Alone in the Dark sur PlayStation 3, le test de sseb22

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sseb22
6
sseb22 PS3

Alone in the Frustration

Frustration, je pense que c'est le maître mot caractérisant ce jeu. Pourtant, on sent que les développeurs ont voulu bien faire. Il y a beaucoup de bonnes idées, à commencer par le moteur physique. Il gère une quantité d'interactions non négligeables entre les items et l'environnement notamment. Il est possible de faire brûler presque tout dans le jeu, par exemple. Mais il y a aussi la gestion de la lumière pour repousser certains ennemis, des notions de masse, de centre de gravité,..  L'histoire mêle ésotérisme, fantastique, prophétie et fin du monde. Rien de très original mais l'action est bien menée et on s'intéresse aux problèmes de cet Edward Carnby amnésique. En tout cas bien plus à lui qu'aux personnages secondaires !

Mais tout ceci est gâché par des défauts rédhibitoires. Tout d'abord, la maniabilité approximative fait qu'on se retrouve parfois aller dans la direction opposée à celle qu'on souhaitait. Ensuite, le menu contextuel est trop lent à apparaître et à réagir (quand on est poursuivi par des Humanz et que le jeu ne fait pas apparaître l'action contextuelle de l'ouverture de cette satanée portière de voiture, on rage !).  Enfin, le moteur physique fait aussi des siennes. Il y a un revers à toute médaille. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retrouvé coincé en voiture ou Edward se retrouvant bloqué par le décor. Pire, il a failli me bloquer complètement dans le jeu : sans trop en dire, on doit, un moment, trouver des symboles et interagir avec. Malheureusement pour moi, l'un d'entre eux est derrière un tableau. Je le fais donc tomber à coup de feu ou avec une pelle et là, le tableau tombe par terre, debout sur la tranche. Problème : il est suffisamment haut pour bloquer la moitié du symbole et m'empêcher d'avancer ! J'ai mis presque 10 minutes pour le faire tomber (et je suis d'ailleurs mort juste après... j'ai donc dû recommencer :o). Dans une moindre mesure, le jeu n'est pas des plus beaux. Les visages sont plutôt réussis mais les textures sont très moyennes et le tout manque de lumière. Ils ont voulu faire un jeu sombre, mais il l'est littéralement trop (d'ailleurs, poussez la luminosité à fond dans les options !). De plus, il y a un manque flagrant de finition. Techniquement, il y a des erreurs dans le doublage au niveau de la synchro et cinématiquement, les épisodes tombent un peu à plat. Les cliffhangers sont parfois inexistant, c'est vraiment juste un jeu entier avec des découpages où ils ont placé un point de sauvegarde et le générique. Je n'ai presque jamais eu envie de continuer après la fin d'un épisode.

Le seul point du jeu sur lequel je ne trouve pas grand-chose à redire, ce sont les musiques magnifiques qui renforcent complètement l'ambiance oppressante, ce côté sombre. Les chœurs bulgares et les morceaux instrumentaux utilisés par Olivier Derivière servent avec maestria les moments calmes et angoissants du jeu autant que les passages dans lesquels l'adrénaline est à fond !

Un petit mot sur les trophées pour finir. Le platine n'est pas trop dur à obtenir. J'ai dû mettre une vingtaine d'heures environ. Il n'y a qu'une trentaine d'items a recolter (à comparer aux 200 pigeons de GTA4 ou aux 100 plumes de Assassin's Creed 2) et les combinaisons à faire sont sympas. J'aurais pensé que tuer 100 ennemis allait être le plus dur mais en finissant le jeu, j'en étais déjà à 80 visiblement. Enfin, beaucoup de trophées sont liés à l'histoire et comme on peut choisir précisément où on veut aller dans le jeu, ça simplifie la tâche.

En fait, j'ai l'impression qu'Alan Wake sur Xbox 360 va être le jeu qu'aurait dû être AitD:Inferno, un jeu à épisodes avec de bons cliffhanger, gérant au mieux l'utilisation de l'ombre et de la lumière dans une ambiance oppressante. Inferno, je voulais l'apprécier, vraiment, mais je n'ai pas pu.

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