Trafalgar Square
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Messieurs, c'est bientôt Noël et par conséquent, la conclusion d'une année qui, je l'espère pour vous, a été extraordinaire. Et pour célébrer cet événement, je vous propose une chose pas originale pour un poil : faire un bilan de mon année de joueur.

Et franchement, cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant investi en matière vidéoludique, tant en argent qu'en temps. Moi qui était habitué à acheter tout les deux mois un jeu sur une console Nintendo, mes habitudes ont été totalement chamboulé.




Je vous donne donc rendez-vous tout dans une toute petite heure pour la première partie de ce dossier !


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Encore un petit dossier disponible sur le blog, qui ne passe pas des briques, certes, mais qui aura le mérite de me sortir de la routine des révisions.

Au total, quatre posts, pas fantastiques, bourrés de fautes et de mauvaises tournures, je le reconnais. Toutefois, j'ai cru comprendre que certain d'entre vous avaient été emballé par l'idée de revivre ces bons moments passés sur ce qui est tout de même une excellente console de la firme.

Si vous souhaitez donc avoir un aperçu rapide du contenu de ce dossier, n'hésitez pas à jeter un oeil au sommaire. Merci à tout ceux qui ont commenté et aimé ces articles, cela fait toujours chaud au coeur de voir que votre travail, aussi approximatif soit-il, est apprécié.

 

1. De Bons Débuts, Ma Foi ! | 2. Quelques Bons RPG | 3. La Reine du Multijoueur | 4. Une Pure Console Nintendo

 

Voir aussi

Plateformes : 
GameCube
Sociétés : 
Nintendo
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Comme toute bonne console Nintendo qui se respecte, le cube violacé a été le support de naissance de très grands jeux exclusifs, évidemment orchestrés par la firme "kyotoïte" mais aussi par des éditeurs-tiers, chose relativement unique et oubliée depuis la Super Nintendo.

On retrouve donc un Mario et un Zelda exclusif, deux même. Commençons par le porte-étendard de la marque qui revient au cours d'une aventure exotique, Super Mario Sunshine, qui propose d'incarner le plombier moustachu en vacance sur la très chaleureuse Île Delfino. Accusé à tort d'avoir pollué le territoire, ce dernier est donc chargé par les autorités locales de réparer les dommages qu'il aurait soi-disant causés et bien sûr de sauver la princesse Peach, de nouveau capturée par un personnage mystérieux...ou pas.

Innovation, l'ami italien est équipé d'un aspersoir qui lui permettra de nettoyer les tâches laissées par l'imposteur mais aussi de flotter quelques secondes dans les airs, voire même de bondir haut dans les airs. Ajout très sympathique qui enrichit un gameplay aux petits oignons, où Mario se révèle extrêmement maniable et vif, le titre charme par ses environnements très fins et très colorés, révélateurs des capacités techniques de la Gamecube. Titre riche et agréable à parcourir, cet épisode fera toutefois l'objet de débats, la faute à des caméras particulièrement mal placées et difficiles à appréhender et une légère répétitivité, les lieux n'étant pas au final si variés. Super Mario Sunshine demeure néanmoins une excellente expérience marquée notamment par une excellente prise en main.

 

 

 

Quant au Zelda, The Wind Waker, celui-ci va d'autant plus soulever les foules. Car oui, aux commandes du pseudo-elfe tout enrobé d'un style cartoon particulièrement seyant, l'aventure nous propose de voguer au gré des océans d'un monde d'Hyrule submergé, voyageant d'île en île pour accomplir une énième quête initiatique et particulièrement épique.

Grâce à ses musiques fantastiques, la caméra libre, son aspect "dessin animé" magnifique, cet épisode a séduit de très nombreux joueurs, convaincus par l'originalité de l'aventure, toutefois étonnamment interrompue aux deux tiers par une quête peu judicieuse et très mal vécue par les amateurs.

Autre retournement de situation avec la série Metroid. Emblème de l'action-aventure du début des années 90, Metroid Prime est confié aux développeurs américains de Retro Studios. Critiqué pour son aspect FPS considéré comme éloignant trop le jeu des sources de la série, l'opus propose au contraire une expérience très immersive, visuellement sublime, extrêmement longue et relativement unique sur console de salon, tant les créateurs ont mis en place une formule alliant parfaitement l'action et l'exploration. Un jeu symbole du talent du studio qui donnera à Metroid Prime une suite nommée Echoes sur Gamecube et une dernière sur Wii.

 

 

 

Création moins connue, plus perfectible mais tout de même très sympathique, Wario World offre enfin la possibilité d'incarner le rival maléfique de Mario ailleurs que sur une console portable. Oeuvre mêlant la plate-forme classique, l'action avec ses nombreux combats simplissimes justifiant la force du cousin bedonnant et l'exploration basique, Wario World ne restera cependant pas dans les mémoires. En effet, une caméra toujours placée sur le côté de l'ami Wario ne permettant pas de bien gérer la profondeur du décor rend l'expérience particulièrement pénible à intervalles réguliers. Qui plus est, l'impression de toujours faire la même chose est incontestable et nuit clairement au fun. Wario World demeure tout de même une aventure amusante...sans casser des briques.

D'ailleurs, vous connaissez Animal Crossing ? Vous savez, ce jeu né sur Gamecube qui vous permet d'errer sans but dans une ville peuplée d'animaux avec qui vous pouvez converser, faire des échanges...Et bien, sachez qu'à la manière d'un Sims, la série a connu un très beau succès au Japon essentiellement où le principe séduit les enfants. En effet, pas de progression, seul l'envie d'agrandir votre maison, d'entretenir ce très grand jardin et conserver de bonnes relations avec le perroquet d'à côté justifient ce titre.

Inutile pour certains mais tout de même extrêmement addictif pour ceux qui se donnent la peine de tenter l'expérience, Animal Crossing est typiquement l'un de ces phénomènes nippons transportés en Europe sans bénéficier du même succès. Il reste néanmoins un des jeux qui font le charme de la console.

 

 

 

Bien sûr, il n'y a pas que Nintendo qui s'active sur Gamecube. Souvenez-vous, jamais les éditeurs-tiers n'auront été aussi actif sur une console Nintendo. Souvenez-vous que Capcom aura développé exclusivement sur le support l'excellent et révolutionnaire Resident Evil 4, véritable tournant du gameplay de la série mais tout simplement du genre, qui va faire des petits par la suite, mais aussi le très atypique Viewtiful Joe, beat'em all 2d à l'ancienne très amusant, bien difficile mais visuellement original et caractérisé par la possibilité de ralentir ou d'accélérer le temps, ce qui influe particulièrement sur le gameplay. Un petit chef-d'oeuvre.

 

 

Je terminerai cet article en citant Metal Gear Solid The Twin Snakes, véritable refonte de l'épisode Playstation, qui offrait aux joueurs Nintendo la possibilité de découvrir sur leur console les prémisses d'une saga extraordinaire. Bien que ruiné par des cinématiques à la mise en scène accablante et par des graphismes inférieurs à MGS2, sorti bien avant sur Playstation 2, le titre offre néanmoins ce plaisir inimitable de vivre l'aventure de Solid Snake, personnage au charisme tellement fort.

 

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[ Archives - 2011 ]

 

J'avoue, le titre n'est pas des plus inspirés et ne révèle pas vraiment le contenu de ma pensée. Je vais d'ailleurs mettre fin au débat tout de suite : fort heureusement, Revelations est meilleur que Brotherhood, tout du moins plus abouti.

En revanche, je voudrai insister sur les nombreux points qui font de ce troisième titre mettant en scène Ezio Auditore une oeuvre plus intéressante, sûrement plus pertinente que AC Brotherhood.

Si au niveau du gameplay, il y a peu de nouveautés à noter, si ce n'est l'usage du crochet pas tellement révolutionnaire, l'apparition des bombes, sympathiques mais pas fantastiques et l'apparition de passages de défense de vos points de contrôle, relativement anecdotique...




Toutefois, le scénario est bien plus intéressant que celui de l'épisode précédent. Cela relève du paradoxe tant la conclusion de l'ami Ezio n'est pas un modèle de rythme et de rebondissement bien que tout à fait correct et honorable. Cependant, c'est en découvrant cette quête initiatique, la recherche approfondie du Florentin, que l'on comprend que cette aventure justifie un nouvel opus. Avec Brotherhood, on se rend compte au final que l'histoire n'était que prétexte pour l'Italien à visiter la ville de Rome, déjà aperçue à la fin de l'excellent Assassin's Creed II, qui a évidemment de sérieux airs de ressemblance avec la capitale du Nord de l'Italie.

A Constantinople, le sentiment de dépaysement est véritable. Le changement de lieu y est évidemment pour beaucoup mais la couleur, la variété de cette cité cosmopolite permet véritablement au joueur de s'évader. La proximité de la ville est d'ailleurs l'occasion pour les scénaristes de rapprocher l'assassin des origines de la saga, de Masyaf et de la Terre Sainte, où toute la fantastique histoire de la série débute.

Qui plus est, l'intégration de séquences permettant de contrôler Altaïr, permet de sentir le lien entre les Croisades et la Renaissance. Bien moins arrogant que dans le premier épisode, mis en valeur par une sagesse accrue avec le temps et surtout au contact de la fameuse Pomme d'Eden, Revelations est l'épisode qui consacre la grandeur de l'homme à l'origine de la bataille millénaire entre Templiers et Assassins, bien plus important qu'on aurait pu le croire.

Tandis qu'avec Brotherhood, l'expérience ne nous promet qu'une seule chose, remettre en scène des Borgias pourtant déjà vaincus, sortis de nulle part et qui ne servent qu'à ralentir la progression de l'Assassin italien.




Je ne vais pas aller beaucoup plus loin dans la réflexion mais véritablement, cette proximité entre ce dernier volet et les racines de la série permet d'offrir le meilleur épisode de la série. Dépaysant comme l'était le premier, abouti comme pouvait l'être le second, Revelations permet véritablement au joueur de s'évader bien que la démarche de produire un titre du genre tout les ans soit contestable.

Mais ce n'est pas ici le sujet du débat.

 

1.TrafalgarSquare | Assassin's Creed Revelations : L'Apogée d'Une Civilisation

 

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Fut un temps où la ligne internet, la bande passante, l'écran HD je-ne-sais-quoi et l'abonnement mensuel à une plate-forme de jeu en ligne relevait du superflu. A l'époque, un bon vieux cathodique, un bon jeu, quatre manettes et quatre potes, évidemment, suffisaient simplement et garantissaient une longue et belle après-midi de rires et de "déconnades".

Pour cela, la GameCube était une console merveilleuse. Dotée de ses quatre ports manettes, le cube de Nintendo était évidemment conçu pour offrir de tels divertissements, d'autant que les jeux disponibles dans sa ludothèque peuvent encore suffire aujourd'hui à passer d'excellents moments.

Bien sûr, c'est encore Nintendo qui s'est attelé à la tâche pour prouver qu'en matière de multijoueur local, ils sont les rois. Vous voulez des exemples ? Je vais vous en donner quelques uns.

Tout d'abord, Super Smash Bros. Melee. Suite d'un premier jeu déjà bien fendard sorti sur Nintendo 64, l'annonce de ce titre éveillait déjà en moi un fort sentiment d'attente. Et nous furent nombreux à ne pas être déçus. Si Super Smash Bros. premier du nom proposait déjà une formule originale, opposant les personnages les plus emblématiques de la firme de Kyoto au coeur d'arènes où la seule loi qui règne est celle du "SMASH", c'est-à-dire celle qui consiste à envoyer valser en dehors de l'écran ses adversaires.




Tout simple mais drôlement addictif, SSBM réussit un tour de force, celui de sublimer la recette en proposant un contenu monumental. Nombreux objets de collection à débloquer, une foule de personnages cachés, des tonnes de défis, une animation et un déluge d'effets plus impressionnants les uns que les autres sont autant d'arguments qui poussent les amateurs de Nintendo et les profanes à se lancer dans l'aventure. Et je peux vous assurer que ce jeu là, tout bête, a offert à mes potes et moi de très grands moments ensemble. Un très grand souvenir.

Tout aussi convivial, le troisième épisode de Mario Kart sur console de salon débarque sur GameCube pour offrir aux joueurs leur dose de carapaces rouges, de peaux de banane et de circuits particulièrement farfelus. Cependant, une grande nouveauté caractérise cet épisode si cher à mon coeur : la présence de deux personnages dans le kart.

En effet, il est désormais possible de partager son kart avec un coéquipier, un copain dont le seul rôle sera de gérer l'usage des items tandis que le conducteur fera de son mieux pour effectuer la meilleure course possible. Certains clament qu'il ne s'agit là que d'un gadget mais je peux vous assurer que de nombreuses équipes plus ou moins performantes se sont formées grâce à ce petit ajout pour notre plus grand bonheur.




Il est évidemment toujours possible de gérer seule son kart, le deuxième personnage n'étant alors qu'une coquille vide pour conserver la saveur naturelle des courses d'un Super Mario Kart. En y repensant, que de fous rires, que de retournements de situations, que de pains collés et de chatouilles faîtes pour assurer sa victoire sur le tracé ovale du Parc Baby. Du bonheur en barre.

Dans un genre similaire, on peut aussi penser aux Mario Party. Série de jeux apparus sur Nintendo 64 et quelque peu oubliés aujourd'hui du fait d'une exploitation légèrement abusive, la saga de Nintendo refont le principe simplissime du jeu de plateau à base de dés à la sauce Mario, Peach, Bowser & Cie.




Extrêmement simple dans sa conception, le jeu alterne phases de plateau où l'on déplace ses pions afin d'être le premier à atteindre l'étoile tant convoitée et mini-jeux variés et bien barrés où la dextérité et la malice des participants est mise à rude épreuve. Inutile en solo, le jeu prend tout son sel avec au moins deux personnes à ses côtés. Dès lors, les coups bas, les vols d'étoiles et de manettes seront vos armes les plus redoutables pour tenter de terminer premier de la partie.

Particulièrement lent dans son déroulement mais extrêmement défoulant à plusieurs notamment durant les mini-jeux, Mario Party fait partie de ces jeux sur lesquels on passe de très bons moments.

Je vais conclure avec une oeuvre plus confidentielle, moins renommée et mais tout de même bien amusante, Mario Smash Football. Mettant en scène encore une fois le célèbre plombier moustachu et ses acolytes, il s'agit là d'un jeu de football. Et oui, comme quoi, tout est possible !

C'est donc au cours de parties à 5 contre 5 que les qualités balle au pied de la famille de Nintendo sont mises en valeur. Frappes stratosphériques à la pelle, items rendant complexes les déplacements sur le terrain, tout est fait pour respecter les codes des jeux multi de la société nippone.




Particulièrement amusant à quatre, le jeu révèle toutefois quelques limites, les frappes au but ayant un résultat plus ou moins aléatoire malgré la possibilité de plus ou moins diriger la balle. Cela reste tout de même un bon défouloir, sympathique à l'occasion et particulièrement bordélique. Tout ce que j'aime, quoi.

 

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[ Musique Maestro ! ]

 

J'aime Onink. Vous savez pourquoi ? Parce-que lui aussi est un fan de Final Fantasy XII. Enfin, il me semble.

Car oui, Final Fantasy XII est un grand jeu. Certes, il souffre de certains problèmes issus de son développement chaotique mais franchement, quelle ambiance, quel style, l'esthétique, ce sentiment de grandeur et de liberté ! Clairement, le jeu est trop souvent oublié des amateurs. Peut-être s'éloigne t-il trop des codes fixés de la série ? Qui sait.

 

 

Bref, de toutes manières, si l'on part du postulat que Final Fantasy XII est excellent, cela peut être justifié aussi par la grande qualité des musiques composées par Hitoshi Sakimoto. Franchement, la globalité des partitions écrites par le musicien nippon est d'excellente facture, parmi même les meilleures de la série. Dans un style différent, tellement identifié aux titres se déroulant dans ce monde d'Ivalice.

 

 

Je ne peux donc que vous conseiller de replonger dans l'aventure et de tendre l'oreille vers ces musiques fantastiques pour la plupart, dont certaines vous donnent cette envie fantastique de poser la manette et d'écouter, sans rien faire d'autre.

 

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy XII
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Square Enix
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[ Archives - 2011 ]

 

Rares sont les "gros" joueurs à se contenter des titres disponibles dans la seule ludothèque de la Wii. Sans vous mentir, je ne pense pas avoir investi dans la console depuis les sorties quasi-simultanées de Donkey Kong Country Returns et Sonic Colours, c'est-à-dire, Noël dernier. Un bail.

Xenoblade était clairement le jeu Wii qui laissait présager un été sympathique. Disponible depuis déjà quelques bons mois sur l'archipel nippon, la dernière création des studios Monolith Soft narguait la patience de passionnés de jeux de rôle à la japonaise, rares sur la console de Nintendo.

Et c'est donc avec une grande excitation que l'on insère la galette dans le lecteur bleuté de la Wii. Pour le meilleur, je vous rassure.





C'est sur fond de bataille entre deux colosses millénaires que l'histoire de Xenoblade débute. Deux créatures monumentales finalement épuisées par de nombreuses années de combat et qui blessées, finissent par se figer. Immobiles, les titans vont être le lieu de la naissance de deux civilisations bien différentes, la première sera peuplée d'êtres mécaniques particulièrement belliqueux, quant à l'autre, elle fera cohabiter des créatures humanoïdes et d'autres plus atypiques.

Evidemment, des tensions vont régulièrement s'enflammer entre les deux peuplades qui se font la guerre depuis des lustres. Et c'est seulement grâce à la présence d'une arme étrange, la Monado, que les habitants de Bionis prendront le pas sur les machines de Mekonis.

Vous l'aurez donc remarqué, sur le fond, le scénario ne déroge pas tellement aux règles traditionnelles des Japonais. Une guerre, des vilains, un héros élu des dieux capable de mener son peuple, sa famille ou que sais-je, vers la paix. Cet élu répondant au drôle de nom de Shulk, suite à la destruction de son village natal (cliché ?) s'en ira donc affronter ces adversaires héréditaires dans la joie et la bonne humeur.

En réalité, pas vraiment. Car si cette histoire ne surprend pas tellement par son originalité, il regorge toutefois de moments mémorables. Entre les épisodes épiques où votre équipe se sort dans la difficulté d'une situation abracadabrantesque et ceux où vos proches souffrent et meurent, le scénario parvient à tenir en haleine 70 heures durant sans trop lasser, sauf peut-être durant les vingt premières où les débuts d'un conte encore incomplet commencent à prendre forme.

De toutes manières, la légende sera prétexte à des balades au coeur de lieux inexplorés donc extraordinaires.

Car oui, la grande force de Xenoblade Chronicles, c'est sa capacité à vous emmener au sein de ces environnements d'une grandeur rare pour un jeu de sa génération. Ne soyez pas étonnés de passer des heures dans de grandes plaines entourées de montagnes elles aussi impressionnantes, dans des marais hantés par des esprits colorés, au sommet de ces mêmes montagnes d'un blanc immaculé, le long de vastes plages bordant un océan infini et autres lieux merveilleux et parfaits pour la contemplation.

Cela est d'autant plus fort que vous serez constamment accompagné par les musiques de Yoko Shimomura qui réalise ici un excellent travail. Ses compositions, plus épiques les unes que les autres, contribuent fortement à rendre tout ce qui prend du temps dans un jeu du genre agréable et ce pour notre plus grand plaisir.




Et si la technique demeure toutefois limitée, révélant des textures parfois vilaines et un clipping inévitable, l'aventure toutefois à immerger le joueur dans l'univers si classique et pourtant si efficace de Xenoblade Chronicles. Durant les premières heures du jeu, vous prendrez plaisir à fouler les herbes délicatement animées et donnant une très grande vie à ces lieux. Le grand nombre de créatures présentes donnent l'illusion qu'un véritable écosystème persiste, que celui-ci peut varier selon que vous voyagez de jour ou de nuit, par temps sec ou sous la pluie, et le fait que certaines de ces bestioles puissent occuper la quasi intégralité de l'écran ravit la rétine, malgré un aliasing prononcé.

Evidemment, s'il faudra tenter de faire fi du retard graphique de l'oeuvre de Monolith, difficile de rester insensible au charme d'un titre qui offre un véritable monde, un monde avec un corps, qui se tient, suffisamment varié pour inciter le joueur à explorer les plus éloignées des zones d'une partie de ce monde.

Cette exploration est d'ailleurs très souvent récompensée. Enrichi d'une excellent système de quêtes annexes, Xenoblade Chronicles offre au joueur un tant soit peu curieux la possibilité de très vite devenir plus fort en accordant de l'expérience à chaque nouvelle zone découverte. De plus, les très nombreuses petites quêtes auxquelles vous aurez adhéré durant au cours de l'expérience s'accomplissent facilement, parfois même sans faire attention, ce qui est toujours agréable. D'autres, plus complètes, demanderont plus de temps pour être achevées mais se révéleront souvent plus intéressantes en terme de récompenses. A vous de voir.

Comme tout bon jeu de rôle qui se respecte, le combat occupe une place primordiale. Cependant, ici, pas de place à la parlotte, les joutes se déroulent en temps réel. Une simple pression sur un bouton contextuel et vous serez lancés dans la bataille, à moins que ce ne soit une créature particulièrement hostile qui débute entame l'affrontement. Ce système d'initiative sera d'ailleurs à prendre en compte si vous souhaitez gagner du temps ou tout simplement éviter un monstre trop puissant pour votre pauvre petit groupe.




Petite note, le game over n'est ici pas punitif, si vos personnages se retrouvent tous à terre, vous reprendrez sans perte d'expérience, d'équipement dans un lieu calme, ce qui vous épargne les frustrantes recharges de sauvegarde. Un confort d'autant que les combats sont particulièrement nombreux et pas toujours évidents, un surnombre étant très vite arrivé.

Sinon, les pugilats se révèlent relativement classiques. Vos coéquipiers et vous-même attaquez automatiquement, seul le choix d'utiliser une compétence est à prendre en compte durant le combat. On peut tout de même noter quelques ajouts intéressants tels que la présence d'une jauge autorisant les résurrections ou les attaques groupées ainsi que la possibilité d'utiliser les pouvoirs spécifiques de la Monado, souvent indispensables pour se protéger d'une offensive annoncée meurtrière de vos ennemis, par exemple. 

Cela donne au final des combats vifs, rapides, rarement prise de tête sauf contre les boss où votre patience et votre sang-froid seront mis à rude épreuve, l'idéal dans un jeu de rôle de ce type où l'on passe beaucoup de temps à améliorer ses capacités et son équipement.

Par ailleurs, la gestion de l'inventaire est particulièrement simple mais s'offre une petite subtilité, la création de gemmes personnalisées dont les effets peuvent être additionnés aux caractéristiques de votre arme ou armure. Quant aux capacités débloquées au cours de l'aventure, ces dernières peuvent être améliorées contre dépense de points obtenus à chaque fin de combat. Pas de grande innovation de ce côté là mais suffisamment de contenu pour justifier le temps passé dans des menus touffus.




Bien évidemment, tout  jeu de rôle suppose une narration, un aspect social plus développé qu'ailleurs et qui pourrait même se révéler évolutif. Autant être franc, Xenoblade Chronicles ne bouleverse pas les codes du j-rpg à ce niveau là mais on peut tout de même signaler la possibilité d'améliorer les relations des personnages qui participent aux même combat par le biais de QTE. Les conséquences de votre gestion du groupe dont loin d'être négligeables car une bonne entente de chacun des protagonistes leur offre la possibilité de partager leurs compétences propres ce qui grandement faciliter l'aventure et accélérer la progression.

Toutefois, les acteurs de la quête ne brillent pas par leur grand charisme. S'ils se démarquent par un caractère propre et identifiable, ils collent tout de même aux clichés du genre. Entre héros discret et volontaire, benêt sympathique, guerrier "classieux" et copine d'enfance futée, aucun d'entre eux ne restera gravé dans les mémoires même si l'on finit clairement à les apprécier pour ce qu'ils sont. Ils ne sont pas non plus aidés par une mise en scène relativement rigide et la rigidité de leurs visages qui ne laissent que difficilement passer les émotions. Encore une preuve des limites techniques de la Wii.

Mais force est de constater que Xenoblade Chronicles séduit, cela est incontestable. Riche, profond, impressionnant de par son esthétique et sa faculté à faire voyager le joueur, il ne le prend toutefois pas à défaut grâce à ses combats simples mais intenses et sa progression toute aussi classique mais suffisamment bien menée pour justifier une aventure qui peut atteindre les cent heures de jeu si vous faîtes partie de ceux qui aiment prendre leur temps.

S'il ne transcende pas la formule quelque peu sclérosée des j-rpg de ces dernières années, il fait toutefois l'effort de proposer une expérience pointue et savoureuse, chose sur laquelle on ne crachera surtout quand on est possesseur de Wii et amateur du genre. Il s'agit d'une très belle épopée, qui plus est. Pourquoi ne pas s'y jeter sans réfléchir ?


Voir aussi

Jeux : 
Xenoblade Chronicles
Plateformes : 
Wii
Sociétés : 
Monolith Software
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[ Musique Maestro ! ]

 

Je parle de musique sur le blog mais vous savez quoi ? Je n'ai encore jamais parlé de la musique de l'un des plus célèbres jeux vidéo existant...et l'un des plus vendus de l'Histoire, d'ailleurs.




Voilà, je me contenterai de ça, ce qui suffit à pourrir votre journée de travail. Je m'en satisferai amplement.

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Tetris
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[ Archives - 2011 ]

 

Joie ! Les gars de l'émission 88 Mph ont traité récemment le tool assisted-speedrun d'un titre que je vénère, Majora's Mask, le meilleur de la série en toute objectivité.




Résultat, quatre émissions d'une trentaine de minutes qui narrent les exploits d'un joueur qui parvient à boucler le jeu à une vitesse record. Glitchs et abus du programme sont de mise, les chemins les plus étonnants sont légions...

Bref, si vous souhaitez avoir une nouvelle expérience de Majora's Mask, n'hésitez pas à regarder ces quatre vidéos particulièrement impressionnantes où le joueur parvient à faire tout et n'importe quoi à la machine, à la cartouche et à notre petit elfe préféré.

 

 

 

 

 

Voir aussi

Jeux : 
The Legend of Zelda : Majora's Mask
Plateformes : 
Nintendo 64
Sociétés : 
Nintendo
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[ Musique Maestro ! ]

 

En attendant le test de ce titre plein de surprises, je me suis dit que pour attiser l'attention de mes rares lecteurs, rien de mieux que de faire un sujet sur la musique de ce dernier épisode.

 

 

D'ailleurs, je constate une chose, c'est qu'avec l'apparition des compositions orchestrales, on perd un peu de l'identité des musiques, vous ne trouvez pas ? Plus de musiques entêtantes comme celle de la Vallée Gerudo ou de la Forêt Kokiri mais plus d'ambiances, de thèmes de fond qui donnent du corps à un univers. Voilà peut-être mon seul regret même s'il reste résiduel.

 

 

De toutes manières, cela n'empêche pas certaines musiques de sortir du lot. Comme celle du Désert de Lanelle, tiens, qui s'altère selon que vous vous situez dans le passé ou dans le présent. Fantastique.

 

Voir aussi

Jeux : 
The Legend of Zelda : Skyward Sword
Plateformes : 
Wii
Sociétés : 
Nintendo
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Trafalgar Square

Par Sirocco Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 17/12/13 à 11h42

Toulousain sympathique, fantastique, folklorique, féérique, symphonique, éclectique, chimérique, mirifique, artistique, acoustique, exotique...et autres adjectifs en -ique que j'accepte volontiers.

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Édito


 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour/bonsoir à toutes et à tous.

Je suis Sirocco, étudiant en 5e année de Droit à Toulouse, blogger à mes heures perdues, mais avant tout grand amateur du Jeu Vidéo, marmite dans laquelle je suis tombé tout petit.

Trafalgar Square, c'est le nom de ce tout petit site qui privilégie notamment la musique tirée du média mais qui parle aussi de tout et de n'importe quoi. Ne vous étonnez pas d'entendre beaucoup parler de Nintendo, c'est parce-que j'en suis grand fan mais cela ne m'empêche pas de passer de nombreuses heures sur PS3 ainsi que sur les jeux Steam dont le prix défie toute concurrence.

N'hésitez pas à commenter les articles et à "liker" si vous avez apprécié la lecture de mes articles. Vous pouvez évidemment me joindre par MP si vous souhaitez me poser une question ou parler d'une chose, d'une autre. En attendant, j'espère que la lecture vous plaira et rendez-vous ici-bas ou bien ailleurs, si mon activité vous intéresse.

 


 

 

J'arbore fièrement une récompense aujourd'hui plus tellement valable mais que voulez-vous, c'est la seule que j'aie ^^. Elle fut attribuée par l'ami Anfalmyr sur la base des votes des Gamebloggers et elle me plaît tout particulièrement du fait que je tente de soigner le mieux possible l'apparence du blog, pour un plus grand confort de lecture. Et vi, je pense à vous et à vos petits yeux fatigués...

 

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