CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Catégorie : Silence, Moteur, Action!

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Silence, Moteur, Action!

Je vous propose aujourd'hui un petit survol d'un bout de mon enfance. Comme beaucoup de gamins ayant grandit dans les années 90, j'ai eu un coup de foudre pour les dinosaures. Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, les fiches sur les dinosaures en relief (avec les lunettes aux verres rouge et vert), et bien d'autre produits dérivés de ses animaux disparus. Toute une époque. Mais aujourd'hui je voudrais vous parler plus précisément du déclencheur, le fantastique film de Steven Spielberg, sortie en 1993 mais aussi d'où il vient et de ses versions vidéoludiques. C'est partie pour une petite rétrospective sur Jurassic Park!

 

 

Commençons par le commencement. Jurassic Park est à la base un roman de Michael Crichton sortie en 1990. L'auteur décédé en 2008 signe avec son roman, non seulement un excellent divertissement à suspens, mais aussi une bonne analyse, ou en tout cas un avis assez éclairé sur la science, ses dérives et parfois même avec un point de vue assez intéressant sur l'écologie. Cela reste mon avis bien sûr, mais il mérite vraiment qu'on le lise, à la fois par sa forme et son contenu.

Jurassic Park démarre sur d'étranges incidents se produisant sur les côtes du Costa Rica. Un homme meurt dans une petit dispensaire suite à des blessures énormes, griffures et morsures jamais vues, blessures soit disant provoqué par une pelleteuse sur un chantier. Une enfant est agressé sur une plage par des lézards aux caractéristiques physiques bizarre...les rumeurs se répandent au près d'une population superstitieuse. Mais la vérité est loin des ombres du vampire qui s'attaquerait aux bébés dans leur sommeil. La réponse se trouve au large sur une île achetée par un excentrique riche dont le projet est de faire un parc d'attraction très particulier.

Le reste vous le connaissez sûrement si vous avez vu le film qui reprend grosso modo la trame du livre (en utilisant certains éléments pour les deux films d'après). L'île abrite un parc d'attraction dont le thème est le Jurassique, période appelée l'âge des dinosaures. Ca tombe bien car le bonhomme s'est servie de son argent pour faire revivre les sauriens disparus. Son projet insensé et pharaonique doit évidemment être viable et rentable, et c'est donc la visite des experts et d'un avocat que l'on suit dans le livre comme dans le film. Visite qui se passe comme je l'ai dit à peu de choses près de la même façon catastrophique dans le film comme dans le livre.

Cette chute des ambitions de Hammond est en bonne partie une critique de la science aveugle et la confiance sans limite que l'on peut avoir dedans. Cette notion est vaguement retransmise dans le film qui est pour moi un chef d'oeuvre du cinéma mais pour d'autres raisons. Quoi qu'il en soit, dans le film comme dans son origine, c'est par le personnage de Ian Malcom qu'elle intervient. Le théoricien du chaos tient sans cesse à démontrer que le nombre de variables est beaucoup trop large concernant ces monstres préhistoriques pour qu'un tel parc soit viable. Il met en lumière également le fait que la vie à choisi d'éliminer les dinosaures et que les ramener, c'est se prendre pour Dieu. Le point aussi que j'ai apprécié dans la manière dont il est abordé dans le livre, c'est que la science dont Hammond fait usage est une simple appropriation. Il prend quelque chose pour l'appliquer et ne passe pas par toute les phases réflexives et étique que l'étude de cette science a du amener à ses découvreurs. Je ne vais pas aller plus loin, car déjà je ne suis pas un très bon analyste, mais surtout parce qu'il vaut mieux le lire soit même pour y voir un accord ou pas avec le contenu mine de rien riche de ce thriller très divertissant.

Cette partie contient quelque spoilers. Pour les gens qui n'ont pas vu le film et qui devraient avoir honte, ce n'est pas bien grave de se spoiler celui ci, mais bon on ne sait jamais, je préviens!

 

En 1993, Spielberg fait une adaptation juste brillante de ce roman. Pas parce qu'elle reprend trait pour trait l'analyse de Crichton, où parce qu'elle entraîne une réflexion profonde sur la science, mais tout simplement parce que comme beaucoup de film de Spielberg, les effets spéciaux bluffants servent un film très bien narré, avec des acteurs et personnages au top, divertissant et tout simplement mémorable, qui donnera à de nombreux réalisateur l'occasion de s'en servir comme référence. Si vous avez vu le Godzilla américain vous comprendrez.

L'idée de cet article m'est venue tout simplement lorsque j'ai revu le film il y a une semaine. Première chose, 17 ans plus tard, ce film refuse de vieillir! Je vous assure que ce n'est pas de l'acharnement de fanboy. Les CGI* sont, on est d'accord, dépassées par les nouvelles techniques d'animations et de textures qui permettent de faire n'importe quoi aujourd'hui. Mais la contrepartie, c'est que le coût et la qualité de ses images ont forcé le réalisateur a être intelligent, ce que nombre de nouveaux venus dans le cinéma m'ont l'air d'avoir oublier. Encore une fois je ne ferais pas mon lourdingue fan de vieux films, qui reprochent aux nouveaux leur abondance d'effets. Mais Jurassic Park est l'exemple typique de comment les limitations techniques peuvent être brillamment contournées pour un résultat plus probant.

Car le film n'utilise la 3D (pas relief entendons nous bien) que lorsque cela est nécessaire. Le reste du temps on a droit à des animatronics qui eux sont d'une crédibilité incroyable. Comme quoi...

Du coup revoir Jurassic Park ne nécessite pas ce petit moment où dans son cerveau on rétrograde histoire de faire abstraction des lacunes techniques. On le regarde presque vingt années après comme à sa sortie, la gueule grande ouverte devant la réalisation et les scènes cultes qui pleuvent. L'entrée en matière avec l'attaque du raptor pendant son transfert en cage, la description du velociraptor fossilisé. Je ne sais pas vous mais moi c'est à ce moment là, étant môme que j'ai découvert que les dinosaures avaient plus de points communs avec les oiseaux que les lézards. L'arrivée sur l'île est aussi un grand moment, avec la musique de John Williams. D'ailleurs ce thème qui est fantastique est mon préféré du compositeur avec celui de Star Wars Episode One et Hedwige Theme de Harry Potter and the Philosopher's Stone (qui est au final le thème récurrent de la saga au cinéma). Cette arrivée est d'ailleurs l'occasion de la vision du premier dinosaure du film, un brachiosaure, peut-être le seul moment où les CGI font datés et encore cela se remarque à peine grâce à la qualité des plans utilisés.

Evidemment la scène culte du film est l'arrivée magistrale sur le devant de la scène du Tyrannosaures Rex, précédée par l'effet spécial le plus compliqué du film. C'est une anecdote très connue, mais le coup du verre d'eau qui forme de parfait cercle à sa surface aux mouvements de l'arrivée du T-rex a été le plus gros casse tête que l'équipe du film ai eu. Au final il me semble que la solution a été d'utiliser les ondes sonore d'une corde de guitare...à revérifier. En tout cas, je vous passe l'attaque des raptors dans la cuisine, le bras coupé sur l'épaule de Laura Dern, le Triceratops malade sur le ventre duquel Sam Neill pose son oreille, la chute de la voiture du haut d'un arbre, la démonstration de la théorie du chaos par Jeff Goldblum à l'aide d'une goutte d'eau, et bien sûr l'attaque du pauvre Martin Ferrero sur les chiottes. Tout est absolument culte dans ce film! Et la dernière apparition du T-rex est juste l'apogée de cela.

Voici l'ensemble des raisons qui font de Jurassic Park encore aujourd'hui l'un de mes films préférés assurément dans mon top 25 (peut-être que je le ferais un jour celui là) à la fois par pure nostalgie de ce temps où je voulais être archéologue (un mélange entre Indy et Alan Grant) et parce qu'il est l'un des tout meilleur film que j'ai vu...

Pour conclure je vais vous toucher deux mots sur l'exploitation vidéoludique qui a été fait de la franchise. Oui je n'aborde pas les deux autres volets qui sont des bons films, divertissants et qui comme je le disais plus haut réutilise certains passage du premier livre Jurassic Park, mais qui ne sont pas aussi bon que le premier (loin s'en faut). Alors il y a eu finalement pas mal de jeux autour de la marque Jurassic Park et dans l'ensemble pas vraiment de vraies bouses. On a évidemment beaucoup de side-scroller de base étant donné la période ou le film est sortie, cela dit il y a également eu un jeu de gestion sur PlayStation 2, Xbox et PC, un Party Game toujours sur PC et un truc très étrange sur 3DO...

Personnellement je n'ai possédé que Jurassic Park sur MegaDrive, un side-scroller donc qui proposait d'incarner soit Alan Grant (Sam Neill) soit un velociraptor. Ca ne suivait pas exactement la trame du film, puisque Grant était attaqué par un T-rex, tout seul dès le début, ceci dit le scénario à l'époque...Le jeu était loin d'être mauvais, j'en avais parlé dans mon article sur les jeux qui adaptent un univers. Je l'ai un peu ressortie pour voir et certes les graphismes n'étaient pas extrêmement variés et colorés, mais le délire réaliste était assez bien retranscrit et le jeu est encore agréable à jouer. Par contre les thème musicaux sont bizarrement très glauques je trouve, et contraste avec l'aspect grande aventure du thème de John Williams. En tout cas c'est une sympathique adaptation, même si je m'imagine le même délire un jour en HD...le panard!

J'en finis enfin avec ce survol de cette licence que j'aime tant. J'espère vous avoir donné envie de lire ou relire, de voir ou revoir et de jouer ou rejouer Jurassic Park. Une chose est sûre me concernant je ne remercierais jamais assez Steven Spielberg d'avoir créer ce monument...

*CGI: Computer-Generated Image (Imagery)

 

Rappel du concours Toy Story c'est par ICI!

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Aujourd'hui je vais vous dire un petit mot (enfin un long texte quoi) sur le club 300. Alors le club 300 réunie les plus gros contributeurs du site Allociné. Si j'en fais partie, c'est qu'à l'heure actuelle j'ai posté quelque chose comme 550 critiques de films et de séries. Je suis le numéro 210, c'est à dire de la première fournée (les 300 premiers) du club. L'entrée dans ce club pas vraiment fermé n'a que des avantages et aucun inconvénient. Cela permet notamment d'assister régulièrement grâce aux formidables équipes du site, à des avant premières et autres rencontres autour du cinéma.

Aujourd'hui ça a été une bonne grosse journée pour les membres qui vivent sur Paris (il faut l'admettre de très loin privilégiés) puisque ce matin, nous avons eu le droit à une longue découverte du prochain film de Disney qui sort en fin d'année (le premier décembre chez nous). Cette découverte nous a été entièrement faite par Roy Conli, le producteur du film venu de L.A pour l'occasion et qui a déjà travaillé depuis un certains nombres d'année chez Disney, sur Le Bossu de Notre Dame et La Planète au Trésor, un Nouvel Univers.

Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus sur Raiponce (Tangled dans la langue de Shakespeare) pour l'instant, puisqu'on a demandé de ne pas parler de ce qu'on a vu avant le 14 Juillet. Cela dit, surveillez le de près...je vous en reparle en temps voulu.

La journée a donc bien commencé mais surtout s'est poursuivi par une avant-première de premier choix, le prochain Disney Pixar, Toy Story 3! Le premier volet des aventures de Woody et Buzz est pour moi le meilleur Pixar, et c'est évidemment aussi avec le coeur de gamin qui l'a découvert à l'époque que je parle, ma VHS en est d'ailleurs toute usée. Toy Story, l'histoire des jouets qui prennent vie.

 

Même ciné que pour l'avant première de Coraline avec Henry Sellick!

Joyeux anniversaire au club, annoncé par Yohan le rédac chef du site.

Ce troisième opus, que je viens de voir au MK2 Bibliothèque Nationale en compagnie de nombreux autres cinéphiles, a été précédé d'un petit anniversaire, les deux ans du club 300 (bravo) et surtout par l'ouverture de cadeaux offert par Disney. Des goodies du film! Quoi de mieux pour commencer sereinement une soirée cinéma, qu'une boîte qui met dans l'ambiance.

Un petit livret, mais surtout, des figurines! Pas bien grandes certes mais gratuites et joliement mise en boîte...

 

MON AVIS

Je vais tout de suite tuer le suspens. Toy Story 3 est un must-seen. Non seulement le film en lui même est fantastique, drôle et bien plus (je vais y revenir) mais surtout, il boucle la boucle, après un 2 moins bon que son illustre prédécesseur. Et forcément, les fans seront aux anges.

Ceux qui comme moi ont connu le premier étant petit, auront laissé Woody et Buzz copains comme cochons, aux mains pleine d'attention et d'aventure du jeune Andy. La vie est belle, et tout commence par une superbe scène qui montre toute l'ampleur de l'imagination du jeune garçon. Cependant la vie ne tarde pas à rappeler à l'ordre nos jouets préférés. Après l'arrivée d'un ranger de l'espace et un déménagement chaotique dans Toy Story, puis un enlèvement et la découverte de nouveaux amis dans Toy Story 2, ce troisième épisode va nous raconter comment la bande en plastique va affronter l'entrée en fac d'Andy et leur mise au placard.

Toy Story 3 prend un partie bizarrement plus sombre que ses prédécesseur. Il s'agit bien évidemment d'un Disney, et quelques scènes sont particulièrement à mourir de rire (j'insiste là dessus!), mais le ton général est parfois triste, sur le souvenirs et l'abandon et certains passages sont même un peu effrayants pour un jeune public. Je vois ça comme une volonté des créateurs de s'adresser avant tout aux jeunes qui ont découvert Toy Story et qui ont maintenant grandit. Bref à tout les Andy de 1995. La suite de l'histoire est particulièrement bien écrite, nous emmenant à différents endroits suceptibles de devenir leur nouveau foyer, le tout souvent appuyé de références à la pop culture, au cinéma et autre, tout en maintenant brillamment cette partie extrêmement vivante et touchante chez ses jouets. Jamais je n'ai autant aimé chacun d'entre eux.

Certains ont disparu, les années faisant et on retrouve une équipe plus réduite que celle du 2, mais les nouveaux venu sont juste incroyables, chacun à leur manière. Et si vous avez envie de rire, attendez de voir le couple Barbie et Ken, ou encore ce dont est capable Buzz l'Eclair. Chut, je ne vous en dis pas plus.

Le groupe s'est restreint avec le temps...c'est assez triste (vraiment). Ceci dit les nouveaux venus sont hilarants!

D'un point de vue artistique, on aime ou pas, je sais que beaucoup n'ont pas plus accroché que cela au concept, mais honnêtement certains jouets rappellent vraiment des qu'on a eu étant mômes et c'est là aussi que Toy Story (la trilogie complète) est forte. Elle sait jouer sur la corde nostalgique sans tirer dessus à tout rompre. D'un point de vue technique...OUAH. Pixar fait des merveilles, et d'après ce que j'ai vu ce matin de Raiponce, c'est même Disney qui fait des merveilles. En l'occurrence, Toy Story 3 est juste bluffant. Si Toy Story est le tout premier film d'animation entièrement en images de synthèse, il se laisse encore regarder aujourd'hui avec plaisir, grâce à son style graphique et ce malgré une technique vraiment dépassée. Mais Toy Story 3, mazette, c'est magnifique, encore plus beau que ce que le studio a pu faire jusqu'à présent. Cela ne tient d'ailleurs pas juste à la technique des CGI, mais aussi à la direction qui est exemplaire et qui donne une réalisation globale, que j'ose juger parfaite.

Pour finir sur ce troisième volet que croyez le ou non, je n'attendais pas vraiment avec impatience mais plutôt avec une petite appréhension, je peux vous dire que NON, Disney ne cherche pas à faire de l'argent en ressortant une vieille licence, mais ont laissé à Pixar le temps et le soin de finir l'histoire de Woody et Buzz avec brio et franchement une petite larme à l'oeil dans la dernière scène...chef d'oeuvre.

Voilà pour ce qui a été de ma journée avec ces deux évènements organisés par le club 300, toujours dans la bonne humeur et avec des bons plans. Je vais terminer en annonçant que comme je vous aimes bien, j'ai rapporté, non sans bien galérer sur mon vélo, en plus de ma propre boîte, deux autres boîtes contenant également les petites figurines. Alors dès demain je vais organiser un petit concours (puisque c'est la mode) et les deux sélectionnés recevront ceci gratuitement. Voir modalité dans l'article de demain (enfin du 25).

3 Boxes, one ride...mais je l'ai fait! (et oui mon vélo est un Nimbus, on est fan de HP ou pas?)

La suite demain...


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Beaucoup de hype s'est développé depuis un moment autour de Tim Burton. Parce que ça fait bien d'aimer l'univers macabre et second degré du réalisateur fantaisiste. Personnellement j'ai vu Nightmare Before Christmas gamin, puis Beetlejuice et j'avais les cassettes de Batman et Batman Returns. Mais avant de voir au cinéma Corpse Bride, je n'avais jamais fait le lien entre ces films qui m'ont tous marqué. C'est alors que je me suis intéressé au cinéaste (et au cinéma par extension) avec beaucoup d'intérêt et que j'ai finis par voir toute sa filmographie; le gentillet mais très beau Big Fish, le sans personnalité remake Planet of the Apes (peu représentatif du travail de Tim Burton) le fou Ed Wood, le gothique Sleepy Hollow, le sanglant Sweeney Todd, le merveilleux Edward Scissorhands ou encore le trop sucré Charlie and the Chocolate Factory...et tous sauf Pee Wee's Big Adventure (que je n'ai pas vu et que je n'ai pas en DVD) je les ai aimé, certains par nostalgie (les deux Batman) mais tous pour l'univers fantastique et la personnalité ébouriffée de ce réalisateur si particulier, l'un des rares à préférer l'animation en stop motion et les costumes à la 3D. Le cinéaste qui ne compte jamais sans ses proches, Helena Bonham Carter et Johnny Depp au casting et le génialissime Danny Elfman à la musique, a pour moi le don de faire des films hors norme, un peu comme Terry Gilliam, mais en gothique. Seulement au vu de leur dernier film respectif peut se demander si l'image de synthèse est faite pour eux...

Je blablate beaucoup (c'est le nom de mon blog) pour introduire un peu qui est Tim Burton et ce que représente son travail pour moi à savoir des heures de plaisir que je revois avec le même oeil heureux à chaque fois. Quand on s'intéresse un peu à sa vie et à ses films, on se rend compte qu'il a toujours été un peu à part, avec ce goût pour les monstres et leur décalage d'avec le monde normal. La normalité qui est sans cesse remise en cause par la mort ou la monstruosité qui sont toujours plus "drôle" dans ses films. Films qui prennent en général le partie du plus faible ou du plus marginal. Tout ça remonte apparemment à son enfance ( je ne serais pas formel sur la chose je ne le connais pas personnellement!). Mais il y a un deuxième fait qui est à mon avis assez intéressant et atypique dans le parcours de Tim Burton, au delà de son enfance assez empreinte de solitude, c'est son passage tourmenté dans la firme de Mickey.

Pour ceux qui ne le saurait pas, Tim Burton a été dessinateur et animateur chez Disney (je ne sais plus combien de temps) et il est notamment responsable des animations de Rox dans Rox & Rouky. Pour un mec qui passe son temps à dessiner des momies et des squelettes ça la fout un peu mal. Il semblerait que sa période de travail dans la firme ait été particulièrement compliquée et vecteur de dépression pour le réalisateur. Il avait assez peu de liberté pour faire ce qu'il voulait et surtout quand on créé quelque chose dans les studio de Disney, cela appartient à l'entreprise. C'est ainsi que le passif de Tim Burton avec Disney a refait surface quand il s'est agit de faire un film du personnage de Jack Skelington en 1993. Un problème basique de droit, Tim Burton avait créé SON personnage et un univers autour, mais Disney affirmait qu'il l'avait fait durant ses période de travail au studio et par conséquent les droit leur appartenaient...finalement le film est sortie (mon film préféré de tout les temps) pas réalisé par Tim Burton directement mais par Henry Selick, Nightmare Before Christmas sort sous la bannière Touchstone, la branche un peu adulte de Disney, très peu marcketté le film bide il me semble. Même si aujourd'hui il est clairement à la mode.

Tim Burton travaille de nouveau avec Disney: "Je vois que ça vous étonnes, je l'aurais parié!"

Tout ce développement n'a pour but qu'une chose, vous faire comprendre à quel point une association entre Tim Burton et Disney m'a parue suspecte quand j'ai vu que mon réalisateur favori se lançait dans la réalisation d'un Alice in Wonderland. Comment après tant de souffrances et de galères face à cette entreprise (qu'au demeurant j'adore hein entendons nous bien) il pouvait de nouveau collaborer avec eux. J'ai malgré tout attendu le film avec beaucoup d'impatience, espérant y retrouver tout ce que j'ai aimé et que j'ai précisé plus haut, surtout parce qu'un film de son réalisateur favori ça ne se loupe pas. J'étais à l'avant première de Sweeney Todd, je verrais Alice au cinéma. J'avais malgré tout peur de deux choses; la première de retrouver un univers ultra bariolé jusqu'à la saturation comme pour Charlie (qui reste génial grâce à Johnny Depp) et surtout la deuxième, malgré l'affection que je porte à Disney, il fait avouer qu'il n'est pas facile de faire un film "Burtonien" avec eux...la bande annonce m'avait rassurée car elle était très prometteuse au moins esthétiquement. J'ai quand même finis par déchanter...ou pas.

Bon après cette introduction horriblement longue (en même temps c'est mon blog je fais ce que je veux), je vais pouvoir vous donner mon avis sur le film à proprement parler. Je l'ai vu en 3D relief, avec deux paires de binocles donc, les miennes et les autres rouge qui niquent le nez (pourquoi cette forme triangulaire sérieusement??). Je vais le dire sans détour, cela n'apporte pas grand chose. Moi j'adore ça la 3D relief, sûrement une réminiscence de mes fiches sur les dinosaures que je regardait avec les lunettes aux verres rouges et verts. Quoi qu'il en soit d'un point de vu purement objectif, ça ne sert à rien, tout juste cela est exploité pour une petite scène "toboggan", même si moi j'ai beaucoup aimé le voir avec cette accessoire visuel. Au delà de ça, le premier choc, c'est que le film est entièrement réalisé avec des artifices de synthèse. Pas de décors en maquette, le film exploite à fond le mélange entre acteurs réels et modélisations 3D.

J'ai trouvé l'ensemble particulièrement jolie, et parfois même très réussi en terme à la fois d'esthétique que de technique. Le chat de Cheshire, la chenille ou encore la Reine Rouge font partie des personnages que j'ai trouvé vraiment savoureux en terme de design. A la fois et je vais le répéter plusieurs fois pendant ce commentaire, l'ensemble ressemble très peu à Tim Burton. Alors attention quand on voit, Mars Attack, Big Fish ou Sleepy Hollow, on peut dire que l'esthétique du réalisateur prend diverse formes, mais à chaque fois on arrive à voir les images sortie de sa caboche un peu secouée. On visualise les crayonnés au stylo noir. Et là c'est très beau qu'on ne s'y trompe pas, j'ai trouvé vraiment le tout réussi, mais avec un côté très graphiste. On imagine plus les artworks fait par des mecs engagés pour le tournage que le côté torturé et assez peu consensuelle des croquis façon l'enfant huître. Pour un film de Tim Burton c'est une première déception, sans en être une. J'ai apprécié l'univers dépeint mais je n'y ai pas retrouvé l'appropriation du réalisateur.

De plus le film aborde assez peu les thème cher au réalisateur et dans l'ensemble on est vraiment devant un Disney. Les personnages rencontrés sont tous du côté d'Alice, sauf la Reine Rouge, la grande méchante. Et finalement c'est cela la vraie déception pour moi Alice au pays des Merveilles. Tout y est assez consensuelle, sans réelle folie. Bien sûr tout est très bariolé, le Mad Hatter de Johnny Depp parvient à quelques savoureux moments délire, le lièvre également et surtout la Reine de Coeur finalement que j'ai trouvé particulièrement amusante sur quelques répliques (Helena Bonham Carter a un vrai don pour ce genre de personnage). Quand à Alice j'ai été vraiment charmé par l'actrice et sa façon de jouer. Cependant, si quelques scènes ou personnages tirent leur épingle du jeu de fou, l'ensemble est très surfacé. On ne se sent pas vraiment la folie émaner de Wonderland, on a plus l'impression qu'elle a été fabriquée ou forcée (la scène de la danse assez ridicule). Un sentiment curieux que peut-être vous comprendrez en le voyant. Même l'histoire en elle même est assez basique. Alice retourne à Wonderland, ce pays de ses rêves (ou réel?) qu'elle avait visité plus jeune, parce qu'une sorte de prophétie voudrait qu'elle batte la Reine Rouge et libère ainsi Wonderland de son joug coupeur de tête. Un peu classique, un peu décevant.

J'ai également personnellement eu l'impression que Tim Burton a eu beaucoup de mal avec le tournage sur fond bleu. Il n'a jamais été très bon pour les dialogues, mais dans chacun de ses films il y a une force narrative portée par l'univers qu'il créé, et celle ci donne du liant à l'ensemble. Je suis sûr que le côté non immédiat des images de synthèse (on tourne et puis on attend en post production voir ce que ça donne) a due lui poser des soucis. Quoi qu'il en soit, le résultat est assez bizarre. On a l'impression de regarder un enchaînement de scènes, plus que de regarder un tout.

Au final, Alice in Wonderland est une semi déception. Loin d'être un mauvais film, il est cependant un mauvais Tim Burton, ou plutôt il n'est pas un Tim Burton. On ne reconnaît jamais la patte artistique du cinéaste, et si la musique toujours grandiose de Danny Elfman (seule trace de l'univers burtonien) est bien là, l'ensemble visuel très réussi ne parvient pas à me faire oublier la virtuosité et l'originalité des Edward Scissorhands ou même Big Fish. L'ensemble du casting compte beaucoup d'habitués que j'adore et que je suis très content de retrouver (Johnny Depp et Helena Bonham Carter en tête) avec quelque nouveaux venus dans le sillage de Tim Burton. Pour moi ça fonctionne bien, certains ont des tics assez marrant et globalement la performance m'a vraiment fait plaisir. Mais le côté chaotique et un peu saccadé de la narration ainsi que le manque clair de folie de Wonderland m'ont réellement questionné sur la perspicacité d'une telle équation: Tim Burton + Disney + synthèse + 3D relief = pas vraiment convaincu. Je me le prendrais malgré tout en DVD à sa sortie, mais surtout j'attendrais avec impatience, Dark Shadows et Adam's Family qui risque de réveiller le Tim Burton gothique que j'aime tant...

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j'adore la jaquette du DVD

 

 

 

A travers ma petite chronique que je compte bien rendre au moins hebdomadaire, je vais poser une question cruciale: est-il encore possible de réaliser un film sur les vampires ou les loups-garous qui ne se foute pas de la gueule du spectateur?

Je me pose la question parce que de façon assez étrange on en bouffe à toute les sauces. Et dans tout ceux là, on en trouve un bon paquet qui sans vergogne font n'importe quoi ou resucent les gros succès du box office. En ce qui me concerne il y a quelques bons films dans le genre, tout du moins quelques uns qui m'ont réellement plut.

Twilight en tête est pour moi un vrai bon moment. On a entendu tout et n'importe quoi sur cette première adaptation des bouquins de Stephenie Meyer. Que c'est un film pour midinette, qu'à partir de 12 ans on peut passer son chemin. Moi j'assume et je dis même une chose ne serait-ce que pour le personnage de Alice Cullen (interprété par Ashley Greene) le premier vaut le coup d'être vu. Pourquoi seulement le premier parce que le deuxième est un horrible étron et j'y reviendrais sûrement histoire de me soulager dessus.

Dans un style totalement différent et alliant à la fois le canin et la chauve-souris, j'ai beaucoup aimé Van Helsing, le film pas prise de tête avec Hugh Jackman (que j'apprécie énormément surtout dans The Prestige) et surtout la belle Kate Beckinsale. Plutôt bien esthétique et assez musclé avec l'une des vampire les plus sexy que j'ai vu (la rousse à tomber par terre)

 

Mords moi! Mords moi! (dédicace à Kolia)

 


En parlant de Kate Beckinsale je vais aussi citer le très sympathique et divertissant Underworld. Encore une fois juste le premier, parce que je n'ai pas vu le 2 et que le 3 est encore une bonne bouse qui arrive à être plus mal foutu en terme de SFX que son prédécesseur.

Pour le reste les film de vampires ou de loups-garous qui cherchent à juste divertir sont souvent bien bien mauvais. Je tente régulièrement mais je crois en définitive que c'est surtout les werewolves qui en prennent plein la tronche, là où les vampires s'en sortent à peu près. Du coup l'autre jour à la fnac (oui vous avez basculé sur 3615 MaLife) je suis tombé sur ce direct-to-dvd, Le Goût du Sang. Il y avait la super promo 5 DVDs pour 30€ je me suis dis que j'allais me prendre des trucs que j'avais pas vu pour un coup et qui me divertiraient. Du coup celui là s'est un peu imposé de lui-même (j'aime beaucoup la jaquette en fait). Comme quoi quand le bon sens vous abandonne, il est bien content de vous botter le cul après coup!

Sans parler d'un colombin cosmique, je dirais que Le Goût du Sang cumule quand même pas mal de bévues. Alors l'histoire est une sorte de Twilight, mais au lieu que ce soit une mortelle qui tombe amoureuse d'un vampire, c'est un mortel qui tombe amoureux d'une louve garou. La demoiselle d'ailleurs a une ressemblance incroyable avec Jenny Garth une de mes belles blondes (ceux qui regardaient Beverly Hills comprendront). En gros parmi les ratés du genre, ce film se place dans la catégorie plutôt pleine en ce moment de "je surf sur la vague" pour le fond et pour ce qui est de la forme "je réutilise le mythe en retouchant des trucs". La forme ne me gène pas en soit, c'est vrai après tout on est toujours heureux de voir des loups garous qui n'aime ni l'argent ni le feu. Bon pour la petite modification, c'est un détail, la pleine Lune n'est pas nécessaire pour se changer; comment ça comme dans Twilight? Et le loup-garou sous sa forme animal n'est pas un croisement entre homme et loup, c'est un loup point barre; comment ça comme dans Twilight? Bon en gros le script et le background ne se foule pas trop la tronche. On prend ce qui est connu et on jarte ce qui pose des soucis à l'histoire. Mais en l'occurrence je m'en tape, le but est juste de m'éclater, de me divertir.

Seulement quand la réalisation s'en mêle ça devient un peu lourdingue. Elle n'est pas mauvaise en soit quoique je ne sois qu'un amateur de cinéma, un cinéphile pas un expert. Mais malgré ma non légitimité je dirais quand même qu'elle est assez foireuse. Si le début est relativement conventionnel, on arrive régulièrement à voir des trucs surréalistes à l'écran, genre une scène de yamakasi qui n'a aucune raison d'être. Le genre de scène qui fait dire que le nièce du producteur fait du parkour et qu'elle s'est fait pistonner comme doublure. Dans l'absolu c'est pas bien grave, mais accumulé avec un paquet d'autres petits trucs, ça devient chiant. Il faut voir par exemple les acteurs jeter les bras en avant puis être accompagné par un effet de blur lumineux foireux pour les transformations en loup. Ca vaut le coup d'oeil. Quand on a pas les moyens on fait sans et on trouve des subterfuges.

 

car oui en fait ce sont les loups qui sautent dans le ciel pour créer des arc-en-ciel!

 

Tout cela finalement, le manque d'originalité, les quelques carences visuelles et autre c'est des choses que je peux pardonner si au moins le film est divertissant. Mais il faut avouer que même là il y a du laissé aller. Le début est assez brouillon et peu intéressant. La suite s'avère un peu plus rythmée, avec un passage que j'appelle "love montage". Dans tout les comédies romantiques il en faut un. Le moment ou on montre plein d'images du couple naissant qui se marre, qui court dans l'herbe. Seulement après ça on comprend pas trop, il y a une scène de combat entre le copain de l'héroïne et son cousin (qui ressemble à Lionel Messi), une chasse à l'homme (l'occasion de voir la superbe transformations au moins 15 fois) et une fusillade (WTF) bref un bon gros bordel mais qui sur la dernière demi heure au moins se laisse regarder. En gros pas la grosse réussite quoi!

Pour le casting, dans l'ensemble, des inconnus pour moi, qui se défendent pas mal faut admettre mais alors Olivier Martinez nous gratifie en VO d'un accent roumain surpérave avec notament un "I can smélimagnou". Comprenez "I can smell him on you". Sinon dans l'ensemble on nous épargne les dialogues vraiment foireux et c'est tant mieux, à part une petite référence à Terminator...

Voilà je n'en jette plus. Je me suis fait avoir je le reconnais. S'il n'est pas complètement raté au vue de la faible ambition de dépard, Le Goût du Sang laisse un arrière goût de foiré. Dommage le film aurait honnêtement put faire un bon petit truc sans prétention, mais même là il peine à convaincre.

 

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Après deux chroniques nanardes ici et je vais revenir un peu au "vrai" cinéma. Je parle pas mal en utilisant le terme numérique qui pour moi va plus désigner ici le traitement de l'image par des effets créés sur ordinateur, plutôt que l'utilisation d'une caméra numérique (comme le fait Michael Mann)

Je l'attendais depuis un moment ce Lovely Bones. Parce que la bande-annonce était alléchante, mais surtout parce que Peter Jackson, réalisateur et producteur pour ce film, a mon respect éternel pour sa trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux. Après de multiples tentatives à chaque fois avortées par un imprévu (à la con) j'ai enfin pue le voir. Décrit comme un drame fantastique, avec une pointe de thriller je m'en allait voir un chef d'oeuvre hier soir. Qu'en est-il finalement?

"My name is Salmon, like the fish. First name Suzie. I was forteen years old when I was murdered..."

Le point de dépard de l'histoire est celui ci. La jeune Suzie qui vit dans une famille aimante est un jour assassinée à l'âge de 14ans par un voisin, Mr Harvey. De l'entre deux mondes, entre le paradis et la terre, elle observe son meurtrier, l'évolution de l'enquête et le deuil de sa famille et de ses amis suite à sa disparition. Pendant ce temps son père et sa soeur restent persuadé qu'elle n'est pas complètement partie.

L'histoire à la base m'a un peu rappelé Ghost (avec Patrick Swayze, Demi Moore et Whoopi Godlberg), ce qui tombait plutôt bien puisque c'est un film culte dans ma famille. Enfin la comparaison s'arrêtera là. Les premières images sont travaillées et c'est aussi pour ça que je suis venu le voir. Il semblait d'après la bande-annonce que le numérique est ici une place prépondérante mais bien utilisée. On suit agréablement l'histoire, narrée par la jolie voix (en VO) de la non moins jolie Saoirse Ronan interprète de Suzie Salmon. Si le début ne m'a pas semblé transcendant, il reste bien maîtrisé à mon goût. Mais le vrai démarrage se fait à la rencontre de Mr Harvey. La scène qui précède la mort de Suzie est d'ailleurs vraiment bien foutue et à la fois stressante (alors qu'on en connaît déjà l'issue) et glauque. D'autant plus parce que Stanley Tucci joue son rôle, de manière un peu classique (les râles malsains pour un tueur c'est un peu déjà vu) mais malgré tout crédible. En fait je dirais d'un point de vu général que la prestation du casting m'a paru vraiment convaincante, même si j'aurais pue avoir des craintes sur certains membres (Mark Wahlberg n'a pas toujours été au top). Mais en fait ce n'est pas vraiment là que réside pour moi l'intérêt du film.

J'avais été d'avance conquis par le côté très esthétique que Peter Jackson voulait mettre dans son histoire. La description de l'entre deux mondes est ainsi particulièrement travaillée, montrant des variations de décors souvent fantaisistes, s'approchant parfois (d'assez loin quand même) d'un délire à la Terry Gilliam pour L'Imaginarium du Docteur Parnassus. Au delà même de la pure utilisation de la synthèse, la mise en scène passe par beaucoup de changements de plans, et une utilisation régulière de caméras grand-angle. Le problème majeur est alors que de manière étrange, Peter Jackson en fait un peu trop sur certains plans. Je dis de manière étrange, car il me semble que le Seigneur des Anneaux (la trilogie complète) est assez dépourvue de ce genre d'abus. On pourra me rétorquer que l'ensemble des films font dans la surenchère mais pour moi cela reste dans un parfait dosage et trois chef-d'oeuvre. Pour Lovely Bones, je me suis souvent pris à me dire que la scène était un peu grandiloquente et c'est bien dommage. Cependant, certains passages reste du pure génie, des métaphores évidentes certes, mais toujours bien amenées et par l'histoire et par la réalisation. Et si comme je l'ai dit certaines images en font trop pour moi (qui pourtant suis adepte de ce genre de traitement) dans sa globalité, le film jouie d'une très belle mise en image de l'histoire.

Et voilà en fait là où je veux en venir pour finir cette modeste chronique. Le film est une adaptation du roman Lovely Bones (La nostalgie de l'Ange en France). Je n'ai pas lu le livre en question et je ne peux donc pas juger si l'adaptation est bonne ou pas, pourtant l'ensemble du film paraît à mes yeux comme une mise en image d'une histoire. Vous allez me dire, c'est un peu ça le cinéma! Mais là il s'agit vraiment de beaucoup de narration du point de vue de Suzie, et finalement les images défilent souvent sans avoir réellement une signification effective où une répercussion direct dans la suite des évènements. C'est la première fois que je ressens ça pour un film. Le fait est que j'ai trouvé ça très agréable sans pour autant pouvoir dire de façon formel que c'est une bonne chose.

A la fin du film je suis donc dubitatif, mais pas de la façon négative que cela sous-entend habituellement. Certaines scènes en font un peu des caisses, mais elles sont contrebalancées par de précieux moment de génie, où l'image parle d'elle même. Entre un suspens en mousse sur la fin (la scène de la maison de Harvey avec Lindsay) et quelques moments de poésie, on sent que tout n'est pas d'égale qualité mais j'ai malgré tout réellement pris du plaisir à voir ce film. N'est-ce pas un peu le but? En gros pour moi, Lovely Bones n'est pas le chef d'oeuvre que j'attendais et pourtant je n'en ressent pas une réelle déception. A chacun après d'aller se forger son avis au cinéma. N'hésitez pas à partager vos avis!

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En ayant vaguement entendu parler lors de sa sortie en salle, je ne m'étais pas particulièrement intéressé à ce Disney qui semblait singulièrement manquer de personalité. En ce qui me concerne mon instinct premier ne m'avait pas vraiment trompé.

    La faute en premier lieu à une direction artistique pas particulièrement prompte à faire dans l'original. Le futur ressemble étrangement à celui de Robots (autre film d'animation mais des créateurs de L'Age de Glace) et sans dire que techniquement le film est laid, ce qui est loin d'être le cas, on sens que le tout est cruelement lisse et plat, visuelement tout du moins. Ceci est d'autant plus flagrant que les autres productions du mythique studio ont presque toujours eu une aura particulière.

    Le plus important reste l'histoire; ici nous avons affaire à un orphelin, sorte de Jimmy Neutron blondinet, qui partant à la recherche de sa mère, se voit embrigadé dans une aventure vers le futur pour y découvrir une famille. Celà se laisse tranquilement suivre et on constate que si la première partie est assez inintéressante, la seconde relève un peu le niveau avec quelques gags qui font mouche (le Tyrex!) et une galerie de personnages complètement loufoques, le gros méchant à la ramasse en tête. Cependant ces personnages et scènes en font parfois beaucoup trop, et je pense surtout à la découverte de la famille qui fait tellement dans le n'importe quoi que pour le coup celà n'en a plus aucun sens, d'autant plus quand rien visuellement n'appui cette boufonnerie.  Evidemment les rebondissements ne sont pas grandioses et comme dans la plupart des Disney ne vous attendez pas à un drame à la fin...

     En résumé, Bienvenu chez les Robinson ne restera pas comme un grand Disney ou bien même un grand film d'animation, mais s'avère bien assez divertissant pour se laisser regarder du début à la fin sans réellement s'ennuyer (quoique). Reste que le tout rappel un peu trop le "côté obscur" de Disney, celui qui à abandonné l'animation traditionnelle (qui renaîtra peut-être avec "La Princesse et la grenouille") au profit de l'animation 3D. Du coup, à l'avenir je ne suivrais que les Pixar...

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