Yakuza : Dead Souls sur PlayStation 3, le test de Poisseman

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Poisseman
10
Poisseman PS3

On éclate du zombie entre deux restos, et c'est bigrement défoulant

Kamurocho est en proie à un destin funeste, une menace plus terrible encore que les habituels affrontements de clans auxquels ce quartier de Tokyo a été maintes fois confronté. Des zombies apparaissent en ville de plus en plus nombreux, l'armée intervient alors avec pour devoir de maintenir les lieux contaminés en quarantaine. Afin de démêler l'intrigue liée à l'apparition des monstres, quatre hommes vont devoir jouer du flingue dans ce nouvel épisode de la série d'aventure-action de Sega qui bascule ici du côté de chez Capcom et de son Dead Rising.

Faisant suite au quatrième opus sorti l'an passé - l'action se déroulant un an après - ce nouveau titre amène dans sa besace autant de nouveautés que de bonnes vieilles habitudes. Commençant par celles-ci, nous arpentons donc pour la cinquième fois les rues de Kamurocho et pouvons nous amuser aux diverses activités déjà présentes par le passé: bowling, fléchettes, billard, pêche, karaoké, pachinko, bars à hôtesses, massage, ping-pong, golf, casino, salle d'arcade, mahjong... De quoi passer du bon temps entre deux missions, les optionnelles étant encore une fois nombreuses (15 par perso jouable). Nous rencontrons également tel dans Yakuza 4 un camp d'entraînement afin de faire progresser notre perso et ses acolytes (que nous recrutons), ainsi que le pro de l'armement qui fera évoluer notre équipement (armes, protections, accessoires) contre des objets requis et de l'argent comptant. Les lieux n'ont eux non plus rien de neuf, si ce n'est leur version sombre de l'autre côté de la palissade. On se retrouve donc en terrain connu, mais avec une action toute différente...

Et oui, plus question de se bastonner à mains nues, c'est désormais l'arme au poing que l'on confronte ici nos nouveaux ennemis. Pour commencer, il n'y a plus de combats aléatoires dans le Kamurocho sain, toute l'action se situe dans les quartiers contaminés - ceux-ci s'agrandissent au fil de l'histoire - et ce sont bien des hordes de zombies qui nous y attendent. Pour les battre donc, des flingues basiques aux munitions illimités, d'autres plus puissants mais aux balles comptées et la possibilité toujours d'utiliser des éléments du décor - vélo, panneau publicitaire, plot, caisse en bois... Des moments d'adrénaline pure, pas du tout effrayants mais ô combien défoulants! Les persos évoluent en niveaux, et à la différence de Yakuza 4 nous avons là une jauge commune à tous et non pas quatre distinctes; quand on termine le premier chapitre avec Shun Akiyama, nous entamons le suivant avec l'expérience acquise alors. Nous découvrons également des missions Spec-ops aux objectifs déterminés (tuer 100 ennemis d'un tir dans la tête ou encore uniquement par des objets), un réseau souterrain à la configuration aléatoire ainsi qu'un système de récompenses, seul moyen d'obtenir de l'argent dans le jeu par leur revente.

L'histoire se suit avec plaisir, pourtant l'intérêt du soft se situe comme toujours dans ses quêtes annexes rallongeant considérablement sa durée de vie. Une soixantaine d'heures de prévu donc pour à peu près tout voir en compagnie de nos héros, le charismatique Kazuma Kiryu, le très apprécié Shun Akiyama déjà joué dans Yakuza 4, le génialement barje et jouable pour la première fois Goro Majima, et enfin Ryuji Goda, boss de Yakuza 2 que l'on croyait mort. L'action de ce Dead Souls est carrément démente, le jeu relativement facile et les combats contre les boss impressionnants. Je suis fan de la saga depuis son premier épisode, et suis comblé à donf par ce dernier qui sort des sentiers battus!

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