The Saboteur sur PlayStation 3, le test de marko

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TEST : The Saboteur

Depuis l’avènement de GTA III sur PS2, de nombreux studios ont tentés leur chance sur un jeu à monde ouvert. Certains ont réussis à attirer les foules et d’autres se sont cassées les dents avec fracas. Après deux épisodes deMercenaries, le studio Pandemic, fermé depuis peu, nous revient avec The Saboteur. Un GTA Like se déroulant dans la déroutante ville de Paris durant l’occupation Nazi. Voyons voir si la sauce prend ou si le tout sombre dans la bérézina.

ALAAAARME

La seconde guerre mondiale est sans doute un passage de l’histoire qui a été le plus utilisé dans le jeu-vidéo. Voir même un peu trop souvent. Ici, pas de champs de batailles parsemés du sang de valeureux combattants. C’est dans les rues de Paris durant l’occupation allemande que le je nous place. On y incarne Sean, un mécano et pilote Irlandais qui va rejoindre le front de laRésistance histoire de maltraiter du Nazi et assouvir sa vengeance sur un officier allemand. Même si le début du jeu est assez mal amené, très mal même, le scénario est bien rythmé et on suit les aventures de notre lutin vert avec grande attention.

Côté historique, si on met de côté quelques anachronismes que seuls les férus d’histoire décèleront (Dédicace à Maxime), tout correspond plus ou moins. Par contre, un petit carton rouge à la version française du jeu qui a été victime d’une censure. En effet, toutes les croix gammées ont été remplacées par des croix germaniques. Ce n’est pas un tort en soit, mais on perd énormément en immersion. Malgré cela, le jeu  possède une excellente ambiance qui est véhiculée par les automobiles d’époques, les musiques, les affiches et pleins d’autres détails.

 

Sin City

Pas spécialement beau, mais pas du tout moche pour autant, The Saboteur se distingue par sa direction artistique empruntée à Sin City. Le tout en noir et blanc, seules les couleurs importantes et le rouge  ressortent à l’écran. Les développeurs ont pris cette décision pour marquer la présence Nazi dans la ville de lumière. Ainsi, à chaque fois qu’une partie de la cité est libérée, les couleurs réapparaissent de la façon la plus symbolique qu’il soit. Si le fond manque un peu d’originalité, la forme beaucoup moins et on peut même saluer le risque artistique prit par le studio. Le style visuel est très agréable à l’œil et les couleurs chaudes donnent l’impression de réconfort. La ville de Paris n’a pas été reconstituée avec la plus grande des minuties, certains crieront même au scandale, mais les artères principales de la ville sont globalement respectées. Passer à Pigalle la nuit avec tout ses néons ou débouler sur lesChamps-Elysées tout en admirant la Tour Eiffel au loin est juste un pur plaisir. Par contre, il est clair qu’aller au Havre en à peine deux minutes brise l’immersion procurée par le jeu, mais il ne faut pas oublier que les américains ont quelques lacunes en géographie.

Techniquement parlant, si les graphismes sont plus que corrects, le reste montre quelques preuves de fébrilité. Le jeu saccade par moment, l’IA n’est pas un exemple de ce qu’il faut faire et la gestion des collisions fait parfois très tache. C’est d’autant plus dommage puisque le jeu séduit dès le premier coup d’œil. Pour l’ambiance sonore, c’est déjà meilleur, mais toujours en demi teinte. Les musiques sont sublimes, mais le doublage en français est atroce. Vive la VO

Un manque de finesse

Si l’aspect graphique du titre est très réussi, le gameplay manque légèrement de finesse. Comme dans tous GTA, le jeu est parsemé de missions principales qui font avancer l’intrigue et de missions secondaires qui augmentent notre compte en banque. Globalement parlant, les missions sont intéressantes et on sent que la mise en scène a été travaillée, par contre, une fois dans le feu de l’action, on se rend compte que Pandemic a sortie son jeu  peu être un peu trop tôt. Au volant d’un bolide, on a beaucoup de mal à conduire de façon correct. En pleine fusillade, viser n’est pas une mince affaire. Lorsqu’on escalade les façades d’immeubles, ça manque cruellement de conviction et les phases d’infiltration sont très mal gérées. Le jeu regorge de bonnes idées, mais le polissage a été survolé et on se retrouve avec un jeu très intéressant mais qui baigne dans une prise en main et quelques mécaniques de jeu brouillonnes. A force de vouloir trop en faire, Pandemic s’est emmêlé les pinceaux et nous propose plusieurs mécaniques de jeu, mais sans véritablement les maitriser. Néanmoins, The Saboteur se démarque dans sa façon d’aborder les missions. Si certaines nous dictent une façon d’opérer, la plupart des missions se prennent selon l’envie. En escaladant les toits pour attaquer par surprise, en se déguisant pour tenter l’infiltration ou en y allant franco les armes aux poings. De quoi casser la répétitivité qui nait de certains GTA Like. Si l’intrigue principale peut s’achever rapidement en ligne droite, le jeu jouit d’une durée de vie gigantesque avec des centaines et des centaines de missions et défis disponibles. Pour le coup, le jeu vaut vraiment son prix.

VERDICT : 7/10

Malgré ses défauts techniques, sa prise en main brouillonne et ses quelques mécaniques de gameplay mal huilées, The Saboteur réussi à nous scotcher à l’aide de sa superbe patte graphique, de l’ambiance qu’il dégage et de la diversité des missions proposées. Si le studio aurait bénéficié de quelques mois supplémentaires, je pense qu’on aurait eut le droit à du très lourd.

 

 

 

 

 

 

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