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A Plague Tale Innocence : Nos impressions sur ce petit bijou sombre et poétique

A Plague Tale Innocence : Nos impressions sur ce petit bijou sombre et poétique

Par Camille Allard - publié le - mis à jour le
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Nous avons pu voir une troisième fois A Plague Tale : Innocence, le jeu du développeur bordelais Asobo Studio, et édité par Focus Home Interactive. Encore mieux même, puisque cette fois nous avons joué plus de 2 heures sur une version PC. On vous dit tout de ce retour en plein moyen-âge pestilentiel...


À voir aussi : A Plague Tale Innocence : Peste, rats et inquisition au programme du 3eme épisode


A Plague Tale Innocence est un jeu d'action/aventure/infiltration qui se déroule donc au Moyen-Age et plus précisément durant la grande épidémie de Peste Noire de 1348 en Europe Occidentale (mais qui toucha le monde entier et décima des millions de personnes). Nous y incarnons le personnage d'Amicia, une jeune adolescente, aînée d'une famille noble et d'un vassal du Roi de France. L'action se déroule plus précisément à Saint-Émilion en Gironde. On voit que le studio Asobo ne fait pas les choses à moitié...

Une métaphore qui coule de sens

Le jeu mêle habilement historicité médiévale et fantastique comme on le découvre très vite. En effet, la Peste Noire qui sévit est symbolisée par la présence de rats, qui représentent l'un des centres d'intérêts du jeu. Sans raison apparente, des hordes de rongeurs envahissent les contrées et dévorent tout ce qui se trouve sur leurs passages. La métaphore est évidemment compréhensible. Le rongeur à l'image de la maladie fait tomber les Hommes les uns après les autres sans distinction de sexe ni d'age.

Ça grouille

Leurs seuls points faibles est la lumière, car les bêtes immondes comme ensorcelées par le Malin ne sortent que la nuit et restent tapis dans l'ombre. Le titre joue avec ça et nous permet via quelques petites réflexions de trouver un moyen de se faufiler dans les décors sans attirer ces masses noires informes aux dents acérées. Mais outre la réflexion, le jeu nous fait aussi jongler avec d'intéressantes phases d'infiltration puisque les rats sont loin d'être nos principaux ennemis. L'Inquisition pour des raisons obscures (lors des premières heures du jeu en tout cas) s'intéresse à notre frère Hugo et il faut donc sans cesse leurs échapper. Si l'on rajoute à cela les paysans du coin qui nous pensent responsable de ce qui arrive, on est sans cesse sur le qui-vive.

Un conte gothique

Le jeu est d'une grande poésie malgré son aspect sombre. Un peu à l'image d'un film de Tim Burton ou d'un roman de Bram Stocker. Artistiquement épatant cette oeuvre nous plonge dans un Moyen-Age viscéral qui prend aux tripes. Le jeu nous dépeint des personnages touchants (de par leur âge et leur histoire) pour lesquels on frisonne, une vrai claque à ce niveau. Le choix de nous faire jouer des enfants permet de créer une véritable césure avec le jeu vidéo actuel et c'est assez rare pour être souligné. Evidemment il faudra voir si le gameplay tient la route sur la longueur mais pour l'instant nous n'avons qu'une hâte, c'est de connaitre la suite de l'histoire comme une bonne série.

ON L'ATTEND... AVEC IMPATIENCE !
A Plague Tale: Innocence s'annonce être une belle aventure à la fois sombre et poétique. Un petit bijou (français) qui sort de l'ordinaire et qui va clairement à contre-courant des tendances actuelles. Le jeu est un peu comme un poème de Baudelaire, un petit délice plein de sens et profond mais qui possède un noyau sombre qui se distille au fil des lignes. Le jeu est attendu pour le 14 mai 2019 sur PS4, Xbox One et PC.

 

 

Galerie photo A Plague Tale : Innocence - 6 images (cliquez pour zoomer)

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