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Civilization : Beyond Earth, 200 tours loin de la Terre, nos impressions

Civilization : Beyond Earth, 200 tours loin de la Terre, nos impressions

Par Erwan Lafleuriel - publié le

Cela fait bien longtemps que la série de Sid Meier et Firaxis ne nous a pas envoyé dans l'espace. Pas depuis Alpha Centauri, à vrai dire. Mais il faut bien de temps en temps vider la frustration de milliers de joueurs ayant lancé des fusées vers l'infini à répétition sans jamais avoir de retours. Avec Beyond Earth, c'est bon : des planètes pouvant accueillir la vie humaine ont été repérées, il est temps de les coloniser.

Quitter la Terre et s'installer sur un nouvel astre, ce n'est pas seulement un défi technologique (peut-être un jour surmontable), c'est aussi une mise à l'épreuve de l'humanité tout entière. C'est avec cette vision que Firaxis a imaginé les nouveaux objectifs de ce Civilization : Beyond Earth. L'avant garde va-t-elle s'adapter et fusionner avec la vie extra-terrestre ? Va-t-elle imposer ses règles et ouvrir la porte à un exode massive de terriens ? Ou va-t-elle s'affranchir du berceau de sa race et s'offrir une nouvelle indépendance loin de tout ? Harmonie, pureté ou suprématie, ce sont les trois voies dans lesquelles vous pourrez vous spécialiser jusqu'à la victoire. Il existe d'autres méthodes pour gagner, bien entendu.

L'effet conique représente la zone d'effet d'un satellite.

Des capitalistes dans l'espaaace

Mais nous n'en sommes pas là. Pour l'instant, découvrons les différences de gameplay de Beyond Earth avec un Civilization V. Plus de nations ici, mais des factions comme l'alliance Franco-ibérique, la coopérative pan-asiatique, la Polystralie, etc. Clairement, en 2600, l'humanité n'est pas encore unie dans un gouvernement mondial, et les rivalités ou même la guerre sont toujours d'actualité. C'est déprimant, mais c'est comme ça. Forcément, les richesses inédites d'une exo-planète intéressent tout ce beau monde et vous êtes un des premiers à débarquer avec votre vaisseau, qui se transforme aussitôt en colonie. Attention : pas question de survoler les lieux pendant des lustres, il faudra se poser sur un hexagone au choix dans une petite zone prédéfinie. Autre détail amusant : les factions adverses dirigées par l'IA arrivent petit à petit dans les tours qui suivent. Quant aux états indépendants de Civ V, ils sont remplacés par des comptoirs de corporations occupant une case et offrant des bonus à qui commercera avec eux.

Faut s'habituer à l'arbre de science, mais c'est intéressant.

Resistance is futile

Maintenant que tout le monde est installé, observons les alentours. Une grande partie du terrain est couverte d'un miasme toxique dont il faut se débarrasser pour éviter la mort lente des unités militaires et des détours agaçants. Sauf si vous choisissez la voie de l'harmonie, auquel cas les miasmes deviendront par la suite une substance bénéfique. On progresse en niveau dans chaque voie en débloquant certaines technologies plutôt que d'autres. Celles-ci sont disséminées dans l'arbre de science, qui se montre très différent de ceux rencontrés dans les Civ habituellement. Il permet une bonne vision des objectifs scientifiques à travers différentes branches, tout en permettant de spécialiser chaque étape deux fois. C'est probablement le changement le plus intéressant de Beyond Earth, à étudier en profondeur.

Comme d'habitude, la tension monte aux frontières...

S'ils peuvent saigner...

Mais vous serez peut-être plus occupé à détruire les nids d'insectes aliens. Équivalent des barbares, ces unités sont nombreuses et agressives. Avec les bonnes technologies, vous pourrez probablement les mettre dans votre poche, mais en début de jeu, il faut s'en méfier ! Il existe notamment des monstres marins, et occasionnellement des vers géant sur le plancher des exo-vaches, qui se montrent particulièrement robustes. L'exploration se fait donc prudemment, mais il ne faut pas la négliger, car en plus des nacelles de matos à récupérer, il existe de nombreuses anomalies et ruines à étudier. Ces dernières peuvent apporter de nouvelles technologies ou des gros bonus. C'est le boulot des explorateurs de les récupérer, mais attention, ces unités ne peuvent monter qu'un nombre limité "d'expédition" (une seule en début de partie) avant de devoir les recharger à la ville la plus proche. Plus il faut s'aventurer loin, plus les risques sont grands...

La vue satellite permet de mieux voir vos zones d'influence.

Guerre orbitale

Parmi les trouvailles possibles dans les décombres d'une civilisation passée, il y a des satellites, que l'ont peut relancer ensuite en orbite pour obtenir des bonus divers. Avec les avancées adéquates, on peut bien sûr construire ses propres satellites. Ceux-ci couvrent une partie de votre territoire, offrant divers avantages au sol, et on ne peut pas les empiler au même endroit, il faut donc les placer avec soin. Ce sont des avantages temporaires qui finissent par se crasher sur terre au bout d'un moment (eh, ça fait des débris supplémentaires à explorer !) Pour ces deux cents tours de preview, je dois dire que j'ai à peine joué avec cet aspect du game design, simplement parce que je ne me suis pas trop investi dans cette branche scientifique. On aura l'occasion de constater l'impact de la guerre orbitale plus précisément lors du test.

Une "quête" typique. A vous de choisir le meilleur bonus.

On ne garde que l'élite

Autre gros changement, côté militaire cette fois : les unités individuelles ne se spécialisent plus en devenant vétérans, elles deviennent juste plus puissantes (ou peuvent bénéficier d'un soin immédiat). En revanche, chaque type d'unité évoluera avec un look et un bonus au choix, d'abord une fois de manière "normale", puis deux fois selon la voie dans laquelle vous vous spécialisez (si vous vous spécialisez). Ainsi, le ranger deviendra canonnier, puis "cogneur" et "broyeur" si vous avez suffisamment de points dans la voie de l'harmonie. Il existe aussi des unités exclusives à chaque voie, mais il faut vraiment aller au bout de ses idées. L'un dans l'autre, il semble qu'il y aura moins d'unités que dans un Civ normal, ce qui n'est peut-être pas un mal côté clarté.

Ces zones d'expéditions sont bien gardées !

On prend les mêmes...

Le reste du jeu se déroule de manière assez classique : on développe ses villes et le terrain alentour selon ses besoins en ressources générales ou stratégiques. L'énergie remplace l'argent, la santé remplace le moral, mais à l'usage c'est quasiment identique. La culture ne sert plus qu'à développer de nouvelles "valeurs" dans quatre grandes branches disponibles (science & culture, production, militarisation, expansion). On peut retirer des unités de population de l'exploitation du terrain pour en faire des spécialistes, mais je n'ai pas vu de mécanismes de personnages illustres. Il n'y a plus non plus de quêtes à effectuer pour les corporations indépendantes. En revanche, il faudra prendre de nombreuses décisions suite à des événements liés à votre progression : des petites histoires qui se terminent par le choix d'un bonus permanent plutôt qu'un autre. Cela met un peu d'ambiance dans cette conquête un peu froide.

Et voilà, j'ai fini mes 200 tours...

On l'attend... un peu

Le développement de l'aspect narratif est plutôt sympathique ; ce sera probablement un des moteurs du jeu. Dommage que cette planète soit aussi sordide. Techniquement, Beyond Earth est très joli (sauf l'interface à revoir), mais quelle déprime cette géographie... J'ai plus envie de plonger dans le premier soleil venu que de m'installer sur ce sol blême, avec cette mer crado. Espérons que les moddeurs nous pondent des décors un peu plus attrayants à l'avenir. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est la simplification générale du gameplay, comme un Civilization V avant la complétion du jeu via de nombreux DLC. Faudra-t-il attendre et payer à nouveau pour obtenir un titre plus complexe ? Déjà, vérifier dans le test que ce qui est présent fonctionne bel et bien. La preview m'a présenté une IA qui semble capable, c'est déjà ça.

Galerie photo Sid Meier's Civilization : Beyond Earth - 7 images (cliquez pour zoomer)

L'effet conique représente la zone d'effet d'un satellite. Faut s'habituer à l'arbre de science, mais c'est intéressant. Comme d'habitude, la tension monte aux frontières... La vue satellite permet de mieux voir vos zones d'influence. Une "quête" typique. A vous de choisir le meilleur bonus. Ces zones d'expéditions sont bien gardées ! Et voilà, j'ai fini mes 200 tours...

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