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Legends of Runeterra : On a testé le jeu de cartes de Riot Games, premières impressions

Legends of Runeterra : On a testé le jeu de cartes de Riot Games, premières impressions

Par Eva Martinello - publié le
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Legends of Runeterra est le jeu de cartes gratuit de Riot Games qui sortira en 2020 sur PC et mobile. On a pu y jouer de bonnes heures, voici nos toutes premières impressions !

Le nouveau jeu de cartes de Riot Games, Legends of Runeterra, a été annoncé à l'occasion des 10 ans de League of Legends. Voici ce que l'on a pensé après quelques heures de jeu en sa compagnie !

Du MOBA au jeu de cartes

Legends of Runeterra est un jeu de cartes gratuit basé sur l'univers de League of Legends. Il sortira en 2020 sur PC et mobile. Non seulement le jeu pourra être obtenu gratuitement, mais a priori, il n'y aura aucun moyen pour les joueurs de payer pour obtenir plus de cartes : la monétisation du jeu sera entièrement basée sur des éléments n'influençant pas le gameplay comme des cosmétiques, icônes de joueurs et d'autres éléments.

Dans sa version de bêta fermée, le jeu contient 318 cartes en tout, dont 24 cartes de rareté légendaire : les cartes de champions. Elles sont classées dans 6 factions différentes, qui sont des régions connues de Runeterra. Les saisons dureront 4 mois, avec des extensions qui introduiront de nouvelles régions et agrandiront celles déjà existantes. Runeterra est un terrain de jeu qui offrira de nombreuses possibilités à Riot Games ; des centaines de personnages et créatures ont été citées dans les histoires du jeu.

Accessible, mais pas simpliste

Commençons par ce que l'on remarque tout de suite : la direction artistique et l'interface utilisateur. Déjà, l'identité visuelle du jeu est très travaillée et l'effet est là. Pour un jeu qui en est à sa phase de bêta, c'est plutôt réussi. Riot a eu le sens du détail : pour ceux qui apprécient particulièrement le design des cartes, il est possible de les agrandir pour contempler les images complètes. Du côté de l'interface utilisateur, elle est intuitive et remplit son rôle. Mais le vrai défi sera de garder ses qualités sur mobile, mais nous n'avons pas pu tester le jeu sur la plateforme. 

Le jeu est aussi accessible, même pour les joueurs qui ne sont pas habitués aux jeux de cartes : avant de se frotter à des vrais joueurs, il y a une dizaine de tutoriels à parcourir pour découvrir les mécaniques de bases du jeu, puis celles propres à chaque région. Le jeu sera encore plus facile à prendre en main pour les connaisseurs de League of Legends, car les champions sont reconnaissables par rapport au MOBA (Thresh garde des mécaniques de soutien, Garen de tank, Zed et Yasuo d'assassins...), mais pour les autres, il faudra se faire aux spécificités de chaque champion.

Le but du jeu : toujours détruire le Nexus

Concrètement, voici comment se déroule une partie. Les deux joueurs commencent une partie avec un Nexus à 20 points, et elle est gagnée par celui qui le fait tomber à 0. Une partie dure de 8 à 20 minutes environ et se découpe en deux phases : l'attaque et la défense, qui s'échange à chaque Round. Pour pouvoir placer ses cartes sur le board et attaquer le Nexus, il faut d'abord les sortir de sa main et les placer face découverte. Le but de les sortir de la main est de préparer la phase de défense, mais cela force à dévoiler sa propre stratégie.

Il y a deux types de cartes : les cartes classiques, qui utilisent des points de mana, et les cartes de sort, qui utilisent des points de sorts. Du côté de la valeur des cartes, chacune a un certain nombre de points de vie et des points de dégâts. Un deck se compose de 41 cartes, avec une main de départ de 5 cartes et la possibilité d'en changer jusqu'à 4 en début de partie. Parmi ces 41 cartes, 6 sont des champions. Ces cartes sont les plus rares et les plus puissantes ; ce sont elles qui mènent la danse. Ces champions, qui sont tous tirés de League of Legends, peuvent monter au niveau 2 (voire 3) pour accomplir des combos plus ou moins puissantes. C'est là tout le coeur de la stratégie.

Des decks à double classe

Concrètement, chaque carte appartient à une région de Runeterra, qui correspond à quelques styles de jeu particuliers. Pour le moment, il y a 6 régions différentes, comme Demacia, avec 4 champions tirés de League of Legends : Lux, Ezreal, Garen et Fiora. Chaque champion a une spécialité que plusieurs cartes de rareté moindres peuvent renforcer ou compléter. Garen est littéralement un tank, car il a la capacité de régénérer ses points de vie après un Round, ce qui le rend difficile à détruire. Pour le faire passer au niveau 2, il faut le faire survivre à plusieurs attaques adverses. Quand il évolue, ses statistiques sont améliorées et le rendent encore plus difficile à détruire. Pour tirer un maximum de cette carte, il est par exemple possible de prendre des cartes de Demacia de rareté moindre qui peuvent le soigner ou le protéger. 

En outre, chaque deck peut comprendre des cartes de deux régions différentes. Une synergie peut donc être créée entre différentes régions et champions, ce qui ouvre une énorme quantité de possibilités ! Nous ne reviendrons pas sur tous les styles de chaque région, mais on retrouve beaucoup d'effets d'autres jeux de cartes, tandis que d'autres sont plus originaux. En tous cas, l'adaptation des mécaniques de gameplay des champions de League of Legends dans ce jeu de cartes est très maline. 

Impossible d'acheter des paquets de cartes

L'un des grands axes de communication de Legends of Runeterra est qu'il n'y aura pas de moyens pour les joueurs d'acheter des paquets de cartes (ni de Battle Pass, a priori). La monétisation sera basée sur les cosmétiques. Pour gagner des cartes, un seul moyen, donc : jouer. Chaque jour, 3 défis pourront être remplis pour obtenir de l'expérience. Les parties offriront aussi de l'expérience, qui feront augmenter les niveaux de coffres pour obtenir des récompenses. A priori, il faudra beaucoup jouer pour avoir les 318 cartes, car un seul coffre de région peut être actif à la fois. Ainsi, si on souhaite obtenir des cartes de Freljord, le coffre devra être activé et toute l'expérience sera attribuée à ce coffre seulement. 

Chaque semaine, des récompenses additionnelles pourront être débloquées : c'est le "Vault Day". Selon l'expérience remportée au fil de la semaine, un coffre pourra être débloqué et offrira plus ou moins de contenu. Autant dire que tous les éditeurs ne peuvent pas se permettre de développer des jeux sur ce modèle économique, mais Riot Games en est capable et c'est très malin, dans un contexte où les loot boxes commencent à être interdites ou encadrées par les gouvernements.

Un jeu seulement fait pour les fans de League of Legends ?

Mais ce qui est sûr, c'est que ce jeu est fait pour les fans de League of Legends. L'univers de Runeterra n'est pas juste exploité pour bâtir un nouveau jeu à monétiser, mais il est aussi approfondi. En plus des champions existants, de nouveaux personnages reconnaissables sont introduits. On découvre plus d'informations sur les différentes régions, notamment sur Demacia, qui est particulièrement travaillée là-dessus : la stratégie joue sur une histoire de mages, comme Lux, contre des chasseurs de mages qui sévissent dans la région de Demacia. (mêmes voix?) Les clins d'oeil ne manquent pas ; par exemple, la stratégie de Lucian est entièrement basée sur son background (on n'en dit pas plus), et on a une carte qui se nomme "Draven's Biggest Fan". 

Les fans de League of Legends seront donc largement servis. Mais est-ce que ce jeu n'oublie pas non plus les joueurs qui ne connaissent pas l'univers ? Certes, les habitués auront moins de mal à prendre le jeu en main. Mais pour les autres, ce ne sera pas non plus mission impossible. L'univers fantastique de Runeterra est facile à prendre en main : il y a des créatures mignonnes, des esprits corrompus, des guerriers... les différentes régions ont un style bien à elles, ce qui fait que les autres joueurs ne seront pas perdus. Le potentiel de ce jeu, c'est qu'il a l'ambition d'intéresser toute une nouvelle communauté. 

En conclusion, le seul défaut principal que l'on a trouvé sur le jeu, c'est l'IA. Pour le moment, il n'y a pas de choix de difficultés et le seul disponible semble être "très facile". Pour apprendre un maximum, c'est donc mieux de faire du PvP classique. L'autre défaut est le deckbuilding ; si les fonctionnalités et options basiques sont disponibles, cela manque encore de raffinement. 

La bêta fermée de Legends of Runeterra est sorti, avec un lancement définitif prévu pour début 2020 sur PC et mobile. On suivra avec attention les évolutions du jeu !

Galerie photo Legends of Runeterra - 10 images (cliquez pour zoomer)

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