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On a joué 2 heures à The Outer Worlds : Le Fallout de l'espace tient-il ses promesses ?

On a joué 2 heures à The Outer Worlds : Le Fallout de l'espace tient-il ses promesses ?

Par Gianni Molinaro - publié le
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Quand Obsidian est au travail, on observe avec beaucoup d'attention. Orfèvre du RPG occidental, le studio d'Irvine racheté par Microsoft honorera son projet pour The Private Division en octobre. Celui-ci nous a vite mis dans sa poche à l'E3, mais nous avons eu davantage de temps pour nous faire une idée plus précise des forces de ce The Outer Worlds aguicheur.


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Un peu comme on découvre un survivant proche d'un abri dans les Terres Dévastées, Phineas Wells vous a réveillé vous, et personne d'autre, de votre sommeil cryogénique. Un peu comme si vous étiez déjà marqué comme une personne capable de faire basculer le destin de l'univers, c'est à vous, limite amnésique, évidemment, que revient la tâche de trouver un moyen d'aider ceux qui vous accompagnaient, et plus si affinités. Un peu comme si vous évoluiez dans les Terres Désolées, vous ne pouvez vous empêcher de penser que tout, de l'architecture aux costumes, a un aspect délicieusement rétro, âgé, vieillot. La vue subjective, le droit de ramasser tous les objets qui traînent, les quelques dialogues dans lesquels vous êtes impliqués, les multiples options à votre disposition, les pages de chargement sous forme de brochures à l'ancienne, vous donnent l'impression d'évoluer dans un Fallout sauce Bethesda qui prendrait place à la frontière de la galaxie. Le parallèle, qui n'a rien de péjoratif, est inévitable, surtout que cela vient du studio responsable du sensationnel New Vegas. Et qu'il a l'air de vouloir précisément en arriver là.

On a toujours le choix

Notre période d'essai, d'à peu près deux heures, nous plaçait sur la très rocheuse et colorée planète Monarch en compagnie de deux PNJ assignés, Parvati et Nyoka. Pas de directives, une quête principale dans le journal, pour s'échapper de cet endroit, qu'on suit quelques minutes.... Puis nous avons préféré explorer. Direction d'abord la ville de Fallbrook. Nous y entrons alors que la nuit tombe. Quelques personnages sont là pour la décoration, ne répondant à nos sollicitations que par une simple réplique. D'autres, en revanche ouvrent sur des séquences de bavardages qui montrent qu'une opportunité peut s'offrir. Des quêtes, en somme. Se débarrasser du gérant d'une usine, retrouver des bestioles servant à transporter de la drogue... Le déroulement semble déjà écrit. Mais c'est sans compter sur les possibilités qui peuvent se présenter grâce à vos caractéristiques.

Avec les points d'expérience placées dans des compétences comme le corps à corps, la défense, la discussion, la furtivité, encore le piratage, vous pouvez orienter votre avatar dans la direction souhaitée : devenir un habile orateur charismatique capable de retourner n'importe quel cerveau, un voleur presque invisible, un bourrin absolu et intimidant, voire un mix d'un peu tout... Tout a l'air de pouvoir influencer la direction prise par une mission. Ainsi que son issue. Après tout, pourquoi se contenter d'un pourcentage un peu bas d'un butin lorsque l'on a fait tout le sale boulot ? Persuader, mentir, découvrir une autre vérité, foutre le bordel... Vous avez le choix. Et c'est bon. Parce que beaucoup de choses sont prévues, que c'est fichtrement bien écrit et que les interlocuteurs réagissent toujours adéquatement en conséquence. Gare tout de même à la réputation et à ce que pensent les différentes factions en présence.

Planète Terreur

Bien sûr, lorsque l'on se balade et qu'on accomplit une tâche, il y a une part "physique". L'infiltration est gérée. Un coup en se mettant accroupi dans les herbes hautes, une autre fois avec un déguisement holographique qui, si vous êtes interpellé et répondez mal à certaines questions, peut s'évaporer. Des combats, The Outer Worlds n'a pas l'air d'en manquer. Les différentes zones de la planète arpentée (avec voyage rapide débloqué lorsque l'on accède à l'une d'elles pour la première fois) grouillent de créatures au physique pas très facile, pleines de dents acérées et autres attributs utiles en cas d'agression, et de pillards armés jusqu'au slip.

Le choix des développeurs s'est porté sur du combat direct, ce qui pourra faire tiquer les puristes. Qu'on se rassure, manette en mains, les sensations s'avèrent réjouissantes. À coup de masse ou de sabre, un flingue, une mitraillette ou un fusil de sniper entre les pognes, on trouve son compte et l'opposition, en mode de difficulté normal, sait se révéler à la hauteur. Enfin, surtout grâce au nombre, l'intelligence artificielle étant encore capable de belles gaffes lorsqu'il s'agit de se mettre à couvert. Dès lors, l'enclenchement d'un bullet time baptisé Dilatation Temporelle Tactique suffit. Face aux plus coriaces, vos accompagnants peuvent être invoqués et relâcher une attaque dévastatrice. En temps normal, même problème : ils visent bien, ne rechignent pas, mais ont tendance à oublier d'éviter de vous canarder si vous vous retrouvez dans la ligne de tir. On verra bien, mais les moins subtils trouveront sûrement de quoi passer un bon moment, bien qu'on espère que le bestiaire se trouvera plus étoffé sur les dizaines d'heures de jeu qui nous attendent.

Encore, s'il vous plaît

Deux heures, c'est énorme. Mais à l'échelle d'un titre comme The Outer Worlds, cela ne représente ... rien. Bien sûr, on est heureux d'avoir pu plonger les mains dedans. L'atmosphère s'annonce fantastique, avec un humour ravageur, ultra maîtrisé, et une ambiance sonore réussie. La tonne d'alternatives durant vos pérégrinations se pressent. La technique, sans pour autant sortir de l'ordinaire (la plupart des animations et une bonne portion des textures ne risquent pas de rester dans les annales) suffit à l'immersion dans un univers artistiquement plaisant. La tonne d'alternatives à chacune de vos pérégrinations, qu'on imagine nombreuses voire submergeantes,  laisse penser qu'aucune partie ne se ressemblera. Et là, on en redemande. Vite.

ON L'ATTEND... À LA FOLIE !
Il suffit décidément d'un rien pour qu'un jeu Obsidian puisse nous émoustiller. Un peu d'humour, d'espièglerie, d'écriture bien ciselée, et la vie dans les étoiles à explorer des terres hostiles, parler avec des personnages tous un peu dérangés, jouer les héros ou les sales cons nous paraît immédiatement indispensable. S'il demeure quelques points, essentiellement techniques, sur lesquels on aurait tendance à se montrer dubitatifs, cela n'empêche pas The Outer Worlds d'avoir réussi à s'affirmer comme un jeu de rôles à attendre pied ferme. Ah ça oui, vivement le 25 octobre prochain pour vérifier qu'il est bien un stellaire, sur PS4, Xbox One, PC - plus tard sur Nintendo Switch.

Galerie photo The Outer Worlds - 12 images (cliquez pour zoomer)

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