PES 2010 sur PlayStation 3, le test de etdlv

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Je ne t'aime plus mon amour...

Si pour Gustave Thibon "l'amour commence par l'éblouissement d'une âme qui n'attendait rien et se clôt sur la déception d'un moi qui exige tout", il en va de même de mes sentiments envers la série des pro evolution soccer (pes) que j'avais découvert sur psone et que je quitte avec cet opus...

En effet, toujours réfractaire à la simple audition du nom du conccurent (FIFA, pour ne pas le citer...), j'ai attendu cette version 2010 avec une certaine anxiété néanmoins teintée d'espoir au vu des promesses se voulant rassurantes de M.Seabass annonçant "le retour du roi"...

Or si l'amour rend aveugle ou si "le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point", tout a une limite qu'il ne faut pas dépasser. Je m'explique...

La magie de la première fois...

Qu'elle était belle ma princesse aux crampons d'or... S'il y a bien des points forts dans ce jeu ce sont notamment la physique de balle excellente et les graphismes au top, mais la beauté extérieure fait elle tout ?

Les premiers temps de jeu, je me suis retrouvé comme devant mes premiers amours, me remémorant au fil des parties, s'enchaînant avec une intense frénésie, mes pes préférés à savoir pes 3, 5 et 6 sur ps2...

L'impression d'un jeu rééquilibré, de possibilités de construction de jeu, d'un réalisme retrouvé, d'un regain d'authenticité inhérent à la série en somme.

Ajoutons à cela une league des masters plus immersive à travers une gestion plus réelle de l'équipe, l'ajout de compétitions officielles comme la Ligue des Champions et l'Europa League et Cupidon frappait de nouveau...

J'avais tout pour être heureux, planant sur un nuage, rigolant dans ma barbe en voyant les "FIFAfootix" prêcher pour leur paroisse.

... est toujours éphémère...

Nonobstant mon esprit de contradiction consistant à toujours être en désaccord avec la masse, quitte à défendre l'indéfendable, le temps, inébranlable temps, eu raison de ma passion...

Ainsi, plus les parties défilaient, plus j'expérimentais les différents modes de jeu et plus je m'en rendais à l'évidence: pes n'était plus pes...

Attaquants dopés aux ultraamphétamines (C.Ronaldo, Messi,...), défenses calamiteuses, passes imprécises, jeu stéréotypé (donc ennuyeux à la longue...), online plus que moyen (avec un système de gestion de points et de classement déplorable), absence de la Bundesliga (Hou!), impossibilité d'échanger des joueurs dans la league des masters...

Bref, à chaque fois qu'on m'appelait pour me proposer une partie je prétextais quelque chose pour ne pas avoir à supporter le jeu de mes amis consistant à prendre C.Ronaldo ou Messi (ou encore Ibrahimovic et compagnie) et courrir tout droit transperçant deux ou trois de mes défenseurs tel "Casper le gentil fantôme" pour frapper d'un angle impossible et trouver la lucarne...

Car là est le gros problème, une fois que l'on a découvert les "secrets" du jeu, un enchaînement sans fin de phases stéréotypées commence, donnant dans la surenchère, car qui tente de développer du jeu voit sa patience et ses efforts ruinés par de récurrentes actions adverses plus écoeurantes les unes que les autres...On se dit alors que "ce n'est pas la peine...".

A vrai dire, la seule once de plaisir que j'ai éprouvé s'est manifestée lors de matchs contre l'ordinateur (n'abusant pas des dopés) ou avec des amis (ces mêmes amis adeptes du dopage) en prenant des équipes moyennes comme "galatasaray-lazio" par exemple.

En effet, lors de matchs avec ce genre d'équipe, on retrouve quelques sensations d'un jeu rééquilibré mais conservant tous les autres défauts suscités.

Néanmoins, l'expérience d'un OL-Real Madrid (à essayer avec un pote) ne prendra pas la tournure d'une élimination madrilène mais plutôt d'un quart d'heure traumatisant pour les lyonnais, ce qui revient à dire que la différence de niveau entre la "crême" du gotha footbalistique et les équipes de "secondes zones" est immense pour ne pas dire galactique...

Adios mi amor...


En résumé, pes 2010 est un jeu frustrant de par les attentes qu'il a sucité et qu'il ne comble pas, mais aussi par le résultat d'un jeu qui avait du potentiel sans pouvoir l'exprimer tel un jeune espoir finissant en national, telle une femme à laquelle on avait promis l'alliance éternelle mais se révèla simplement l'histoire d'un soir...

Adieu,au revoir à jamais ou simplement au revoir avec l'espoir de te retrouver, quelque soit la formule de nos séparations, sache que je t'ai toujours aimé et t'aimerais toujours  même si aujourd'hui je ne t'aime plus mon amour, je t'avais prévénu depuis 2008, tu ne m'as pas écouté, je m'en vais, seul la bonne volonté d'un homme (Seabass) pourra nous réunir à nouveau... Mais au vu de la fiabilité de ses promesses...

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