CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Catégorie : Silence, Moteur, Action!

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Silence, Moteur, Action!

On a trois films de super-héros à se manger cet été. Après la claque purement explosive (pas très finaude en sujet profond ceci dit, on le sait bien) des Avengers qui m'ont personnellement arraché la rétine sur la séquence finale hallucinante, une belle répartition des rôles et un humour bien placé, il nous restait le reboot de l'homme araignée affublé de son superbe préfixe Amazing (très prometteur) et la valeur sûre dont on attends encore de savoir s'il dépassera Inception et The Dark Knight, bref le troisième opus de Batman par Christopher Nolan. Hier j'ai donc vu le deuxième de la trinité en collant de 2012 et je suis...mitigé.

Pour commencer, oui, j'ai vu les trois précédents épisodes (à de multiples reprises), faits par Sam Raimi. Le premier Spider-Man était d'ailleurs mon premier DVD et j'ai beaucoup d'affection pour le personnage qu'à l'instar de Batman, je connais essentiellement par les films et surtout le dessin animé des années 90-2000 qui passait sur Télétoon (et quelques Strange de mon paternel). Je dois avouer que si j'aime cette première trilogie, c'est surtout pour l'aspect spectaculaire des séquences, le costume que je trouvais vraiment bien foutu et les vilains choisis pour les trois opus qui sont mes préférés de tout l'univers de l'araignée (avec Mysterio). En revanche, je n'ai jamais vraiment aimé le Peter Parker joué par Tobey Maguire. Déjà parce que l'acteur en faisait un peu trop un crétin chouineur, mais aussi parce que jamais on avait l'aspect un peu matheux, geek (dans le sens intéressé par les sciences) et surtout drôle de Peter Parker qui pour moi était toujours le super-héros avec le bon mot au bon moment.

Tu peux remballer ton costume Tobey, on ne te rappelera pas.

C'est pour ça que dans les points positifs et c'est purement subjectif, je ne peux qu'approuver les choix à la fois de casting et de direction d'acteur. Le Amazing Parker est bien plus cool, parfois presque arrogant, plus joueur et d'un point de vue général. Marc Webb (quel nom prédestiné) a également eu la bonne idée de nous rappeler que ce dernier n'est pas un gogole attardé et même si parfois Andrew Garfield doit nous la jouer un peu timide tout plein, on a régulièrement le droit à des scènes où clairement Peter vole plus haut que ses comparses (figurativement). C'est donc déjà ça de prit, je serais heureux de retrouver ce nouveau Peter Parker et plus généralement cet univers de Spider-Man dans un ou deux volets supplémentaires.

J'aime vraiment beaucoup le nouveau Peter Parker et Andrew Garfield l'incarne bien. Pas de doute, il ne plaira pas à tout le monde.

Deuxième points encore une fois bien subjectif ; personnellement j'aime surtout Spider-Man pour ses déplacements. La chose que j'aime dans ce super-héros, c'est son agilité, sa grâce, sa façon de se battre aussi, mais essentiellement donc les balancements entre les immeubles. Même si je n'ai pas été pleinement rassasié de ce côté la, les scènes de voltige étant parfois un peu courtes quand celui-ci va de A à B, il faut bien admettre que le réalisateur a compris que c'était un atout visuel sans égal dans le domaine des super-héros. La plupart des séquences de déplacements purs sont très très classes et de ce côté là rien à redire....hormis que je les aurais aimé plus longues pour que certains effets soient plus impressionnants (comme la vue à la première personne). Sinon en terme technique, le film est vraiment beau et les CGI sont parfaitement intégrées, pas de souci de ce côté là, même si on atteint pas le n'importe quoi, la débauche technique des Avengers (loin s'en faut).

Du bruit extra du lance-toile, aux postures en passant pas les plans utilisés, les scènes de voltige sont un vrai bonheur...mais j'en veux plus!!! Et des plus longues!

Dernière chose aussi purement subjective mais qui doit être soulignée pour je puisse lâcher une somme satisfaisante de photos de blondes dans cet article, Emma Stone est belle à croquer et sans même parler de la couleur de cheveux, je préfère cent fois la Gwen Stacy de Amazing Spider-Man à la Mary-Jane Watson de Spider-Man 1, 2 et 3. Reste cependant que le personnage est pour moi un peu sous utilisé, mais encore une fois, ça a du potentiel pour la suite. Attention orgie de photos de 3...2...1...IMPACT!

Moi un fanboy? Je trouve que vous allez un tout petit peu loin là!

J'ai pourtant dit que j'étais mitigé et effectivement certaines choses ne m'ont pas particulièrement plu. Je ne reviens pas sur l'aspect « c'est un block-buster qui ne va pas plus loin que ça » parce qu'en ce qui me concerne, quand je vais voir un film de super-héros j'en attends rarement plus et quand la partie block-buster à gros budget est là, j'en suis amplement satisfait (ce qui n'empêche pas qu'on puisse aller au delà bien entendu). En revanche, je trouve que le film souffle deux problèmes qui font que ma note osciellerait entre le 6/10 et le 7/10. Déjà, on a pas mal de moment un peu too much. Pour ceux qui ont vu le film, je parle d'un passage avec des grues qui s'alignent ou du final sur le toit avec le père de Stacey. Le film sombre à plusieurs reprise dans ce travers ; rien d'aussi embarrassant que la scène de danse du troisième volet de Sam Raimi, mais tout de même. Ensuite, je trouve que le personnage de Spider-Man est mal construit. On ne sent pas le moment où il passe du justicier masqué qui soulève les interrogations, au super-héros dont tout le monde connaît le nom. Pour moi cela arrive un peu trop vite, alors qu'un simple montage de ses exploits aurait suffit à nous faire comprendre qu'il devient important pour la ville.

Si le méchant (avec son côté Gollum meets Killer Croc), l'oncle Ben (qui riz pas beaucoup) ou Gwen sont impeccables pour moi d'autres personnages ont des scènes un peu moyennes, notamment le père de cette dernière...

Autant j'ai adoré que le film prenne son temps avant que Peter enfile le costume, autant j'ai trouvé que le passage entre ces débuts de légende urbaine et sa célébrité était moins bien fait que dans le film de Sam Raimi.

Ce Amazing Spider-Man est donc en partie une déception. Le héros construit sa légende un peu trop vite et souffre d'une ou deux séquences qui poussent au soupir de consternation. En revanche, et si on a quelques mouvements de caméra un peu trop brusques sur les combats, le film montre un homme araignée super agile et clairement le réalisateur sait que c'est un des point fort indéniable pour le visuel du film. En plus de cela, je suis parfaitement séduit par le nouveau Peter Parker, plus drôle, plus malin et mieux accompagné que dans la précédente trilogie. Nul doute qu'il y a du potentiel pour en faire des suites meilleures. En attendant, c'est un bon représentant du genre, mais pas plus.

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J'avais eu très peur d'être passé à côté de l'occasion d'une avant-première pour le nouveau bébé de Pixar, encore une fois offerte gracieusement par le Club300 Allociné. Heureusement, malgré mon ratage initial du au fait que je n'ouvre pas mes mails assez souvent, j'ai eu la chance d'être repêché aux rattrapages et de voir donc Brave quelques jours après sa sortie américaine et un peu plus d'un mois avant sa sortie française, le 1er Août 2012.

Brave (Rebelle en France) nous conte l'histoire d'une jeune princesse rouquine et pleine de caractère, Merida, fille d'un roi écossais qui veut être tout sauf une princesse. Lassée des leçons incessantes de sa mère qui veut lui inculquer les bonnes manières d'une lady, elle décide de trouver un moyen de changer son destin qui est tracé depuis sa naissance ; épouser un fils de chef de clan. Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue, pour le reste vous le verrez vous même dans les salles obscures.

L'intrigue part avec un côté Mulan écossais, mais avec une relation avec les parents assez géniale.

Avant de donner mon avis complet sur le film, je tiens à dire que cette avant-première était surtout l'occasion d'avoir un question-réponse à la suite du film avec le réalisateur Mark Andrews et la productrice Katherine Sarafian. On nous a donc invité à rester à la fin pour éclaircir quelques interrogations. Comme je n'avais pas assez de place sur la SD de mon téléphone pour tout filmer, je vais vous résumer en substance ce qui a été abordé et ce qui a été répondu, souvent avec beaucoup d'humour.

Principalement, les gens étaient intéressés par les influences qui ont mené Brave à être le film qu'il est. Évidemment, Mark Andrews a parlé des deux voyages en écosses qui ont servi à préparer le film. C'est une coutume chez Pixar, la documentation est un vrai mantra. Selon le réalisateur, un bon cinéaste doit être un expert dans le domaine qu'il veut montrer à l'écran. Plus précisément, certains dans la salle ont évoqué des airs de Miyasaki (Mononoke Hime en tête), de Robin des Bois (la version de Disney de 1973) ou de Asterix (pour le côté celtique). Sans jamais se défendre des nombreuses influences qui font sa patte, Mark Andrews a tout de même précisé que c'était évident que « princesse forte dans une forêt » faisait penser à Mononoke, que le concours d'archerie rappelait Robin des Bois etc...cependant pour lui cela reste de l'influence et jamais des idées reprises traits pour traits. La seule chose qu'il concède, c'est une toute petite séquence directement prise de Porco Rosso.

La référence n'est pas évidente à voir dans le feu de l'action, mais elle est effectivement là.

D'autres questions ont également été abordées. Déjà j'ai appris quelque chose sur le processus de création du film. J'imaginais que tout était fait main, mais d'après Katherine Sarafian, Pixar a préféré pour Brave prendre le temps de faire un moteur procédural de création pour les décors. Deux raisons à cela : déjà on gagne beaucoup de temps et d'argent sur la création en elle-même puisqu'une fois le moteur fait, on peut construire dessus avec les personnages sans avoir à refaire vingt-mille arbres. Ensuite, l'idée était aussi de faire le moteur de telle manière que la création par ordinateur ne donne pas des décors trop lisses et droit. Sans entrer tout de suite dans le détail, le choix était très judicieux.

Autre chose toujours très intéressante, quelqu'un a soulevé la question des thèmes un peu plus grave dans les films d'animation américain (en l'occurrence le traitement du mariage arrangé) dont Pixar semble être les seuls à se préoccuper avec par exemple le deuil dans Up (ou Là-Haut par chez nous) ou l'écologie dans Wall-E. Le réalisateur nous a assuré que si les films d'animations en CGI étaient globalement tel qu'ils sont, c'est à dire à base d'animaux qui glissent sur la banquise, ou qui dansent dans la savane, c'était en partie à cause du marché américain qui traite encore le film d'animation comme un genre et non un medium. Pour lui, le Japon a tout compris avec des films d'animations aux sujets beaucoup plus sensibles et variés (tout en ne se privant pas des films plus enfantins d'ailleurs), de même pour l'Europe. Cependant le marché américain, le principal quand on est une boîte d'animation américaine comme Pixar, Blue Sky (l'Âge de Glace) ou Dreamworks (KungFu Panda) le film d'animation est un genre pour enfant et non un moyen, un médium pour raconter une histoire, drôle ou triste, mature ou enfantine...Espérons qu'avec leurs poussées régulières, les gars de chez Pixar changent la donne pour ce marché.

S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à Pixar c'est de tenter de parler à la fois aux adultes et aux enfants.

Maintenant que j'ai fait mon compte-rendu, je vais pouvoir vous donner mon avis sur ce nouveau film du studio affilié à Disney, film de princesse qui plus est. Brave est...

...MERVEILLEUX!!!

Pour commencer, graphiquement le film est bien beau. J'ai presque envie de dire que c'est la partie facile pour le studio. La technique est superbe, des effets de lumières, aux cheveux, en passant par les effets de particules, la forêt etc. On ne voit pas de fausse note au tableau technique, ceci dit, Pixar nous a toujours habitué sinon au top (Toy Story ou Némo à leurs époques respectives) au moins à une vraie qualité qui fait jeu égal avec la concurrence (si on excepte le rendu photo-réaliste de Rango). Le film a aussi, je trouve, une partie de la douceur visuelle de Tangled (Raiponce) qui a mon sens est le film d'animation 3D le plus beau dans son rendu, sans même parler de la direction artistique.

En s'appuyant sur une technique très solide habituelle de la boîte, le film propose des plans qui serviraient de wallpaper environ toutes les minutes.

Ce qui compte, surtout, c'est que la partie artistique est topissime. De ce point de vue, je n'ai pas toujours été très fan de tous les Pixar de manière systématique, mais plus en fonction des films. Je suis dingue de Wall-E, Toy Story ou Monstre et Cie, mais je n'ai pas d'affection particulière pour Cars ou Ratatouille par exemple. Pour moi Brave est fantastique dans le domaine artistique. Bien évidemment le design de Merida est déjà très particulier et nul doute que certains n'adhéreront pas. Pourtant en mouvement, l'ensemble des personnages sont géniaux et pleins de charisme, la princesse en première bien évidemment. Si l'on ajoute à cela les doublages aux accents scotish tout bonnement excellent, on arrive à un film qui déjà capte l'attention rien qu'avec ses personnages. En plus de cela, l'aspect Écosse moyenâgeuse et magique est vraiment réussi. Les paysages aux forteresses délabrées, la petite chaumière perdue dans les bois, le cromlech (cercle de menhirs), les feux follets, tout est fait pour que chaque image soit superbe tant dans le design que dans l'aspect technique. Tout cela est en plus accompagné par des musiques composées à merveille et deux chansons qui franchement ne sont pas envahissantes (pour ceux à qui ça ferait peur).

Des têtes de vainqueurs!

Pour le reste, l'histoire, le déroulement du film, j'ai été surpris à ne pas forcément rire aux moments censés clairement rendre hilare, même si je me suis beaucoup amusé en regardant le film. En revanche, toute la partie dramatique m'a vraiment touché à de nombreuses reprises et si ma fierté de mâle alpha ne m'avait pas retenu, j'aurais très probablement lâché une larme lors d'une des séquences finales, tant la relation entre Merida et sa mère est joliment contée et construite.

Le film joui vraiment de personnages bien fait et très bien interprétés vocalement. L'histoire n'en devient que plus touchante.

Pour faire clair, Brave est un excellent Pixar, réussi sur tous les points, artistiques (visuel comme musical), techniques et bénéficiant en sus de doublages anglais d'une très grande qualité. Comme tous les films de Pixar oserais-je dire. Et comme tous les films de Pixar il ne sera pas apprécié de la même manière par tout le monde. Typiquement Up, Ratatouille ou Cars ne me font rien de particulier, en revanche, je suis un fan inconditionnel de Toy Story (surtout du premier et du troisième) de Wall-E et de Monstre et Cie. Et Brave ? C'est désormais mon Pixar préféré juste après Toy Story et juste avant Monstre et Cie...rien que ça !

PS : La 3D était plus ou moins comme d'habitude. J'aime toujours ça, donc je n'y vois rien à redire, mais elle est dispensable.

PS2 (non pas la console) : Avant la diffusion du film, on a également eu droit à Luna, le nouveau court qui précède chaque Pixar. C'est un très jolie petit film avec un thème assez poétique qui vaut le coup d'oeil. C'est je pense le meilleur court du studio avec Extra-terrien et Drôle d'oiseau sur une ligne à haute-tension.

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Un MK2 Bibliothèque surbondé, une salle qui l'est tout autant. Prometheus c'est déjà un film qui attire les gens. C'est dans cette salle bien remplie que j'ai vu hier Prometheus, le dernier film de Ridley Scott, le papa d'Alien, Blade Runner, Thelma & Louise, G.I Jane, Gladiator ou plus récemment le bien bon Body of Lies. Bref Ridley Scott n'est pas le premier branquignol venu. Son retour à la SF était attendu par moi comme tous les fans de Blade Runner et Alien. Je voulais prendre ma claque dans le genre de la décennie ; j'ai été servi...pour ainsi dire.

Pour ne rien vous cacher, j'ai suivi le projet au départ parce qu'il était sur la filmographie à venir de Charlize Theron (écrire son nom n'est qu'un prétexte pour mettre des photos d'elle ensuite de manière complètement gratuite) et il n'y a pas à dire elle est dans son année biatch. Entre l'exécrable Mavis de Young Adult (que j'ai beaucoup aimé) et la Sorcière de Blanche Neige (qui n'est pas encore sortie), elle donne encore dans la garce mais encore à autre niveau. Et si je parle d'elle (au-delà donc du fait de pouvoir coller des photos) c'est aussi pour introduire le fait qu'à l'instar d'un Alien en son temps, Ridley Scott nous refait le coup du casting d'inconnus.

Ouh, ce petit air sévère...ça c'était pour Prometheus.

Et ça c'est complètement gratuit!

Bref...Alors oui on a Michael Fassbender et certes l'héroïne, Noomi Rapace a déjà été la tête d'affiche des adaptations suédoises de Milenium, mais pour le reste on est pas vraiment en présence du casting qui fait rêver. Pour moi, c'est plutôt une bonne chose dans la mesure où le nombre de personnages auraient facilement transformé un gros casting en concours de grosses têtes. Ici personne ne tire la couverture et tout le monde fait son job plus que correctement.

Si vous ne voulez savoir absolument rien sur l'histoire, je vous enjoins à sauter ce paragraphe pour aller directement à mes impressions sur le film. Pour résumer grossièrement, en 2089, deux scientifiques ont découvert sur des peintures rupestres cinq points qui s'avèrent être le seul point commun entre toutes les civilisations. Chaque art, maya, aztèque, chinois propose quelque part une représentation de ces cinq points. En extrapolant leur trouvaille, les deux scientifique en viennent à la conclusion que ces cinq points qui s'avèrent être en fait une constellation invisible sans des outils d'astronomies extrêmement développés, ne peuvent être connu par l'homme depuis tant de siècle que parce que c'est son point d'origine. Pour donc éclaircir cette thèse sur la création de la race humaine et qui sait en tirer des réponses au pourquoi du comment, une expédition spatiale à bord du Prometheus est lancée pour atteindre la planète.

De base l'équipage n'est pas vraiment apte à se donner confiance.

Prometheus c'est d'abord une chose : une claque visuelle dans ta face. Tout amateur de science fiction dans sa vision spatiale (Star Trek, Star Wars, Mass Effect, BSG, etc...) sera sans aucun doute conquis par la splendeur visuelle constante du film. Non seulement la technique est impressionnante, avec une qualité graphique des lumières, des CGI et des costumes et maquillages impeccables, mais en plus, la direction artistique est à tomber par terre. Le Prometheus a une classe folle et se place dans les plus beaux vaisseau qu'on ait fait, avec son aspect assez réaliste. Les paysages spatiaux et les cieux sont splendides. Les costumes sont de bon goût. Le tout est filmé de manière remarquable, stable (comme j'aime) avec des plans large hallucinants. Prometheus c'est dont déjà une réserve de fonds d'écran pour son PC et un achat Blu Ray obligatoire pour tester sa nouvelle télévision 500cm.

Je ne tarirais pas d'éloges non plus sur la qualité musicale. Ce n'est pas la surclasse d'un Vangelis tutoyant le divin sur Blade Runner, mais le travail formidable de Marc Streitenfeld et Harry Gregson-Williams donne une sonorité dramatique de très bon ton à l'ensemble. On ne retient pas forcément de thème particulier, mais je n'ai pas du doute sur le fait que dès que j'aurais reçu cette bande originale, je l'écouterais régulièrement.

Artistiquement donc, Prometheus est une réussite sans faille de mon point de vue. On pourrait donc penser que cela, combiné au jeu d'acteur sérieux, suffirait à me satisfaire (moi le gentil) mais je doit admettre qu'il y a un goût étrange qui reste une fois le film terminé. Le principal reproche vient en fait du déroulement du scénario. Parler des origines de l'homme, c'est on ne peut plus casse-gueule et de ce point de vue, Ridley Scott s'en sort à peu près bien car il esquive sans trop de heurt l'aspect philosophique, tout en laissant des bribes de réflexion par l'intermédiaire de Michael Fassbender absolument génial dans son rôle. Cependant le film ressemble beaucoup à Alien et à 2001 A Space Odyssey. Ce ne serait pas forcément un mal, mais pour le coup, Prometheus est presque un remake de Alien sans la licence.

Encore une fois pour éviter les SPOILERS, je vous conseil d'éviter ce paragraphe si vous n'avez pas vu le film. Tout y est ; l'androïde, le vaisseau qui atterrit sur la planète après une scène de repas où l'on apprend à connaître les personnages, la découverte mystérieuse où les oeufs sont remplacés par des jars étranges, des morts violentes avec des ancêtres de face-huger, le lance-flamme et une héroïne qui se dresse pour survivre à toutes les atrocités. Et le pire dans tout cela, c'est cette fin complètement dispensable qui nous montre l'un des créateur de la race humaine muter pour se transformer en...xénomorphe faisant alors de Prometheus une prequelle à la saga Alien. Ça tiendrait presque de la gaminerie !

Je ne peux pas ne pas conseiller Prometheus aux amateurs de science-fiction. Le film est tellement abouti dans sa partie artistique, splendide, à tomber par terre qu'il est un régal du début à la fin sur ce point. De plus le thème central est plus qu'intéressant et s'il ne trouve pas de réponse, il pousse au moins le spectateur à essayer de développer sa propre idée sur la question, ce qui est toujours bon à prendre. En revanche, il est clair que Prometheus est remake sublime certes, mais mal assumé de Alien. Le déroulement comme certains éléments scénaristiques lient irrémédiablement ce dernier né à la licence phare du réalisateur. La question reste entière : est-ce que c'est acceptable ou pas de refaire la même chose en mieux...mais la même chose quand même ? Pour moi c'est oui, parce que malgré le fait que j'aime énormément Alien, je trouve à Prometheus beaucoup plus de cachet et un rythme bien plus maîtrisé.

J'ai mis 8/10 au film sur senscritique.

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Burton, Burton, Burton...je l'aimais inconditionnellement il n'y a encore pas si longtemps que ça. Mon réalisateur de coeur avec qui je me sentais bien, noyé dans sa magie et son macabre humour. Et puis il a collaboré avec Disney, cette boîte que j'adore par ailleurs, mais qui lui a fait tant de mal, ou plutôt dans laquelle il a eu tant de mal à ne pas partir en dépression complète. Le résultat était aussi décevant que la surprise de le voir travailler avec la boîte qui lui avait « volé » Jack Skelington en l'obligeant à le sortir sous leur label Touchstone. Alice au Pays des Merveilles m'avait dégoûté, à un point tel que j'en arrivais à avoir du mal à revoir ses anciens films, n'y voyant désormais que la redondance dont tout le monde me parlait avant. Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Danny Elfman, la team reflet de cette redondance. A la fois bons dans ce qu'ils font, mais répétitifs forcément.

Les rumeurs de son retour avec Dark Shadows, La Famille Addams ou encore Frankenwinnie m'avaient tout à la fois rassurées, parce qu'il revenait à son style pour moi complètement absent de Alice, et dans le même temps assuré qu'il n'arriverait pas à se renouveler, prenant encore la même équipe, les même thèmes encore et toujours. Pourtant, j'ai trouvé Dark Shadows, son dernier bébé très très réjouissant.

Déjà, Dark Shadows est le prétexte parfait, dans l'interprétation qui est faite pour le film, pour faire du pur Tim Burton. Celui-ci nous narre l'histoire de Barnabas Collins, un homme dont la femme a été sacrifiée par une sorcière dingue de lui, qui pour le forcer à réfléchir à leur relation (et surtout ne pas rejoindre sa femme dans l'au-delà) l'a maudit et transformé en vampire avant de l'enfermer dans un cercueil de métal dont il ne ressortira qu'en 1972...en plein époque hyppie. Ce pitch permet donc de jouer à la fois sur l'épouvante, le genre cinématographique préféré du réalisateur et sur l'humour, son humour, qu'il aime à glisser dans pratiquement toutes ses films depuis Pee Wee's Big Adventure.

Pour le coup, le cocktail est savoureux. Ne vous détrompez cependant pas, c'est vraiment du pur Burton. L'ouverture est la soeur (jumelle) de No Place Like London de Sweeney Todd. L'arbre du bord de la falaise d'où tombe Barnabas n'est pas sans rappeler l'arbre des morts de Sleepy Hollow. Le château nous ramène directement à Edward Scissorhands. Les couleurs flashy sont dans la veine de Charlie and the Chocolate Factory. L'humour décalé et parodique renvoie à l'hommage du cinéma bis de science-fiction qu'était Mars Attack.

Cependant et c'est là que ça devient intéressant, Dark Shadows multiplient les références, à la fois à l'univers de Burton et à celui des films d'épouvante comme le Dracula de 1931 (ceux qui l'ont vu y penseront directement) ou des années 40-50 de la Hammer, mais ne s'arrête pas simplement à ça. Le tout se parre de l'ambiance baba-cool des seventies qui n'est pas pour déplaire. Les voitures, les hyppies (qui une bien bonne scène), un concert de Alice Cooper et la bande-son d'une manière générale qui est génialissime, le tout en conservant donc la saveur « spooky ». C'est un peu comme voir un Scooby-Doo à moitié sérieux. Pour finir sur les petits plus qui font plaisir, on dirait qu'enfin Burton sait écrire les dialogues, chose qui globalement lui manquait terriblement malgré les univers fantastiques. La plupart des répliques sont super bien délivrées et le duel entre Johnny Depp et Eva Green est assez exquis. D'ailleurs, je ne manque de dire qu'il ajoute une touche de sexy au film qu'on avait pas vu depuis Batman Returns et sa Michelle Pfeiffer toute de latex noir vêtue.

C'e'st marrant on dirait une poupée Barbie sur cette affiche.

Au final Dark Shadows est à mon avis, le vrai retour de Burton après un Sweeney Todd qui pourra largement déplaire pour son aspect comédie musicale, avec certaines chansons que même moi je désavoue (et pourtant j'adore le film) et un Alice in Wonderland lui ressemblant très peu, notamment parce que le numérique complet nuit gravement à son univers plastique qui a mainte fois prouvé qu'il avait besoin de chose solide pour fonctionner. Le casting est certes encore une fois trusté par Johnny Depp et sa charmante femme, Helena Bonham Carter, mais le retour de Michelle Pfeiffer devant sa caméra a été pour moi un délice, et Eva Greene, parée de sa blondeur platine et d'un décolleté à faire changer un pape de vocation, était tout simplement parfaite dans son rôle. Dark Shadows donc, pour les amateurs de Burton, ou pas d'ailleurs, c'est un film drôle, avec un bel univers, travaillé et emprunt d'un cachet disparu depuis longtemps que malheureusement on ne retrouve qu'à la Maison Hantée de Disneyland, à la fois d'épouvante et humoristique, un casting top tier, de bonnes répliques et une bande-son qui déchire sa maman. Pour les hostiles au maître du macabre, je ne suis pas persuadé que ça vous fera changer d'avis.

PS : Le film parvient à résoudre le « dilemme » moisi de Twilight en 30 secondes...bien vue !

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Silence, Moteur, Action!

Alors comment c'était ? Bah écoutez il est 3h48 et je suis en train de faire un fanart de Hulk...la réponse est claire. FUCKIN' AWESOME ! Je ferais peut-être une critique construite demain...mais là pas le courage (ni d'encrer d'ailleurs).

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Has he lost his mind? Can he see or is he blind?

Puisque je suis sur ma lancée, je vais continuer à vous parler de films de super-héros. Comme le First Avenger arrive la semaine prochaine, je vais revenir sur les deux films dédié à l'un de ses acolytes en armure, le milliardaire Tony Stark aka IronMan. J'ai vu les deux films dans la foulée et malgré ce que l'on a pu me dire, j'ai préféré le second volet et je vais vous dire pourquoi.

 

I am Tony Stark...

Arrogant, drôle, riche, célèbre et patriotique pour l'image, Anthony Stark n'est pas le type que l'on apprécie le plus au monde, mais dans le même temps il dégage un tel charisme que c'est dur de ne pas apprécier ses boutades et sa classe naturelle. Mais Tony Stark ne doit pas sa fortune à du vent. Tony Stark c'est l'ingénieur de la muerte, celui qui fait passer MacGyver pour un branquignole, un bricolo du Dimanche. C'est un créateur de génie qui a fondé sur les traces de son père un empire de l'armement, Stark Industries.

Évidemment il faut bien que ça merde à un moment pour que l'on pousse Tony, aveugle sur ce que l'on peut faire de ses armes une fois vendues à devenir un justicier de métal. Après une embuscade en plein désert Afghan où il faisait une démonstration de ses dernier missile, Tony se prend les éclats d'un de ses propres explosifs Stark Industries. Il est sauvé par un médecin de génie en captivité se voit obligé de maintenir une sorte d'aimant relié à une batterie proche de son coeur pour empêcher les fragments de métal de circuler et de le tuer.

Retour aux sources! Ca fait un peu pitié quand même...

Mais on parle de Tony Stark là quand même. Le mec le plus friqué des States va pas se trimballer une batterie, c'est pas esthétique. Alors pendant sa captivité, tandis qu'il fait ami-ami avec son sauveur, Tony se fabrique un nouvel aimant avec des éléments prétendument fait pour le missile que les kidnappeurs lui ont demandé de fabriquer sous peine d'atroces souffrances. Là en deux-deux Tony Stark a un putain de coeur lumineux circulaire fabriqué à l'arrache mais qui lui fournit le courant nécessaire pour vivre et accessoirement diriger seconde nouvelle création...le premier Mark.

Donc moi je me galère à ouvrir mon PC pour enlever la poussière et lui il fait ça avec deux bout de taule...Okay.

Et là je croyais que IronMan était né ou presque. En fait c'est le vrai souci que j'ai avec le premier épisode de IronMan. Je m'attendais à une heure d'introduction du personnage, de peaufinage et ensuite du vrai IronMan qui assure. Au final j'ai eu l'impression que le super-héros se cherche tout le film pour devenir IronMan à la toute fin...quand il le déclare publiquement à la télévision.

Le film reste très bien foutu et bien meilleur que je me l'étais imaginé. Tout d'abord les acteurs assurent. Robert Downey Jr est né pour être Tony Stark. Il est charismatique sans jamais être exaspérant ce qui aurait pu être la premier reproche adressé au personnage. Il est aussi très bien entouré. Jeff Bridges et sa voix incroyable est franchement pas mal dans son rôle et de manière surprenante, le rôle féminin est...bon. Oui dans un film de super-héros Marvel, la femme la plus proche du héros n'est pas une greluche qui tombe d'un immeuble en criant, c'est LA personne sans qui Tony Stark n'est rien et elle est interprêté de bien belle manière par la belle Gwyneth Paltrow.

 

Encore une fois c'est complètement gratuit!

Tout cela c'est bien jolie, mais ce qu'on attend aussi d'un film de super-héros c'est qu'il y ai de l'action qui poutre la gueule. IronMan est pas mal de ce côté ci aussi, mais étrangement c'est là que je le trouve plus faible que les autres films du genre. Oui il y a quelques explosions, oui il y a quelques scènes de vol un peu tendu et assez bien filmé pour le coup, et oui il y a un bad'ass de robot à qui il faut montré qui est la plus balèze des boîtes de conserve. Pour moi il n'y a malgré tout rien de vraiment marquant parce que Tony Stark est toujours en phase d'apprentissage et que finalement les scènes sont très courtes.

Donc un bon premier film, notamment parce que Robert Downey Jr est excellentissime dans le rôle, qu'il est bien accompagné et que les effets spéciaux sont plutôt beaux et n'en font pas des caisses.

 

I am IronMan!!!

Le second volet m'avait-on dit était un peu dans le ton débile de Transformers 2...un gage de qualité sans aucun doute. Cependant je préfère d'abord juger par moi-même, mais surtout je devais réparer un affront, car IronMan 2 était le SEUL et unique film avec Scarlett Johansson au casting que je n'avais pas encore vu. C'est désormais fait et c'est bête à dire, mais j'ai préféré ce second volet.

Les défauts sont pourtant assez flagrants. D'abord il y a un monde pas possible dans ce film. Le grand méchant n'est pas vraiment reconnaissable. On pourrait se dire que c'est Whiplash avec ses deux fouets électriques qui d'ailleurs donnent dans l'impressionnant esthétiquement (je vais y revenir) mais son background est à peine esquissé et je n'ai juste pas compris pourquoi il prétend que l'empire Stark aurait du être le sien. Ensuite il y a le petit con qui veut faire couler Tony Stark...assez marrant comme vilain mais pas vraiment de quoi laisser une trace.

Tu es très laid mon ami!

Tu es con mon ami!

A côté de ça c'est n'importe quoi dans le camp des gentils. On a Nick Fury qui sort de nul part, accompagné de la Veuve Noire elle aussi passablement inutile, bien que diablement sexy dans sa tenue de combat (merci Scarlett de lui apporter tes formes au passage). On a également James Rhodes, le pote de l'aviation américaine de Tony qui n'est tout simplement plus le même...littéralement. Terrance Howard est remplacé par Don Cheadle...pourquoi je n'en ai aucune idée, dans le même temps le remplacement n'apporte rien, mais n'enlève rien non plus à ce personnage que j'aime bien. Pour finir l'avantage de garder Jon Favreau à la réalisation, c'est qu'il ne sabote pas son propre travail sur Pepper Potts, la super-assistante du super-héros qui prend encore du galon dans ce volet...et ça j'aime.

Toi t'es là pour les fans...

Toi t'es là pour...euh...pour...*bave*

...me faire plaisir.

En fait de ce que j'ai lu, ce qui fait tilter les gens c'est le fait que Tony Stark fasse n'importe quoi. Il boit, ruine sa baraque, s'allie à n'importe qui, se fait piquer une armure...pisse dans la sienne. Mais c'est ça qui est génial dans ce volet! Tony Stark part en vrille parce qu'il a un problème d'alcool, qu'il va mourir s'il ne trouve pas une solution pour son coeur. Le méchant c'est lui, c'est le seul à s'empêcher de rester IronMan. Il ne prend que des mauvaises décisions sous la pression, mais quand il faut arrêter les conneries, il est de retour et là ça déboîte.

Probablement ma scène préférée du film. Stark dos au mur qui ne parvient même plus à parler avec Pepper.

Ce que j'avais adoré dans le premier c'est les passages ou Stark redevient l'inventeur de génie, repart dans un labo et ne se contente pas de simplement être un gestionnaire. Ce second volet nous redonne ça en bien mieux. D'ailleurs l'une des scènes que j'ai le plus apprécié de cette épisode, c'est tout simplement Tony qui bosse sous l'impulsion de Nick Fury sur la création d'un nouvel élément. Ce passage est aussi l'occasion d'un clin d'oeil au first Avenger et la vanne dessus est drôle...si si.

Pour finir, au niveau de l'action, le film prend un gros plus par rapport au premier. Des F3 qui se font couper en deux au ralenti, des dogfights bien filmés et tendus et une baston finale courte mais efficace. De quoi bien se divertir! Ah oui et j'oubliais une scène de combat avec ScarJo qui tabasse vingt mecs dans un couloir. Sérieusement le chorégraphe est bon.

 

Voilà donc ce qu'il en est pour moi des deux IronMan. Je tiens à dire d'abord que je suis très agréablement surpris par les deux volets que j'imaginais bien nases (Wolverine style) et qui s'avèrent certes pas au niveau du Dark Knight, des Watchmen ou du Kick-Ass, mais qui ont le mérite d'avoir un acteur principal génial, un rôle féminin comme on en voit rarement dans le genre et des cascades bien filmées faute d'être assez longues pour moi. Je trouve que le premier est une bonne introduction au personnage mais n'apporte pas assez de moment ou Stark assure pleinement dans son armure. Le second volet n'est certes pas exempt de défaut notamment avec son méchant bien mal interprété (bien qu'impressionnant en combat) et au global, sa chiée de personnages dont on se tape un peu; au final la Veuve Noire et Nick Fury ne font plaisir qu'aux fans qui sentent les Avengers arriver. Cependant je lui ai préféré la décadence de Stark qui se retrouve le dos au mur et n'ose pas faire confiance, même plus à Pepper et les scènes d'action au global plus efficaces.


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Silence, Moteur, Action!

Je ne pense pas m'étendre dix ans sur la réalisation de Martin Campbell, le mec qui a réssucité deux fois James Bond. J'ai juste eu l'occasion de le voir cet après-midi et pour tout dire je suis agréablement surpris.

Pas de doute, Green Lantern n'est ni le block-buster de l'été ni un très bon film de super-héros et pourtant, je trouve les critiques que j'ai pu lire à droite et à gauche légèrement dures. Cependant pour qu'on comprenne bien mon point de vue, je tiens bien à préciser que premièrement je ne connais rien à Green Lantern excepté les apparitions fréquentes de celui-ci dans la Justice League à la télévision et un semblant de background expliqué par Tchobilout lors d'une sortie à Album.

Deuxièmement j'y suis allé en me disant que je trouvais le personnage très ringard (comme quasiment tous les personnages de DC mis à part le grandissime Batman et sa clique) et que le film ne serait pas très bon. Par conséquent j'avais de la marge pour être agréablement surpris. En vérité la seule raison pour laquelle je me suis déplacé c'est Blake Lively, en priant de tout mon être que le réalisateur est l'intelligence de nous montrer, outre son beau minois, ses fantastiques jambes. Dans tout les cas j'ai été récompensé.

C'est complètement gratuit et ça n'a rien à voir avec le film...donc profitez-en bien.

Le film débute sur une longue scène spatiale qui nous expose en deux coups de cuillère à pot le background de Green Lantern. Là déjà est le premier problème, c'est que l'on sent que finalement il y a des choses à dire, mais que dans le même temps on a pas vraiment la place de les raconter. Green Lantern c'est un ordre, ce n'est pas une personne. Plus de 3000 guerriers, sorte de Buzz l'Éclair (sans le côté scaphandre) qui grâce à la Volonté dominent des anneaux et de l'énergie pure pour en faire ce qu'ils veulent (je suis vraiment désolé de simplifier à fond). La volonté c'est un peu la source de l'énergie des Green Lantern, d'ailleurs la couleur verte vient de là (ne me demandez pas pourquoi). Quoi qu'il en soit on peut alors voir que les Yellow Lantern existent puisque la Peur est une énergie également et elle est jaune. D'ailleurs un grand méchant s'est servie de cette énergie pour blaster quelques Lanterns et sortir de la léthargie dans laquelle l'un des légendaires sauveurs de l'espace l'avait mis sur une planète apparemment mal cachée. Tout ça pour dire que l'un des plus costaud des Green Lantern, sorte de Piccolo version DB:Evolution mais en rose se fait descendre et ne trouve pas d'autre endroit pour se crasher que la Terre.

"Je défend la galaxie contre l'invasion de l'infâme Empereur Zurg, ennemi juré de l'alliance sidérale!"

Tout ça c'est les cinq à dix première minutes du film. Autant dire que ça va vite et que franchement j'ai eu un peu de mal à décanter. Mais la suite qui se passe sur Terre m'a pas mal amusé. Pendant que le bordel spatial se fait à l'insu de l'humanité, Hal Jordan interprêté de manière honorable par Ryan Reynolds se réveil à côté d'une blonde toute mignonne (une inconnue malheureusement) et se presse de se rendre à sa démonstration d'aviation aux côté de Carol Ferris...

Lovin' you is easy cause you're beautiful...tooptooptoodoo Aaaaaaaaaaaahaaahaaaahaaaaa...

Là c'est le passage où je commence à apprécier le film. Certes Blake à les cheveux bruns pour une raison idiote, mais franchement elle joue impeccable, elle a l'air d'avoir un personnage un peu costaud pour une femme dans un film de super-héros et en plus de ça elle est belle...c'est ridicule à quel point elle est belle. S'ensuit un dogfight qui franchement m'a bien plu. Bien filmé, avec des cascades maîtrisées, j'avoue avoir particulièrement trippé sur cette scène de vol en F35.

LE passage qui m'a bien bien fait plaisir!

Malheureusement la suite m'a un peu laissé une impression étrange. Lorsque le film part dans l'espace, que Hal Jordan est choisi par l'anneau de feu Abin Sur etc, j'ai eu la sensation étrange que tout se déroulait comme prévu. L'ensemble du film souffre d'ailleurs pour moi de deux choses. La première, tout le monde a l'air OKAY avec le fait qu'un mec tout vert revienne de l'espace et transforme un hélico en hot-road au passage. Les discussion ne sont jamais vraiment empreinte de surprise. La plupart du temps c'est « oh mon Dieu tu te fiches de moi!? Non? Okay, c'est cool! ».

"What ze feuk! Il a le sang violet, j'arrive pas a y croire!"

"Cela dit la tenue est sympa et mes nouveaux potes ont des looks d'enfer!"

Le second problème est que globalement les personnages sont nuls, mal écrits et mis à part quelques-uns parfaitement inutile. Le pire en fait c'est je pense Blake Lively. Alors oui je fais une fixette, mais sincèrement sa scène d'introduction faisait penser au rôle de Gwyneth Paltrow dans IronMan ou de Maggie Gyllenhaal dans The Dark Knight. Une femme certes de second plan mais qui n'est pas rien sans le héros. Pourtant rapidement après le dogfight, ça se transforme en classique, mais pourquoi tu m'as quitté et pourquoi non je ne me laisserais plus avoir...bref une romance très classique.

Là elle le ridiculise au travail...lui expliquant la vie au passage.

Là c'est vingt minutes plus tard...une Mary-Jane Watson en puissance.

On pourrait croire que j'ai trouvé le film nase, mais ce n'est pas le cas. Globalement l'humour n'est pas flamboyant mais au moins est-il présent sans virer au graveleux ou au pipi-caca (qui a dit Transformers?). C'est toujours mieux que rien. Les effets spéciaux sont...potables oserais-je dire. Je considère toujours que le tout numérique est une très mauvaise idée, d'abord parce que l'on y croit moins et ensuite parce que dans deux ans on trouvera ça passablement laid.

Au global donc, une ou deux scènes d'action bien foutues, une ou deux blagues correctes et une Blake Lively belle comme un coeur qui a intérêt à apparaître dans plein d'autres films (vraiment bon ce coup-ci). En ce qui me concerne pas de quoi crier au scandale...mais pas de quoi se ruer au cinéma non plus.

Le mot sur la 3D: Je l'ai vu au MK2 Bibliothèque et malheureusement la techno était active (avec les lunette bigos et rouges) et donc la luminosité pas terrible. Quand à la 3D en elle même elle n'apporte rien de spécial si ce n'est plus d'immersion...comme d'habitude au final.

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Silence, Moteur, Action!

 

Ça y est. C'est finis. Harry Potter c'est finis. Oh je ne doute pas que la licence ait encore des surprises dans son chapeau pointu, mais ça y est, l'histoire de Harry Potter est arrivée à son terme. En livre depuis quatre ans. Aujourd'hui en film. Et si à la dernière lettre du dernier livre, j'étais triste de quitter ce héros avec lequel j'ai grandi, sans rancune aucune envers J.K Rowling, l'auteur de la saga, une grande dame, je suis en revanche triste et amer au moment où j'écris ces lignes et ce depuis que les lumières se sont rallumées dans la salle de cinéma. David Yates tu nous as volé le film de nos rêves.

Avant toute chose, avant de vous expliquer pourquoi je suis dégouté, pourquoi je pense que David Yates a tout simplement raté l'inratable, je vais devoir remettre en lumière rapidement l'état d'esprit dans lequel je suis allé voir le film. Harry Potter c'est ma saga chérie. Je ne suis pas un grand littéraire, j'ai choisi le jeu vidéo et le cinéma et ça me prend suffisamment de temps pour que je ne puisse pas bouffer du papier autant que de la pellicule, autant que je le voudrais donc, mise à part pour mes études. Pourtant Harry Potter c'est l'un de mes univers préférés tous médias confondus. Quand les livres ont pris fin, j'étais triste avec un sentiment de vide intense, de celui que je n'ai ressenti qu'à la fin du Retour du Roi au cinéma. Les films m'ont toujours laissé un sentiment mitigé. Entre le plaisir de retrouver Harry et l'univers de J.K Rowling et la frustration certaine du « ah je ne l'aurais pas fait comme ça ».

 

Oh non, je ne l'aurais certainement pas fait comme ça...

J'ai pourtant adoré la première partie des Deathly Hallows, les Reliques de la Mort, un film qui pour moi avait tout compris en omettant bien sûr une part importante du livre (Dumbledore et ses secrets) pour se focaliser sur la fuite en avant et la quête suicidaire de Harry. Il composait à la fois avec une très belle réalisation (photographie, décors et effets spéciaux proches de la perfection) et un script bien écrit qui s'arrêtait quand il le fallait. J'étais donc confiant, vraiment confiant, me disant que c'était la bonne, qu'après la première partie épique mais aussi forte en ambiance et en scènes posées, on aurait droit au final apocalyptique décris par Rowling il y a quatre ans. Il n'y avait qu'à le mettre en images...

 

Pourquoi Harry Potter et les Reliques de la Mort partie II est un film moyen?

 

"Bon Rupert, t'inquiètes pas pour les vannes, ce coup ci c'est pas toi qui t'y colles!"

Il y a une chose que j'ai pardonné précédemment à David Yates, réalisateur des quatre derniers films (L'Ordre du Phoenix, Le Prince de Sang-Mêlé et les deux Reliques de la Mort) c'est son absolue nécessité de créer de la comédie quand cela n'était pas nécessaire, au risque de rendre certaines scènes passablement ridicules. Dans le supplément du Empire de Juillet 2011, le portrait de Daniel Radcliff, l'incarnation filmique de Harry Potter, est illustré par une phrase du réalisateur qui est la suivante: « I think he found Half-Blood Prince a bit too light (à propos de Daniel Radcliff). I remember very early on, he came into my office and said "David, I just think this is a little bit silly, isn't it?". I said, "Dan, no, no. We've got plenty of dark stuff coming up; let's enjoy the playfulness" »

Pour les non-anglophones, cela signifie que David Yates aime la comédie et qu'il la justifie par le fait que le drame arrivant il fallait profité de ces petits moments un peu idiots ma foie, des volets précédents. Pourtant, il n'y a pas renoncé pour ce tout dernier opus. C'était l'occasion idéale, du pain béni pour offrir des combats spectaculaires que Peter Jackson ne renierait pas, mais Yates a préféré ruiner la majorité des scènes fortes en les désamorçant avec des répliques de bas étages et des choses façon Peter Parker dans Spidey 3, ne se servant plus seulement de Ron (l'excellent Rupert Grint) pour ce genre de passages. Le résultat est sans appel, les effets font rire jaune.

 

Neuville est le premier à souffrir de ces effets comiques. Il prenait pourtant enfin un rôle de meneur...

Si c'est le grief majeur que je peux associé à ce dernier opus, ce n'est malheureusement pas le seul défaut. Là où j'avais personnellement trouvé la première partie du final très bien rythmée, j'ai trouvé cette seconde beaucoup trop mal équilibrée. Les premières scènes d'actions arrivent à une vitesse folle et se déroulent de manière trop abrupte. Il n'y a pas vraiment de temps morts, mais pas vraiment non plus de moments qui jaillissent alors qu'on parle quand même de la bataille finale. De plus scénaristiquement et même si je vais y revenir après, le film expédie de manière désagréable ce qui normalement scelle l'ensemble des sept livres. En tant que fan, je sais parfaitement ce qui se passe; je ne suis pas persuadé que ceux qui ne connaissent le sorcier qu'à travers les films s'y retrouvent...alors que c'était plus évident dans les films qui ont précédés. Pour finir, l'illustration musicale est catastrophique et ne colle jamais à ce qui se déroule sur l'écran, ce qui est quand même carrément hallucinant.

 

Pourquoi Harry Potter et les Reliques de la Mort partie II est une adaptation sabordée? (SPOILER du livre)

 

Ils sont passé où mes frissons à ce moment là?

Je ne vais pas prendre de pincettes, David Yates a massacré un travail tout prêt. Il n'y avait rien à faire à part tout mettre en image et trouver sous quel plan filmer chaque séquence. L'exemple le plus flagrant de ce gâchis est la mise à mort de Nagini. Le livre met en scène cette mort de manière efficace au possible. Neuville s'approche de Voldemort qui croyant Harry décédé, a libéré son serpent de sa bulle protectrice. Neville tranche alors la tête du serpent et c'est partie pour une bataille finale qui explose la moitié du château encore debout après les premières hostilités.

Je ne vais pas vous dire précisément ce qu'en a fait Yates, mais autant vous dire que c'est mal vu. Le pire c'est que l'affrontement final est une honte et qu'une fois achevé, on a la forte impression que tout le monde s'en fout. Dans un dernier souci de vouloir nous indiquer que tous ces morts et toute cette bataille n'étaient qu'une vaste blague, le réalisateur ne peut s'empêcher de filmer le concierge de l'école en train de balayer connement un couloir rempli de gravas comme si tout cela n'avait été qu'une fête d'étudiant qui avait dégénéré. Je n'évoque même pas l'épilogue qui met en scène Daniel Radcliff et ses amis 19 ans plus tard...encore une fois l'acteur avait dit dans une interview accordée à CinéLive il y a un an qu'il ne désirait pas être vieilli artificiellement si cette scène devait être tournée mais qu'il laisserait volontiers sa place à un acteur plus âgé. Encore une fois on ne l'a pas écouté et c'est très dommage.

Le pire dans tout cela reste les morts qui perdent toute leur puissance émotionnelle qu'elles soient tristes ou réjouissantes. Fred Weasley, Lupin et Tonks qui décèdent sans même qu'on leur rende justice et Bellatrix qui se fait battre en deux sorts un peu rapide, alors qu'elle est censé être l'une des plus grandes mange-morts. Non vraiment, la mort dans ce dernier opus est vaine et c'est d'autant plus dommage que celle de Doby dans la précédente réalisation était elle plutôt bien rendue.

Je suis donc dépité. Dépité de voir un tel gâchis, dépité de me dire que ce gâchis est le dernier film sur la vie de ce sorcier que j'aime tant. J'avais trouvé le troisième volet pas génial, le sixième également, mais il y avait encore du temps et un dernier opus qui ne pouvait qu'être bon en suivant simplement ce que J.K Rowling avait écris. Pourtant ça y est David Yates a mis fin à cela, s'imaginant qu'il ne fallait pas prendre tout cela au sérieux alors que c'était précisément le moment de le faire et surtout en loupant la partie la plus facile après une première partie réussie malgré les embûches scénaristiques. Tout n'est pas à jeter certes; voir Minerva McGonagall montrer sa puissance dans un rapide duel avait quelque chose de très jouissif, la technique et la direction artistique étant toujours excellente comme sur les trois volets précédents. Seulement ce n'est pas assez, clairement pas pour rivaliser avec ce qui était faisable. La bataille semble n'être qu'une toile de fond, les morts que des événements mineurs, le dernier duel une mascarade et un déshonneur comparé au livre. David Yates tu ne l'emporteras pas au paradis...paroles de sorcier.

 

[MàJ] Comme d'habitude, un mot sur la 3D relief. Elle apporte ce que la 3D doit apporter, un peu d'immersion en plus. Pas plus pas moins. Comme elle est bien réalisée, ça m'a fait plaisir sur ce point technique. Pas de quoi crier au génie, mais l'utilisation est efficace.


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Nouveau rendez-vous avec le Club 300 Allociné en ce début de vacances d'été et dernier donc de la saison 2010-2011, cette soirée nous était proposée la projection en avant-première de Super 8, le nouveau bébé de JJ Abrams produit par Steven Spielberg. Avec un duo pareil, on s'attend à du très très lourd. Steven Spielberg en producteur, ça signifie une grosse valeur de production avec des effets spéciaux qui envoient la purée. J.J Abrams à la réalisation et au scénario, ça veut dire du suspens et encore du suspens, puisque je le rappel pour ceux qui auraient passé les vingt dernières années dans une grotte, J.J Abrams, c'est Lost, Alias ou encore le dernier Star Trek.

En partant voir le film, je n'avais aucune idée d'à quelle sauce j'allais être mangé. Seul les noms sur l'affiche me promettaient une qualité relative. Le titre m'intriguait énormément...Super 8? Comme un film en super 8? Et bien oui.

Super 8?

Faire cette critique sans livrer des points très cruciaux et spoiler les lecteurs me semblent tenir de l'exercice d'acrobate, néanmoins je vais vous donner mon avis sans donner un indice réel sur le contenu du film. Pour commencer, Super 8 est un film qui sent bon les années 80, les Gremlins, les Goonies, The Wizard, E.T, Encounter with the Third Kind (encore que ce dernier soit de fin 70). Il prend notamment aux Goonies le principe du petit groupe de jeunes adolescents qui va tenter de résoudre un problème qui dépasse les adultes et les autorités policières et militaires. Ce groupe est ici rassemblé autour d'un film réalisé en prévision d'un concours. On retrouve comme dans les films précédemment cités (et les Goonies en premier) des personnages attachants, chacun avec une personnalité forte et propre.

Il est bon de noter que de ce côté d'ailleurs, que ce soit au niveau de l'écriture ou de l'interprétation, Abrams a fait des choix remarquables. C'est notamment avec le jeune héros interprété par Joel Courtney et sa copine jouée par Elle Fanning (la petite soeur de Dakota...la même en plus jolie) que l'on constate que la direction d'acteurs est juste impeccable. Les moments qui doivent être drôle le sont, et ceux qui se doivent d'être un peu plus sérieux ne font jamais tilter (chose qui parfois n'était pas vérifié dans les années 80).

Excellent duo d'acteurs! Elle Fanning est vraiment géniale et Joel Courtney est une très bonne découverte!

Si l'on ajoute à cela des effets spéciaux hallucinants et une qualité sonore à faire baver les oreilles on arrive en ce qui me concerne à un excellent film qui cumule la nostalgie des années 80, cette humour toujours bien placé et cette convivialité de la bande de potes américains et une réalisation spectaculaire (et je laisse voir par vos yeux pour quelle raison) et digne d'un gros film catastrophe typé Roland Emerich.

Super 8 est donc un film des années 80 avec des effets spéciaux des années 2010. Il a cette ambiance si fun et conviviale qu'on avait dans les films de cette période et qu'on ne retrouve plus vraiment en ce moment. Cette forme de désuétude des dialogues, ce film qui est conscient qu'il n'a pas besoin de vouloir tout faire trop sérieusement ou trop humoristiquement. En ce qui me concerne c'est LE block-buster de cette été (en attendant bien sûr la suite et fin de Harry Potter) et ça écrase d'une semelle 2012 et Transformers 2 réunis...parce qu'il y a une histoire et des personnages attachants en plus de l'action. Allez le voir et au cinéma pour profiter de l'excellente qualité sonore qui sublime le visuel (la salle a tremblé ce soir). Le 3 Août dans nos salles!

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Silence, Moteur, Action!

Nous l'évoquions récemment dans une conversation toute nostalgique avec Papayou et TchoBilout, les suites de films d'animations c'est pas toujours la joie. Malgré de rares exceptions comme Toy Story 2 et l'exceptionnel 3, ou le sympathique Retour de Jafar chez Disney, ou encore Shrek 2 chez Dreamworks ou L'Age de Glace 3 chez BluSky, pas si facile de parvenir à faire une suite aussi bonne que le premier épisode si tant est que le premier épisode soit bon déjà (Madagascar...).

Je dois avouer pour moi, Kung Fu Panda 2 est sorti de nul part. J'ai vu une affiche dans la rue il y a quelques mois et j'ai oublié. Je n'ai pas vu de publicité depuis, pas de bande-annonce et je n'ai su qu'il sortait ce mercredi que la semaine dernière...une occasion d'aller au cinéma.

Le retour des Furious 5!

La réussite du premier c'est trois qualités. D'abord le film est superbe techniquement mais surtout artistiquement. Le choix de la Chine des contes est judicieux. Ensuite le film est drôle notamment par l'utilisation d'anachronisme dans les dialogues et la super forme de Jack Black (que personnellement j'adore). Pour finir les combats sont fantastiques, très bien chorégraphiés et le film parvient à mettre des frissons d'extase quand il devient un peu sérieux. Kung Fu Panda 2 c'est ça mais LEVEL UP!

Évidemment techniquement, le film prend encore du galon. Ça s'affine vraiment et les effets sont splendides. Rien à redire, on atteint pas le photo-réalisme de Rango, mais ce n'est pas le but. Dreamworks parvient à doser habillement le mélange de textures riches, de fourrures qu'on sent toutes douces et de paysages criant de beauté avec son style artistique judicieux, qui permet à la fois des scènes très drôles et des moments où les personnages sont plus sérieux. Il est également réjouissant de noter que ce second volet propose beaucoup plus de scénettes en 2D comme au début du premier. Encore une fois, les artistes sont au top. Bref Kung Fu Panda 2 est irréprochable de ce côté là.

En fait la plus grosse inquiétude provenait pour moi du reste. Je me souviens du premier volet comme d'un film avec des combats très impressionnant pour un film d'animation mais j'avais un peu oublié que le film était très drôle aussi. Le tout était enrobé dans une sorte de douce moquerie du film d'arts-martiaux avec un loser qui se change en tiger. Je ne voyais pas où il pouvait aller avec ce volet, mais figurez vous qu'il est au moins aussi bon d'un point de vue de l'histoire qui mélange prophétie, paon, pandas en voie de disparition et l'enfance de Po.

Po qui est donc le héros grassouillet du film est cet fois ci déjà le Dragon Warrior, il connait le kung-fu mais doit trouver la paix intérieure pour vaincre son prochain adversaire...quand on entend son estomac gargouillé H24, dur de trouver la paix intérieure. Le film enchaîne donc comme le premier le drôle (j'ai passé la première demi-heure à rigoler non-stop au point d'avoir les zygomatiques un peu douloureux), le épique (les combats sont encore super furieux) en y ajoutant le triste et du trop choupinounet. Et je vais d'ailleurs vous faire un aveu.

Kung Fu Panda 2 est le premier film qui me fait pleurer au cinéma. J'ai failli craquer une fois devant Marley et Moi (les américains et leur maudites histoires de chiens!) et bien sûr dans l'intimité de mon canapé, il m'arrive une fois tous les 200 films de lâcher une larme, mais étrangement jamais au cinéma. Il fallait bien une première fois à tout...j'ai pleuré devant Kung Fu Panda 2 (dit comme ça c'est ridicule).

Prévoyez l'achat d'une peluche à la fin du film...

Pour résumer tout ça, je vous dirais que le dernier bébé de Dreamworks est une vraie perle, un immanquable et encore plus que le premier épisode. Ne vous laissez pas berner par l'idée qu'ils voulaient simplement rentabiliser une licence qui a marché. Ce second volet est plus beau techniquement, plus riche artistiquement, plus fort émotionnellement et en plus pour moi il trouve même un meilleur équilibre entre drôle et sérieux. J'ai adoré le premier volet mais j'ai été un peu déçu par le dernier combat qui finalement était trop burlesque à mon goût. Ici quand ça doit être un minimum sérieux ça l'est mais jamais de manière pompeuse. Les personnages secondaires sont également mieux exploités et la tigresse incarnée vocalement par Angelina Jolie en colle d'ailleurs plein la vue. Les idées de réalisation, de cadrages, de gags, tout est amplifié. Bref Kung Fu Panda 2 est à voir absolument! D'autant plus que la fin laisse présager d'une autre suite...

Je rajoute un mot sur la 3Drelief; j'étais fort marri de ne pas trouver de séance VO sans la 3D (1€ de plus) et je vous avouerais que même si j'aime toujours l'effet de profondeur, il n'apporte pas grand chose puisque le film ne l'exploite pas.

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