura pourtant connu le succès par la grâce de quelques portages sur consoles 32 bits. Une fois n'est pas coutume, ici c'est bien la version originale que l'on retrouve sur cette bonne vieille platine à CD 16 bit de Sega. Doté d'un système de combats qui approche déjà la perfection en la matière et qui préfigure ce que sera la série des Grandia, ce second épisode de la saga des Lunar est sans doutes le plus abouti et le plus passionnant qui soit. Doté de graphismes colorée et somptueux, il possède pour notre plus grand plaisir, une immense durée de vie qui vous fera, par la grâce de ses 4 CD tout de même, traverser de vastes donjons et environnements toujours plus variés. Le tout entrecoupé de scènes animées du plus bel effet. Le scénario, certes quelque peu convenu, prends le temps de développer ses personnages attanchants, et n'est pas exempt de quelques rebondissements intéressants. Bref un sans fautes sur toute la ligne pour Game Arts, si ce n'est ces quelques altérations portés au jeu par Working Designs lors de sa localisation en Occident, qui déséquilibrent le gameplay alors que celui-ci était juste parfait dans sa version d'origine. D'autant plus dommage que la traduction est par ailleurs de grande qualité. Quoi qu'il en soit, un jeu a essayer de toute urgence et qui mérite largement sa place de RPG de référence sur la console! Et tant que vous y êtes, n'hésitez pas non plus à vous essayer à Lunar: The Silver Star, un grand frère tout aussi délicieux, et un moyen parfait de prolonger l'expérience.

 

Numéro 2: Sonic CD

La mascotte de Sega se devait d'occuper le terrain du Mega-CD, et le moins que l'on puisse dire c'est que le contrat est rempli haut la main. Avec son level design qui prends des contours labyrinthiques et qui plaira aux âmes d'explorateur, ses niveaux bonus classieux sous la forme de véritables courses sur circuit afin de vous permettre d'attraper les émeraudes du chaos, le jeu possède de sacré atouts en plus de la vélociété légendaire de son héros. A cela s'ajoute au coeur du jeu, un système qui vous permet de naviguer, tel une Dolorean lancée à pleine vitesse dans Retour vers le Futur, entre passé, présent et futur, et changer ainsi subtilement le cours des niveaux que l'on traverse, tout en permettant à notre héros de sauver le futur de la planète, en lui assurant un avenir radieux. On peut dire que Sega n'a pas fait les choses à moitié! Ce satané Dr Robotnik vous attends comme d'habitude, armé jusqu'à l'os, pour un combat de boss comme il se doit, après avoir traversé chacun des 7 niveaux du jeu, tous décomposés en trois zones. On se retrouve, chemin faisant, face à un titre de plateforme à la durée de vie plus que correcte, beau et coloré, maniable, à l'égal de ce que propose les meilleurs opus de la saga Sonic sur Megadrive. Une franche réussite et un incontournable pour tous les amateurs du hérisson qui ne seront pas dépaysés. Cerise sur le gâteau pour les acharnés: Sonic CD propose selon les versions du jeu, qu'elles proviennent des Etats-Unis ou du reste du monde, des musiques qui diffèrent du tout au tout. Une manière d'appréhender l'aventure avec deux ambiances différentes, mais surtout de prolonger son expérience en compagnie de ce jeu de plateforme d'exception! Une seconde place largement méritée de fait, qui aurait pu se transformer en première, si ce n'était tout le talent d'un réalisateur de génie qui va offir au Mega-CD son plus beau bijou...

 

Numéro 1: Snatcher

Et ce joyau de la couronne se nomme Snatcher, avec à la baguette un Hideo Kojima en grande forme, qui s'inspire ici des plus grands classiques du cyberpunk afin de nous pondre une aventure absolument unique et envoutante. Au premier abord, le jeu se présente comme une aventure textuelle quelque peu classique, alliant avec talent un point & clic aux accents occidentaux et un visual novel typiquement nippon. Il intègre en cela dans ses gènes les codes qui régissent ces deux mondes. Il y a certes du génie à réussir à retranscrire une ambiance digne du chef d'oeuvre cinématographique de Ridley Scott, Blade Runner, mais lui apporter une touche venue du pays du soleil levant, et lui intégrer des mécaniques de gameplay intéressantes, et une présentation visuelle et sonore absolument parfaite font de Snatcher un titre dans lequel on s'immerge immédiatement, et duquel on ressort transformé. Allant au-delà de l'effet de mode du support qui surfe sur des aventures interactives digne de la série Z, proposant des jeux au gameplay dérisoire ou tout du moins bancal, le jeu d'Hideo Kojima nous offre lui une aventure palpitante et maitrisée de bout en bout, qui n'oublie pas de renouveller son gameplay par petites touches, à l'image de ces phases d'affrontements avec vos ennemis qui peuvent parfaitement se régler à l'aide du Justifier, l'accessoire qui prends ici toute sa place et renforce encore un peu plus l'immersion. Le titre nous surprends également par ses nombreux retournements de situation, la maturité de son propos et la classe des personnages que l'on rencontre aux quatre coins de ce Neo Kobe City, mégalopole rutilante, et théatre d'opération magnifique, dont ont perçoit la vie et le pouls à chaque instant. Comment ne pas attribuer la première place au classement du jour à ce véritable ovni ? Ovni que Konami a eu le bon ton de modérément censurer à l'occasion de sa localisation en Occident, un point positif si l'on compare au traitement habituellement réservé à ce type de production à l'époque. C'est désormais chose faite, Snatcher est officiellement le meilleur jeu du Mega-CD, un support décidemment rempli de bonne surprises! 

 

Vous l'avez compris, les titres de qualité ne manquent pas sur cette console quelque peu perdue dans les limbes de l'Histoire. De fait, ne partez pas tout de suite, vous connaissez d'orénavant la musique, il reste bien sur quelques titres très recommandables à se mettre sous la dent sur le support. C'est aussi pour moi l'occasion et le moment d'aborder quelques genres qui ne sont pas représentés dans ce Top 5 mais qui méritent toute autant votre attention. Commencons donc par ces quelques aventures interactives et portages de titres 16 bit au format cartouche que j'ai volontairement écartés, mais qui attestent par leurs qualités, du bien fondé de certains développeurs à vouloir proposer de tels jeux sur le support. A commencer par cette très haletante course poursuite: Road Avenger, qui donne tort à tous ceux qui considèrent le format de la vidéo interactive comme irrémédiablement incompatible avec un bon game design et de fait, incapable de proposer un bon jeu. Toute le savoir faire et la folie de Yoshihisa Kishimoto, le papa de Double Dragon s'exprime ici pour notre plus grand bonheur! Le titre du portage le plus réussi sur la console revient sans aucun doutes lui à Earthworm Jim CD, restranscription du jeu du même nom, qui se voit doté au passage de nouvelles armes, de nouveaux niveaux, et d'une réalisation optimisée qui rend le vers de terre le plus célèbre de la planète plus groovy que jamais.

Prime à l'originalité oblige, terminons cependant ce tour d'horizon avec les véritables propositions originales au support, à commencer par le superbe titre d'action que constitue The Terminator, sans doutes la plus belle adaptation de l'oeuvre de James Cameron en jeu vidéo. Du côté de l'action-RPG nous ne sommes pas en reste non plus grâce au très jovial et coloré Popful Mail de Falcom, habile mélange des genres, qui démontre une fois de plus tout le savoir faire d'un développeur au CV en la matière, long comme le bras. Un peu plus atypique, la proposition de Cryo, qui nous plonge au coeur de l'univers passionant de Dune pour un jeu du même nom, est une vraie réussite, subtil mélange entre jeu de stratégie et jeu d'aventure textuelle. Enfin terminons en beauté par ce qui constituait déjà un indéniable point fort de la Megadrive, sa librairie de Shoot them'up, puisque l'extension du Mega-CD n'est elle non plus pas en reste, proposant quelques petites pépites fort sympatiques. A commencer par le formidable Lords of Thunder, qui même si le lui préfère sa version PC-Engine CD, n'en demeure pas moins exceptionnel ici. Poursuivons avec le rutilant Silpheed, prouesse technique pour l'époque, et le tout à fait kawai et pourtant diablement accrocheur Keio Flying Squadron. Nous avons fait le tour du sujet? Non, il manque le meilleur d'entre tous: Robo Aleste, indéniable 6ème du classement du jour, qui s'est vu souffler sa place d'un cheveu, mais qui demeure une référence extrêmement solide pour tout amateur de Shoot them'up qui se respecte!

Une nouvelle fois, n'hésitez pas à faire part ici de vos plus belles expériences sur ce support absolument délicieux que constitue le Mega-CD, et vous remémorer vos plus belles heures en compagnie de la plus belle extension jamais proposée par Sega sur sa mythique console de salon 16 bit.

Et à très vite pour un nouveau Top, qui va nous faire...retourner encore plus loin en arrière, au coeur des années 80.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Remettons sans tarder l'église au centre du village, et après avoir honoré la PS1 et son choix pléthorique en matière de jeux de combat en 3D, il est grand temps de faire toute la lumière sur ce que peut proposer la Saturn en la matière. Car, au-delà d'une concurrence féroce, qui a tourné sur le long terme à l'avantage de la console de Sony, la belle 32 bit de Sega n'a pas à rougir de la comparaison dans bien des domaines, et les titres de combats en 3D proposés sur le support l'attestent! S'appuyant sur une longue expérience acquise sur ses bornes d'Arcade, Sega va se plier sans aucune difficulté au passage en 3 dimensions, et ce dès les premiers mois de la mise en route de sa console de 4ème génération. Mieux, il va immédiatement imposer à la face du monde un standard de qualité, qui va pousser le reste des développeurs à se surpasser. Le standard que j'évoque, c'est bien entendu le bébé de Yu Suzuki, Virtua Fighter, qui sera à sa sortie, une vraie révolution, et qui va durablement marquer les esprits de tous les adeptes du genre.

Mais le plus dur reste à faire pour Sega, maintenir un niveau de qualité tout aussi incroyable, et répondre aux attentes énormes qui découlent de cette réussite initiale. Tout cela, afin de garantir à la Saturn une bonne visibilité face à l'armada de titres qui va se présenter sur PS1 à partir du milieu des années 1990. En effet, la firme au hérisson va devoir faire face, presque seul, à ce déluge de jeu proposé par les développeurs les plus talentueux qui se précipitent les uns après les autres sur la plateforme de jeu de Sony. La console de Sega acquiert rapidement une mauvaise réputation: Elle est difficile à programmer, particulièrement pour proposer des titres aux rendus 3D. Qu'à cela ne tienne, Sega va se retrousser les manches, et nous allons le voir, quasiment à lui tout seul, assurer le line-up de sa chère Saturn en matière de jeux de baston en 3D. Un sacré exploit qui mérite d'être relaté ici aujourd'hui. N'attendons pas plus longtemps, et regardons de plus près à quoi ressemblent les 5 plus grands jeux de combats en 3D à avoir vu le jour sur la Saturn de Sega.

 

Numéro 5: Dead or Alive

Mais avant d'entamer le récital Sega sur sa propre machine, distribuons une place d'honneur au célèbre jeu de combat de la Team Ninja, qui loupe de peu le coche sur PS1, mais qui se retrouve ici en bonne place, magnifié par le développeur sur cette version Saturn absolument somptueuse et irréprochable. Bénéficiant d'un casting sommes toute assez restreint, contenu  à 9 personnages, qui de plus ne semblent pas faire preuve d'une grande diversité, il s'appuie néanmoins sur un système de jeu original, qui privilégie la garde et les prises en contre et au corps à corps, permettant des retournements de situations spectaculaires. Certains contres assassins vont sans aucun doutes vous faire rager, surtout dès lors qu'ils vous feront terminer votre course sur les bords d'une arène qui ressemble à un véritable champ de mines. S'en suit d'immanquables explosions, qui ne manqueront pas de vous achever si l'adversaire ne vous a pas encore sauté dessus à pied joints pour le faire. Mais pour vous apaiser un peu, on se délectera d'une réalisation absolument superbe sur la machine, doublé d'une fluidité confondante et d'une maniabilité d'une précision chirurgicale. Dead or Alive est un réel bonheur à prendre en main, et à ce titre, l'égal des jeux proposés par Sega sur sa propre machine. Bravo à ce développeur, le seul qui a été capable de se hisser au niveau des toutes meilleurs productions proposées par les créateurs de la Saturn, au risque de présenter un soft qui ressemble un peu trop aux titres phares de la console. Mais qui s'en plaindrait, dès lors qu'il s'inspire des tous meilleurs!  Un coup d'essai et un coup de maître pour la Team Ninja, qui connaitra des lendemains pavés de succès, en grande partie grâce à cette toute nouvelle série lancée sur les rails de la gloire. Une 5ème place bien méritée de fait au sein de ce classement, avant de passer, sans plus tarder au plat de résistance du jour: les délices de maître Sega...

 

Numéro 4: Last Bronx

Durant l'été 1997, la Saturn voit débarquer une version optimisée du titre de Hitmaker! sorti l'an dernier dans les salles d'Arcade. Le studio de développement interne au sein de Sega, dont la rivalité avec l'équipe de Yu Suzuki est connue, cherche à proposer sa propre expérience de jeu de combat sur la 32 bit du constructeur, et va relever le défi qui consiste à se hisser au niveau de la série phare du genre: Vitua Fighter. Letout en essayant de se distinguer par petite touches suffisamment marquantes afin de lui assurer sa propre identité. Akinobu Abe et ses équipes y sont-ils parvenus? Oui...et non, explications: Histoire de se démarquer d'entrée de jeu, Last Bronx opte pour une introduction tout en Anime, qui tranche avec celles que proposent son maître étalon. A mes yeux un premier point positifif, puiqu'elle permet une présentation efficace, et surtout, plus dynamique des personnages. Mais entrons à présent dans le coeur du débat, et parlons de la réalisation de ce titre, qui si elle n'atteint pas la perfection des softs au coeur de ce billet, demeure tout à fait plaisante, si ce n'était la présence de quelques bugs d'affichage qui gâchent un peu la fête. Entendons nous bien, dans l'ensemble on tient tout de même ici l'un des plus beau jeu de la console. Afin de se démarquer toujours un peu plus, le jeu dote ses protagonistes d'armes blanches, qui prennent essentiellement la forme de tonfas, qui permettrons de proposer quelques coups et combos spécifiques à chacun d'entre eux. En dehors de cet aspect spécifique, les joutes sont assez classiques, et ressemblent à s'y méprendre à ce que propose Virtua Fighter. Last Bronx n'oublie pas d'embarquer un mode story au sein de sa version console, un ajout appréciable mais quelque peu annecdotique. Le réél intérêt demeure bien ici le versus fighting, avec un adversaire assis à vos côtés, et grâce à sa réalisation de haute volée, couplé à quelques originalités et surtout à une animation fluide et une maniabilité sans failles, il parvient à captiver les joueurs férus du genre. L'essentiel est bien présent, et sa place au sein de ce classement en témoigne, nous sommes bien face à l'un des meilleurs jeu de combat de la console!   

 

Numéro 3: Fighting Vipers

A présent, autant annoncer clairement la couleur, nous allons nous concentrer logiquement sur le podium du jour, et celui-ci est intégralement accaparé par une seule équipe, et en un sens, par un seul homme: AM2 et Yu Suzuki. Sans le travail de ce studio de développement interne véritable phare dans la nuit pour Sega sur la Saturn, la ludothèque de la machine aurait un tout autre visage. En matière de jeux de combats, c'est indéniable, il y a AM2, et le reste du monde. A commencer par Fighting Vipers. Sorti sur console à la fin de l'été 1996, et au premier abord très similaire à Virtua Fighter 2, avec quelques adaptations tout de même. Par exemple, il n'authorise pas les sorties de ring immédiates, mais propose des ring fermés, dont les murs peuvent servir de support pour mieux rouer de coup votre adversaire être, avant d'être abattus dans un grand fracas final à force de l'y projeter. Une originalité intéressante qui donne aux combats un côté dramatique complémentaire. Et histoire de grossir un peu plus le trait, les personnages sont au diapason de ce nouvel élément qui apporte du piquant à l'action. Souvent hauts en couleurs, à l'image de Raxel, un énergumène que l'on croirait tout droit sorti d'un concert du groupe Kiss, et qui se bat à coups de guitare électrique, ils sont certes peu nombreux mais détonnent clairement au milieu d'un jeu de combat que se veut un tant soit peu sérieux. Mention spéciale à la présence par ailleurs de...Pespsiman dans la version japonais du titre, une originalité de plus qui offre à Fighting Vipers un côté "over the top" appréciable. Que dire des aspects techniques du jeu si ce n'est qu'en 1996, ils constituent ce qui se fait de mieux sur Saturn. La maîtrise de la console par AM2 se confirme, elle est proprement bluffante. N'attendez plus, choisissez donc votre incarnation délirante favorite et allez joyeusement vous frotter à votre adversaire pour mieux l'expédier à quelques centaines de mètres du ring dans un combo dévastateur. Fighting Vipers, c'est vraiment de la bonne! De fait, direction le podium pour cette petite pépite de la Saturn.

 

Numéro 2: Fighters Megamix

Un véritable pot pourri des personnages emblématiques de Sega se retrouvent au sein de Figthers Megamix. Un titre qui s'inscrit dans la continuité de ce que propose Virtua Fighter 2 et Fighting Vipers sortis quelques mois plus tôt, reprenant à son compte toutes les bonnes idées de ses prédécesseurs. Le résultat: un ensemble de près de 35 personnages jouables, du jamais vu alors pour un jeu de combat en 3 dimensions, et un gameplay ainsi qu'une mise en scène qui alterne entre arènes ouvertes et ring fermés. Il ne vous reste plus qu'à choisir votre style de combat préféré et vous lancer dans l'arnène! Sans être aussi extravagant que Fighting Vipers, il jongle habilement avec les habitudes prises par le joueur autour de ses saga favorites, tout en offrant quelques belles nouveautés, à l'image de ce nouveau pannel de coups en ce qui concerne les personnages issus de la saga Virtua Fighter. Il propose qui plus est, quelques personnages spéciaux issus d'autres série de Sega, qui propagent quelques grains de folie supplémentaires à un titre déjà très bien fourni.  Comme symbole ici, cette improbable voiture toute droit sortie de Daytona U.S.A. et qui se battra avec ses roues et son capot nous remémore les plus grandes heures de Sega en salle d'Arcade! La présentation et l'esthétique du jeu monte encore le curseur d'un cran, et fait de Fighters Megamix le jeu de combat en 3D techniquement le plus abouti sur la console. Inutile d'indiquer que les enchaînements se mettent en place avec le plus grand naturel, et que le soft laisse admirer toute la finnesse et la fluidité de ses animations. On parle de Yu Suzuki et d'AM2 tout de même! Ce jeu, sorte d'amalgame en forme de chant du cygne pour la Saturn à absolument tout pour lui. Mais alors pourquoi diable se positionne-t-il seulement en 2nde place de ce classement? La réponse est simple, car le vainqueur du jour oppose à cette multitude de styles, personnages et effets technique foisonant, sa pureté et sa simplicité. La perfection faite jeu de combat dans sa plus simple expression. 

 

Numéro 1: Virtua Fighter 2

Et ce titre, pour le trouver, il faut remonter encore un peu en arrière dans le temps, à la fin de l'année 1995 très précisemment. Pour mieux constater que rien n'égale la grâce et l'élégance des combos de Virtua Fighter 2. Un jeu ou votre sens du rythme sera mis à rude épreuve, mais ou la récompense de voir vos personnages effectuer des combos d'une fluidité orgasmique est sans égal. Pas de fioritures ici: 10 personnages, avec chacun un style de combat bien définit,  des arènes aux décors épurés et sans aucun artifices, vos pieds et vos poings pour prendre le meilleur sur votre adversaire, qu'il faudra utiliser à bon escient, et avec la dose de puissance appropriée, afin de prendre le meilleur sur votre adversaire. Une joute entre deux combattants expérimentés sur Virtua Fighter 2 se joue souvent sur quelques infimes détails. Un jeu trop élitiste et parfois mal compris? Peut-être, mais cette orientation prise par AM2 force le respect, et surtout, offre aux joueurs qui s'accrochent une expérience sans cesse magnifiée. Progresser sur Virtua Fighter 2 par petites touches est un bonheur qui se rapproche en cela de l'esprit qu'invoque les protagonistes qui habitent ce jeu: Devenir un maître de l'arène ne se fait pas en un jour. Porté par une réalisation absolument parfaite, qui résiste, à mon grand étonnement, très bien aux affres du temps, le titre cumule pas mal de records sur la 32 bit de Sega. Il est le jeu le plus vendu de la console tout d'abord, et la preuve ultime qu'un jeu exigeant peut d'adapter aux goûts du grand public. Mais il est surtout, de l'aveu même de son géniteur, le meilleur jeu jamais réalisé par sa propre équipe. Le maître Yu Suzuki a parlé, Virtua Fighter 2 est la merveille du plus grand producteur de Sega, et donc assez logiquement le plus grand jeu de combat en 3D de sa génération. Un argument avec lequel j'abonde sans réserve, et qui lui octroie d'office la première place de ce classement. Quelle preuve supplémentaire vous faut-il très chers combattants?

 

Malgré un offre légèrement plus restreinte que sur PS1, difficile de dire que la sélection n'est pas particulièrement classieuse sur Saturn. Un Sega au sommet de son art, bien décidé à jeter toutes ses forces dans la bataille, à largement contribué à l'excellence de cette ludothèque, qui plaira à n'importe quel amateur de ce genre alors nouveau, qui faisait alors ses premiers pas sur consoles de salon. La Saturn ne s'est évidemment pas limitée à accueillir ces 5 titres, et il reste quelques outsiders qu'il serait de bon ton d'évoquer ici. A commencer par les autres épisodes de la série des Virtua Fighter, et le titre fondateur de la série du même nom, avec son charme quel que peu désuet aujourd'hui, mais qui cache déjà, un redoutable jeu de combat. Celui-ci connaitra un épisode Remix, quel peu optimisé, ou déjà, seule la précision chirurgicale de vos attaques vous offrira quelques précieuses victoires. Les prémices d'un chef d'oeuvre sont en place. Impossible d'occulter par ailleurs l'ovni de la série, Virtua Fighter Kids, qui sous ses airs kawai se paye le luxe d'être aussi exigeant que ses grands frères. Si vous pensiez que sous ses atours enfantins, le titre était destinés aux plus jeunes et aux débutants, vous pouvez repasser.

Les sympathiques Zero Divide et Savaki, méritent également que l'on s'attarde un peu sur leurs cas. Le premier opte pour une présentation léchée, et un habillage sonore particulièrement motivant afin de rendre ses combats le plus attrayants possible. Une relative réussite, et un contre pied parfait au second, qui lui se concentre sur l'essentiel. Le combat dans sa plus simple expression est au coeur de Savaki, et vous invite à vous servir de vos poings et pieds pour mieux contrer votre adversaire et lui administrer un combo durement travaillé à l'entrainement. Un titre original qui apporte un vent de fraicheur au genre. Passons rapidement sur les plus annecdotiques Criticom et Final Fight Revenge, qui surtout pour le second et malgré son nom prestigieux, passent un peu à côte de leur sujet, et manquent clairement de rythme. Et concluons ce billet en évoquant Virtual On: Cyber Troopers, un soft d'un genre un peu particulier puisqu'il vous propose de vous battre à l'aide de bon gros méchas. Un jeu pour lequel une manette dédiée sera quasiment obligatoire afin d'en profiter pleinement. Un nouveau monde s'ouvre alors à vous, fait de tirs et déplacements ultra rapides, et de violents et jubilatoires combats à l'épée au corps à corps. Une proposition unique de Sega et de son studio AM3, qui dès lors que toutes les conditions sont réunies, promet de très beaux moments pour tous les amateurs de jeux de combat tout en polygones! 

Notre tour d'horizon des jeux de baston en 3D sur Saturn se termine ici, et comme de coutume, j'ai certainement omis de citer quelques titres ou d'évoquer quelques détails qui vous tiennent à coeur sur ces fabuleux titres. Vos commentaires réparerons sans problème ces affronts!

Et à très vite pour un nouveau Top, composé de quelques grammes de finesse cette fois...

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

L'arrivée en trombe de la PS1 est surtout l'occasion de voir enfin éclore une quantité assez impressionnante de titres en 3 dimensions, qui prennent alors tout leur sens grâce à la nouvelle architecture de ces consoles next gen, qui offrent bien de nouvelles possibilités, dont celle d'afficher enfin des polygones et des textures à peu près cohérentes. Une aubaine pour les développeurs qui emboitent le pas à ce qui est, au-delà d'un effet de mode, une véritable révolution technique, qui va transformer durablement le média. Et certains vont faire parler leur talent afin de s'assurer une place au soleil sur ce tout nouveau terrain de jeu qui s'offre à eux. Parmi les genres très vites plébicités, on retrouve immanquablement les jeux de combat, qui dans la foulée d'une période dorée en 2 dimensions, aussi bien en Arcade que sur consoles 16 bit, comptent bien remettre le couvert, avec de toutes nouvelles licences, cette fois toutes de polygones vêtues. Chacun fourbi donc ses armes, et se concentre sur le développement des futurs titres à succès afin de porter au firmament les nouvelles 32 bit, et surtout, embellir encore un peu plus cette PS1 qui fait déjà tant parler d'elle. 

Pourtant, et presque contre toute attente, le premier coup est bien porté par Sega, en principal concurrent de Sony, qui dégaine sur sa toute nouvelle Saturn une pépite tout droit venue du monde de l'Arcade: Virtua Fighter. Et devant le succès et le plébiscite critique et commercial que connait la firme à l'occasion de la transposition de ce tout premier jeu de combat grand public en 3D, les concurrents renforcent encore leurs convictions! La messe est dite: Les machines de 4ème génération devront être fournies en titres du genre afin de se démarquer. Sony le premier comprends que se joue ici une grande partie du succès de sa console, et accélère le pas, signant à tour de bras accords et partenariats avec les grands développeurs, qui souhaitent avoir leur mot à dire en la matière. Le résultat sera sans doutes au-delà de toutes les espérances, puisque c'est une véritable déferlante de titres de baston qui s'abat sur le joueur qui ne sait plus donner de la tête, et si Battle Arena Toshinden, développé par le quasi inconnu Tamsoft, malgré des mécaniques pour le moins primaires, est lui aussi un succès retentissant, autant dire que dès lors que les grands noms du métier vont se mettre à la tâche, il sera difficile de départager sur la ligne d'arrivée les meilleures productions et ainsi déterminer le Top 5 des plus grands jeux de combat en 3D, parus sur PS1! 

 

Numéro 5: Bushido Blade 2

On débute cette sélection par l'un de mes titres préférés, qui prends quelque peu le genre à contre courant, en imposant un rythme radicalement nouveaux aux combats, avec une issue bien souvent surprenante. Suite d'un titre qui, déjà, pose les bases d'un genre quelque peu à part, Bushido Blade 2 perfectionne sa technique et son style afin de vous offrir une expérience à la croisée des chemins entre  jeu de combat classique teinté d'une atmosphère pesante, envoutante, et un duel au sabre, que ne renierait pas tout bon samouraï qui se respecte. Tout d'abord, au-delà du choix du personnage, qui fixe habituellement les règles et donne de très utiles indications sur les forces en présence, bien choisir son arme est ici tout aussi important, voire prédondérant. Mais les choix cornéliens ne s'arrêtent pas ici, et après une rapide première analyse de la situation, il vous faudra vous adapter au style de votre adversaire, ainsi qu'au terrain, puis alterner avec efficacité entre les différentes gardes, haute, basse, ou intermédiaire que propose le jeu. Une fois votre arme choisie et votre garde assurée, ne soyez toutefois pas trop pressés de vous jeter à l'attaque. En effet, dans Bushido Blade 2, point de jauge de vie, le moindre coup d'épée, de sabre ou de lance bien placé peut vous être fatal, et vous coûter un bras, voire votre tête. La voie du sabre et la vie d'un samouraï n'est décidement pas de tout repos, et Squaresoft l'a bien compris, ne renouvellant pas l'expérience sur les générations de consoles suivantes. A noter que les musiques du regretté Ryuji Sasai, dont c'est les dernières compositions pour un jeu vidéo ici, s'inscrivent parfaitement au coeur de l'expérience, et participent à faire de ce jeu un trésor quelque peu particulier. Le développeur Lightweight poursuivra, avec un succès moindre cependant, ses efforts sur la série Kengo, pour que l'âme de ces guerriers perdure malgré tout. La moindre des choses était de rendre honneur au charme particulier de Bushido Blade 2 aujourd'hui au sein de ce classement!   

 

Numéro 4: Tobal 2

DreamFactory, en voilà un nom bien trouvé pour un studio de développement! Fort de son expérience sur un premier volet très convainquant, et surtout s'appuyant sur la grande expérience de son directeur, Seiichi Ishii qui sort alors de la création de titres tels que Virtua Fighter ou Tekken, DreamFactory va proposer un jeu qui restera dans les annales, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord il est, en dehors des éternelles déclinaisons en jeu vidéo de Dragon Ball, le seul titre à proposer un design original du grand mangaka Akira Toriyama, de quoi immédiatement mettre en lumière cette production. Mais c'est loin d'être le seul atout de Tobal 2, qui s'appuie également sur une technique en tout point irréprochable et clairement en avance sur son temps. Le titre tourne en 60 images par secondes, ce qui en 1997 est assez rare pour être remarqué, et surtout, permet de faire vivre au joueur une expérience, manette en main, d'une fluidité absolument grisante, et ce, même si elle est rendu possible par le biais de concessions graphiques importantes, notamment au niveau des décors. La fluidité des joutes, qui se rapproche dans l'esprit de ce que propose Virtua Fighter, avec quelques subtilités supplémentaires au niveau des choppes ou l'ajout de boules de feu, le place indéniablement en haut de la liste. Mais c'est aussi et surtout, touche Squaresoft oblige, ses éléments de RPG, qui finissent d'en faire un véritable ovni du genre. En effet, on peut faire monter son personnage en expérience à travers les différents donjons que l'on traverse, et différents adversaires que l'on rencontre. Encore mieux! On peut recruter ses adversaires, et en faire des personnages jouables à part entière. Une idée absolument unique en son genre, qui permet au joueur qui termine le mode histoire, d'incarner pas moins de deux cents (oui vous avez bien lu!) personnages différents. Un certain nombre d'entres eux étant très similaires, nombre oblige, il n'en demeure pas moins que le roster est digne de figurer dans le Guiness des Records! Pour l'ensemble de ces éléments novateurs, et pour sa réalisation époustouflante, il était impensable d'écarter Tobal 2 du classement du jour.

 

 

Numéro 3: Soulblade

C'est par une introduction de folie que débute votre aventure au sein de l'univers Soulblade. Et nous parlons à juste titre d'univers ici, puisque nous avons bel et bien à faire au premier épisode de la future saga des Soulcalibur, qui continue de couler des jours heureux sur nos consoles actuelles. Que vaut donc ce premier épisode de la série, paru sur PS1 fin 1996, et en Arcade une année auparavant, au-delà de son introduction phénoménale? De l'or diront certain! Dès les premiers pas en sa compagnie, on sent que Namco a résolument envie de créer un jeu qui marquera les esprits et servira de maître étalon à ce sous-genre, spécifiquement dédié à l'arme blanche. L'essentiel des qualités présentes dans les opus suivants sont déjà solidement en place. Soutenus par une réalisation déjà magnifique, malgré les limites de la PS1, le tout associé à une action d'une grande fluidité, et une grande liberté d'action laissée aux personnages. Ceux-ci sont déjà assez nombreux et possèdent une variété de coups suffisamment importante pour contenter tout le monde. On naviguera ainsi avec cette dizaine de personnages, dotés de griffes acérées, haches de guerres, nunchaku ultra véloces et autre lames imposantes, afin que l'histoire de la Soulblade, l'épée dont le jeu tire son nom, nous révèle tous ses secrets. L'ajout du mode histoire sur la version console du jeu est un véritable plus, qui le dote d'une durée de vie considérable. Une bonne façon pour Namco de justifier l'achat de ce titre sur la 32 bit de Sony, et une excellente manière de s'entrainer avant d'affonter ses amis. Soulblade est en définitive le jeu de combat parfait de la PS1, beau, fluide, avec des musiques entrainantes, et une beau casting de héros dotés d'armes blanches redoutables. Il ne lui manque qu'un semblant de folie afin de prétendre à une place plus élevée au sein de ce classement, qui le place tout de même au pied d'un podium d'un niveau très relevé.   

 

 

Numéro 2: Tekken 3

Une folie que l'on va retrouver dans les deux titres qui vont suivre...A commencer par le magnifique et ultra complet Tekken 3, qui sort lui aussi de l'usine à rêves de Namco, quelques mois après Soulblade, relevant encore d'un cran le niveau de maîtrise alors stratopshérique aquis par Namco sur la 32 bit grise de Namco. Le jeu affine encore un peu plus son gameplay et intègre pleinement les possibilités offertes par la 3D en matière de déplacements au sein de l'arène de combat. Petit pas de côtés et esquives latérales sont désormais une arme redoutable afin de mieux contrer votre adversaire pris au dépourvu. Et les bonnes intentions ne s'arrêtent pas au gameplay, puisque à l'image de son aîné et prédécesseur dans ce classement, Tekken 3 soigne également sa présentation, avec une introduction encore plus folle, et une réalisation toujours aussi parfaite. Et si mode histoire n'est pas aussi développé, il propose tout de même quelques moments sympathiques, et surtout, permet de mettre en lumière un casting pléthorique, de fait extrêmement varié, et  qui prends bien souvent des atours surprenants. Dans quel autre jeu de combat que Tekken 3 avez vous la possibilité de faire se combattre un panda géant, un tyrannosaure de poche, ou encore un pantin constitué de rondins de bois? Cet ensemble de personnages, aussi diversifié que loufoque, est, à la grande surprise des joueurs, très correctement équilibré, et leur permet de vraiment s'amuser avec l'ensemble des protagonistes, ce qui n'est pas un mince exploit. Cet originalité qui transpire de ce fantastique jeu de baston, on le doit sans doute à l'esprit un peu particulier de Masamishi Abe et son équipe, qui n'hésite pas à intégrer des éléments franchement novateurs et décalés au sein de ses productions. Une envie qui se retrouvera sur leurs titres futurs, tels que ceux de...la série des Pikmin! Un je de combat plus que parfait, avec un casting à peine croyable et une pointe d'originalité en prime. On tient donc notre grand vainqueur du jour! A moins que...     

 

Numéro 1: Rival Schools: United by Fate

A moins que Capcom ne se décide à se joindre à la fête naturellement! Afin de fêter dignement le passage de son genre de prédilection à la moulinette de cette toute nouvelle 3 dimensions qu'il s'empresse de maîtriser afin de proposer à la face du monde, un titre aussi incroyable que ne l'est la saga des Street Fighter dans un monde parfait fait de pixels. Ce titre qui réunit toutes les qualités requises pour atteindre le sommet aujourd'hui, et qui en fait un indémodable jeu de combat de la console, c'est Rival Schools: United by Fate. Un délire visuel, dans un univers résolument tourné vers le Shônen, porté par un casting haut en couleur, dans un cadre assez particulier pour un jeu de baston, mais tout de même très populaire au Japon, qui regroupe les différents élèves et professeurs d'un lycée pour le moins particulier. Le tout est mis en avant à travers tout nouveau CD, Evolution, ajout majeur de la version PS1 sortie à l'été 1998, et qui forme l'essentiel du mode histoire, tout en oubliant pas d'intégrer une multitude de mini jeux et autres délires, dont de nombreuses cut-scenes Anime du plus bel effet. Un cadre idyllique qui permet toutes les extravagances, et qui se traduit manette en main par un titre nerveux, fluide, 60 images par seconde oblige. Cerise sur le gâteau, le jeu permet d'alterner entre deux personnages sélectionnés avant le début de chaque combat, qui à la moindre sollicitation de votre part pourront former l'espace d'un court instant une équipe qui mettra l'adversaire au tapis par la grâce de combos ravageurs exécutés en duo. On se retrouve ainsi à alterner les joutes entre les footballeurs, baseballeurs, et autres adeptes de kendo qui entre deux grimaces et mimiques hilarantes enchainent les coups spéciaux délirants et les combos improbables. Si l'on ajoute à cela un habillage sonore parfait, et des graphismes colorés, on obtient ici une formule à mes yeux absolument délicieuse, et qui prouve que même en 3D, Capcom reste le chef de file incontesté du genre. On tient enfin notre grand vainqueur du jour avec Rival Schools: United by Fate!   

 

 

Il faut se rendre à l'évidence, la PS1 possède un pannel de titres dans le genre, tout à fait recommandable, qui, malgré les années et les limites techniques de la console au regard de ce qu'il est possible de proposer de nos jours, restent parfaitement plaisant à expérimenter aujourd'hui. Le savoir faire des équipes de développement était déjà bien en place, et la transition vers la 3D n'a pas posé de problèmes à certaines équipes talentueuses. Vous vous en doutez de fait, la liste ne s'arrête pas à ces 5 noms, ces 5 incontournables de la console, et s'il y a bien un jeu que j'ai du à grands regrets retirer de la liste du jour c'est bien ce diable de Bloody Roar 2, développé par les grands spécialistes du Shoot them up Eighting. Un véritable bijou, un de plus sur la console, qui vous permet de transformer votre protagoniste en bête féroce au moment opportun, afin de mieux annihiler l'adversaire, ajoutant une couche stratégique au gameplay déjà très nerveux. Une réalisation superbe et une maniabilité parfaite terminent de faire de ce jeu un défouloir obligatoire pour tout amateur du genre!

Vous prendrez bien quelques incontournables supplémentaires pour la route. A commencer par Street Fighter EX 2+, titre le plus abouti de la saga en 3D sur PS1, qui propose un gameplay plus que probant et une présentation classieuse, et ce même s'il n'atteint pas la perfection de ses itérations en 2D sur la même période, telles que celle proposée par Street Fighter Alpha 2. Une louche d'Ehrgeiz, ne fera non plus de mal a personne, et notamment aux fans de Final Fantasy 7, puisque ce titre met en scène, entre autres, les héros de ce RPG légendaire. Et il le fait avec talent, puisque les développeurs en charge de la série Tobal sont ici à la baguette.  Impossible de passer également sous silence le premier volet de la célèbre saga de la Team Ninja, qui a bien vu le jour sur PS1: Dead or Alive. Ses abondantes poitrines ne nous font pas oublier toutes les qualités techniques de ce jeu toujours aussi plaisant à prendre en main aujourd'hui, et ce même s'il est légèrement meilleur sur la 32 bit de Sega. Enfin, comme vous l'avez sans doutes lu en introduction, il est difficile de ne pas mentionner Battle Arena Toshinden, car au-delà d'être le premier véritable jeu du genre à connaitre le succès sur PS1, il possède, pour l'époque, une réalisation tout à fait honorable, et nous a tous permis de nous familiariser, avec un gameplay réduit à sa plus simple expression, aux joies du jeu de baston polygonal!

Comme d'habitude sur ce blog, n'hésitez pas à commenter, remettre en question ce Top 5, et donner quelques annecdotes sur vos jeux de combat en 3D favoris sur la 32 bit de Sony. Tout le monde a un jour touché de près ou de loin à l'un de ces titres!

Et à très vite pour un nouveau Top, qui fera la part belle à la baston, sur Saturn cette fois!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

En cette période de Noël, profitons en pour sortir un peu du cadre habituel de ce blog, et ainsi de le revêtir, l'espace d'un instant, d'un petit air de calendrier de l'avent. Malheureusement je ne peux pas vous proposer de petit chocolat, ne pouvant vous les transmettre par le biais de ce billet, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque! Mais, à défaut, prennons le temps de partager un peu de musique, qui à défaut d'adoucir vos papilles, adoucira les moeurs ! Noël étant une fête, il serait incongru de ma part de vous proposer un simple Top 5 de titres musicaux sur un thème bien précis. Non, laissons cela aux week-ends plus classiques qui parsèment l'année. Alors que faire pour fêter dignement l'arrivée du père Noël dans nos chaumières, avec toujours à l'esprit ce petit rituel du calendrier de l'avent qui sied si bien à cette période? 

Je vous propose de bien parcourir ce qui ressemble de loin à un Top 5 oui, mais un classement un peu particulier...puisque l'exercice du jour consitera à proposer rien de moins qu'un Top 5 pour chacune des journées du 30 Day Video Game Music Challenge.  Cohérent sur un blog dont le thème est ce fameux Top 5 non? Vous ne rêvez pas, nous allons donc nous divertir ensemble autour de 150 morceaux de musique de jeu vidéo, répartis sur les 30 thèmes que comptent ce challenge, et nous concocter ainsi ensemble notre playlist ultime à écouter pendant les vacances de Noël. Petite précision, il n'y a évidemment pas deux morceaux identiques, ni un jeu qui est représenté plus d'une fois, respect de la règle en "mode hard" du challenge d'origine oblige. Et cela, même si certaines OST mériteraient tout naturellement de figurer bien plus qu'une fois ici, au vu de leur indéniable qualité. Alors, mettez votre plus beau casque, versez-vous un bon thé chaud, et en avant la musique!

N'hésitez pas à cliquer sur les liens qui vous redirigerons directement sur chaque piste de musique.

 

Numéro 30: Title Screen Music

Premier thème, pas trop compliqué, celui des écrans titres. Et on démarre sans tarder avec l'un des plus anciens morceaux de la sérié des Megaman, Megaman 2 - Title Screen, ce thème typique des productions Capcom des années 90 nous surprend avec son changement de rythme radical en milieu de morceau, et finit de fait rentrer le blue bomber dans la tête de tous, et par la même de la légende...

On poursuit cette série avec l'une des introduction les plus touchante qui soit: Secret of Mana - Fear of the Heavens, et son envolée lyrique au sens propre, qui se voit accoler à l'écran d'une envolée de flamants roses aux pieds de l'arbre Mana.  L'association de cette image et ces quelques notes semblent nous décrire toute la fébrilitié d'un monde au bord d'un profond déséquilibre. Restaurer Mana ne sera pas une mince affaire.

Comment, passer sous silence la non moins touchante et somptueuse introduction de Final Fantasy 6 - Omen, qui pose ses premières notes sur mille années d'histoire d'un monde ravagé par la guerre, et vois ce que l'on suppose être nos héros, parcourir de vastes étendues de neige, poursuivis par un Empire à l'influence tentaculaire et impitoyable. Le désespoir vous prends aux tripes dès les premiers instants.

Mettons un peu plus de rythme maintenant, grâce au talent du légendaire Yuzo Koshiro, qui nous propose avec Streets of Rage - Title Theme, une entrée en matière qui marquera à vie tous les possesseur de Megadrive. Le combat de rue acquiert ses lettres de noblesse sur console, et n'aura jamais plus le même visage après l'écoute d'une telle bande son, celle-ci étant d'une qualité aussi époustouflante que son célèbre thème d'introduction.

Et histoire d'allier un rythme plus soutenu à un lyrisme prononcé, terminons cette sélection par le véritable bijou qu'est l'introduction de Chrono Cross - Time's Scar, ou Yasunori Mitsuda laisse éclater dès les premiers instants du jeu, tout son talent. Un moment inoubliable pour tout amateur de RPG qui se respecte. Quelque chose me dit que ce n'est pas la dernière apparition du bonhomme ici!

 

Numéro 29: Opening Level Music

Sans doute le morceau le plus emblématique de l'Histoire du jeu vidéo, reconnaissable d'entre tous, Super Mario bros. - Overworld Theme, mérite indéniablement de faire partie de cette liste. Sauter sur un goomba n'aura jamais paru aussi amusant que lors ce que l'on est porté par cet air guilleret et entrainant de Koji Kondo, qui participe largement à la légende du plombier moustachu.

Dans la plus pure tradition du jeu de plateforme en 2D, Jake Kaufman nous offre dans Shovel Knight - Strike the Earth! une remise au goût du jour des musiques d'antan des plus réussies, tout en adaptant habilement ces sonorités grâce aux moyens techniques actuels. Le mémorable premier niveau se traverse sur un délicieux mix entre Megaman et Ducktales, qui pose les bases d'une grande expérience vidéoludique.

Difficile de parler ici de Mario et passer sous silence son grand rival des années 90. Le hérisson bleu, file à toute vitesse, mis en musique par Masato Nakamura. Le titre Sonic - Greenhill Zone, fera tourner bien des têtes et restera sans doutes l'emblème de l'arrivée des premiers jeux 16 bits dans le monde entier, forgerant ainsi dès ses premières notes la réputation de la mascotte de Sega. 

Et quitte à parler de révolution techologique, celle qui accompagne la sortie du bébé d'Argonaut et Nintendo grâce à l'ajout de la puce Super FX sur Super Nintendo, marque également un tournant. Premier jeu tout en 3D grand public sur console, le début de l'aventure est surtout marqué par le morceau Star Fox - Corneria, qui va vous faire vous envoler à toute vitesse vous et votre escouade, à travers l'espace.

Perpétuant la tradition d'excellence de la série en matière musicale, Castlevania The New Generation - Reincarnated Soul, signe l'introduction de la saga sur une console Sega, mais surtout l'arrivée de Michiru Yamane, la compositrice qui va revitaliser et moderniser  la bande son de Castlevania pour la faire entrer dans une nouvelle dimension. Les prémices de la symphonie nocturne sont en marche.

 

Numéro 28: 8 bit Music

L'introduction de Megaman 3 est à la hauteur de celle de son prédécesseur. Mais j'ai préféré retenir le morceau qui nous accompagne ici, comme une petite ritournelle, pendant la sélection du prochain robot de l'armée du Docteur Wily que vous allez choisir de combattre. Megaman 3 - Stage Select reste dans les têtes, et voir les yeux du blue bomber suivre votre choix à l'écran, un détail qui montre le soin que Capcom apporte à ses productions. 

Et quitte à rester en territoire connu, impossible de passer à côté d'un autre morceau de grande classe: Castlevania 2 - Bloody Tears, autre composition légendaire de la saga qui a fait frémir de bonheur et de peur les pauvres joueurs que nous étions. Trop de Castlevania alors que nous n'en sommes qu'au commencement du billet? Ce n'est que le début voyons, le talent des compositeurs de Konami les positionnant souvent au dessus du lot...  

Que fait Capcom quand il ne compose pas de musiques incroyable pour sa série Megaman? Il nous offre un jeu à licence Disney fort réussi, et dont chaque joueur sur la fameuse 8 bit de Nintendo se souvient. La musique du niveau qui prends place autour d'un vaisseau spacial, Duck Tales - The Moon, y est sans doutes pour quelque chose. Pour la première fois, on a l'impression d'être sur la lune, manette en main!

Mais les sonorités 8 bit c'est aussi et déjà...celles du support CD! Oui, par la grâce de NEC et de sa PC-Engine CD, cette vénérable machine nous offre du son d'une qualité alors à peine croyable. Il en ressort immanquablement quelques pépites, avec comme plus bel exemple les musiques de la saga des Ys, dont le morceau Ys Book 1 - First Step Towards War, est un magnifique représentant.

Finissons en beautén comme il se doitn sur cette bonne vieille NES. Et rapellons nous au bon souvenir de Blaster Master - Area 1, une musique digne des plus belles réussites d'un Sunsoft de la grande époque, qui était capable de nous proposer des jeux exceptionnels accompagnés de morceaux incroyables sur 8 bit. Impossible de passer ce développeur sous silence.

 

 

Numéro 27: Music From a Console Exclusive Serie

Débutons cette thématique des titres exclusifs à un constructeur de consoles tout en douceur, avec le très apaisant Super Mario 64 - Dire Dire Docks, qui constitue le morceau le plus réussi de ce jeu révolutionnaire. La preuve s'il en est que les niveaux aquatiques font souvent l'objet d'un soin particulier pour leur habillage sonore, et que Koji Kondo est de ceux qui propose les thèmes les plus réussis dans le genre.

Une autre pointure est à la baguette de cette trop courte série, restée cantonnée à deux épisodes sur Super Nintendo. Yuzo Kushiro n'est pas simplement un excellent compositeur sur le chipset sonore de la Megadrive et le PC-Engine, et il le prouve ici avec Actraiser - Filmore, un morceau qui fait assurément honneur à ce jeu emblématique d'Enix. Vous voyez qu'il n'y a pas que du Castlevania dans ce Top! 

La Playstation marque l'arrivée d'une nouvelle génération de jeux, et donc de nouvelles séries. Certaines resteront définitivement cantonnées aux consoles du constructeur Sony. C'est le cas du Action-RPG Parasite Eve, qui par la grâce du talent de Yoko Shimomura se voit doté du supplément d'âme qu'il lui fallait, et nous permet, en compagine de la belle Aya Brea, de traverser cet univers désolant. Parasite Eve - Arise Within You, est assurément une belle réussite musicale.

La Saturn n'était pas en reste, et le plus grand jeu de la console propose quelques morceaux épiques, à l'image de ce Dragon Force - Apostle of Evil God composé par un Tatsuyuki Maeda qui s'éloigne quelque peu de son travail habituel aux côtés de Sonic. Le morceau en question vous accompagnera en fin de partie, lors d'une bataille décisive. Malheureusement arrêtée après deux épisodes sur la 32 bit de Sega, cette série méritait tellement mieux...

Une autre série de RPG qui a marqué en son temps est assurément Wild Arms, dont les nombreux épisodes ont toujours connu une sortie sur les consoles de Sony. Le 1er titre de la saga, et sans doutes le plus connu, nous immergait avec bonheur dans une ambiance de western pour le moins singulière. Aucun morceau ne capture mieux cette atmosphère que sa superbe introduction: Wild Arms - Into the Wilderness.


 

 

 

 

 

Numéro 26: Hub World or Overworld Music

Le maitre Koji Kondo est de retour! Bien sur j'aurais pu sélectionner le thème mythique qui accompagne notre traversée du monde du tout premier The Legend of Zelda, mais je me rappelerai toute mon existence de mon arrivée dans le monde des ténèbres de l'épisode Super Nintendo, et du sublime et angoissant morceau qui l'accompagne.  The Legend of Zelda: A Link to the Past - The Dark World, est à mes yeux la composition la plus convainquante que vous propose la saga pour suivre les pas de Link sur l'Overword.

Autre incontournable de l'exercice, l'Overworld de la saga Final Fantasy à connu bien des morceaux grandioses. Nobuo Uematsu possède un talent incroyable dès lors qu'il cherche à vous faire voyager et partir à la découverte d'un nouveau monde. Avec son objectif de retour aux sources, et sa composition minimaliste et tout en douceur qui l'accompagne,  Final Fantasy 9 - Crossing Those Hills, est le carcan musical idéal aux aventures de Zidane, Vivi, et leurs amis.

Bien moins connu et célébré que les deux titres qui précèdent, le jeu qui suit, ainsi que sa bande son, est tout aussi époustouflant que les ténors de la catégorie. Avec Terranigma - Underworld, les compositeurs Miyoko Takaoka et Masanori Hikichi signent un somptueux morceau à quatre main, qui constitue à mon  humble avis, rien de moins que le plus beau thème d'Overworld jamais proposé sur console.

Si le final de la trilogie de ce RPG futuriste a laissé nombre de joueurs frustrés, le morceau Mass Effect - Galaxy Map Theme a lui ravi les tympans de tous les amateurs d'exploration spatiale. Accompagnant à la perfection votre périple à la recherche de ressources vitales à travers la galaxie, la compostion de Sam Hulick, aux sonorités étouffées, est pour le moins sublime et envoutante.

Plusieurs artistes largement célébrés ont participé à la création musicale du jeu qui va suivre. Mais il est indéniable que la personne à la baguette de ce morceau:  Xenoblade Chronicles - Gaur, n'est autre que la non moins talentueuse Yoko Shimomura, également sur les rangs pour la création musicale de l'incroyable Xenoblade Chronicles. Cette composition épique accompagne vos héros, lors de votre périple à travers une simple jambe du gigantesque Bionis.

 

Numéro 25: Music That Makes You Feel Relax

S'il y a bien une série qui propose des sons et des ambiances musicales relaxantes, c'est définitivement celle des Donkey Kong Country. Le travail d'orfèvre du compositeur David Wise  participe à plein à l'atmosphère envoutante et chaleureuse qu'offre ce voyage en compagnie du grand singe et de son accolyte Diddy. Le morceau qui porte les niveaux sous-marins, Donkey Kong Country - Aquatic Ambiance, est indéniablement l'emblème de cette Bande originale d'exception.

Beaucoup plus proche de nous dans le temps, la pléthorique bande son de Persona 5 est à l'image du jeu: Démesurée. Accompagnant avec brio la vie de nos héros masqués, elle sait se montrer relaxante dès lors que la tension redescend, voire intime dès lors qu'il s'agit de mettre en scène la vie de tous les jours de notre personnage principal, écolier malgré lui, vaquant à ses occupations le soir venu, dans sa chambre. Persona 5 - Beneath the Mask, est une respiration idéale au milieu d'une aventure de longue haleine.

Atmopshérique, stratosphérique, Ecco the Dolphin CD - Title screen, est digne d'accompagner n'importe quel cours de yoga. Pourtant c'est bien pour vous plonger au coeur de l'océan en compagnie d'un magnifique et attendrissant dauphin que Spencer Nielsen à composé ce thème, à mille lieues de ce que proposait la version Megadrive. Zen comme une plongée au large d'une ile paradisiaque...

Véritable havre de paix au milieu d'un monde en perdition, le village des robots de Nier: Automata se dévoile devant nous, dans toute sa fébrilité et son...humanité? Les machines ont-elles une âme? Le morceau Nier: Automata - Pascal, nous laisse le penser, et Keiichi Okabe, avec son coeur d'enfants à la voix aîgue aux accents légèrement métalliques, apporte à cet endroit si particulier dans le jeu, un charme profond.

Si Final Fantasy 12 connait quelques détracteurs, il n'en demeure pas moins un RPG fantastique pour partir en ballade et découvrir de sublimes paysages. L'une des promenades les plus mémorable reste celle qui accompagne le morceau du même nom:  Final Fantasy 12 - The Cerobi Steppe. Une traversée revitalisante de cette contrée verdoyante et ensoleillée vous comblera d'aise et de bonheur.

 

Numéro 24: Music From an Indie Game

Des jeux indépendants, il y en à la pelle, et il était délicat de faire un choix. Pourtant, ce morceau, The Messenger - The Shopkeeper (Future), m'est vite apparu incontournable. Le titre de Sabotage Studio, non content d'être un hommage aux grands jeux d'action 8 et 16 bit, se dote d'une bande son à la hauteur de son ambition. Chaque passage chez le marchand est un bonheur dans The Messenger, et la musique y est pour quelque chose.

Impossible de trouver jeu plus indépendant que ce titre réalisé quasiment par un seul homme. N'ayons pas peur des mots, Toby Fox est un concepteur génial, qui se paye le luxe qui plus est, de composer sa propre bande à l'occasion de la sortie d'Undertale. Et si l'ensemble de l'oeuvre est de qualité, quel incroyable morceau que ce Undertale - Megalovania, qui ponctue le combat final le plus émouvant, surprenant, et intense, d'un jeu résolument à part.

Dans l'espace personne ne vous entendra crier. Et en matière de survie à travers l'Univers, Faster Than Light fait incontestablement office de référence. Le morceau Faster Than Light - Cosmos Battle, avec sa mélodie qui s'installe progressivement, représente bien cette oppression et ce sentiment de danger imminent qui vous entoure. Cette composition de Ben Prunty est l'emblème d'un jeu captivant, qui mise, avec succès, sur son atmopshère unique.

Nous ne sommes pas dans Scarface, ni dans Drive, mais bien dans Hotline Miami. L'écoute de ce morceau pourra sans problème vous faire douter, mais Hotline Miami - Miami Disco du bien nommé Perturbator sait faire parler sa vibe typiquement années 80 afin de nous plonger littéralement dans l'enfer et la moiteur de la grande ville de la côte est américaine, et ainsi nous rappeler les instants les plus intenses de ce jeu brutal et sans concessions.

La travesée de la vénérable forêt d'Ori and the Blind Forest est l'occasion de se frotter à un metroidvania efficace, mais surtout de profiter de quelques morceaux de musique envoutants. La fuite de votre héros à travers l'écorce d'un arbre géant qui prends l'eau de toutes parts, accompagnée du remarquable  Ori and the Blind Forest - Light of Nibel, font partie des moments fort du premier jeu développé par Moon Studios.

 

Numéro 23: Music for a First or Third Person Shooter

Pas adepte de FPS en dehors de quelques inévitables grands classiques, mon regard se tourne plus facilement vers des Shoot Them'up. Et les thèmes de Panzer Dragoon sont une évidence. Panzer Dragoon - Flight, est un morceau qui vous accompagne pour vos premiers pas à travers ce rail shooter aussi prenant que musicalement réussi. Voler à dos de dragon n'a jamais été aussi grisant. 

Les inévitables grands classiques comme je vous disais, en évoquant le cas des meilleurs FPS. Et cette composition, Metroid Prime - Menu Select, est issue d'un de ceux-la. Une aventure gargantuesque qui se refusera à tous les claustrophobes mais comblera les amateurs de la belle Samus Aran. Cette musique d'introduction pose le ton de votre visite au coeur d'une planète mystérieuse et remplie de dangers.

Un petit TPS pour la route me semble de rigueur vu la thématique, et les honneurs reviennent sans l'ombre d'une hésitation au thème principal de Metal Gear Solid, donc le morceau d'introduction du second épisode: Metal Gear Solid 2 Sons of Libery - Main Theme, me semble être le plus réussi de la série. Mémorable saga de jeu d'infiltration, cet épisode n'est peut-être pas le plus célèbre du lot, mais cet arrangement est lui particulièrement savoureux.

Un Shoot them'up, Motoi Sakuraba à la baguette et une envolée exaltée. Cela suffit amplement à Kid Icarus Uprising - Dark Pit's Theme, issu pourtant d'un jeu sorti sur une simple console portable, pour figurer dans ce classement. En même temps quand sa bande originale est composée par Motoi Sakuraba mais également Yuzo Koshiro ou encore Noriyuki Iawdare et  Yasunori Mitsuda, on peut dire qu'une bonne étoile s'est penchée de très près sur ce berceau. 

Rassurez-vous, Hitoshi Sakimoto aura le droit, lui aussi, à son heure de gloire ici, toujours par le biais d'un Shoot them'up. Et en ce qui le concerne, il s'agit bien évidemment de parler de la merveille du genre développée sur Saturn par Treasure, et de ce thème étouffant, Radiant Silvergun - Reminiscence, qui vous accompagne à travers ce déluge de tirs ennemis, afin de vous tenir un peu plus longtemps agrippé à votre manette. 

 

 

Numéro 22: Music From a Licensed Game

Tout le monde connait les Tortues Ninja. Tout le monde se doit de connaitre le Beat them all légendaire de la Super Nintendo réalisé par Konami. Et chacun est dans l'obligation, lors du 3ème niveau, de surfer dans les égouts sans pour autant éviter les obstacles flottants. Pourquoi? Pour voir sa tortue sauter au plafond et s'écrier My Toe, My Toe! Et surtout écouter le très enjoué Teenage Mutant Ninja Turtles 4, Turtles in Time - Sewer Surfin.

My name is Bond, James Bond, et je suis le protagoniste d'un jeu incroyable réalisé par Rare. Je suis jouable en multijoueurs en local, ou j'ai fais rager des millions d'acharnés du FPS. Je possède des armes complètement illégales, à l'image du golden gun et je tourne sur Nintendo 64. Je suis je suis? Non pas Julien Lepers...Mais Goldeneye 007, et mon  morceau de musique le plus mémorable est  Goldeneye 007 - Runway X.

Un jeu issu d'une licence, ok! Mais un jeu issu de plusieurs licences et qui réunit tout un plateau de guest stars? Disney et Square Enix ne se sont pas trompés en proposant à leur public l'incroyable épopée qu'est Kingdom Hearts! Et ils ne se sont pas trompés non plus pour laisser le soin à Madama Yoko Shimomura de composer Kingdom Hearts -Dearly Beloved, le thème principal du premier volet, et donc de la saga.

Sunsoft possèdait des musiciens de grand talent, et Naoki Kodaka est de ceux-la. Sur de sa technique, il a fait résonner le chipset sonore de la modeste NES comme rarement, avec une série de morceaux survitaminés, à l'image de ce Batman (NES) - Stage 1, qui accompagne vos premiers pas en compagnie du Chevalier Noir, à travers ce titre d'action plateforme de qualité sur la 8 bit de Nintendo .

Mais attenez ne partez pas! Naoki Kodaka n'en a pas fini avec Batman, et si le morceau en version 8 bit ci-dessus n'a pas réussi à vous convaincre, écoutez un peu sa version 16 bits sur la console de Sega. Batman (Megadrive) - Gotham City Streets, est une autre incroyable composition qui accompagne les aventures de l'homme chauve-souris. Et comble de bonheur, le jeu est tout aussi bon que son homonyme chez Nintendo. 

 

Numéro 21: RPG Battle Music

A mille lieues du RPG médiéval fantastique traditionnel, la série des Shin Megami Tensei, fait un peu office de séance de rattrapage pour tous les théologiens en herbe. Cette étude sera facilitée dans le 3ème et plus marquant épisode de la saga, à travers le thème des combats:  Shin Megami Tensei 3 Nocturne - Normal battle, qui vous permettra, dans la joie et l'allégresse, de faire mettre un genou à terre au panthéon des déités de notre monde.

Dans son rapport aux divinités, Valkyrie Profile s'en sort pas trop mal non plus, et ceux même s'il se contente de se focalier sur les grandes figures du Nord de l'Europe. Cette restriction n'est pas une raison suffisante pour que Motoi Sakuraba passe à côté de la bande son du jeu. Ses accords dans Valkyrie Profile - The Unfinished Battle with God Syndrome, sont à même d'accompagner les plus belles batailles d'Odin et ses Valkyrie.

Phantasy Star 4 - Meet Them Head On, fait retentir la Megadrive et son chipset sonore si particulier, et surtout si approprié à ce genre de morceau. Dynamique, il animera vos nombreuses batailles au travers des quelques planètes inhospitalières que ce RPG fleuve de Sega vous fera traverser. Un véritable chant guerrier comme cette bande originale en compte tant!

Et maintenant que les tambours de la 16 bit de Sega sont de sortie, autant continuer à les utiliser. Ici aussi, Masahiko Yoshimura s'en donne à coeur joie, et nous laisse entendre l'une de ses trop rares compositions. Shining Force - Battle Theme 4, nous renvoie sans aucun l'ombre d'un doute, scéance tenante, sur le champ de bataille d'un grand Tactical RPG qui a marqué son époque.

Difficile d'ignorer la saga des Final Fantasy avec une telle thématique. La mélodie de Masashi Hamauzu  Final Fantasy 13 - Blinded by Light, vient de fait, en toute logique conclure cette sélection. On reproche à Final Fantasy 13 d'être un simple couloir sans fin, mais c'est indéniable que les couloirs que je traverse en temps normal ne font pas résonner une musique d'une telle qualité.

 

Numéro 20: Puzzle Game Music

L'une des thématiques les plus atypiques du challenge, la musique des Puzzle game n'étant pas des plus remarquable en temps normal. Mais s'il y a bien un incontournable qui hante encore tous les joueurs qui ont posé leur main sur une bonne vieille Gameboy monochrome un jour, c'est bien ce morceau: Tetris - Music A, qui nous fait voyager aux confins de la grande Russie à la rencontre du créateur génial de cet inaltérable jeu.

Voilà un autre jeu au concept inoxydable que je me prends à relancer encore très souvent avec quelques amis, et de fait la mélodie de ce Super Puyo Puyo 2 - 1st Floor, est définitivement gravée dans ma mémoire. Accompagnant vos batailles les plus intenses et vos combos les plus vicieux, ses sonorités sont étrangement addictives et captivantes, sans être trop perturbantes afin de vous laisser vous concentrer sur ces satanés Puyo. 

Tetris sur Gameboy c'est très bien, mais le plus grand Tetris de tous les temps, c'est évidemment Tetris Battle Gaiden sur Super Famicom. Vous ne me croyez pas? Essayez ce soft avec un ami, vous ne verrez pas les heures défiler! Si vous avez le bon ton de prendre comme personnage jouable cette magnifique sorcière-citrouille, vous aurez droit à ce sympathique thème tout droit sorti d'une maison hantée: Tetris Battle Gaiden - Haunted House.

Il faut croire que la Gameboy à le don de produire des Puzzle game avec une bande son de qualité. Mario's Picross - BMG 3, est une confirmation supplémentaire de la toute puissance de la console portable de Nintendo en la matière. Il fallait bien cela pour terminer ces satanés puzzles, qui mettront à n'en point douter vos nerfs à rude épreuve!

Ce bon vieux Mario devrait vraiment se faire soigner. Ce n'est pas normal de proposer des mélodies aussi improbables pour accompagner son propre Puzzle game. C'est bien entendu à Hirokazu "Hip" Tanaka, véritable orfèvre dès lors qu'il touche à la vénérable NES, que nous devons ce sautillant Dr. Mario - Fever. Un morceau qui a défaut de vous mettre la fièvre, risque tout de même de vous faire retrouver le sourire. 

 

 

Numéro 19: Music That Makes You Sad

Suis-je triste à l'écoute de ce somptueux morceau, Radical Dreamers - The Girl Who Stole the Stars? Ou bien simplement déprimé par le fait que la suite de Chrono Trigger soit une aventure textuelle parue sur l'extension Satellaview et donc exclusivement en japonais, ce qui rends son accessibilité sommes toute très limitée? Cette composition sera heureusement reprise avec brio par Yasunori Mitsuda pour l'OST de Chrono Cross.

Issu d'une Action-RPG souvent mésestimé sur Super Nintendo, le touchant Illusion of Time - In the Earthen Womb, au titre pour le moins déconcertant, illustre un moment clé du scénario d'Illusion of Time, un jeu plus subtil qu'il n'y parait, ou le héros va connaitre un destin assez déconcertant qui le lie au triste destin de la planète. Une composition fort à propos qui pourrait bien vous soutirer une larme. 

Final Fantasy 10 - To Zanarkand, pose le ton d'une aventure dont le très poignant épilogue va immanquablement vous laisser un goût amer dans la bouche. Afin de nous faire progressivement comprendre ce qui se trame dans le monde de Final Fantasy 10, l'ensemble des compostions de Nobuo Uematsu, en véritable fil conducteur, vont nous préparer, par petites touches musicales, à cette triste fatalité.

Yoshitaka Hirota sait lui aussi faire parler les violons afin de nous accabler avec son morceau  Shadow Hearts - Trip or Treat. Il faut dire que l'ambiance qui entoure la série de RPG Shadow Hearts n'est pas des plus joyeuse, et la bande son est à l'image des mésaventures de nos héros, pour le moins déprimante. On se  raccrochera à cette improbable histoire d'amour entre nos héros, Alice et Yuri, comme une lumière au bout du tunnel.

Encore plus fort en matière de déprime, Konami pousse les curseurs au maximum avec sa saga de Survival Horror, Silent Hill. Après l'écoute de Silent Hill - Silent Hill Theme, difficile de trouver une quelconque source de motivation, on est englouti par la tristesse et le désepoir. Bon courage pour retrouver la fille disparue d'Harry Mason, le héros de cette aventure. Personnellement, la tristesse m'a envahi, et je n'y suis jamais parvenu.  

 

 

Numéro 18: Music You Like For a Game You Don't Like

Nous avons ici une thématique que va immanquablement me créer quelques ennemis. Alors avant d'évoquer les sujets qui fachent, je vous propose une évidence: La bande son culte d'un jeu unanimement atroce. Silver Surfer  - BMG 1 vous fera sans doutes penser que ce Shoot them'up de la NES est un titre à l'action trépidante et jouissive. Il n'en est rien, le jeu est loupé dans les grandes largeurs.   

Il faut croire que Tim Follin est maudit, après Silver Surfer, c'est au tour de Plok! d'atterir dans cette catégorie maudite. Certes ce jeu de plateforme 16 bit est moins exécrable que les aventures du sufer d'argent, mais il n'en reste pas moins un titre tout au plus moyen, sur lequel je n'ai absolument pas accroché. Reste cette musique, et notamment ce morceau, Plok - Beach!,  à la hauteur du talent exceptionnel de l'artiste...

Maintenant que le sort du pauvre Tim Follin est scellé, je vais fâcher beaucoup de monde, car figure dans cette liste un morceau de ce qui est considéré par une majorité des joueurs comme le chef d'oeuvre de la Nintendo 64. Autant j'adore certains thèmes musicaux présents dans le jeu, tel que ce superbe Zelda Ocarina of Time - Gerudo Valley, autant je n'arrive vraiment pas à me faire à ce The Legend of Zelda: Ocarina of Time et à ses mécaniques de donjons soporifiques, la manette m'en tombe des mains...

Et tant qu'à élargir le cercle de mes détracteurs, profitons en pour intégrer Final Fantasy 8 à la liste. Oui la musique de ce jeu est incroyable, et digne du talent de maitre Uematsu. Oui l'introduction du jeu avec le morceau Final Fantasy 8 - Liberi Fatali, que l'on entends en fond est magique. Pour le reste, ce RPG possède à mes yeux des donjons ennuyants, voire frustrants et un système de combat clairement en deçà de ce que l'on est en droit d'attendre de la saga.

Et pour terminer en beauté sur les jeux soporifiques au possible, abordons le cas de Bastion. Darren Korb est vraiment un grand musicien, cela ne fait aucun doute. La bande son de ce jeu est une merveille. Oui, mais voila, le reste du jeu est générique et ennuyant au possible, dommage. Un morceau comme Bastion - In Case of Trouble, méritait d'être bien mieux accompagné. 

 

Numéro 17: Music Featuring Vocals

Tout le monde connait les chansons complètement "over the top" qui accompagnent les premiers circuit de Dayton U.S.A.  Mais avez-vous déjà joué à Burning Rangers, et donc pris le temps de regarder et écouter son introduction? Jamais? Ce rap improbable est pourtant tout aussi incontournable pour tout fan de Sega qui se respecte. Burning Rangers - We Are Burning Rangers, dans sa version anglaise, c'est ici, inutile de me remercier. Pour les puristes, une version Japonaise existe bien sûr.

Un peu moins funky mais peut-être un peu plus mélodieux, il était impensable de sortir un blockbuster tel que Kingdom hearts 2, sans lui accoler la ballade appropriée. C'est évidemment chose faite avec Kingdom Hearts 2 - Sanctuary, et avec talent s'il vous plait. Dans la droite ligne de Simple & Clean sur le premier volet, ce morceau s'intègre à merveille dans l'univers de Sora et ses compagnons.

Le "hard mode" du challenge m'oblige à ne pas sélectionner deux fois le même jeu. Dans ce cas, Persona 5 Royal, peut-il être considéré comme exactement identique à Persona 5? La question est vite répondue: Non. Le débat est clos, et me permet donc de vous proposer Persona 5 Royal - Life Will Change. La raison de cet acharnement? Ce jeu est génial, cette bande son est magnifique, et cette chanson qui vous accompagne lors d'un niveau clé du jeu, une véritable pépite.

Encore plus et toujours de n'importe quoi? Sega c'est plus fort que toi. La consigne est respectée à la lettre dans Yakuza 0. Et, ou d'autre que dans le karaoké de Kamurocho, pourrait-on trouver une scène aussi improbable que celle de Ryu, notre héros, chantant à tue-tête   Yakuza 0 - Judgement, avec un bandeau digne de Rambo sur la tête?  Nulle part ailleurs...Merci Sega pour ce grand moment de rigolade. Wow, Breakin' the Laaaaaw, comme un champion!

Et on termine forcément par un grand n'importe quoi, avec Katamary Damacy - Lonely Rolling Star. Un véritable bijou de dérision, à l'image de ce jeu absolument et délicieusement débile, et donc forcément indispensable, créé pour le compte de Namco par le troublion Keita Takahashi. Rassurez-vous, le reste de la bande son est à la hauteur de vos espérances, tout aussi foutraque et géniale que ce morceau.

 

Numéro 16: 16 bit Music

Incontournables, voici ce qui caractérise les mélodies de Yuzo Kushiro qui vont agrémenter la période 16 bit de sa carrière. Et le point d'orgue de son oeuvre est à chercher sans conteste du côte de la série de Beat them'all, Streets of Rage. Le morceau Streets of rage 2 - Go Straight, est lui, un emblème de cette génération. Pour les deux du fond qui n'ont pas suivi, cette entêtante composition aux accents électro vous suivra lors de vos premiers pas à travers la ville, à la poursuite du syndicat du crime de Mr. X.

Essayons maintenant de sortir un peu des évidences sur cette thématique, qui comporte irrémédiablement un bon nombre de thèmes imparables. Shining Force 2 - Wandering Warriors, agrémentera vos affrontements sur cette suite directe à Shining Force, toujours sur Megadrive. Peut-être mon épisode préféré de la saga, ce 2nd opus est toujours un délice à parcourir, surtout avec une musique d'une telle qualité.

On l'oublie trop souvent, mais la musique 16 bit c'est aussi, et déjà, celle issue du format CD. Et le Mega CD ainsi que le Super CD-ROM de la PC-Engine ont tôt fait de nous le rappeler. Snatcher - One Night in Neo Kobe City, avec son solo de saxophone aux accents jazzy, en est un bel exemple. Sous des airs de film noir tout droit sortis de l'univers de Balde Runner, Hideo Kojima et Konami nous présentent le jeu vidéo et la musique du futur de 1992.

Passée quasiment inaperçu à sa sortie, exclusive au Japon en 1996, cette bande son en forme de chant du cygne d'Hitoshi Sakimoto sur la Super Famicom issue du magnifique Tactical -RPG du développeur Sting, Treasure Hunter G,  n'en demeure pas moins remarquable. Treasure Hunter G - Emperor of Balladry, avec son rythme lent et sa douce mélodie vous portera avec bonheur à travers le monde féérique de cette perle oubliée de la 16 bit de Nintendo.

Capcom a indéniablement marqué lui aussi cette génération de consoles. Mais outre Street Fighter et Megaman, il a proposé quelques autres jeux d'une qualité sans égal, avec un ambiance souvent très réussie. Difficile de ne pas tomber sous le charme de votre surpuissant héros, Firebrand, qui va se frotter à Phalanx et sa clique, et d'apprécier le très gothique morceau emblématique du jeu Demon's Crest - Beyond the Colosseum.

 

Numéro 15: Boss Battle Music

Tout comme pour les musiques de batailles de RPG, impossible d'occulter Final Fantasy de cette thématique. Final Fantasy 5 n'est peut-être pas l'épisode préféré des joueurs, mais si un passage reste dans toutes les têtes, c'est bien celui de la bataille contre Gilgamesh à l'occasion de la traversée d'un pont qui grouille par ailleurs d'adversaires. La musique qui accompagne ce passage,  Final Fantasy 5 - Clash on the Big Bridge, est à écouter encore et encore.

Le cross-over le plus incroyable de l'Histoire du jeu vidéo mérite bien un petit encart musical lui aussi. D'autant plus qu'à la composition de cet OST, la liste des compositeurs stars est presque aussi longue et prestigieuse que celle des combattants présents dans le jeu. Le thème Super Smash Bros. Ultimate - Boss Battle, et cela s'entends, a donc, certainement été composé par un artiste de renom, mais difficile de savoir lequel.

Impossible d'occulter de cette thématique le Boss Rush le plus extravagant qu'il nous a été donné de vivre manette en main. Projet fou par excellence sur PS2, Shadow of Colossus est aussi improbable au niveau de sa réalisation que de sa bande son. Moment fort du jeu: La bataille contre le 13ème colosse, avec cette musique, Shadow of the Colossus - Counterattack qui retentit dès lors que l'on touche au but. Délicieusement épique!

Autre grand jeu de la PS2, et autre OST d'exception, Okami est un ode au bon goût indéniable. Et l'équipe à la baguette de ce Okami - Rising Sun, apporte une réélle épaisseur aux derniers instants de l'aventure de notre somptueux loup blanc. Hideki Kamiya, le créateur de Resident Evil, Viewtiful Joe et Bayonetta, tout de même...Tient sans doutes avec cette aventure poétique, sa plus belle oeuvre.

Par Final Fantasy cette thématique à débuté, et par Final Fantasy elle se terminera. Au risque d'être redondant, je vous laisse tout de même écouter Final Fantasy 15 - Apocalypsis Aquarius. Vous êtes convaincus? Moi aussi! Le RPG de SquareEnix n'est peut-être pas la merveille attendue, mais Yoko Shimomura était elle, bien au rendez-vous, avec à la clé une bande son irréprochable. La preuve avec ce thème qui agrémente la bataille de boss la plus impressionnante du jeu. 

 

Numéro 14: Music You Never Get Tired Of

Premier morceau de cette thématique: Super Castlevania 4 - Theme of Simon Belmont, pour un jeu que je refais tous les ans depuis sa sortie en 1991, alors évidemment que j'ai cette douce musique dans la tête, et que je ne m'en lasse jamais. Superbe introduction musicale pour une épopée de haute volée. Rien n'est à jeter sur cette bande son, et c'est l'OST toute entière qui mérite de figuer ici-même!

Et dans la catégorie jeu à faire et à refaire pour mieux profiter de son OST de folie, je demande Donkey Kong Country 2. Le matin pour me détendre, j'écoute du David Wise, le midi pendant la pause déjeuner, du David Wise, et le soir pour m'endormir, du David Wise bien sur. Mon morceau de prédilection:  Donkey Kong Country 2 - Stickerbush Symphony. Jamais une musique de jeu de plateforme n'a été aussi apaisante et sublime.

Moins reconnue que ses pairs ici présents, l'OST de Saga Frontier 2 est pourtant une splendeur. Masashi Hamauzu est vraiment un artiste de grand talent, et ce morceau tout en douceur, Saga Frontier 2 - Rosencranz, saura vous convaincre de parcourir ce très esthétique RPG injustement oublié. Ultime cerise sur le gâteau?  La bande son est le moyen parfait pour parfaire votre allemand.

Presque 30 ans, que j'entends ce thème, depuis la sortie américaine de Final Fantasy 4 pour être préçis, et autant de temps que je ne me lasse pas de cette si simple et pourtant si touchante mélodie. Final Fantasy 4 - Prelude est une merveille de composition, une de plus de ce bon Nobuo Uematsu, que l'on a le bonheur de retrouver dans quasiment tous les opus de la saga, ce qui n'est pas pour me déplaire, loin s'en faut.

Mais s'il ne devait en rester qu'un, il s'appelerait Chrono Trigger - Schala's Theme, la composition la plus incroyable, du personnage le plus incroyable, du RPG le plus incroyable qui soit. Comme j'ai déjà indiqué sur ce blog que Chrono Trigger devrait être obligatoire dans toutes les écoles, j'ajouterai simplement que cette OST de Yasunori Mitsuda devrait être jouée dans tous les cours de musique dignes de ce nom!

 

Numéro 13: Music In a Game Released The Year You Were Born

Dieu que cette thématique est rude pour le fringuant jeune homme que je suis! Né en 1981, la musique de jeu vidéo en cette même année est pour le moins...rudimentaire. Alors le bon vieux dinosaure que je suis vous propose une sélection quelque peu par défaut, des titres sortis en Arcade sur cette année. A commencer par le célèbre Shoot them'up de Namco, et son thème principal qui s'étale sur 8 mirifiques secondes: Galaga - Theme.

Peut-être le morceau le plus évident de la liste, Donkey Kong  - Title Screen, rappellera bien des souvenirs aux plus âgés d'entre nous, voire même aux afficionados de Rare et de Donkey Kong Country, grâce à la reprise de ce morceau en introdution du premier volet de la saga sur Super Nintendo. Une composition de Hip Tanaka, déjà célébrée par David Wise en 1994, sous la forme d'hommage à ce thème légendaire du jeu vidéo.

Pour répondre à cette question: Sur quelle musique danse une grenouille qui arrive sain et sauf à la maison, il vous faudra jouer à Frogger, le mythique jeu d'Arcade de Konami qui a envahi les salles en 1981. Frogger - Frogger Homed 3, est une exemple parmi tant d'autres sur cet OST, de petite musique sympathique et entrainante, qui vous pousse à faire traverser la route à votre petite grenouille perdue, une fois de plus. 

En dehors de son thème d'introduction de quelques secondes, Bosconian - Theme , un morceau qui rappellera à certains une autre petite ritournelle entendue sur Super Mario Bros., Bosconian était surtout reconnu à sa sortie comme étant le jeu possédant les toutes premières voix digitalisées, un exploit retentissant pour l'époque.  On doit cet exploit à un Namco déjà à la pointe de la technologie en 1981!

Et pour  terminer en beauté cette sélection exceptionnelle et mélodieuse toute droit sortie d'un autre âge, je vous propose: Qix - Title Theme, introduction classieuse du jeu du même nom, un puzzle game au concept, à l'époque novateur sur Arcade, mais vu et revu depuis, dans de nombreuses déclinaisons. Le morceau qui vous acceuille dans Qix est tout de même assez réjouissant, pour un morceau de 1981...

 

Numéro 12: Cover Of Music By a Different Artist

Les saxophones sont de sortie pour cette reprise d'un morceau issu de la version originale de F-Zero, sur Super Nintendo. Le thème du circuit Big Blue, qui accompagne vos virées à 400km/h sur le circuit d'une planète aquatique, fait l'objet d'une délicieuse refonte à l'occasion de son apparition au sein de Mario Kart 8. Mario Kart 8 - Big Blue, est l'un des instants mélodiques les plus grisants de ce somptueux jeu de karting.

Et que dire de cette reprise du morceau original d'Hiroki Kikuta, Trials of Mana - Meridian Child, à l'occasion de la sortie du remake de Seiken Densetsu 3 aujourd'hui renommé Trials of Mana sur Nintendo Switch. Non content de se revêtir d'un tout nouveau moteur 3D, le jeu s'offre une bande son réorchestrée du plus bel effet. Le thème principal de cet incroyable Action-RPG s'en retrouve magnifié, pour le plus grand bonheur de nos oreilles.

La famille de chasseurs de vampires la plus célèbre du jeu vidéo reprends du service au travers des aventures de Richter, dans Castlevania Rondo of Blood. L'occasion pour Konami de mettre en lumière tout son talent sur la PC-Engine CD-Rom². Le résultat: Sans doutes l'un des tous meilleurs Castlevania de tous les temps, et donc, le plus grand jeu d'action-aventure de la console. La bande son est à la hauteur de l'évènement: Castlevania Rondo of Blood - Vampire Killer, est une reprise rock d'un classique qui respire la classe.

Un peu plus subtils, les arrangements proposés par Sonic Mania - Chemical Plant, font honneur à la bande son originale de Sonic 2 composée par Masato Nakamura. Le morceau dans sa version 16 bit bénéficiant d'arrangements déjà très convaincants, c'est par petites touches que cette reprise parvient à nous surprendre, et surtout à nous replonger au coeur de nos plus belles aventures en compagnie du hérisson supersonique de Sega.

La scène d'introduction mythique de Final Fantasy 7 était attendue au tournant à l'occasion de la sortie du remake sur PS4. Si le pari est tenu haut la main par l'équipe de Tetsuya Nomura, c'est aussi grâce à cette somptueuse reprise: Final Fantasy 7 Remake - Bombing Mission, qui nous prends aux tripes et nous place d'entrée dans le coeur de l'action. L'aventure débute sur des chapeaux de roue pour ne plus nous lâcher, OST magistrale à l'appui.

 

Numéro 11: Music From a Racing Game

La composition avec le nom le plus énigmatique qui soit: F-Zero - Silence, bien loin de proposer ce que son titre nous suggère, nous invite à un voyage sonore intergalactique sur une planète dôté du premier circuit exclusivement constitué d'angle droits. Véritable vitrine technique du Mode 7, on oublie souvent que F-Zero sur Super Nintendo est aussi un jeu de course infernal, avec une musique diaboliquement efficace.

Celle-là...C'est forcément ma préférée. Non mais écoutez un peu ces paroles! Cette voix totalement improbable, et qui n'a rien à faire dans un tel jeu. C'est totalement débile, mais j'adore! Daytona USA - Let's Go Away, est une ode au mauvais goût, que l'on écoutait en boucle en jouant à Daytona U.S.A. dans les salles d'Arcade. Le reste de la bande son est du même acabit, et vous emmènera, pour les plus doués d'entre vous, haut, très haut dans le ciel!.

Une thématique des musiques de jeux de course sans la présence d'un titre de Mario Kart est une thématique ratée. Course la plus mythique et souvent la plus difficile des différents épisodes de la série, la Rainbow Road a également été l'occasion de belles envolées lyriques. Particulièrement réussie sur Gamecube: Mario Kart Double Dash!! - Rainbow Road, sera à vos côtés pour tester vos talents de pilote.

Autre jeu de course mythique, Outrun. Le chef d'oeuvre de Yu Suzuki vous propose, en plus de prendre le volant d'une rutillante Ferrari décapotable, de bien jolies mélodies pour vous accompagner lors de la traversée des grands espaces américains. Outrun - Magical Sound Shower, est certainement le plus emblématique de ces morceaux. Montez le son et faites vrombir le moteur!

Moins connu que tous les illustres jeux de course qui précèdent, Top Gear n'en demeure pas moins ce qui se fait de mieux en matière de jeu de course sur la 16 bit de Nintendo. La bande son composée par Barry Leitch est elle aussi absolument exceptionnelle. Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous proposer d'écouter le morceau qui se fait entendre lors de vos premiers pas à travers le jeu, pied au plancher: Top Gear - Circuit Theme A.

 

Numéro 10: Music You Associate With Frustration

Castlevania 3 est sans doutes le premier jeu qui me vient à l'esprit dès lors qu'il s'agit de me remémorer mes expériences de joueur les plus frustrantes. Loué pendant 15 jours à l'occasion de sortie pendant un séjour aux Etats-Unis, j'étais certain de retrouver mes aises, conforté par mon acharnement sur le 1er volet de la saga qui n'avait plus beaucoup de secrets pour moi. Grave erreur, je n'ai pas dépassé le 2nd stage, et j'ai donc eu droit à 15 jours non stop de cet innoubliable morceau, ici dans sa version FM pour le plaisir de vos oreilles: Castlevania 3 - Beginning.

Mais avant de conaitre l'échec sur Castlevania 3, il y a eu ce satané Contra. Un jeu auquel je me suis frotté sans doute un peu trop jeune. Même avec le fameux Konami code, difficile pour moi et mon cooéquiper d'alors, de dépasser les premiers niveaux. Les morts s'enchainaient sans aucun répis dans cette jungle bien trop dangereuse pour mes frêles doigts d'enfant. Autant vous dire que  Contra - Jungle Theme, est un morceau que je connais par coeur et qui me fait encore faire des cauchemars.

Vous l'avez compris, le NES à enchanté tout autant qu'elle a traumatisé mon enfance. Inutile de vous faire un dessin de mes premières expériences sur Ninja Gaiden. Bien sur, j'adorais ce jeu, ses cutscenes, et son magnifique héros qui prenait les traits d'un ninja au style incroyable. Mais la galère était totale et assez immédiate dès lors que je me lançais une nouvelle fois dans le jeu. Ninja Gaiden - Pushing Onward, est un autre de ces morceaux que j'ai entendu jusqu'à l'épuisement.

Sans conteste, la palme sur NES revient au jeu Teenage Mutant Hero Turtles. Vous avez moins de 10ans, vous êtes fan des Tortues Ninja qui passent en boucle à la télévision, et vous voyez que Konami sort un jeu mettant en scène vos chères tortues. Hystérie immédiate, vous vous lancez dans l'aventure...jusqu'à tomber sur cette satanée mission vous obligeant à aller désamorcer des bombes sous-marines. Cris, pleurs, et retour à la case départ! Plus exactement sur cette musique, Teenage Mutant Hero Turtles  - Introduction, qui a quand même bien la classe.

Et histoire de ne pas parler que de la NES, car il y aurait encore beaucoup à dire, faisons un bon de quelques années en avant et évoquons le diabolique Super Ghouls'N Ghosts, qui a certainement mis un droite à tous les amateurs de la série sur Super Nintendo. Le morceau Super Ghouls'N Ghosts - Stage 1, trotte dans ma tête comme un mauvais rêve, celui de devoir recommencer le jeu en mode difficile après avois sué sang et eau pour en venir à bout, afin d'en voir la vraie fin. Un jeu damné.

 

 

Numéro 9: Towns Or Villages Music

J'ai toujours apprécié ce thème d'une douceur et d'une chaleur assez mystifiante. Morceau qui accompagne le premier village que l'on traverse dans Mystic Quest Legend, un RPG Super Nintendo certes limité dans son contenu, mais absolument irréprochable sur sa bande son d'une qualité sans grand égal. Apaisez-vous avec Mystic Quest Legend - Saved Town, et allez écouter la reste de cet OST injustement oubliée. Ryuji Sasai est un compositeur de génie, qu'on se le dise!

Dans le genre composition toute en douceur, Legend of Mana - Ruined Sparkling City, se pose comme une très belle référence également. On y ajoute une pointe de mélancolie, et on obtient un thème tout à fait superbe, à l'image de la splendide bande son de Legend of Mana. Un jeu aussi beau à contempler qu'à écouter.  Avec une telle mélodie, ce n'est pas un hasard si l'arc narratif des Jumi est de loin le plus intéressant de ce RPG si attachant.

On peut faire confiance à Motoi Sakuraba pour nous proposer des compositions ultra dynamiques, qui habilleront à la perfection n'importe lequel de vos combats sur un bon RPG. Mais on sous-estime parfois cet excellent musicien, dès lors qu'il doit proposer un thème qui accompagne un temps calme de votre aventure. Star Ocean: The Second Story - The Venerable Forest est la réponse à tous ceux qui doutent encore, s'il en reste...

Sans aucun conteste, le plus grand RPG de la Dreamcast est à mettre au crédit du studio de développement interne au sein de chez Sega, Overworks. Un véritable esprit d'aventure transpire sur chaque instant passé en compagnie de Skies of Arcadia, et on le doit en partie à Tatsuyuki Maeda, le compositeur d'une bande son qui instille au joueur ce sentiment avec panache. L'écoute de Skies of Arcadia - Kingdom of Ixa'taki devrait vous en persuader.

Mais le premier prix du thème de village le plus réussi que j'ai pu entendre dans ma vie de joueur revient sans hésitation à Suikoden 2 - Secret of the Ninja Village. Ce splendide morceau vous tendra les bras dès lors que vous aurez repréré le paisible village caché des ninja de Rokkaku. Pas étonnant que le valeureux Tir McDohl ait décidé de se reposer non loin de là, suite l'épuisante aventure qu'il aura traversée et qui vous est relatée au sein du premier épisode de la saga.

 

Numéro 8: Underrated Music

La musique de Noriyuki Iwadare n'est jamais assez mise en avant. Et son travail pour les séries des Lunar ou Grandia notamment, est remarquable. Le morceau Grandia - The Edge of the World, qui illustre la découverte d'un tout nouveau continent pour nos héros, et constitue accessoirement mon passage préféré dans le jeu, vous donnera sans nul doutes, l'envie de partir à l'aventure. Jetez-vous sur ce grand RPG de l'ère 32 bit et sa bande son, sans hésiter.

Resté dans l'ombre des licences phares de Squaresoft, Brave Fencer Musashi n'a connu qu'un succès d'estime. Et encore, parce qu'il avait la chance, lors de sa mise en rayon, d'intégrer un CD de démo du futur Final Fantasy 8. Quelques trop rares joueurs ont pu alors profiter de ce superbe Action-RPG, et faire connaissance avec le thème principal de la saga, Brave Fencer Musashi - The Musashi Legend, une composition épique du méconnu Tsuyoshi Sekito.

Si vous avez été attentif, vous avez repréré un peu plus haut, un morceau du formidable Skies of Arcadia. Mais ce cher Monsieur Maeda n'a évidemment pas seulement composé pour ce grand RPG. Et si Astal est bien moins célèbre que l'ode à la piraterie de la Dreamcast, il n'en demeure pas moins un excellent et très joli jeu de plateforme, doté d'une bande son assez exceptionnelle qui plus est. Tendez l'oreille sur Astal - Sea of Clouds, avant de vous jeter sans retenue sur le jeu.

Vous reprendrez bien un peu de musique d'un RPG méconnu pour la route, non? Injustument oublié, la faute à une sortie tardive sur une Saturn en fin de vie, Albert Odyssey Gaiden à tout de même eu les honneurs d'une traduction par Working Design en anglais. Merci à eux puisque nous pouvons profiter aujourd'hui encore de ce très solide RPG et de son admirable bande son. Le morceau qui accompagne vos déplacements aériens à l'aide du sacro-saint airship, Albert Odyssey Gaiden - Estarant, nous fait indéniablement voyager.

Peut-être un peu plus reconnu que les autres figurants sur ce thème, il n'en demeure pas moins que Baten Kaitos: Eternal Wings and the Lost Ocean n'a malheureusement pas trouvé son public à sa sortie sur Gamecube. Pourtant le jeu avait de quoi séduire, par son esthétique, mais également par sa musique, signée par un Motoi Sakuraba très en forme. Le très étrange et atmosphérique Baten Kaitos - Castle in the Sand, est une preuve de plus du talent hors norme de ce compositeur, qui n'hésite pas à utiliser une large palette musicale sur ce jeu.

 

Numéro 7: Music You Constantly Have Stuck In Your Head

Une thématique qui peut revêtir bien des formes, et offrir un panel de choix assez large. Alors pour sortir un peu des sentiers battus, je vous propose d'écouter Axelay - Unkai, un morceau sublime pour un Shoot them'up qui l'est tout autant. Et pour cause, le compositeur à la source de la bande son n'est autre que Taro Kudo, qui, à l'époque, vient juste de terminer l'OST de Super Castlevania 4, une autre bande son merveilleuse. Cette composition d'Axelay vous rappellera avec bonheur les aventures de Simon Belmont.

Quelques premières notes qui résonnent comme un mauvais rêve, et qui hantent votre parcours dans les profondeurs de la planète Zebes. Super Metroid vous prends aux tripes, et le thème principal du jeu, Super Metroid - Super Metroid Theme, ne fait pas exception. Que dire de plus, et qui n'a pas déjà été dit sur ce jeu et sa bande son de légende? Si ce n'est que nombre de développeurs essayent, encore aujourd'hui, d'assimiler et retranscrire l'incroyable atmosphère qui imprègne ce chef d'oeuvre résolument précurseur. 

Si je devais retenir un jeu qui a durablement marqué la période PS1 à mes yeux, cela serait peut-être bien Final Fantasy Tactics. Le bijou intemporel de Yasumi Matsuno nous projette avec classe dans une ambiance de guerre et de luttes des classes sans merci. Nos héros devront s'armer de courage et de perséverance pour vaincre sur le champ de bataille. Pour mettre toutes les chances de son côté, rien de mieux qu'un combat aléatoire avec le morceau Final Fantasy Tactics - A Chapel, qui résonnera à vos oreilles des centaines de fois avec un bonheur sans cesse renouvelé.

Seiken Densetsu 3, c'est tout d'abord l'histoire d'un frustration qui tire sa source de l'impossibilité de découvrir ce somptueux Action-RPG à sa sortie sur Super Nintendo, puisque celui-ci restera exclusif au territoire nippon. Mais c'est aussi une formidable découverte grâce aux traductions qui voient le jour au tournant du millénaire sur Internet, pour un jeu qui se confirme comme incroyable, et doté d'une bande son d'un Hiroki Kikuta toujours aussi en forme. Seiken Densetsu 3 - Powell est sans doutes un morceau qui me restera à vie dans la tête.

Et on termine cette thématique avec un morceau qui demeurera cher auprès de tous les amateurs de la formidable série de RPG produite par Konami, Suikoden. Miki Higashino nous offre avec Suikoden - Main Theme (Arrange Guitar), une véritable pépite de douceur qui vous rappellera, avec un sourire aux lèvres, vos plus grands moments passés à rassembler autour de vous les 108 étoiles de la destinée.

 

Numéro 6: Music That Get's You Pumped

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas parlé de Megaman. Et si les épisodes NES ont étés gâtés niveau musical, Megaman X, son pendant 16 bit, n'est pas en reste. Megaman X - Spark Mandrill, donne furieusement envie d'aller dessouder du robot, alors on saute, on rushe, on cours dans tous les sens, et on charge son blaster pour mieux accompagner le rythme de ce morceau résolument entrainant, pour mieux faire la peau de ce satané mandrill.

La version vidéoludique de la musique d'entrainement de Rocky, c'est bel et bien ce morceau mythique: Mike Tyson's Punch Out - Bicycle Training, issu, osons le dire, du meilleur jeu de boxe de tous les temps. Impossible de faire mieux en la matière, et ce depuis 1987. Voilà un thème musical qui vous donnera une pêche incroyable afin de mettre au tapis tous vos adversaires, jusqu'à croiser la route d'Iron Mike pour un combat d'anthologie.  

Du ring à la rue, la baston nécessite une musique que vous met en transe, histoire de faire des étincelles manette en main. Yoko Shimomura l'a bien compris, et nous propose avec Super Street Figher 2 Turbo - Ken's Theme, une version très aboutie d'un morceau d'anthologie, qui nous fera enchainer Shoryuken et Hadouken au-delà de la raison. Un véritable hyme au dépassement de soi.

Et tant que nous en sommes à parler baston de rue, Double Dragon 2: The Mission, est ce qui se fait de mieux dans le genre sur NES à sa sortie fin 1988. L'ennemi sort l'artillerie lourde au sein de sa base sous-marine secrète qui accueille les frères Lee après un éprouvant voyage en hélicoptère. Et le thème qui se superpose à ce redoutable parcours dans les méandres de la base,  Double Dragon 2 - Mission 4, ne sera pas de trop pour vous motiver!

Mais le maître incontestable de la rue est peut-être le redoutable Joe Musashi, ninja surarmé qui va faire mordre la poussière à toute une légion de l'ombre. Avant de pouvoir mettre une raclée à Batman, Spiderman, Gozilla et autres Stallone, Joe s'en va, au préalable, traverser un temple abandonné au coeur d'une vaste forêt de bambous. Yuzo Koshiro l'accompagne avec The Revenge of Shinobi - The Shinobi, un morceau emblématique de la série.

 

Numéro 5: Music You Like From a Game You Haven't Played

N'ayant assez logiquement jamais touché à Advent Rising, qui n'entre pas dans la catégorie de jeu qui me fait habituellement de l'oeil, celui-ci ne semble même pas être dans le haut du panier en matière de Third person shooters. Pourtant sa bande son, à l'image de ce morceau Advent Rising - Bounty Hunter, a tout pour plaire, dans un pur style hollywoodien qui pourrait agréablement vous surprendre, et vous donner une envie de lancer le jeu, rien que pour sa musique. Je n'ai pas encore sauté le pas, mais qui sait...

Soukaigi est un jeu qui donnait furieusement envie sur le papier. Edité par un Squaresoft en pleine réussite, cet Action-RPG à l'accent médiéval-fantastique prenant place au Japon, promettait d'être une aventure fort symathique en compagnie d'un panel de héros charismatiques. Malheureusement, le jeu n'ayant jamais dépassé les frontières du pays du soleil levant, beaucoup se sont contentés comme moi, de sa superbe OST composée par Hiroki Kikuta. Ecoutez Soukaigi - Ancient Power, et pleurez de ne jamais avoir pu faire ce jeu...

Oui c'est une faute impardonnable pour un amateur du genre de ne pas encore avoir mis la main sur NieR, et avoir parcouru son univers. En attendant, c'est certain, de me rattraper un jour, j'ai tout de même l'occasion de me délecter de son admirable bande son composée par un Keiichi Okabe en grande forme. Je me vois écouter NieR - Temple of Drifting Sands, et me perdre dans un océan de sable sans aucun problème.

Changeons radicalement de style, et écoutons à présent ce que nous propose la version modernisée de Killer Instinct parue en 2013 sur XBox One. J'ai pu passer quelques heures sur le jeu original de Rare, dans sa version Super Nintendo, mais je n'ai jamais mis la main sur cette version modernisée. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, quand j'entends le thème de l'un de mes personnages préférés, Thunder. Killer Instinct - Hinnamatoom est une merveille de morceau rock aux accents Amérindiens, composé par le trop rare Mick Gordon.

Journey to Silius est un jeu passé à la postérité, pour une seule et unique raison: Sa musique. L'histoire est connue, le jeu de Sunsoft devait s'appuyer sur la license Terminator, mais, faute d'obtenir les droits, le développeur à dû se résoudre à modifier quelques aspects de son jeu et le sortir dans un relatif anonymat. Dommage, Journey to Silius - Title Theme, donne un apperçu du soin apporté à cette production et à sa superbe bande son. 

 

Numéro 4: Music From a Handheld Game

La première OST qui me vient à l'esprit est sans doutes celle de The Legend of Zelda: Link's Awakening, composée par Kazumi Totaka pour un épisode de la saga qui a longtemps fait le bonheur de mes longues cessions de jeu sur la petite console monochrome de Nintendo. Le thème enjoué, The Legend of Zelda: Link's Awakening - Sword Search, qui va marquer nos premiers pas dans l'aventure, donne furieusement envie de partir explorer l'île de Cocolint.

Autre bande son de légende sur la vénérable Gameboy, celle de Super Mario Land, qui fête le début de l'histoire du célèbre plombier sur cette console mythique. Super Mario Land - Muda Theme, nous fait voyager sur l'île de Paques, ou il faudra faire attention de ne pas finir écrasé par l'un de ses célèbres Moaï. Hip Tanaka fait parler tout son génie, en arrivant à nous embarquer dans ce lointain voyage par la grâce de quelques notes.

Yoko Shimomura se retrouve également à l'oeuvre sur le titre de la saga des Kingdom Hearts le plus abouti en version portable. La sortie de Kingdom Hearts Birth by Sleep, un épisode pivot de la série, est accompagné par une bande son de haute volée, à la hauteur des attentes des fans. Kingdom Hearts Birth by Sleep - Destiny Islands retranscrit bien le triste destin des héros qui sont au centre de l'histoire tragique que propose le jeu.

Kirby's Dream Land est le premier jeu d'une série mythique et tentaculaire qui à la particularité d'être née sur une modeste Gameboy. Le jeu va surtout mettre en lumière le talent du tout jeune Masahiro Sakurai. La petite boule de gomme rose va connaitre un succès retentissant, et le morceau Kidby's Dream Land - Green Greens, devenir un hymne de ralliement à la bonne humeur. On se délecte de cet air enjoué que l'on dévore tel un Kirby avalant ses ennemis.

Maintenant que l'on perçoit ce que SqureEnix réserve aux fans de la première heure de Final Fantasy 7, on imagine que le Soldat Zack n'a peut-être pas succombé sous un déluge de balles en protégeant le Soldat Cloud. En attendant d'en avoir le coeur net, dans Final Fantasy 7 Crisis Core, son trépas est mis en scène de manière magistrale, et Final Fantasy 7 Crisis Core - The Price of Freedom fait vibrer les guitares pour accompagner ce héros vers les cieux.

 

Numéro 3: Music That Makes You Nostalgic

Pas facile de quitter les héros que l'on a tant aimé, c'est pourtant ce que nous invite à faire Xenogears, avec Xenogears - The Beginning and the End. Un morceau aux accents bibliques comme on en entends rarement dans un jeu vidéo, et qui donne définitivement des frissons à tous ceux qui ont pleinement vécu le dénouement de l'histoire de Fei Fong Wong, et de ses retrouvailles avec la réincarnation de la mère de l'humanité, Elehayym.

Difficile de faire plus nostalgique que ce thème, Dragon Quest 8 - Overture ~ Title Theme, pour l'amateur de RPG que je suis. Cette compostion de Koichi Sugiyama, reprise systématiquement depuis le premier épisode, est ici merveilleusement interprétée à l'occasion de ce premier et unique volet à avoir vu le jour sur PS2. Il nous replonge fatalement et immédiatement dans nos nombreux souvenirs en compagnie des héros de cette saga vénérée et immuable. 

Quel bonheur de découvrir pour la première fois les contours du château du Comte Dracula, aux commandes d'un Alucard qui respire la classe jusqu'au bout des ongles. Pour nous accompagner dans ce grand moment de jeu video, Michiru Yamane nous propose un morceau aux accents lugubres, auquels se marrient quelques rifs de guitare bien sentis. Castlevania Symphony of the Night - Dracula's Castle vous embarque pour une expérience unique et irrémédiablement marquante.

En matière d'Action-RPG, Mystic Quest sur Gameboy se pose comme un précurseur. Les premières péripéties de l'Arbre Mana vont se dévoiler sous vos yeux, et rester dans la mémoire de tous ceux qui s'y sont frottés sur écran monochrome. Mystic Quest - Endless Battlefield, que l'on entendra très fréquement au cours de l'aventure ne manquera pas de tirer une larme de nostalgie aux plus férus des adeptes de la série des Seiken Densetsu.

Se réveiller un beau beau jour d'été, le 25 juin 2009, et apprendre la mort du Roi de la Pop, c'est une petite partie de son enfance qui s'en va. Se remémorer alors que ce danseur, musicien génial, et touche à tout, était un fan absolu de jeu vidéo et en particulier de Sonic, constitue sans doutes à l'époque, un détail. Découvrir, quelques années plus tard qu'il est bel et bien comme le dit la légende, à l'origine du morceau Sonic 3 - Ice Cap Zone, une révélation à peine croyable...

 

Numéro 2: Final Boss Music

RPG étrangement sous-côté, sans doute à cause d'une offre trop importante, et par le fait qu'il ne soit pas développé par un studio de grand renom, Lufia 2 : Rise of the Sinistrals a pourtant tout pour plaire. Y compris une bande son délicieuse pour accompagner votre équipe jusqu'à ce dernier combat contre les grands antagonistes que sont ces fameux Sininstrals. Lufia 2 - Sinistral Battle Theme, est le dernier souffle épique d'une magnifique partition menée de main de maitre par Yasunori Shiono.

Celui-ci est une telle évidence, que je suis presque embarassé de le citer. Mais il faut se rendre à l'évidence, Final Fantasy 7 - One Winged Angel, est une véritable merveille de composition du grand Nobuo Uematsu, et elle habille bien sûr l'un des combats les plus marquants de l'Histoire du jeu vidéo. Cloud venge Aerith, et la planète, sur un chant somptueux aux acents latins, qui entonne la gloire de l'enfant maudit de Jenova.

Le plus James Bondien des morceaux de cette sélection résonne à nos oreilles en même temps que se dévoile les poignants derniers rebondissements de Metal Gear Solid 3: Snake Eater, sans nul doute l'épisode le plus marquant, si ce n'est le plus réussi de la saga. Metal Gear Solid 3 - The Boss Snake Eater est aussi superbe que le personnage que l'on affronte pour clôre la mission à haut risque de feu Naked Snake.

Viser un Bowser bébé géant et le bombarder d'oeufs de dinosaure, aucun doutes nous sommes bien sur un jeu Nintendo. Et cela n'a jamais été aussi marrant que lors des derniers instants en compagnie de Yoshi's Island, jeu testament et chant du cygne du géant de Kyoto pour accompagner les derniers instants de sa chère Super Nintendo. Koji Kondo nous prouve, une nouvelle fois, tout le génie qui l'habite sur Yoshi's Island - Baby Bowser.

Certes, Bravely Default n'était pas du goût de tout le monde, mais il avait tout de même le mérite de proposer une OST d'excellente qualité. Et tout naturellement, Bravely Default - Serpent Eating the Ground prends la forme d'une apothéose musicale grandiloquente, et surtout, rondement menée. Fait assez rare dans le jeu vidéo, la bande son n'est pas l'oeuvre d'un compositeur mais d'un groupe: Sound Horizon.

 

Numéro 1: Credits Music

Pour la dernière thématique de cette sélection, je ne pouvais me passer du célébrissime plombier bedonnant. Mais surtout je ne pouvais pas, ne pas citer une dernière fois Koji Kondo. Ecouter  Super Mario World - Ending Theme, c'est se replonger une toute dernière fois au coeur du plus grand jeu de plateforme de tous les temps, ou la musique est aussi géniale que ce que propose son level design unique. 

Impossible de ne pas mentionner non plus son grand rival, Sonic. Et quitte à parler du hérisson, intéressons nous à un cas rare. Un jeu qui possède deux musiques de fin différentes selon son lieu de sortie. En effet, Sega of America n'en faisant alors qu'à sa tête, décide de proposer Sonic CD - Sonic Boom, afin d'habiller la fin de l'épisode de Sonic sur Mega CD. L'Europe elle, aura droit, tout comme le Japon, à Sonic CD - Cosmic Eternity. Choisissez votre camp!

Magnifique medley final qui ponctue une bande son magistrale, Octopath Traveler - Ending Theme nous fait voyager une dernière fois en musique à la rencontre des huit principaux protagonistes de ce charmant RPG à l'ésthétique aussi époustouflante que son système de combat est redoutable. Un dernier périple qui fera ressurgir à n'en point douter vos plus beaux moments en compagnie de cette pépite de Square Enix.

Considéré par certains comme une véritable oeuvre d'art, Ico est définitivement un jeu à part. Pour son parti pris artistique bien sur, mais aussi pour ses mécaniques de jeu. Et la musique ne fait pas exception,  puisque Mishiru Oshima nous livre un travail empli de subtilité et de grâce. La chanson qui accompagne le générique de fin, Ico - You Where There est à l'image de l'atmosphère du jeu: magique.

5 morceaux pour chacune des 30 thématiques, 150 pistes pour se délecter pendant les fêtes! Et afin de boucler la boucle en beauté, cet article ayant débuté par la musique d'introduction de Megaman 2, se terminera par la conclusion de... Megaman premier du nom. Tout simplement! Megaman - Credits, s'arrête là ou commence son successeur et fait office de dernier morceau de la sélection. Charge à vous de reprérer les différences entre ce morceau et le tout premier de cette sélection!

 

Il me reste à vous souhaitez à toutes et à tous de Joyeuses fêtes de Noël et de fin d'année, bien évidemment, en compagnie de Christmas NIGHTS - Dream Bells ~Christmas in Nights! Qu'elles soient heureuses, remplies de bons moments, et pourquoi pas, baignées dans la musique. 

N'hésitez pas à commenter cette sélection et à apporter votre pierre à l'édifice en proposant pourquoi pas, votre propre 30 Day Video Game Music Challenge, afin d'égayer, à tous, nos fêtes!

Et on se retrouve en 2021 sur ce blog pour encore plus de Top 5 incontournables et incongrus!

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Le tournant du millénaire a vu apparaitre une nouvelle génération de consoles, dites de 6ème génération, ou pour reprendre un concept marketing encore en vogue à l'époque, 128 bits. Afin de composer avec ces nouvelles forces en présence, et proposer au joueur une mise en scène originale et une patte graphique qui sort du lot, certains développeurs vont se lancer dans l'aventure du Cel Shading. Ce rendu graphique bien particulier permet aux jeux alors développés sur cette base de proposer une approche esthétique tout en 3 dimensions, qui les rapproche d'un Anime, voire d'un Comic book. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ce style graphique va connaitre un vif succès, porté par cette nouvelle génération de machines qui affiche sa toute nouvelle puissance, et permet toute les folies. Certes, il y a bien eu quelques essais sur la génération précédente, à l'image de Fear Effect, qui a fait saliver quelques possesseurs de PS1, mais la démocratisation de ce type de rendu va se faire succéder les titres de qualité sur consoles 128 bits.

C'est bien simple, que cela soit sur Dreamcast, PS2, XBOX ou Gamecube, chaque machine se verra doté de son lot de jeux en Cel Shading. De nombreux développeurs de renom vont s'engouffrer dans cette brêche, et, plus qu'aucun autres, les studios de développement nippons, déjà en contact étroit avec une culture Anime prépondérante, qui fait intimement partie de leur ADN, vont se surpasser et créer bien souvent de toutes nouvelles séries qui font la part belle à ce rendu si chaleureux et caractéristique. Quelques développeurs, encore plus audacieux, vont même transformer leur vénérables saga, et leur insuffler un vent de fraicheur par le biais de cette technique. Un pari osé, mais qui se révèlera, bien souvent, payant! Attardons-nous donc aujourd'hui sur ces quelques jeux d'exception, qui ont avec bonheur proposé un tel rendu afin de rendre leur titre plus attrayant, et on de fait, largement contribué à leur succès à leur sortie. Voyons ensemble quel est le Top 5 des jeux en Cel Shading qui ont vu le jour sur la génération de consoles 128 bits!

 

Numéro 5: Viewtiful Joe sur Gamecube et PS2

Viewtiful Joe est difficile, Viewtiful Joe est impitoyable, certes. Mais Viewtiful Joe est beautiful. Et cet enrobage savoureux, tout de Cel Shading vêtu lui va à merveille, tout en servant le propos du jeu à la perfection. Mélange étonnant qui nous plonge manette en main dans la peau d'un jeune homme perdu dans un blockbuster aux accents Hollywoodien, y ajoutant une couche de pur Seinen Japonais, ce Beat them all du génial Hideki Kamiya aura marqué sa génération et permis à Capcom de faire pousser en interne une équipe de développement un peu à part, Clover Studio...dont, talent oblige, nous reparlerons plus loins dans ce classement. Après quelques premiers essais forcément délicats, qui vous verront échouer face au premier ennemi un tant soit peu tenace que l'on croisera sur sa route, on prends le temps d'assimiler le gameplay quelque peu particuler du titre, et on se retrouve bientôt à enchainer avec bonheur les combos. Joe, notre héros, avec l'aide du vicieux Capitain Blue, va bientôt traverser les 7 niveaux qui composent le jeu, en distribuant les baffes, aussi bien au ralenti qu'à très haute vitesse, vous procurant toujours plus de plaisir. Et si l'on prends aussi facilement ses aises dans Viewtiful Joe c'est aussi parce que la maniabilité qui accompagne ce Beat them all est irréprochable, constituant un indéniable point fort, qui allié à une musique entrainante, vous pousse toujours et encore à revenir vous frotter à ce titre au concept qui peut sembler quelque peu dépassé, déjà, à l'ère des 128 bits. Mais le facteur qui joue définitivement le plus en la faveur de Viewtiful Joe, et en fait un jeu définitivement à part, c'est bien son approche visuelle faite de Cel Shading coloré, qui appuie une mise en scène toujours intelligente, et qui fait sourire grâce à un humour omniprésent. Une présentation impeccable qui lui vaut les louanges des joueurs à sa sortie, et va faire de lui une future série à succès qui connaitra quelques déclinaisons supplémentaires les années suivant la sortie de ce premier opus. Ces qualités lui garantissent une place au sein de ce classement aujourd'hui, au sein d'un Top qui sera, vous l'avez compris, très relevé!  

 

Numéro 4: Jet Set Radio sur Dreamcast

Jet Set Radio est indéniablement le premier titre qui vient à l'esprit dès lors que l'on parle de Cel Shading sur Dreamcast. Résolument en avance sur son temps lors de sa présentation en 2000, le studio de développement interne au sein de Sega, Smilebit, alors tout juste formé, propose son premier titre original sur la belle Dreamcast. De par sa présentation haute en couleurs et au style caractéristique, le jeu est très attendu à sa sortie. Et Sega réponds aux attentes en proposant un titre sur lequel souffle le vent frais de la nouveauté, pas seulement au niveau de sa présentation, mais aussi en terme de gameplay, et de la thématique qu'il met en avant. Jet Set Radio est incomparable, et ce, même s'il reprends quelques dynamiques propres aux grands jeux d'Arcade de la firme au hérisson. Il propose une mise en scène particulièrement attrayante,  et assume de vous positionner clairement du côté du rebelle cool, qui se fait pourchasser par une police aux forts accents répressifs, quitte à insuffler un message politique à peine voilé, sous couvert d'une présentation qui place le street art sur un piedestal. Ces éléments qui prônent l'insubordination se retrouvent au coeur de tous les aspects du soft. La musique tout d'abord, autre élément central du jeu, s'appuie sur des sonorités essentiellement constituées d'un habile mélange de hip-hop et d'acid jazz, qui se veulent résolument modernes. Les mécaniques de jeu ensuite, qui se tendent assez nettement vers l'Arcade, proposent tout de même de belles variations. Sega se pose ainsi, en temple de l'esprit rebelle, considérant que ses jeux d'Arcade font définitivement partie d'une culture populaire issue de la rue. Un pari osé pour un mélange des genres pas forcément évident, qui malgré une maniabilité pas toujours parfaite, fonctionne à merveille! Sa réalisation en Cel Shading enfin, qui n'a jamais semblé aussi appropriée ici, au milieu des grafittis qui ornent les murs de ce Tokyo fantasmé, complète ce tableau et le sublime. Le rebelle du jour se classe de fait en 4ème position de ce magnifique classement!   

 

Numéro 3: Dragon Quest 8: L'Odysée du Roi Maudit sur PS2

Avec le recul, la présentation en Cel Shading de Dragon Quest 8: L'Odysée du Roi Maudit, peut sembler être une évidence. Cependant, avant la sortie de ce premier épisode sur PS2, issu de la vénérable série des Dragon Quest, le pari est pourtant osé. Et ce à plusieurs titres pour SquareEnix. On ne touche en effet pas à la série impunément. Véritable pierre angulaire du jeu vidéo nippon, Dragon Quest ne s'écarte jusqu'alors pas trop de sa feuille de route qui, avant toutes choses, se force à satisfaire le joueur, bien souvent accro de la première heure, à une formule immuable. Et ce, quitte à se voir accuser d'immobilisme par certains. Dragon Quest 7: La Quête des Vestiges du Monde, voit le jour sur une PS1 en fin de vie, mais ressemble à s'y méprendre à un RPG digne d'une 16 bit. Il est en celà à contre-courant de ce que propose l'ensemble des développeurs de RPG sur le support, Squaresoft en tête, qui frime parfois plus que de raison avec ses cinématiques dispendieuses. Yuji Horii et son équipe d'habituels gardiens du temple vont littéralement faire table rase sur la génération suivante, et proposer au très prometteur studio Level-5 de réaliser ce 8ème épisode, forcément très attendu. Et le moins que l'on puisse dire c'est que celui-ci va s'écarter, souvent pour le mieux, de la sacro-sainte formule jusqu'alors aussi inamovible que synonyme de succès. Refonte du gameplay avec quelques subtiles altérations qui misent sur un confort de jeu accru, musiques orchestrales dont on peut profiter pour la première au sein du jeu, font oublier les quelques points faibles du titre, et notamment son nombre restreint de personnages jouables, limités ici à 4 protagonistes qui vous suivront du début à la fin de l'aventure. Et puis, surtout, il y a ce vaste monde tout en Cel Shading qui prends vie à l'écran, et qui fait vivre, sous nos yeux forcément conquis, le bestiaire historique de la série, issu de la très fertile imagination d'Akira Toriyama, lui offrant un tout nouvel écrin, enfin digne du coup de crayon si unique et caractéristique de ce mangaka de légende. L'expérience est au final bluffante, faisant de Dragon Quest 8: L'Odysée du Roi Maudit une aventure qui enchante littéralement les joueurs, et un RPG extrêmement solide, qui ravira les adeptes de la série comme les nouveaux venus. Un tour de force pour le jeune studio Level-5, qui mérite amplement une place sur le podium du jour!

 

Numéro 2: The Legend of Zelda: The Wind Waker sur Gamecube

Si modifier une formule telle que celle de Dragon Quest, aussi bien inscrite dans l'inconscient collectif, à choqué quelques esprits au Japon, l'onde de choc qui a secoué la présentation de The Legend of Zelda: The Wind Waker à elle, atteint le monde entier. La saga phare de Nintendo est déjà, à l'époque de l'exploitation de la Gamecube, placée sur un piedestal qu'elle ne semble pas devoir quitter avant longtemps. Il est vrai que les épisodes successifs d'A Link to the Past, Ocarina of Time, et Majora's Mask, possèdent d'indéniables qualités qui en font des jeux majeurs de leurs époques respectives. Dire que l'attente autour de ce nouvel épisode sur Gamecube est énorme, constitue un euphémisme. Après avoir fait saliver son public à l'E3, à l'occasion de la présentation d'une démo de combat entre Ganondorf et Link, qui fait état d'un réalisme alors bluffant, le contre-pied, surprenant, voire déconcertant que propose au final Nintendo avec un épisode tout en Cel Shading va d'abord clairement rebuter l'assemblée. Et pourtant, les gardes vont progressivement s'abaisser, et les esprits se rassurer à la découverte de la merveille, une de plus au sein de la saga, que constitue The Legend of Zelda: The Wind Waker. Oui, le jeu souffre de quelques lourdeurs de gameplay et de longueurs inutiles. Mais l'atmosphère qui s'en dégage, l'univers aquatique qui se découvre sous nos yeux, composé de dizaines de petites trouvailles ingénieuses, fait sensation. Et manette en main, une fois le jeu en mouvement, le Cel Shading prend tout son sens. Le charme opère à plein, et sera à l'origine en définitive d'un tel succès, que Nintendo décidera de poursuivre dans cette voie, notamment sur les futurs épisodes portables de la saga. Réussir à proposer de tels changements esthétiques, et ne pas perdre en route les afficionados de la série, voire attirer de nouveaux joueurs sur la série, voilà le tour de force qu'à réussi à mettre en place Nintendo à l'occasion de la sortie de ce jeu d'exception. L'usure du temps n'ayant que très peu d'effet sur un jeu en Cel Shading, c'est aujourd'hui un réél plaisir que de parcourir ce titre en HD sur Wii U par exemple. Un titre intemporel donc, un de plus qui alimente la légende de notre cher Link, et qui mérite toute sa place au sein du classement du jour!       

 

Numéro 1: Okami sur PS2

Quittons maintenant le chevet des séries qui ont réussi leurs mues en Cel Shading sur consoles 128 bit, pour nous intéresser à ce qui constitue sans doutes le chant du cygne le plus beau de cette génération. Viewtiful Joe était un magnifique préambule qui a postionné Clover Studio au sein du club des développeurs qui comptent. Okami sera lui, l'histoire d'un accouchement certes fatal, et dans la douleur, mais surtout, sublime. Toute la maitrise acquise par Clover Studio à travers sa série de Beat them up sera transcendée et magnifiée autour d'un projet beaucoup plus, voire trop ambitieux. On converve cette esthétique bien particulière tout en Cel Shading, mais surtout, on lui adjoint un vaste univers fantastique sous la forme d'un monde ouvert à parcourir, que l'on devra embellir au sens propre du terme, par la grâce d'un piceau virtuel que l'on se verra attribuer au début de l'aventure. Un parti pris unique pour une proposition artistique qui l'est tout autant. Et surtout avec à la clé un résultat absolument époustoufflant. On tient avec Okami, le titre le plus poétique, le plus grandiose et le plus beau de sa génération. L'aventure, elle, ne manque pas de souffle, et enchainer les courses débridées et les actions bienfaisantes par le biais de son avatar,  un magnifique loup aux poils blanc immaculés est un bonheur de tous les instants. Certes, quelques passages sont un peu répétitifs et manquent de rythme, et le scénario n'est pas au niveau de quelques uns des plus grands jeux d'aventure, mais c'est un bien maigre reproche dès lors que l'on met en balance tout ce qu'Okami présente et représente. Un chant du cygne en forme d'ultime lettre d'amour à ce style si particulier qu'est le Cel Shading, qui puise sa source dans tout ce que l'ésotérisme et la magie telle qu'elle est perçue au pays du soleil levant permet de proposer. Tout cela, condensé sur un simple jeu PS2. Un véritable concentré de savoir faire et de beauté qui mérite tous les louanges et bien sur, une première place à ce jeu d'exception.

 

C'est une bien belle série de jeux que celle proposée par quelques développeurs de talent dès lors que le Cel Shading s'est démocratisé à l'arrivée des consoles de 6ème génération. Et si ces quelques exemples sont parmi les plus probants, il existe naturellement encore de nombreux autres titres qui mériteraient peut-être tout autant de figurer dans ce classement. Parce qu'ils sont peut-être aussi bons, voir meilleurs que les 5 jeux présentés aujourd'hui, mais que leur présentation, leur patte graphique en Cel Shading n'a pas autant marqué que ceux de cette liste triée sur le volet. Alors abordons la liste des incontournables que vous vous devez d'essayer, afin de prolonger l'expérience au coeur de ce rendu si unique et plaisant. A commencer par Shin Megami Tensei 3: Nocturne, un RPG majeur de la PS2, que j'ai décidé de ne pas intégrer ici, non par parce que son intérêt n'est pas au rendez-vous, loin de là, mais bel et bien par ce que son enrobage graphique me parait moins pertinant que celui de ses camarades. Pour le dire autrement: Shin Megami Tensei 3: Nocturne serait tout aussi incroyable sans Cel Shading.

Au rang des autres laissés pour compte aujourd'hui, citons le délirant mais parfois inégal Killer 7 du fou génial Goichi Suda, ou encore XIII une version française d'un jeu vidéo issu de la Bande déssinée du même nom. Impossible par ailleurs de ne pas mentionner la série des Sly Cooper, fantastique série, proposant une formule intéressante entre jeu de plateforme et d'infiltration sur PS2. Une saga trop souvent oubliée, et possédant une patte graphique très convaincante. Citons également la série des DBZ Budokai dont les nombreuses déclinaisons ont fait le bonheur des fans de Son Goku et ses amis, ou encore quelques RPG sur PS2 et Gamecube, tels que Dark Chronicles, bel effort de Level-5 et qui précède la sortie de Dragon Quest 8, ou encore Tales of Symphonia l'un des épisodes les plus réussis de la saga fleuve de Namco. Enfin pour terminer, il me faut évoquer un incontournable de la PS2, qui doit sa relégation ici au fait que le Cel Shading ne sert pas forcément aussi bien son propos que les titres qui composent le Top 5 du jour, mais qui n'en demeure pas moins un titre exceptionnel, que tout joueur se doit d'expérimenter une fois: Zone of the Enders: The 2nd Runner, un chef d'oeuvre d'Hideo Kojima, trop souvent resté à l'ombre de Metal Gear Solid mais qui mérite pourtant tant de louanges!

J'espère avec été à peu près exhaustif sur le sujet, mais la liste est longue, et il est malgré tout fort possible que votre jeu favori en Cel Shading ne figure pas au sein de ce classement. Dans ce cas, n'hésitez pas à partager ici sur votre titre préféré, un bon jeu en Cel Shading est toujours un bonheur à vivre et expérimenter!

Et à très bientôt pour un Top...de Noël un peu spécial!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (28)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)


Comment faisaient les joueurs pour se renseigner sur les productions à venir et les futurs grands jeux à sortir sur consoles avant l'ère de la facilité et de l'Internet? Si cela peut paraitre aujourd'hui un brin désuet, le meilleur moyen de se renseigner alors, en dehors du bouche à oreille, était de se plonger, une fois par mois, au coeur des articles de la presse spécialisée. Previews, avant premières, couverture de salons à l'autre bout du monde, et autres tests ou reviews nous donnaient de très précieuses informations sur les futurs jeux que l'on souhaitait s'offrir à Noël ou pour notre anniversaire. Photos et textes de circonstance à l'appui, ces magazines nous permettaient de nous faire une idée plus précise de ce qui nous attendait dans les prochains mois, voire les prochaines années. Mais pour cela, encore fallait-il savoir vers quel magazine se tourner. Chacun ayant ses spécialistés, ses préférences, et ses auteurs dédiés, apportant une lumière parfois bien différente selon la console ou le genre de jeu étudié. Du coup, avec le temps, on choisissait ses parutions favorites, et l'on s'y tenait. Tout en jettant de temps en temps un oeil chez les coucurrents dès que l'occasion se présentait, afin de nous conforter, ou remettre en question nos choix. 

Top 5 oblige, nous allons évoquer aujourd'hui les magazines qui ont connu le succès commercial comme critique, et qui on permis aux joueurs de faire les meilleurs choix possible en matière de découvertes vidéoludiques. Ces périodiques qui se spécialisaient exclusivement sur les sorties de titre sur console, qui dépuis la fin des années 1980 ont le vente en poupe en France. Ainsi, pour ce classement, exit les magazines qui portaient leurs efforts sur les sorties de jeux PC, à l'image de l'émblématique Joystick, qui mériterait un article entier sur ce blog à lui tout seul, et qui figuerait sans trop de difficulté tout en haut d'une liste composée de journaux légendaires tels que Tilt ou Génération 4. Non, ici on va parler consoles, et uniquement consoles! Alors accorchez vous ceintures, et opérons dès à présent un retour vers le passé, au début des années 1990, ou la sortie de ces magazines bat son plein, et passons quelques instants à nous remémorer le Top 5 des magazines de l'âge d'or de la presse du Jeu Vidéo en France!

 

Numéro 5: Playstation Magazine entre 1995 et 2008

Arrivé un peu plus tard que ses petits camarades, Playstation Magazine va rapidement parvenir à s'installer dans le paysage vidéoludique dès sa première sortie, en 1995. En dehors de ses articles, rédigés par une équipe d'habitués ayant déjà sévi sur quelques magazines de référence, et sur lequel nous allons revenir, il a le bon ton d'être accompagné tous les mois, d'un CD, qui propose plusieurs démos de jeux tout juste sortis ou à venir. La large diffusion d'un média peu onéreux comme le CD permet en effet ce genre d'initiative, sous forme de vrai bonus, pour un tarif de vente à peine supérieur à celui d'un magazine papier classique. Chaque mois, on insérait ce CD dans notre bonne vieille PS1, et on s'essayait aux dernières nouveautés pendant quelques minutes, afin de se convaincre de la qualité des jeux proposés et de la toute puissance de la console de Sony. Mais Playstation Magazine, ce n'était pas que le CD bien sur, et ce support fort appréciable était assorti à un contenu papier de qualité. Présentation au départ plus sobre que la concurrence, le magazine trouve son style au bout de quelques numéros, et va acquérir dès fin 1996, un rythme de croisière pour des parutions mensuelles. Assez juste dans sa notation, selon les genres testés, même si les RPG notamment ne sont pas à la fête, et parfois un peu partisan et orienté au niveau de certains commentaires attribués aux pépites qui se succèdent alors sans interruption sur PS1, Playstation Magazine est peut-être bien le dernier journal de l'âge d'or à avoir connu le succès. Un succès pleinement justifié, si vous voulez mon avis, et qui constitue aujourd'hui un témoignage vivace de la révolution, technologique et dans les moeurs, qu'a constitué la première console de salon de Sony, s'orientant vers un public plus mature et en soif d'information toujours plus sensationnelles mais aussi plus préçises. La rédaction parvient à suivre les envies de son public, poussé par l'ingénieux marketing agressif de Sony, tout en conservant une liberté de ton suffisante et un humour en pointillé qui fait le charme des publications spécialisées de l'époque. Un amalgame savoureux qui lui vaut aujourd'hui sa place dans ce classement. Bravo à Jean-François Morisse et ses équipes pour cette transformation réussie!

 

Numéro 4: Super Power entre 1992 et 1997

L'absolu incontournable pour tout fan de Nintendo qui se respecte! Avec la disparition inéluctable du magazine Club Nintendo, pour des raisons économiques évidentes, les fans du plombier cherchent une bonne étoile vers laquelle se tourner. Et nombreux vont jeter leur dévolu sur ce journal au style enjoué, possédant une maquette colorée, qui attire l'oeil des joueurs. Jean-Marc Demoly et ses équipes sont des passionnés qui communiquent avec envie à leur public et cela s'en ressent! Dès l'été 1992, et la parution de son premier numéro, qui accompagne les premiers pas de la Super Nintendo en France, le style et le ton sont donnés, pour une aventure qui va durer 5 années, et couvrir les sorties les plus emblématiques, comme les plus annecdotiques portées sur les consoles Nintendo. Tout est passé à la moulinette, titres phares sortis en grande pompe en France, mais aussi les titres mineurs cantonnés au Japon, qui auront bien souvent le droit au moins à un entrefilet dans le magazine. Super Power est alors une porte ouverte pour découvrir tous ces titres nippons que seules quelques boutiques spécialisées en France vont importer à grand frais. Reportages depuis l'archipel, mise en avant de véritables phénomènes que sont les RPG, stars de la 16 bits de Nintendo, et autres déclinaisons de Dragon Ball Z en jeu vidéo, la rédaction sait se focalier et aborder les sujets qui plaisent aux affictionados. Elle est aussi capable de mettre en avant, en couverture, des jeux aussi niche qu'excellents tels que Hagane ou Skyblazer, un fait assez rare pour être noté, et qui le démarque un peu de la concurrence. Je retiendrais pour ma part une bonne humeur contagieuse, et des éloges parfois dithyrembiques concernant certains titres majeurs de la console, à l'image de ce test délicieux de Final Fantasy 6 du bien nommé Sushi, qui ressort tout juste d'une première expérience, tout en japonais, en compagnie de ce chef d'oeuvre, et nous fait partager son envie irrésistible de plonger à nouveau dans l'aventure, imméditement! Pour sa qualité d'ensemble et ces quelques pépites de texte exaltés, Super Power mérite amplement sa place ici.         

 

 

Numéro 3: Consoles+ entre 1991 à 2012

Quittons maintenant le monde merveilleux des magazines exclusifs à un constructeur, et intéressons nous aux grands noms de la presse spécialisée, qui ont eu le bon ton de s'attarder sur l'ensemble des jeux et donc des plateformes sur lesquels ceux-ci ont vu le jour. Sega, Nintendo, Sony, mais encore NEC, Atari ou SNK sont passés sous les Fourches Caudines des testeurs de Consoles+ entre 1991 et 2012. Un magazine à la longévité record, même si la formule a été largement modifiée, et ce à plusieurs reprises, au cours de son existence. On en retiendra surtout ses plus belles heures, sous la direction de Jean-Michel Blottière puis de l'inoxydable AHL, ou le journal allie reportages de qualité, couvertures aguicheuses, information et previews de première main obtenues de haute lutte au Japon, et délires visuels et narratifs qui prennent des formes aussi variées qu'un trombinoscope ou qu'un personnage fictif du nom de Ze Killer, dont le but premier est de descendre les mauvais jeux dans la joie et la bonne humeur. Un contenu sans nul doute d'une grande qualité, à mes yeux cependant entâché par la proportion un peu trop élevée de certains testeurs à passer parfois un peu à côté de leur sujet. Manque de temps pour tester les jeux dans leurs moindre détails? Goûts et couleurs trop différents des miens? Sans doute un peu des deux...Un exemple parmi tant d'autres pour illuster mes propos: Au sein du numéro 95 de Décembre 1999, le chef d'oeuvre Suikoden 2 est noté 88% d'une part, et dans le même magazine, par le même testeur, quelques pages plus haut, Dewprism un Action-RPG sympathique, se retrouve gratifié d'une note de 90%. Avec le recul ce genre d'approximation prête encore plus à sourire, mais il convient de préciser qu'elle est de loin contre-balancée par une écriture qui transpire la passion et des idées sans cesses foisonnantes pour renouveler le contenu d'un magazine qui ne s'essoufflera que rarement. Consoles+ étant un journal largement distribué sur cette période bénie du début des années 1990, il est en cela parfaitement dans son rôle: une vitrine en France pour le Jeu Vidéo, un média qui intéresse alors des passionnés de plus en plus nombreux et en soif d'information. Il est également déjà caractéristique de quelques uns de ses futurs excès, comme l'obligation de passer trop rapidement d'un jeu à un autre sans en profiter pleinement, afin de pouvoir être exhaustif, et ainsi, d'avoir l'opportunité de s'essayer à un maximum de jeu, sachant qu'il en sort toujours plus sur le marché. Pour résumer, Consoles+ reste un incontournable, dans l'air du temps, qui a su naviguer avec talent, et qui mérite logiquement sa place sur le podium aujourd'hui!

 

Numéro 2: Player One entre 1990 et 2000

Player One porte bien son nom puisqu'il a été, dès 1990, le premier magazine de jeu vidéo dédié exclusivement aux consoles, à paraitre en France. Et après quelques tatonnements de rigueur, le magazine trouve son style, son ton et son public, porté par l'immense succès de la NES qui attire alors tous les regards. Les premiers rédacteurs du journal, Crevette, Matt Murdock, ou Pedro vont faire le bonheur des adeptes du jeu vidéo sur console, en proposant, déjà, articles ciblés et dans l'air du temps, previews et autres tests de rigueur, sanctionnés par les notes exprimées en % qui vont devenir une norme au sein du journal, mais aussi chez les concurrents, pour de nombreuses années. Au-delà de son côté précurseur et la qualité de ses rédacteurs capable de détecter les tendances, l'autre grande force du magazine était le réél effort consenti au niveau esthétique et artistique, chaque couverture étant ornée d'une magnifique illustration faite maison. Ce sont ces même dessins qui ornaient abondamment le magazine pour égayer les différentes rubriques et faisaient de Player One un objet aux contours et au contenu généreux. Après un départ en trombe durant les premières années de son existance, le magazine va pourtant quelque peu rentrer dans le rang, devenir plus sage et plus lisse, se démarquant en cela toujours un peu moins de ses concurrents. Ajoutons à cela un parti pris assez flagrant pour Nintendo, qui certes s'accompagne d'une période dorée pour le géant de Kyoto, ou son aura et son génie créatif est alors à son zénith, mais déséquilibre cependant un peu les débats au sein d'une publication qui se dit généraliste. On retiendra malgré tout beaucoup de choses positives en se remémorant Player One, surtout celui des premières années, qui a motivé bien souvent nos premiers achats sur les consoles d'antan. Et on ne le remerciera jamais assez pour l'audace dont l'équipe à l'origine de sa création à fait preuve, participant à plein à l'essor et la démocratisation du jeu vidéo en France. L'un de mes plus beau souvenirs en guise de conclusion, restera sans doutes au coeur de l'année 1995, cette magnifique soluce de Shining Force 2 en quatre parties tout de même, qui malgré toute l'adoration portée par Player One à l'encontre de Nintendo, ne les a pas fait passer à côté de ce chef d'oeuvre de la Megadrive!    

 

Numéro 1: Joypad entre 1991 et 2011

S'il ne devait en rester qu'un, à mes yeux, cela serait indéniablement Joypad. De sa création fin 1991, jusqu'au début des années 2000, il a été à mes côtés afin de me faire connaitre, et vivre les plus belles expériences vidéoludique de la période. Dès les premiers numéros, le ton est clair, et à l'image de ce que sera Joystick pour les jeux PC, Joypad sera léger, enjoué, et coloré. Mais aussi à la pointe sur les derniers thèmes qui nous intéressent: jeu vidéo, voire même Anime et cinéma. Ils ont plus qu'aucun autre, étés capables de s'adresser à une population de joueurs jeune et passionnée, et ont réussi à saisir, pendant un certain temps tout du moins, l'évolution rapide de ce marché en mutation constante, mais aussi s'adapter aux goûts des joueurs qui, l'âge aidant devenaient de plus en plus exigeants. Les premières années du magazine sont indéniablement les plus belles, et les rédacteurs que sont Julo, Greg, TSR ou Trazom vont durablement marquer de leur empreinte ces premières années d'existance, ponctuées de moments d'anthologie. Quelques exemple en vrac, qui aujourd'hui encore, me font sourire en les évoquant: Le test fort à propos et absolument génial de Greg à l'occasion de la sortie japonaise de Final Fantasy 6, qui compare au passage la bande-son du RPG prodigue à celle d'Actraiser, et indique que cette dernière ressemble je cite "à de l'excrément de génisse en sueur". Comment oublier par ailleurs sa défense toujours sans faille du RPG nippon à la renommée balbutiante en France, lui qui n'hésite pas à nous indiquer, à grands renfort de superlatifs que The Legend of Xanadu ou Emerald Dragon sur PC-Engine CD sont de véritables merveilles. Comment oublier également les nombreux dossiers Dragon Ball Z, qui faisaient écho au véritable phénomène de société qu'était devenu l'anime en France. Et puisque nous en sommes à parler phénomènes de société, que dire des commentaires visionnaires de Gollum et Trazom à propos d'ISS Pro Evolution Soccer, crédité de la note parfaite de 10/10, et qui anticipe le succès retentissant que sera la série sur la génération de consoles suivante. Perdu au milieu de mes annecdotes, il me faut pourtant conclure pour le bien de ce billet, alors pour faire simple, Joypad se voit ici attribué la note de 10/10, ou plutôt de 100%, bravo à lui!

 

Difficile de réaliser ici un classement un tant soit peu objectif, vous l'avez compris, l'affect, les le ressenti, et le vécu, jouant forcément un grand rôle afin d'établir en toute subjectivité ce Top 5. On rentiendra tout de même un point commun à toutes ces productions: La volonté de surfer sur la base d'un média en pleine construction et en recherche de reconnaissance, qui bouscule alors les habitudes familiales. Il en découle un esprit caractéristique d'une époque, ou toutes les folies vidéoludiques étaient à inventer. Ces nouveaux miracles en construction, que les heureux testeurs et chroniqueurs à la barre de ces magazines se faisaient une joie de nous dévoiler en avant première. Témoins privilégiés d'un âge d'or, leur communication et leur enthousiasme étaient clairement contagieux, et bon nombre de joueurs, d'hier, et d'aujourd'hui doivent sans doute beaucoup à ces messagers. A ce titre, je ne peux que vous recommander de vous plonger dans le récent ouvrage Press Start édité par Omaké Books, et qui nous replonge avec délice au sein de cette période unique.

Saluons les une dernière fois en guise de conclusion, avant d'aborder les habituels recalés du classement. A commencer par Mega Force, pendant logique de Super Power, qui s'attardait lui sur les titres édités sur les consoles de Sega. En toute logique un peu moins en vue que son concurrent pro Nintendo, vu le parc de machines moins important distribué par Sega sur la période en France, il n'en demeure pas moins que nous avions à faire ici à un magazine qui s'adressait avec beaucoup de justesse aux joueurs fans de la marque au hérisson. Citons également Banzzaï et Supersonic, deux parutions qui prenaient non pas la forme de magazines mais plutôt de journaux, pour s'étaler sur des pages entières de test qui nous semblaient interminables et foisonnantes de détails délicieux! Enfin je suis obligé de faire une place au premier magazine en France dédié aux RPG: Le bien nommé Gameplay RPG, qui certes arrive un peu après l'apogée de tous les titres cités plus haut, ce qui lui coûte sa place dans ce classement, mais qui, en plus de posséder un style caractéristique incarné par la plume d'un Georges Jay Grouard survolté, est surtout une véritable lettre d'amour à l'attention de tous les amateurs de ce genre résolument à part.

N'hésitez pas à vous remémorer ici vos plus beaux moments en compagnie de ces magazines incroyables, et si vous avez comme moi, quelques trous de mémoire, je ne peux que vous orienter vers le site Internet d'Abandonware qui effectue un travail de conservation de toutes ces reliques du passé absolument prodigieux. Cela se passe par ici!

Et à très vite pour un nouveau Top 5 qui sortira du papier pour se replonger aussitôt dans un nuage de pixels bien sur!

Ajouter à mes favoris Commenter (28)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

La Super Nintendo est le reine incontestée des RPG? Peut-être bien! Mais la Megadrive a fait plus que se défendre, n'est ce pas? Aujourd'hui nous allons aborder un sujet qui a polarisé l'attention des amateurs et des spécialistes de la génération des consoles 16 bit. La Megadrive a connu un succès retentissant en Europe et aux Etats-Unis, on le sait, grâce à un catalogue de jeux particulièrement adaptés aux exigences de sa base de joueurs sur ces deux continents. Mais la donne était évidemment différente au pays du soleil levant, ou la Megadrive, loin d'atteindre la réussite escomptée, a acquis le status de curiosité vidéoludique, qui se concentrait sur un marché de niche, notamment dédié aux Shoot them'up alors en vogue. La Super Famicom elle, a bénéficié, en plus de l'aura de Nintendo, incontestable au début des années 1990 au Japon qui sort tout juste d'une intense NES-Mania, d'un catalogue de jeu bien plus orienté vers le consommateur nippon. Et notamment, elle a eu la chance d'accueillir un nombre sidérant de J-RPG. De quoi faire pencher assez nettement la balance en sa faveur!

Cette analyse globale est toutefois un peu trompeuse si l'on s'accordre à regarder dans les détails, car Sega au-delà de sa stratégie gagnante dans le reste du monde, a fait des efforts afin de s'attirer les faveurs des joueurs japonais, et notamment des férus de RPG. A l'initiative sur des styles aussi variés que novateurs, la 16 bit de Sega aura connu quelques Action-RPG de grande qualité, quasiment tous développés au Japon, et adressés spécifiquement à ce marché. Elle aura également été une terre d'accueil pour les premiers Tactical-RPG et Dungeon-RPG, à une époque ou le genre était quasi-inexistant sur console. Cette prise de risque concorde avec la volonté du constructeur de s'éloigner de l'image de jouet pour enfant que véhicule encore les consoles au début des années 90. Enfin, la firme au hérisson va proposer plusieurs suites à son RPG phare, Phantasy Star, développé par le génial Yuji Naka, qui ne touchera quasiment plus, à mon grand regret, au genre par la suite. Avec tous ces éléments, la qualité était forcément au rendez-vous et c'est ce que nous allons constater de ce pas, avec le Top 5 des plus grands RPG à avoir vu le jour sur Megadrive.   

 

Numéro 5: Landstalker: Le Trésor du Roi Nole

Nous sommes ici face à un Action-RPG, qui, ô surprise à trouvé son public au Japon, malgré toutes les difficultés de Sega d'imposer sa machine sur son territoire d'origine. Et pour cause, à sa sortie, Landstalker: Le Tésor du Roi Nole est un titre qui donne vraiment envie que l'on s'intéresse à lui! Graphiquement très réussi, la patte du studio Climax Entertainment qui officiait également sur Shining Force, est bien présente et donne au jeu un indéniable charme. On comprends au premier coup d'oeil que l'aventure sera épique. Inutile d'en rajouter pour comprendre que le titre à fait baver tous les afficionados de Zelda: A Link to the Past et autre Secret of Mana, faisant la fierté des possesseurs de Megadrive. Manette en main, l'expérience est globalement à la hauteur des attentes. Le jeu est très beau en mouvement, les musiques sont entrainantes et parfaitement dans le ton, et l'univers qui se déploie sous vos yeux est coloré et enivrant. Le principal reproche viendra de sa maniabilité parfois un peu étrange, liée à une vue isométrique, qui fatalement, lui portera préjudice dès lors que votre héros devra traverser les caves ou donjons remplis de plateformes et précipices. Les chutes ne manqueront pas, et feront de certains passages, déjà labyrinthiques, un enfer. Heureusement ceux-ci sont assez peu fréquents, et situés essentiellement en fin d'aventure, ou concentrés sur les niveaux optionnels. Climax était sans doutes conscient des limites causées par cette vue isométrique si spécifique, et c'est tant mieux! Il en ressort une aventure longue, passionnante, à même de convaincre n'importe quel amateur d'Action-RPG. Un grand jeu de la console que j'ai eu le bonheur d'expérimenter sur le tard mais que je ne regrette pas d'avoir terminé, après en avoir bavé comme jamais sur un dernier niveau démoniaque, qui donnera beaucoup de fil à retordre même aux plus expérimentés d'entre vous! La moindre des choses était de lui accorder une place ici aujourd'hui, et ce malgré un plateau par ailleurs très relevé!     

 

Numéro 4: La Légende de Thor

Non content d'être un compositeur de renom, Yuzo Koshiro va se lancer avec la société familiale Ancient, purement et simplement dans la création de jeux vidéos. Et il va le faire avec un certain succès! Dans la foulée de l'incontournable Streets of Rage 2, Ancient va développer un savoir faire intéressant et proposer quelques titres qui lui valent toute ma symphatie. Certes, des jeux comme Robotrek ou Vatlva ne sont pas de gros blockbusters, mais il s'en dégage un charme indéniable. Et dès lors qu'Ancient s'en donne les moyens, on est en droit de s'attendre à une proposition de qualité. Et c'est bien ce qui va se produire, avec la sortie de La Légende de Thor en 1994 sur Megadrive. Un Action-RPG, encore un, de très belle facture! Si Landstalker était graphiquement réussi, que dire de celui-ci, si ce n'est qu'il entre directement dans le cerle fermé des plus beaux jeux de la console. Une fois le tout animé, on en reste bouche bée. Voir son héros exécuter des attaques sautées, accompagné d'un djinn élémentaire tout en couleurs et en rondeurs superbe, qui lutte à vos côtés, est une vrai régal pour les yeux. Les attaques disponibles parlons en justement, puisqu'elles sont nombreuses, et apportent au gameplay une variété plus que bienvenue. Si l'on ajoute à cela que notre héros peut sprinter, s'accroupir ou sauter, on se retrouve avec ce qui se fait de mieux en la matière sur consoles 16 bit. Les djinns sont eux très ingénieusement mis en scène, et permettent au jeu de se doter d'une mécanique de puzzle redoutable. Mais alors, comment se fait-il que La Légende de Thor n'est simplement "que" quatrième de ce classement? A mon grand étonnement, lors de mes expériences en compagine du titre, j'ai trouvé la musique assez en deçà de ce qu'est capable de proposer Yuzo Koshiro, un comble! Enfin la durée de vie est assez limitée, l'île que l'on parcours et le nombre de donjons étant très restreints, empêchant de fait à Ancient de développer un scénario qui aurait pu être plus travaillé. Pas de quoi bouder son plaisir cependant devant cette merveille technique, parfaitement calibrée et toujours très agréable à parcourir.  

 

Numéro 3: Shining Force: The Legacy of Great Intention

Sans nul doute le jeu qui m'a fait acheter une Megadrive sur le tard. En tant qu'amateur de RPG, mon regard était immanquablement tourné dans un premier temps vers la Super Nintendo, qui en plus de proposer les incontournables de Nintendo, officiait en tant que plateforme exclusive pour les toutes nouvelles merveilles issues de chez Squaresoft. Il aura donc fallu, que l'on me plante manette en main face à Shining Force pour que s'ouvre à moi une toute nouvelle réflexion. Et si la Megadrive pouvait rivaliser en matière de RPG, et surtout proposer ce que l'on ne retrouve pas ailleurs, et notament sur la 16 bit de Nintendo? Car ce Tactical-RPG de Climax Entertainment est tout bonnement exceptionnel. Tout d'abord parce qu'il est, à sa sortie en 1992, l'un des très rares représentants du genre sur console de salon, mais surtout parce qu'il parvient déjà, à simplifier les codes du genre pour en faire un titre immédiatment accessible. Un véritable tour de force. Mais Shining Force ce n'est pas qu'une proposition grand public parfaitement calibrée, qui nous permet de découvrir un genre alors balbutiant. C'est aussi un enrobage graphique et musical d'excellente qualité. Chaque personnage rencontré, et qui va composer son armée, est bien mis en scène et charismatique. Chaque musique, accompagnant les phases de bataille ou celles ou vous déambulez dans les villages, est un régal pour les oreilles. Le scénario reste simple, le jeu n'oubliant pas non plus sur cet aspect, d'aller à l'essentiel, mais il est très prenant et vous plonge avec délice dans ce monde fantastique remplis de centaures, hommes-volants et autres montres mythologiques. Un coup d'essai, et un coup de maître, qui prends la forme d'une réussite incontestable, Climax signe ici, après le très intéressant Shining in the Darkness, le démarrage en trombe d'une série mythique du Tactical-RPG, qui connaitra pour notre plus grand plaisir, encore quelques épisodes glorieux.    

 

Numéro 2: Phantasy Star 4: The End of the Millennium

On l'a dit en introduction, Sega a mis sa série phare de RPGs à l'honneur sur Megadrive. Et après un second épisode formidable et un troisième opus plus contrasté, vient l'heure de proposer le jeu bilan, le RPG testament de la console pour le constructeur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il va mettre les petits plats dans les grands. Tout, au sein de Phantasy Star 4, respire la qualité. A commencer par un style graphique et une présentation de son histoire qui attirera tous les regards. Jamais les scénettes habituelles à la série et qui dévoilent le scénario, n'auront parues aussi dynamiques. Elles vous placent au coeur d'une histoire dont on se délecte tout particulièrement, le scénario étant une belle réussite. Mais avant d'en dévoiler tous ses contours, il vous faudra voir du pays, et dans la grande tradition de la saga, poser le pied sur plusieurs planètes. Le jeu est très long, mais il ne connait pas de baisse de rythme ou de régime pour autant. Une des principale raisons à cela, tient au système de combat, clairement en avance sur son temps, pour un RPG de 1993. Rendez-vous compte: le jeu vous permet de pré-enregister plusieurs combinaisons de coups pour chacun de vos personnages, qu'ils exécuteront automatiquement, pour un gain de temps précieux! Une option alors vraiment unique. Graphismes et présentation exemplaire, système de combat révolutionnaire et durée de vie ahurissante. Et si ce jeu était doté d'une bande son de qualité, serait-il un RPG d'exception sur toute la ligne? Rassurons-nous tout de suite, c'est un sans fautes. Puisque les compositions du duo Izuho Numata et Masaki Nakagaki collent parfaitement à l'action, avec notamment quelques morceaux qui accompagnent les combats, qui vous resteront longtemps en tête. Mais si nous sommes bien face à un RPG parfait dans tous les sens du termes, comment se fait-il que Phantasy Star 4 ne soit que second de ce classement?     


 

Numéro 1: Shining Force 2: Ancient Sealing

La raison est simple, il doit faire face à une très rude concurrence. Shining Force 2, que je considère être, aux côtés de Final Fantasy Tactics,  l'un des plus grand Tactical-RPG de l'Histoire, boxe peut-être encore dans une autre catégorie. C'est bien simple, il fait tout mieux que son aîné, Shining Force, qui était déjà en soi un jeu extraordinaire. Plus beau, plus complet dans son approche stratégique des combats et des possibilités offertes par les différents personnages, tout en gardant son incroyable simplicité d'accès. Plus long aussi, puisque le scénario s'étalera sur une campagne aux accents épiques qui prendra le temps de développer l'histoire de chacun des personnages centraux de l'intrigue, amis comme ennemis. Il en ressort une durée de vie considérablement ralongée, et quelques rebondissements intéressants, de quoi prolonger et profiter de l'expérience avec bonheur. Les musiques ne sont pas en reste, et elles sont au moins au niveau de celles du premier épisode, toutes excellentes. Le seul défaut, très minime, que je pourrais trouver à Shining Force 2 est sommes toutes assez relatif. Une fois vos personnages promus dans leurs classes respectives les plus puissantes, le jeu devient un poil trop facile, et nos héros marchent littéralement sur les armées ennemies. Notre protagoniste principal, Slade le ninja, ou Peter le phoenix sont alors quasiment invincibles. Pas de quoi rebuter qui que ce soit à poursuivre l'aventure, mais on aurait aimé avoir quelques sueurs froides lors du combat final par exemple. Que dire de plus sur ce fabuleux Tactical-RPG si ce n'est que c'est sans aucun doute le titre sur lequel j'ai passé le plus de temps sur ma bonne vieille Megadrive, essayant à chaque partie de parfaire mon équipe. Un jeu que je relance de temps en temps, juste pour me remémorer quelques souvenirs...et que je finis par parcourir de bout en bout tellement je suis, à chaque fois, captivé par ses mécaniques et son univers. Un must absolu!   

 

Quel beau plateau que celui de la Megadrive en matière de RPG en définitive. Une offre certes moins pléthorique que sa concurrente historique, mais de très grande qualité, et qui sait varier les styles avec justesse et succès. Et on peut constater que la liste ne s'arrête pas à ces 5 propositions ci-dessus. Le 6ème jeu de cette liste serait sans aucun doutes Soleil, que j'hésite à classer comme magnifique Action-RPG, ou jeu d'aventure. Quoi qu'il en soit, ce titre est un incontournable pour tout fan de Zelda qui se respecte. Ensuite, il convient de citer les quelques jeux qui ont déjà étés évoqués sur ce billet et qui sont tout à fait recommandables. A commencer par le premier effort de Climax, Shining in the Darkness, difficile, et aujourd'hui un brin désuet, mais néanmoins très réussi Dungeon-RPG. Phantasy Star 2 est lui un autre incontournable de la console, qui aurait mérité sa place ici s'il n'était pas surpassé dans un style similaire par son petit frère. Phantasy Star 3 est plus difficile d'accès mais il n'en demeure pas moins un très bon RPG également.    

Du côté du Tactical-RPG, et au-delà de l'inaltérable Shining Force, la Megadrive n'est pas non plus en reste, et  Langrisser puis Langrisser 2 sont de très solides représentants de leurs genres respectifs. Je ne peux que chaudement vous recommander le récent remake Switch de ces deux épisodes initialement parus sur la 16 bit de Sega, et pour le second demeuré au Japon. Cette refonte dépoussiérant les deux titres et offrant, enfin, une visibilité digne de ce nom à cet excellent 2nd épisode. Surging Aura lui aussi est seulement disponible en japonais à l'heure ou je vous écris, mais s'il y a bien un RPG qui mérite sa traduction ou, mieux un remake c'est bien ce splendide effort de Sega himself. Enfin, comment ne pas prendre en compte les efforts de studios indépendants pour encore et toujours faire vivre la Megadrive au XXIè siècle, et toujours et encore proposer des titres, parfois très bons sur le support, plus de 30 années après sa commercialisation. Le plus bel exemple en matière de RPG est peut-être le jeu du studio WaterMelon,  Pier Solar and the Great Architect, qui n'a pas à rougir face aux ténors de l'âge d'or du RPG nippon des années 90. Alors qui sait, le meilleur RPG sur la console n'est peut-être tout simplement pas encore sorti!  

N'hésitez pas à me faire part de vos aventures favorites sur une console qui a décidemment bien de la ressource toutes choses bien considérées. Je serais ravi de me remémorer mes plus beaux instants avec vous sur ces incroyables RPG.

Et à très vite pour, je l'espère, un nouveau Top 5 plein d'étoiles et de fantasies...

Ajouter à mes favoris Commenter (17)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Confinés que nous sommes en cette année 2020, quoi de plus logique que de rêver de nous évader dans de grands espaces! Certains d'entre vous passent peut-être leur soirées à regarder des documentaires sur la nature, qui nous transportent vers de verts paturages, des océans somptueux et des canopées grandioses. Mais s'évader c'est aussi la possibilité pour l'homme de se remémorer ses propres conquêtes, et notamment celles qui lui ont permises de faire main basse sur des contrées parfois arides et moins hospitalières au premier abord. Et en cela, rien de plus emblématique que ce que nous racontent et nous montrent les films de western qui ont fait la légende d'Hollywood, et qui sont sans doutes la plus belle représentation d'une possible ballade à travers des territoires aux dimensions infinies. Bien sur le genre possède ses propres codes, d'honneur notamment, et ses travers historiques pas toujours heureux, mais force est de constater que la ballade dans le grand Ouest américain est toujours aussi belle sur la pellicule. Passer deux heures en compagnie de John Ford ou Sergio Leone et leurs troupes d'acteurs mythiques reste une expérience spécialement grisante.

Mais concentrons nous un peu sur le sujet du jour, ici on va parler jeu vidéo of course! Et si les western ont connu leur heure de gloire au cinéma, le genre n'en est pas moins absent pour le média qui nous intéresse, puisque jouer au cowboy et aux indiens est évidemment possible, manette en main. Et ce quelque soit la période et la console vers laquelle nous tournons notre regard. Entre Wild Gunman et Oregon Trail qui dès les années 70 permettent aux férus d'Arcade d'incarner un cowboy, jusqu'à l'incontournable Red Dead Redemption 2 sorti sur les plus récentes consoles de salon, l'attrait pour le far west semble ne jamais se démentir. De fait, un nombre considérable de titres ont pris place dans cet univers si particulier, et il serait difficile, voire impossible d'en sélectionner seulement cinq. Je vais alors me simplifier un peu la vie, et me réduire aujourd'hui à parler des meilleures expériences en la matière sur une seule et unique console. Et bien sur vous connaissez ma petite favorite depuis le temps...On va aller regarder de plus près ce que propose la Super Nintendo, et passer quelques minutes ensemble à nous remémorer le Top 5 des plus grands jeux ou vous pouvez incarner un cowboy sur Super Nintendo. Howdy!

 

Numéro 5: An American Adventure - Fievel goes west

Et on débute sans tarder par une adaptation d'un long métrage animé, histoire de bien faire comprendre à ceux qui en doutaient encore, que le cinéma et le jeu vidéo sont intimement liés sur la représentation de ce genre de jeu. L'adaptation en titre de plateforme sur la 16 bit de Nintendo, An American Adventure: Fievel goes West à été confiée à un studio d'expérience: Hudson Soft, et cela s'en ressent. Maniable, notre petit souriceau apprenti cowboy, Fievel de son prénom, réponds au doigt et à l'oeil. Le titre est joli et coloré, utilisant à bon escient la palette de couleurs de la console. Le jeu est certes un peu facile et très court, puisque composé de cinq mondes que l'on parcours en moins de trente minutes montre en main, mais il n'en demeure pas moins que les niveaux sont relaxant, bien construits, et le tout est correctement animé à l'écran. Mention spéciale à ces stages qui nous font emprunter un moyen de transport original comme ce chariot de mine du 3ème monde. Bref, nous avons à faire à une réussite, certes destinée aux plus jeunes joueurs, et qui ravira avant tout les fans des films d'animation du même nom. Le soft possède néanmoins quelques défauts, qui l'empêchent de viser le haut du panier sur Super Nintendo en matière de soft de plateforme. A commencer par des musiques quelconques, même si pas déplaisantes. Plus gênant, certaines plateformes ne sont pas très visibles, et on peut les confondre avec le décor. Les ennemis quand à eux, n'offrent pas assez de variété, et malheureusement apparaissent un peu trop en boucle, appauvrissant d'autant le gameplay. Les boss ne font pas bien peur, et pour certains d'entre eux, nous avons même le droit à un bonus d'invincibilité afin de les vaincres encore plus facilement... Un assez bon jeu de plateforme tout de même, que les enfants vont parcourir avec plaisir donc, et qui se paie le luxe d'être bien meilleur que le matériau d'origine, puisque le film d'animation lui, n'est vraiment pas terrible...

 

Numéro 4: The Great Battle 5

En voilà un titre étrange, avec un thème bien particulier, celui du...western galactique! On débute notre périple, et dès l'introduction, la mise en avant d'une option 2 joueurs, parmi 4 personnages sélectionnables constitue une belle surprise. Le titre démarre passé une introduction en guise de mise en bouche, sur les chapeau de roues, avec un boss dans le plus pur style de...Wild Guns, autre jeu Super Nintendo dont nous allors immanquablement parler bientôt, et vous mets ni plus ni moins que face à votre principal antagoniste pour une bataille au milieu d'un village en proie aux flammes. Très belle et rude entrée en matière, ce tout premier boss après quelques secondes de jeu seulement, étant particulièrement corsé! Rassurez-vous, la suite est tout aussi acceuillante, et dès les premiers instants de votre aventure sous la forme d'un jeu de plateforme action, vous allez vous retrouver à virvolter dans les airs entre ennemis qui respawnent à l'envie, et précipices à gogo, avec l'obligation de calibrer vos sauts et délivrer vos attaques avec une grande précision. Une difficulté digne de celle d'un Megaman, pour un titre qui en possède nombre de qualités, même si à mes yeux, la musique est un peu en deça de son modèle, mais ici, difficile d'égaler le maitre. Mais surtout, la maniabilité n'est pas aussi parfaite qu'avec le blue bomber, et la hitbox de vos héros un peu trop large à mon goût, même si elle reste plus qu'acceptable. Toutefois, le jeu vous offre manette en main, une variété et un pannel d'actions fort appréciable, entre glissades, rush vers l'avant, attaques chargées et changement de personnages à la volée afin de déployer encore plus de capacités. Banpresto nous gratifie d'un titre vraiment complet techniquement, qui plus est très réussi graphiquement, avec de magnifiques effets en tous genres, et une animation irréprochable, qui alterne avec brio entre phases d'action plus classiques et phases en mode 7 réussies. Un très beau titre, trop méconnu et qui mérite toute l'attention des adeptes de titre d'action en 2D, fan de western ou non. 

 

 

Numéro 3: Gunple Gunman's Proof

Que serait devenu Link sur 16 bit s'il était né au pays des cowboys? Il aurait sans doutes ressemblé à Gunple Gunman's Proof. Reprenant le style et les codes de Zelda: A Link to the Past, ce titre méconnu car sorti uniquement au Japon et très tard dans la vie de la console, le même jour que Final Fantasy 7 sur PS1 pour être exact, fait partie de ces perles passées sous le radar de nombreux joueurs, adeptes de jeux d'action aventure dans la veine de ce que propose le héros d'Hyrule. Tout amateur du genre se doit de foncer découvrir ce titre oublié, et ainsi découvrir un monde qui s'inspire de l'ouest américain, avec une touche supplémentaire, toute nippone,  qui voit l'arrivée d'extraterrestre, chambouler la vie de notre héros et des habitants de sa petite ville paisible. En visionnant quelques images du jeu, on comprends en un coup d'oeil que l'aventure se déroule exactement sur le modèle de son mentor, Zelda: A Link to the Past, et le style graphique, les déplacements du héros vue de haut, l'acquisition de nouvelles armes ou pouvoirs, et surtout la progression du titre à travers le parcours de donjons, avec à la clé quelques énigmes à résoudre, nous rappellent au bon souvenir de la légendaire production de Nintendo. Est-ce un mal? Absolument pas! Gunple Gunman's Proof est superbement executé, les graphismes sont colorés et fins, l'animation parfaite, la difficulité bien équilibrée, même si le titre est un poil court avec seulement 8 donjons. Mais ceux-ci sont accrocheurs et le bestiaire croisé toujours intéressant. Notre héros réponds qui plus est au doigt et à l'oeil, et western oblige, abat ses ennemis non pas avec une épée, mais avec un pistolet ou d'autres armes un peu plus puissantes comme à l'aide d'un célèbre shotgun. Le tout dans le respect du style kawai et enfantin qui caractérise ce type de production bien entendu! Une vraie réussite que ce Gunple Gunman's Proof que je vous encourage vivement à lancer, maintenant qu'une traduction anglaise est disponible qui plus est.

 

Numéro 2: Wild Guns

Après The Great Battle 5 et Gunple Gunmans's Proof, vous reprendrez bien un peu de western spacial? Si c'est pour jouer à Wild Guns pour ma part, c'est évidemment oui! Ce titre développé par Natsume, à la hâte qui plus est, et par une équipe réduite va se retrouver forcée de se concentrer à l'essentiel. Mais le créateur d'Harvest Moon n'est pas un développeur débutant, et de cette contrainte va naitre un grand jeu d'une équipe qui s'est clairement dépassée à l'occasion, relevant le challenge haut la main. Wild Guns est un titre aux mécaniques simples, qui consistent à tirer sur tout ce qui bouge, mais un titre diablement prenant et difficile à maitriser. L'action y est en effet intense, et que l'on incarne Clint ou Annie l'un des deux héros disponibles, en vue à la troisième personne, afin d'affronter une véritable armée de cowboys, et robots qui vont revêtir les formes les plus improbables, on est assailli par un déluge de balles que l'on sera bien en peine d'éviter malgré toutes les possibilités qu'offre le gameplay. L'option deux joueurs offre alors un réél avantage afin de de venir à bout de la menace, et promet des parties endiablées entre amis, qui nous verrons shooter, lancer des bombes ou utiliser notre lasso à tout va, afin d'immobiliser les ennemis les plus retors. Le titre est aussi intense qu'il est court, composé de 5 stages que l'on peut parcourir dans l'ordre que l'on souhaite, plus un stage final, mais avant d'en voir le bout en quelques dizaines de minutes, votre maitrise devra être parfaite. La réalisation est elle juste bluffante, les graphismes sont superbes, les animations et la maniabilité sont ce qui se fait de mieux sur la machine, et la musique est entrainante comme il se doit pour accompagner cette action trépidante. Un grand jeu de la Super Nintendo, dans le plus pur style des titres d'Arcade du début des années 90, vers lequel on revient toujours avec autant de plaisir. Un titre intemporel en définitive et peut-être la plus belle réussite de Natsume sur cette génération 16 bit. Pas mal pour un titre mineur développé à la va vite... 

 

Numéro 1: Sunset Riders

Assez parlé de western spaciaux. Revenons au bon vieux produit d'origine, le western pur et dur, avec ses chevaux et ses trains parcourant de vastes espaces sauvages, et ces hommes sans foi ni loi qui vont chasser les fauteurs de trouble afin de toucher la rançon promise par les autorités locales. Sunset Riders est une ode au western traditionel, certes, mais à la sauce japonaise, puisque c'est Konami que l'on retrouve à la barre de ce monument du Run & gun. Et des fauteurs de trouble nous allons en croiser ici. Nos héros, au nombre de quatre, ne seront pas de trop pour venir à bout des infames sbires de Sir Richard Rose, méchant improbable qui se bat, dans son palais entouré de roses, vêtu d'un smoking blanc immaculé. Conservant l'essentiel de ce que la version Arcade proposait 2 ans plus tôt, Sunset Riders sur Super Nintendo permet à deux joueurs en simultané, d'aller faire la peau à ce satané dandy botaniste, en traversant un paysage de western coloré et très varié. D'une ferme qui verra du bétail vous foncer dessus, à une course poursuite à cheval, en passant par une virée en train, ou une plus controversé, une chasse aux indiens, tous les clichés du film de genre sont bien présents. Mais au-delà du thème et de l'atmosphère particulière qui s'en dégage, c'est la technique de ce titre qui en fait un incontournable du genre. Konami oblige, la réalisation est un sans fautes. Vos personnages hauts en couleurs répondent au doig et à l'oeil, le level design de chaque niveau est savamment étudié, et les combats de boss pariculièrement réussis et savoureux. Les animations et les musiques sont dans la droite ligne de ce que propose le développeur, alors en plein âge d'or, puisqu'elles sont toutes exceptionnelles. Tout ceci fait de Sunset Riders sans doute l'un des plus grand titre de western jamais sorti sur consoles, et l'un des Run & gun les plus marquant de sa génération. Burry me with my Sunset Riders!

 

Nous voici arrivé au bout de notre périple à travers les vastes étendues ouest américaines sur Super Nintendo. On rentiendra que le genre a correctement été représenté sur la divine console de Nintendo, et que quelques titres majeurs ont usé avec efficacité et bonheur de ce thème particulier, qui nous l'avons dit, traverse les époques avec toujours autant de succès. Et au-delà d'un 6ème titre paru sur la console qu'il est bon de mentionner: le plus que correct Tin Star, qui nous permettait d'utiliser entre autre, et c'était malheureusement trop rare, le SuperScope 6, au sein d'une aventure haute en couleurs, il me semblait utile de faire un rapide tour d'horizon sur les quelques des titres qui ont marqué à leur manière l'Histoire du jeu vidéo, et entériné un peu plus le western dans l'inconscient collectif. Puisque, faisant suite au Oregon Trail et Wild Gunman cités en introduction, on verra que quelques grand développeurs vont faire honneur au genre. 

A commencer par Capcom, qui va nous gratifier sur Arcade, puis sur toutes les consoles de la place, du bien nommé Gun.Smoke, un Run & gun de légende qui forgera le savoir faire du roi de l'Arcade. Impossible un peu plus proche de nous dans le temps, de ne pas mentionner la saga des Wild Arms qui aura fait les beaux jours de la PS1 et PS2, et le bonheur de tous les adeptes de RPG, proposant quelques épisodes de très belle qualité. Il convient de citer également la saga des Desperados, redoutable série de simulation tactique sur PC. Et histoire de boucler la boucle, Gun.Smoke dont le successeur sprirituel se nomme Red Dead Revolver, sera la source d'une série reprise par le géant Rockstar, et qui terminera de faire du western vidéoludique un jeu très grand public, proposant au joueur au travers de la série des Red Dead Redemption, une véritable simulation réaliste nous permettant de vivre pleinement les joies du grand ouest sauvage. Mais finissons par une note plus légère, et un titre plus en phase avec le contenu habituel de ce blog, et citons pour conclure ce magnifique titre d'Arcade qu'est Wild West C.O.W.-Boys of Moo Mesa, qui mérite sans nul doute toute votre attention pour sa réalisation 2D superbe, et surtout pour son esprit complètement barré qui vous verra incarner des bovins grimés en cowboys!

N'hésitez pas à relater ici vos plus belles expériences, manette en main et éperons aux bottes à travers ce grand ouest magnétique.

Et à très vite pour un nouveau Top5...tout en musique!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

A la fin des années 90 & début des années 2000, je passais un partie de mes journées à faire vivre un site internet qui répondait au doux nom de T.G.Cid. C'était comme le disent certain, le bon vieux temps. Celui ou l'on pouvait proposer, en plus de tests des plus grands J-RPG de l'époque que nous découvrions alors en plein milieu d'un âge d'or pour le genre, les musiques de nos jeux et compositeurs préférés, qui figuraient en ligne aux côtés de ces écrits depuis longtemps perdus et oubliés. Proposer des OST de nos J-RPG favoris peut sembler commun aujourd'hui, mais à l'époque, pas de Youtube et autres plateformes d'échange massives existantes. Notre site et notre forum étaient devenus un point de rencontre, certes modeste, pour tous les amoureux de musiques de J-RPG. Afin de clore cette petite partie nostalgie comme il se doit, j'en profite pour adresser de très chaleureuses salutations à mon ami et acolyte de l'époque, Elbos, véritable maitre du design qui a passé quelques nuits blanches notamment, à concevoir et faire vivre ce superbe écrin.

Revenons maintenant dans le présent, et abordons plus sérieusement le propos du jour. Comme vous avez pu le lire en titre, nous allons parler aujourd'hui de composition et de musique. Et pour être plus préçis d'artistes qui ont exercé leur talents dans le domaine de la musique de jeu vidéo sur un genre bien particulier, le J-RPG. Ces compositeurs dont nous allons découvrir la liste, ont tous participé à leur manière au rayonnement international d'un genre qui a connu une période faste quand la Super Nintendo était en train de proposer ses dernières pépites, et que le jeu vidéo tournait son regard vers les consoles 32 bit. Permettant aux talentueux hommes et femmes que nous allons évoquer, de donner la pleine mesure de leurs capacités. Je vais donc aujourd'hui me focaliser sur ces quelques noms qui sortent du lot, et choisir, en toute subjectivité, un Top 5 des mes compositeurs préférés, afin d'en dégager 5 morceaux parmi les plus parlants, tous issus de 5 J-RPG différents! En avant pour une belle petite programmation musicale en perspective! 

N'hésitez pas à cliquer sur les liens qui vous redirigerons directement sur chaque piste de musique.

 

Numéro 5: Yoko Shimomura

Yoko Shimomura connait des débuts retentissants, puisqu'elle compose dès ses premières années, au sein de chez Capcom quelques morceaux devenus célèbres, voir illustres. Qui n'a jamais entendu résonner ses fameuses compositions sur Street Figher 2 ou Final Fight?  Mais la jeune femme se passionne dès les premiers instants pour le RPG, et souhaite apposer sa marque sur les plus grandes productions de l'archipel. Avant de quitter Capcom pour rejoindre tout naturellement Squaresoft, elle va néanmoins nous gratifier d'un morceau sur le premier RPG jamais réalisé par le grand spécialiste du Beat Them'up, Breath of Fire, paru en 1993 sur Super Nes. Le morceau Breath of Fire - Trade City, son premier morceau composé pour un J-RPG donc, pose les bases de ce que va devenir son style, une fois entrée chez le géant du genre au Japon. Après quelques essais concluants chez celui-ci, notamment sur le premier jeu de la série Front Mission, Yoko Shimomura va réaliser un premier rêve: Composer la bande son d'un premier titre d'envergure internationale, avec qui plus est, le célébrissime Mario comme héros. Ses arrangements sur le morceau  Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars - Beware the Forest's Mushrooms , vont en faire un incontournable de cet OST très réussi, et faire de Yoko la compositrice attitrée de la série, qu'elle va suivre pendant très longtemps, et notamment pour un bon nombre de ses déclinaisons sur consoles portables. Va suivre une période ou Squaresoft, qui marche sur l'eau, va lui proposer de composer pour quelques jeux d'envergure, tels que Parasite Eve, et surtout, prendre la suite d'Hiroki Kikuta afin d'accompagner la sortie de Legend of Mana, quatrième volet de la série des Seiken Densetsu. A l'image de ce morceau, Legend of Mana - Colored Earth, la bande son proposée est magistrale, et propulse encore un peu plus Yoko sur le devant de la scène. C'est à cette période que Squaresoft, mets en place un projet fou de coopération avec Disney, qui va voir naitre une toute nouvelle série majeure dans leur catalogue. En toute logique, Yoko Shimomura, très en vue, est appelée pour superviser la réalisation de l'OST qui accompagnera la sortie mondiale de Kingdom Hearts, et des thèmes sensationnels tels que Kingdom Hearts - Hikari Ochestral résonneront sur les PS2 de tous les férus d'Action-RPG. Fidèle à Squaresoft, devenu SquareEnix, la compositrice se verra offrir en 2016 un autre magnifique cadeau, puisqu'elle prendra la direction musicale du 15 épisode de la saga Final Fantasy. Et si le jeu a souvent été décrié, la bande son est, elle, à l'instar du morceau rempli de mélancolie qui accompagne notre personnage principal,  Final Fantasy 15 - NOCTIS, à la hauteur du talent de Yoko Shimomura, stratosphérique.

 

Numéro 4: Motoi Sakuraba

Le très prolifique Motoi Sakuraba est un touche à tout qui s'intéresse à tous les genres de jeux. Depuis ses débuts, à la toute fin des années 80, ou il marque ses premiers auditeurs sur Megadrive, le jeune membre de la Wolf Team va se faire une solide réputation dans le domaine du J-RPG, et Star Ocean ainsi que Tales of Phantasia seront en cela les deux titres qui vont lui mettre le pied à l'étrier. Deux titres promis à une grande destinée, et qui vont donner naissance à deux saga phares du genre. Tales of Phantasia - The Dream Will Never Die reste le morceau le plus emblématique du lot, pas tant pour ses qualités musicales, mais pour la bonne et simple raison qu'il est le premier, et unique à ma connaissance, titre chanté sur Super Famicom. La saga des Star Ocean n'est pas en reste, et opérant un rapprochement avec le développeur tri-ace lors de la réalisation du premier volet, Motoi va laisser parler tout son talent sur sa suite directe, Star Ocean: The Second Story, ou après quelques essais sur consoldes 32 bit à travers des pépites telles que Shining Force 3, il va nous gratifier d'une bande son magistrale. Ecoutez Star Ocean: The Second Story - We Form in Crystals , vous serez forcément conquis. Et le bougre ne va pas s'arrêter en si bon chemin avec tri-ace. Conservant la baguette pour leur prochain RPG sur PS1, il va réaliser peut-être sa plus belle oeuvre en 1999, à l'occasion de la sortie de Valkyrie Profile. Un jeu qui va lui permettre de concevoir les thèmes guerriers les plus fous, à l'image de la démesure offerte par le jeu lors de scènes souvent poignantes. Le court mais très pércutant Valkyrie Profile - Turn Over a New Leaf en est un excellent représentant. Afin de parfaire sa place au soleil, le compositeur, qui s'est également rapproché de Camelot grâce à la saga Shining Force, va se voir proposer la réalisation de la bande son d'un jeu sur GBA. Une console dont on connait aujourd'hui toutes les limites en matière de rendu musical. Cela ne va pas empêcher notre homme de proposer sur le premier Golden Sun, les thèmes les plus marquants jamais élaborés sur la portable de Nintendo. Dans son style caractéristique, Sakuraba fait cracher ses tripes à la GBA sur le morceau Golden Sun - Saturos Battle Theme. Au tournant du millénaire et entre deux jeux de tennis, le très fécond musicien nous gratifiera de ses créations sur quelques belles séries de RPG, comme celles présentes sur Eternal Sonata. Mais l'OST la plus marquante reste à mes oreilles, celle qui accompagne en 2003 la sortie de Baten Kaitos: Eternal Wings and the Lost Ocean, ou ce travailleur acharné prouve une nouvelle fois avec, Baten Kaitos: Eternal Wings and the Lost Ocean - Violent Storm, qu'il est un acteur majeur du J-RPG. On lui souhaite le meilleur pour Eiyuden Chronicle, très attendu par tous les fans de Suikoden

 

Numéro 3: Hitoshi Sakimoto

Compositeur prolifique lui aussi, Hitoshi Sakimoto va longtemps mener une carrière musicale qui le verra alterner compositions pour les plus grands Shoot them'up de l'époque, tout en devenant le compositeur attitré du développeur Quest. Ce dernier va progressivement se spécialiser dans le RPG et les jeux de stratégie, et après des débuts remarqués sur des titres tels que Treasure Hunter G, et surtout, Ogre Battle: March of the Black Queen, l'association de Quest avec Squaresoft autour de la création de Final Fantasy Tactics va enfin faire exploser la renomée de ce compositeur émérite, qui, fait important à noter, travaille souvent de concert avec son collègue et ami, Masaharu Iwata pour l'essentiel de ses créations. Le thème qui accompagne nombre de vos batailles, Final Fantasy Tactics - Trisection, va, entre autres, faire de Sakimoto un homme qui compte dans le paysage vidéoludique japonais. Décidé à ne pas s'arrêter en si bon chemin, le compositeur poursuit son travail aux côtés de Yasumi Matsuno et ses équipes chez Quest, qui se rattachent définitivement au giron de Squaresoft, proposant alors un jeu majeur de l'histoire de la PS1. Le diabolique et magnifique Vagrant Story. Hitoshi perfectionne encore son style et offre quelques morceaux d'anthologie pour accompagner Ashley Riot dans les méandres du Léa Monde. Le morceau Vagrant Story - Undercity, aux accents cryptiques, fait froid dans le dos. Une telle réussite va lui ouvrir grand les portes au sein de chez Squaresoft, et il se voit confier en toute logique, la bande son du prochain Final Fantasy. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le musicien va littéralement tout donner pour faire de l'OST de Final Fantasy 12 une merveille. L'écoute de Final Fantasy 12 - Esper Battle, qui ponctue les combats les plus délicats à mener en compagnie de vos héros, est toujours un bonheur à entendre. Après un tel accomplissement, difficile de rester cantonné aux productions de SquareEnix, et c'est avec une certaine logique que le compositeur tourne son regard vers d'autres développeurs, tels que Vanillaware pour lequel il va composer l'OST de bon nombres de leurs jeux, et notamment l'exceptionnel Odin Sphere. Mais c'est surtout Sega qui va mettre à nouveau Hitoshi sur le devant de la scène, en lui proposant de devenir le compositeur attitré d'une toute nouvelle série de Strategy-RPG. Valkyria Chronicles qui sort en 2008 sur PS3 est une réussite, et la bande son du jeu n'est pas en reste. Avec un titre tel que Valkyria Chronicles - Street Fighting, notre homme marque encore les esprits. Terminons ce tour d'horizon par un juste retour aux sources, puisque c'est avec le remake de Tactics Orgre: Let us cling Together, paru en 2010 sur PSP que l'artiste va se remémorer avec plasir ses plus belles années aux côtés de Quest et Yasumi Matsuno, offrant alors une mise au goût du jour de quelques morceaux sublimes. Tactics Orgre: Let Us Cling Together- Overture, vient conclure la liste d'aujourd'hui et s'écoute toujours avec autant d'émotion. Inutile de préciser que j'ai hate de jouer à 13 Sentinels: Aegis Rim cette année, pour découvrir à nouveau quelques thèmes de ce compositeur hors pair.

 

Numéro 2: Nobuo Uematsu

Impossible d'évincer le compositeur attitré de la saga de J-RPG la plus en vue et célébrée au monde. Bien sur que Nobuo Uematsu est un vituose, et pour les quelques uns qui en doutent encore, veuillez suivre le guide vers ses compostions les plus emblématiques. Pour les autres, il ne s'agit bien évidemment que de se remémorer l'essentiel. Final Fantasy ne bébéficierait pas d'une telle aura sans les arrengements ingénieux de cet homme, pierre angulaire du J-RPG s'il en est. Si les sonorités d'un PC-8801 ou de la NES, sur lesquelles Nobuo fait ses premières armes ne permettent pas bien des folies, on devra de fait attendre l'avènement de la Super Nintendo afin qu'il puisse exprimer plus pleinement son talent. Et si les composition d'un Final Fantasy premier du nom ou encore de Final Fantasy Legend 2 sur Gameboy sont touchantes, c'est à travers la bande son de Final Fantasy 4 que cet artiste d'exception compose son premier chef d'oeuvre. Emouvantes et variées, les compostions de ce premier opus sur Super NES visent juste, et vont durablement marquer le destin de la série. Un morceau comme Final Fantasy 4 - Theme of Love, nous fait nous attacher aux protagonistes de l'aventure comme jamais auparavant. Mais la plus grandiose OST du maitre à paraitre sur Super NES sera bien celle du dernier volet à voir le jour sur la 16 bit de Nintendo. Final Fantasy 6 est un chef d'oeuvre de Squaresoft, un titre qui marque le démarrage d'un âge d'or pour la société, et pour le genre du J-RPG dans son ensemble. Et la bande originale qui l'accompagne se doit d'être à la hauteur de l'évènement. Le défi sera relevé haut la main par Uematsu, qui nous offre des compositions proprement incroyables. Entre les thèmes qui accompagnent chacun de vos 14 protagonnistes, et les véritables épopées musicales que sont les scènes de l'opéra, on ne sait plus dans quelle direction tendre l'oreille. J'arrête cependant mon choix sur Final Fantasy 6 - Dancing Mad, un morceau...de bravoure, de près de 18 minutes, qui me laisse sans voix après chaque écoute. On reprends ses forces! Et on attaque tambours battants la période la plus prolifique du compositeur qui se consacre alors exclusivement à la saga pour une longue période. De la même façon qu'il est obligatoire de faire figurer Nobuo dans ce classement, il serait impardonnable de ne pas citer Final Fantasy 7, le jeu et RPG phare de la PS1, qui a définitivement fait de la console un succès planétaire. Je ne commettrais pas un tel impair, d'autant plus que l'OST est, ô surprise, un véritable régal. Régalons-nous donc ensemble autour du très doux et mystique thème principal,  Final Fantasy 7 - Main Theme, qui accompagne Cloud, Aerith et nos héros sur la vaste carte du monde du jeu. Passons à présent au plat de résistance sur PS1, et ce même s'il m'a fallu pour cela, faire une croix sur la non moins sublime bande son de Final Fantasy 8, car l'OST du 9ème épisode de la saga est incontestablement une oeuvre majeure de la carrière d'Uematsu. La consigne d'un retour aux sources a été respectée par l'artiste qui nous offre, une nouvelle fois, quelques morceaux atteints par la grâce. Final Fantasy 9 - You're Not Alone, est de ceux-ci, qui nous font voyager avec bonheur dans ce monde délicieux et fantastique. Avec un artiste qui a quasiment dédié une vie en musique à Final Fantasy, et ce même si notre homme a composé pour d'autres jeux au cours de sa longue carrière, il m'était impossible de ne pas conclure ici par un morceau de Final Fantasy 10, premier jeu de la saga sur PS2 qui ouvre une nouvelle ère pour celle-ci, mais surtout, qui verra en parallèle l'empreinte du compositeur star, peu à peu s'amoindrir. Cela ne sera pas avant un barroud d'honneur par le biais de morceaux tels que Final Fantasy 10 - Silcence Before the Storm , qui feront définitivement entrer Nobuo Uematsu dans la légende.

 

Numéro 1: Yasunori Mitsuda

Avec Nobuo Uematsu, entre autres, le débutant Yasunori Mitsuda a été à très bonne école. Mais il a très vite été évident, que le jeune homme avait beaucoup de talent à revendre. Dans un style plus classique que son aîné, il va rapidement se faire une place parmi les grands noms du J-RPG. L'histoire est connue, le premier jeu dont il aura la charge en tant que compositeur se nomme Chrono Trigger, et en grand perfectionniste qu'il est, Yasunori va, à la sueur de son front, et jusqu'à en tomber gravement malade, créer une oeuvre musicale exceptionnelle. Je ne saurais pas par ou commencer pour vous présenter cette bande son dont chaque morceau est un enchantement, alors je vais mettre en évidence le tout dernier morceau du jeu, Chrono Trigger - Outskrits of Time, qui accompagne la splendide conclusion de notre aventure. Un incontournable absolu de la musique de RPG, comme on en entends à la pelle durant tout notre périple à travers ce jeu, véritable joyau de la Super NES. Et à peine le temps pour notre artiste de faire ses gammes sur la fameuse 16 bit, qu'il opère déjà sa transition vers la génération suivante, et surtout vers le format CD qui va lui permettre de laisser parler ses formidables mélodies. Second jeu majeur qui ponctue sa carrière, Xenogears est à la PS1 ce que Chrono Trigger est à la Super NES, un titre trop beau pour être vrai. Et pourtant, ce RPG existe bel et bien, et sa musique est, dans tous les sens du terme, divine. Ici encore difficile de faire un tri, alors je vous propose un morceau au titre particulièrement à propos: Xenogears - One Who Bares Fangs at God, pour ce jeu qui questionne de manière probante notre relation à la Foi. J'insiste au risque d'être redondant, mais l'intégralité de cet OST est une merveille, et avec un tel début sur PS1, Yasunori Mitsuda côtoie déjà les cieux. Pourtant, il va réussir à mon sens à se surpasser une nouvelle fois, pour honorer ce qui constitue sans doutes sa série de coeur, et quand Squaresoft mets en chantier une suite à Chrono Trigger, évidemment, Yasunori reprends du service et redouble d'efforts pour proposer une bande son encore plus folle que celle qui accompagne le mythique RPG de la Super NES. Le résultat? Ni plus ni moins que ce que je considère comme la plus belle OST qui a jamais accompagné un RPG. La musique au coeur de Chrono Cross est à jamais gravé dans ma mémoire et celle de nombreux joueurs, pour ses rythmes lents, savoureux, sublimes. De la première à la dernière note, on nage en plein génie pour cette bande son, alors plutôt qu'un long discours, je vous laisse apprécier, justement, toute la mélodie qui se dégage d'une composition comme Chrono Cross - Frozen Flame, ou chaque accord est un enchantement. Comment se surpasser encore après un tel accomplissement? Difficile, voire impossible, et s'il est vrai que le tryptique ci-dessus est prodigieux, il faut tout de même se l'avouer: La musique de Mitsuda va ensuite perdre quelque peu en qualité. Attention, pas de quoi en faire un compositeur commun, mais ses thèmes seront tout de même un peu moins marquants. Ecoutons tout de même ce superbe morceau issu d'une autre saga du J-RPG, parfois décriée, mais qui s'incrit indirectement comme une suite à Xenogears. Xenosaga Episode 1 - Last Battle. A l'exception d'un passage remarqué sur la série Shadow Hearts, Mitsuda se perd ensuite parfois, à l'instar de Motoi Sakuraba, sur la composition qui accompagne la sortie de titres de sport, pour lui, cela sera le football, avec la saga des Inazuma Eleven. Et il faudra attendre jusqu'en 2010 pour assister au retour du maitre sur un grand RPG, avec la sortie sur Wii de Xenoblade Chronicles. Une nouvelle fois l'oeuvre est magistrale, et le morceau Xenoblade Chronicles - Satorl Marsh (Night), qui devrait vous faire faire de beau rêves cette nuit, servira donc de magnifique conclusion à la playlist de celui qui occupe la première place du billet du jour.

 

 

Sacré billet! Un peu longuet je m'en excuse, mais le thème mérite que l'on s'y attarde un peu, et une fois n'est pas coutume, vous pourrez parcourir ce billet en musique, afin d'égayer un peu votre lecture. Vous vous doutez bien que la musique de J-RPG ne s'arrête pas à ces 5 seules personnes, et il est temps de se conformer à la désormais traditionnelle liste de ceux qui ont loupé de peu le coche. Pour commencer rendons un petit hommage à un grand nom de la musique de jeu vidéo, et donc du J-RPG dès lors qu'il s'y est essayé: Yuzo Kushiro, participe à l'aura qui certes, entoure la série des Ys, mais le titre que je retiendrais est plus récent, il s'agit de Etrian Odyssey 4 - Battlefield Storm, qui correspond bien à son style dynamique. Moins dynamique mais tout aussi, si ce n'est plus lyrique, le style de Hiroki Kikuta, a convaincu, à juste titre beaucoup d'amateurs d'envolées mélodiques. Et indéniablement, son travail sur Secret of Mana reste son chef d'oeuvre. L'écoute d'un morceau comme Secret of Mana - One of Them is Hope, nous le rappelle avec force.

Toujours du côté de chez SquareEnix, le pédigrée de Masashi Hamauzu, n'est pas en reste, et   même si je suis particulièrement féru de ses compositions pour Saga Frontier 2, c'est indéniablement son travail sur Final Fantasy 13 qui a marqué les esprits du grand public. Les compositions atmopshériques de l'artiste telles que Final Fantasy 13 - Dust to Dust se marient à merveille avec le jeu. Dans un registre quelque peu similaire, la très expérimentée compositrice Miki Higashino, déjà très en vue, puisqu'elle est à la baguette de séries issues de chez Konami telles que Gradius ou Contra, aura, pour la sortie de Suikoden, le bonheur de travailler sur son premier RPG. Le moins que l'on puisse dire est que son entrée dans le genre est fracassante, et l'on adhère immédiatement à son style très caractéristique. L'OST composée pour Suikoden 2 reste selon moi ce qu'elle a réalisé de plus abouti, et certains thèmes, tels que Suikoden 2 - Gothic Neclord,  sont tout simplement magistraux. Enfin, comment aborder un Top sur la musique de J-RPG sans évoquer le parrain du genre, le vénérable Koichi Sugiyama, dont les talents de compositeurs classique ont fait de la série des Dragon Quest un mythe. L'introduction de Dragon Quest 11 - Overture, composée et réarangée par un Sugiyama de plus de 85 printemps, est là pour ne pas vous le faire oublier.

N'hésitez pas à partager ici vos compositions préférées en matière de J-RPG. Le choix est pour le moins assez vaste, et je n'ai bien sur pas pu être exhaustif sur le sujet. Je compte sur vos talents de mélomanes.

Et à très vite pour un nouveau billet, que je vous garantis d'ores et déjà moins long! 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (19)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

En ces temps troublés, ou l'environnement, la santé et notre sécurité apparait en péril, il me semblait important de revenir aux bases, à l'essentiel! Pour résumer ce besoin, il est plus que jamais temps pour nous, de nous occuper au mieux de nos proches. En une formule, nous sommes ammené à vivre ces prochaines années dans un esprit qui se veut plus terre à terre. Cette idée qui nous invite à faire preuve de bon sens, porte également en son sein une connotation évidente, qui nous invite à nous rapprocher de notre bonne vieille planète bleue. C'est donc bien de cela dont nous allons parler aujourd'hui: un sujet éminemment important. L'exercice un peu particulier du billet du jour consistera à parler de ces jeux qui nous rapprochent un peu de notre chère Terre nourricière. Et quoi de mieux pour un jeu qui essaye de vanter ces mérites, que de porter, dans son titre, une référence immédiate à notre planète ou à la terre qui la compose?

Ces titres comme on va le constater, peuvent provenir d'horizons très différents. Et même s'ils ont tous en commun de porter le nom de notre terre, les messages qu'ils diffusent, le style de jeu qu'ils proposent, et leurs qualités intrasèques, comme on va pouvoir le constater, varient largement. Toutefois, devant le sérieux que nous impose le sujet, il convient de rappeller une évidence, puisqu'elle est l'objet même de ce blog, à savoir n'aborder que la crème de la crème du jeu vidéo. Nous allons nous attarder ici uniquement sur les 5 plus beaux représentants de ce genre bien particulier: Les jeux qui ont le titre le plus terre à terre qui soit! La tâche n'est vraiment pas aisée, j'en convient. Enfin, avant de débuter, si vous trouvez cette introduction complètement débile, c'est votre choix, mais n'oubliez pas une chose, la Terre c'est du sérieux, avoir les pieds sur terre, aujourd'hui est une quasi-obligation, bref être terre à terre, une qualité qui vous fera le plus grand bien! On vit vraiment une époque incroyable non?


Numéro 5: Hoshigami: Ruining Blue Earth sur PS1

Qui sont ces fameux Hoshigami, ces dieux des étoiles qui en veulent tant à notre planète, allant jusqu'à essayer de la mettre en lambeaux comme le suggère le titre de ce Tactical RPG sorti sur une PS1 en fin de vie? Le scénario d'Hoshigami: Ruining Blue Earth vous donnera évidemment quelques éléments de réponse. Si tant est que vous soyez en mesure de le vivre, manette en main. La faute à une difficulté ahurissante, vous obligeant à de longues scéances d'entrainement et d'optimisation de vos troupes, avant de partir à l'assaut de cette aventure qui emprunte et multiplie les clins d'oeil à de nombreux RPG. Le jeu rappelle avant tout nos plus belles heures passées sur Final Fantasy Tactics, duquel il s'inspire largement pour ses phases de combat mais aussi pour son histoire et son environnement médiéval-fantastique. Pas de quoi pour autant en faire un diamant aussi brillant que son illustre modèle. La faute à cette satanée difficulté, qui nous fait prendre tellement de détours, qu'elle nous fait même perdre le fil directeur de l'histoire et par la même, tout intérêt pour un scénario cependant plaisant. C'est fort dommage, car le système de jeu ravira sans nul doutes les acharnés du genre Tactical RPG. Les combats sont intéressants et permettent quelques subtilitées, à l'image de ces combos qui nous permettrons, par le biais d'un coup bien placé à l'aide de son arme, de pousser son ennemi vers ses plus proches alliés, qui le frapperont à leur tour. Un semblant de simulation de ping pong dans un RPG, il fallait y penser! Il faut également mentionner le système de magie, particulièrement exhaustif et intéressant, sur lequel on peut très facilement passer des heures entières afin de forger les sorts les plus utiles et puissants qui soient! Une aubaine pour les amateurs de l'optimisation à outrance, ce jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais il ravira les âmes les plus accrocheuses et les guerriers les plus persévérants. Un Tactical RPG résolument à part sur cette bonne vieille Terre!

 

 

Numéro 4: Red Earth sur Arcade

La planète bleue, c'est bien beau. Mais parlons un peu de la planète rouge! Elle mérite que l'on s'occupe un peu d'elle de temps en temps! Et quand c'est Capcom qui se dévoue, et qu'il en profite, en 1996, pour tester son tout nouveau CP3, on ne peut que se réjouir. Le résultat? Un très bon titre, à la hauteur de l'amour que porte le développeur à son genre de prédilection: le Beat them up en 2D. Red Earth, afin de sortir de la masse de titres du genre, s'appuie sur quelques éléments originaux. A commencer par la présence de zooms à l'écran dès lors que les combattants se rapprochent l'un de l'autre. Ce procédé, déjà courant chez SNK depuis quelques années, est une grande première pour Capcom, elle permet indéniablement de dynamiser les combats. Plus original, le jeu embarque avec lui quelques éléments issus du monde du RPG, avec en son coeur, une histoire qui nous relatera les exploits des quatres héros que l'on peut sélectionner afin de partir affronter ses ennemis. Ceux-ci sont tous plus incroyables les uns que les autres, mélanges improbables de dragons et dinosaures et autres créatures mythologiques aux accents antiques. Un système de level up, ainsi qu'une jauge de vie que l'on conserve d'un combat sur l'autre, éloignent encore Red Earth des classiques du genre. La réalisation absolument superbe de ce titre en font une véritable perle du jeu de combat en 2D sur Arcade, bien trop méconnu, et resté dans l'ombre de la superstar du CP3 que l'on ne cesse de couvrir de gloire, Street Figher 3: Third Strike. Il était grand temps de faire une place à ce jeu résolument à part dans la longue liste des titres d'Arcade qu'à pu développé Capcom, la vie est décidemment injuste sur la planète rouge. Essayez ce Red Earth trop méconnu si vous le pouvez, et sauvez cette Terre en péril! Je vous l'ai dit, tout est question de bon sens au sein de ce billet!

 

Numéro 3: Earthworm Jim sur Megadrive et Super Nintendo

Et puisque nous en sommes à parler de bon sens, une autre évidence est de jouer un jour, sur Megadrive ou Super Nintendo, au premier Earthworm Jim. Titre phare du développeur Shiny Entertainment, qui fort de son expérience sur les titres à licence made in Disney, nous sert ici un plat à base de vers de terre qui se veut bien savoureux. En dehors de sa réalisation somptueuse et de son level design parfois un peu confus, on retiendra surtout un humour complètement décalé et génial, incarné par un héros totalement improbable qui va enchainer les mises en situations toutes plus débiles les unes que les autres. Un exemple parmi tant d'autres? Et si je vous disais que le grand méchant de l'histoire n'est autre qu'un...petit poisson rouge dans son bocal! Quoi de plus logique quand notre héros est un verre de terre me direz vous! Et vous aurez bien raison! Earthworm Jim malgré une difficulté parfois rebutante n'en demeure pas moins un jeu de légende sur 16 bit, qui vous fera humblement garder les pieds sur terre, voire vous transporter six pieds sous terre! La galerie d'ennemis plus loufoques les uns que les autres et les pièges tordus des développeurs vont vous y aider! Heureusement, vous ne vous contenterez pas de faire de vulgaires trou au sol avec Jim, vous avez le droit de porter une armure spaciale avec des pouvoirs improbables. Faut pas déconner non plus! C'est donc pistolet laser à la main, et avec la capacité d'utiliser votre corps comme un lasso ou un hélicoptére que vous pourrez vous défendre! Un héros de jeu vidéo parfait en sommes, que ce petit verre de terre. Pour conclure sur le jeu qui occupe la troisième place du jour, évoquons un autre moment fort du titre: Le duel contre Snot, qui prends place lors d'un...saut à l'élastique au dessus d'une mare de poison! Notre petit Jim est bien brave de se lancer dans de telles aventures, et nous lui en sommes reconnaissant.

 

Numéro 2: EarthBound sur Super Nes

Le titre de ce jeu est pour le moins évocateur: Le lien à la Terre. Ce n'est pas rien, et pour justifier d'un tel titre, il fallait que le jeu soit à la hauteur de l'ambition qu'il exprime par le biais de ce simple mot: EarthBound. Est-ce la cas? Sous ses airs loufoques et résolument décalés par rapport aux canons du RPG de l'époque, le moins que l'on puisse dire c'est qu'à défaut d'être parfait, le jeu dégage une aura qui lui est propre, et en fait un expérience à part pour tout joueur qui s'y frotte. Bourré de petites idées et de scènes que l'on ne trouvera nulle part ailleurs, EarthBound se veut avant tout une quête initiatique, et surtout, une critique de la culture Américaine dominante. Bien plus qu'une aventure chevalresque pour sauver le monde, forcément plus classique. Abordant des thèmes parfois délicats à mettre en image, le jeu le fait pourtant muni de son humour désopilant, qui tombe souvent juste, sans doutes sa plus belle arme, et qui constitue donc la plus belle réussite d'un RPG par ailleurs aux mécaniques de jeu relativement simplistes. Le final d'EarthBound est peut-être une leçon pour nous tous, puisque c'est par le biais des émotions générées par l'humanité toute entière, que notre héros Ness et sa bande parviennent à mettre un terme à la menace que représente Giygas, le principal antagoniste de cet épisode. Si ce message n'est pas un exemple de solidarité et de bon sens ultime, alors je ne sais plus trop quoi vous dire...Si; une chose toute de même en conclusion: jouez à EarthBound, vous serez sans doutes émus, peut-être deçus, voire transportés, possiblement indifférents, mais vous ressortirez potentiellement de cette expérience un peu transformés à votre tour. Le jeu est de ceux qui invitent à la réflexion, et font du jeu vidéo un art à part entière, qui explore ses propres voies et apporte ses réponses aux grandes questions de l'humanité. En définitive, EarthBound mérite bien son nom.

 

Numéro 1: Earth Defense Force sur Super Nes, mais surtout PS2, XBox 360, PS3 et PS4

Earth Defense Force, notre dernier bouclier contre les menances extérieures, qui attaquent notre planète depuis l'espace! Un vaste programme. Et pour nous mettre en scène de telles menaces, les développeurs n'y vont pas de main morte. Car si l'on peut noter qu'il existe un titre nommé de la sorte sur Super Nintendo, développé par Jaleco et qui nous offre une expérience intéressante par le biais d'un Shoot them up malheureusement un peu trop classique pour sortir du lot, l'objet de nos attentions est bien la série développée par Sandlot. La saga qui s'apparente tout d'abord à un assemblage de titres au budget réduit,  va au fil des épisodes, aquérir une véritable aura auprès des amateurs, et aller jusqu'à proposer, en point d'orgue, avec Earth Defence Force 5 sur PS4, une expérience assez grisante. Shooter intense qui vous place au coeur d'une guerre sans merci entre des humains sur-armés, et des envahisseurs prenant la forme d'insectes géants, qui semblent tout droit sortis de l'oeuvre cinématigraphique de Paul Verhoeven, Starship Troopers. Le parallèle ne s'arrête pas là, puisque en plus d'une action débridée qui vous place au coeur du combat, l'humour qui se caractérise dans le film se retrouve par petites touches dans la série des Earth Defence Force. Beaucoup d'action, un peu d'humour et de dérision, ainsi qu'une réalisation toujours à la limite, tous les éléments sont réunis pour que la saga deviennent un objet de culte, qui voit le nombre de ses fans augmenter à la sortie de chaque épisode. Et si c'était Sandlot qui avait raison dans son approche d'un jeu vidéo qui ne se prends pas au sérieux, aussi bien pour son contenu et son propos que pour les moyens qu'il se donne, loin de ceux déployés par les fameux triple AAA, souvent beaucoup trop bien calibrés et convenus? Tenons nous là, le développeur terre à terre par excellence? On peut se poser la question, mais en attendant, il occupe la première place au sein du billet du jour, et ça comme le diront certains, ça pose son homme. A méditer. 

 

Un sacré panel que celui-ci, et qui permet de nous rendre compte de l'importance indéniable des histoires et concepts terre à terre qui habitent le monde du jeu vidéo. Inutile de rappeler ce qui a été dit en introduction, et demeurons optimistes pour l'avenir. Quel titre de dingue nous réserve l'avenir dans ce registre? Une suite encore plus folle à la série des Earth Defence Force? Sans aucun doutes, cette saga est définitivement lancée sur de bon rails et n'a aucune raison de s'arrêter en si bon chemin. Une suite à la série des Earthworm Jim? C'est au programme! Ce quatrième épisode en développement sera-t-il à même de nous faire oublier les déboires du ver de terre intergalactique, qui se cherche depuis un dyptique sur console 16 bit mémorable. Peut-on rêver d'une suite à EarthBound, ou, soyons fou, à Hoshigami: Ruining Blue Earth? Rien n'est certain à ce stade pour ces deux charmants RPG, les équipes de développement étant soit dissoutes depuis longtemps, soit très silencieuses sur le sujet. Il nous faudra être très patients.

Alors en attendant toutes ces hypothétiques suites, si nous nous concentrions enfin sur celui qui règne sans partage sur cette catégorie, le titre que j'ai omis de citer jusqu'à présent, à raison, au sein de ce classement, et qui regroupe peut-être toutes les qualités pour faire figure de soft ultime en matière de jeu terre à terre. Je veux bien entendu parler de la sublime simulation Sim Earth, qui se paye le luxe de raconter avec talent l'Histoire avec un grand H de la terre, notre terre, et nous permet de mettre les pieds et les mains dans le cambouis afin de nous permettre de vivre une aventure extraordinaire, et surtout, humblement de nous remémorer que nous sommes bien peu de chose au milieu de toutes ces espèces et phénomènes qui nous entournent. L'humilité comme je vous le disais est décidemment une valeur fondamentale à cultiver ces derniers temps...Retournons donc tous jouer un peu à Sim Earth s'il vous plait.

N'hésitez pas à apporter votre pierre à l'édifice, et décréter ici quel titre terre à terre est à vos yeux incontournable!

Et à très vite pour un Top 5 plus aérien...

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Édito

Joueur invétéré depuis 30 ans, ce blog a pour objectif de partager avec vous sur la base d'un classement limité à 5 titres, parfois absurdes, ou plus sérieux, une ou plusieurs anectdotes sur mes jeux préférés.

Et ce avec l'espoir de toucher votre corde notalgique, ou soyons fou, de vous faire découvrir ou redécouvrir un jeu méconnu! En toute subjectivité bien sur.

Bref un bon prétexte pour parler de jeux rétros, et communiquer sur cette passion.

Bonne lecture et bonne découverte de TOP 5! N'hésitez pas à réclamer un TOP 5 en particulier.

Archives

Catégories

Favoris