L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Carnets de route

Acheté début décembre (le 3 précisemment), il est temps de faire un petit bilan de cette nouvelle console, que j'ai longuement hésité à prendre, vu le peu que je me sers de ma PSP. Mais l'offre de remboursement et le Playstation Plus m'ont suffi à passer le pas. Et le moins que je puisse dire, c'est que, sans aucun doute, la PsVita est une petite merveille. Une magnifique console, bien finie, léchée et jolie, et qui en a vraiment dans le capot. Quand je vois Nintendo qui se contente de mettre de la 3D dans sa machine sans rien apporter de réellement neuf, Sony de son côté tente vraiment d'apporter du sang neuf à sa console, et surtout en privilégiant le lien entre la console de salon et portable. Autant dire que si vous avez une PS3, la Vita est encore meilleure.

Une finition exemplaire // "Quitte à jouer sur portable, autant jouer sur une console qui ait de la gueule!"

La première chose qui m'a frappé, c'est la finition de la machine. L'ensemble est léger, facile à prendre en main, suffisamment grande pour ne pas s'éclater les yeux mais sans pour autant avoir l'aspect fragile que pouvait avoir la PSP. On sent que la machine a été admirablement conçu, que le tout tient vraiment bien en main et qu'aucune pièce n'est inutile. Je suis rarement éloquent sur l'aspect purement matériel d'une console, mais je dois admettre que Sony a fait du sacré bon boulot. L'écran est d'une clarté exemplaire, et c'est un véritable bonheur d'allumer pour la première fois la console pour profiter de cet écran OLED. Seules les touches de tranches paraissent un peu fragiles, mais ça reste du détail et je n'ai senti aucune gêne durant le jeu. Même les joysticks, discutables sur PSP, accrochent suffisamment pour ne pas glisser des pouces.

Concernant le software, ici aussi, c'est très très bon. Le menu de la console se contrôle au tactile (mais Sony a fait une mise à jour pour utiliser les touches), et le tout réagit vraiment vite. Le seul petit regret est que toutes les fonctions sont considérés comme des applications qu'il faut lancer systématiquement, même quand on veut accéder aux paramètres. Ce n'est pas gênant en soi, mais ça demande un temps supplémentaire. Heureusement, n'importe quelle application non fermée reste en mémoire, même lorsque la console n'a plus de batterie.

D'ailleurs, c'est important de le préciser, la console peut se couper et se rallumer sans problème pour reprendre la partie, comme sur la PSP. Mais ce qui est encore plus fort, c'est sa gestion similaire à un smartphone, et sa capacité à pouvoir revenir sur le menu, même en plein jeu, et reprendre la partie comme si de rien n'était. Evidemment, le jeu doit être fermé pour en lancer un autre ou une application plus gourmande comme Youtube, mais le simple fait de quitter le jeu, lancer un téléchargement sur PsStore et revenir au jeu en un clin d'oeil et sans une once de ralentissement est un plus indéniable et un confort vraiment appréciable! Niveau autonomie, on table sur du 3-4 heures en utilisation soutenue, ce qui ne m'a jamais dérangé, la console se rechargeant relativement vite. Pour les trajets des vacances, c'était impeccable. Et la console offre enfin un écran de qualité pour regarder de la vidéo dans le train.

Des jeux adaptés // "On a pas besoin d'un plus gros bateau"

Tout de suite en achetant la console, j'ai pris une carte SD de 16 Go pour avoir une confortable place de stockage. Autant dire qu'elle a été vite remplie, entre les jeux gratuits du Playstation Plus et les jeux PsOne que j'ai récupéré de mon compte. Et ça a été une bénédiction: sur la grosse dizaine de jeux récupérés, je n'en ai acheté qu'un seul, Sine Mora. Tout le reste est inclus dans le Playstation Plus (déja pris via la PS3) ou récupéré de mon ancienne PSP. On pourra critiquer ce qu'on veut sur le Plus de Sony, sur le fait que les jeux ne m'appartiennent pas, il se trouve que je joue à une grande majorité de mes jeux qu'une seule fois, et que ça me suffit. L'offre du PsPlus est un vrai plus, un vrai atout qui permet de jouer à moindre frais. Du coup, je pense que je vais juste attendre de récupérer mes jeux du mois sans forcément dépenser plus.

Uncharted Golden Abyss était évidemment le premier jeu qui m'intéressait. Fini durant les vacances, je dois admettre que j'étais assez mitigé au début, avant de tomber sous le charme pour de multiples raisons. Le jeu est facilement découpé en trois actes, et le premier fait vraiment office de tutorial tellement le jeu se contente simplement d'avancer en avant sans proposer grand chose d'exceptionnel. Malgré tout, le jeu est vraiment un Uncharted, beaucoup plus proche du 1 dans le sens où il n'y a aucune grosse séquence spectaculaire, mais simplement un enchaînement de séquences d'action et de plate-formes. Cela dit, c'est parfait pour le support portable. Les chapitres sont nombreux mais assez courts, le jeu donne la possibilité de faire de courtes sessions, et varie agréablement la partie, surtout sur les deux autres actes où l'exploration et les énigmes sont plus présentes.

Surtout, Uncharted représente parfaitement toutes les possibilités de la machine. D'abord, techniquement, le jeu envoie franchement du paté. Un jeu d'une telle finesse sur console portable, ça force le respect, et certains passages sont réellement magnifiques. Ensuite, parce que le gameplay ajoute beaucoup de petites choses bienvenues grâce au tactile et à la fonction gyroscope. Beaucoup de trésors sont cachés, et le jeu regorge même de petites énigmes annexes, accessibles par exemple en traçant du fusain pour révéler des symboles ou en tournant avec le tactile arrière un objet pour découvrir des secrets. Ça aurait pu casser le rythme, mais au contraire, ça détend, ça change, ça permet de réellement s'amuser avec la console d'une façon unique et ludique. Un vrai plus, appréciable, qui cotôie une histoire sympa et des personnages toujours attachants. Un must-have, qui n'aura jamais le spectaculaire des versions salons, mais fait carrément son boulot sur portable.

L'autre jeu, dont j'arrive à la fin, c'est Gravity Rush. Vanté comme étant LE titre original de la console, je dois admettre que le titre ne m'a pas convaincu tout de suite: déroutant, difficile à prendre en main, il m'a fallu un temps d'adaptation pour réellement prendre du plaisir à utiliser les techniques de gravité de Kat et à jongler dans tous les sens. Les sensations sont clairement là, c'est incroyablement rafraîchissant et le jeu possède en plus un cachet particulier, une couleur qui se distingue par ses silhouettes de bâtiments qui flottent dans les airs et ses couleurs changeantes en fonction des quartiers. En plus de ça, l'histoire a le mérite d'être vraiment chouette à suivre, à découvrir la ville en même temps que Kat, même si elle n'échappe pas à certains clichés des animés japonais (moi qui espérais voir un univers japonais sans tenu d'écolière...).

Mais Gravity Rush est un monde riche, plein de vie, de personnes qui crient quand on les embarque sans faire exprès dans un autre sens de gravité, ou juste observer la ville d'un point de vue inédit, debout sur le mur d'un immeuble. Voir flotter les cheveux de Kat au rythme de ses envies, récupérer les joyaux pour augmenter ses pouvoirs, Gravity Rush offre vraiment une aventure rafraîchissante et originale, et ça fait un bien fou à la Vita.

Dans le reste des jeux, Mortal Kombat arrive en force sur la portable. Je n'ai jamais été un fan de la série, cet épisode ne me convaincra pas non plus, mais je reconnais aisément que le jeu tient très bien la route. Les combats sont sympathiques, le jeu n'est pas incroyable techniquement mais tient la route, et il bénéficie d'un contenu assez hallucinant. On a le mode Acsension, un Arcade classique en simple ou en Tag, on a un vrai mode histoire avec beaucoup de cinématiques, de combats suivants les personnages et une durée de vie très longue, on a deux tours des défis (la classique et celle de la Vita, longue de 150 défis qui profite de l'écran tactile), ainsi qu'une Krypte pour débloquer plein de bonus comme des costumes ou des fatalités. Bref, on dira ce qu'on veut sur la licence, toujours est-il que ce Mortal Kombat est probablement un des jeux de baston les plus généreux que j'ai vu depuis un moment. Le dernier Soulcalibur devrait en prendre de la graine.

Le reste des jeux gratuits, par contre, ne m'a pas passionné. Kytt Underground m'a fait la désagréable impression d'un jeu qui se veut arty, qui veut jouer dans la cour des Limbo et consors, mais pète beaucoup trop haut que son cul à cause d'un gameplay très bancal et d'un scénario et univers qui veut se la jouer mystérieux mais qui fait trop grande gueule. Avec Chronovolt, je m'attendais à un petit jeu d'aventure dans le temps, ce n'est qu'un ersatz de Monkey Ball assez laid, pas sexy et pas intéressant. Même chose pour Big Infinity, un shoot'em up très classique avec la possibilité de creuser dans les planètes qui n'apporte pas grand chose. Par contre, bonne surprise du côté de Mutant Blob Attack, un jeu tout mignon, où vous contrôlez un Blob qui doit manger plein d'objets pour grandir et progresser. C'est fun, c'est frais et malin, et c'est même assez drôle.

En dehors de ça, le seul achat a été Sine Mora, le shoot'em up de Grasshopper qui m'a éclaté pendant quelques heures tellement le titre est calibré comme il faut, difficile sans être insurmontable et largement finissable par les plus mauvais du genre (dont je fais partie). Et en plus, il a le culot d'être sacrément joli. Bref, une petite perle de jeu rétro à télécharger sans tarder.

En plus de tout ça, Sony a compris qu'il fallait pousser de plus en plus la connectivité du salon au portable. Là où Nintendo a laissé tomber le principe pour rendre les deux consoles indépendantes, Sony multiplie les prises de risques grâce à des techniques pour lier les deux. Tout d'abord, le Cross Buy qui permet d'acheter un jeu pour les deux consoles au même prix. J'en ai profité sur Sound Shapes et j'ai découvert que le jeu se déguste avec tout autant de plaisir sur portable, pour pas un rond. Le All-Star Battle Royale bénéficie aussi de ce système, ce qui permet d'utiliser le système du cloud, et de commencer une partie sur sa télé pour la continuer sur portable. Sly Cooper en bénéficiera aussi, et c'est simplement une idée de génie pour donner un vrai plus à la Vita et avoir l'impression d'être une extension de chez soi. C'est donner la possibilité d'emporter un vrai morceau de sa maison dans sa portable, sans débourser un centime de plus. Et le Cross Play renforce cet idée, pour jouer ensemble sur deux machines (Wipeout 2048).

Le Cross Controller est clairement un appel à Nintendo et sa Wii U. Little Big Planet 2 en a fait les frais avec un petit DLC (que je n'ai pas encore essayé), mais clairement, Sony a là un argument de choix pour contrecarrer Nintendo. De même que la lecture à distance, qui permet de jouer sur sa PS3 en streaming aux jeux présents sur la console de salon. Ça ne marche qu'avec certains jeux (Pixel Junk Shooter ou très récemment Tokyo Jungle), et la qualité n'est pas toujours top, mais l'intention est là. En revanche, la réalité augmentée, c'est du gadget sans grand intérêt. Et surtout, Sony a compris l'intérêt du dématérialisé. En proposant les deux solutions, il permet de laisser le choix au consommateur. Pour ma part, je n'ai aucune boîte de PSVita et c'est très bien comme ça. Mes déplacements me permettront de n'emporter que la console, et rien d'autre, et de tout avoir en une seule machine. Un plus vraiment appréciable et complètement dans la dynamique actuelle, sans s'encombrer de cartouches qui aurait pu devenir gênantes.

Bref, en un mois d'utilisation, j'ai été conquis, tout simplement. La PSP en devient presque un brouillon tellement Sony a fait un boulot merveilleux sur la Vita. Le billet peut paraître corporate mais je n'ai finalement pas grand chose à reprocher à la console, sinon de presser les développeurs pour se lâcher sur la console parce qu'elle en a les capacités. MediaMolecule va nous faire rêver avec TearAway, et j'ai aussi la bonne perspective de pouvoir jouer sur ma portable aux jeux dispos sur le PSN, des jeux que je ne verrais jamais sur la 3DS comme Hotline Miami ou Retrocity Rampage. J'aurais beaucoup de mal à placer un jeu portable dans mes tops, parce que je n'aurais jamais la même immersion et le même ressenti que sur salon, le jeu portable a toujours été pour moi un plaisir annexe, même si j'aimerais qu'il en soit autrement. La console n'en est qu'à ses balbutiements et les différents liens avec la PS3 (et PS4?) se tissent doucement, mais elle en a clairement sous le capot et j'espère vraiment qu'elle va cartonner et ramener des studios, surtout en face d'une 3DS sympathique mais en cruelle manque de modernité et d'innovation.

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Carnets de route

2012 est terminée, nous voici donc en 2013. L'année précédente a été une année plutôt riche, avec une fin d'année en-deça de mes espérances à mon goût, mais je constate une sacré variété dans tous les domaines, que ce soit les jeux dématérialisés, les jeux mobiles, certaines prises de risque, les jeux PC, et des développeurs qui tentent d'apporter leur pierre à l'édifice avant de passer à la suite. Il faut dire que la première moitié de l'année 2013 risque de faire mal, très très mal. 

Début 2013 // "On va terminer ça en beauté!"

Force est de constater que les premiers mois de 2013 vont être sacrément chargés. Entre les licences habituelles de début d'année et ceux qui veulent tenter leur chance, on en aura pour tous les goûts. Chaque éditeur va vouloir tenter de se démarquer, et jusqu'à avril-mai, on aura droit à une deuxième fin d'année tant les gros jeux vont s'enchaîner à une vitesse folle (pour une raison d'ailleur logique) et qui va signer le chant du cygne de cette génération. 

En janvier, on commence donc avec du Devil May Cry, dont la démo ne m'avait pas passionné, mais je reconnais que le jeu est bon, et que les amateurs des bons épisodes de la saga (il est très proche du 3) vont être ravis, en plus d'avoir une direction artistique franchement pas dégueulasse. On aura enfin l'arrivée d'Anarchy Reigns, titre de Platinum qui a mis étrangemment du temps à arriver, qui n'est attendu par personne, mais qui sait, peut-être va-t-il créer la surprise, même si je n'y crois pas franchement. A noter la présence de The Cave de Ron Gilbert, apparemment prévu pour janvier, et de Ni no Kuni, un an après le Japon sur PS3, le RPG hybride de Level-5 et du studio Ghibli. Un mois-apéro, en somme, histoire de se préparer au reste qui va suivre. Sur PC: Shootmania Storm devrait ravir les fans de FPS arcade et de compétitif. 

En février, la franchise Dead Space accouchera de son troisième épisode. Etant un gros fan du second malgré une fin beaucoup trop bourrine, j'avais adoré son immersion, ses séquences-choc et son ambiance excellente. Mais la direction de ce troisième épisode me laisse dubitatif: autant certains éléments coop me donnent envie, à la manière du niveau de la banque de Kane and Lynch, autant le reste a l'air de s'approcher d'un vulgaire TPS en laissant de côté son ambiance oppressante. Alors qu'il y avait moyen de s'amuser en coop, par exemple de jouer avec les émissions de radio entre les deux compères... On aura aussi droit au Metal Gear Rising que personnellement j'attends beaucoup, rien que pour le fun et la présence de Platinum aux commandes, et on aura l'arrivée de Crysis 3, que je n'attends pas impatiemment mais qui saura faire son boulot pour ceux qui ont aimé le 2. Parmi les incertitudes, le Alien: Colonial Marines se présente comme un jeu d'épouvante mais vu le développement difficile, on jugera sur pièces. A noter l'arrivée d'Hitman Trilogy, regroupant les trois derniers épisodes avant Absolution et qui s'annonce obligatoire pour ceux n'ayant jamais joué à la série. Quand à la Vita, on aura droit à du Persona 4 et du Ninja Gaiden 2. Et Rayman Legends arrivera enfin sur WiiU, et ce n'est pas trop tôt!

Mars 2013, c'est le coeur de la bataille. En exclu 360, Gears of War Judgement se pose comme le dernier gros titre de la console, et est un épisode mineur dans la saga, mais devrait se révéler de qualité, notamment grâce à People Can Fly qui nous avait offert l'explosif et sympathique Bulletstorm. On verra ce que le studio réserve à la licence. Le très attendu reboot de Tomb Raider sera aussi de sortie, et est sûrement un des titres les plus attendus. J'attends de voir manettes en main, j'émets quelques doutes quand à son vrai côté aventure. Tomb Raider est à la base un jeu d'aventure, et j'ai plus l'impression de me retrouver face à un jeu de survie, qui est néamoins intéressant. A voir. Splinter Cell Blacklist arrivera aussi en mars, et restera sur la logique de Conviction. Dommage pour les détracteurs de cet épisode. Personnellement, Conviction était tellement excellent que je suis curieux de voir ce qu'il va donner. 

Toujours en mars, Metro Last Light est mon FPS le plus attendu. Le premier m'avait franchement fait forte impression, et ce nouvel épisode a l'air d'avoir mis les petits plats dans les grands et revoit son ambition à la hausse. Une de mes grosses attentes, tout comme Bioshock Infinite, qui promet vraiment beaucoup, et les cinq premières minutes dévoilées il y a peu ne font que me rassurer sur la qualité du titre. Bioshock étant pour moi un titre essentiel, celui-ci a beaucoup à faire pour arriver à sa hauteur. Chez Capcom, Lost Planet 3 tente une nouvelle fois de trouver sa place, en changeant de nouveau son fusil d'épaule et nous dévoile un titre beaucoup plus oppressant que les autres. Etant donné ma profonde aversion pour Capcom ces dernières années, je n'y crois pas trop, mais sait-on jamais. Mis à part ça, Cyberconnect revient sur le troisième opus de Naruto Ninja Storm, et EA dévoile sa nouvelle mouture d'Army of Two, alors que Fuse d'Insomniac va tenter de se faire une place dans les gros morceaux du mois de mars, ce qui n'est pas franchement gagner.

Sur PS3, toujours en mars (décidemment), le raton-laveur est de retour dans Sly Cooper: Thieves in Time, un jeu cross-buy Vita histoire d'en faire profiter la petite soeur de Sony. Les amateurs de Deadly Premonition seront ravis d'apprendre qu'une version Director's Cut sortira dans le mois sur PS3. Enfin, God of War Acsension (deux jeux GoW dans le même mois!) sera l'une des dernières grosses licences à sortir chez Sony. Comme Gears, cet épisode se révèle assez mineur et j'ai du mal à voir l'engouement sur les joueur, Sony préférant se concenter sur la partie multi-joueur qui n'a pas l'air phénoménale, et a l'air de laisser la partie solo sur le carreau. On verra ça en mars. Sur 3DS, le deuxième opus de Lord of Shadow s'offrira aux possesseurs de la console, histoire de patienter pour le troisième épisode sur console de salon. Luigi's Mansion serait aussi prévu pour mars. Et sur PC, c'est le nouveau Sim City qui ravira les fans de jeux de gestion, tout comme Company of Heroes 2. Mais le gros morceaux des PC, c'est l'arrivée de Starcraft 2: Heart of Swarm, histoire de relancer un jeu qui truste déja les jeux en ligne en force, bien plus qu'un Diablo 3 d'ailleurs, et qui va probablement faire le bonheur des fans de la première itération.

La tension retombe d'un coup avec un mois d'avril assez tranquille, histoire de se remettre d'un mois de mars très consistant. On notera l'arrivée du Dead Island Riptide, la bonne surprise de Techland. Sans renouveler la licence, le jeu permettra de s'essayer à de nouveaux décors avec les mêmes personnages. La surprise étant passée, à voir si ce n'est pas déja l'épisode de trop. Le jeu de combat Injustice, par les mêmes mecs que le dernier Mortal Kombat, mettra en scène les super-héros de DC Comics, à réserver aux fans de la licence ou des jeux de baston. Au passage, le jeu Star Trek est censé sortir en avril, mais j'en doute fortement.

Le mois de main verra l'arrivée de The Last of Us, l'un des jeux les plus attendus sur Playstation 3, par les bad boys de Naughty Dog. Sorte d'I am Alive en beaucoup plus ambitieux, le jeu fait partie de mes chouchous que j'achèterais les yeux fermés tellement je suis persuadé qu'ils nous préparent quelque chose de grand. A noter l'arrivée de Remember Me par les petits français de Dontnod et sponsorisé par Capcom. Le jeu a titillé la curiosité de pas mal de joueur, ça va être l'occasion de voir si la France peut compter avec un nouveau studio d'envergure. Je l'espère de tout coeur.

L'évènement de juin est probablement la sortie de Grand Theft Auto V, qui a fait mouillé beaucoup de caleçons grâce au dernier trailer qui effectivement donne franchement envie. Si le titre a au moins l'envergure du quatrième opus, et respecte ses promesses, il y a moyen d'avoir l'un des derniers grands jeux de cette génération. En fait, il ne faut pas se poser de questions, qu'on aime ou qu'on aime pas la licence, ce GTA V sera grand. C'est d'ailleurs le seul titre un tant soi peut intéressant en ce mois de juin, à croire que les éditeurs ne veulent pas s'y frotter.

Mes jeux attendus

The Last of Us 
Naughty Dog - mai 2013 

Crash Bandicoot, Jak and Daxter, Uncharted. Je n'ai jamais de préjugés sur un jeu mais je dois admettre que ce studio me fait rêver. On peut critiquer aisément la série des Uncharted, mais tous les épisodes m'ont donné exactement ce que je cherchais dans leur jeu: une grande aventure, un dépaysement totale, un émerveillement pour les yeux, de chouettes personnages et du fun. Même si le contexte et les thèmes sont plus lourds, The Last of Us sera le jeu qui devra prouver qu'ils peuvent raconter une histoire plus complexe, plus mature. C'est pas évident, il faut arriver à construire sa narration de façon particulière (Walking Dead l'a très bien compris) mais je suis persuadé qu'ils en ont la capacité.

Bioshock Infinite
Irrational Games - mars 2013

Bioshock est pour moi un jeu qui représente parfaitement cette génération de consoles: une narration superbe, un univers somptueux et original et un gameplay mélangeant la linéarité de la progression sans toutefois cloisonner le joueur tout en lui permettant de jouer à sa façon. Ce que le 2 a amélioré. Cet Infinite promet vraiment beaucoup, et vu les dires de Ken Levine (enfin, ce ne sont que des paroles), l'équipe a l'air d'avoir assimilé tout ce qu'ils ont fait et ont porté leur acquis à un niveau encore meilleur. Wait and see.

Grand Theft Auto V
Rockstar - juin 2013

C'est durant les prochains mois que l'attente va être très longue. Quand on commencera à voir quelques vidéos de gameplay (même s'ils n'ont pas l'habitude de diffuser des walktrough, ce qui est très bien), quand on aura petit à petit les multiples détails du jeu, ce qu'on pourra faire, ce que l'histoire pourrait nous réserver. Le switch des trois personnages m'intrigue fortement et je fais confiance à Rockstar pour s'en servir admirablement bien. Ce GTA V est déja assuré d'être dans mon top 2013. Je sais, c'est fanboy, mais s'ils font comme d'habitude, je ne vois pas comment ils pourraient se louper.

Metro Last Light
4A Games - mars 2013

Ils ont l'ambition de proposer quelque chose de grand. Le premier Metro était une belle claque, certes avec pas mal de défauts, mais l'attention aux détails (toutes les petits manips pour recharger ses éléments comme la lampe), l'univers, la variété des passages donnait franchement quelque chose de savoureux. J'attends beaucoup de cette suite, qui va peut-être comme le premier opus passait inaperçu, mais je serais là, sans faute. 

Milieu 2013 // "Ça arrive!"

En regardant les paragraphes ci-dessus, il est facile d'extrapoler. L'E3 2013 risque d'être très important, car on sent que les éditeurs balancent toutes leurs dernières cartouches en ce début d'année pour pouvoir par la suite laisser le champ libre à la suite. Du côté de Microsoft, avoir confié des grosses licences comme Forza et Gears of War a d'autres studios moins importants pour des épisodes mineurs n'est pas anodin. Microsoft n'a plus aucune exclusivité après la première moitié de cette année, je suis pratiquement sûr que la nouvelle console de Microsoft sera dévoilé entre ici et juin 2013, et qu'elle est prévu pour arriver dès la fin d'année 2013, ou au plus tard début 2014, mais j'en doute. Et Sony a toujours dit qu'il ne voulait pas être derrière Microsoft comme sur cette génération, on peut donc légitimement penser que les deux consoles arriveront en même temps.

Ces nouvelles consoles, techniquement, seront probablement bluffantes. Passé l'effet de surprise, comme d'habitude, on va rapidement constater que les premiers jeux seront une simple démonstration de la puissance technique, mais les équipes de développement devront s'habituer à la console pour pouvoir en tirer le meilleur. Les démos techniques que l'on voit de plus en plus impressionnent, mais ce sont seulement des démos techniques, sans certaines contraintes particulières des jeux.

Chez Microsoft, le Kinect sera probablement intégré directement dans la console, avec une version amélioré, et un lecteur Blu-Ray, voire même plus. Je suis persuadé qu'ils garderont leur système Xbox Live avec tous les jeux déja sortis pour pouvoir conserver son compte, tout comme chez Sony, ils seraient très cons de ne pas le faire et de ne pas profiter d'une bibliothèque et d'une structure déja bien fournie. Chez Sony, il y a de fortes chances que la future console profite encore plus des liens avec la PsVita, comme le fait déja la PS3, Sony ayant l'air d'avoir la volonté de maximiser les possibilités entre portable et salon avec une franche réussite: cross-buy, cross-play et autres fonctionnalités fonctionnent très bien.

Fin 2013 // "On va voir ce qu'ils ont dans le ventre"

Il y a donc probablement des chances d'avoir les premiers jeux next-gen, et on imagine très bien qu'Ubisoft sera un des premiers sur la brêche. En attendant d'avoir un épisode d'Assassin's Creed opérationnel en 2014 par exemple, je vois très bien un épisode spin-off à la manière de Brotherhood et Revelation sur les consoles actuelles, et un Watch Dogs sur current-gen ET next-gen, histoire de satisfaire les deux côtés (Ubisoft a déja confirmé que le jeu sortirait en 2013). Du côté de Nintendo en revanche, il faudra attendre l'E3 pour voir ce que la WiiU nous réserve, parce qu'en attendant, c'est le calme plat.

Sur les derniers jeux à sortir, on peut tabler que beaucoup sortiront cet été ou en septembre, histoire d'éviter les bouchons. Dans les derniers jeux prévus, on a le futur David Cage, Beyond Two Souls, prévu pour cette année et qui sera sûrement la dernière exclusivité de Sony, ainsi que le nouveau Lord of Shadows, très attendu au passage mais dont on en a pas vu grand-chose. On notera aussi l'oublié Dragon Age 3, histoire de terminer la trilogie sur cette génération, et des jeux disparus comme Prey 2 vont sûrement être portés sur la génération suivante. Avec un peu de chance, on pourrait tabler sur la saison 2 de Walking Dead mais c'est peut-être prématuré. La saga des Metal Gear a l'air d'être en bonne forme, mais même si les dernières vidéos sont intriguantes, j'aurais du mal à m'extasier tant que je ne verrais pas à quoi le jeu ressemble vraiment, le teasing systématique de Kojima et son jeu de piste commencent à me fatiguer, surtout si c'est pour me vendre du MGS4.

Bref, entre un début d'année chargé en jeux ultimes pour cette génération, et une deuxième moitié d'année qui s'annonce sous les meilleurs auspices pour voir débarquer les nouvelles consoles, 2013 s'annonce comme une année mémorable pour ceux qui partagent la culture vidéoludique, et les prochains mois risquent d'être décisifs pour savoir s'il y a de quoi s'exciter ou non. Mais mon petit doigt me dit que oui.

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La sélection de la semaine

Nous ne sommes pas dimanche, mais comme c'est un jour férié, c'est tout comme! Bonne année à tous!

GORO FUJITA - Happy Holidays


ANDREW HICCKINBOTTOM - Merry Trixmas

KAMILLE AREOPAGITA - Ginger

LINRAN - Sketch

NICHOLAS GAUL - Female Portrait

RICHARD ANDERSON - Seven Kings

SERGE BIRAULT - Happy New Year

PASCAL CAMPION - And a Happy New Year

PASCAL CAMPION - All the Right Things

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Top

Après le top du jeu en 2012, voici venir la version cinématographique. Etant fort aidé par la magnifique carte UGC illimité, avec 54 films cette année au compteur je peux dire qu'elle a été rentabilisé. Une année en dents de scie pour ma part, avec des chouettes surprises et des grosses déceptions, et surtout une pauvreté du côté des films à Oscars qui d'habitude nous gratifie de petites perles. Enfin, pour ma part, je suis tout de suite beaucoup plus bon public et moins objectif que dans le jeu vidéo. 

Pour moi, le cinéma est avant tout un média de divertissement. Si le film me divertit pendant toute sa durée, je considère qu'il a déja fait 70% de son boulot. Après, on prend du recul pour voir ce qui nous as plu, ce qu'on a détesté, en essayant d'être moins subjectif, mais c'est compliqué, il y aura toujours (tout comme le jeu) des gens pour dire que c'est de la merde, ou inversement. Et comme le jeu vidéo, on a droit cette année à de véritables déferlements d'injures sur des films attendus, notamment le dernier Batman que beaucoup de monde en a parlé en mal alors qu'objectivement, le film est très bon. Mais cette magie de croire au cinéma, d'arrêter de noter toutes les petits incohérences pour se concentrer sur le propos du film, se perd de plus en plus. Un film comme l'Odyssée de Pi est presque une bénédiction tant il est complètement dans cette mouvance...

 

Le blockbuster de l'année
Dark Knight Rises

Entre Avengers et le dernier Batman de Nolan, la lutte a été rude. D'un côté le fun décomplexé de Marvel, de l'autre la noirceau et le sérieux de DC Comics. Pour ma part, mon choix se portera sur la fin de la trilogie de Nolan, bien qu'Avengers a clairement fait son boulot et que je me suis éclaté dans la salle. Mais Dark Knight Rises, non sans défaut, parvient à créer et à conclure une mythologie, un univers brodé sur trois films, tout en créant de véritables personnages, épais, émouvants, et Bane rentre dans ce carcan sans difficulté. Même si la fin m'a vraiment frustré en reléguant Bane à ce qu'il ne devrait pas être et réduisant presque tout ce qui a été dit avant, le film est de grande qualité, les acteurs impeccables et la fin conclut la saga avec brio.

Un excellent cru, long mais passionnant, avec une vraie histoire qui rend le blockbuster plus appréciable (ceux qui la critiquent feraient mieux de revoir des films comme Transformers pour se rendre compte que ce genre de blockbuster fait du bien à l'industrie). Evidemment, le côté noir des héros, c'est un effet de mode grandissant (même Skyfall a un côté Dark Knight). Et comme tout effet de mode, il y a toujours des détracteurs qui verront cette noirceur qui influe le cinéma comme un point négatif en prétextant que c'est un défaut parce que tout le monde l'utilise. Pas vraiment convaincant.

 

 

Le film fun de l'année
La Cabane dans les Bois 

Grosse surprise que ce petit film passé un peu inaperçu. J'attendais vraiment de voir, le film capitalisant à fond sur l'effet de surprise que provoque la pellicule. Effectivement, le scénario réserve bien des surprises, et a le mérite d'amener ça tranquillement, doucement, tout en réussissant à créer une mythologie absolument jouissive, dans l'esprit d'un Buffy (normal, c'est du Whedon). La cabane dans les bois n'est pas un film de série Z, ce n'est même pas une parodie ou un pastiche. C'est un film à part, un film qui a l'intelligence de s'amuser avec les codes tout en réussissant à créer son propre univers autour de ça. Le film est gore, drôle, malin, s'amuse avec le spectateur et en profite totalement. Le film arrive même à briser une sorte de quatrième mur, en utilisant les clichés pour faire réagir le spectateur et le placer aux commandes d'un film d'horreur.

C'est vraiment bien trouvé, bien utilisé, et il s'en sert allègrement jusqu'à une seconde partie où tout échappe à tout contrôle et où on plonge dans le WTF délicieusement sanglant, avec en prime une guest star de luxe. Le film n'a pas eu énormément de succès, mais un petit succès d'estime, surtout qu'il est sorti en même temps qu'Avengers. Mais la fin abrupt permettra au film de ne pas connaître de suite bidon, et c'est tant mieux!

 

 

Le film de l'année que j'ai dû voir deux voir pour me rendre compte que ça défonçait
Le Territoire des Loups

Film complètement sous-estimé de Joe Carnahan, The Grey en VO (plus crédible par rapport au sujet) raconte l'histoire d'un homme travaillant comme chasseur dans une grande entreprise et qui prend l'avion avec ses collègues en Alaska pour les vacances. Sauf que l'avion se crashe et les survivants se retrouvent en pleine nature et en plein territoire de loups, qui vont les traquer pour défendre leur tanière. Liam Neeson incarne le personnage principal, celui qui va guider le groupe pour survivre au froid et à leur prédateurs. Il faut dire ce qui est, le film possède une réalisation impeccable, un jeu d'acteurs très juste et une narration exemplaire. On prend plaisir à suivre cette équipe de bras cassés tenter de survivre à cette nature sauvage, où ils doivent se dépasser pour reprendre les rênes de leur vie et retrouver leur instinct pour résister aux loups. Loups qui d'ailleurs sont ici d'horribles monstres, aux allures féroces, sans pitié, dont la peur des hommes augmentent leur agressivité.

C'est dommage qu'il soit passé aussi inaperçu, je l'ai vu une première fois au cinéma en voyant toutes ses qualités mais sans être dans de bonnes conditions. C'est en le revoyant en Blu-Ray il y a peu que j'ai pu reconnaître que c'est un des meilleurs films de 2012: violent, brutal, sans pitié. La bande-annonce laisse présager un film d'action, mais le film raconte surtout l'histoire d'homme luttant pour leur survie, se raccrochant aux souvenirs de leurs vies passées, de leurs proches, de leurs enfants ou de leur femme. Un grand film.

 

Le film que j'ai regretté d'avoir vu
The Bourne Legacy

Quatrième épisode de la saga Jason Bourne, j'y allais sans être un gros fan de la saga, mais sans détester non plus. En sortant de la salle, je me suis rendu compte que c'était un des films où je m'étais le plus fait chié au cinéma. J'avais franchement hâte que ça se finisse. Je n'avais pas décidé de le couler, mais le film m'y a obligé pour plusieurs raisons. D'abord, parce que le film ne parle qu'aux gros fans de la saga. Ayant vu les trois premiers épisodes il y a un petit moment, la première partie du film revient pas mal sur ces évènements, en y accordant une importance et en jouant des effets dramatiques. Problème, je comprenais un quart de ce qu'il parlait, me retrouvant pour la première fois complètement largué dans un film, et j'ai senti qu'il me prenait pour un con. C'était des scènes comme "tu te rappelle de machin-bidule?" "Ah oui, c'est affreux ce qui lui est arrivé..." Et dans mon siège, je cherchais désespéremment qui était machin-bidule. Tout ça pour mettre du temps à démarrer, jonglant entre les scènes chiants de bureau, et les scènes chiants de Jérémy Renner dans la neige. Ça démarre enfin un peu, sans rendre l'histoire plus intéressante. 

Mais le summum est arrivé à la fin (désolé ça va spoiler). Lorsque l'agence a tout tenté pour tuer l'espion, et qu'il a réussi à s'échapper, le bougre part en bateau sans se préoccuper de faire tomber l'agence, alors que c'est la raison qu'ils invoquaient pour le faire disparaître! En somme, s'ils lui avaient fichu la paix, ça aurait été pareil. Bref, un film qui ne sert ABSOLUMENT A RIEN, et que je déconseille à tout le monde.

 

Le film qui loupe de peu le top 5
Les bêtes du Sud sauvage

Apparemment, c'est la petite sensation du moment, le film unanimement salué par la critique. Je dois avoué que je n'en avais pas entendu parler jusqu'à ce que j'ailles voir le film, c'est simplement un pote qui a beaucoup aimé. Et j'ai aussi été séduit, tout simplement. L'histoire suit les aventures de HushPuppy et de son père, en Lousiane dans le bayou, dans un petit coin que les habitants appellent le Bassin. Séparé de la ville, ils vivent heureux, dans la précarité, mais toujours dans la joie d'avoir l'essentiel et vivent d'amour et d'eau fraîche. Lorsqu'une tempête provoque des inondations, les survivants tentent de survivre tant bien que mal, tandis que le père veut protéger sa fille plus que tout. La véritable révélation du film, c'est évidemment la gamine qui joue Hushpuppy. Naturelle, craquante comme tout, c'est un vrai rayon de soleil à chacune de ses apparitions.

L'histoire est raconté par sa voix-off, et on découvre le monde sous les yeux d'un enfant, un enfant persuadé que le réchauffement climatique va provoquer la réapparition des aurochs, créature imaginaire représenté dans un style très Gondry du plus bel effet. On y voit un monde réaliste mais bercé par les illusions de cette petite fille, coincé dans un monde moderne qu'on ne verra qu'anonymement. Le film ne se base pas sur le scénario, plutôt classique, ni la réalisation avec beaucoup de "shaky cam", mais prolonge cette atmopshère particulière et arrive à émouvoir avec aussi peu de personnages. 

 

La déception de l'année
Prometheus

Comme beaucoup de monde je crois. Ridley Scott a tenté de convaincre son monde en retournant à la SF qui l'a rendu célèbre (Alien et Blade Runner quand même), mais à force de vouloir cycler la saga Alien, Scott s'est fourvoyer dans son histoire et en a tiré des grossière erreurs difficilement pardonnables. Autant je pardonnes aisément des incohérences dans Dark Knight Rises quand ça ne flingue par la globalité du film, autant quand ça commence à devenir n'importe quoi dans la progression, dans les personnages et leurs personnalités, ça devient dangereux. Je me suis posé plein de questions dans Prometheus, j'avais clairement l'impression de voir un film-gruyère, coupé de beaucoup de morceaux qui aurait rajouté un semblant de crédiblité à tout ça.

Même si sa réalisation est comme d'habitude honnête (jamais été super fan de Scott, j'ai toujours préféré ses "petits films" comme Thelma et Louise ou Les Associés), sa direction artistique reste somptueuse, pas de doute là-dessus. Et ça rend le film encore plus frustrant qu'il aurait pu être quelque chose de grand. Encore une fois, la fin se pose presque en "tout ça pour ça", avec beaucoup de questions et aucune réponse, le film ayant été écrit en saga, mais sans prendre en compte qu'un film s'écrit d'abord en un tout et non pas en la considérant comme une partie de quelque chose. Du coup, on a un désagréable goût d'inachevé qui restera collé sur la langue pendant un long moment.

 

Le rattrapage de l'année
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

J'ai rattrapé pas mal de culture cinématographique cette année, et l'énorme claque a été le film d'Andrew Dominik sur la vie et la mort de Jesse James. Western crépusculaire sans concession, j'avoue que la première peur avant de voir le film a été de m'emmerder, le film ayant cette réputation. Heureusement, en quelques minutes j'ai été complètement sous le charme. Musique, acteurs, réalisation, histoire, photographique, si j'étais pas du tout objectif, je pourrais dire que c'est parfait, et je le dirais, tiens! J'ai rarement vu des simples séquences de dialogues aussi excellentes, bien écrites et bien joués. Casey Aflleck est sublime dans la peau de ce grand timide fan de Jesse James, tentant de se croire courageux, mais n'ayant jamais eu la même foi que son mentor. Brad Pitt est excellent en Jesse James qui doute de lui et de son entourage, de ce qu'il doit faire, de ce qu'il doit sacrifier.

Bref, le film a été un choc, de bout en bout, et qui le place dans mon top personnel sans difficulté. Je recommanderais Cogan aussi, du même réal, moins bon, mais tout aussi délicieux et visuellement très sympathique, même s'il n'a clairement pas la même ambition. Mais je retiendrais l'une des lignes de dialogues de Cogan: "L'Amérique n'est pas un pays, c'est un business."

 

 

Les blockbusters ratés de l'année
La colère des Titans...

Comme d'habitude, dans les blockbusters, on a d'un côté ceux qui réussissent, même sur la critique comme Dark Knight, et ceux qui misent sur le spectaculaire et l'absence de neurones. De ce côté, La Colère des Titants remporte une sacré palme. Le premier épisode était déja ahurissant de nullité, mais le second va encore plus loin grâce à une mauvaise réalisation (le montage m'a fait croire à plusieurs reprises que le gamin du héros était mort). Bref c'est mauvais.

Dans le tas, on peut facilement mettre Battleship aussi, qui remporte la palme du Lens Flare à tous les étages. C'est absolument ignoble, irregardable par moments, et malgré une plutôt chouette première bataille qui se laisse regarder, le reste est vraiment navrant, clairement dans la mouvance de Transformers (même si le 3 reste une perle dans le genre). 

On pourra aussi citer le remake de Total Recall qui souffre du syndrome SF: on découvre l'univers sur les premières minutes, on se dit que c'est chouette avant de tomber dans de l'action bas de plafond qui n'apporte pas grand chose. Et qui se permet des clins d'oeils pas toujours du plus bel effet à l'original.

 

 

La comédie de l'année
Mais qui a re-tué Pamela Rose?

En regardant ma liste, je dois admettre que le nombre de comédie est assez réduit, encore moins dans les films français. Mais j'ai retrouvé foi à la vision de cette suite de Pamela Rose, supérieur au premier, et renouant avec délice à la comédie complètement absurde, symbole d'une époque des Nuls désormais révolu et dont la comédie française sombre dans un classicisme déplorable (même le Marsu de Chabat est peu reluisant). Evidemment, le re-meurtre de Pamela Rose n'est qu'un prétexte pour suivre une histoire plus complexe (?), où on retrouve de nouveaux personnages tout aussi abrutis, de Laurent Laffite, sosie officiel de Michel Leeb jeune et changeant de coiffure toutes les cinq minutes à Omar Sy en garde du corps présidentiel potentiellement homo en passant par Audrey Fleurot, la jolie rousse d'Intouchables. 

Bref, une belle collection de personnages, dans un film bardé de références et rappelant les glorieuses heures des Nuls. Un humour absurde, loufoque, où s'enchaînent les bons fous rires et où on sent la bonne humeur sur le tournage de ses scènes complètement débiles. C'est parfois un peu longuet dans les vannes, mais il y a l'air d'avoir énormémen de références plus subtiles. De la bonne comédie potache qu'il manque vraiment au cinéma français.

Dans le lot des comédies, je recommanderais aussi Starbuck ou Ted, deux bonnes comédies qui fonctionnent toutes seules.

 

Le film d'une grande saga mais dont je préfère la préquelle qu'ils viennent de sortir
Le Hobbit

Le film bénéficie de quelque chose de particulier. N'étant pas un gros fan de la première trilogie de Jackson, notamment à cause de grosses longueurs, de personnages horripilants (Arwen!) et que les grosses batailles pour la survie de l'humanité commençaient à me saoûler, j'attendais de savoir si le Hobbit serait plus proche de la Communauté de l'Anneau, l'épisode que je préfère, car plus intime, avec une aventure plus épique plus chouette à suivre. Bonne pioche, ce Hobbit se situe allègremment dans cette case. J'avais peur de la durée du film, mais c'est vraiment très bien passé, je n'ai pas vu d'énormes longueurs pénibles, et l'histoire se concentre vraiment sur cette compagnie des Nains, sur Gandalf et donc Bilbo, incarné par le cool Martin Freeman. Plus burlesque, plus bon enfant, le Hobbit est plaisant à suivre car il ne s'embarasse pas de grands espaces, de grandes batailles ou d'enjeux mondiaux.

Non, il se contente de poursuivre son aventure, sans multiplier les points de vue, et offre même de chouettes séquences bien épique, notamment avec Thorin, le chef nain décidemment bien classe. J'ai vraiment retrouvé cet esprit de films d'aventures car Jackson a ce sens du spectacle dans sa réal et la séquence dans la caverne des gobelins ressemblerait presque à un jeu vidéo. La longue scène entre Bilbo et Gollum est absolument géniale, et permet de se rendre compte que oui, Weta est encore le maître dans la fabrication d'un personnage full CG, de même que le reste des personnages CGI, de grande classe. Bref, un film que je prendrais plaisir à revoir!

 

Mon Top 5

Number 5
Les Enfants Loups, Ame & Yuki

En cinquième position dans ce top se trouve un merveilleux film d'animation. Hosoda, déja responsable des très chouettes La Traversée du Temps et Summer Wars (ainsi que d'un film One Piece que je recommande), plonge le spectateur dans un Japon moderne où un homme-loup s'éprend d'une jeune femme, qui tombe enceinte par deux fois. Lorsque le père disparaît, la mère et ses deux enfants-loups quittent la ville pour vivre dans une maison de campagne où ses deux enfants pourront s'épanouir en paix. L'histoire est splendide, surtout en voyant cette mère tentait tant bien que mal de s'adapter à cette nouvelle vie et au fait d'élever ses enfants particuliers sans que le père lui ai expliqué quoique ce soit. Du côté des enfants, ça sera à eux de savoir s'ils veulent aller du côté des humains ou du côté des loups. Chacun y voit ce qu'il aime, ce qui l'aspire à avoir une vie rêvée, et leur mère est présente pour appuyer leurs choix, même si certains seront difficiles et délicats.

Ces Enfants Loups respirent la fraîcheur, de part une histoire passionnante et des personnages éclatants de couleur. Le style particulier d'animation d'Hosoda sied à merveille à ce film et il délivre un film touchant, plein d'émotions, avec des thèmes beaucoup plus adultes qu'on pourrait le croire, mais arrivera à intéresser les enfants. Un film universel, qui rappelle par moment Totoro, et qui est franchement dépaysant. Un film qui fait du bien.

 

Number 4
L'Odyssée de Pi

Pi se retrouve donc sur un canot de sauvetage avec un tigre. Il va devoir trouver un moyen de survivre et de cohabiter avec le prédateur. Ça ne se fera pas sans heurts, et le film permet d'utiliser cette situation pour proposer un visuel splendide, en haute mer, aux couleurs bariolés qui ne pourront pas plaire à tout le monde. Mais un peu de couleur dans ce cinéma parfois un peu morne, ce n'est pas franchement désagréable. Ça fait même du bien, parce que cette histoire est une histoire de croyance. Car elle est incroyable, cette histoire. Il lui arrive des choses surprenantes, ahurissantes. Va-t-on choisir d'y croire?

Plus que l'histoire en elle-même, le film se pose sur un cinéma actuel et est complètement dans la modernité. A l'heure où les films sont de plus en plus réalistes et où un Dark Knight Rises se fait enflammer parce que Batman marche sur de la glace, l'Odyssée de Pi arrive à point nommer: le cinéma est là pour faire rêver, pour donner l'envie aux gens. Le cinéma est un monde fantasmée, un univers onirique où tout est possible. L'Odyssée de Pi traite de ça, de savoir si une telle histoire va accrocher les gens ou non parce qu'elle est tellement incroyable, tellement onirique et colorée que les gens se demanderont "Pourquoi?" Et pourquoi pas? Ça a tellement plus de sens de cette façon, et même si j'avais peur que le film s'en sorte en gloubiboulga mélo, il n'en est rien et évite même les ficelles faciles. Et techniquement, les animaux font partie de ce que j'ai vu de mieux en CGI. Un beau, un grand film, un voyage onirique, un fantasme du cinéma.

 

Number 3
Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare

Je m'attendais pas à trouver un tel film dans le top 5, mais ça a été un véritable coup de foudre de cette année, une histoire incroyable. Je dois avouer, je n'étais pas plus emballé que ça, même après la vision de la bande-annonce. Ça ressemblait à une comédie classique américaine récente, avec des gens qui pètent un câble et qui prennent de la drogue. Oui, parce que dans la majorité des comédies américaines du moment, les persos prennent de la drogue pour assurer un minimum la séquence drôle du film, et pour être "in". Fin du monde oblige, on assiste dans la première moitié du film à des personnes qui se lâchent complètement et qui profitent de leurs derniers instants pour faire n'importe quoi: des shoots d'héroïnes (nous y voilà), faire boire de l'alcool à des enfants ou des partouzes dans des restaurants. 

 On savoure ces petits instants grâce à deux acteurs géniaux. Steve Carrell garde son côté sobre et blasé qui marche si bien pour un film du genre et qui permet d'apprécier encore plus ces petits instants de joie qu'il montre. Keira Knightley, quand à elle, joue une femme joliment délurée, craquante comme tout, et dont on tombe amoureux à la fin du film tellement elle joue avec justesse, cette femme amoureuse des vinyles et qui se révèle émouvante lors de cette scène au téléphone avec sa famille. Deux personnages avec d'autres acteurs secondaires tout aussi bons, et qui jouent avec les clichés du genre en nous surprenant, jusqu'à un final fantastique. Surprenant, beau et émouvant. 

 

Number 2
Looper

Looper est ce qu'on appelle une jolie surprise. Au diable les gens qui fustigent sur le plagiat/copiage de multiples références SF en tête, Looper n'est pas un remake/suite/adaptation que l'on voit débarquer en masse. Et le film propose un univers qui essaye de s'imposer. Rien que pour ça, le film mérite d'être vu, pour ce côté rafraîchissant que beaucoup ont l'air d'oublier, parce que c'est toujours mieux de cracher sur les nouveaux qui ont l'air (à tord) de copier sur leurs aînés. Evidemment, on a des inspirations. Mais quel film "original" de nos jours n'en a pas? Trouvez dix films de SF/fantastique qui n'est pas une adaptation/remake/suite et dont personne n'a jamais rien redit sur "il a copié sur machin" et on en reparle.

Looper, ça raconte l'histoire d'un mec antipathique, égocentrique, égoïste au possible, qui tente de tuer sa version du futur parce qu'il fout le bordel. Manque de bol, son lui du futur possède les mêmes défauts cités ci-dessus, sauf pour le côté égoïste parce que la raison de sa venue est loin d'être égoïste. Mais cette raison va le conduire à commettre l'un des grands tabous du cinéma, une action que l'on voit rarement au cinéma et qui est ici parfaitement représenté, sans que ce soit gratuit. Cela permet de bien mettre en avant toute la détresse du personnage de Bruce Willis, qui trouve ici un très joli rôle. Le film a évidemment des incohérences, mais contre toute attente, et avec du recul, il se révèle être un des films de cette année que je prendrais énormément de plaisir à revoir, rien que pour ce côté rafraîchissant que je n'avais pas eu depuis un moment. 

 

Number 1
Skyfall

Le numéro one, c'est celui-là. Un James Bond. Bardé de défauts dans son histoire, dans sa narration parfois, mais il a une plastique impeccable, une richesse de personnages et une réal enlevé et franchement classe. Roger Deakins, directeur de la photo attitré de Mendès, s'est clairement fait plaisir et le film est un bonheur pour la rétine. En témoigne toute la séquence dans l'immeuble au néons en Chine, époustouflante de bout en bout, jouant sur le découpage des personnages et les contre-jours avec une classe indéniable. Ou encore les landes écossaises éclairées par des flammes dans une couleur chaude plongée dans l'obscurité. Très clairement, on sent toute la beauté plastique du film et ce Skyfall vaut déja le coup rien que pour ça.  

La confrontation entre James et le méchant est réellement palpable et ne se résume pas juste à sauver l'Angleterre, mais parvient à arriver à quelque chose de plus personnel. On explore beaucoup cette dualité entre le devoir d'un agent envers son pays et ce qu'il doit sacrifier, couplée avec la maternité de M, déja bien présente dans les précédents films mais utilisé ici avec justesse. Daniel Craig confirmera les fans et les détracteurs, toujours excellent dans cet agent bestial, qui n'est autre qu'un soldat au service de sa nation (finalement plus proche des romans). On prend un réel plaisir à suivre l'histoire, où Bond ne passe pas les scènes d'action à exploser des bases militaires, mais prend le temps de poser son action et ses courses-poursuites avec une maestria d'enfer. Et un générique ultra-classe.

C'est peut-être pas le film de l'année pour beaucoup, mais ce Skyfall est pour moi une magnifique représentation du cinéma: une bonne histoire, une épaisseur supplémentaire pour Bond, un film qu'on prend réellement plaisir à regarder pour son visuel et une certaine ligne directrice des autres Danield Craig où Bond est simplement humain et aura plus de mal à décimer une base militaire entière que dans les autres, parce que la saga entre dans une phase réaliste de la même façon qu'un certain Batman, n'en déplaise aux réfractaires. Un Bond cru, tout simplement.

 

Le reste du cinéma en 2012

Le film qu'on oublie un peu parce qu'il est sorti en début d'année: Millenium
Il passe un peu inaperçu, n'a pas eu énormément d'entrées, mais le film est très bon, et mérite qu'on s'y intéresse.

Le film qui fait partie de mes bonnes surprises: Chronicle
Sorte d'Akira petit budget, Chronicle est peut-être le premier film qui explore le concept du "found footage" avec autant de classe, démultipliant les points de vue sans jamais sortir de son propos. Ça permet d'enlever beaucoup de contraintes et sert véritablement le film. A voir.

Le stop-mo à voir: Paranorman
Il y a Pirates de Aardman qui est très bon aussi, mais j'ai préféré l'Etrange Pouvoir de Norman. Plus jouissif, plus référenciel, avec une dernière partie surprenante, ce Paranorman est un vrai hommage au genre, en plus d'être magnifique.

Le film du réal que j'apprécierais jamais: Moonrise Kingdom
Beaucoup ont aimé, je ne réussis toujours pas à accrocher. Seul Fantastic Mr Fox est une bénédiction à mes yeux, mais ce côté théatral, ce côté renfermé du jeu d'acteurs, où on a toujours l'impression qu'ils se bloquent pour jouer comme Anderson le veut, me dérange. J'ai franchement du mal.

Le film d'animation à éviter: l'Age de Glace 4
J'ai jamais été un énorme fan des Ice Age, reposant trop leur succès sur le personnage de Scrat, mais là, c'est le ponpon. En plus d'être visuellement limite, le film repose sur un scénario de série télé (la fille qui défie l'autorité, le père qui veut sauver sa famille) absolument ignoble, indigne d'un film, et est vraiment lamentable. C'est d'autant plus dommage que le studio cartonne en animation pure, mais il faut vraiment qu'ils trouvent un bon scénariste.

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La sélection de la semaine

GURMUKH BHASIN - Mosque

SEAN ELLERY - Trader Jack

MINGJUE HELEN CHEN - Paperman Unused Background

ZNZ - Catherine

PASCAL CAMPION - White Branches

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La sélection de la semaine

TONY WEINSTOCk - Another one for the Scrapbook

ASHRAF GHORI - The Signal

EYDEAS STUDIOS - Storybook Horrors

JAEGIL LIM - Bison

SZYMON BIERNACKI - Spartan Ops

YUE - Ariel with Headphones

PASCAL CAMPION - The Cold Air on my Cheeks

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Top

Comme l'année précédente, voici l'heure du bilan d'une année qui a permis aux jeux plus timides de sortir du lot face à une concurrence AAA en petite baisse par rapport à l'année dernière. Et surtout par rapport au début de l'année prochaine qui n'a jamais été aussi folle - Metal Gear Rising, Gears of War, Metro Last Light, Last of Us, Bioshock, GTA V et j'en passe - et qui est le signe quasi certain que la nouvelle génération arrivera en fin d'année prochaine.

Mais cette année a eu droit à de jolies perles et des tendances beaucoup plus disgracieuses, dont je ne reviendrais pas dessus. 2012 a surtout été l'année où les jeux démat' ont connu une sorte de consécration avec beaucoup d'entre eux qui ont ravi la place dans le coeur de beaucoup de joueurs en proposant des expériences différentes et culottés, choses qu'ont du mal à proposer les gros studios. Je commencerais donc par des petits prix spéciaux avant de terminer par mon top 5 personnel (qui n'est pas si original, mais bon).

Le petit plaisir de l'année, mais qui commence à sentir le moisi
Assassin's Creed 3

J'ai pris beaucoup de plaisir sur cet épisode, je ne peux pas le nier. L'introduction m'a complètement emballé et les cinq premières heures de jeu, qui permettent de rentrer beaucoup plus dans l'histoire, m'ont vraiment charmé. C'est d'autant plus rageant que la série retombe sur du classique par la suite, même si parcourir Frontière est clairement plaisant: sauter de branche en branche, tendre des embuscades, monter des collines enneigées avec difficulté pour tomber sur un troupeau de cerfs qui n'attendent qu'à être attaqués.

Malheureusement, j'ai vraiment eu l'impression que cet épisode était vraiment l'épisode de trop. Notamment sur cette volonté de rendre le jeu de plus en plus accessible en limitant les actions au maximum. Parmi les choses aberrantes, deux m'ont marqué: l'impossibilité de s'accroupir n'importe où, et celle de ne pas pouvoir tirer quand on veut, où on veut, seulement dans les cibles désignés. Une incohérence complète, inexplicable, qui aurait pu passer si le jeu ne demandait pas au joueur par moment des actions dont on en ressent le besoin, comme ce passage d'infiltration où on peste lorsque Connor se déplace droit comme un piquet entre deux fougères, se faisant repérer sans problème. Ajoutons à cela des bugs plus ou moins importants mais inévitables et une méta-histoire que je n'arrive plus à suivre, n'étant clairement pas assez impliqué. Un comble: on tente de trouver un point d'entrée avec ce troisième épisode, et j'ai l'impression que la méta-histoire ne trouve sa saveur qu'en connaissant l'univers sur le bout des doigts.

Reste que parcourir l'univers est toujours aussi grisant, que les batailles navales décrochent la mâchoire et que l'histoire de Connor est plutôt sympa à suivre. Revelations reste toujours mon préféré, et celui-ci reste mon petit trip de l'année, comme les années précédentes, mais j'émets un bémol, un point à surveiller pour les épisodes futurs.

> Voir la chronique complète "Danse avec les loups"

 

Le jeu vraiment chouette, mais à qui il manque une vraie histoire
Dishonored

Un de mes jeux préférés de cette année, que j'ai même recommencé une deuxième fois dans la foulée pour tester plein de nouvelles choses, c'est dire! Le jeu est grisant, bien foutu, et bénéficiant d'une direction artistique absolument somptueuse, une des meilleures que j'ai vu ces dernières années. Le niveau du bal est une baffe monumentale et probablement un des plus beaux trucs que j'ai vu cette année. Et les mécaniques de gameplay répondent à merveille, jonglant avec les pouvoirs tout en ayant une liberté de mouvement assez ahurissante. Même si le jeu est définitivement trop court, la multitude de chemins pendant le jeu force le joueur à expérimenter et à y revenir pour découvrir d'autres façons de faire.

Malheureusement, et c'est ce qui lui porte un peu préjudice, c'est son scénario. L'histoire de vengeance peut fonctionner (même si ça devient un classique dans le jeu vidéo). Le souci, c'est qu'entre les missions, les séquences de dialogue entre les personnages n'ont pas réussi à m'émouvoir et j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages comme je l'aurais dû. Résultat: lors des scènes importantes qui demandent un minimum d'empathie vis-à-vis des personnages que vous rencontrez, les choix à faire ont beaucoup moins d'impact et ne m'ont pas demandé beaucoup de réflexion, car je n'arrivais pas à m'y impliquer. Autant le jeu aurait pu avoir un scénario basique et se concentrer sur le gameplay, autant ici on sent leur volonté de s'émouvoir et de réagir face aux personnages, mais la sauce ne prend pas, la faute peut-être à un manque de scènes fortes ou du rythme trop hachés entre missions et retour à la base pour faire avancer l'histoire. Reste que le jeu est clairement un indispensable de cette année, même s'il manque un peu de challenge, l'univers et le gameplay libre suffisent à s'en réjouir aisément.

> Voir la chronique complète "De cape et d'épée"

 

La déception de l'année
Dragon's Dogma

J'en ai pas mal parlé sur le blog. Ça fait un moment que j'ai une dent contre Capcom qui réussit à bousiller des projets qui auraient pu être vraiment chouette. Mis à part les jeux de baston, Capcom décide depuis plusieurs années de singer l'Occident et ne cesse de tenter de rentrer dans la mêlée avec plusieurs jeux divers. Cette année nous avons eu droit à une copie de Gears of War avec Resident Evil 6 (pas fait le jeu mais la démo m'a suffi), et à un ersatz de Skyrim avec Dragon's Dogma. En testant la démo, j'étais tombé sous le charme du système de combat: dynamique, épique, plutôt bien fichu et complet, ce combat contre le griffon avait remporté mon adhésion direct. Jeu complet en main, le soufflé retombe comme un dragon vaincu au combat. Le design globale est quand même sacrément moche (j'espérais un peu dans la démo mais non) et vraiment générique dans tous les sens (mis à part peut-être les monstres avec ce petit côté Harryhausen), beaucoup beaucoup d'allers-retours dans des niveaux similaires qui montrent une équipe vraiment feignante (peu de téléportation, pas de montures, donc principalement à pied, histoire de bien durer le jeu).

Bref, une vraie purge que j'ai quand même terminé jusqu'à la fin avec un boss final absolument abominable (ça rame, c'est pas terrible et la caméra se retrouve étrangemment proche du héros, ce qui rend le combat encore plus pénible). Une grosse déception, avec des idées de gamedesign qui aurait pu être bien (le côté aventure, la nuit noire) mais qui rendent le jeu juste pénible (on se contente finalement d'attendre que le jour se lève, vu que tout le monde dans cet univers arrive à vous voir dans le noir, y compris les archers ennemis, sauf vous). Bref, une volonté de rendre le jeu plus difficile mais qui le rend plus lourdingue. Le système de pions est par contre vraiment bien fichu, et les combats gardent une sacré patate, seuls points qui m'ont poussé à aller jusqu'à la fin. Mais sinon, c'est pas folichon.

> Voir la chronique complète "Le soufflé du dragon"

 

Mon jeu de chevet de l'année
FTL: Faster Than Light 

Découvert sur le tard, testé rapidos avec le tutorial, j'en attendais pas plus que ça, et c'est devenu mon petit jeu que je fais pendant ma pause du midi entre les heures de boulot. Rapide à prendre en main, bien plus riche qu'il n'y paraît, ce jeu d'exploration spatiale est une petite merveille d'imagination et d'aventure. Le jeu en texte fait très "livre dont vous êtes le héros", avec ces situations où vous devez choisir entre plusieurs options, ces galaxies à explorer jusqu'au dernier pour arriver avant la flotte rebelle que vous devrez affronter dans une dernière bataille. Le jeu vous demande de gérer votre vaisseau avec votre équipage plus ou moins fourni, et chacun des pièces de votre vaisseau renferme un élément indispensable au bon fonctionnement - les moteurs, l'oxygène, la fermeture des portes... Lors des combats, la stratégie vise à gérer le mieux son énergie et d'attribuer des cases dans les endroits les plus importants: voulez-vous jouez sur la défensive en laissant les drones faire le boulot et en mettant le maximum d'énergie dans les boucliers? Ou préférez-vous attaquer de front en larguant des missiles quitte à ne plus avoir d'énergie dans le moteur et encaisser les coups sans avoir la possibilité d'esquiver les tirs? Le vaisseau s'améliore au fil des éléments que vous récupérez et on va de surprise en surprise.

Même en facile, je ne suis toujours pas arrivé au boss final, la faute à des évènements parfois trop aléatoires qui vont d'une récompense incroyable à la perte essentiel d'un membre d'équipage, sans qu'on puisse faire grand chose. On a aussi le risque de tomber sur un vaisseau surpuissant en plein milieu d'un soleil qui vous fera battre contre des incendies à bord et des intrus qui se téléportent dans votre vaisseau. Bref, la frustration peut pointer le bout de son nez, mais ça serait dommage de louper pour moi un des meilleurs jeux de cette année 2012.

 

Le jeu fun de l'année
Sleeping Dogs 

Je l'attendais vraiment pas, celui-là. Un GTA-like à Honk-Kong qui permet de mélanger le côté libre de GTA et le système de combat d'un Batman, ça peut faire peur. Heureusement, le jeu est frais, vivant, très arcade et permet de s'éclater dans tous les sens, surtout avec ce système de combat vraiment réussi et infiniment plaisant à faire, par les multiples subtilités du gameplay et le côté nerveux des affrontements à mains nues. Le kung-fu y joue pour beaucoup, et mine de rien, on ne voit pas ça si souvent dans le jeu vidéo, ce qui donne un côté vraiment rafraîchissant au jeu, malgré son scénario sympathique mais pas extraordinaire, celui du flic infiltré dans les triades.

Néamoins, le petit bémol vient des missions scénarisés qui ont du mal à de distinguer entre combats à mains nues, combats au flingue et poursuite de voitures, certaines sont vraiment flagrantes et enchaînent les trois dans un ordre différent à chaque fois. Mais ça serait dommage de se priver du gros fun du jeu, ce côté décomplexé, ces situations où on explose des voitures sur l'autoroute en tirant dans les pneus et en les voyant voler à plusieurs mètres du sol, ces situations où on saute de moto et une seule balle suffit à faire exploser n'importe quelle voiture. Le jeu est plus condensé et plus court qu'un GTA, même dans ces quêtes annexes, mais personnellement, je suis plutôt content que ça ne s'éternise pas trop avec des missions trop répétitives. Pour moi, c'est un bon point.

> Voir la chronique complète "Un vrai crime qui a du chien"

 

 

Le jeu qui n'est pas Blood Money 2 mais qui est bien quand même
Hitman Absolution

Probablement le jeu que j'attendais le plus en cette fin d'année, en tant que fan absolu de Blood Money tout en sachant que ça ne sera pas la suite de Blood Money. Ce qu'il n'est pas, et ce qui a déçu pas mal de joueurs. En même temps, les suites seront toujours criticables dans tous les cas, et deux cas de figures cette année font office d'exemples: Halo 4 et Hitman Absolution. L'un est critiqué parce qu'il est trop comme le jeu original et sans nouveautés, l'autre est critiqué pace qu'il n'est pas assez comme le jeu original, et avec trop de nouveautés. Mais revenons à ce Absolution. Même si les grands niveaux ouverts de Blood Money ont disparu, reste que la jouabilité a été sensiblement amélioré, et que plusieurs ajoutes rajoutent du frais à la licence, notamment l'interactivité avec son environnement. Les niveaux sont vivants grâce à des discussions animés et l'impression d'arriver à un endroit qui a déja vécu avant votre venue. Les assassinats plus libres, sont plus limités que Blood Money (il n'y a plus qu'un cycle basique au lieu d'avoir un game design plus complexe et des interactions entre les cibles), mais restent chouettes à faire. 

Et même les séquences pures d'infiltrations sont agréables à faire car plutôt bien ficelés et absolument pas obligatoire à la bourrin (j'ai fait le jeu en difficile). Reste que le système de déguisement a évolué et fera grincer des dents: les personnes avec le même costume que vous vous soupçonneront jusqu'à vous démasquer si vous restez trop longtemps dans leur ligne de vue. En général, il suffit alors de trouver le costume unique pour se balader tranquillement, mais un système plus permissif aurait été bienvenue. Bref, ce Hitman a des défauts, mais ça n'en fait pas moins un excellent jeu d'infiltration!

> Voir la chronique complète "Assassin moderne"

 

Le jeu qui a échappé de justesse à mon top 5
Far Cry 3

Fini très récemment, le dernier titre d'Ubisoft était franchement complexe. D'abord emballé par l'intro, puis circonspect lorsque je commence à me balader sur l'île, et enfin séduit quand je commence à me concentrer sur l'histoire. Parce que l'histoire est clairement un cran au-dessus de ce qu'ils font d'habitude, et qu'il prend un malin plaisir à jouer avec le joueur. Je vous conseille d'ailleurs de jeter un oeil sur un topic de CanardPC de Sebum, l'auteur du test dans le magazine du même nom qui lui a attribué un 10/10. Spoilers évidemment garantis, mais le topic met en avant des éléments notés au cours de l'histoire et sur le jeu lui-même qui permet de se rendre compte que le game design est franchement intéressant, avec des niveaux de lecture passionnants (libre à vous d'y accorder du crédit).

Dans le jeu lui-même, je dois avouer que quand j'ai commencé à me concentrer sur les quêtes annexes, j'étais dubitatif, parce que j'avais l'impression de revoir une structure de jeu identique aux premiers AC, lorsque les quêtes annexes étaient répétitives et inintéressantes. Dans Far Cry 3, c'est sympathique mais ça se résume à: assassinat au couteau, chasse à arme spécifique, livraison, course et défi. Plus classique, c'est compliqué. Il y a toujours la prise d'avant-poste qui permet de se lâcher et qui met en avant le gros point fort du jeu: son gameplay dynamique et sa fluidité exemplaire. Choper un garde au couteau et renvoyer sa machette dans la tête d'un autre, balancer du C4 sur la jeep à côté, tout faire péter: le gameplay est nerveux, le body awarness est exceptionnel et on prend vraiment du plaisir à jongler avec tous les éléments de son équipement où aucun est inutile. Le système du jeu est toujours aussi bon, et rajoute franchement de la stratégie, et même la chasse est chouette à faire (saletés de crocos!!). Même si les missions scénarisés ne sont pas toutes excellentes (les missions dans les cavernes sont géniales), et que on fait vite le tour des activités annexes, le jeu est diablement fun à faire, avec ses paysages ensoleillés et ses personnages hauts en couleur, Vaas évidemment en tête de liste.

Mon Top 5
 (pas très original mais bon...)

Number 5
Mark of the Ninja

Un ninja dans la nuit, sous une pluie battante, guette sa future proie. Mark of the Ninja est probablement le jeu qui aurait dû être dans le Summer of Arcade, la sélection de cette année n'étant pas exceptionnelle. Petite perle d'infiltration, c'est probablement l'un des meilleurs jeux 2D de cette génération que j'ai fait. Gameplay aux petits oignons, le perso bouge superbement bien et on prend vraiment du plaisir à jongler entre les murs et à trouver le moyen de tuer le garde sans alerter les autres. Au contraire de ses congénères AAA, Mark of the Ninja force le joueur à la jouer discret et interdit les joutes frontales. L'alarme signifie souvent la fuite, le personnage mourant très vite. Visuellement, c'est splendide et rien n'est laissé aux hasard, le système de vue qui permet de voir discrètement dans une pièce est excellent. 

Le système de sons est vraiment bien pensés, en plus de la gestion de la lumière, et ce qui force le respect, c'est d'avoir réussi à transposer plusieurs règles de l'infiltration du jeu 3D en 2D et de manière impressionnante. Tout est visuel et on comprend tout de suite les règles du jeu, et il se permet même de laisser libre cours à votre imagination, en donnant la possibilité de jouer avec les ennemis de la même manière qu'un Splinter Cell Conviction, par exemple, et d'effrayer vos proies. Les commandes sont ultra-simples, le jeu ne demande jamais de faire du skill de dingue pour réussir à faire vos assassinat et se permet même de modifier la façon de jouer en fonction du costume que vous pouvez porter ou des multiples équipements à récupérer pendant ou entre les niveaux. C'est jouissif, diablement fun, et c'est clairement un indispensable, sans hésiter.

 

 

Number 4
Max Payne 3

Le cru Rockstar de cette année est une reprise de licence, contre toute attente. Après avoir sévi pendant plusieurs années sur les jeux bac à sable, Rockstar nous sert un jeu d'action linéaire, au scénario fort et à l'ambiance excellente. Pour être honnête, j'adore les deux premiers Max Payne et les premières images de ce troisième opus me faisait froid dans le dos. L'ambiance polar avait disparu, laissant la place à un soleil de plomb et à un Max chauve et bedonnant. Mais j'ai décidé de lui laisser une chance et je n'ai vraiment pas été déçu. Dès les premières minutes, j'ai retrouvé ce feeling particulier, ce côté arcade des gunfights, ce côté nerveux, violents, jouissif. Les débris volent dans tous les sens, les balles fusent de toute parts, les scènes d'actions sont probablement les meilleurs sur les consoles de cette génération. Evidemment, Rockstar inclue les dernières nouveautés - le système de cover entre autres - mais respecte l'ADN original en gardant cet esprit un peu old school, ce côté simple mais tactique où foncer ne sert à rien, le jeu force le joueur à analyser rapidement la situation et à réagir en conséquence. Pas d'auto regen, le jeu peut paraître dur par moments, mais jamais insurmontables ni frustrants.

Ajoutons à cela un scénario excellent, avec un Max plus que jamais déboussolé, détruit, au fond du trou, qui passe par plusieurs stades au cours du jeu. Le jeu se permet même d'avoir presque un style différent pour Max à chaque niveau et on passe de la chemise hawaïenne au costard en quelques niveaux. Ceux-ci sont riches, variés, splendides, et le jeu a une plastique formidable. La réalisation fonctionne du tonnerre, et ce Max Payne 3 propose un vrai bon jeu d'action, avec son histoire vraiment chouette à suivre, plutôt longue, et cette ambiance "Man of Fire" du plus bel effet. En attendant GTA V, ce Max Payne 3 figure sans mal dans mon top 5.

> Voir  la chronique complète "Même pas la payne d'y penser"

 

Number 3
The Walking Dead: The Game Season 1

On ne pouvait pas torp y échapper, GOTY chez pas mal de monde, l'adaptation vidéoludique du comic éponyme sera seulement sur la dernière marche du podium chez moi, ce qui n'est pas rien non plus. Il faut dire que cette adaptation revient de loin, avec Telltale au commandes, on craignait vraiment le pire, et après la grosse déconvenue Jurassic Park, personne n'attendait ce jeu de zombies. Puis après un épisoe 1 fortement sympathique qui laissait entrevoir des choses intéressantes, cette petite perle en cinq épisodes est devenu une véritable oeuvre, un vrai tour de force narratif, qui a su complètement profiter de son format pour créer l'engouement de la part des joueurs. Il faut dire que toute la force du jeu réside dans son histoire, ses personnages et sa narration. Les choix que l'on fait sont radicaux, et c'est clair qu'il ne faut pas être dépressif en jouant au jeu.

Les cinq épisodes permettent de suivre Lee et Clementine, et évidemment, le jeu repose fortement sur la relation qui unit les deux personnages, sans oublier les autres non plus. Les rencontres sont impressionnantes, le jeu possède une étonnante gestion du cadrage et de la réalisation et surprend vraiment dans sa démarche par des moments forts et qui fonctionnent malgré le petit budget du jeu. On sent que l'équipe a voulu capitaliser sur les gros points fort de cette première saison, jusqu'à atteindre un véritable point culminant sur la fin du jeu, qui aura sans doute marqué beaucoup de gens, moi y compris. Les plus rageux y voient un moyen de toucher le joueur presque trop facile, sans subtilité, moi j'y vois la consécration de plusieurs heures d'horreur qui viennent se conclue par une scène d'une justesse éblouissante et touchante. Autant être clair, sans Heavy Rain, ce Walking Dead n'aurait pas été ce qu'il est aujourd'hui, mais il réussit clairement là où Heavy Rain a un peu échoué. Un véritable joyau.

> Voir la chronique complète "Un monde parfait"

 

Number 2
Spec Ops: The Line

Je continue à soutenir ce jeu, clairement le plus sous-estimé de cette année. Mon top 3 de cette année constitue mes trois plus grosses baffes vidéoludiques, et Spec Ops The Line en fait clairement partie, plus encore que Walking Dead. D'ailleurs, il en partage quelques points communs, notamment au niveau des choix moraux, encore plus tordues que WD et bien plus ambigües. Ce Spec Ops attisait déja ma curiosité dans les premiers trailers, mettant l'accent sur ce côté Apocalypse Now, et va finalement plus loin dans le sens où il apporte un message, un propos terriblement révélateur de la situation actuelle. On sent que Yager a clairement réfléchi à son titre, a construit son agencement, son rythme comme il fallait. Beaucoup de détails ne sont pas là par hasard, l'utilisation de Dubaï n'est clairement pas anodin. Certes, le jeu n'est pas parfait, et sa volonté de parler et de pointer du doigt les jeux de guerre l'obligent à adopter une forme qui le fait ressembler à un jeu tout à fait lambda, ce qui est essentiel pour argumenter son propos. Le jeu met bien en place le sentiment du soldat courageux, sûr de lui, que l'on voit partout, afin de le briser, de casser ce quatrième mur et de lui mettre en pleine face les conséquences de ces actes, tout en sachant qu'il va vouloir se voiler la face. 

Parce que ce Spec Ops critique aussi bien l'image des jeux de guerre (Medal of Honor Warfighter est l'extrême opposé de ce Spec Ops et en devient la cible directe) que celle de l'armée américaine, pointant du doigt sa mentalité de tout-puissant et ce capitalisme qui devient presque un symbole lorsqu'on se balade à Dubaï. Le jeu se permet même pour la première fois dans un jeu de guerre de confronter le joueur aux civils, ceux qui subissent les contrecoups indirects, ceux qui sont là mais dont on entend jamais la voix. Dans Spec Ops on l'entend cette voix, et elle fait très mal. Spec Ops descend de plus en plus profondemment dans l'âme humaine du héros avec des séquences fortes, sous couvert d'un jeu lambda mais vraiment pas désagréable à jouer (juste ce qu'il faut, en fait), et en devient presque essentiel dans un paysage vidéoludique où le genre est à son paroxysme. Jouez-y, ça vaut vraiment le coup.

> Voir la chronique complète "Au coeur des ténèbres ensoleillées"

 

Number 1
Journey

Ce n'est pas très original, mais mon GOTY de cette année sera sans aucun doute Journey. Epuré, splendide, incroyable, ce voyage dans l'univers de Jenova Chen est un voyage que je ne serais pas prêt d'oublier. En centralisant tout ce qu'il fait la force du jeu sur ce petit personnage qui doit atteindre cette montagne au loin, les devs ont choisi d'épurer tout le reste et en concentrant tout le jeu sur ce voyage, ce pélerinage, ce cycle qui emmène le joueur sur plusieurs niveaux tous somptueux, en découvrant les mystères de cette civilisation disparue et en arrivant à un final qui restera définitivement gravé dans ma mémoire, avec tout ce que ça comporte de mise en scène, de musique, de puissance narrative et d'émotions. C'est hallucinant de constater à quel point la puissance émotionnelle du jeu ne tient à presque rien, et que tout est dans le visuel, tout est dans l'imaginaire, rien n'est donné au joueur facilement et chacun y verra sa propre aventure. Tout est maîtrisé de bout en bout et ces deux heures sont absolument sublimes.

En plus de ça, le jeu se targue d'avoir un multijoueur absolument génial, à contre-sens de tout ce qui se fait ailleurs, et j'ai été agréablement surpris de voir un sacré respect de mes camarades durant le jeu qui n'ont jamais fait n'importe quoi et ont même jouer le rôle de guide sur mes premières parties, m'indiquant les zones cachés sans jamais rien demander en retour. Une générosité impressionnante, guidée par une communication réduite au maximum qui empêche de faire des conneries et qui ne trouble jamais l'aventure, l'interaction ne sera jamais autre que sonore. En tablant sur la musique et l'image, Journey offre une expérience son et lumière absolument géniale, enrichissante et qui me marquera sans doute encore dans quelques années. Un vrai bonheur que je ne reverrais pas de sitôt. Merci.

> Voir la chronique complète "Rêverie" 

 

Le reste du jeu en 2012

Le jeu que j'ai rattrapé et qui aurait pu être dans mon top 5: Donkey Kong Country Returns
Un somptueux jeu de plate-forme, drôle, génial, difficile, qui m'a procuré un plaisir absolument énorme après un Rayman Origins génial. 

Le truc en plus de l'année: le Playstation Plus
Après avoir tenté de redorer le blason après l'épisode du piratage, Sony renforce son Playstation Plus avec son offre d'offrir des jeux gratuitements pour un abonnement qui devient dérisoire face aux 40 jeux annoncés par an. Certes, c'est de la location, mais combien de jeux on fait sans les refaire? Une fois fini, on y revient pas forcément et 50 euros dépensés pour une belle sélection, c'est vraiment intéressant, surtout pour ceux qui achètent la console. Rajouter les jeux PsVita sans augmenter un kopek m'a achever d'acheter la console portable. Résultat: beaucoup de jeux dispo sans dépenser un rond. Merci Sony.

Le RPG qu'on m'avait vanté et qui n'est pas si exceptionnel: The Witcher 2
Fait sur 360, je ne remets absolument pas en question le scénario vraiment chouette et les multiples choix qui influent sur des pans entiers de l'histoire. Seulement le gameplay rigide ne m'a pas complètement convaincu et c'est bien dommage. 

La licence qui m'a déçu: Legend of Zelda: Skyward Sword
Premier Zelda vraiment décevant, j'ai vraiment eu l'impression de refaire plusieurs fois la même chose durant le jeu, sans forcément visiter beaucoup de lieux différents. Un rallongement de la durée de vie vraiment artificiel, couplé avec un univers dans le ciel franchement mal exploité, la maniabilité chouette de la Wii n'arrange pas les choses, et c'est dommage. 

Les jeux attendus en 2013
Metal Gear Rising: après la déconvenue MGS4, j'attends fébrilement ce titre depuis que Platinum Games a repris les commandes.
Bioshock Infinite: l'univers, le gameplay, l'histoire, tout porte à croire que ça va être exceptionnel
GTA V: il suffit de voir GTA IV pour se rendre compte que ce cinquième épisode va tout défoncer.
The Last of Us: Naughty Dog aux commandes, ça risque de frapper très fort. 
Metro Last Light: après la grosse surprise de Metro 2033, j'attends la suite avec impatience. 

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Carnets de route

Quand on observe le monde vidéoludique de l'extérieur, quand on le regarde sans forcément détester les jeux vidéos mais sans forcément connaître non plus, on doit quand même se poser des sacrés questions, se demander pourquoi toute cette hargne, pourquoi cet élitisme chez certains, pourquoi ce déversement de haine chez d'autres? Pourquoi on trouve peu de modérateurs (mais il y en a) à tous ces débats qui, franchement, vu de loin, s'apparente à une grande farce. La dernière "farce" en date est la colère des joueurs contre la jaquette de Bioshock Infinite. Une jaquette, bordel.

Alors je peux comprendre le possible mécontentement de quelques uns, attachés à leur boîte. Mais ce n'est pas comme si elle était moche, mal photoshopée. Non, la véritable raison qui anime les joueurs c'est simplement sur les idées qu'elle peut véhiculer, sur ce qu'elle représente dans le milieu du jeu vidéo. Un simple drapeau américain (bordel, Spec Ops The Line en a un en grand dans son écran titre!), un homme dans une posture classe, un doigt sur la gâchette, aucune présence d'Elizabeth. La vraie raison, c'est que les joueurs ont l'impression de se retrouvera avec un jeu d'action lambda et sans âme, ce qu'il n'est pas, évidemment. Et puis, merde, c'est qu'une jaquette! Ce n'est pas ça qui changera le jeu. C'est uniquement fait dans un but marketing et les propos de Ken Levine sur la volonté de sortir du lot dans un magasin sont plutôt légitimes tellement le marché du jeu est souvent obstrué, saturé; surtout dans la période où sortira le jeu. C'est sûr que ça ne changera pas la mauvaise image du jeu vidéo, mais sincèrement, il y a matière à agir autrement qu'enfoncer une jaquette pour faire réagir. J'ai l'impression que cette mode du bashing parvient à un point vraiment étonnant où une simple jaquette provoque la ire des joueurs de la planète. Et le pire, c'est que ça marche: Irrational a proposé plusieurs visuels pour créer une jaquette réversible. Tout le monde est content, et les joueurs ont gagné.

S'il y a bien une chose que je retiendrais en 2012, c'est le pouvoir des joueurs. D'abord sur les jeux eux-même, où les développeurs se retrouvent complètement prisonniers de la volonté des joueurs. C'est d'ailleurs assez ironique: les joueurs qui vont connaître leur voix sont ceux qui reprochent aux jeux de se conformer à une base alors que la conséquence principale de ces actions c'est d'adapter leur marketing à ce que veulent les joueurs. On se souvient du tollé de Mass Effect 3, probablement le point de départ de cette succession de coups de sang. A partir du moment où les joueurs se sont rendus compte qu'ils avaient autant de pouvoirs, ils ont continué à se plaindre dès que quelque chose n'allait pas. On pense évidemment aux réactions sur Bayonetta 2 annoncé sur WiiU, qui peut décevoir mais qui n'aurait jamais existé sans Nintendo et son soutien financier, chose que les gros fans ont visiblement oublié et n'ont pas manque de le faire savoir. 

Dernière mode: le bashage des jeux. On le sait, Metacritic est un site important dans le milieu et les notes attribués jouent énormément sur le monde vidéoludique, que ce soit les ventes ou l'action de certaines boîtes. Du coup, lorsque les joueurs ne sont pas contents, ils le font savoir en attribuant tout simplement des 0 aux jeux qu'ils détestent. Comme Resident Evil 6, qui ne peut pas plaire à tout le monde mais dont la réaction exagérée a conduit à une User Note de 0.5 sur 10 (elle est remontée à 4.7 depuis). Diablo 3 aussi a subi la foudre des joueurs qui, en lieu et place de tout objectivité, ont bashé le jeu qui se retrouve avec une note de 3.8 sur 10 pour les joueurs et 88 sur 100 pour la presse. Le jeu est de qualité et j'imagine mal la presse encenser un titre qui ne le mérite pas. Un vrai manque de sincérité est juste un moyen de faire connaître sa déception sans prendre du recul ou réfléchir tout simplement aux qualités évidentes du jeu. On se retrouve donc à ne même plus prendre en compte ces notes tellement elles ne représentes plus rien.

Le véritable problème, surtout quand on regarde Mass Effect 3, c'est que cela influe sur l'intégrité artistique. On pouvait cracher tant qu'on voulait sur la fin du jeu, dire qu'elle ne nous plaisait pas, que la fin n'est qu'un changement de couleur dans le laser, qu'elle était mauvaise et incohérente, c'était celle de Bioware. C'est leur jeu à la base. Si la saga a eu autant de succès, c'est que les joueurs ont apprécié et ont fait confiance à Bioware pour leurs histoires. Demander de changer la fin est clairement un manque de confiance, une volonté de vouloir ce qu'on veut sans respecter les décisions de ses créateurs. Si on achète les jeux, c'est justement parce qu'on aime ce que les développeurs nous proposent. Cette affaire est clairement représentative d'une génération où les joueurs ont déja une idée bien précise du titre qu'ils convoitent et s'il n'est pas à la hauteur de leurs espérances, ils le font savoir, et violemment. Le pire, c'est que ce soulèvement a fonctionné: certes, Bioware n'a pas modifié la fin, mais a apporté quelques lumières sur les dernières séquences, certaines apportant plus de cohérences, d'autres où on sent la volonté de tout expliquer au maximum. Un choix raisonnable, même si ça n'a pas suffi à beaucoup qui voulaient carrément modifier toute la fin. Un non-respect de l'auteur qu'il est dommage de voir.

Dans une tout autre forme, cette année a marqué véritablement un tournant dans la presse vidéoludique, où on a remis en question l'intégrité des journalistes. En France, évidemment, un certain JulienC est devenu le bouc émissaire d'une frange de joueurs qui l'accusent de se laisser corrompre par les éditeurs. Il n'est pas tout seul, ce n'est pas le seul rédacteur, et c'est amusant de constater qu'il est la cible constante de ce genre d'allusions. D'autant plus que de son côté, je suis de moins en moins d'accord avec certains de ses propos, ce qui n'engage que lui et ça ne m'empêche pas de traîner sur la partie Communauté. Encore plus avec le lancement de son MAB suite justement à la mode du bashing qui dévoile un bon nombre de joueurs blasés sur Gameblog, une initiative très louable. Gameblog, qui est censé regrouper les joueurs autour d'une même passion dans la bonne humeur et suite aux commentaires acides, le MAB est une sorte de coquille pour se protéger des répercussions et se retrouvent à l'extrême opposé de ceux dont ils se défendent. Chacun dans son coin.

Le "Dorito's Gate" a fait parler de lui, et généralise la situation de cette corruption, et qui représente une réalité vis-à-vis des éditeurs. Les joueurs étant de plus en plus difficile à convaincre, ils ont parfois recourt à des méthodes un peu douteuses pour satisfaire le public, tout comme le cinéma ou autre média qui engrange un minimum d'argent. Le marketing est là pour faire le boulot, et on voit qu'un mauvais traitement peut parfois conduire au licenciement d'un journaliste. Des conséquences quand même très graves pour un métier qui est censé représenter la liberté d'expression.

L'article du "Point" qui a fait le buzz récemment est une autre vision du monde des joueurs. La journaliste s'est complètement lâché sur un média qu'elle considère dangereux, même si elle a tenté de faire son mea culpa après la réaction des joueurs, mea culpa plus ou moins dans la même veine que l'article original, et donc sans grand intérêt. Malheureusement, la réactions de certaines personnes sont comme d'habitude complètement démesurées (souvenez-vous des réactions après le tweet de Laure Manaudou), et ne font que renforcer cette mauvaise image du jeu vidéo. Se lancer dans de tels commentaires, c'est jouer le jeu des journalistes qui n'auront qu'à piocher dans cette sélection pour alimenter leurs prochains papiers.

Plus encore cette année, les joueurs se sont rendus compte qu'ils pouvaient changer les choses. Réagir aussi violemment pour une simple jaquette montre qu'on n'hésite plus. L'anonymat du web aidant, chacun peut réagir puisque c'est aussi la richesse de l'internet: une expression sans limite, sans peur de se retrouver au devant de la scène et pouvoir apporter sa pierre à un édifice qui manque clairement de maturité et de prise de recul. Evidemment, tous les joueurs ne sont pas comme ça, et comme d'habitude, ce n'est pas toujours la majorité, beaucoup de joueurs n'ont pas forcément besoin de s'exprimer quand ça ne les touche pas ou quand ils ne sont pas blasés ou en colère. Toujours est-il que l'année 2013 va être intéressant, car les grosses licences connus deviennent de plus en plus sacralisés par des joueurs qui ont du mal à grandir. Wait and see...

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