Dishonored sur PC, le test de inFy

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Le choix vous appartient !

Chose promise, chose dûe, voici mon test de Dishonored. J'aborderai ici, point par point, les qualités et défauts qui sublissiment, ou entâche, le dernier titre d'Arkane Studio. Alors mettez votre masque, aiguisez votre lame, et dévergonder vos muscles, ça va secouer dur à Dunwall. *CLIGNEMENT*

(PS : Une version mise en page se trouve ici pour les amoureux du confort -> http://www.gameblog.fr/blogs/infy/p_75643_test-du-mois-3-dishonored)

J'écrirai l'histoire avec ton sang ...

Dishonored, c'est le jeu que j'attendais mais sans jamais me renseigner dessus. Comme pour me préserver d'une éventuelle déception, j'ai opté pour ce titre une attitude distante et méfiante. Ayant eu l'habitude ces dernières années de m'ébahir pour au final avoir peu dans mon assiette, c'était donc avec un oeil enthousisate, mais prudent que j'ai cotôyer Corvo Attano. 

La première chose qui m'a frappé avec ce jeu, c'est l'histoire, pas forcément surprenante, assez classique même, elle possède néanmoins un petit quelque chose d'attrayant. Un quelque chose qui suffit à nous concerner dès les premières minutes. Afin d'éviter tout spoil, je ne rentrerai pas dans les détails, mais disons qu'on a rapidement de s'amouracher pour l'histoire du héros, ce bon Corvo, a qui il arrive une tuile qu'on ne souhaiterai à personne...Non vraiment...a personne. 

 

 

Un tableau dans un tableau dans un tableau...

Dishonored jouit d'une patte artistique assez singulière et nous offre un mélange de patchwork assez sympathique bien que pas exempt de défaut. Manquant de finesse, les graphismes offert par Arkane Studio nous tiraille entre la déception et l'émerveillement. Pouvant parfois offrir des effets de lumières éblouissant, et un design des personnages fort sympathique, le moteur dévoile derrière des faiblesses techniques flagrantes. Aliasé et manque de détails sont les principaux défauts que l'on pourrait reprocher à Dishonored. Pour autant, sa direction artistique ne laisse pas indifférent, et on aura vite fait de s'émerveiller derrière l'ambiance qu'est véhiculé à travers elle.  

Ambiance Ambiance....

Ah l'ambiance, ce critère si disparate et pourtant Ô combien important. De mon point de vue, j'attache une réelle importance à l'ambiance dans un jeuxvidéo. Considérant que cette dernière participe au voyage vidéoludique que l'on vit, elle prend une mesure vraiment grattifiante dans Dishonored. Dunwall apparait ainsi comme une ville sombre, effrayant et rebutante, où le moindre recoin, la plus petite ruelle, le plus désagréable rat, reflètent une atmosphère rudement bien dessinée et diaboliquement envoutante. 

Vous l'aurez compris, l'ambiance de Dishonored est une force du jeu, et j'ai été vraiment emballé par cette dernière. On a rapidement fait de la détester ou de la prendre en pitié. Avec sa peste, ses pestiférés et ses riches bourgeois immunisés, Dunwall impose une ambiance qui lui est propre et pose une ambiance forte et réussie.

 

Une cible, 5 gardes, 10 pouvoirs, 32 trouzaines de possibilités   !

Abordons désormais le gameplay, coeur du jeu et souvent clé de voute du bon plaisir qui nous est véhiculé. Ici bonne surprise, on tombe sur une jouabilité aux petits oignons (tout du moins sur PC) et un level design suffisament riche pour offrir un gameplay différent selon nos envies. 

Outre le choix cornéliens de tuer ou épargner vos victimes, Dishonored nous confronte régulièrement, si ce n'est pas en permence, à des choix. Par forcément dans les dialogues, mais plutôt dans les approches de l'action. Et là, c'est carrément bénéz' quoi ! Invocation de rongeurs malfamé, téléportation furtive, ralentissement du temps ou tornades devastatrices, le gameplay offre une richesse de possibiltés qui sont tout simplement grisantes ! Un point d'autant plus appréciable qu'il nous offrira l'opportunité d'entamer un nouveau run plus divergeant de notre premier. C'est d'ailleurs une chance pour Dishonored, qui malgré sa générosité, se révèle également assez pingre...

On terminera avec la bienveillance des développeurs d'avoir laisser le choix des options. Si comme moi vous désirez une immersion totale, libre à vous de désactiver le HUD, les indications un peu trop cheaté et autres tips et astuces qui nous prendrai par la main. Pour ma part, j'ai choisi de tout désactiver, me forcant ici à explorer Dunwall dans ses moindres recoins. Je m'autorisai simplement l'utilisation du coeur de l'Outsider. Ce magnifique item qui nous permettra de glaner runes et autres charmes d'os un peu partout. Assez indispensable si l'on désire stuffer Corvo comme on l'entend. 

 

Dunwall l'imparfaite..

Concluons désormais avec les choses qui fâchent dans Dishonored. Outre les quelques défauts que j'ai énuméré tout au long de ce feedback, le jeu se voit affublés de quelques incohérences ou illogismes assez frustrant. Je commencerai par l'IA quelque peu stupide, ou pour le moins aveugle. Il ne sera donc pas rare, dès lors que vous serez accroupis, que vous apparaissiez invisible à l'oeil agard des ennemis. Cela s'applique d'ailleurs aux petits décalages que Corvo réalise lorsqu'il est derrière un mur, comme si un gros straf vers la droite ou la gauche était plus visible...

On pourra ensuite relever une certaine monotonie dans le scénario. Simpliste mais efficace, il sombre assez rapidement dans une cycle un peu trop répétitif : Va ici - Repère ou - Tue le - Rentre à la base - Va dormir - Briefiing - Va ici - Repère ou - etc... Fort heureusement, cette monotonie est brisé par le gameplay. On a eu chaud...

 

Dishonored est donc la surprise à laquelle je m'attendais. Immersif, prenant et jouissant d'une ambiance qui lui est propre, le titre d'Arkane Studio offre ici une expérience assez singulière en laissant le joueur libre de ses actions. Les amateurs de challenge se plairont à attaquer le titre dans sa plus haute difficulté avec en vue de ne tuer personne, les autres s'amuseront à répandre la mort à coup de rats affamés et lames aiguisées. Bref, pour moi, c'est du fun immédiat qui possède toujours ce petit goût de "reviens y". Comme quand on était gosse et qu'on balancait le cartable pour se jeter comme un morfale sur notre TV ! D'ailleurs .... 

Les + :

- Ambiance réussie et pesante

- Gameplay soigné et diversifié

- Patchwork visuel singulier 

- Immersif et prenant 

- Le choix 

- La Replay-Value 

 

Les - :

- Une IA un peu coconne

- Un scénario suffisant

- Des graphismes qui aurait mérité un peu plus de finesse

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