Le Blog de 3 Nuances 2 Geeks

Par 3 Nuances 2 Geeks Blog créé le 24/04/14 Mis à jour le 11/06/16 à 10h38

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Salut les geeks, salut les geekettes!

Au programme de ce podcast: des Emmy awards façon Ulrich, une pétition pour l'alphabétisation chypriote, du manga vintage, de la bd tarantinesque, du tennis sauce Urasawa et bien d'autres choses, avec en point d'orgue une discussion sur la narration dans le Jeu vidéo!

Enjoy....

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L'association Sommergeeks et le club de foot de Sommervieu  organisent un tournoi à l'occasion de la sortie de FIFA 16, avec une console PS4 à gagner pour le vainqueur! Amateurs bas-normands de ballon rond, on vous attend. Pour plus de rensegnements, voici la page FB de l'évenement! Attention, les places sont limitées...

 

 

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(BD-Manga-Comics)

Tous les moisNozokiana-1 sortent sur les étals de nos libraires préférés des flopées de nouvelles séries, toutes (ou presque) aussi appétissantes les unes que les autres. Pour s'y retrouver, on jette un oeil sur les différentes critiques qui pullulent sur le net (on se compte dedans, évidemment^^), on fait son choix en laissant de côté d'autres titres moins aguicheurs ou jugés trop longs, en se disant "onverra ce que ça donne dans quelques tomes...", pour finalement oublier ces "seconds couteaux" qui ne demandent qu'à être de fines lames, aiguisées par l'appétit de voraces lecteurs ou lectrices. C'est donc pour rendre justice ou enterrer définitivement ces titres que cette rubrique est née! Un 3eme épisode polisson avec l'ecchi de Kurokawa, Nozokiana!

Le pitch de poche: Quand Tatsuhiko,  jeune artiste en manque de confiance, emménage dans son nouvel appartement, il découvre que sa jolie et mystérieuse voisine Emiru l'épie à travers un trou dans le mur. Cette dernière va alors lui proposer un petit jeu pervers: s'épier l'un l'autre à tour de rôle sans que l'autre n'ait rien à y redire! Un jeu qui va bouleverser la vie du jeune homme...


Pourquoi vous ne l'avez pas choisi:Nozokiana-T.I-4

  • Un ecchi? C'est pour les frustrés...
  • Encore un mec banal qui tombe que des filles canons: pas vraiment crédible tout ça!
  • 13 volumes autour du sexe, ça va tourner en rond...
  • Mon libraire va me regarder bizarrement...

Pourquoi vous auriez dû:

  • Un VRAI scénario dans un manga hot!
  • Graphiquement superbe.
  • Particulièrement intense, voire même touchant sur certains passages.
  • Tatsu/Emiru, un "couple" hors normes qui fonctionne bien

 

Au final,ça donne quoi?

nozoki-ana-12-shogakukan
    couverture japonaise

Nozokiana, faut pas se mentir, on le feuillete dans un premier temps pour se rincer l'oeil, tant l'oeuvre est graphiquement somptueuse, avec des couvertures à la fois aguicheuses et mystérieuses (chapeau Kurokawa au passage!) et des filles toutes aussi voluptueuses les unes que les autres. Si l'auteur n'oublie pas de satisfaire nos bas instincts en usant de codes propres à ce type de productions, il n'en oublie pas pour autant de déveloNozokiana-13_mpper ses personnages, à commencer par son duo principal, dont les (més)aventures sexuelles de part et d'autre les feront petit à petit évoluer pour mieux accepter leurs propres défauts. Car sous couvert de série coquine, Wakoh Honna dépeint, parfois de manière caricaturale mais souvent touchante voire troublante, le passage à l'âge adulte, et que faire l'amour avec quelqu'un ne signifie pas forcément le connaître pleinement, loin de là. Dommage que certains personnages secondaires ne soient là que pour servir de chair fraiche, et certaines scènes ont tendance à s'étirer sans que ce soit indispensable. Malgré tout une bonne pioche, dont la puissance de certains tomes en font un indispensable dans son genre, indiscutablement, voire même au-delà.

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(BD-Manga-Comics)

Pour 3N2G, c’est aussi la rentrée! Lunettes de soleil et crème solaire au placard, agendas et cravates au garde-à-vous : bonjour tristesse, en somme… Rien ne vaut de jeter un coup d’oeil vers les sorties manga pour mettre un peu de baume au coeur, non? Encore faut il que ces sorties soient à la hauteur… Réponse tout de suite maintenant!

 

12Freak island (Delcourt, 1 tome paru, 3 tomes en cours au Japon)

Freak_Island_Tome_1One more survival…y survivra t’on? Pas certain, au vu de la médiocrité de ce nouveau seinen gore(t) à souhait. Entendons nous bien:  le gore ne me rebute pas à partir du moment où il sert une histoire/un propos. Mais le gore pour le gore, ce qui est le cas ici, je n’en vois pas l’intérêt. Sorti de cela, l’intrigue est
digne des pires slashers (des apprenti-archéologues piégés sur une ile déserte entourée de déchets radioactifs, avec pour hôte un psychopathe à tête de cochon adepte de la tronçonneuse), les personnages réalisent l’exploit d’être à la fois stupides, inintéressants et antipathiques, et le dessin est loin d’être exempt de tout reproche.  Comme quoi, dans le cochon, tout n’est pas bon…

11: Daytime shooting star (Kana, 2 tomes sortis, série terminée en 12 tomes au Japon)

Quand Suzumé, une campagnarde rêveuse se voit expédiée du jour au lendemain à Tokyo-la-branchée, on peut comprendre que le choc soit rude. Plus encore quand c’est pour débarquer seule chez un oncle à tendance fou-fou dont le meilleur ami (à belle gueule) n’est autre que le prof principal de la demoiselle! Une situation ubuesque, à laquelle s’ajoutent les daytime_shooting_star_2717difficultés rencontrées pour se faire des amis quand on ne connait personne… Un petit shojo scolaire mignon, qui ne cherche pas à réinventer la roue, ce qui lui donne un air de déjà-lu tenace. Un peu dommage, car graphiquement, c’est très propre, avec un trait fin et délicat, tout comme le découpage, qui coule tout seul. A conseiller aux novices du genre.

10: Pourquoi Seiya Todoïn, 16 ans, n’arrive pas à pécho?  (Tonkam, 1 tome sorti, série terminée en 8 tomes au Japon)

Tout est danspourquoi_seiya_todoin_16_ans_n_arrive_pas_a_pecho_4560 le titre: on peut être brillant, pas moche, sportif, riche et… ne rien comprendre à la gent féminine! Toujours à contretemps, notre Mr Râteau fera tout pour conjurer son sort, mais entre bourdes, maladresses et quiproquos, son avenir sentimental a tout du chemin de croix…Mais ira t’on au bout avec lui? Pas si sûr, faute de gags qui font vraiment mouche et d’une partie graphique sans grand relief. De là à lui poser un lapin dès le premier tome, ce serait rude car tout n’est pas à jeter, l personnage en lui-même restant attachant. Un coup d’accélérateur est donc exigé au prochain tome, comme tout bon rendez-vous amoureux qui se respecte…

9: La confrérie des lions blancs (Komikku, 1 tome sorti, série terminée en 2 tomes au Japon)

Dans un pays imaginaire à consonance germanique, existe une école où sont formés l’élite des chevaliers. c’est dans ce cadre que Thomas, un jeune garçon fougueux, ambitieux et travailleur, croise la route de 3 autres pensionnaires: Bernard le dilettante à gros potentiel, Hermann l’inflexible et Buzz le discret. Ces 4 mousquetaires vont rapidement se liela_confrerie_des_lions_blancs_4631r d’amitié, tout en gardant en tête que seul l’un d’entre eux (par promotion) pourra devenir un véritable Lion blanc. Si le fait de suivre les pripéties menées tambour battant par nos chevaliers en herbe s’avère plaisant à lire et à regarder, tout ceci reste un peu superficiel, faute de développement  suffisant des motivations de chacun. D’autre part, certains détails manquent de crédibilité: une école élitiste qui conserve un élève triple redoublant, un langage (mauvaise traduction?) qui dénote…Puis, suivre un cursus de 6 ans, c’est bien, mais quand on a à peine clôturé la première année et que l’on sait que le prochain tome sera le dernier, ça n’augure rien de bon…

8A21742sebi et les aventuriers du ciel (Doki Doki, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

En manque d’aventure? Partez  en voyage avec Yû et Asebi, deux jeunes aventuriers bien décidés à découvrir l’île de Blunt, la capitale de Voldésia, qui fut autrefois le symbole de l’apogée de la civilisation humaine. Mais dans ce monde composé d’îles flottantes, traverser les cieux est extrêmement périlleux, la faute à des Poissons Dragons particulièrement hostiles que seuls des Gardiens peuvent affronter. Ca tombe bien, Yû en est un! Et la mystérieuse Asebi a bien des atouts dans sa manche… Si de nombreux éléments on un air de déjà-vu ( Last Exile pour les bateaux, Nadia pour l’héroïne, Laputa pour l’intrigue…), l’ensemble est plutôt cohérent et se lit sans déplaisir, le trait rond de l’auteur et sa maitrise narrative n’y étant pas étranger. Mais comme toute oeuvre qui manque de personnalité, on peut penser qu’elle aura du mal à dépasser ses glorieux prédécesseurs si l’originalité continue à lui faire défaut.

7Hitokui (Panini, 1 volume sorti, série terminée en 9 tomes au Japon)

HitokuiSecond survival à apparaître dans ce top, Hitokui s’en sort mieux que son concurrent, mais rien de mirobolant non plus. En plus de sortir chez Panini, ce qui est un défaut en soi, ce titre possède un des héros principaux les plus horripilants qui soient: jeune interne beau gosse prêt à sauver la veuve et l’orphelin, doté d’un humour vaseux et confondant de stupidité et de niaiserie par moments, il est LA tare de cette oeuvre! Dommage, car pour le reste, ça tient la route: très propre graphiquement, pas trop de volumes, une intrigue à tiroirs pas mal ficelée aux rebondissements efficaces sur fond de morts suspectes ede créature fantastique manipulatrice… Ok, les personnages ont des réactions pas toujours très fines, ça ne nuit pas trop au plaisir de lecture.Au final, un divertissement correct, qui, s’il corrige ses défauts, pourrait devenir une bonne surprise!

 

 

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6: Ino-head gargoyle (Pika, 1 volume sorti, série terminée en 5 tomes au Japon)

GTO, ou l’usine à cash de Fujisawa: quand ce dernier est en manque d’inspiration pour de nouvelles créations, il puise dans cet univers qu’il maîtrise jusqu’au bout  des ongles pour rallonger la sauce, quitte à en écoeurer même le fan le plus endurci. Un fan qui aura le droit à double dose, puisque la suite de la série-mère arrive bientôt sur les étals de nos librairies… IHG sert donc d’apéritif, et force est d’admettre que l’idée de retrouver le flic ripou en mal d’amour de GTO est assez jouissif en soi, les petits chapitres le mettant en scène à l’époque étant plutôt savoureux. Quid sur la longueur d’une série? Ce premier tome nous donne des éléments de réponse, avec un personnage qui a tendance à être une photocopie d’Onizuka version flic : obsédé sexuel, naïf, toujours sur le fil du rasoir mais prêt à tout pour conclure  sauver les demoiselles en détresse. Un manque de personnalité compensé par un aspect plus cru pas toujours du meilleur goût mais assez efficace. Fujisawa pianote sa partition avec maîtrise mais sans passion, ce qui devrait malgré tout satisfaire les adeptes.

5: Kingdom game (Tonkam, 1 tome sorti, 4 tomes en cours au Japon)

Décidément, question survival, les éditeurs ne s’arrêtent plus … Que vaut celui-ci? Pas si mal, ma foi! Une bande de jeunes se retrouve marquée par une religieuse mystique lors d’une sortie scolaire. Ces marques « tournantes » indiquent la position sociale qu’ils occupent pkingdom_game_4597endant 24h: Roturier, Noble ou Roi, ce dernier ayant pouvoir absolu sur son « Royaume ». Bien sûr, tout ce petit monde va vite faire ressortir ses plus bas instincts mais, et c’est là que ça devient intéressant, ils vont vite se rendre compte qu’il vaut mieux s’unir, sous peine de se faire exterminer par d’autres « Royaumes »… Une (légère) pointe d’originalité, couplée à des personnages stéréotypés mais pas inintéressants, font de ce titre une petite surprise pas désagréable, qu’une qualité de dessin inconstante ne vient pas gâcher. A voir si le concept ne s’essouffle pas rapidement.

4: Hamatora (Kurokawa, 1 tome sorti, série terminée en 3 tomes au Japon)

 Déclinaison papier de la sériehamatora_-_the_comic_3895 TV du même nom, Hamatora bénéficie du trait de l’auteur de Bloodlad, Yûki Kodama, qui est loin de bâcler le travail, loin s’en faut! Techniquement irréprochable, le titre bénéficie de plus d’un background qui, sans être révolutionnaire, se révèle efficace, avec ce duo de détectives que tout oppose (l’un, élitiste et froid, l’autre, petit génie décontracté), qui va s’attaquer à un tueur en série obsedé par les Minimum. Minimum, kesako? Ce sont des facultés en apparence anodines mais sur-developpées par la Faculté, les transformant ainsi en pouvoirs plus ou moins puissants. Ce dont sont équipés nos 2 lascars.. Un buddy-manga qui ne se prend pas trop au sérieux et qui déborde de pep’s, ce qui en fait un très bon moment de détente.

3: Séki, mon voisin de classe (Akata, 1 tome sorti, 7 tomes en cours au Japon)

Un petit gag manga, ça vous tente? Genre souvent maltraité chez nous, la faute à des références culturelles pas toujours évidentes qseki_mon_voisin_de_classe_3809ui cassent la rythmique comique, Séki a l’avantage d’être universel de par son sujet: les cancres! Car autant dire que celui-là, c’est un champion du monde toutes catégories, capable de tout tenter sur son pupitre sans jamais se faire attraper! Un véritable prodige dans son genre, mais qui a tendance à perturber sa voisine de classe, la très sérieuse Rumi, qui endosse régulièrement la responsabilité des bêtises de son camarade, un comble… Pas hilarant mais toujours drôle, tant les situations sont énormes, Séki étonne d’autant plus que son héros n’ouvre jamais la bouche, Rumi servant de narrateur indirect. Un effet très efficace, pour un titre qui est une agréable bouffée d’air frais dans le flot des sorties actuelles.

2: Arte (Komikku, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Arte t.1 komikkuRevenez! N’ayez pas peur! Ceci n’est pas une plongée dans l’envers du décor de notre chaine franco-allemande préférée (quoique ça pourrait être intéressant…)! Blague à part, ce nouveau titre sorti de nulle part de Komikku (mais où vont ils chercher tout ça?) est une ode au féminisme et à la liberté, puisqu’on suit l’évolution d’une jeune aristocrate, Arte, qui souhaite plus que tout devenir une artiste accomplie. Mais dans cette Italie de la Renaissance, l’effervescence culturelle s’oppose à un machisme ambiant, laissant les femmes au rang de potiches. Un statut contre lequel elle va lutter bec et ongles en quittant le cocon familial pour s’émanciper et devenir apprentie. Mais le chemin sera long et rude, encore plus quand les sentiments s’en mêlent… Avec son trait fin et élégant, l’auteur nous fait découvrir cette époque à travers les yeux de cette femme en devenir, pour un récit au croisement entre Cesare et Bride stories. Un bien joli premier volume qui, on l’espère, ne tombera pas trop dans la facilité de la romance pour garder ce souffle révolutionnaire qui lui va si bien..

1: Brainstorm seduction (Kaze, 1 tome sorti, série terminée en 5 tomes au Japon)

brainstorm_seduction_1398Vice-versa de Pixar, vous connaissez? Petit rappel: une plongée dans le cerveau d’une enfant au travers de ses émotions. Vous voulez la version adulte? Voici Brainstorm seduction, petite série datant de 2009 de Setona Mizushiro, où l’on découvre les tourments intérieurs (pour ne pas dire bordel ambiant!) que subit une jolie trentenaire en mal d’amour quand elle s’apprête à faire la cour à un jeune et joli garçon aussi expressif qu’un bulot. On assiste donc à de véritables joutes, tantôt drôles, tantôt émouvantes entre ses sentiments contrariés, qui touchent vraiment le lecteur car ça sonne juste, comme toujours avec Setona Mizushiro (une auteure que je vous somme de découvrir de toute urgence!). Et comme toujours, la narration est impeccable, rien n’est superflu, un vrai bonheur à lire! Un josei qui vise un public féminin mais que je ne peux que conseiller à tous les hommes qui ont bien du mal à comprendre les femmes. Après avoir lu, on comprend pourquoi!

Bilan: Une rentrée très contrastée, encore placée sous le signe du survival, un filon qui vire au fléau à force de racler les fonds de tiroir des éditeurs nippons. Un constat qui donne le bourdon, mais quand Mizushiro va, tout va…

 
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 Tous les mois sortent sur les étals de nos libraires préférés des flopées de nouvelles séries, toutes (ou presque) aussi appétissantes les unes que les autres. Pour s'y retrouver, on jette un oeil sur les différentes critiques qui pullulent sur le net (on se compte dedans, évidemment^^), on fait son choix en laissant de côté d'autres titres moins aguicheurs ou jugés trop longs, en se disant "on verra ce que ça donne dans quelques tomes...", pour finalement oublier ces "seconds couteaux" qui ne demandent qu'à être de fines lames, aiguisées par l'appétit de voraces lecteurs ou lectrices. C'est donc pour rendre justice ou enterrer définitivement ces titres que cette rubrique est née! Pour cette seconde levée, le shojo gourmand de Setona Mizushiro, Heartbroken Chocolatier!

Le pitch de poche: Sohta, un jeune et joli chocolatier débordant de talent et de sensibilité, retourne au Japon ouvrir sa boutique là où il a grandi après s'être aguerri en France. Pourquoi? Pour reconquérir Saeko, son amour de jeunesse!

Pourquoi vous ne l'avez pas choisi:Heartbroken_Chocolatier

  • "le chocolatier au coeur brisé": ça sonne un peu trop "shojo de seconde zone"...
  • il est beau, elle est belle: on connait déjà la fin!
  • Une auteure dont les titres précédents sonnent comme des productions hentaï (l'infirmerie après les cours, le Jeu du chat et de la souris, X-day...), ça fait pas très sérieux, non?
  • Le chocolat, c'est pas bon...pour mon régime^^

Pourquoi vous auriez dû:

  • Setona Mizushiro est une valeur plus que sûre du marché actuel, quel que soit le genre dans lequel elle se lance!
  • 9 tomes: ni trop long, ni trop court.
  • Un style graphique tout en maitrise, qui met en valeur des pâtisseries toutes aussi appétissantes les unes que les autres!
  • Un manga qui parle (en bien) de notre beau pays: Cocorico!

Au final,ça donne quHeartbroken_Chocolatier_Tome_8oi?

Grand fan de ses oeuvres précédentes, j'étais plus qu'impatient de découvrir cette nouvelle série, bien que le pitch n'avait rien de foncièrement novateur ni attirant. Et il faut bien avouer que les premiers tomes avaient des défauts plutôt agaçants, en premier lieu les 2 personnages principaux: lui, tellement rêveur qu'il en est navrant de sentimentalisme, et elle, tellement cruche que l'on se demande bien ce qui lui trouve! Mais comme toujours avec Mizushiro, la magie opère au fil de la lecture, les personnages évoluent et deviennent réellement adultes page après page, avec tout ce que ça comporte de petites mesquineries, de sentiments honteux et de changements de cap brutaux, pour au final terminer en apothéose. Qui plus est, au travers de la relation Sohta/Saeko, on voit à quoi peut ressembler la vie d'un artiste, qui se nourrit de ses chagrins amoureux pour enrichir son oeuvre et s'épanouir pleinement dans son art: une démonstration là encore tout en finesse et amenée progressivement, qui permet au lecteur de pleinement s'identifier, aidé en cela par un dessin tout simplement... succulent! Pour compléter le tableau, les personnages secondaires sont parfaitement développés et intéressants, donnant lieu à des intrigues secondaires drôles, dramatiques ou pathétiques, qui enrichissent tellement le récit qu'elles éclipsent parfois le fil rouge de la série, c'est dire! Chapeau bas Mme Mizushiro, ce shojo est un régal!

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(BD-Manga-Comics)

Ca y est, les éditeurs manga sont enfin partis en vacances, laissant ainsi le temps à nous, lecteurs exsangues, de découvrir les nouveautés dévoilées lors de la Japan Expo. C'est donc après avoir réingurgité les 42 tomes de Dragon Ball, qu'est venu le temps de jauger tout cela, en y ajoutant des séries un peu plus anciennes découvertes lors du salon...

Magical girl site (1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Akata, agréablement surpris par le succès critique et public (mérité) de Magical girl of the end, continue sur sa lancée en poursuivant20903 sa collaboration avec Kentarô Satô en publiant son autre série qui, comme son nom l'indique, surfe une nouvelle fois sur la vague des magiciennes en culotte courte. Et là encore, l'auteur s'amuse à détourner cette figure populaire en la mixant avec un thème régulièrement évoqué, l'ijime, c'est à dire la maltraitance en milieu scolaire. C'est malheureusement le lot commun de notre héroïne, coincée entre une bande de filles qui l'a prise pour cible, et un grand frère qui s'en sert de défouloir. Jusqu'au jour où apparaît sur son écran un site qui lui annonce qu'elle a été choisie pour obtenir une baguette magique... en forme de flingue! De quelle manière va t'elle s'en servir? Est-elle la seule à bénéficier de cette faculté? Que se cache t'il derrière ce mystérieux site? Bien des questions qui appellent des réponses pour un premier volume au rythme soutenu, mais qui fait moins forte impression que l'autre magical série, la faute à une partie technique moins chiadée. Pas de quoi clouer la série au pilori, mais quand on a goûté à l'excellence, l'exigence monte d'un cran. Affaire à suivre...

lesson_of_the_evil_4455Lesson of the Evil (2 tomes sortis, série terminée en 9 tomes au Japon)

Un prof qui se plie en quatre en utilisant tous les moyens pour défendre ses élèves: ça vous rappelle quelque chose? Oui mais....non. Pas d'Onizuka à l'horizon, mais un jeune et charismatique professeur d'Anglais qui cherche à tout prix à s'attirer les bonnes grâçes de ses élèves face à des confrères loins d'être de tout reproche. Sa méthode: manipulation, tractation, intimidation, tout est bon si le résultat est au bout! Cette manière de faire pourrait se justifier si les intentions du preux chevalier n'étaient pas aussi floues... Un malaise qui transpire à la lecture, installe une atmosphère pesante voire dérangeante, happant littéralement le lecteur malgré un début un brin bavard. Au rayon points noirs, on pourra regretter des personnages par trop stéréotypés et quelque effets graphiques dispensables, mais dans l'ensemble, voilà un seinen au suspens suffisamment bien mené pour y jeter plus qu'un rapide coup d'oeil!

Secret (1 tome paru, série terminée en 3 tomes au Japon)

Voici le 3eme et dernier volet de la trilogie de Yoshiki Tonogaï, la cash-machine de Ki-oon. Enormes succès malgré leurs imperfections, Dimage-1428400192oubt et Judge, graçe à un huis-clos habilement géré, installaient immédiatement un climat de tension où l'auteur agitait ses personnages comme des marionnettes pour multiplier fausses pistes et rebondissements. Tonogaï bouleverse totalement son schéma pour Secret, puisqu'ici plus question de salle close: les six lycéens au coeur de l'intrigue viennent de subir un traumatisme profond suite à un accident de bus ayant entraîné la mort de leurs petits camarades. C'est dans ce contexte que le psychologue qui les avait en charge leur lance un ultimatum: ayant la preuve que trois d'entre eux sont des meurtriers, il leur laisse une semaine pour se repentir avantd'être dénoncés aux autorités... Et là, je dis NON! Comment peux t'on essayer de nous faire gober qu'un adulte, psy de surcroît, pourrait laisser trainer une situation aussi glauque, juste pour un repentir? Faut pas déconner... De plus, faute d'unité de lieu, pas de jeu psychologique, d'alliances fragiles ou de petites trahisons: le lecteur reste totalement spectateur, à attendre docilement de découvrir qui sont les petits cachottiers... Un secret story qui n'aurait de sens que si on s'attachait aux protagonistes, mais ces derniers manquent clairement de substance, un défaut récurrent chez cet auteur. Vouloir changer sa recette était louable de la part de Tonogaî, encore faut-il maîtriser tous les ingrédients....

Rising sun (4 tomes parus, 8 tomes en cours au Japon)

Engagez vous, qu'ils disaient, engagez vous... C'est ce que s'apprête à faire Ikki, lycéen tête brûlée en plrising-sun-1eine impasse scolaire faute d'idéal, après avoir rencontré un militaire chevronné en plein entraînement "spécial" au fond des bois. Mais cet exalté va vite se rendre compte que c'est bien beau de vouloir s'engager, mais la réalité des exigences militaires va vite le rattraper... Ce titre peut se voir de deux manières, selon que l'on soit antimilitariste ou non: soit une plongée optimiste dans l'univers des forces japonaises d'autodéfense et son mode de fonctionnement où les valeurs de fraternité, de dépassement de soi et d'esprit de corps peuvent donner sens à une vie, soit une vision caricaturale, parcellaire et propagandiste de l'univers militaire pour mieux orienter de jeunes lecteurs avides de sensations fortes. Pour ma part, je navigue entre ces deux points de vue, agacé par un héros franchement bas du front et un enchainement de situations plus proches du shonen que du seinen. La partie graphique est assez quelconque mais l'auteur gère bien sa narration, ce qui rend la lecture agréable et fluide. Au final, un titre dont je suis curieux de voir si il s'affranchira de son optimisme béat concernant la chose militaire, mais rien n'est moins sûr...

Ajin (1 tome paru, 6 tomes en cours au Japon)

La voici, la voilà, cette grosse licence seinen sur laquelle Glénat fonde de gros espoirs, suite au succès immédiat que ce titre a rencontré au pCouv_250672ays du Soleil Levant. Et après avoir refermé ce premier tome, force est de constater que tous les ingrédients sont là pour qu'Ajin trouve un large public: graphiquement accrocheur avec ses perspectives cinématographiques et ses personnages immédiatement marquants, c'est par son scénario que l'auteur nous accroche définitivement: l'humanité a découvert des êtres exceptionnels car immortels, les Ajins. Ces derniers sont bien évidemment convoités par toutes sortes d'entités qui n'hésitent à mettre leur tête à prix. Loin de toutes ces considérations, Kei va malencontreusement découvrir qu'il en est un, suite à un accident. S'en suit une course poursuite pour lui, bien décidé à comprendre ce qui lui arrive et à découvrir quel est cet étrange personnage à bandelettes qui le suit pas à pas... Mené tambour battant, ce tome d'introduction dévoile déjà pas mal d'informations tout en cachant bien son jeu, et tout indique que l'auteur en a sous la pédale pour la suite de son thriller fantastique. Des débuts prometteurs donc qui, je l'espère, ne seront pas gâchés par un rythme de parution assez lent au Japon. Vite, la suite!

Jaco the galactic patrolman (One-shot)

Méfiez vous des macarons... Orné d'un sticker rouge assez inésthétique presentant ce titre comme les origines de Dragon ball, ne vous attendez pas à des batailles dantestques entre Sayiëns, vous seriez déçu! Cette mise au point faite, que dire de ce supposé tome 0? Que c'est tout bon, pardi! Toriyama joue la carte de l'humour bon enfant en nous narrant l'arrivée sur TerreJaco_the_Galactic_Patrolman du bien-nommé Jaco, patrouilleur galactique de son état et censé préserver notre planète de l'arrivée prochaine d'une grande menace. Sauf qu'après avoir malencontreusement heurté la lune, ce gaffeur un tantinet vaniteux atterrit sur une île quasi-deserte où habite un vieux scientifique misanthrope. Pendant que ce dernier essaiera de réparer l'engin volant, notre patrouilleur va découvrir la vie sur Terre, non sans multiplier les impairs... Loufoque, porté par ce personnage tour à tour colérique, complexé par sa petite taille, poseur et finalement attachant, Jaco reste une lecture très agréable même si on ne s'intéresse que très peu à Dragon Ball, tout en apportant suffisamment d'infos pour contenter les fans de Goku. Un vrai retour aux sources, synonyme de bain de jouvence pour un Toriyama en totale maitrise. Respect, tout simplement!

Yako 14408et poko (1 tome paru, idem pour le Japon)

Après Minuscule, Komikku continue d'exploiter la veine "tranche-de-vie/kawaï" avec ce josei doux et tendre. Yoko est ici une mangaka discrète et sérieuse, affublée de son chat-robot Poko pour l'assister dans son travail. Imparfait mais profondément attaché à Yoko, il va, sans le savoir, faire remonter des souvenirs à la surface à celle-ci en ramenant un stylo rare censé apporter le bonheur. Va alors se déclencher une quête "styloistique" au gré des rencontres pour ce couple étrangement assorti, dans un monde lui aussi étrange, où la robotique est ultra-développée contrairement à l'informatique, entre autres bizarreries. Ces décalages, ajoutés à un graphisme mignon et tout en rondeur, font de ce titre un OVNI touchant et humain, qu'il serait bon de feuilleter pour mieux se rappeler que c'est dans les petits riens du quotidien que l'on construit son propre bonheur.

Last hero Inuyashiki (1 tome à paraître en septembre, 4 tomes en cours au Japon)

Présentée en avant-première dans une édition exclusive lors de la dernière Japan Expo, la nouvelle série du papa de Gantz se veut être un croisement entre Breaking Bad et les super-héros Marvel, le tout sur fond de critique sociale du Japon actuel, un thème omniprésent dans l'oeuvre d'Hiroya Oku. Car c'est peu dire que Inuyashiki n'a pas grand chose pour plaire de prime abord: usé par sa vie de salary men sans saveur, dénigré par les membres de sa famille tous plus ingrats que les autres, il apprend qinuyashikiue ses jours sont comptés, la faute à un cancer! Au bord du désespoir, il voit  son destin basculer quand un OVNI le percute violemment. A son réveil, il se rend très vite compte que son corps n'a plus rien d'humain  et qu'il cache en lui une force de frappe insoupçonnée, sans trop savoir ce qu'il va pouvoir faire de tout cela... "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités": la maxime mythique de Spiderman s'applique ici parfaitement, avec un aperçu rapide (et effrayant) des capacités de notre héros malgré lui, au conséquences incalculables si cela tombait entre de mauvaises mains...Et ce n'est pas la présence d'une autre personne sur le lieu du crash qui est faite pour nous rassurer! Si l'on devine rapidement les différentes inspirations du mangaka pour son nouveau titre, ce tome d'introduction est suffisamment accrocheur pour voir où tout cela va nous mener...

Dilemma (1 tome paru, 8 tomes en cours au Japon)

Qui n'a pas souhaité,de manière passagère, la mort de quelqu'un sous l'effet de la colère ou du stress? Que se passCouv_251187erait il si un Dieu réalisait ce souhait? C'est le drame que subit Yuzuru, un solitaire endurci, quand ce dernier arrive dans sa nouvelle classe et constate horrifié que ses "futurs" camarades sont tous décédés. Horrifié, il l'est d'autant plus quand une apprenti-déesse lui apprend que c'est lui qui est à l'origine de ce massacre, la faute à une prière supposée sans conséquence! Pour couronner le tout, elle va lui proposer tout une série de défis ayant pour conclusion la réanimation ou la mort définitive des victimes: un choix plus que cornélien, surtout quand on ne connait rien des personnes concernées et que la déesse ne joue pas totalement franc-jeu...A contre-courant des survival actuels, Dilemma démontre à quel point prendre des décisions n'a rien d'évident quand l'enjeu est de taille. Mais à vouloir inverser ainsi le rapport de forces, on se retrouve avec des personnages trop peu travaillés en amont pour avoir une quelconque empathie pour leur sort, pour le moment du moins... Un bon début, mais qui demande confirmation.

Gigantomachia (One-shot)

Kentaro Miura, a.k.a Mr Berserk, a.k.a THE seinen, s'octroie de temps à autres de petites pauses pour souffler un peu et, à l'occasion, réaliser des histoires courtes. Pas folichonnes, mais comme c'est Miura, on pardonne plus fa9782344007662-Gcilement...Pour Gigantomachia, c'est pareil: dans un monde dévasté par une catastrophe naturelle, l'Empire opprime toute forme de vie à l'aide des Géants mythologiques réapparus sans crier gare. C'est dans ce contexte qu'on suit le périple de 2 voyageurs, un Esprit à l'apparence juvénile, et son acolyte guerrier au grand coeur, qui vont croiser la route d'un peuple d'Hommes scarabées. Après une entame musclée, ces derniers vont leur ouvrir les portes de leur sanctuaire, convoité par l'Empire...Tout ceci nous donne un récit pas désagréable, malgré une construction malhabile (passer plus de vingt pages sur un combat, c'est bien, finir son récit dans la précipitation, beaucoup moins). Autre point noir, le symbolisme sexuel entretenu entre les 2 personnages principaux est un tantinet lourd voire malsain (une jeune fille qui soulève sa robe pour libérer son nectar guérisseur, hum...). Par contre, graphiquement, ça en jette, l'auteur nous en met plein les yeux sans jamais briser la fluidité de la lecture. Au final, on obtient un titre qui aurait mérité plus de chapitres pour répondre aux nombreuses questions restées sans réponse, et qui reste donc au stade de lecture pop-corn, en attendant le prochain tome des aventures de Guts...

Katsuraakira (One-shot)

Né de la coll9782344006481-Gaboration entre 2 des plus grands mangakas modernes, ce recueil, au lieu d'être le feu d'artifice annoncé, accouche de 2 histoires qui, sans être totalement déplaisantes, n'ont rien de franchement transcendant. Toutes deux dessinées par Katsura et scénarisées par Toriyama, elles donnent plus l'impression d'un gros délire entre 2 amis de 20 ans que d'une oeuvre construite pour tirer le meilleur de ces 2 monstres sacrés. Pourquoi pas, mais à 11 euros le trip, ça casse un peu l'ambiance... Qui plus est, les 2 histoires ne sont pas de niveau égal. La première, avec sa gamine apprenti-ninja engagée par des poulpes extra-terrestres pour se débarrasser de bandits lookés comme le Joker, se veut drôle et décalée sans y parvenir totalement. Au contraire de la seconde, plus étoffée et mieux construite autour de Jiya, un patrouilleur galactique débarquant sur Terre pour retrouver un de ses confrères disparus, qui croisera la route d'une pimbêche et de son souffre-douleur de chauffeur. Ce trio improbable va vite  se retrouver confronté à un vampire millénaire belliqueux aux commandes d'une horde de puces géantes extra-terrestres... Rien de révolutionnaire, mais ça se lit vite et bien comme une bonne série B. Un terme qui convient bien au final à ce recueil dont on pouvait légitimement espérer bien plus...

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(BD-Manga-Comics)

 

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Aaaah, les vacances d'été! Une période propice pour rattraper son retard sur les nombreuses sorties du printemps ou pour se refaire un bon vieux classique, afin de vérifier si l'adage "c'était mieux avant!"a toujours un sens...Pour ma part, étant donné le retour de flamme de la série via DBZ Super et la parution chez Glénat de Jaco the galactic patrolman, l'envie de me replonger dans l'oeuvre fondatrice d'Akira Toriyama (avec Dr Slump) presque 20 ans après en avoir lu le dernier tome m'est apparu comme une évidence. Seulement voilà, au fil des tomes, un doute s'est immiscé: après toutes ces années, DB mérite t'il toujours son aura?Si le titre sortait aujourd'hui, serait il le phénomène de société qu'il fut dans les années 90?Les jeunes d'aujourd'hui seraient ils aussi conquis que le furent les trentenaires actuels? En un mot: DB est-il has-been?

  • Un kaméhaméha graphique?
 

42 tomes, des millions de volumes vendus, une série TV et des films à foison, des dizaines d'adaptations en Jeu vidéo... Pas facile de s'attaquer à un tel monument du shonen manga sans se souvenir de tout ce que ce titre a pu apporter à la pop-culture, la manière dont ce titre a permis au manga de percer à l'international. Disons le tout net: sans DB, nous ne serions pas là à disserter sur les multiples sorties qui inondent les étals de nos libraires préférés, c'est une certitude! Non pas que d'autres titres de grande qualité et grand public soient sortis par la suite (One piece en premier lieu), mais DB a bénéficié d'une période propice où toute une génération d'ados attendait une nouvelle manière de voir la bande dessinée, un nouveau souffle. La BD franco-belge, malgré ses qualités, n'a pas senti le vent tourner et le manga, avec Gôku en figure de proue, s'est engouffré dans la brèche. Que ce soit le découpage, taillé au cordeau, le chara-design, distributeur officiel de charisme quelque soit l'importance du personnage, ou les cadrages impeccables, tout est fait pour rendre la lecture agréable et parfaitement lisible, malgré un nombre impressionnant de combats. Mais cette quasi-perfection technique très cadrée a les défauts de ses qualités: le public d'aujourd'hui a été habitué à ce que les codes narratifs soient triturés dans tous les sens, à coup de double-pages dévastatrices et de personnages sortant du cadre, ce qui rend la lecture de DB parfois trop "sage" et "conventionnelle". Question de style me direz-vous, mais il est indéniable que l'aspect révolutionnaire du titre s'est évanoui avec le temps...

 

 

  • Nekketsu jusqu'au bout
 

Dragon Ball est considéré, à juste titre, comme l'archétype du shonen nekketsu. Pour les deux du fond qui ne suivent pas, le nekketsu est une catégorie de shonen où le héros évolue souvent par la force de ses poings et croit dur comme fer au dépassement de soi. Un genre qui a ses codes et ses passages quasi-obligés tels que des tournois (plus ou moins déguisés selon les titres) ou la succession d'ennemis comme autant de paliers à atteindre pour atteindre la plénitude. Schéma simple voire simpliste selon le talent de l'auteur (Hiro Mashima, si tu m'entends...) mais qui demande à ce dernier une certaine dose d'imagination pour réussir à créer un univers suffisamment accrocheur et des situations diversifiées pour ne pas lasser rapidement le lecteur. Des aspects que Toriyama-sensei respecte...partiellement. Je m'explique: si l'univers de DB, inspiré d'une légende orientale, a tout pour plaire avec ce mélange de traditions et de modernité (les capsules de Bulma, la machine à voyager dans le temps de Trunks, entre autres), le bât blesse quand on commence à aborder la variété du titre passé le premier tiers de la saga: multiplication des tournois, retournements de situation abracadabrantesques pendant les combats, combattants à l'attitude régulièrement illogique et crispante... Des maux qui sont partiellement effacés par la qualité des personnages, le charisme indéniable des ennemis, et un humour qui, bien qu'il se raréfie au fil des tomes, fait mouche. Qui plus est, j'avais souvenir de liaisons entre les différents arcs pas aussi fluides qu'elles me sont apparues lors de la relecture. Un très bon point, quand on voit d'autres titres du même genre bien moins inspirés (bleach, pour n'en citer qu'un). En parlant d'arcs narratifs, la manière dont l'auteur réussit à sortir de sa routine concernant la gestion des ennemis pendant la période "Cyborgs/Cell" est salvatrice au bout d'une trentaine de tomes. En parlant de tomes: si 42 est déjà un chiffre respectable et n'empêche pas certaines baisses de régime, ces dernières sont assez courtes et ne brisent pas le rythme de lecture, ne laissant pas la désagréable impression d'inutilité de certains passages.

  • Où sont les feeeeemmmmes.... (air connu)?
 

Le shonen, s'il vise par nature les jeunes garçons dans un premier temps, a vu son lectorat se féminiser avec le temps et les mangakas se sont adaptés en apportant des personnages féminins aux rôles bien plus importants  (Nami et Nico Robin dans One pièce, Erza dans Fairy tail, Gally dans Gunnm....). Hors, même si Bulma est un personnage important, elle reste un simple soutien pour les personnages masculins. Ne parlons pas de Chichi, on ne peut plus crispante et caricaturale en matronne obnubilée par l'éducation de son fils, et pour le reste, de Lunch à Pan en passant par C-18 et Videl, si elles sont sympathiques, elles restent totalement  au second plan. Dommage, car le développement de certaines d'entre elles aurait été, à mon sens, bénéfique pour l'équilibre du titre. Car à force de s'appuyer sur des personnages masculins, hormis l'aspect "sévèrement burné" de la chose,  ces derniers ont du mal à se renouveler dans leurs attitudes: Gôku le candide, Végéta le bad boy, Piccolo le frustré, Yamcha le poids mort, Krilin la bonne poire... Même s'ils jouent leurs rôles à la perfection, on aurait aimé les voir évoluer plus sensiblement... Autre aspect un poil regrettable: alors que les unions sont multiples, c'est pas la tendresse qui étouffe nos héros...Mon côté fleur bleue sans doute, mais c'est pas avec des femmes qu'on laisse à la maison et des gamins qu'on surentraîne dès leur plus jeune âge qu'on attire les filles sans avoir à transformer son titre en shojo...En tout cas, il sera particulièrement intéressant de voir à quel point cet aspect évoluera dans Dragon Ball Super, censé être la suite directe des aventures de nos saïyens préférés...

 

 

Dragon Ball a vieilli, c'est un fait. Face aux grosses cylindrées du Jump actuelles, DB aurait du mal à faire le poids, la faute à des codes qui ont bien évolué depuis sa parution. Normal, me direz vous, il faut faire avec son temps. Mais une chose est sûre: s'il a perdu de sa vigueur, DB reste une lecture très agréable, qu'il faut prendre comme elle est: le vestige d'une époque révolue, où les héros gardaient cette naïveté qui nous manque tellement désormais. Charge à DB Super de montrer que les idoles ne meurent jamais...

 

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(Geekerie)

 

nuls

Salut les geeks, salut les geekettes!

L'été, ou le ying et le yang du geek: d'un côté, du temps à foison pour rattraper le retard accumulé le reste de l'année. De l'autre,  une météo  et des températures qui rendent les pages de votre manga collantes,le pad glissant et le ventilateur de votre console au bord de l'agonie... De bons et de moins bons souvenirs en somme, et l'équipe de 3N2G a rassemblé les siens pour vous les servir très "hot" lors du mènage à 3! Mais avant cela, un speed geeking labelisé E3, du kill la kill, Mad Max, Electro Deluxe et j'en passe....Suivez ce lien pour nous suivre sur soundcloud, celui-ci pour les adeptes d'universpodcast et n'oubliez pas le site internet pour retrouver nos articles en avant première!

Enjoy et bonnes vacances!

Ps: Pour les nostalgiques....

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy, Shenmue
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(BD-Manga-Comics)

 

Pris dans le visionnage de Kill la Kill, dont je dirai 2 mots dans le prochain podcast, la lecture des nouveautés a (encore) pris du retard. Pour me faire pardonner et justifier pleinement le nom de l'article, on va essayer de classer tout ça. Un vrai top, quoi, bien subjectif comme il faut...

 

15 Another (Pika, 1 tome sorti, fini en 4 tomes au Japon)

Adapté de l'animé du même nom, que je n'ai pas visionné, Another avait des arguments à faire valoir: petit nombre de volumes, intrigue mêlant thriller et fantastique... De quoi passer un agréable et frissonnanother_1387ant moment. Pour ce coup ci, on repassera, compte tenu des nombreux défauts de ce premier volume: dessin inconstant, dialogues plats et une mise en scène qui utilise toujours les mêmes ficelles: phénomène étrange - questionnement existentiel du héros - réponses évasives de ses acolytes - on passe à autre chose comme si de rien n'était... Crédibilité: zéro pointé. Dans le même genre, Dusk Maiden of amnesia est bien supérieur, si les histoires de fantôme vous branchent.

14 Wizard of the battlefield ( Doki- Doki, 1 tome sorti, 2 tomes en cours au Japon)

Dans un conflit imaginaire (mais qui ressemble furieusement à la première guerre mondiale), chaque clan utilise tous les moyens à sa disposition pour éradiquer l'autre (la guerre, quoi), au premier rang desquels se trouve des rebuts aux pouvoirs magiques variés. C'est l'une d'entre eux que l'on va suivre, Haru, dont la capacité de "voir les vies humaines" (les mortes, c'est moins intéressant) lui permet de se tailler une jolie réputation de sniper, entourée pwizard-of-battlefield-1-dokiar un bataillon qui lui sert de substitut familial. Donc, quand ce dernier se fait laminer par un autre rebut de son genre, la vengeance peut commencer... Dans le fond pas si désagréable, bien que manquant d'une identité forte et de personnages marquants, mais avec un dessin au trait enfantin qui contraste bien avec la violence du récit, c'est davantage sa parution qui justifie cette place, car une série de 2013 qui n'en est qu'à 2 volumes sortis au japon à ce jour, ça sent pas bon pour la suite...

13 Twin star exorcists (Kaze, 2 tomes sortis, 5 tomes en cours au Japon)

Le Bleach du pauvre, voilà comment je caractériserais TSE! Après les shinigamis, voici venus les Onmyôjis, sortes d'exorcistes qui éradiquent les Impurs, des esprits vilains vilains venus d'un monde parallèle pour nous hanter, bouuuuuh... Question originalité, on a vu mieux. Au jeu des différences "subtiles", l'auteur nous flanque non pas 1 mais 2 héros, un garçon et une fille pour bien faire, lui, à fort potentiel mais au lourd passé, elle, froide comme la glace mais efficace. Ce duo serait l'aboutissement d'une prophétie ( sûrement écrite par un stagiaire Twin_star_exorcists_Tome_1de la shueisha...hum) qui bouleverserait le moooooonde...Vous l'aurez compris, on avance en terrain connu avec ce buddy manga plutôt bien gratté, qui pourra satisfaire d'éventuels nouveaux venus dans le monde du shônen mais laissera de marbre les vieux routiers du genre, qui devraient jeter un ½il à Kekkaishi, si ce n'est pas déjà fait...

12Ultraman (Kurokawa, 1 tome sorti, 5 tomes en cours au Japon)

Figure incontournable depuis les années 60-70 au pays du Soleil Levant, Ultraman aultraman,-tome-1 eu le droit à de nombreuses adaptations mais curieusement, aucune n'était arrivée chez nous, cette frilosité des éditeurs francophones pouvant s'expliquer par les échecs commerciaux d'autres licences populaires de la même époque, Doraemon pour n'en citer qu'un. C'est donc à l'occasion de ce reboot par les auteurs de Kurogane no linebarrels que Kurokawa se lance, pour un résultat pas totalement satisfaisant. Scénaristiquement, le principe de voir l'héritage laissé par l'être céleste à celui qui l'incarnait et à sa progéniture est plutôt intéressant, mais l'abondance d'ellipses et de sauts temporels donne un coté précipité à l'action assez désagréable. Pour la partie graphique, si l'action est plutôt lisible et le design des personnages plutôt classe, l'absence de détails, voire de décors, nuit au plaisir de lecture. Donc si tout n'est pas à jeter, on aurait souhaité une entrée en matière plus maîtrisée. Un petit mot sur l'édition, avec de belles pages couleur en début de tome, et un historique sur le créateur du personnage très instructif.

11Final Fantasy type 0-le guerrier à l'épée de glace (Ki-oon, 1 tome sorti, terminé en 5 tomes au Japon)

Je le dis tout de suite: je n'ai pas joué au jeu qui sert de base à ce spin-off.  Mais pour une fois qu'un manga sur FF sort, je ne pouvais guère passer à côté, ne serait ce que pour voir si c'était juste un produit dérivé ou un peu plus que ça, naïf que je suis. Malheureusement, ce que je craignais arriva: vouloir développer le passé d'un personnage incontournable du jeu est une chose, la rendre intéressante en est une autre... Démarrant comme un shonen scolaire des plus classiques, avec un personnage principal antipathique qui opère un virage à 180° en 3 pages (sic), un test de courage qui vire au carnage mais sans ressentirFF type 0 une quelconque tension ou émotion (sic 2), le tout avec un defilé de personnages tous plus agaçants et/ou poseurs les uns que les autres, aux réactions plus qu'étranges... Dommage, car l'univers semble intéressant et ça tient la route niveau dessin. Ca contentera peut-être les fans du jeu, et encore, mais les autres, rien n'est moins sûr....

 

10Aphorism (Pika, 2 tomes sortis, 13 tomes en cours au Japon)

Aphorisme, définitaphorism-manga-volume-1-simple-226883ion: Enoncé succinct d'une vérité banale. Exemple: "A chaque mois suffit son survival manga". Ca tombe bien,  Aphorism en est un...Blague à part, il faut admettre que les éditeurs surfent sur cette vague très porteuse, quitte à nous en écoeurer. Ce mois-ci, c'est à Pika de tenter le coup avec ce shonen datant de 2008, avec un pitch intriguant: tous ceux qui voient une île flotter dans le ciel peuvent rentrer dans un lycée destiné à     l'élite, mais la contrepartie est lourde: des monstres apparaissent dès que la fameuse île éclipse le soleil, et impossible de ressortir du lycée sans avoir terminé son cursus! Heureusement, une marque sur la peau obtenue lors de la cérémonie d'ouverture leur permet d'obtenir de quoi se défendre...Un postulat de départ bien barré, qui n'est pas sans incohérence (au premier rang desquels la réaction des adultes) ni stéréotypes, mais le rythme est plutôt bon, ponctué par un humour plutôt efficace. En somme, un début correct, mais qui manque un peu de punch pour vraiment marquer les esprits à ce stade.

9Orbitaria (Doki-Doki, 1 tome sorti, série terminée en 4 tomes au Japon) 

orbitaria-manga-volume-1-simple-227668Matrix, Nadia, Gurren Lagann... la liste des influences qui nous sautent à la tronche lors de la lecture du premier tome de cette courte série peut paraître impressionnante, mais elle indique surtout un manque flagrant d'imagination de la part de l'auteur! Un lycéen original et robot-fanatique voit son destin bouleversé quand il apprend en fin d'études que son monde est basé sur un vilain mensonge...mais grâce à des qualités de pilote insoupçonnées et un mystérieux pendentif, il se pourrait qu'il soit le guide tant espéré...voilà voilà... Bien sûr, le tout servi avec une bonne dose de fan service de tout poil, culottes comprises. Techniquement, c'est fluctuant, avec un style débridé pas désagréable mais des scènes de combat parfois illisibles. Au final, rien de bien révolutionnaire, mais un gentil petit shonen qui aura bien du mal à se mettre en orbite dans la galaxie sur-encombrée du genre.

8Ex-vita (Tonkam, série terminée en 2 tomes)

Des nanasex-vita-manga-volume-1-simple-227901 court vêtues, des gros flingues, un univers cyberpunk... on se croirait revenu dans les années 90 avec cette mini-série au croisement de ghost in the shell et Dirty pair. Mené tambour battant, cet enfilement de petites enquêtes dans un tokyo futuriste a tout du parfait divertissement estival, avec un duo de choc et de charme constitué d'une humaine tête brûlée et naïve, accompagnée d'une androïde  distante mais à la conscience humaine développée. Prises d'otage, terrorisme, androïdes transigeant avec les lois de la robotique et leurs limitations : les situations sont suffisamment variées pour ne pas ennuyer, même si les thèmes sont abordés avec légèreté et sans grande profondeur. Si l'on peut regretter l'abondance de fan-service, il faut avouer qu'il est plutôt bien intégré et ne nuit pas au plaisir de lecture, surtout que le talent de l'auteur est indéniable, que ce soit dans la narration ou dans son trait. Au final, on regrettera que cette sucrerie soit aussi courte, car bien des éléments ne trouvent pas de réponse au bout des 2 tomes. Pas de panique cependant, car Ex-vita sert de préquelle à une autre série qu'on devrait voir débarquer chez nous sous peu!

7Accel world (Ototo manga, 1 tome sorti, 6 tomes en cours au Japon)

Le collégien souffre-douleur: un stéréotype usé jusqu'à la moelle, traité de mille et une façons depuis des années dans l'univers du manga. Donc trouver un angle original avec ça, faut s'accrocher! C'est ce que tente Accel world, avec Haru, son héros grassouillet (qu'on ne retrouve pas sur la couverture: serait-ce moins vendeur?^^) qui va se révéler particulièrement accel-world-manga-volume-1-simple-229016doué au Brain burst, un jeu en réalité virtuelle  auquel il a été invité par la fille la plus mystérieuse et inaccessible du collège. Pourquoi, me direz vous? Mystère... qui va intriguer pas mal de monde, à commencer par les amis d'Haru, qui voient d'un mauvais oeil cette nouvelle relation aussi incongrue que soudaine. Tiré d'une light novel et adapté en anime en 2012, scenarisé par l'auteur du  célebrissime Sword Art Online dont on retrouve les thèmes de prédilection, ce premier tome est une bonne introduction mais pas révolutionnaire pour un sou. Mais certains élèments laissent à penser que l'intrigue pourrait s'avérer bien plus intéressante et complexe qu'il n'y paraît. Wait and see...

6: Je reviendrai vous voir (Akata, one-shot)

Fukushima, unje-reviendrai-vous-voir-manga-volume-1-simple-229827 nom qui résonne douloureusement dans la tête de toutes celles et ceux qui aiment profondément le Japon. Cette catastrophe (et ses conséquences) se trouve une nouvelle fois mise en avant dans le catalogue du très engagé éditeur Akata, après le joli shojo Daisy, lycéenne à Fukushima. On y découvre l'histoire vraie d'un illustrateur jeunesse bouleversé par le drame qui part, la fleur au fusil et les bras chargés de livres pour enfants, pour venir en aide à sa façon aux victimes. Mais sur place, la réalité lui balance un violent  uppercut, les besoins  et les réactions des habitants étant à mille lieues de tout ce qu'il aurait pu soupçonner, ce qui va obliger notre artiste à se remettre en cause au fur et à mesure de ses déconvenues et va bouleverser à jamais sa vision du monde. Une oeuvre forte, défendue bec et ongle par un auteur lui-même très engagé, George Morikawa, l'auteur du cultissime Ippo, avec le soutien de plusieurs mangakas reconnus. Si l'oeuvre est forte et ne peut laisser insensible, force est de constater qu'elle ne fait pas chavirer pleinement le lecteur, la faute à un manque de recul face à ce drame encore trop frais dans les mémoires pour en voir les innombrables conséquences, écologiques, humanitaires ou sanitaires. Mais pour tous ceux qui ont besoin d'une piqûre de rappel sur la futilité de nos existences, cette oeuvre sera salutaire. A bon entendeur...

 5The cradle of the sea - le berceau des mers (Komikku, 1 tome sorti, 2 tomes en cours au Japon)

le-berceau-des-mers-manga-volume-1-simple-229458Vivre une Aventure, avec un grand A, c'est quoi, au juste? Partir sur un coup de tête, tout quitter (surtout si l'on n'a rien) sans se retourner, avec l'idée que c'est là-bas, loin, très loin, que se jouera son destin? Voilà qui a du souffle, sacrebleu! Tout comme ce titre qui a pour toile de fond la révolution industrielle anglaise, où une nourrice très attachée à l'enfant dont elle s'occupait et plus encore au père de celui-ci    , voit sa vie basculer quand elle apprend que ce dernier, censé être mort et enterré, est juste porté disparu pour de basses raisons d'héritage. Prenant son courage à deux mains et guidée par cette lueur d'espoir, elle arrache le nourrisson des mains du peu scrupuleux couple qui en avait la charge pour s'embarquer, non sans mal, vers un périple au-delà des mers. Soutenu par un trait fin et détaillé, un rythme qui s'emballe sans s'éparpiller, et des personnages vite attachants, ce berceau a du vent dans les voiles, et on lui pardonnera ses quelques incohérences scénaristiques, car au fond, qui a dit que tout cela devait être logique? Pas nous, en tout cas!

4The heroic Legend of Arslân (Kurokawa, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Auteur fétiche de l'éditeur, Hiromu Arakawa fait partie de ces rares artistes qu'on suivrait jusqu'au bout du monde, tant leur tthe-heroic-legend-of-arslan-manga-volume-1-simple-228107alent leur permet  de naviguer entre les genres sans qu'à aucun moment la qualité ne fléchisse. Là encore avec Arslân, la mangaka fait mouche: cette sombre histoire de prince, frêle et pacifiste, qui fait la honte de son orgueilleux père, dans un royaume où l'esclavage est la normalité, n'a pas vocation à piquer le lecteur par son originalité. Mais quand tout bascule lors d'une bataille où les traitres se font jour, le récit s'emballe et devient épique, Arakawa étalant alors toute la palette du shonen fantasy: héros à fort potentiel, amitié virile, dessin au poil, pointes d'humour savamment distillées...la maîtrise est totale. Tellement totale, qu'on se surprend à ne pas être vraiment surpris lorsqu'on referme ce premier volume, la faute à des rebondissements un peu téléphonés. Mais de là à bouder ce titre, faut pas pousser mémère dans les orties! Le privilège des grands? Sans aucun doute...

rin-manga-volume-1-simple-2277653Rin (Delcourt, 1 tome sorti, 9 tomes en cours au Japon)

Non. Non, Rin n'est pas un clone de Bakuman, que les choses soient claires! Là où le titre d'Obata est une plongée romancée mais détaillée dans l'univers des mangakas au travers de 2 jeunes auteurs talentueux, la nouvelle série d'Harold "Beck" Sakuishi bascule rapidement dans le fantastique, puisqu'on suit en parallèle 2 jeunes ados que tout sépare: un ado en pleine poussée hormonale et sans grand talent qui s'acharne à devenir un mangaka, et une jeune fille dont les talents de médium font la convoitise de gens peu recommandables. Leur rencontre, qui intervient tardivement dans ce premier tome, laisse le temps aux 2 personnages de s'étoffer et permet d'entrevoir de belles promesses pour la suite. Le style de l'auteur s'affine encore et comme son humour (pas toujours très fin mais efficace, force est de constater) est omniprésent et la narration d'une remarquable fluidité, on referme ce volume avec la ferme intention de savoir où tout ça va nous mener. Contrat plus que rempli, donc.

2The Ancient Magus Bride (Komikku, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Second titre de Komikku dans ce top, et pas des moindres, puisque TAMB est un véritable phénomène au pays du Soleil Levant. Mais qui dit carton là-bas ne dit pas automatiquement succès chez nous, surtout si ce n'est pas un titre sorti du Shonen Jump... Dans le cas présent, on ne peut que souhaiter le meilleur à cette série au vu de son premier tome, exquis en tout point. Une fois n'est pas coutthe-ancient-magus-bride-manga-volume-1-simple-229789ume, penchons nous d'abord sur l'aspect technique: fluide, gracile, fin, le style de l'auteur est extrêmement agréable, avec ses personnages au design impeccable qui vous marquent tout de suite la rétine sans être tape-à-l'½il, au premier rang duquel l'intriguant sorcier non-humain Elias. Ce dernier va prendre sous son aile une jeune ado, abandonnée de tous et vendue au plus offrant, qui se révèle être une slay vega, sorte d'aimant à créatures surnaturelles. Le genre de don qui ne laisse pas indifférent notre sorcier, qui décide d'en faire sa disciple, voire plus... La relation qui s'installe alors entre les deux personnages est surprenante, tout à tour autoritaire, paternaliste ou sensuelle, ce qui rend la découverte du monde dans lequel Elias vit, dragons et fées inclus, aussi piquante que poétique. Un univers foisonnant dont on attend avidemment la suite.

1Sangsues (Casterman, 1 tome sorti, série finie en 5 tomes au Japon)

Chaque jour, on se lève, on déjeune et si on a de la chance, on part au boulot, pressé de retrouver son chez soi en fin de journée. Mais imaginez si d'autres personnes, bien plus roublardes, en profitaient pour pénétrer dans ce sanctuaire qu'est votre maison pour y vivre leur petitesangsues-manga-volume-1-simple-225509 vie, écouter votre musique, grignoter les restes dans le frigo voire essayer vos vêtements? Ces "sangsues", comme le titre les surnomme, Yoko en fait partie: considérée comme morte par la société suite à un concours de circonstances, elle navigue de piaule en appartement, suivant un ordre strict pour ne pas se faire repérer, à la recherche d'un véritable but à atteindre. C'est quand elle se rend compte que son passe-temps est pratiqué par d'autres personnes bien peu recommandables que sa "seconde vie" bascule définitivement... A la fois thriller haletant et chronique sociale, cette courte série vous happe sans vous lâcher une seconde, avide de découvrir cet envers du décor aussi original que glaçant, porté par un graphisme au diapason. Une belle découverte, qui risque d'augmenter votre degré de paranoïa à vitesse grand V!

 

 

Voilà, c'est fini pour ce top! Au final, 2 enseignements: les grosses machines attendues se révèlent dans l'ensemble décevantes, alors que certains éditeurs se révèlent encore et toujours être de fins dénicheurs de pépites. Un vrai travail d'éditeurs, en fait, et non de distributeurs, comme c'est trop souvent le cas... A bon entendeur...

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Jeux : 
Final Fantasy Type-0 HD
Sociétés : 
Square Enix
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(Séries TV)

Comme grand nombre d'entre vous, j'attendais avec une certaine impatience (et tout autant d'anxiété)  le fruit de la première collaboration entre Netflix et Marvel, le bien nommé Daredevil. Au même moment, le géant de la VOD a récupéré (effet d'aubaine?) les droits de diffusion de la première saison d'Arrow, carton d'audiences pour la CW et maitre étalon des séries DC. N'ayant pas encore eu l'occasion d'en découvrir un quelconque épisode, j'ai pu ainsi constater à quel point le traitement accordé au genre super-héroïque pouvait différer selon l'orientation artistique du projet...

  • Du second au premier rôle...

news_illustre_1429972947_655Nombreux sont les points communs entre ces 2 personnages: aucun des 2 n'est une figure de proue de leurs éditeurs (Spiderman et les X-men d'un côté, Batman et Superman de l'autre), dénués de  véritables super-pouvoirs, en quête de vengeance suite au décès de leurs pères respectifs, dotés d'un physique plutôt avantageux (être aveugle a ses avantages de ce point de vue là, semble t'il^^), tout semblait fait pour que leurs aventures sur petit écran aient un résultat similaire. Je me trompais lourdement!

 

  • Des univers bien différentsdaredevil-poster

L'action de Daredevil se déroule dans le quartier d'Hell's kitchen, un ghetto multi-ethnique de New York tout ce qu'il y a de plus crasseux, dangereux et corrompu. C'est là qu'a grandi le petit Matt Murdock, fils de boxeur irlandais de seconde zone, dont le destin va basculer 2 fois: le jour où il perdra la vue suite à un accident, ce qui va le pousser à surdevelopper ses autres sens, et lorsque son père sera assassiné pour une sombre histoire de combat truqué, poussant le très croyant Matt à se ranger du côté de la justice en devenant un brillant avocat. Malheureusement, constatant son impuissance face à celles et ceux qui détiennent les rennes  dans son quartier, il décide d'utiliser ses poings, malgré son handicap et  ses conflits intérieurs.

De son côté, Arrow narre les exploits d'Oliver Queen, playboy milliardaire de Starling city, qui voit son avenir tout tracé se dérober sous ses pieds quand le yacht du paternel coule avec lui dans les mers de Chine, le faisant passer pour mort pendant 5 ans. Une période durant laquelle il a parfait son art du tir à l'arc sur une île avant de se faire secourir par des pêcheurs. De retour dans sa ville natale, profondément changé par cette expérience douloureuse et persuadé que la mort de son père n'avait rien d'accidentel, il décide de s'attaquer aux pourris qui gangrènent sa ville sous l'identité secrète de Green Arrow (l'Archer vert, pour les anglophobes^^)

 Ce petit rappel des faits montre la différence de moyens entre les 2 héros, l'un n'ayant que son courage, son intelligence, sa ténacité et sa maitrise des arts martiaux pour affronter les puissants quand l'autre bénéficie de capacités physiques et financières bien plus conséquentes pour partir à la chasse aux traitres. Il est amusant de noter que s'il on fusionnait les 2, on obtiendrait à peu de choses près le portrait-robot d'une célèbre chauve-souris...Passons. Ce grand écart justifie,en tout cas partiellement, les choix effectués pour l'adaptation en série TV.

  • Le grand fossé des genres

Vu le contexte, c'est tout naturellement que les producteurs de Daredevil se sont orientés vers le polar urbain, notre petit diablotin menant l'enquête pour découvrir qui se cache derrière l'ensemble des trafics qui gangrènent son quartier. Si l'action est présente (et plutôt bien chorégraphiée), ce n'est jamais au détriment de ses personnages. Le format choisi (13 épisodes de 55 minutes) donne le temps à ces derniers de s'étoffer, parfois de manière convenue et/ou agaçante mais toujours dans l'idée d'aller au bout des choses, ce qui amplifie grandement l'effet émotionnel quand certains d'entre eux disparaissent,quel que soit leur camp. La mise en scène léchée contraste avec la violence exacnetflix_daredevil_motion_postererbée de certaines scènes, qui impacte d'autant plus le spectateur. Là encore, l'ambiance crépusculaire, avec un héros en proie au doute et la confrontation de 2 visions de la justice, porte la marque de Jeph Loeb, producteur sur la série et bien connu pour son travail de scénariste sur .... Batman (Un long halloween, Amére victoire, Silence...). Coïncidence? Rien n'est moins sûr... Tout ceci est rendu possible par une interprétation sans fausse note, Charlie Cox endossant parfaitement le rôle du casse-cou aveugle. Mais c'est bien Vincent D'Onofrio, par son mélange de douceur infantile et de fureur bestiale qui tire la série vers des cimes qu'on pensait inenvisageables pour une production Marvel. 

Arrow n'a pas (et n'a jamais eu) cette prétention: de par son format classique (23 épisodes de 40 minutes) et de ses moyens limités ( cf. des effets spéciaux un peu Arrow-s2-muské-olalalalacheaps), la série se concentre essentiellement sur l'action, chaque épisode faisant figure de stand alone où s'insère le fil rouge de la vengeance du héros masqué. Les épisodes défilent à grande vitesse, très rythmés, mais faute de mise en scène originale, ils peinent à vraiment marquer, malgré des cliffhangers plutôt habiles. Un constat amplifié par un défilé impressionnant de personnages secondaires comme autant d'étoiles filantes qui disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues...Ca sauterait moins aux yeux si les personnages récurrents étaient bien développés, mais malheureusement tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, avec des personnages féminins particulièrement indigents. Puis ce culte des corps! Tout le monde donne l'impression d'être sorti de Vanity Fair, la lissitude en prime, le sang en moins...Tout ceci donne l'impression qu'Arrow n'est qu'une base arrière pour lancer des personnages qui pourront être utilisés dans les futures productions DC. Une usine à héros, en quelque sorte...

Pour conclure, on pourra dire que les 2 séries ne visent pas tout à fait le même public: celles et ceux qui dévorent les séries comme du pop-corn  sans être trop regardants privilégieront l'action frénétique d'Arrow, quand ceux pour qui les personnages priment sur tout le reste seront contentés par Daredevil. Pour ma part, cette dernière a ma préférence, car elle transcende le genre super-héroïque, comme a su le faire Nolan avec sa trilogie...Batman. On y revient toujours...^^

Voir aussi

Jeux : 
Batman : Arkham Knight
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