
Fatal Fury
Ainsi, entre l'américain, le thaïlandais, le chinois, l'italien ou encore le hollandais, rien ne va plus ! On assiste à un véritable festival de coups de pieds roboratifs dans le fondement et d'échanges musclés de mornifles dans la tronche, avec dès les premières rixes, les premières manifestations épiphénomèniques qui nous intéressent. Il se dégage tout de suite plusieurs constats à la fois passionnants et curieux. Le premier est que sous le coup de la colère, après avoir essuyé une volée de bois vert dans la face, l'homme peut sous le coup de la rage et de la frustration, transcender ses propres capacités physiques en libérant une quantité d'énergie phénoménale. Cela se traduira sous la forme d'un regain mystérieux de puissance, de force physique, au détriment de l'autre belligérant qui se fera détruire littéralement la gueule. Le second constat, encore plus interlope que jamais, est que proche de la mort, cette même énergie peut également se manifester, mais de manière infiniment décuplée. Assez en tous cas pour envoyer directement en enfer son rival urbain d'une ultime baffe nucléarisante. Bref, l'expérience Fatal Fury nous prouve bien que l'homme n'exploite pas au quotidien tout son potentiel physiologique, et que seule la perspective de la mort pourrait lui permettre d'accéder temporairement à un état de transe le transformant en übermensch de Nietzsche. Ce qui expliquerait des faits divers insolites comme une maman soulevant une voiture pour sauver son nourrisson, ou encore comment sous le coup de la colère, un sportif comme Valentino Rossi peut partir de la dernière position pour terminer en tête d'une course de Moto GP. Enfin je crois.

Parfois, le fait de s'énerver violemment provoque uniquement la destruction de son T-shirt...