1. Jeux Vidéo Gameblog
  2. >
  3. Actualités
  4. >
    Mount & Blade II Bannerlord : Nos impressions après 8 ans d'attente, entre excitation et questionnement

Mount & Blade II Bannerlord : Nos impressions après 8 ans d'attente, entre excitation et questionnement

Par Camille Allard - publié le
×

ENFIN ! Après 8 ans d'attente nous avons pu finalement toucher à Mount & Blade II : Bannerlord au delà des simples démos de la Gamescom ou de l'E3. Cette fois c'est la bonne, le jeu est disponible en accès anticipé comme son illustre aîné Warband à l'époque. Le contenu actuel est-il encourageant ? Est-ce prometteur pour la bonne année d'accès anticipé qui s'annonce avant la sortie finale ? C'est ce que nous allons voir.

Mount & Blade II : Bannerlord a pour ambition d'être plus accueillant pour le nouveau venu car il est vrai que la saga n'a jamais été faite pour être facile à prendre en mains. Et très honnêtement ce n'est clairement pas mieux avec cette suite. Il s'agit toujours d'un jeu sandbox dans lequel il n'y a pas vraiment de ligne directrice si ce n'est un léger fil rouge pour tout de même donner une apparence de scénario. Le tutoriel il est vrai est un poil plus fourni que son prédécesseur.

Après avoir passé la case du camp d'entrainement où l'on apprend à magner épée, lance, bouclier et diverses armes de jets on apprend de manière accélérée (en 15 minutes) comment fonctionne quelques mécaniques RPG. Discuter avec un PNJ, prendre une quête... Mais c'est vraiment très succinct et on va devoir rapidement se débrouiller seul et découvrir ce qui fait le charme d'un tel jeu.

La définition même du bac à sable

Il n'y a pas meilleure définition que ce jeu si l'on devait expliquer ce qu'est un sandbox (bac à sable). Le joueur est entièrement livré à lui-même et c'est à lui de découvrir petit à petit ce qu'il est possible de faire dans le jeu via la curiosité et la recherche. Le jeu est séparé en deux grandes phases : la carte de campagne et les phases en temps réel (vous pouvez aisément voir la différence entre les deux dans les screenshots qui parsèment cette preview). La carte de campagne permet de se déplacer avec notre personnage vue de haut qui est amené à recruter des troupes, rencontrer des PNJ, faire des quêtes, faire du commerce, etc. Les phases en temps réel permettent quant à elles de lancer des batailles et de l'exploration/découverte. 

La finalité si l'on devait absolument en donner une est de faire prospérer son clan qui part de zéro. Avec le maigre argent en poche on va devoir recruter quelques paysans ou quelques mercenaires pour nous accompagner et gagner notre croûte via des missions simples : retrouver un enfant disparu, amener des vivres d'un point A à un point B... Petit à petit l'argent s'accumule et les 3 soldats qui faisaient auparavant office de garde du corps vont se transformer en une petite troupe d'une dizaine d'hommes. Avec elle, il sera possible d'effectuer des missions un peu plus rémunératrice comme chasser des bandes de criminels qui détroussent les honnêtes gens sur les routes. Il sera alors possible de faire des prisonniers et de récupérer le matériel pour le revendre. Libre à vous ensuite de recruter de force les prisonniers ou alors de les vendre comme esclaves dans une grande ville. 

Le fil de l'épée

Petit à petit la troupe d'une dizaine d'hommes commence à ressembler à une petite armée d'une cinquantaine de guerriers qu'il va être possible évidemment au fil des combats d'améliorer. Les paysans peuvent devenir des fantassins qui eux-mêmes peuvent au choix ensuite devenir des archers/arbalétriers ou homme en arme. À force de gagner des combats et d'emmagasiner de l'expérience pour vos troupes, ce qui était auparavant une troupe mal organisée de paysans sous-équipée va devenir un véritable ost médiéval avec des chevaliers et des combattants très aguerris. Il sera ensuite possible de servir comme mercenaire auprès d'un Suzerain ou de devenir même plus tard Vassal de celui-ci et d'avoir des terres. D'abord un village qui vous apportera de l'argent et des hommes pour travailler la terre et dans vos armées, puis un château pour sécuriser une région.

Un monde vaste

En se débrouillant bien il sera même possible plus tard de forger son propre Royaume et d'écraser vos rivaux pour dominer Calradia (le nom du continent). Par ailleurs, au début du jeu 8 grandes factions existent :

  • L'Empire qui est découpé en 3 sous-factions : l'empire Occidental, l'empire Austral et l'empire Boréal. L'empire s'inspire de l'empire Byzantin aussi bien du côté du design des troupes que des villes et du fonctionnement politique.
  • Sturgia aux influences mi-Russes, mi-viking.
  • Battania qui s'inspire des Celtes et des Gaulois
  • Vlandia  qui prend comme inspiration les Normands du haut moyen-âge
  • Aserai qui s'inspire du califat Omeyyade
  • Khuzait Khanate qui s'inspire de la Mongolie

Très vite des guerres vont éclater entre les Royaumes et il faudra choisir son camp pour sortir son épingle du jeu.

Épique, tout simplement

Les batailles en temps réel se déroulent à la troisième personne (voir screen) et il est nécessaire de donner des ordres à vos troupes. Demander à la cavalerie de vous accompagner pour une attaque sur le flanc, demander aux archers de rester en retrait derrière un épais mur de bouclier... Selon l'ennemi qui fait face il faut aussi bien gérer les formations que les combats.

Si l'adversaire est très bien équipé en archers ou arme de jets alors il faudra demander aux soldats avec des boucliers d'avancer en formant un mur (shield-wall). Si beaucoup trop de cavalerie ennemie charge et que vous êtes dans une situation défavorable il est par exemple possible de demander à vos lanciers de former un cercle de défense autour de votre personne pour défendre au mieux vos positions. Bref, les possibilités sont nombreuses. D'autant qu'il est aussi possible de donner le commandement à un de nos compagnon (des personnages de première importance que l'on rencontre lors de nos aventures). Les batailles peuvent être vraiment épiques surtout quand il s'agit d'un siège de château où plusieurs centaines d'hommes peuvent s'affronter. La bande-annonce ci-dessus représente bien ce qu'il est possible de faire sans artifices aucun.

Des faiblesses

Le temps réel permet aussi d'explorer les villes et villages pour se détendre ou tout simplement pour décider quel fief conviendrait le mieux à notre clan ou notre futur Royaume. Le jeu ne brille pas particulièrement par sa technique (c'est souvent le cas avec les titres dotés d'un développement très long) mais il y a tout de même de beaux panoramas et le moteur est capable de gérer des centaines et des centaines d'IA en même temps ce qui reste un point fort. Evidemment pour un jeu de 2020 l'ensemble demeure un poil décevant en termes de technique. On notera aussi les nombreux bugs (crash) qui parsèment l'accès anticipé mais qui sont résolus au jour le jour par des patchs.

(Pour info, une Version du jeu à -15% chez Gamesplanet est disponible à cette adresse !)

ON L'ATTEND... AVEC GRANDE IMPATIENCE !
Si vous êtes fan de la première heure, vous n'avez rien à perdre et vous allez être happé par cette aventure sandbox si particulière. Si au contraire vous hésitez fortement, demandez-vous d'abord si un jeu qui ne vous accompagne pas vraiment est fait pour vous. Si vous êtes du genre à avoir besoin d'une direction ou d'un scénario complet pour apprécier un jeu vidéo alors Mount & Blade II Bannerlord n'est clairement pas pour vous. Ce n'est pas un jeu qui vous infantilise mais qui fait appel à votre esprit créatif et qui vous force à créer vos propres aventures. Attention aussi si vous n'êtes pas très à l'aise avec l'anglais, actuellement le jeu est uniquement disponible dans la langue de Shakespeare. Le studio TaleWorlds compte bien sur cet accès anticipé pour écouter la communauté et continuer pendant au moins 1 an à ajouter du contenu et améliorer les choses. Le jeu est très excitant en l'état et a beaucoup de choses à offrir si l'on prend le temps d'en découvrir ses aspects, parfois un peu rudes il est vrai.

Galerie photo Mount & Blade II : Bannerlord - 8 images (cliquez pour zoomer)

La rédaction vous recommande