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    On a joué à Hyrule Warriors L'Ère du Fléau : Nos impressions écrites et vidéo au coeur de la mêlée

On a joué à Hyrule Warriors L'Ère du Fléau : Nos impressions écrites et vidéo au coeur de la mêlée

Par Thomas Pillon - publié le
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Parce que certains acteurs de l'industrie préfèrent ne pas céder à l'air du temps, Nintendo était parvenu à garder intact le secret entourant son jeu de fin d'année, dévoilé à la surprise générale en septembre dernier. Faute de connaître la suite des aventures de Link et Zelda, c'est dans le passé de Breath of the Wild que Nintendo nous invite à finir 2020.


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Après un premier Hyrule Warriors qui croisait, en plus du fer, le gameplay génocidaire d'un Musō à l'univers de The Legend of Zelda, Nintendo et Koei Tecmo continuent leur petit bout de chemin avec L'Ère du Fléau, qui se situe pour ceux qui n'auraient décidément rien suivi 100 ans avant le réveil du rouquin de service au début de Breath of the Wild. Mais suffit-il de flatter le fan pour faire recette ? C'est l'épée encore pleine de sang verdâtre que nous vous livrons nos premières impressions.

Peinture fraîche

George Lucas ne vous dira pas le contraire : dans un univers de fiction, il est toujours difficile de tenir son public en haleine avec une préquelle, aussi morcelée soit-elle. Et pourtant, dès ses premières minutes, ce nouvel Hyrule Warriors nous plonge après un bref discours royal au coeur d'une guerre dantesque qui n'était qu'évoquée dans l'opus de 2017. Musō ou pas, nous sommes ici dans une histoire considérée comme officielle, et Koei Tecmo entend bien capitaliser sur cet univers déjà culte pour caresser le fan dans le sens du poil tout en comblant certains pans de l'intrigue. Le développement main dans la main semble avoir porté ses fruits, puisque l'on retrouve avec bonheur les environnements encore intacts et des personnages aux visages bien connus, fringants et colorés. Si la plastique du premier Hyrule Warriors n'était pas des plus flatteuses, cet épisode profite de tous les assets de Breath of the Wild, et permet ainsi une parfaite continuité visuelle et artistique, qui donne a priori l'impression de ne pas avoir à faire à un vulgaire spin-off. C'était d'ailleurs la promesse initiale du producteur Yosuke Hayashi, une promesse en partie respectée.

Prodiges, les missions

En partie seulement ? Oui, car derrière sa fidélité visuelle, ses couleurs chatoyantes et son casting anthropomorphe de têtes déjà connues, L'Ère du Fléau reste viscéralement un jeu Koei Tecmo. Les batailles grandioses sont ainsi le prétexte à occire du mob par centaines, dans des combats toujours un peu brouillons, dans lesquels se glissent ici et là quelques éléments de stratégie. Pour se faciliter la tâche et looter des ingrédients par dizaines (comme dans l'original), on pourra toujours décocher une flèche dans un baril explosif, ou profiter d'une supériorité géographique pour balancer une rasade de bombes en contrebas. Loin de la finesse et de la dimension organique de Breath of the Wild, L'Ère du Fléau est avant tout un Musō, avec tout ce que cela implique de collisions hasardeuses, de caméra un peu folles et de missions annexes redondantes. Si les premiers généraux croisés sur le champ de bataille récompensent la bonne utilisation des aptitudes télékinésiques de Link et de ses futurs Prodiges, tous les évènements qui s'écartent de la trame principale permettent de gagner de l'expérience et de faire progresser les différents régions d'Hyrule, mais semblent surtout là pour gagner du temps. La world map fidèle et donc forcément gigantesque fourmille de missions, recettes à débloquer et autres compétences bonus à gagner pour vos compagnons d'armes. Si tous ne se valent pas, reconnaissons à Koei Tecmo l'effort de proposer pour chacun d'entre eux un gameplay vraiment différencié : Impa gère la mi-distance comme personne, là où Urbosa semble tailler pour rentrer dans le tas, tandis que Daruk le Goron pulvérise n'importe quel adversaire au corps-à-corps. On appréciera à ce titre l'achat d'expérience, qui permet de faire grimper très vite en compétences vos dernières recrues. 

Divines idylles ? 

Ceux qui auront bouclé la démo disponible sur l'eShop auront déjà pu découvrir la suite du prologue, alors que Link part à la rencontre de ces champions en devenir pour les persuader de rejoindre les rangs du roi Rhoam Bosphoramus Hyrule, et ainsi empêcher le réveil de Ganon et la désolation qui s'en suivrait. Chaque mission permet de jouer la carte du fan service en revisitant des localités bien connues et encore fièrement debout, et les experts reconnaîtront ainsi sans mal les lieux qu'ils ont découvert en 2017, sous un tout autre jour. Seul bémol : Musō oblige, il faut cette fois composer avec des zones étendues, mais finies. Adieu l'exploration et la découverte, nous sommes là pour faire péter le compteur de morts, un exercice qui trouve surement son paroxysme dans les phases de pilotage des Créatures Divines, qui finissent d'appuyer des clins d'oeil pourtant déjà nombreux. Malheureusement, ces phases brouillonnes et peu lisibles n'apportent pas grand chose à la formule, et jouent le rôle d'exutoire, à base de missiles élémentaires et attaques aussi spectaculaires que dévastatrices. Mais sur le seul plan ludique, on se demande où réside l'intérêt de parcourir quelques couloirs pour massacrer des troupes que l'on distingue à peine...

ON L'ATTEND... MOYENNEMENT ! 
Difficile de se montrer particulièrement enthousiaste après ces deux premiers chapitres de L'Ère du Fléau : si les fans purs et durs risquent de replonger avec délectation dans cet univers fidèle à Breath of the Wild, il ne faut pas pour autant s'attendre à autre chose qu'une nouvelle skin plaquée sur la formule déjà bien connue du Musō. Si cette aventure s'annonce donc sans grande surprise, elle risque fort de frapper les Hyliens d'adoption en plein coeur, quitte à laisser tous les autres sur le bas-côté.

Galerie photo Hyrule Warriors L'Ère du Fléau - 15 images (cliquez pour zoomer)

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