Hitman Absolution sur PlayStation 3, le test de Iscariote

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Iscariote
8
Iscariote PS3

La rédemption de l'assassin ?

6 ans après la sortie de l’excellent Hitman Blood Money, IO Interactive nous offre enfin la joie d’endosser de nouveau le costume noir à cravate rouge du plus chauve des assassins.

Histoire

Attention ce paragraphe contient de nombreux spoilers

L’histoire débute par un contrat somme toute classique pour l’agent 47. Celui-ci doit éliminer Diana Burnwood. Si pour les nouveaux venus cette personne est inconnue, pour les anciens ce nom sonne plus comme une personne de confiance que pour un ennemis. L’agent 47 effectue sa mission, non sans remord, et pour respecter les dernières volontés de la mourante, se retrouve à devoir protéger une jeune fille que de nombreuses personnes peut recommandable aimerais bien récupérer pour leur profit personnel.

Fin des spoilers

Les Hitman n’ont jamais brillé par leurs scénarios, et celui-ci ne fait pas exception à la règle. On sent que les développeurs on tenté d’étoffer le background de leur franchise en ne donnant pas uniquement des cibles à abattre sans fils conducteur, mais il faut avouer que cette histoire nous rappelant par moment le film « Léon » de Luc besson se suit sans plus de conviction que ça. Les trahisons se sentent venir à des kilomètres, les méchants sont méchants et c’est tout. La tentative d’humaniser l’agent 47 ne fonctionne qu’à moitié et on perd un peu le coté tueur froid, hygiénique, méthodique des précédents opus et, personnellement, je trouve ça un peu dommage.

Le point positif de cette narration réside dans le fait que certaine cibles ne sont pas des inconnus, puisque développer dans le scénario et donc rajoute un petit plaisir à éliminer cette personne.   

Gameplay

·        Les missions

La grande force des Hitman à toujours été de proposer un niveau ouvert avec une cible (ou plusieurs) à abattre, et ce, par de nombreux moyens. Si les précédent jeux n’était qu’une succession de contrat sans vraiment de lien entre eux, les développeurs on tenté de changer ça dans Absolution. En résulte des missions nous demandant de traverser des environnements afin d’accéder à la cible à abattre.

Spoiler

Par exemple, une mission consiste à pénétrer dans une manufacture d’arme. Au lieu de nous mettre à la porte d’entrée pour faire notre Job, il faut traverser un poste de garde, une usine désaffectée, des mines,  un second poste de garde pour enfin entrer dans la manufacture.

Fin du spoiler

 Pour ma part, j’ai trouvé que les niveaux de transitions, bien qu’un peu plus linéaire, amenait une certaine crédibilité au jeu. L’agent 47 ne se retrouve pas dans un centre ultra secret comme par magie. Le point de détails qui m’a toutefois gêner est qu’au début de chaque mission, 47 retrouve son costume initial, et quand on fini une mission déguisé en concierge et que dans la missions suivante, se déroulant tout de suite après, 47 se retrouve en complet noir, ça fait un peu bizarre.  Dans le cinéma, on appellerait ça un faux raccord.

·        L’approche du jeu

L’autre force des Hitman est de proposer un gameplay hybride, vous voulez la jouer fantôme ? Pas de soucis. Vous voulez débarquer au fusil à pompe et ne laisser aucun témoin ? Fait toi plaisir. Il est même possible de changer de stratégie à la volé en fonction des envies ou des erreurs. Cette liberté d’action est agréable.

De nouveau mouvement viennent étoffer les possibilités de notre ami assassin, s’il est toujours possible de jouer de la corde à piano, de cacher les corps dans des caisses, d’utiliser les silverballers pour affirmer son point de vue, 47 peut désormais se mettre à couvert derrière un mur et rouler d’abris en abris. Une mécanique emprunté à de nombreux TPS, et qui facilite un peu l’approche du jeu et des déplacements furtif. L’autre nouveauté, c’est la possibilité de maitriser un ennemi de façons non létale, et ce, à main nue. Cet ajout facilite grandement la vie de ceux visant le rang d’assassin silencieux. Il faut savoir que dans les précédents, l’immobilisation ne pouvais être effectué qu’à l’aide de seringue spéciale, en nombres limités, ce qui obliger le joueur à choisir les cibles vraiment importante à endormir.

Mais le plus grand ajout, c’est l’instinct de 47. Vendu comme le fait que nous jouons le plus grand des assassins, et que par conséquent, il possède des capacités hors normes, cette instinct sert à repérer les ennemis à travers les murs, voir les objets avec lesquels on peut interagir, suivre la trajectoire d’un garde par le biais du ligne au sol, activer un tir reflexe, qui ralentit le temps et permet de cibler plusieurs cibles avant de les abattre à la chaine. Mécanique de jeu rappelant très fortement Splinter Cell : Conviction. Enfin la dernière utilisation de l’instinct et de pouvoir se dissimuler aux yeux des ennemis lorsque nous portons un déguisement.

·        Les déguisements

Marque de fabrique de la licence, la possibilité d’endosser le déguisement d’une personne fraichement endormie (ou abattue, c’est au choix). Policier, électricien, garde de sécurité, routier, cuisinier, etc… Seulement, maintenant, fini la belle vie et l’immunité lorsque nous somme habillé en policier. Désormais, les personnes dont vous porter le déguisement peuvent vous repérer si vous rester trop longtemps en face d’eux. Si cette attitude peut se comprendre pour des gardes de sécurité voyant débarquer une nouvelle tête en plein milieu de l’après-midi, il est un peu plus étrange qu’habiller en routier qu’un autre routier vous remarque et vous trouve suspect alors que nous trouvons dans un restaurant.

Deux façons pour passer devant une personne portant de la même classe, soit courir, mais c’est moyennement discret, soit utiliser l’instinct pour dissimuler son visage.

·        La difficulté

Facilité et Hitman n’ont jamais cohabité. Dans l’optique d’ouvrir son jeu à un plus grand nombre, IO Interactive propose 5 niveau de difficultés. De facile, avec l’instinct qui remonte tout seul à Puriste, ou on n’a pour seule indication le réticule de visé, il y’en à pour tout les gouts. De plus, quelque soit le niveau de difficulté, les différents paramètres de l’instinct sont activable ou non. Vision à travers les murs, visions de la trajectoire, tout cela est désactivable pour retrouver les sensations des anciens Hitman. On regrette que 47 encaisse quand même beaucoup de balle avant de mourir, et même en difficile.

·        Le score

Absolution apporte un nouveau principe, un système de score. Pour chaque portion de niveau dans une mission, il est possible d’obtenir un score se basant sur les actions effectuées, le niveau de difficulté et les défis réalisés.

Les actions comme accomplir un objectif, cacher un corps, réaliser un meurtre silencieux, mettre une balle en pleine tête incrémenterons le compteur de score, tandis que tuer une personne autre que la cible, tuer un civil, se faire repérer le diminuera. Il faut savoir qu’une action négative est contre balancé par une action positive.

Exemple : Tuer un garde : -450 pts (victime non désigné) avec la corde à piano : +300 pts (Meurtre silencieux)  et cacher le corps +150 pts (corps caché). Total : 0 pts

Pas de bonus, mais pas de malus non plus. Ce qui laisse la liberté de jouer les assassins un peu psychopathe en tuant les gardes sans que le score diminue trop. Par contre, adieu le bonus d’assassin silencieux, mais ça c’est une autre histoire.

A chaque défi réalisé, le score est modifié de 5% (en plus comme en moins). Les défis peuvent être de finir une mission sans jamais se faire détecter, trouver toute les preuves, tuer les cibles de façon particulière etc. Un défi accomplis le reste, même en recommençant le niveau, ce qui permet d’expérimenter différente façons de jouer avant de finir la mission.

Les nombreux bugs

Ce jeu souffre malheureusement de nombreux bug. Problème de script qui ne se lance pas, l’IA qui ne réagit pas, bug de collision. Rien de méchant dans l’ensemble, mais c’est toujours dommage. Par contre, un bug intolérable existe. Apparaissent aléatoirement, voir pas du tout, un soucis fait planter la console et plus grave, corrompt la sauvegarde. Adieu la progression, les défis réalisé… il faut reprendre à zéro. Je ne vous conseillerais que trop de faire une deuxième sauvegarde en précaution en attendant la sortie d’un patch.

Un autre souci vient des check points dans les niveaux, si leur utilisation est bienvenue, le fait que lorsqu’on recharge la partie à cet endroit, le niveau est réinitialisé. Bien que l’on garde costume, arme, cibles principale abattue, tout le reste repart à zéro. Très étrange…

Conclusion

Pour ma part, j’ai passé un excellent moment sur cet Hitman, malgré une IA un poil trop rapide à détecter les déguisements. En jouant en difficile, avec la vision des trajectoires et à travers les murs coupé, j’ai retrouvé les sensations que j’ai pu avoir sur les anciens jeux. Le moteur graphique est vraiment beau, les niveaux avec de la foule rendent bien et ne ralentisse pas. Dommage que quelques points noirs subsiste, 47 peut planquer un fusil à pompe dans son pantalons, le doublage à changé… des petits points certes, mais qui gâche un peu l’expérience de jeu.

En conclusion, un bon jeu, et plus important, un bon Hitman, et ça fait plaisir.

 

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