Batman : Arkham City sur PlayStation 3, le test de Nightmare1984

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Nightmare1984
8
Nightmare1984 PS3

Une suite dans la même wayne.

Batman revient sur nos consoles de salon après la bonne surprise d’Arkham Asylum. Deux ans plus tard, les développeurs de Rocksteady se sont voulus plus ambitieux en proposant un terrain de jeu beaucoup plus vaste et ouvert pour sa suite. Alors est ce que le quartier d’Arkham City sied bien pour les exploits du Chevalier Noir ? Réponse plus bas…

 

Hugo Délire.

 

Six mois après les évènements de l’asile d’Arkham, le directeur Quincy Sharp est devenu le maire de Gotham en se faisant passer pour le héros de l’histoire. Il a promis plus de sécurité pour les habitants et a créé une sorte de prison géante à ciel ouvert dans un vieux quartier désaffecté.

Hugo Strange le psychiatre au visage de Robert Hue s’occupe de « guérir » ces malades et instaure une discipline de fer pour empêcher quiconque de s’échapper d’Arkham City. Mais la réalité est beaucoup plus inquiétante : les plus grands criminels comme le Joker, le Pingouin ou Double Face ont pris le contrôle de certain quartier et règne en maitre sur les détenus leurs faisant la misère à tous ceux qui ne rejoignent pas leur camp. Bref une guerre des gangs fait rage et Strange transpire la fourberie à plein nez.

Il en faudra pas plus pour Bruce Wayne d’enquêter et sur Batman pour s’infiltrer et fermer ce remake de New York 1997.

Les développeurs ont sorti le grand jeu en nous proposant d’affronter plusieurs nouveaux supers vilains. Viennent s’ajouter parmi eux quelques un du précédent épisode dont notamment le Joker qui est toujours aussi barré. Mais tout ce beau casting ne suffit pas à créer un bon scénario et celui d’Arkham City est plat et peu inspiré. Heureusement que le background et l’univers de Batman est respecté à la lettre que l’on s’immerge dès les premières secondes dans l’ambiance du jeu. Ambiance doublement renforcée par une VF tout simplement magistrale qui n’a pas à rougir de son homologue anglais. On reconnaitra d’ailleurs les mêmes doubleurs que ceux du dessin animé.

On pourra espionner les conversations des criminels pour obtenir des informations ou des quêtes secondaires supplémentaires et chaque dialogue selon nos actions changent et enlève ce côté répétitif que l’on trouve habituellement dans les jeux du genre.

Pour finir sur la partie sonore du titre, les musiques sont superbes et moins discrètes que dans le premier épisode avec même par moment des thèmes épiques composés de cuivres et de chœurs renforçant le côté héroïque de la situation.

 

Batou au pays des fous.

 

Pour faire régner l’ordre, notre justicier masqué aura à sa disposition toute une panoplie de gadgets allant des plus connus comme le batarang ou la batgriffe à des petits nouveaux comme les grenades fumigènes ou le brouilleur d’armes à feu.

Tout cet attirail ne sera pas de trop pour se défaire de la racaille d’Arkham City surtout que de nouveaux ennemis ont fait leur apparition. Entre les colosses unibrasistes, les gars en armures intégrales, ceux qui se planque derrière leurs boucliers où d’autres portant des couteaux qu’il faudra esquiver avec classe il y a de quoi se défouler. Surtout que souvent les combats nous opposent face à plusieurs types d’ennemis en même temps rendant les joutes très tactiques. Pour se faire, le système de combat reste identique qu’auparavant avec carré pour frapper et triangle pour contrer le tout avec de nouveaux combos à débloquer en gagnant de l’expérience. Les rixes sont toujours aussi spectaculaires mais les enchainements sont parfois imprécis ce qui pourra faire rager pendant l’exécution de combos.

Les phases d’infiltration sont identiques à Arkham Asylum et propose plusieurs approches pour se défaire des gêneurs. Dommage encore une fois que les crapules sont informés de la moindre action de Batman par leurs supérieurs une fois un ennemis à terre, rendant ces phases furtives hachées et cassant le rythme. En général ça se résume à : élimination d’un garde, se planquer, attendre que les gardes aillent voir le corps, patienter jusqu’à ce qu’ils se dispersent et ainsi de suite. Je vous raconte pas quand il y a sept gardes dans une pièce comment ça peut être redondant…

Il n’empêche que les réactions des ennemis ont gagné en réalisme et l’IA qui était déjà de bonne facture dans l’épisode précédent se révèle encore plus coriace.

Qui dit prison à ciel ouvert dit environnement vaste à explorer. Pour ce faire Batman pourra se mouvoir de toits en toits à l’aide de son grappin ou de sa cape pour planer. La jouabilité se révèle efficace mais n’est pas aussi souple qu’un Infamous 2.

Il sera dommage en effet que par moment notre justicier monte automatiquement sur une corniche alors que l’on désirait rester suspendu pour surprendre un garde ou qu’il faille par moment appuyer sur plusieurs boutons juste pour descendre d’un rebord : R2+croix+rond…ce qui dans les modes de difficultés élevés rendra les choses beaucoup plus délicates.

 

Les arcanes cités.

 

La réalisation de Batman Arkham City n’a pas beaucoup évolué par rapport au précédent opus avec des graphismes corrects dans l’ensemble malgré certaines textures moyennes et des décors qui manquent de variétés. Cependant le rendu des personnages est plus fin avec un aliasing très discret et surtout une direction artistique fidèle à l’œuvre de Bob Kane.

Pour boucler la trame principale, il en demandera 12 heures de jeu en mode normal, mais il en faudra bien plus pour mener à bien toutes les missions secondaires. Ces dernières se révèlent assez intéressantes. En effet il n’est plus question exclusivement de l’Homme Mystère mais aussi d’autres supers vilains…

A certains moments donnés de l’aventure, quatre fois pour être plus précis, on pourra incarner Catwoman (qu’il faudra débloquer avec un pass online pour ceux qui achèteront Batman Arkham City d’occasion). Malgré son gameplay différent mais ô combien jouissif de la féline en latex, ces passages se révèlent pas indispensables, la faute à un manque d’exploitation du personnage que ça soit durant ses missions ou au niveau de l’histoire. Ça sent le rajout fait à la va vite, dommage.

Pour ceux qui en voudront toujours plus, il y a le retour des challenges qui demanderont de gagner le plus de points possible lors de combats en arène ou des défis d'infiltration. Les scores à atteindre sont toujours aussi ardus et il est toujours possible de consulter les records de ses amis via un leaderboard en ligne.

Je finirai sur un petit bémol du côté des chargements. Pas qu’ils soient excessivement longs, mais ça devient vite agaçant lorsque l’on bloque sur une partie du jeu et que l’on doit subir à chaque fois que l’on échoue les railleries de la part d’un criminel. Ca plus le chargement, cela peut vite devenir frustrant pour les plus impatients.

 

Les plus:

 

- L'univers de Batman respecté.

- La VF et les musiques de grandes qualités.

- L'IA.

- Un contenu généreux.

 

Les moins:

 

- Le scénario et la fin.

- Le gameplay par moment imprécis.

- Certaines phases d'infiltrations redondantes.

 

En transportant le concept d’Arkham Asylum dans un monde semi ouvert, les développeurs de Rocksteady ont réussi à proposer une suite beaucoup plus riche en termes de gameplay et de contenu qui satisfera à coup sur les fans de la chauve-souris ainsi que de l’épisode précédent. Dommage que certain défauts de gameplay subsistent et que le scénario ne rende pas justice à notre chevalier masqué.

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