1. Jeux Vidéo Gameblog
  2. >
  3. Actualités
  4. >
    On a joué à Disaster Report 4 Summer Memories : Une catastrophe pour la team premier degré

On a joué à Disaster Report 4 Summer Memories : Une catastrophe pour la team premier degré

Par Thomas Pillon - publié le
×

On se pince, on se frotte les yeux, on se tâte le bras droit, des fois que. Est-on en ce jour grisâtre de janvier vraiment en train de jouer à la version finale de Disaster Report 4 : Summer Memories ? L'expérience a tout d'une hallucination. Le quatrième épisode de la série Zettai Zetsumei Toshi (SOS the Final Escape) revient de si loin : à l'origine prévu pour débarquer le 10 mars 2011 au Japon, un certain tsunami suivi d'une fuite mortelle du réacteur nucléaire de la centrale de Fukushima aura raison de lui, et pour cause. 


À voir aussi : TEST FLASH de Tokyo Mirage Sessions #FE Encore : La J-pop dans tous ses états sur Switch


Après toutes ces péripéties, rien ne sera évidemment plus pareil : dès les premières minutes, le ton se veut plus sérieux, et le jeu d'interroger le joueur sur la façon dont il réagirait en cas de catastrophe naturelle. Porterait-on secours aux blessés alentours ? Partirait-on en courant retrouver ses proches ? Serait-on véritablement en mesure de penser correctement ? En définissant les traits de votre avatar masculin ou féminin, Disaster Report 4 : Summer Memories vous interroge également sur la personne que vous êtes, et si le second degré fait partie des interprétations possibles (et autorisées), la réflexion s'invite immanquablement dans les esprits.

Das Bus

Les possibilités de personnalisation sont finalement assez limitées, et notre OL (Office Lady) blonde platine démarre comme nous son histoire durant un banal trajet de bus. Mais un cas de conscience se présente immédiatement, alors qu'une vieille dame se présente : va-t-on profiter de la robustesse de la jeunesse pour lui céder son siège ? Et si oui, pourquoi ? Le jeu attribue alors des points de moral en fonction de ces nombreuses décisions qui affecteront le dénouement de l'aventure. Faites preuve de charité, et vous serez récompensés. Profitez de la situation pour séduire ou extorquer de l'argent aux quidams de passage, et vous finirez par le payer. Mais pas le temps de niaiser : alors que tous les téléphones (datés, eux aussi) se mettent à sonner en choeur, l'évidence s'impose à tous : un tremblement de terre arrive, et vite. 

Duck and cover

Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons ainsi à déambuler un peu sonné dans les rues d'une métropole dévastée, et l'aventure commence alors pour de bon. Le jeu ayant profité de l'expertise des pompiers de la ville de Kobe, le côté loufoque et grotesque des précédents opus n'est plus, ou en tous cas pas forcément là où on l'attend. Disaster Report 4 : Summer Memories joue ainsi dès ses premières minutes la carte de la pédagogie, et vous incite à trouver le square le plus proche, histoire de vous rappeler qu'en pareille situation, il convient de se tenir le plus éloigné possible des bâtiments. Heureusement, la dimension comique reste présente pour nous autres gaijins, puisque la plupart des citadins en perdition que vous croiserez ici et là manifesteront une attitude typiquement nippone, en se rongeant les ongles à l'idée de ne pas pouvoir immédiatement retourner travailler. Et puis, il y a ce quidam qui se demandera après avoir vu un immeuble s'écrouler devant ses yeux ébahis si "les gens à l'intérieur vont bien"... 

L'épisode de la maturité 

Mais derrière les rires, le jeu souffre dès les premières minutes de son grand âge : pensé pour la PlayStation 3, ce quatrième épisode traîne la patte sur à peu près tous les plans, et le tremblement de terre n'y est pour rien. Entre les zones étriquées, les collisions qui laissent deviner le découpage grossier de chaque élément du décor, les déplacements bien raides et des événements qui se déclenchent un peu quand cela leur chante, il sera bien difficile d'avaler sans grimacer la pilule, aussi attendue fusse-t-elle. Les mécaniques accusent elles aussi le coup, puisqu'il faudra en début de partie se contenter de récupérer des objets de survie, et d'errer comme une âme en peine à la recherche d'une mission lambda, qui sera prétexte à l'exploration des mêmes zones déjà arpentées. Mais malgré tous ces défauts, le jeu récupéré par le studio Granzella serait presque attendrissant, un peu comme un enfant moche et maladroit qui réveillerait tout de même en nous un je-ne-sais-quoi d'attendrissement. 

ON L'ATTEND... ÉTRANGEMENT !
Disaster Report 4 : Summer Memories revient de loin. De très loin, même. Est-ce là une raison suffisante pour lui pardonner ses nombreux défauts sur le plan technique ? Visuellement daté, bancal, et basé sur des mécaniques qui accusent pas loin de deux générations de retard, il se dégage tout de même de cette drôle d'aventure un soupçon de grotesque qui le rendrait presque sympathique. Si les amateurs de premier degré peuvent fuir dans la direction opposée, les otakus pur jus et les joueurs avides d'expériences en plein décalage pourraient avec un peu d'indulgence passer un sympathique moment, et se taper quelques franches barres de rire au passage. Verdict définitif le 7 avril prochain.

Galerie photo Disaster Report 4 : Summer Memories - 4 images (cliquez pour zoomer)

La rédaction vous recommande

5 commentaires
  • Les plus récents
  • Les plus anciens
Tous les commentaires (5)