Bloody Roar 2 sur PlayStation, le test de Duke Testem

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Duke Testem
8
Duke Testem PS

Casuals, welcome in paradise.

Les jeux de combat sont légion sur Playstation. Beaucoup n'arrive pas à tirer leur épingle du jeu, écrasés par TekkenSoul Blade et autre Street Fighter Alpha. Seuls les plus originaux d'entre eux arrivent à se faire un nom et c'est le cas pour Bloody Roar qui a même eu droit à une suite que nous allons tester aujourd'hui.

"Un peu d'originalité, que diable !"

Pourquoi la majorité des jeux de baston se contentent de character design "classique" ? Pourquoi devons nous presque toujours jouer des hommes et des femmes expertes en arts martiaux ? Pourquoi ne pas suivre l'exemple d'un Darkstalkers ? Pourquoi ne pas proposer un casting totalement fou où un loup-garou peut affronter une femme-abeille ? Darkstalkers 3 : une merveille niveau personnages et le meilleur jeu de combat 2D de la PSone... A ma connaissance, seule cette série possède un tel casting. D'autres comme Blazblue ou le très récent Skullgirls ont également des personnages originaux mais n'arrive pas à la cheville d'un Darkstalkers. C'est vraiment dommage car ça apporte de l'originalité et une plus grande diversité entre les personnages : aucun d'entre eux ne ressemble à un autre. Adieu les beaux gosses, les bodybuildés, les femmes super sexy et bonjour l'originalité. Bloody Roar, lui, propose des personnages très classiques mais dont la particularité est de se transformer en animal. Et ça fait toute la différence. Diriger un homme-tigre et combattre une femme-lapin, c'est très singulier et donc totalement jouissif. Alors messieurs les concepteurs, prenez des risques et faites marcher votre imagination. Au pire des cas, vous aurez perdu de l'argent mais cela semble quand même peu envisageable tant les japonais sont friands de characters designs loufoques. Ah mais j'oubliais : vous voyez aujourd'hui le jeu vidéo comme un énorme marché où vous voulez contenter un maximum de clients afin de réaliser un maximum de bénéfice. Heureusement que certains grands du jeu vidéo comme Tim Schafer ne pensent pas comme vous car sinon, le jeu vidéo en tant qu'art serait mort. Car oui, il est plus facile de développer un jeu que de créer une oeuvre d'art... Mais passons. (Vous l'aurez deviné, je suis très pessimiste au sujet de l'avenir du Jeu Vidéo...)

"Un contenu léger."

Bloody Roar 2 raconte l'histoire de... je sais pas. Sérieusement. Je déconne pas. Je ne me suis pas du tout intéresse à l'histoire. Elle semble mettre en scène des individus qui ont la capacité de se transformer en animaux et... ils se foutent sur la gueule. Désolé mais je ne peux vraiment pas vous en dire plus. Et puis, c'est un jeu de baston. La seule série à avoir un vrai scénario est Blazblue.

Commençons donc avec le casting. Première déception : les personnages sont seulement onze dont deux à débloquer. C'est peu d'autant plus que Tekken 3 et Street Fighter Alpha 3, pour ne citer qu'eux, en possèdent plus de vingt. Personnellement, j'en ai un peu rien à foutre mais il faut avouer que la durée de vie en prend un coup. Et ce n'est pas les modes de jeux qui vont arranger ça. En effet, ces derniers se contentent du strict minimum : arcade, versus, story, watch et practice. Mais j'y reviendrai plus tard. Pour le moment, concentrons nous sur les personnages. Sous forme humaine, ils manquent clairement de charisme et d'originalité. L'intérêt repose donc uniquement sous leur forme animale : Yugo le loup, Alice le lapin, Jenny la chauve-souris, Bakuryu la taupe, Busuzima le caméléon, Gado le lion, Long et Shenlong les tigres, Shina le léopard, Stun l'insecte et Uriko le chat sauvage.

Revenons aux modes de jeux maintenant. Le mode arcade n'est qu'une succession de combat tout comme le mode story qui bénéficie de belles illustrations afin d'établir des dialogues et des relations entre les combattants. Le mode versus permet d'affronter un ami, le mode watch ne sert à rien (qui passe son temps à regarder l'ordinateur combattre contre lui-même) et le mode practice permet, en théorie, de s'entraîner et d'apprendre tous les coups des personnages. Malheureusement, ce mode entrainement ne propose que très peu d'options. Ok. Pas bien grave. Mais là où s'est du foutage de gueule, c'est qu'il n'y a pas de listes des coups. Ainsi, pour apprendre toutes les possibilités de combo d'un personnage, vous devez essayer toutes les combinaisons possibles ! Impossible donc de s’entraîner sérieusement ! Heureusement, le gameplay est extrêmement fun et simpliste. Vous n'aurez donc pas besoin de vous entraîner pour vous amuser. A noter que même vos potes qui n'ont pas l'habitude de  jouer aux jeux de baston pourront s'amuser sur Bloody Roar 2. Eh oui, Bringer of the New Age est un bon gros jeu casual d'autant plus que les différents niveaux de difficultés sont parfaitement dosés.

"C'est simple et fun."

Une touche pour les poings, une touche pour les pieds, une touche pour les choppes, une touche pour se transformer,  une touche pour se protéger en plus des flèches qui servent également à se défendre (les fans de Tekken et de Soul Blade se retrouveront), une touche pour déclencher l'ultra une fois transformer et une touche pour asséner un enchaînement spécifique aux formes animales et c'est tout. On peut pas faire plus simple. Les combos sont, comme dans tous les jeux de combat 3D, à base de coups de poings et coups de pieds. Le but étant d'empêcher l'adversaire de toucher le sol afin de lui infliger un maximum de dégâts sans lui laisser la possibilité de se défendre.

Malgré cette base de gameplay très classique, Bloody Roar 2 se démarque par les éléments apportés par les transformations en animaux : ce transformer très proche de l'adversaire permet de l'expulser jusqu'à l'autre bout de l'arène, en forme animale, une partie de la vie remonte, la puissance et la vitesse du combattant sont accrues, l'ultra combo infligeant d'énormes dégâts devient réalisable. De plus, une jauge en bas de l'écran indique la vie de votre forme animale. Ainsi, si vous encaissez des coups, cette jauge se videra et vous amènera à reprendre votre forme humaine jusqu'à se que vous la remplissez en frappant votre adversaire. Évitez donc de vous transformer en début de combat.

Graphiquement, Bringer of the New Age s'en sort bien : les combattants sont parfaitement modélisés mais les décors de fond sont moches. On peut aussi reprocher à ces derniers d'être un peu trop simplistes. De même pour les effets visuels des ultra combo. Quant à la bande son, c'est du Heavy Metal bas de gamme sans aucune personnalité. Une vrai déception.

Les Points Forts : 

- Original
- Simple et fun
- A la portée des casuals
- Les transformations
- L'effort apporté au mode histoire

Les Points Faibles : 

- Un peu trop bourrin ?
- La bande son
- Liste des coups absents du mode entraînement
- Mode entraînement mal fichu
- Plutôt court
- Seulement 11 personnages

CONCLUSION

Bloody Roar 2 : Bringer of the New Age intéressera les casual gamers par son originalité et sa simplicité mais manquera d'intérêt pour les joueurs habitués aux autres licences bien plus techniques.

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