Loki sur PC, le test de Morki

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Morki
Morki PC

Loki

Développeur : Cyanide
Editeur : Focus
Type : Hack’n’slash
Sortie : 2007

Seth est réveillé, il a la gueule de bois et il n’est pas content… Voilà plus ou moins la ligne directrice de Loki. Guère plus original que la plupart de ses concurrents dans les rayons du Hack’n’slash, laissons donc là l’absence d’errements du scénario pour se concentrer sur les deux aspects qui forgent la qualité du genre : ambiance et gameplay.
    Le jeu propose quatre types de personnages : un viking taillé en armoire à glace grand format, une amazone, un sorcier égyptien et une prêtresse aztèque. Il s’agira d’explorer chacune de ces mythologies afin d’en extirper le mal qui le ronge. Pratiquement, il faut aller d’un point A à un point B, de préférence en exterminant tout ce qui se trouve dans l’intervalle. Pour ce faire, le joueur dispose d’une très large panoplie d’ustensiles offensifs et défensifs, et force est d’admirer le souci du détail de ces diverses pièces d’équipements, éventuellement renforçables à grand renforts de runes et de forge. En effet, dans Loki, tout est constitué à partir de matériaux (bronze, fer, …), et reforger un équipement avec une matière première plus onéreuse ne fera que le renforcer. Bien sur, de nombreuses compétences sont à votre disposition, et c’est la qu’intervient une des meilleures idées de Loki : la foi.
    En effet, le jeu ne se contente pas de vous faire acquérir des compétences au fil des niveaux : il vous faut prier un dieu (qui dépend de votre personnage) à qui vous dédiez une part de votre expérience (et auquel vous pouvez faire des offrandes) pour développer vos pouvoirs (environ une cinquantaine par personnage). Votre personnage décrit, il ne lui reste plus qu’à s’esbaudir dans la nature… et c’est ici que les ennuis commencent.
    Le premier choc arrive avec l’image : Loki souffre d’un gros déséquilibre, celui du très bon niveau de détail de ses personnages… face à celui plutôt moyen des décors (qui vont de bons à carrément moyens). Lesdits décors sont plats comme un calepin, et sautent par dessus les dénivellations de Titan Quest en revenant sur le sol/plateforme de Diablo II. D’autant que les zones (de petites tailles) ont beau être générée aléatoirement à chaque partie, les loadings interminables qui les séparent produisent un effet de cloisonnement passablement désagréable ; c’est d’autant plus regrettables que certaines arènes contre des monstres mythologiques sont bien faites, bien trouvées et montrent que les concepteurs ont fait un véritable effort de documentation sur les cultures qu’ils explorent.
    Le jeu est agrémenté de quêtes assez nombreuses qui permettent au néophyte d’éteindre son PC un peu moins sot sur quelques faits mythiques, mais rien qui ne dépasse le cadre du simple bourrinage, et c’est là qu’apparaît un nouvel écueil : beaucoup de compétences sont liées à l’utilisation d’une arme, et chaque dieu à son arme de prédilection ; fatalement, cela restreint et les équipements effectivement utilisés, et l’arbre de compétence exploré. Cet état de fait peut être compensé par la très longue durée de vie, puisque la véritable fin n’est offerte qu’aux acharnés qui terminent le mode Dieu, le plus difficile du jeu.
    Il faudra toutefois faire preuve de patience : l’action est répétitive et blasante, les décors vides et tout aussi répétitifs (ça devient vite lassant de revoir sans cesse le même bloc de caverne/lande gelée/jungle/… répété à l’infini dans un même niveau), et aucune musique digne de ce nom ne vient rehausser l’action. Celle du menu principal, lancinante et désespérée, est de plutôt bonne facture, mais tout le reste fait plutôt pâle figure à côté : terne, creux et sans-thème d’une musique de fond bas de gamme.

    Pour conclure, Loki est un hack’n’slash ; il ravira celui qui ne demande qu’à casser du monstre pendant des heures. Mais que celui qui demande un peu plus que du simple bourrinage passe son chemin.

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