Okami sur PlayStation 2, le test de Bibiben

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Bibiben
10
Bibiben PS2

Flower Power

 

Après avoir tellement entendu parler de ce jeu, lu de critiques plus élogieuses les unes que les autres qui m'invitaient au voyage, j'avoue que l'attente était énorme. Qui dit attente énorme dit cependant exigence, notamment pour un tel jeu qui promet un émerveillement des sens, un délice visuel et le partage d'une émotion poignante. En se lançant dedans on se dit donc « Allez, transporte moi, émeut moi! », et lorsque l'on s'attend le plus à être ému, le risque de passer à côté de l'émotion est grand. J'en ai fait la triste expérience avec Ico il y a des années, dans lequel je n'avais pas ressenti cette poésie que l'on m'avait promise. Ce précédent me faisait redouter la même chose avec Okami.

 

Ce soir mon voyage s'est achevé après une quarantaine d'heures qui m'ont parues bien courtes.

 

Après quelques heures passées dans cet univers, tous mes doutes étaient balayés un à un, et je sentais que je tenais là quelque chose qui aurait dû faire date. La patte graphique est une œuvre d'art absolue comme on en voit si rarement, et je pèse mes mots à l'heure des consoles HD, ma PS2 m'a giflé. Voir cet univers crayonné en mouvement est un régal, et l'on se surprend parfois à ne rien faire, observer les décors comme on observe un beau tableau, à le balayer des yeux à la recherche de nouveaux détails.

 

Passé la claque graphique l'aventure se poursuit, dans un univers riche, coloré, vivant, ou l'inspiration s'est très clairement trouvé du côté des Zelda, à tel point que la frontière entre hommage est plagiat peut parfois sembler très mince d'ailleurs. On découvre une jouabilité instinctive et précise comme son modèle, qui s'enrichit au fil du jeu avec l'acquisition des nouvelles techniques de pinceaux, qui nous permettent d’interagir avec notre environnement. Quel régal de refaire jaillir la nature et les fleurs dans cet univers inondé par les ténèbres! On se sent alors touchés, envahis d'un sentiment de satisfaction, car dans Okami, toute bonne action a un sens et est récompensée à un moment ou un autre. La Déesse que l'on incarne n'aura donc de cesse de redonner ses couleurs à ce monde souillé par le mal, un combat classique dans son thème, mais exceptionnel dans sa réalisation.

 

Et Okami ne serait pas non plus ce qu'il est sans un environnement sonore magnifique. L'OST du jeu fait partie des plus belles jamais créées avec ses mélodies enchanteresses et oniriques, transformant le simple fait de se balader dans les plaines en petit bonheur.

 

Pour en revenir à des choses plus terre à terre, la progression du jeu se veut très efficace et sans fausse note, à l'instar de la série des Zelda une fois de plus, entre donjons, villages et exploration. On ne se lasse pas, et en cas de petit coup de pompe, il y a toujours des choses à faire dans l'univers d'Okami, qui fourmille de choses à découvrir.

 

J'ai beau chercher, j'ai bien du mal à trouver des défauts à ce bijou parfaitement travaillé, quelques choix scénaristiques sont discutables, mais je ne peux les évoquer sous peine de spoiler gravement, je me contenterai donc de dire qu'ils sont à l'appréciation de chacun, ceux qui y ont joué reconnaîtront certainement ce dont je parle.

 

Au final, vous l'aurez compris, un jeu qui m'a transporté, à l'heure où j'ai souvent du mal à me lancer dans une nouvelle aventure, Okami est une brise rafraîchissante qui me permet de continuer à croire en le jeu vidéo et qui ravive ma flamme de gamer.

C'est donc avec quelques années de retard que je peux enfin dire Merci Clover Studio, et Au Revoir.

 

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