Resistance 3 sur PlayStation 3, le test de Nightmare1984

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Nightmare1984
8
Nightmare1984 PS3

Résiste prouve que tu existes ?!

Au lancement de la Playstation 3, Insomniac a surpris beaucoup de monde en changeant de registre, passant de la plate-forme à leur tout premier amour qui est le FPS. Ainsi la franchise Resistance voyait le jour. Alors que le premier épisode s’est placé directement comme une référence du genre, sa suite a déçu les fans. Promettant un retour aux sources pour ce troisième opus, les développeurs ont-ils tenu leurs promesses avec Resistance 3 ?

 

Une ambiance à couper au nettoyeur.

 

Août 1957. Quatre années se sont écoulées depuis la fin de Resistance 2 et l’humanité est au bord de l’extinction. En effet plus de 90% de la population terrestre a été tuée ou est devenue des chimères. Les derniers survivants se cachent en essayant de survivre tant bien que mal, se réfugiant la plupart du temps sous terre.

Vous l’aurez compris, Resistance 3 n’est pas un conte de fée. L’ambiance apocalyptique et de désespoir du jeu a tellement été bien travaillé par les développeurs que chaque affrontement, cinématique ou autre rencontre avec des PNJ renforce cette sensation que l’Homme est sur le point d’écrire la dernière page de son histoire…

On incarne Joseph Capelli, ancien membre du SRPA qui a décidé de se retirer des combats après avoir été remercié par l’armée pour son acte à la fin de Resistance 2. Il décide de se réfugier à Haven, une petite ville en ruine de l’Oklahoma, pour essayer de vivre une autre vie et fonder une famille. Mais son passé de combattant va reprendre du service le jour où le docteur Malikov va réapparaître pour lui demander d’exécuter une mission suicide : se rendre à New York pour détruire une tour chimérienne qui est en train de refroidir le climat de la Terre et tuer tous les derniers survivants.

Voilà pour ce qui est du point de départ du scénario de Resistance 3 qui aura le droit à son lot de rebondissements. Les questions soulevées dans Resistance 2 trouveront une réponse ici et ce même dès le début du jeu, par contre il est dommage que la fin soit expédiée trop vite et que d’autres questions resteront sans explications. Il est conseillé de chercher tous les documents et autres magnétophones cachés un peu partout dans le jeu pour en apprendre d’avantage sur l’origine des chimères et s’immerger encore un peu plus dans l’univers de Resistance.

 

Capelli contre Goliath.

 

Le périple de Capelli se compose de 20 chapitres qui sont autant de prétextes aux développeurs pour nous proposer des niveaux variés et riches en détails. Malgré une linéarité commune au genre FPS, le level design bénéficie ici de plusieurs chemins qui permettent d’opter pour une approche différente selon nos désirs et laisse la part belle à l’improvisation durant les affrontements permettant également de mettre en place des stratégies de diversion en coop.

Graphiquement Resistance 3 n’est pas une tuerie et propose quelques textures baveuses et floues par moment ainsi qu’un léger alliasing. Et pourtant malgré ces lacunes, le dernier né des studios d’Insomniac pourra surprendre le joueur jurant que par des graphismes à la Killzone 3 grâce à des effets spéciaux tout juste hallucinant ou une profondeur de champs incroyable. C’est bien simple que ce soit les effets de lumières, d’explosions, de particules, la pluie, la neige ou les flammes sans compter le décor partiellement interactif (murs qui explosent ou arbres qui se plient sous le vent) tout cela est maîtrisé à la perfection !

Là où Resistance 3 pêche c’est sur la partie sonore du titre. Bien que le jeu se dote d’une excellente VF où même les PNJ ont des doublages réussis, et une musique retranscrivant parfaitement l’ambiance du titre, le mixage de l’ensemble du jeu est complètement foiré. En mettant le volume sonore au maximum dans les menus, on entend à peine les musiques dans les moments de bravoure et il faut pousser le volume à fond de nos enceintes pour entendre un semblant de frénésie dans les combats. Il n’est pas rare aussi qu’un PNJ nous parlant devant nous ait le son de sa voix qui sort par les enceintes arrière. Est-ce que ce problème est dû au fait que le jeu a été étudié pour du DTS avant de revenir en 5.1 ? Mystère...

Insomniac oblige, la jouabilité se prend rapidement en main (moins au Move qui n’est pas aussi précis que dans Killzone 3) et l’on aligne alors les headshots sur les chimères les uns après les autres. Le gameplay est un retour aux sources du premier épisode. La barre de vie fait son grand retour de façon logique avec le scénario rendant le jeu beaucoup plus tactique.

Toujours dans l’esprit du premier épisode, cette fois-ci on pourra conserver tout son arsenal. Douze  armes au total, que l’on pourra upgrader deux fois chacune. Tout comme dans Ratchet&Clank, il suffira d’utiliser une arme régulièrement pour qu’elle s’améliore automatiquement. On pourrait croire que ce « manque de réalisme » nuise à l’ambiance de Resistance 3 mais il n’en ait rien. Chaque arme possède un tir primaire et secondaire qu’il faudra utiliser à bon escient. De plus les munitions se font rares rendant le jeu moins bourrin.

 

Deux yeux amis, six on tire !

 

Après avoir passé 9 heures (en mode normal) sur la campagne de Resistance 3, vous pourrez optez pour le mode coop jouable à 2 en écran splité ou online. Si l’histoire ne change pas, on constatera que grâce au level design des niveaux, l’aventure principale se prête parfaitement pour deux joueurs. De plus on peut inviter un ami n’importe quand dans sa campagne solo pour continuer l’aventure à deux. Etrangement, l’écran splité ne prend pas toute la largeur de la télévision et le hud prend trop de place.

Venons-en maintenant à l’autre grosse partie de Resistance 3 à savoir son multi. Attendu au tournant par les fans du premier opus et qui ont été déçus par sa suite, le multijoueur de Resistance 3 pourra faire débat. D’abord oubliez les parties à 40 voir 60 joueurs et place maintenant à des affrontements opposant 16 joueurs maximum. Cela pourra décevoir les fans du jeu en équipe puisque que lorsque l’on fait partie d’un clan, jouer à du 8 contre 8 ça fait peu. D’autant plus que le système communautaire cher à la franchise a totalement disparu. On ne peut plus créer son clan mais seulement créer son tag. Si on rajoute à cela le fait que l’on puisse avoir des perks et des killstreaks on se dit que les développeurs d’Insomniac ont carrément recopié un certain Call of Duty…

D’abord il faut savoir que tout comme le précédent épisode le jeu nous offre la possibilité de jouer en ligne avec un ami en écran partagé. Vous pourrez ensuite choisir plusieurs modes de jeu sur les 12 maps au total parmi lesquels : les matchs à mort ou en équipe, capture de drapeau, brèche, réaction en chaine et même des variantes en hardcore c’est-à-dire sans les perks et autres compétences.

Chaque map propose un level design parfaitement étudié pour pouvoir affronter l’ennemi de différentes façons. Malgré le fait que le jeu possède des compétences, elles sont parfaitement équilibrées et c’est toujours le skill qui l’emporte sur les parties. Ces dernières se déroulent en deux rounds comme dans le premier opus où l’on incarne les chimères et ensuite les humains. Ceci n’apporte malheureusement comme seul changement le killstreak x3 (bouclier protecteur pour les humains et invisibilité pour les chimères). Il existe seulement 3 killstreaks pour ne pas rendre les parties aussi bourrins qu’un COD donc oubliez les bombardements ou autres soutiens aériens qui viendraient trop facilement aider le joueur.

Après chaque partie, on gagne des points de compétences pour acheter de nouvelles armes, améliorations ou autre skins et ainsi personnaliser son armement comme on le souhaite. On peut aussi débloquer des médailles, acheter des makings of ou même des artworks. Bref le contenu de Resistance 3 est généreux.

 

Les plus:

 

- La direction artistique.

- L'ambiance déprimante.

- Le level design.

- Le gameplay old school.

 

Les moins:

 

- Le mixage sonore.

- Le online à la COD.

- Le final.

 

Avec une réalisation générale de qualité, une ambiance rarement vue dans un FPS et un gameplay tout simplement jouissif, Resistance 3 est le digne successeur de Fall of Man. La promesse d’un retour aux sources pour ce troisième épisode est tenue de la part d’Insomniac tout du moins pour la partie solo. Le multijoueur pourra déconcerter les fans, lorgnant plus du côté d’un Call of Duty que d’un Resistance.

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