Metal Gear Rising : Revengeance sur PlayStation 3, le test de otacon74

Publiez votre test
Signaler
otacon74
9
otacon74 PS3

La voie du samourai

Furieux

Parler en toute objectivité de ce titre s’annonce comme une gageure. Pensez-vous. La saga Metal Gear est celle qui me fait rêver depuis plus de 20 ans et je voue un culte aux Platinum bad boyzs d’Osaka que je considère à titre personnel comme LE meilleur studio japonais du moment : chez Platinum on fait avant tout des jeux, avec un vrai gameplay, sans fioritures et où le skill du joueur prend toute son importance. Vieux con que je suis, les jeux Platinum sont une madeleine de Proust qui renvoient les trentenaires directement aux années 90 ou le Die and Retry était roi et où les compétences d’un joueur se mesuraient non pas en trophée bidon mais bien en skill points purs et durs.

 

Platinum Games et Kojima Prod sont des studios à la philosophie complètement différente. Pourtant let’s cut to the chase : Rarement une telle union s’est si harmonieusement passée. Tels deux samouraïs en quête de vengeance, Koji Prod et Platinum partent affronter le barbare occidental pour récupérer la couronne du roi du jeu d’action.

 

C’est l’histoire d’un mec

Raiden, héro mal aimé de MGS2 devenu ninja badass de MGS4, repasse sur le devant de la scène pour cette opus. Rising Revengeance c’est l’histoire d’un mec qui part se venger. Tout est dit dans le titre, ne cherchez pas plus loin. Surprenant quand l’on sait comme Koji Prod adore les histoires alambiquées. Ici ils n’ont gardé que l’essentiel: la guerre et son économie, des personnages manipulés, des complots impliquant les plus grande instances américaines, des groupe de boss en mal de psychanalyse, un metal gear, quelques allusions à la saga principal et basta. Et tant mieux. Rising est un pur jeu d’action, arcade dans ses tripes, et l’histoire n’est qu’un bonus. En ne gardant que l’essence d’un scenario Kojimaesque nous avons la une suite de péripéties qui pourraient tout droit se ranger entre nos VHS de « Commando » et «Scorpion Rouge » : de gros moment d’héroïsme testostéronés avec un héros cyborg ninja efféminé. Alegorie futuriste de la voie du samouraï, seul les japonais pouvaient transcender un gloubiboulga en met délicat.

 

 Light, Heavy, Lihgt, Light

Avec Rising, la saga Metal Gear se retrouve en terre  inconnue: celle du beat them all. Ça tombe bien puisque la Reine du domaine est la cousine Bayonetta. Plus simple d’accès dans ses combos, Rising possède LA feature qui tranche avec les concurrents : zandatsu. Pensez-vous, trancher l’ennemi en apericubes et au ralenti puis lui arracher la colonne vertébrale avec la classe d’un poseur ça n’a pas de prix. L’autre grande idée de Rising c’est le système de contre. Collant a la furie ambiante du jeu, plutôt que d’esquiver il vous faudra attaquer dans la direction de l’ennemi se préparant à vous occire avec le bon timing. Et cela pour tous les ennemis: du sous-fifre au plus grand des boss (l’échelle de grandeur chez Platinum Game est décidément bien démesurée). Les joutes deviennent alors bien plus tactiques qu’il n’y parait. On se déplace d’ennemi en ennemi attendant le bon moment pour attaquer, parer, trancher et récupérer la colonne des cyborg ennemis qui remplira les jauges de vie et de zandatsu. Il en ressort un jeu racé et exigeant, ce qui n’est pas surprenant vu le pedigree du studio. Le tout est sublimée par une action en 60 images par seconde, relyant au passage un certain DMC au rang de papi arthrosé.

 

Le vrai challenge

Je profite de cette colonne pour crier haut et fort le manque de discernement de certains sites et joueurs. Un semblant de polémique est né lorsqu’un joueur à lancé une image de l’écran de fin de partie indiquant avoir bouclé le jeu en 5h. Est-ce un problème ? J’ai la trentaine et arriver à jouer plus d’une heure par jour est un vrai challenge.  Je remercie les studios de proposer une campagne courte car cela me laisse le temps d’aller à la fin. Et il vaut mieux 5h parfaitement rythmées plutôt que 20h de supplice.

 

Abordons maintenant le cas Vanquish, à la durée de vie approximativement équivalente. Je’ai pourtant passe plus d’heures sur Vanquish que sur un RPG. Les jeux de chez Platinum ne se savourent vraiment qu’au bout du 2eme run, lorsque l’on a saisi les subtilités du gameplay et que l’on peut vraiment se lancer en quête du score parfait. Oui c’est sûr, la génération QTE aura du mal à accrocher.  Pour eux tant pis. Je ne remercierais jamais assez Platinum de ne jamais s’éloigner de son credo, tel un samouraï : pas de concessions. Maitriser la voie du sabre et compléter tous les challenges du jeu est le chemin du guerrier. Ceux qui remettront le jeu au placard après le premier run passeront à côté de tout l’intérêt du titre. Les vrais guerriers, eux retourneront faire des sushis au Metal Gear en mode revengeance.

 

Verdict : Electrique !

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Vos tests de Metal Gear Rising : Revengeance

tous les tests