Resistance 3 sur PlayStation 3, le test de Poisseman

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Poisseman
10
Poisseman PS3

Résistons, les enfants!

Les FPS, à la base, c'est pas trop mon truc. J'en ai bien touché quelques uns, mais que ce soit au pad sur console ou clavier-souris sur PC, j'ai toujours eu un soucis de maniabilité avec ce genre pourtant très prisé. Et puis arriva le Move, accessoire copiant tout en l'améliorant une certaine manette de chez le concurrent Nintendo. Avec celui-ci, j'ai enfin accès à une jouabilité adaptée et peux me mettre à fragger en long, en large et en travers tout ennemi se posant sur mon chemin. Après un Killzone 3 de très bonne facture, j'ai repris mon "arme" pour affronter les Chimères de Resistance 3, le nouveau titre du brillant studio Insomniac Games.

Tout d'abord, je n'ai auparavant jamais joué au moindre épisode de la série, et c'est donc dans un état de totale découverte que je me suis lancé dans cette aventure. Et après une intro fort bien menée nous contant rapidement les épisodes passés, un constat simple se présente alors: il n'est pas indispensable d'avoir fini les précédents pour attaquer ce dernier, tout nouvel arrivant se trouve directement concerné par la trame. Bon, ben tant mieux! L'histoire est d'ailleurs assez simple et met le joueur (et son nouveau perso Joseph Capelli) dans un monde dominé par les Chimères, qui ont gagné la bataille et conquis la Terre. Un monde où les humains survivants vivent reclus, où peu d'espoir réside en terme d'éradication de l'envahisseur. Sauf un peut-être: Jo.

Nous attend alors une traversée des Etats-Unis avec pour destination finale New-York, un périple de haute volée dans des environnements gigantesques (les niveaux sont longs) et très variés, tels des villes en ruines, des cavernes, des forêts et autres espaces confinés. C'est avec un arsenal complet et évolutif - trois niveaux de caractéristiques - que nous progressons, allant du fusil d'assaut au freezer, en passant par le fusil sniper et autre passe-muraille. Des armes donc extrêmement variées qui conviennent à tous les types de situation et dont le joueur devra judicieusement choisir l'usage de chacune; pour faire simple, on en change constamment en fonction de son adversaire et de sa position. Le jeu privilégiera donc son côté bourrin - comme dans l'excellent Black de Criterion - mais surprend aussi avec une approche quelquefois différente et quelque peu furtive (échapper aux snipers, passer en douce quand deux groupes s'affrontent).

Visuellement, c'est magnifique, ça pète les yeux, les couleurs et le design années 50 est très bien rendu, autant dans les phases de jeu que dans les cinématiques. Assurément l'un des plus beaux jeux de la machine, qui se trouve en plus doté d'une bande-son juste et enivrante ainsi que d'une vf d'une rare qualité. Le soin apporté à l'ambiance est également à mentionner, avec diverses inspirations s'étirant de Bioshock à Mad Max, de Duke Nukem au survival-horror. Et la sauce prend à merveille, les différentes étapes du voyage ne se ressemblant pas mais renouvelant continuellement l'expérience de jeu, le gameplay à peu près parfait y contribuant grandement. Ajoutons à cela que ce mode carrière est jouable à deux sur le même écran - et ce à tout moment.

Le multi maintenant. Ce qui peut choquer au premier abord, c'est le nombre de joueurs simultanés en ligne qui a fondu comme neige au soleil: jusqu'à 16 dans ce dernier épisode, alors que précédemment la limite était de 40 puis 60 soldats - et Chimères - qui se tiraient la bourre en même temps. Etrange, mais bon ce n'est pas si contraignant au final. Du côté des modes de jeu, c'est du supra-classique.

Mais classique ne veut pas dire ennuyeux, loin de là, et la taille des cartes étant assez grande nous avons affaire à des joutes bien pêchues et un peu tactiques dans des environnements très variés et forts jolis, tirés du solo (genre New-York sous la neige) ou inédits (gare de Bogotà, Tchad...). Bien évidemment, vous évoluerez au fil des affrontements, commençant par le simple fusil d'assaut et sans gadget pour continuer ensuite avec par exemple le perforeur (arme qui tire à travers les murs) et la tenue de camouflage. Du côté des skins, on en obtient via le solo, le jeu online Global Resistance ou encore le code contenu dans le Bi-Pack Resistance 1 et 2. Il y a au final pas mal de trucs à débloquer, ce qui en rendra certains accro, mais l'essentiel est de savoir que malgré des modes déjà vus maintes fois et plafonnés à 16 participants, on s'amuse énormément et c'est bien là l'essentiel. Choisissez votre camp et en avant camarades, sus à l'envahisseur! (à moins que vous ne préfériez "à bas les humains!").

Je m'étais remis au FPS en début d'année avec Killzone 3 au Move, je suis désormais réconcilié à fond avec ce genre qui me narguait grâce à un excellent Resistance 3 que je conseille aisément à tous, néophytes ou pros du tir, connaisseurs ou non de la saga. Parce que ce jeu, c'est d'la bombe!

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