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On a joué au très poétique Concrete Genie, nos impressions peinturlurées

On a joué au très poétique Concrete Genie, nos impressions peinturlurées

Par Gianni Molinaro - publié le
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Nous l'avions découvert lors du showcase de Sony de la Paris Games Week 2017. Et nous avions plutôt accroché au style du nouveau jeu du tout petit studio derrière Entwined. Passé entre des centaines de mains et par de nombreux salons, prenant note pour se corriger et forcé à se reporter, Concrete Genie sera enfin parmi nous après la rentrée. Et on pense qu'il a bien fait ses devoirs.

On a beaucoup parlé de son style visuel charmant, de ses modes VR... Mais qu'est Concrete Genie exactement ? Imaginez un Jet Set Radio sans rollers, un Okami sans loup ou un Epic Mickey sans Disney, calme, onirique, situé dans une ville côtière décatie en proie à la grisaille, où errent sans but de jeunes garnements dont votre avatar est la cible privilégiée. Ash, c'est le prénom du héros - affilié au VFX artist de PixelOpus, Ashwin Kumar, qui a émis l'idée initiale du jeu -, est un artiste. Il aime griffonner, mettre de la couleur à une vie plutôt morne et s'inventer des amis par le biais de ses croquis. Victime une fois encore de harcèlement par les vauriens du coin, il va dans son malheur se retrouver avec un pouvoir extraordinaire : celui de décorer les murs à l'aide d'un pinceau magique et d'y matérialiser des créatures fantastiques, les génies.

On écrit sur les murs

Face à l'invasion perceptible d'une étrange moisissure noire, Ash se découvre une mission, un objectif. Motivé par Splotch, génie qui s'est incarné dans son sac à dos, il doit écarter cette menace avec son "arme" et rallumer les lumières de la triste Denska grâce à ses dessins. La première zone, pour se faire la main, est le port. Il y rallume les ampoules à force de placer son ouvrage à leur portée. Celles-ci ne sont qu'en partie conçues par le joueur. En trouvant des pages volantes, il intègre à son carnet des patterns d'étoiles, de feuilles, d'arbres, de soleils dont il peut simplement modifier l'orientation et la taille. Avec un résultat à l'écran assez somptueux. Mais les ténèbres ainsi que la bande de vilains garçons empêchent d'aller n'importe où. Pour ces derniers, rien de très compliqué : un peu de furtivité, de bonds et d'escalade accompagnés d'une diversion sonore, cela suffit à les faire décamper. Reste que pour la moisissure, il faut une autre méthode : la super peinture.

La quantité utilisable dépend d'une jauge que seule la satisfaction des génies que vous créez - formes et attributs - à des endroits définis peut alimenter. Ils ont parfois des envies de décoration spécifiques. Une fois contentés, vous voilà prêt à dégainer le pouvoir, et permettre à vos compagnons d'avancer par-delà l'ancien obstacle par la même occasion. Très simple à prendre en mains, surtout si l'on attribue la visée au stick droit plutôt qu'au gyroscope inscrit par défaut, très facile à comprendre, Concrete Genie motive assez bien à fouiller le secteur, pour y récupérer tous les éléments nécessaires en vue d'étoffer sa palette.

Où y'a le génie, y'a du plaisir ?

Et puis il faut dire ce qui est : le projet de PixelOpus se révèle absolument ravissant. L'application des différentes fresques personnelles offre un rendu magnifique et laisse une belle place à la créativité. Frais, mignon, léger, mais pas dénué de menaces. Nous avons dû affronter un boss d'un bien beau gabarit et assez effrayant. Fort d'un nouveau pouvoir autorisant à glisser sur le sol, nous l'avons arrosé de super peinture jusqu'à ce qu'il cesse. Avec tout même l'obligation de ne pas trop faire preuve de maladresse - bien heureusement, le maniement ne pose aucun problème. Un gros challenge en perspective ? Nous n'irons pas jusque là, mais l'on peut dire que certains puzzles et secrets sont en mesure de pousser à davantage de réflexion. Réaliser un dessin à la bonne taille, convoquer deux génies au même endroit pour qu'ils conjuguent leurs force sur un élément de décor.. Il y a moyen de penser que l'aventure en a encore sous la pédale. Et on l'espère, car ce conte onirique, anti-bullying et empreint d'un caractère très positif possède beaucoup de charme. Il ne faudrait qu'il se rompe pour des questions de redondance ou d'absence de renouvellement.

Une pointe de VR

Petit mot, enfin, concernant l'expérience en réalité virtuelle, disponible dès le lancement : il ne s'agit d'un bonus en deux parties. La première, que je vais éviter de spoiler, vous voit répondre aux désirs du petit diablotin Splotch. On y apprécie l'ambiance calme et l'immersion réussie à l'aide des PS Move, mais ne vous attendez pas à quelque chose de très long, de très mouvementé ou faisant fonctionner votre matière grise à plein régime. Le Free Painting, lui, ne s'est guère offert à nous. Mais le droit de créer des oeuvres vivantes à l'envi, sans contrainte et en vue subjective, sonne bien. Cela pourrait bien être une occupation de choix pour les petits enfants... Et les plus grands.

ON L'ATTEND... BEAUCOUP
Très joli, agréable à parcourir, le nouveau projet de PixelOpus a tout du petit jeu coup de coeur. Avec quelques idées bien placées, qu'on espère voir grandir au fur et à mesure que l'on progresse, il se présente, après une heure de jeu, comme un titre d'action-aventure familial prometteur. Il faudra cependant s'assurer que sur la longueur les mécaniques de relooking des murs et d'aide aux génies ne feront pas tomber l'expérience dans les méandres d'une répétitivité assommante. Réponse le 9 octobre prochain, quand Concrete Genie sera disponible sur PS4.

Galerie photo Concrete Genie - 13 images (cliquez pour zoomer)

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