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Bethesda bloque la vente d'un jeu "neuf" par un particulier et s'explique

Bethesda bloque la vente d'un jeu "neuf" par un particulier et s'explique

Par Gianni Molinaro - publié le
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Alors que la QuakeCon se tenait ce week-end pour le plus grand plaisir des fans de Bethesda, une information étrange venue de chez Polygon a commencé à faire le tour d'Internet. L'éditeur serait-il en guerre contre l'occasion ?


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L'occasion, c'est vieux comme le monde. On estime qu'il est temps de changer, de se débarrasser, on revend à moindre coût pour le bonheur de quelqu'un d'autre. D'ailleurs, si quelqu'un veut ma caisse, pas cher, juré...

Mais bref. Dans le jeu vidéo, on refourgue souvent un exemplaire "usagé" pour alimenter le prochain achat. Et même si ça embête les éditeurs qui n'en tirent aucun profit, les jeux d'occasion, c'est légal, comme le goût. Mais Bethesda n'a pas l'air d'accord avec tout.

Un citoyen américain de Philadelphia, Ryan Hupp, a contacté Polygon pour expliquer une mésaventure juridique pas banale. Souhaitant revendre sur le Marketplace d'Amazon son exemplaire PS4 de The Evil Within 2, qu'il n'a jamais ouvert et a conservé sous la cellophane, il s'est vu notifier par le cabinet juridique Vorys, qui travaille pour Bethesda, l'obligation de retirer son annonce sous peine d'une action en justice.

Étrange ? Un peu exagéré ? La nouvelle a parcouru les internets et l'éditeur a réagi officiellement :

Bethesda ne bloque et ne bloquera pas la vente de jeux d'occasion. Le problème de cette affaire est que le vendeur a présenté le jeu d'occasion comme "nouveau" sur le Marketplace d'Amazon.

Nous ne permettons pas les revendeurs non-autorisés à qualifier un jeu en vente de neuf car nous ne pouvons pas vérifier s'il n'a pas été ouvert et repackagé. C'est ainsi que nous essayons de protéger les acheteurs de l'escroquerie et nous assurons que nos clients vont recevoir un produit authentiquement nouveau, avec tout son contenu et sa garantie intacte.

Dans le cas présent, si le jeu avait été listé comme d'occasion, cela n'aurait pas été un problème.

C'est donc une histoire de mot qui fait qu'une personne s'est retrouvée dans cette situation pour le moins étonnante. Mais gare, le manque de souplesse, ça se remarque. Et si des groupes de consommateurs commencent à chercher le mot "bug" dans le dico et que ça aboutit à quelque chose de plus signifiant que l'action menée en 2012 par un habitant du Colorado qui avait vu une de ses sauvegardes d'Oblivion effacées sans prévenir...

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