Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 06/01/21 à 11h42

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PS2 (Jeu vidéo)

Ce jeu, je l’ai fait à sa sortie, mais pour rien au monde je n’y rejouerais. Avec Silent Hill 4 : The Room (dernier épisode développé au Japon par l’équipe d’origine), la série culte de Konami pousse l’horreur psychologique très loin en s'attaquant directement à la santé mentale du joueur.

The Room a connu un certain succès commercial et critique, mais reste considéré par beaucoup de joueurs comme le vilain petit canard de la quadrilogie originale. Trop dur, frustrant et surtout trop éloigné des 3 premiers jeux, Silent Hill 4 est effectivement une ½uvre à part dans sa conception même du jeu vidéo.

Pourquoi ça rend fou?
Petit récap’ indispensable pour comprendre le concept de Silent Hill 4 : Henry se réveille dans la “Room 302”, un appartement dont la porte d’entrée est condamnée. À travers le judas, il peut observer les allées et venues de ses voisins, pour qui la vie continue normalement. Henry fait un rapide tour du propriétaire, et découvre que son carreleur a merdé : Il y a un énorme trou dans le mur de sa salle de bain, qui mène tout droit vers un monde parallèle infernal.

Silent Hill 4 est un jeu hybride, où le héros n’aura de cesse d’aller et venir entre son appartement et le monde parallèle. L’appart, présenté en vue à la première personne, est un hub sécurisé où il peut se reposer, sauvegarder, gérer son inventaire, et surtout “stalker” sa voisine. Une fois passé à travers le trou, on retrouve le gameplay typique de Silent Hill : Une vue à la 3ème personne dans monde alternatif truffé de créatures horribles et d’énigmes.

Je trouve ce concept assez efficace en termes d’ambiance. Le monde réel, même cloisonné dans ce tout petit appartement, tisse des liens avec l’horreur qui se cache de l’autre côté du trou. Depuis sa fenêtre, Henry voit par exemple une jeune femme qui descend dans une station de métro. Plus tard, dans “l’autre monde”, il va tomber nez à nez avec cette même femme, qui se croit dans une sorte de rêve, en total déni du danger qui l’entoure. Gros malaise!

Hélas, ce double gameplay ne va pas sans poser quelques problèmes : Tout d’abord, on passe sa vie à faire des aller/retour!!! Pour sauvegarder, évidemment, mais aussi pour vider son inventaire de tout le matos qu’on ramasse dans l’autre monde. Car contrairement aux 3 premiers Silent Hill, l’inventaire est ici limité, et notre héros se retrouve à gérer des munitions, armes, potions… comme dans un Resident Evil. Sauf qu’ici, il n’y a qu’une seule “safe room”, et chaque voyage dure une éternité. Le simple fait de traverser le trou et de sortir de la salle de bain pour accéder au point de sauvegarde entraîne une multitude de chargements qui plombent le rythme.

Autre grand changement, Silent Hill 4 est plus orienté “action” que ses prédécesseurs. Les contrôles sont plus nerveux, et notre personnage est en principe plus fort que James, Heather ou Harry… Le problème, c’est que les développeurs ont eu la main lourde sur les monstres : ils nous tombent littéralement sur la gueule à chaque couloir. Dans les espaces les plus vastes, on se retrouve à batailler contre 5 ou 6 foutus chiens zombis… et ce n'est pas une partie de plaisir! Si Henry est assez doué pour se déplacer, on ne peut pas en dire autant de sa capacité à se battre. L’auto-lock fait souvent n’importe quoi, les monstres “annulent” nos attaques quand ils frappent, ce qui fait qu’on se prend parfois 2 ou 3 coups avant de pouvoir riposter ou même fuir.

Côté scénario, c’est un bordel sans nom. Je n’ai jamais été très doué pour démêler les intrigues des Silent Hill, et cet épisode m’a paru encore plus obscur que les précédents. Le trip “rassemble 36000 post-it pour comprendre l’histoire” m’a vite découragé. Heureusement, l’ambiance fait le job, et certains niveaux sont très oppressants. Le jeu y va aussi de son lot de séquences chocs et bizarres (La tête... un grand traumatisme adolescent), qui restent en mémoire longtemps après avoir éteint la console.

Le compositeur Akira Yamaoka livre une O.S.T. à l’image du jeu, avec des grands moments (la sublime valse “Nightmarish Waltz” et la chanson d'intro “Tender Sugar”), et hélas beaucoup de remplissage/recyclage. Je trouve aussi le chant de Mary Elizabeth McGlynn plus envahissant que sur les 2 jeux précédents. Ces titres pop/rock apportaient une cassure stylistique intéressante à Silent Hill 2 et 3, mais ici je trouve qu’il y en a juste trop.

Un jeu en quête d'identité?
Je suis très mitigé sur The Room. L’ADN de Silent Hill est là, mais dilué dans un jeu bien trop creux et laborieux. Et d'ailleurs, où est la ville? Avec son enfilade de lieux (métro, forêt, orphelinat…) balancés à la chaîne comme de vulgaires niveaux, le jeu oublie complètement son sujet principal. Adieu les ruelles brumeuses et le plaisir de l’exploration… Si j’étais méchant, je dirais que c'est à la fois un mauvais jeu vidéo ET un mauvais Silent Hill, dans le sens où il n’assure même pas le minimum de fan-service.

Pour finir sur une note moins négative, je trouve que le tout début du jeu est quand même très prenant. Si je n'avais fait que les 2 premières heures, sans tout le calvaire qui suit, j'aurais adoré The Room. Se retrouver totalement isolé du monde dans cet appartement mystérieux, avec comme seule issue un passage vers l'enfer, ça fout quand même un sacré frisson! La relation avec Cynthia est aussi bien construite et développée. Tout n'est donc pas à jeter, mais ça fait quand même léger quand on arrive juste après 3 grands classiques du jeu vidéo.

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Silent Hill 4 : The Room
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PS4 (Jeu vidéo)

Nous y voilà finalement : En 2021, La PS4 arrive en fin de cycle… Cette console, je l’ai d’abord détestée (n’achetez JAMAIS une console day one). Il aura fallu attendre la sortie de la PS4 Slim en fin 2016 pour que je me réconcilie enfin avec Sony. En 4 ans, j’ai fait plus d’une centaine de jeux, dont beaucoup étaient excellents.

Pour moi, cette génération a surtout marqué le retour en force des jeux japonais. Alors que Capcom, Square Enix et co avaient raté le coche de la génération précédente, les studios nippons ont repris du poil de la bête et ont sorti quelques-uns des plus grands jeux de ces dernières années. On a également assisté au retour de genres oubliés comme le JRG et le survival horreur. Avouez que ça fait du bien après tant d’années à se farcir des First Person Shooter sur Xbox 360 et PS3!

Sans plus attendre, voilà le Top 10 de mes jeux préférés sur Playstation 4:

10 - The Evil Within

Le retour aux affaires du grand Shinji Mikami (Resident Evil, Devil May Cry...) a été entaché par quelques soucis techniques et une optimisation aux fraises, mais il n’empêche : The Evil Within est un survival horror dantesque qui prend aux tripes dès les premiers instants, et ne relâche jamais la pression. Je n’ai jamais été à ce point oppressé dans un jeu vidéo. L’univers est une sorte de gloubiboulga d’influences horrifiques, avec tous les curseurs du gore crados poussés au maximum. C’est glauquissime et incroyablement immersif avec une direction artistique qui doit beaucoup à Silent Hill pour le trip "hôpital psychiatrique de l'enfer". Grand fan de Resident Evil 4, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les mécaniques du jeu dans un univers plus grand et ambitieux.

9 - Doom

Le patron du fast-shooter a fait son retour en 2017, et il a tout défoncé sur son passage. Doom, c’est la fureur du combat, poussée à un stade quasi épileptique. Les nouvelles mécaniques fonctionnent à merveille, et inaugurent un gameplay où les ennemis SONT les ressources de jeu : Munitions, vie, armure… Il faut tuer pour rester en vie, littéralement! Cette idée géniale s’accompagne d’une technique de haute volée, parfaitement optimisée sur console. Doom, c’est le gros shoot d'adrénaline dont on avait besoin sur cette génération.

8 - Life Is Strange

Sans doute le meilleur jeu narratif de cette génération. La force de Life Is Strange, c’est sa sobriété. Pas d'esbroufe ou de tour de force technique, juste une belle histoire douce amère avec un duo d’héroïnes attachantes. J'aimerais avoir plus de choses à dire sur ce jeu, mais c'est SUPER DUR d'expliquer pourquoi il est si émouvant sans gâcher le scénario.

7 - Batman Arkham Knight

Batman Arkham Knight est l'aboutissement de la formule développée par Rocksteady sur Arkham Asylum et Arkham City. Avec ce troisième épisode, Batman a enfin droit à un terrain de jeu à sa mesure! Gotham est superbe, et offre un “open world” grandiose truffé de contenu. Pour se déplacer dans la ville, notre héros peut désormais compter sur la Batmobile, très fun à conduire, mais rien n’empêche le joueur de s’envoyer dans le ciel de Gotham à l’aide du bon vieux grappin. Et qu'importe si le scénario n'est qu'un prétexte à fourrer un maximum de méchants dans un même jeu : Le fan service fait mouche, pour le bonheur des fans!

6 - The Witcher 3

Ce troisième épisode des aventures de Geralt De Riev est entré au panthéon des jeux de rôle. La qualité d’écriture est incroyable pour un jeu vidéo, et même la plus insignifiante des quêtes secondaires donne lieu à des dialogues croustillants. C’est un bon exemple de ce que peut donner un jeu vidéo “adulte”. Les thèmes abordés sont matures, mais ça ne se traduit pas pour autant par une avalanche de violence gratuite et de vulgarité. Les situations “explicites” sont assez bien amenées, et les interactions entre les personnages toujours crédibles. J’ai beaucoup apprécié l’effort sur l'ergonomie générale par rapport à la lourdeur de The Witcher 2. Le jeu est dense et complexe, mais bien plus facile à prendre en main que par le passé.

5 - Tetris Effect

Le meilleur Tetris solo, tout simplement. Même en zappant complètement la partie VR (technologie dont je me contrefous, mais genre royalement), le contenu est gargantuesque et offre un challenge adapté à tous les joueurs. Même un parfait débutant trouvera ici une porte d’entrée pour découvrir Tetris, et progresser sans frustration. L’habillage sonore et visuel est exceptionnel, mais ça c’est une évidence pour un jeu marketé comme une démo technique.

4 - Persona 5 Royal

La version “Royal” de ce grand jeu de rôle japonais corrige ce qui était à mon sens le seul défaut du jeu original. On a ENFIN droit à une VF!!!! Aucune raison de ne pas plonger à corps perdu dans ce jeu excessivement riche, drôle, sombre, et complexe. Tokyo est superbe, et même si on ne visite que quelques petites zones bien délimitées, l’ambiance générale est un vrai délice pour qui apprécie la culture japonaise. L'évolution du personnage, à travers une multitude d'activités annexes, tranche complètement avec les codes habituels du jeu de rôle, et apporte beaucoup de fraicheur au genre.

3 - Bloodborne

C’est mon premier “Souls”, ce qui explique certainement pourquoi je le préfère aux autres jeux développés par From Software. Comme dans Evil Within dont je vous parlais plus haut, il y a dans ce Bloodborne une véritable science du glauque et du malsain. J’ai rarement mis les pieds (virtuellement bien sur) dans un monde qui me donne à ce point envie d’en fouiller les moindres recoins. Chaque zone est truffée de détails, en apparence inutiles, mais qui contribuent à faire vivre l’ensemble. La direction artistique est à couper le souffle, et convoque le pire (donc le meilleur) de la littérature fantastique, Lovecraft en tête. Se lancer dans Bloodborne, c’est plonger dans un long et délicieux cauchemar dont on ne ressort pas indemne.

2 - Resident Evil 7

Le retour aux sources tant attendu! Très inspiré par Outlast, Capcom revient à la formule survival horror, mais avec une vue subjective et un casting sans lien avec les épisodes précédents. Resident Evil 7 enchaîne les scènes chocs avec un sadisme évident, et laisse le joueur en PLS après seulement quelques minutes de jeu… Je trouve que le mélange des mécaniques classiques (coffres, inventaire, machines à écrire…) et celles issues de la nouvelle vague de survival donne à cet épisode un équilibre quasi parfait, ce qui n’était plus arrivée depuis Resident Evil 4.

1 - Dragon Quest 11

Pour moi, c’est LE grand jeu de rôle de cette génération. Dragon Quest 11 est un monstre ludique!!! Des tas de personnages ultra charismatiques, de l'humour qui fait mouche, un monde ouvert gigantesque et coloré, une quête principale qui tient en haleine sur plus de cent heures, un système de combat au tour par tour fluide et fun, et une difficulté parfaitement équilibrée tout au long de l'aventure… Y a rien à jeter. La réalisation fait honneur à la PS4, avec des couleurs qui défoncent la rétine, et une direction artistique façon dessin animé du plus bel effet. Dépaysement assuré!

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PS4 (Jeu vidéo)

Parfois, le pixel-art va trop loin!!! Sous prétexte de rendre “hommage” aux jeux 8bit de notre enfance, de plus en plus de jeux indés jouent la carte de la bouillie de pixel illisible. Par contre, pour des jolies réalisations en 2D haute résolution ou même du beau pixel bien animé façon 16/32bit, y a plus grand monde…

Le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui est une caricature de cette logique régressive, un jeu tellement hideux et pixellisé qu’il fera instantanément fuir n’importe quel joueur né après les années 80. Ce jeu... que dis-je... cette insulte au bon goût, c’est Butcher.

Butcher the easiest mode is hard

Butcher, c’est Doom en jeu de plate-forme 2D. L’idée paraît farfelue, mais manette en main, le plaisir est là. On incarne une sorte de super militaire qui déglingue des hordes d’ennemis dans des niveaux courts et nerveux. Le gameplay est assez intuitif, et joue beaucoup sur la mobilité du personnage. On court, on saute, on flingue… et on serre les fesses très fort en espérant que ça passe.

Les niveaux sont des successions de petites arènes (comme dans Doom), qu’il faut vider de toute forme de vie pour passer à la suite. Au fil des niveaux, on récolte quelques armes assez classiques (fusil, mitraillette, lance-flammes, railgun…), chacune étant adaptée à un type d'ennemi bien précis. Le lance-grenades n’est pas très utile contre l’infanterie, mais fait des merveilles sur les véhicules, etc. Le feeling des flingues est plutôt sympa, avec un bon retour et des effets sonores qui défoncent les tympans. On est pas ici pour faire dans la subtilité, et ça fonctionne très bien. 

Butcher gameplay

Bordel, où sont mes lunettes?
Comme je le disais plus haut avec un brin de provoc’, Butcher est visuellement dégueulasse. Tout est grisâtre, et la seule couleur qui s’invite à la fête, c’est le sang bien rouge qu’on répand sur les murs façon Valérie Damitot de l'apocalypse. Les personnages ne font que quelques pixels de haut, et il est quasiment impossible de distinguer les différents types d’ennemis. Parfois, on se fait one-shot par un mec armé d’un railgun, alors qu’on pensait être face à un gugusse avec un simple pistolet…

"The easiest mode is Hard", nous annonce Butcher sur son écran d'accueil. Dans la plus pure tradition du "Die and Retry", on meurt beaucoup, et ce n'est qu'en apprenant par c½ur les emplacements des ennemis qu'on finit par triompher. Pour apprécier le jeu, je vous conseille de faire des petites sessions : Un niveau de temps en temps, sans se presser, car à la longue le combo “difficulté de cinglé + gros bordel à l'écran” file la migraine.

Butcher blood

Butcher, c'est pas le jeu du siècle. Moche et punitif, il fera immédiatement fuir une bonne partie des joueurs. Mais pris comme un défouloir bête et fun, il pourrait séduire les amateurs de shooters bourrins comme BroForce ou Hotline Miami. En plus, il ne coûte que quelques euros (2,49¤ en promo sur le store ps4).

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PS4 (Jeu vidéo)

Les metroidvania, c'est toujours un peu la même chose. Et perso, ça me va très bien. J’ai beau avoir fait presque tout ce qui est sorti dans le genre depuis Symphony Of The Night en 1996, je prends toujours le même plaisir à explorer des châteaux truffés de monstres en bondissant dans tous les coins.

Dans ce genre très classique et ultra codifié, il y a une licence que j'apprécie beaucoup en ce moment, c'est Shantae. Avec son esthétique de dessin animé en mode “fan-service à tous les étages”, la série du studio Wayforward apporte une touche de légèreté au genre. Parmi les 5 jeux parus depuis 2002, il y en a un qui sort du lot, c'est Shantae and the Pirates Curse

Pourquoi c'est culte?
Conçu à l’origine pour la 3DS, puis porté sur à peu près TOUT, ce petit jeu indé synthétise ce qui fait le charme de la licence. Sur le fond, on est face à un metroidvania assez classique qui coche la check-list habituelle : plusieurs grosses zones reliées par un hub, des pouvoirs qui débloquent de nouveaux passages, un personnage de plus en plus fort… C'est balisé!

Shantae and the Pirates Curse C'est sur la forme que le jeu impose sa personnalité. Shantae, c'est avant tout du fan service et de l'autodérision non-stop. Les dialogues savoureux brisent sans arrêt le 4ème mur, comme avec ce boss récurrent en pleine crise existentielle qui se plaint de son statut de "bouche-trou". L'esthétique arabisante est très dépaysante et colorée, dans un style bien kawaii digne des meilleurs jeux de l'ère 16bit.  Le casting féminin joue à fond la carte du sexy, et comme le jeu est plus mignon que racoleur, ça passe bien!

À quelques occasions, Shantae sort des sentiers battus. Il y a par exemple un niveau où l’on débarque dans un royaume qui a perdu sa princesse (ça vous rappelle quelque chose?). Du coup, l’administrateur du royaume kidnappe tous les personnages féminins du jeu pour choisir parmi elles la nouvelle princesse. S’ensuit un niveau complet en mode infiltration où Shantae, en "tenue de princesse", doit sortir ses copines d’une sorte de harem géant. 

Le gameplay est assez simple. On saute, on frappe… On trouve des objets pour sauter plus loin et frapper plus fort... La routine ! Le jeu est assez court, mais la hausse de la difficulté dans les derniers niveaux pousse à revenir en arrière pour ramasser un maximum d'améliorations. J’ai lu quelques critiques sur ces aller/retour… perso je trouve que c’est ce qui fait le charme du genre. Par contre, c’est vrai que le jeu est assez avare en indices sur ce qu’il faut faire après avoir gagné une nouvelle compétence. Les murs qu’on peut détruire ne sont pas vraiment mis en avant.

Du côté des musiques, qui dit Wayforward dit Jake Kaufman. Le compositeur star de la scène indé fait un boulot honnête sur cet épisode. Ce n’est pas aussi riche que sur Shovel Knight, mais les thèmes filent la pêche restent en tête un bon moment. Le ton général est toujours très électro, avec des mélodies qui partent dans tous les sens sur des gros beats. Je préfère la B.O. du récent Shantae: Half-Genie Hero pour les synthés bien 90’s et les morceaux dans l’ensemble plus calmes. 

Potentiel de rejouabilité : 8/10
Shantae and the Pirates Curse est donc un sympathique petit metroidvania, parfait pour se détendre les neurones entre deux "gros jeux". L’esthétique pixel art est extrêmement soignée, et le gameplay retro devrait rappeler de bons souvenirs à tous ceux qui ont connu la grande époque des jeux de plate-forme 2D.

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(Jeu vidéo)

Dans mon article de la semaine dernière, je qualifiais Resident Evil 6 de moins bon épisode de la série. Quelle gaffe ! J'avais complètement zappé cette autre grande tâche dans la série phare de Capcom : l'infâme Resident Evil Zero.

Je sais, le titre de l'article est un peu facile. Mais avouez que l’épisode Zero fait figure de vilain petit canard qu’on oublie volontiers dans l’ombre de son grand frère Resident Evil Rebirth. Les deux titres parus sur Gamecube au début des années 2000 ont beaucoup en commun, mais montrent à quel point un subtil changement dans le dosage des ingrédients peut complètement foutre en l’air une recette.

Resident Evil Zero gamecube


Pourquoi c'est naze?
Tout d’abord, Resident Evil Zero part sur une promesse non tenue : le train! Hé oui, avant sa sortie, le jeu était vendu comme le premier survival horreur à se dérouler intégralement dans un train, façon Orient Express avec des morts vivants. Dans les faits, seule l’introduction se déroule dans le fameux train, soit 1 heure de jeu grand max en prenant son temps. La majeure partie de l'aventure prend place dans des lieux déjà visités 100 fois : Manoir, Labo… Que du vu et re-vu! Je pense qu’à l’époque, il s’agissait plus d’une maladresse de communication que d’une réelle volonté de mentir aux joueurs, mais quelle déception!

Resident Evil Zero gameplay

De l’innovation, Resident Evil Zero en apporte sur d’autres points, mais là encore, c’est pas le pied. Tout d’abord, on incarne deux personnages simultanément : Rebecca et Billy. La première est un personnage très secondaire du premier R.E, pas bien charismatique, mais qui a le mérite de faire le lien avec la suite des événements. Quant à Billy, avec ses cheveux plaqués et ses menottes en guise d’accessoire fashion, il évoque plus volontiers un membre de boys band que le criminel de guerre qu'il est supposé être. Le gameplay mise donc sur la coopération entre ce duo de bras cassés, qui peuvent résoudre des énigmes à quatre mains, et bien sûr casser du zombie avec deux fois plus de force de frappe. Dans les faits, incarner deux personnages rend le gameplay typique de Resident Evil deux fois plus lourd. En gros, on passe son temps à échanger des objets entre Rebecca et Billy pour faire de la place dans leurs minuscules inventaires.

Ce problème est très nettement accentué par la disparition des coffres de stockage. À présent, tout le matos qu’on ne peut pas stocker dans l’inventaire, il faut le déposer à même le sol. Dans un jeu à la structure aussi tentaculaire, cette contrainte transforme vite la gestion des objets en un enfer de backtracking. Il m’est arrivé de devoir traverser l’intégralité de la carte, juste pour revenir chercher le grappin du tout début, dont je ne pensais plus avoir besoin. Pour ne rien arranger, le jeu regorge de gadgets dispensables, d’armes en doublon (pourquoi deux pistolets et deux fusils identiques?) et d’objets clés qui prennent deux emplacements dans l’inventaire.

Resident Evil Zero train

Le scénario en lui-même n’est pas passionnant. Alors que Resident Evil Rebirth arrivait à préserver un voile de mystère sur les agissements d’Umbrella et les origines du virus, Resident Evil Zero fait cabotiner ses grands méchants dans de trop nombreuses cinématiques. Wesker taille la discute avec William Birkin, Wesker se prépare un petit café, Wesker consulte ses mails… Je caricature à peine. Autre gros problème : Dans Resident Evil Rebirth, Rebecca était présentée comme une novice incapable d’assurer sa propre survie, et la voilà qui dégomme du mutant par paquets de 10 dans une prétendue préquelle…

Heureusement, le jeu s’en sort quand même sur la partie technique. Le moteur mis au point par Capcom pour Rebirth fait ici encore des miracles. Les décors sont beaux, détaillés, et fourmillent de détails. Certaines scènes, comme sur le toit du train, ou dans l’église, sont visuellement bluffantes et témoignent de l’énorme savoir-faire du studio Japonais quand il s’agit de créer des environnements immersifs. Ça ne sauve pas les meubles, mais il faut au moins laisser ça à Resident Evil Zero : Même en 2020, c’est toujours un sacré beau jeu!


Potentiel de rejouabilité : 4/10
En résumé, je pense que Resident Evil Zero est l’épisode canonique le moins bon de la série. Il a, de plus, eu le malheur de tomber entre un remake parfait (R.E. Rebirth), et un grand classique du jeu vidéo tout court (R.E. 4). Pas étonnant qu’il soit tombé dans l’oubli! Le jeu est aujourd’hui proposé en bundle avec Rebirth dans la compilation Resident Evil Origins sur PS4, Xbox et co. C’est peut être une occasion de le redécouvrir... Mais on peut aussi fort légitimement s’en foutre.

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Resident Evil Zero
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(Jeu vidéo)

Cela fera bientôt 25 ans que Resident Evil hante nos consoles. Loin de s'essouffler, la licence a même repris du poil de la bête ces dernières année. Le 7ème épisode et le remake de Resident Evil 2 se sont tous deux classés parmi les meilleures ventes de la série, mettant d’accord nouveaux venus et fans de longue date.
Mais au fait, pourquoi c'est si bon? Qu'est ce qui fait qu'on prend un tel pied à revenir dézinguer des morts vivants à Racoon City dans des histoires qui recycle invariablement les mêmes clichés?



Un gameplay très codifié
Rien ne ressemble plus à Resident Evil qu'un autre Resident Evil. Dès la trilogie originale sur Psone, ces jeux ont mis en place des mécaniques farfelues, mais très appréciées par les joueurs. Citons par exemple les coffres de stockage "magiques" qui communiquent entre eux, les machines à écrire pour sauvegarder, et cet étrange fétichisme des portes, qu’on débloque avec 36000 clés différentes cachées dans des endroits improbables. Tout ça paraît un peu lourd et n'a de sens que dans l'univers de la saga, mais honnêtement qui n'a pas ressenti un pincement au c½ur en retrouvant certains de ces anachronismes dans le récent Resident Evil 7?

Un casting digne d'un soap opera
Côté scénario et personnages, Resident Evil ne s'est jamais caché de faire dans la franche série Z. Entre les héros increvables, les méchants qui ressuscitent tous les deux épisodes, les gentils qui deviennent méchants, tout peut arriver dans cet univers aussi improbable (impitoyable?) qu'un épisode de Dallas. Ce n'était probablement pas l'intention originale de Shinji Mikami (qui citait plus volontiers Romero comme principale influence), mais Resident Evil est actuellement l'une des séries les plus WTF du monde du jeu vidéo. Et c'est plutôt cool!
Les personnages de Resident Evil ont beau être des stéréotypes sur pattes, ils n’en sont pas moins sympathiques. C’est toujours un plaisir de retrouver Jill, Chris et co d’un épisode à l’autre, comme dans une série TV.
Le plus drôle, c’est que même quand R.E.7 se veut plus “réaliste”, il y a toujours un moment où les scénaristes finissent par péter un fusible et partent dans des délires purement nanardesques où un mec lambda se transforme en un rambo destructeur de mutants. 

Resident Evil 4


Une série très homogène
Faites le compte : À part un R.E.6 trop ambitieux pour son propre bien, tous les autres épisodes canoniques sont excellents. Capcom veille sur sa poule aux oeufs d'or et s'autorise même à relancer intégralement la production d'un jeu quand le résultat n'est pas à la hauteur (ce qui est arrivé avec R.E.2 et 4).
Certains fans n’ont pas apprécié le virage action amorcé par le 4 et totalement assumé dans le 5, mais ces deux jeux comptent quand même parmi les meilleurs "third person shooter" de leur époque.
Bon, par contre, mieux vaut passer sous silence les innombrables spin-off inutiles comme Gun Survivor, Umbrella Corps et autres horreurs. De ce côté, c’est clairement la fête du slip.

Une technique toujours au top
Resident Evil a toujours été une belle carte de visite du savoir faire de Capcom. La trilogie Psone comptait parmi les plus beaux jeux de la console. Les deux épisodes parus sur Gamecube ont aujourd’hui encore de beaux restes.
Quant au moteur 3D RE Engine, développé pour R.E.7 et perfectionné pour les remakes de R.E.2 et 3, il a repoussé les limites de ce qu’on pensait faisable sur les consoles actuelles. Sans exagérer, la modélisation des personnages dans les derniers épisodes est proche du photoréalisme.

 

Des tas de références au 7ème art
La filiation avec le cinéma ne se limite pas aux films de zombis de George Romero. Le premier épisode fourmille d'emprunts à des classiques comme Les Dents De La Mer de Spielberg ou encore Les Oiseaux d'Hitchcock. Dans R.E.2, le siège du commissariat évoque inévitablement Assault de John Carpenter. Il y a même des trolls issus du Seigneur des Anneaux dans R.E.4!
Mais c’est R.E.7 qui affiche le plus directement ses influences, avec le “found footage” de l’intro, façon Blair Witch. Quant à la famille cannibale qui est au c½ur de l’intrigue, elle est un quasi copier/coller de celle de Massacre à la Tronçonneuse.

Une franchise à succès au cinéma
Non, c'est pour rire. Je tolère les nanars de la team “Paul Anderson/Milla Jovovich” quand j’ai assez de drogues dans le sang, mais ça s’arrête là...

Vous l'avez compris, J'ADORE RESIDENT EVIL! Rendez-vous en 2021 pour le 8ème épisode. C'est le seul jeu qui pour l’instant me motive à acquérir une PS5 ou une Xbox series X. Il a intérêt à être bien! :D

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(Cinéma)

À l'origine, je pensais faire un article sur la représentation de Noël dans le monde du jeu vidéo... Et devinez quoi : J'ai RIEN trouvé ! L'univers vidéo-ludique semble curieusement hermétique à cette période de l'année. Du coup, je vous propose à la place un petit top de mes 5 films de Noël préférés. 

 "Pfff, Noël c'est commercial, d'abord"

5. La Course Au Jouet

La Course au jouet, c’est Arnold Schwarzenegger au sommet de sa carrière comique. Sur la base d’un pitch très convenu (méchant papa + noël = gentil papa), cette petite comédie en apparence inoffensive défonce joyeusement le consumérisme américain. Les scènes de shopping du 24 décembre n'ont ici rien à envier à l'enfer post-apocalyptique de Terminator 2.
Schwarzy est fidèle à ses habitudes, il casse la gueule à tout le monde : Pères noël, caissiers, rennes, employés postaux… Le plus américain des autrichiens semble beaucoup s’amuser dans cette auto-parodie en roue libre, et les seconds rôles savoureux (le voisin pervers, énorme !) rajoutent encore du piment à ce petit divertissement iconoclaste.

4. Piège de Cristal

Les repas de noël en entreprise, c’est une certaine idée de l’enfer sur terre. Heureusement, Bruce Willis est là pour mettre l’ambiance façon "papa noël de la destruction massive", en faisant péter plein de trucs : Des voitures, une armée de terroristes, pas mal de mobilier de bureau, plusieurs étage d’un immeuble… Quel boute en train, ce Bruce !
Noël oblige, Piège de cristal se termine par un happy ending typique du cinéma U.S. où les rares survivants quittent le champ de bataille avec une insouciance qui ne peut s’expliquer que par une brutale amnésie post-traumatique. Un grand classique ultra bourrin du cinéma d'action 80's.

3. Maman j'ai raté l'avion

Comédie de noël ultime, Maman j’ai raté l’avion est aussi un fascinant documentaire sur l'autodéfense et la fabrication d’armes artisanales. Combien d’accidents domestiques sont à mettre sur le compte de Kevin, ce psychopathe en culotte courte? Mieux vaut ne pas le savoir.
Ce qui est certain, c’est que Maman j’ai raté l’avion est le symbole d’un cinéma familial fun et bien ficelé, qui ne prend pas le jeune public pour des demeurés. Parfois cruel, souvent irresponsable, le film assène quand même quelques morales bienvenues dans son dernier acte, mais sans les gros sabots habituels des productions de Noël.
Catherine O'Hara est exceptionnelle en “pire maman du monde” qui remue ciel et terre pour retrouver son enfant.

2. Batman : le défi

Noël, c’est sympa. Mais un Noël avec Catwoman et le Pingouin, c’est quand même plus cool. Ahhh oui, y a Batman aussi, mais Tim Burton n’en a pas grand chose à cirer. On le sent même à deux doigts de faire un film Batman sans homme chauve-souris. Michael Keaton doit cumuler à tout casser 20 min de présence à l’écran, et se fait totalement éclipser par les prestations hallucinées de Danny DeVito et Michelle Pfeiffer.
Alors, côté ambiance de Noël, ben c’est du Tim Burton en mode gothique de chez gothique. Tout le monde est pourri, Il fait nuit tout le temps et Gotham est comme figée dans un hiver sans fin. Paradoxalement, le réalisateur s’amuse beaucoup et enchaîne les scènes délirantes : Selina Kyle est ressuscitée par des chats, Batman tue plein de clowns de façon totalement gratuite, Oswald Cobblepot dresse une armée de pingouins équipés de missiles pour détruire Gotham... C'est un festival de WTF.
Mais à côté de ça, Tim Burton signe aussi l’un de ses films les plus poétiques, avec un amour impossible façon Edward Aux Mains d’Argent, et une magnifique B.O. du compère Danny Elfman, qui s’amuse lui aussi beaucoup avec les codes du film de noël (cf les ch½urs à la fin du thème principal).

1. Gremlins

S’il y a bien une leçon à retenir de Gremlins, c’est qu’il ne faut JAMAIS offrir un animal de compagnie à Noël. Non mais sérieux, vous avez vu ce bordel? Défenestrer une vieille dame, passe encore… mais brûler un cinéma? Quelle infamie !
Que dire de plus, sinon que Gremlins est mon film préféré, tous genres et toutes périodes confondues. Conçu à la base comme un bête film d’horreur, le projet a mué en une sorte de conte hystérique qui passe du “trop mignon” au “mais bordel c’est la fin du monde?” en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Gizmo.
Ce qui est incroyable avec Gremlins, c'est qu'il a réussi le tour de passe-passe d'être considéré comme un divertissement familial… alors qu'y a quand même un monstre qui passe au micro-ondes ^^;  Question de dosage sans doute. L'équilibre entre noirceur, humour et émotion tient à pas grand chose, c'est du travail d'orfèvre à ce stade là.

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PS4 (Jeu vidéo)

Final Fantasy X est souvent cité comme le meilleur épisode de la série. Perso, il m’a fallu du temps pour comprendre… À sa sortie, j’ai largement méprisé ce jeu, que je considérais comme une trahison intégrale : Esthétique Jpop, héros à baffer, BLITZBALL?!? C’était trop pour moi. La pseudo-suite FFX-2 n’a fait que confirmer ce qui était à mes yeux une démarche de prostitution de la série.

Les années ont passé. Et du temps, il m’en a fallu pour donner sa chance à Final Fantasy X (Vous savez, je suis un peu borné). Près de 20 ans après la sortie initiale, l’appel de la nostalgie m’a finalement poussé à acquérir le remaster sur PS4. Curieusement, c’est le jeu qui m’a donné le plus de fil à retordre sur cette génération : J’ai mis des mois à boucler l’aventure! Est-ce que ça en valait la peine? Cent fois OUI!

Final Fantasy X PS4

Pourquoi c'est culte?
Sur le fond comme sur la forme, Final Fantasy X est une célébration du JRPG sous sa forme la plus classique. Il s’agit d’un des derniers grands jeux de rôle au tour par tour, et la formule est ici à son apogée. Le CTB (Conditional Turn-Based Battle System) qui régit les combats est un peu le successeur raffiné de l’ATB qu’on connaissait dans FF7 et Chrono Trigger. Avec ce système, plus question d’attendre le remplissage d’une barre pour effectuer une action. La priorité des actions dépend de la caractéristique vitesse des personnages, mais aussi du type d’action qu’on effectue. Lancer une potion demande par exemple moins de temps que d'effectuer une attaque, et selon ce qu’on fait, on passera avant ou après l’ennemi.

Dans la lignée de FF9, chaque membre de l’équipe hérite d’un job. Yuna est l’invocatrice, Auron le gros tank, Lulu la magicienne, Tidus l’idiot du village… J’aime bien cette contrainte, car elle cadre les stratégies et limite les overdoses d’invocations (coucou, FF8). En prime, chaque membre de l’équipe est très bien caractérisé. Il y a quelques stéréotypes, mais les personnages restent attachants et complémentaires. Quand on embarque pour 50h de jeu, avouez que c’est important ;)

Final Fantasy X gameplay

Gros point fort du jeu, largement mis en avant à sa sortie : Le Sphérier permet d’utiliser l’XP à la carte pour choisir ses compétences. Rien à rajouter, ce système a fait ses preuves et sera même repris dans certains épisodes suivants. Il est très simple à utiliser et offre énormément de possibilités : Une leçon d’ergonomie!

Du côté de l'intrigue, ça démarre comme une compilation des gros clichés du jeu de rôle Japonais : Un dieu maléfique menace le monde, seule l'élue peut l'arrêter, blabla voyage initiatique blabla... Ça vous rappelle quelque chose, non? Là où Square a joué finement, c'est que cette trame sert de prétexte non pas à conter l'épopée de fiers héros increvables, mais le sacrifice imminent de l'une d'entre eux pour sauver le monde. Ce destin tragique pèse sur le moral de nos personnage pendant l'aventure et donne une tonalité inhabituellement triste au jeu. De plus, le fameux "dieu destructeur" permet à Final Fantasy X de s'attaquer frontalement à l'obscurantisme religieux. Je ne peux pas en dire plus sans spoiler, mais le scénario de cet épisode est bien plus subtil qu'il n'y parait.

Bon, par contre il faut qu’on parle d’un truc horrible que le temps n’a fait que transformer encore plus en cauchemar ludique : LE BLITZBALL!!!! Sur le principe, je comprends l’intérêt de créer un sport fédérateur dans un univers de pure fantasy. Ça donne du background, le monde gagne en consistance et en crédibilité. Mais franchement, quelle purge à jouer. Cette espèce de Volley ball sous marin au tour par tour fait la part belle à l’aléatoire et à une I.A. défaillante. On peut toujours grinder et améliorer son équipe pour mettre toutes les chances de son côté, mais franchement… qui a envie d’investir de nombreuses heures dans une activité annexe aussi laborieuse?

Tant qu’on est dans les points qui fâchent : J’ai trouvé le jeu étonnamment difficile. Bon, pour être honnête, ça vient peut être de moi. Je suis assez mauvais en général pour tout ce qui touche aux RPG. L’optimisation des stats, les combos… c’est pas ma came. Reste que certains boss sont vraiment punitifs dans le dernier tiers du jeu : J’ai passé plusieurs semaines sur le duo Seymour Sublimé/Gardien des Limbes. Un vrai mur en pleine figure!!! Le levelling est donc toujours au programme, mais ne fait pas de miracle, il faut lire des guides, essayer différentes équipes, stratégies… et même avec tout ça, la victoire ne se joue parfois qu’à un tour du game over.

Final Fantasy X Chocobo

Final Fantasy X est le premier épisode canonique donc la bande originale n’est pas exclusivement composée par Nobuo Uematsu. Le maître s'est adjoint les services de deux autres compositeurs : Masashi Hamauzu et Junya Nakano. Il n’y a que peu de réelles orchestrations, le gros de la musique est joué au synthé ou au piano, mais le son reste assez organique. On retrouve sur cette O.S.T. plusieurs grands classiques de la série comme la belle et mélancolique introduction “To Zanarkand”, ou l'apaisante “Calm Before The Storm”.

Potentiel de rejouabilité : 9/10 
En son temps, FFX était considéré comme un des plus beaux jeux de la PS2. Le remaster PS4 fait honneur au travail de Squaresoft avec une refonte graphique ambitieuse (textures HD, nouveaux modèles 3D...) qui ne dénature pas l'oeuvre originale. Car FFX n’est pas seulement un “joli” jeu. Il a quelque chose d’enchanteur, de magique qui fait qu’on a envie de vivre et de s'investir dans son monde. Squaresoft a toujours eu le chic pour créer des univers riches et dépaysants, et ce 10ème épisode est pour moi l’apogée de cette démarche.

Alors non, ce n’est pas un foutu “open world”. La progression est assez linéaire. Mais les émotions sont là et le charme opère. Bien plus à mon sens que dans beaucoup de RPG actuels qui sont juste gigantesquement vides.

Voilà voilà. J’ai détesté Final Fantasy X à sa sortie, et voilà qu’il devient mon épisode préféré. Comme quoi, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis!

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N64 (Jeu vidéo)

Titre phare du lancement de la Nintendo 64, Turok est une déclaration de guerre à la concurrence. Avec ses dinosaures géants, ses armes surpuissantes et des vastes niveaux à explorer, le FPS préhistorique développé par Iguana Entertainment incarne à lui seul l’effet" whaouh" de la N64. C’est LE blockbuster qui a fait acheter la console à beaucoup de joueurs adultes. 

Pourquoi c'est culte?
Le scénario est anecdotique : On incarne Turok, un guerrier amérindien qui doit contrecarrer les plans de conquête du monde d’un méchant quelconque. Petit problème : pour casser la gueule au méchant en question, notre héros va devoir traverser le “Lost Land”, un monde où le temps n’a plus de sens, où les dinosaures côtoient des cyborgs tueurs.

Pour annihiler tout ce beau monde, notre héros peut compter un arsenal dont la démesure est un peu la marque de fabrique de la série : couteau, arc, mitrailleuse, lance-roquettes, désintégrateur, missile nucléaire (!)... On trouve pas moins de 14 armes dévastatrices, qui, si elles sont encore loin du sadisme des épisodes suivant (le cerebral bore), assurent le spectacle avec des effets visuels très impressionnants.

Turok n’est pas pour autant un jeu de bourrin. L’exploration et la plate-forme sont au coeur du gameplay, et les 8 vastes niveaux sont autant de labyrinthes dont il faut parcourir les moindre recoins pour trouver armes, soins et clés. La logique “casse-tête” qui était déjà à l’oeuvre sur les grands classiques comme Doom ou Quake est ici poussée à son paroxysme avec une accumulation d’interrupteurs, switch et objets à collecter pour avancer dans les niveaux. Perso, je ne suis pas trop fan de ce genre de level design qui pousse à revenir sans arrêt en arrière dans des couloirs vidés de toute vie, juste pour trouver LA CLÉ qu’on a ratée au premier passage.

Mais le vrai point qui fâche, c’est la plate-forme! Oubliez la souplesse d’un Duke Nukem qui franchissait sans efforts la faille de San Andreas avec son jet-pack dans le dos. Turok impose une précision au millimètre dans un jeu qui ne brille malheureusement pas par sa maniabilité. Les sauts sont lourds et approximatifs, à tel point qu’on ne sait jamais trop où l’on va atterrir. Forcément, la plupart des tentatives de terminent au fond d’un ravin.

Les joueurs les plus tenaces seront toutefois récompensés par des combats mémorables contre les 4 boss du jeu. Véritables vitrines technologiques de la puissance de la N64, ces gigantesques monstres en mettent plein la vue et plein la gueule. Le fameux T-Rex Cyborg justifie à lui seul l’arsenal démesuré de notre héros. Mais faire parler la poudre ne suffit pas, il faut sauter et courir comme un dératé pour ne pas se faire bouffer tout cru en quelques secondes. Les autres boss sont à l’avenant ^^

Potentiel de rejouabilité : 6/10
Petit bijou technique en 1998, Turok a perdu de sa superbe depuis. Difficile de ne pas pester contre ce foutu brouillard destiné à masquer le clipping... qui masque en fait tout ce qui se passe à plus de 2 mètres devant nous ! De même, les textures souffrent du symptôme N64, soit un flou très important et pas joli joli. Turok 2, en comparaison, a bien mieux vieilli. Ce premier épisode reste quand même attachant, parce que des fps où l’on dégomme des dinosaures avec des missiles nucléaires, ça ne court pas les rues.

Voir aussi

Jeux : 
Turok
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PS4 (Jeu vidéo)

Ces dernières années, Tetris est sur tous les fronts : crossover délirant avec Puyo Puyo, battle royale qui rend fou sur Switch, expérience artistico new-age en VR sur PS4… On a même eu droit à un jeu mobile (mais pourquoi?) qui saccage furieusement toute notion d’ergonomie.

Quand j’étais môme, j’ai tué une quantité impressionnante de piles sur le Tetris de la Game Boy… et ça n’a pas fait de moi un bon joueur. En 2020, je ne suis toujours pas foutu de sortir un T-Spin, et je perds pied quasi instantanément dans les vitesses max. Avec un CV pareil, inutile de dire que je me fais rouler dessus dans n’importe quel épisode orienté multi. (De façon générale d’ailleurs, je suis nul dans les jeux vidéos compétitifs).

Pour moi, Tetris Effect s’est imposé comme l’épisode idéal pour s’amuser sans péter une durite. D’abord, parce qu’il n’est jouable qu’en solo, et parce qu'il reste assez classique pour ne pas dépayser les "anciens" joueurs.

Tetris Effect Boite

Entre tradition et modernité
Le mode principal “périple”, est une succession de stages où il faut nettoyer un certain nombre de lignes pour passer à la suite. ça commence doucement, puis les niveaux deviennent plus vicieux, en variant par exemple la vitesse de chute des pièces. Sur la fin, c’est vraiment de la survie pure et dure, où l’on gère au mieux tout le bordel qui tombe du haut de l’écran. Heureusement, Tetris Effect inaugure une nouvelle mécanique : "La Zone". Pour faire simple, en pressant les boutons L2 et R2, on freeze le jeu quelques secondes. Ce répit nous permet à la fois de nettoyer l’aire de jeu, et de scorer comme un cinglé. Les meilleurs joueurs parviennent à faire des combos de folie dans ce mode, perso je suis content quand je fais une dizaine de lignes ^^

Tetris Effect Gameplay

Bonne nouvelle pour les joueurs occasionnels, le challenge est très progressif, et plutôt bien équilibré quand on joue en difficulté normale. Seul le dernier niveau demande une grosse concentration pour tenir le rythme. Comptez 1 ou 2 heures grand max pour finir l’aventure. Comme toujours avec Tetris, c’est la course au score qui fait le gros du temps passé sur le jeu.

En marge de l’aventure principale, on trouve toute une ribambelles de modes dédiés au scoring : Marathon, Sprint, Zen… Il y en a pour tous les goûts, et certains de ces challenges sont assez rafraîchissants, comme le mode “Mystère” qui balance un malus différent (pièces géantes, écran inversé, vitesse max…) toutes les 30 secondes.

Tetris Effect Feu

Une VR complètement facultative
J’oubliais presque de parler du premier gros argument du jeu : Les graphismes! Tetris Effect est superbe. Le jeu est conçu pour l’immersion avec le casque de réalité virtuelle de Sony (que je n’ai pas), mais reste très agréable sur une télé normale. Chaque ligne “nettoyée” déclenche un petit événement dans l’arrière plan, jusqu’au gros feu d’artifice quand on arrive à la fin d’un niveau. Sur PS4 Slim, l’Unreal Engine souffre de des légers ralentissements sur certains passages, mais c’est rarissime (1 ou 2 fois sur l’ensemble des stages).

Tetris Effect est donc incontournable pour les fans de la série. Le tour de force de cet épisode, c’est de rester assez classique pour draguer les fans de la première heure, tout en offrant pas mal d’innovations pour ceux qui recherchent de nouvelles sensations. Le seul défaut, finalement, c’est que ce jeu n’est dispo que sur PS4. Une version “connected” est annoncée dans le line-up de la Xbox Series X, mais elle semble ne proposer que du contenu multijoueur.

Voir aussi

Jeux : 
Tetris Effect
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Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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