Mass Effect 3 sur PlayStation 3, le test de Suli'

Publiez votre test
Signaler
Suli'
8
Suli' PS3

Mass Effect 3: "We fight or we die"

 

Les fans l’attendaient, Bioware l’a fait. La conclusion  d’un des plus grand space-opéra est à présent disponible. Tuerie interplanétaire ou bide intersidéral ? Verdict.

Le temps de déballer la splendide édition collector, de télécharger les quelques add-on et première mise à jour (car oui, le jeu est déjà en 1.01) et nous voilà lancé. On retrouve notre héros après son retour sur Terre, lorsque celui-ci, après les évènements relatés dans Mass Effect 2 : The Arrival, est relevé de ses fonctions de Commandant. Cependant, les Moissonneurs sont aux portes de la Terre et l’heure n’est pas aux bavardages. Vous voulez de l’action ? Vous allez en avoir !

 

Vous serez sans doute heureux de l’apprendre, mais les quelques problèmes présents dans la démo ont été gommés. Donc plus de problèmes de lag dans les cinématiques, Shepard a choisi finalement de rester clouer au sol plutôt que de voler. On gagne ainsi en fluidité et on a moins l’impression de diriger une espèce de pantin.

 Un des gros points forts de Mass Effect 3 reste bien sûr son ambiance. Certes, il n’est pas le plus beau (le moteur graphique est le même que celui de Mass Effect 2 PS3). Cependant, il compense par sa réalisation artistique de haute volée. En effet, chaque lieu visité comme la Citadelle ou Palaven a son identité propre. Egalement, les effets lumineux ont gagné en intensité. L’ambiance sonore n’est également pas en reste avec des compositions d’entre autres Clint Mansell, qui a travaillé sur la musique de « Requiem for a Dream ».

 Ensuite l’aspect scénaristique n’est également pas en reste. Il n’est pas rare, arrivé à la Citadelle, de voir des familles à la recherche de personnes disparues, de gens choqués par la guerre etc. De plus, chaque mission, qu’elle soit principale ou secondaire, est extrêmement bien ficelée, et on se surprend à constater que certaines missions annexes sont plus dures que les missions principales. Enfin, l’aspect dramatique va crescendo et pour profiter au mieux de cette expérience, il est conseillé de transférer sa sauvegarde de Mass Effect 2. On aura alors accès à de nombreux clins d’œil à nos choix faits et une foule de quêtes annexes centrées sur les personnages de son ancien équipage.  Des paramètres également seront transférés comme les minéraux que nous avions récupérés.

 Car le point central du scénario est bien sûr la constitution d’une armée. Pour cela, il va falloir rallier tout les peuples de la galaxie sous une même bannière. Ainsi, chaque choix fait entrainera ou non la participation de telles ou telles personnes dans la bataille et les actions faites peuvent faire basculer ou non l’issue du combat. Tout cela dans le but d’améliorer votre puissance militaire. Bien sûr, il est vivement conseillé d’en engranger un maximum afin d’avoir la moindre chance de survie face aux Moissonneurs. Pour ceux souhaitant faire le jeu en ligne droite, comptez à peu près 20h pour la quête principale et le double environ pour faire les quêtes annexes. On est donc ici assez proche de la durée de vie de Mass Effect 2.

 Au niveau du gameplay, on peut constater quelques évolutions. Shepard est plus réactif, plus rapide et on dispose d’un système de couverture plus poussée, un peu à la Gears of War. En effet, on peut, sauter par-dessus les cachettes, rouler d’un abri à un autre. La roulade est donc une des grosses nouveautés et qui est bien utile lorsqu’on est chargé par des ennemis semblables à des tanks. Les attaques au corps à corps sont plus intenses, avec l’Omniblade, pour les plus bourrins d’entre vous. L’IA a également été retravaillée, et l’aspect tactique est beaucoup plus poussé. En effet,  les alliés réagissent mieux et plus vite, ce qui fait qu’on a moins l’impression d’avoir des boulets comme coéquipiers. On peut cependant regretter l’absence de nouveaux pouvoirs, même si à présent, on dispose des grenades. Enfin, les ennemis sont beaucoup plus coriaces, utilisent beaucoup mieux les éléments du décor et ils n’hésiteront pas à nous contourner pour nous assassiner lâchement par derrière. 

De nombreuses autres trouvailles sont à dénoter, comme par exemple le Normandy, qui dispose à présent de 5 étages. On trouvera comme nouveautés un terminal permettant de voir l’avancement de la préparation galactique. Le 5ème étage est consacrée à la baie d’amarrage qui dispose d’un atelier de modifications d’armes, d’un terminal d’achat de modifications d’armes, et d’une interface d’approvisionnement afin d’acheter des armes, des pièces d’armures, etc. dans les magasins déjà visités. On trouvera également un scanner spatial, permettant de trouver des ressources mais aussi des artefacts, du carburant et autres. Cependant, une utilisation prolongée de ce scanner peut attirer les Moissonneurs et là, votre seule de survie sera la fuite.

 L’aspect RPG a également été renforcé.  En effet, chaque personnage dispose maintenant d’un arbre de compétences, qui n’est certes pas énorme mais qui propose de bonnes options. Autre grand retour, celui des mods d’armes. Absent de ME2,  ils vous permettront d’améliorer vos armes comme le nombre de balles, les dégâts, la cadence de tir et auront un impact sur le poids de l’arme. Plus le poids est élevé, plus certaines capacités seront limités, comme par exemple, le temps de rechargement des munitions incendiaires. On notera également que ces mods peuvent changer la couleur de l’arme, le bruit qu’elle produit, etc. L’armure n’est également pas en reste avec de multiples pièces disséminées ça et là et la possibilité de customiser les couleurs, etc.

 Enfin, dernier point, le mode multijoueur. Il propose jusqu’à 4 joueurs de jouer en coopération, afin d’affronter des vagues d’ennemis de plus en plus puissantes. Vous aurez le choix entre différentes classes comme pour le solo et les points gagnés auront un impact sur la partie solo. Cependant, ces points augmentent considérablement votre force galactique et vous l’aurez compris, cela peut rendre le jeu plus facile et réduire ainsi sa durée de vie. Il est donc mieux de commencer le multi après avoir la campagne solo.

 Concernant l’édition collecor, celle-ci comprend le jeu dans un boitier métallique ainsi que le premier DLC « From Ashes », permettant d’en apprendre plus sur l’histoire des Prothéens et d’en recruter un. Il contient également un artbook des personnages et planètes visitables,  un comics en V.O., une lithographie du Normandy SR-2 et pour finir, un écusson N7.

 En un mot : épique. Voilà ce qu’est Mass Effect 3. On regrettera peut être les étendues magnifiques qui s’offrent à nous sur chaque planète mais qui malheureusement, restent cloisonnées. Néanmoins, il se rattrape sur de nombreux points. Système de combat dynamique, un scénario de fin du monde bien maitrisé et des personnages toujours aussi attachants, le jeu est sans aucun doute accrocheur. Certes, les puristes du 1er Mass Effect avec son approche totalement RPG pourraient être déçus, mais pour les autres conquis par le coté action-RPG de ME2, ce ne sera que du bonheur. Bref, une conclusion menée de main de maitre, pour une des plus grandes sagas de space-opéra.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Vos tests de Mass Effect 3

tous les tests