Persona 4 : Golden sur PS Vita, le test de otacon74

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Le rêve est nécessaire quand s'achève à jamais le temps de l'adolescence

Salut bande de tarés, c’est super l’après-midi.

Si toi aussi tu as grandi dans les années 80 il y a de forte chance que tu sois touché en plein cœur dès les premières minutes de jeu. Alors que tu regardais un College fou fou fou le mercredi matin tu te disais : « Bon sang ! Que moi aussi j’aimerais être un étudiant japonais en uniforme ». Oui chez toi le jeune de la génération club Dorothée Persona 4 aura une résonance particulière.

 

« Combien de contes des Mille et une Nuits tient-il dans une adolescence ? » Honore de Balzac

L’histoire débute par l’arrivée d’un jeune citadin à Inaba, petite bourgade japonaise. Envoyé chez son oncle suite à la mutation de ses parents le personnage principal, muet et sans nom comme dans la grande tradition des RPG japonais, se voit débarquer dans un nouvel environnement renvoyant directement le joueur à sa propre découverte d’Inaba. Heureusement vous vous ferez vite un groupe d’amis « à la vie à la mort » qui vous permettront de vite prendre vos marques. Ici point de monde au bord du chaos mais un simple quotidien de lycéen ancre dans la réalité, avec ses galères, ses amis, ses petits boulots et le stress des exams. Tout ce petit bonheur champêtre se voit bousculer très rapidement par une série de meurtres totalement étrange liés à une dimension parallèle. Rajoutez au cocktail le Midnight Channel, visible sans décodeur Canal Plus mais uniquement à minuit lorsqu’il pleut averse et qui semble directement en relation avec les-dit crimes et vous remercierez le scénariste de ne pas nous avoir offert une adaptation de « Vie ma vie de lycéen à la campagne.

Ce qui aurait pu être d’une monotonie confondante devient la force de Perona 4. La gestion du quotidien sera en effet primordiale. Il vous faudra  habilement gérer votre temps car comme IRL les journées sont limitées (toi-même qui a 30 ans tu sais que le temps passe de plus en plus vite). Vous devrez trancher devant la multitude de choix qui s’offre alors à vous : passer du temps avec telle ou telle personne, petit boulo, passer l’après-midi à la librairie pour étudier, partir dans un donjon pour farmer,  etc.

 

« L'adolescence est un âge difficile. Le lycée est une zone de guerre. » Harlan Coben

Les combats justement parlons-en. En gardant un œil sur la météo qui influe directement sur les évènements, vous planifierez vos prochaines expéditions dans « l’autre » monde constitué de donjons aléatoires.  Pour vous y frayer un chemin vous pourrez compter sur vos personas, invocations matérialisées sous forme de cartes de tarots et liées à un arcane. Ces arcanes sont directement connectées aux relations que vous entretiendrez avec vos potes et wesh la famille. Le personnage principal est le seul qui ne soit pas limité à un persona ce qui ouvre une chasse pokemonesque aux plus puissants alliés. Rajoutez un zeste de fusion permettant de mixer plusieurs personas et vous obtiendrez un gameplay solide et addictif sublimé par un système de combat au tour par tour qui nous rappelle les plus grandes heures du RPG nippon. Le farming devient un plaisir simple nous ramenant 20 ans en arrière, quand Cahuzac venait d’ouvrir son compte en Suisse.  

 

« L'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose. »  Marcel Proust

Persona 4 est vraiment une expérience qui se vit et difficile à retranscrire car très personnelle. Le rafraichissement opéré pour le portage sur Vita permet de sublimer un enrobage et une direction artistique de grande classe mais c’est surtout l’opportunité de pouvoir y jouer partout. J’ai personnellement opté pour un rythme en temps réel complétant une à deux journées de jeu par jour (vous suivez ?). Y jouer quotidiennement dans les transports en commun en se rendant à son travail rajoute une douce nostalgie qui  nous rappelle combien nos années lycée étaient dorées.

Un petit mot sur la localisation : j’ai eu la chance de jouer à une version coréenne qui propose le doublage japonais d’origine avec seulement le texte traduit en coréen (et forcement très proche de la version originale étant donné la proximité des deux langues). En version originale le jeu prend toute sa saveur et le dépaysement est total. La version occidentale est entachée d’un doublage calibré pour plaire aux américains donnant l’impression de se retrouver devant Hartley cœur à vif. Un conseil donc : désactivez les voix. Pour le reste, laissez-vous transporter à Inaba pour une des plus grandes aventures de votre adolescence.

 

Verdict : Rendez-moi mes 15 ans !     

 

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