Édito

La nouvelle révolution ludique est en marche ! 

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La tête dans le cloud

Par nuajeux Blog créé le 16/05/19 Mis à jour le 01/02/21 à 23h40

Blog spécialisé dans le cloud gaming, la XR (VR, AR, MR), les consoles nouvelle génération et NéoRétro

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Cloud Gaming (Jeu vidéo)

Changement de modèle dans la douleur pour la plate-forme cloud gaming de Google, seulement un an après son lancement en fanfare. Conscient des enjeux financiers colossaux nécessaires au développement de sa propre force de frappe éditoriale, le géant de l’Internet se résigne à réorienter son offre à destination des entreprises.

La promesse de révolutionner le jeu vidéo n’aura visiblement pas été tenue. Bien que Google se soit entouré de hauts dirigeants à la qualité d’expertise reconnue internationalement et dotés d'un carnet d'adresses solide (Phil Spencer, Jade Raydmond…), les moyens financiers n’étaient pas à la hauteur des ambitions affichées. « Google n’était pas la place idéale pour réaliser des jeux. Imaginez Amazon mais sous-financé » , explique une source anonyme à Kotaku.com. Les studios de Montréal et de Los Angeles sont liquidés, 150 personnes sont remerciées.

Phil harrison, le directeur général de Stadia se montre cependant rassurant quant à la continuité du service : « Nous poursuivons nos efforts dans la promotion de nouveaux titres d’éditeurs tiers (…) nous sommes déterminés à investir dans cette technologie ».

Comme pour valider ce nouveau positionnement en faveur des entreprises, Google annonce avoir signé un contrat avec le constructeur automobile Ford. «  C’est la première fois que nous apportons et combinons tous les atouts de Google en faveur d’un fabricant automobile aussi majeur » , s’est empressé de souligner le patron de Google Cloud, Thomas Kurian. 

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

Comme chaque année, de nombreux rapports industriels sont édités par des sociétés d’études de marché. Ils sont destinés aux professionnels, aux investisseurs avec pour vocation d’être un puissant outil d’aide à la décision. SuperData est l’une d’entre elles, appréciée notamment pour la solidité de ses enseignements des secteurs émergeants. C’est dire si son dernier état des lieux du marché de la réalité étendue (VR/AR) était très attendu par l’industrie du jeu vidéo.

Bien que dynamique, ce secteur porté par d’incessants progrès technologiques marquera une petite pause cette année (moins deux cents millions de dollars, à 6,7 Mds de $). L’effet dévastateur de la pandémie sur les chaînes d’approvisionnement a été sensible en dépit d’un temps moyen d’utilisation des dispositifs VR/AR plus importants. Toutefois, les projections à 2023 restent quant à elles positives, avec des revenus dégagés par les principaux acteurs évalués à 11,3 Mds de $.

Autre précieuse instruction, Half-Life : Alyx. Selon SuperData, ce jeu VR édité par Valve est élevé au rang de titre fondateur. A lui seul, il dépasse les revenus additionnés de tous les jeux PC VR commercialisés en 2019. C’est à ce titre et aux perfectionnements constants de la technologie XR (VR, AR, MR) que l’intérêt des investisseurs reste très élevé. Mais ces derniers « adoptent une approche plus prudente qu’auparavant » , tempère un analyste de SuperData. Avec l’adoption plus lente qu’escomptés des casques VR ainsi que les déboires très médiatisées de Magic Leap, les investisseurs sont devenus plus frileux. Les bailleurs de fonds poseront sur la table 915 millions de dollars, contre un milliards de dollars un an plus tôt.

Et ce ne sont pas les dernières déclarations de Jim Ryan, responsable de la toute puissante branche PlayStation, qui rassureront ces business angels. Dans les colonnes du Washington Post, celui-ci témoigne avec force de sa foi en cette technologie d’affichage avant-gardiste. Un sentiment partagé par l’ensemble du groupe japonais, appuie Jim Ryan..Mais ce n’est toujours pas une réalité économique. « Est-ce que ce sera cette année ? Non. Est-ce que ce sera l’année prochaine ? Non plus. Cela se produire-t-il un jour ? Nous en sommes convaincus » , plaide le haut dirigeant.

Ces déclarations d’un des principaux acteur engagé dans cette course au leadership font écho aux conclusions du cabinet SuperData. « il faudra probablement un certain temps avant que le PSVR2 n’arrive sur le marché. De plus, l’accent mis par Microsoft sur les expériences multiplateformes signifie que la réalité virtuelle ne sera vraisemblablement pas rattachée à l’écosystème Xbox » ,  souligne un analyste du cabinet d’études.

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Cloud Gaming (Jeu vidéo)

Nintendo lance sans far ni paillettes deux éditions cloud des hits Control et Hitman 3 en occident. Une divine surprise alors que le service de jeu à distance n’était jusqu’ici réservé qu’à son marché domestique. Pour autant, Daniel Ahmad, fin analyste chez Niko Partners n’entrevoit pas d’extension cloud à l’ensemble du catalogue de jeux du constructeur. Mais elle préfigure des futures ambitions de Nintendo dans ce domaine.

Moins disant sur le plan technique, certains titres triple A – gourmands en ressource hardware - sont refusés à la Switch alors que celle-ci bat des records de vente dans le monde. Une asymétrie que l’état-major du géant nippon ne pouvait plus longtemps ignorer. Ce qui n’a pas échappé à certains analystes. « Nous jugeons cette stratégie comme un moyen pour Nintendo d’étendre l’écosystème de sa console phare en l’ouvrant à des expériences interactives qui lui sont nativement interdites » , résume Daniel Ahmad.

Les dispositions du jeu en nuage semblent donc être envisagées par Nintendo comme un palliatif technique à sa politique hardware qui par essence renonce à la course à l’armement technologique. D’autant que la configuration inédite de la console vedette du japonais, synthétisant dans un seul et même format deux marchés opposés (celui du jeu en situation de mobilité et du jeu sédentarisé), offre « une expérience transparente et sans compromis » , contrairement au PC et consoles concurrentes.

En effet, grâce à cette polyvalence, « les joueurs utilisent la même plate-forme pour jouer en cloud gaming depuis le téléviseur ou en déplacement » , contrairement aux rivaux de Nintendo où « le jeu en situation de mobilité contraint de passer à un smartphone doté d’un écran réduit aux commandes tactiles ».

Au-delà du secteur vidéoludique, le fabricant associé à la société Ubitus caresse d’autres ambitions, selon l’analyste. Mais elles restent à ce stade encore hésitantes à l'image du service Quality of Life, projet différé ad vitam aeternam.  Toutefois, ce dernier anticipe préalablement l’intégration du cloud gaming comme service, plus précisément un «  portail de démos à tester instantanément sans avoir à les télécharger ». L'adoption par palier de cette haute technologie avant un déploiement mondial et exclusif lestée ou non d’une future console de salon, conditionnera l’avenir de Nintendo comme acteur majeur de cette industrie.

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Consoles nextgen (Jeu vidéo)

C’est l’analyse, un peu osée, avancées par deux sociétés d’investissement selon lesquelles Nintendo serait en mesure d’arracher la Switch des affres du renouvellement des consoles. Par quelle formule magique ? Evergreen  pardi !

La valse des chiffres positifs galvanisent la communauté financière jusqu’à leur faire perdre la tête. Pensez donc, hausse vertigineuse de l’action Nintendo (+30% cette année), vente monumentale de la Switch au premier semestre (+95% !). Tous les indicateurs sont au vert et le contexte festif de ce dernier trimestre 2020 exacerbera cette solide performance… Avant que la concurrence puissamment armée de PS5/XSX ne vient mettre fin à cette belle lune de miel entre Nintendo et ses obligés (fan comme actionnaire).

« La nature cyclique du marché des consoles se traduit traditionnellement par une remise à zéro des acquis commerciaux », glisse un spécialiste de l’agence financière 10 West Advisors. Et aucuns fondamentaux chèrement arrachés aux compétiteurs conditionnent à nouveau le succès. La Wii U a formidablement brillé en bas de tableau alors que son prédécesseur brisa la barre symbolique des 100 millions d’exemplaires écoulés. Toutefois, ce modèle tout en rupture technologique serait remis en question.

Bien qu’ancienne et récemment adoptée par Sony et Microsoft avec la PS4 Pro et la Xbox X, l’idée est de préférer un lissage technologique afin de se préserver d’un violent retour de marché (le précédent Wii/WiiU). Ainsi, les bénéfices et ventes deviendraient plus prévisibles avec des joueurs autrement plus captifs. Pour autant, Nintendo est-elle disposée à s’approprier cette stratégie dîtes de l’evergreen ?

La question s’impose au constructeur, veut croire un fin analyste travaillant pour Jefferies Group. « La pandémie a donné un an de plus à Nintendo pour définir sa stratégie à long terme avant que le marché ne commence à s’inquiéter du pic des bénéfices du cycle Switch ». Si le fabricant est jusqu’ici resté évasif sur ses intentions, des faisceaux d’indices polarisent la réflexion des analystes sur la réactualisation à courte fréquence de la Switch. C’est notamment l’opinion d’un gestionnaire de portefeuille d’actions travaillant pour Crossroads Capital. « Voilà une question à un million de dollars (…) la Switch, et j’en ai la conviction profonde, possède toutes les caractéristiques d’une plate-forme permanente ».

Son cycle de vie commercial a en effet été marqué par des innovations périphériques venant se greffer à la console même, avec la dernière en date Mario Kart Live. Toutes ces variations technologiques (VR, AR…) greffées à la Switch ont participé activement à son rajeunissement permanent aux yeux du public. Reste un regain de puissance salvateur (4K) que l’agence Bloomberg pour ne citer qu’elle imagine l’année prochaine…

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Cloud Gaming (Jeu vidéo)

 

Alors que Sega a fermé définitivement la porte à son retour sur le marché des consoles de salon, c’est à l’occasion de la célébration de son soixantième anniversaire que la société a dévoilé sa plus grosse évolution stratégique de ces vingt dernières années. Moribond, sa branche arcade devrait profiter de la croissance exponentielle du cloud gaming pour en améliorer sa profitabilité.

Vous avez dit cloud gaming ? C’est presque ça ! Fidèle à sa culture d’entreprise reposant sur l’appropriation (précipitée ?) des nouvelles tendances industrielles dites de rupture technologique, le groupe japonais lance son offensive dans le jeu d’arcade jouable à distance depuis les plates-formes iOS/Android. Les promesses du cloud gaming tardent à se concrétiser pour Sega, si bien qu’elle s’oriente vers une variante, le Fog gaming.

La qualité de connexion Internet des joueurs de jeux en nuage est une problématique à géométrie variable. En effet, la versatilité du ping neutralise le bénéfice de l’expérience ludique distanciée. A cela, s’ajoute le coût financier des infrastructures réseaux (maintenance, consommation électrique, main-d’œuvre…) difficile à supporter pour une société aux reins fragiles.

L’audit interne associé à l’expertise qui en est faite de cette technologie conduisent tout naturellement Sega à réorienter les bornes d’arcade vers des centres de données et non l’inverse. Cela nécessite tout de même de restructurer ses salles d’exploitation (installation de serveurs cloud) ainsi que de reconfigurer ses cartes d’arcade. Mais déjà équipées de capacité réseau, Sega aura juste besoin d’assurer à moindre frais leur continuité technique. Si il est impératif de mettre à niveau l’existant, le groupe japonais envisage de créer des cartes d’arcade nouvelle génération dédiées au Fog gaming.

Fort de son réseau composé de deux cents salles quadrillant l’ensemble du Japon, le déploiement massif de son réseau dédié habilite Sega à connecter le joueur au réseau le plus proche de sa position géographique. Lorsque le nuage (Cloud) tombe du ciel pour se rapprocher de l’utilisateur, il devient brouillard (Fog).  Mais le jeu vidéo n’est qu’une parcelle de sa vaste palette de services que le géant des loisirs compte commercialiser auprès de sociétés intéressées par sa technologie fog (machine virtuelle, fermes pour studio de vidéo production…). Ces nouvelles passerelles ainsi dressées aideront à prolonger la durée de vie ou en assurer la conversion au B2B de ses cartes d’arcade Fog.

Les barrières technologiques ainsi levées enrailleront la lente agonie d’un secteur frappée par des fermetures en série (de 14 000 salles en 2000, il ne restait plus que la moitié opérationnelle en 2010). L’appétence nouvelle de Sega pourrait ainsi propulser la société comme un des acteurs phare de la scène cloud.

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

 

De l’autre côté de l’atlantique, l’usage veut de taxer de ‘’vaporware’’ les produits informatiques survendus et amenés à disparaître. Mais l’illusionniste Magic Leap (ML) se bat avec l’énergie du désespoir pour échapper à cette funeste sentence commerciale. Fidèle à l’état d’esprit opportuniste de son dirigeant qui blâme le contexte extérieur, en réalité la pandémie et ses conséquences économiques ne font que mettre en exergue l’impuissance de la société à redorer un blason terni par de fausses promesses.

La traduction immédiate est l’annonce d’un nouveau dégraissage massif du personnel et ce « à tous les niveaux hiérarchiques », se désole Rony Abovitz, PDG de cette ancienne pépite. S’il se refuse à quantifier le nombre de personnes remerciées, l’agence Bloomberg rapporte, selon ses sources, plus de la moitié du personnel aurait fait les frais de cet énième plan de licenciement.

Depuis décembre dernier, ML accuse difficilement le contrecoup commercial de son casque Magic Leap One AR. Ventes désastreuses (100 000 unités escomptées.. 6000 ventes effectives en six mois), prix prohibitif (3000$ réduit dans la précipitation à 2200$) et technologie très en deçà des promesses ont entrainé une cascade de licenciements et de claquement de porte de ses cadres dirigeants, avant l’évocation d’un probable repreneur. Mais très vite, la nécessité d’opérer un repositionnement marketing en direction des entreprises a été soufflée dans les oreilles des décideurs…

Pour Lewis Ward, analyste émérite de l’agence IDC, il est exagéré d’imputer à la pandémie les mauvaises perspectives économiques qui attendent Magic Leap. « Bien que les dépenses informatiques des entreprises diminuent, il existe des opportunités de marché tels que les outils de collaboration virtuelle à distance » , glisse-t-il. ML aurait pu tirer son épingle du jeu à l’exemple de Parsec dont la suite logicielle collaborative destinée aux développeurs rencontre un fort succès. Selon lui, cette crise sans précédent a mis en exergue les faiblesses structurelles de Magic Leap.

« Le coût élevé du casque, en plus d’un catalogue de jeux et d’applications dérisoire n’ont rien de séduisant pour le joueur/utilisateur » , égrène l’analyste. Une porte de sortie de crise existe néanmoins. Evoqué par le PDG de ML , « le recentrage vers le marché professionnel est impératif », abonde l’analyste Lewis Ward mais il tarde à se concrétiser. D’après les projections du cabinet IDC, la réalité augmentée « a un bel avenir devant elle auprès des entreprises ». La faillite de Magic Leap est donc à écarter : « je ne pense pas que ce soit la dernière fois que nous entendrons parler de Magic Leap ».

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

 

Magic Leap Inc, la start up spécialisée dans la technologie AR qui a cristallisé tous les espoirs et interrogations est désormais à vendre ! Ou presque…

Toutes les options sont sur la table d’après une source bien informée de l’agence financière Bloomberg. De la formation d’un « partenariat stratégique » à la vente d’une participation importante avant « une éventuelle cotation en bourse » , cette pépite autoproclamée pourrait rapporter 10 milliards de dollars à son futur chevalier blanc. Seraient séduits par cette aventure, Facebook et le géant médical Johnson & Johnson.

Le numéro un mondial des réseaux sociaux, lancé dans la réalité virtuelle avec le casque Occulus Rift, se risque à investir dans ce créneau appelé à grossir d’ici quelques années selon un consensus d’analystes. C’est pourquoi une première rencontre entre Facebook et Magic Leap avait été organisée, sans résultats. Les négociations auraient échoué sur l’autel de la valorisation de Magic Leap, jugée excessive car les perspectives de rentabilité sont estimées lointaines. Depuis, la société de Mark Z. fait cavalier seul, quand d’autres comme Microsoft (Hololens) ou encore Apple lui emboîte le pas à échéance diverse.

Grâce aux belles promesses de ses fondateurs, Magic Leap a levé plus de 2,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs puissants tels que Google, NTT Docomo et Alibaba notamment. Faisant d’elle la start up la mieux entourée avec une valorisation estimée entre 6 et 8 milliards de dollars. Cette promesse justement est au centre d’une controverse industrielle qui entache sa capacité à matérialiser les espoirs fous placés en elle. Sa culture du secret démesurée, son goût prononcé pour l’exagération ont jeté le doute sur le bien fondé des lunettes AR produit par la firme et censé provoquer le même impact sociétal que la télévision et le téléphone mobile en leur temps.

La commercialisation de son dispositif de réalité augmentée au prix prohibitif de 2300$ auprès du grand public s’est avérée désastreuse (6000 pièces vendues en six mois contre un million attendu la première année de lancement puis objectif rabaissé à 100 000 exemplaires...). Si bien qu’un recentrage à destination des professionnels a été décidé par les dirigeants. Cette déconvenue spectaculaire eu égard à la confiance exagérée placée en elle a créé beaucoup de désordre interne. Plusieurs anciens employés issues d’un plan de licenciement massif ont attaqué en justice Magic Leap, tandis que son directeur financier a démissionné fin 2019.  

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Cloud Gaming (Jeu vidéo)

 

Ceux qui croyaient naïvement à une amorce de fraternité entre constructeurs vont être très vite refroidit par les propos du responsable de la branche Xbox, Phil Spencer. Selon lui, la profonde mutation de l’industrie du jeu vidéo rebat les cartes des forces en présence. Les acteurs historiques sont jugés hors compétition, la nature hautement capitalistique du cloud gaming se charge de les disqualifier…

C’est une attaque à peine voilée que les états-majors de Nintendo et Sony apprécieront. Apprécié par ses pairs pour son profil consensuel, celui-ci prend des accents guerriers lorsqu’il s’agit d’aborder le jeu en nuage. Sans ménagement, P. Spencer exclu du champ concurrentiel ces deux symboles. « Nous les respectons (…) cependant ces sociétés traditionnelles sont surclassées » , argue-t-il dans les colonnes du site Protocol. Les enjeux colossaux de l’informatique à distance l’emportent sur les desseins d’hier que le dirigeant résumait préalablement chez Forbes à un vulgaire crépage de chignon entre constructeurs.

Le nouveau postulat est l’expansion géographique du marché des loisirs informatiques, bien plus que l’engagement réduit « à des guerres de formats » , glisse-t-il. L’objectif prioritaire « est de se concentrer sur la manière de faire jouer la planète entière » , faisant ainsi des géants Google et Amazon « nos futurs concurrents directs ». Ni Sony et encore moins Nintendo n’auraient les reins financiers suffisamment solides pour supporter un investissement de « plusieurs dizaines de milliards de dollars dans le cloud » , assure-t-il.

De ce fait, l’heure n’est plus à la querelle de clocher mais à la création d'une véritable coopération entre anciens rivaux… sous l’égide de Microsoft.

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Cloud Gaming (Jeu vidéo)

En dépit de vents médiatiques contraires, Stadia avance. Les signatures d’exclusivités s’enchaînent, consolidant chaque jour un peu plus le ferme engagement de Google dans la technologie du cloud gaming. Dernier coup d’éclat en date, le partenariat stratégique pluriannuel contracté avec l’ogre Activision Blizzard.

En plus du jeu en nuage, le phénomène eSport couvre également cette alliance de raison. Youtube, chahuté par le réseau Twitch d’Amazon, deviendra ainsi le seul fournisseur mondial de contenu vidéo couvrant en direct l’ensemble des compétitions eSport organisées par l’éditeur américain. Elles sont indexées aux franchises vedettes du numéro un mondial de l’édition : Call of Duty, Overwatch, World of Warcraft pour ne citer qu’elles.

L’autre versant exclusif de l’accord, le jeu en nuage, bonifiera le confort et l’expérience de jeu des joueurs. Grâce à ce traitement de faveur, ces derniers profiteront d’une qualité de service réseau optimale (faible latence…). Des outils d’intelligence artificielle de pointe seront utilisés afin de proposer des recommandations personnalisées et des expériences de jeu différenciées.

« Ce partenariat démontre notre engagement à proposer un support de diffusion de classe mondiale pour les jeux » , glisse Ryan Wyatt, responsable jeu sur Youtube. Son homologue du département Google Cloud n’en dit pas moins : « Nous sommes enchantés (…) d’aider à promouvoir l’un des plus grands et des plus renommés éditeur de jeux vidéo au monde ».

Twitch accuse un nouveau coup dur, après que Microsoft lui ait arraché deux influenceurs connus outre-Atlantique. Mais c’est véritablement l’accord d’exclusivité qui représente « un pas important en terme de construction de portefeuille de contenus » , souligne fort justement le responsable de StreamElements, une société de production spécialisée dans le streaming.

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Consoles nextgen (Jeu vidéo)

 

Si une région du monde résiste encore aux assauts répétés de Microsoft, c’est bien le Japon et par extension l’Asie. En cause, un scrupule lié au poids historique des relations entre l’archipel et les États-Unis, compliquant d’autant la carrière commerciale des consoles Xbox lancées sur ce territoire. A l’aune d’un nouveau départ, piloté par un Phil Spencer habité d’une philosophie d’approche tout en humilité, les opérations séductions se multiplient…

Après avoir été pris d’une crise de boulimie aigue, avec pas moins de huit studios de développement acquis à grand frais, le département Xbox ne semble pas être rassasié. L’appétence de son chef de file s’oriente désormais en direction du pays du soleil levant. « Nous serions bien inspirés d’acheter un studio asiatique, en particulier japonais » , déclarait Phil Spencer dans les colonnes du site économique GI.biz. La présence toute symbolique du groupe informatique, représentée par « une petite équipe » , n’est plus conforme aux ambitions affichées par le dirigeant.

Si bien que ce dernier entouré de son équipe, s’est envolé pour le Japon afin d’être au plus près des développeurs locaux. A cette occasion, P. Spencer s’est fendu d’un bref communiqué sur Tweeter dans lequel il vante « l’enthousiasme et l’énergie » que manifeste la communauté du développement et éditeurs à propos de l’avenir du jeu vidéo. Un avenir qu’il espère commun. C’est un rituel presque obligé pour Phil Spencer. En mars 2019, le haut dirigeant était du voyage dans le but d’arracher à Sony des titres très en vue sur PS4 (Yakuza…).

Hasard du calendrier (?), le bien nommé Doug Bowser, président de Nintendo of America, se trouve également au Japon…

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