The Legend of Zelda : Spirit Tracks sur DS, le test de sseb22

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sseb22
8
sseb22 DS

Un tchou-tchou pas comme les autres…

/!\ ATTENTION SPOILER ALERT /!\
Ce test contient des spoilers.


Aaaaah Zelda ! Est-ce un Action RPG ? Est-ce un jeu d’action/aventure ?? La bataille fait rage sur l’internet moderne communico-social ! Quel est le genre de Zelda ? Je pense ne pas me tromper en disant que Zelda est du genre… féminin !


Mon parcours dans Hyrule depuis 1988.

J’ai découvert Zelda avec le 1er sur NES, mais c’est surtout le 3e que j’ai adoré. Ocarina of Time est excellent mais c’est A Link To The Past que j’ai fait 4 ou 5 fois. Majora’s Mask a été marquant, mais son ambiance oppressante a rendu plus difficile mon immersion dans le jeu. Quant à Twilight Princess, c’est une sorte de best-of des Zelda, avec tout ce que les fans attendaient. Finalement, concernant les portables, j’avais bien aimé Phantom Hourglass pour les innovations liées à la DS et les graphismes (je n’aurais jamais cru la DS capable de supporter des graphismes si proches de Wind Waker) mais beaucoup moins pour le donjon central. J’avais trouvé Minish Cap vraiment trop niais et enfantin (mais ça reste un bon jeu). En fait, mon épisode « portable » préféré reste Link’s Awakening. Tout d’abord, c’est l’équivalent des graphismes SNES sur Gameboy (toutes proportions gardées, bien évidemment) et c’est une sacrée prouesse mais surtout, cette histoire onirique et presque magique m’a totalement envoûté. J’en garde un excellent souvenir (c’est Link’s Awakening DX qui m’aura fait acheter une Gameboy Color, d’ailleurs :o)

Spirit Tracks, un Zelda comme sur des roulettes

Après ce petit topo sur « Zelda et moi », passons au vrai sujet : The Legend of Zelda – Spirit Tracks.

Phantom Hourglass a marqué  (en général en bien mais pas pour tous) pour ses graphismes, sa jouabilité entièrement au stylet et ses idées rafraîchissantes (cartes annotables, énigmes avec la DS entière ou le micro),… Par conséquent, et comme tous les Zelda, le nouvel opus était très attendu. Beaucoup ont été déçus, mais ce n’est pas mon cas. Certes, ce n’est pas le meilleur épisode de la saga (il se situe à la 8e place pour moi, cf "Mon classement des Zelda") mais il corrige le gros défaut de Phantom Hourglass, à savoir le donjon central qu’on est obligé de refaire depuis le début à chaque fois et apporte des nouveautés. À commencer par le train, bien évidemment.

Je comprends parfaitement les gens qui n'aiment pas ce procédé car les rails empêchent l'exploration libre mais j'ai trouvé le système bien amené et on explore petit à petit le monde de ST. Mais c'est un avis personnel, je n'aime pas les trop grandes libertés. De plus, le thème musical qui accompagne nos escapades est vraiment entraînant, enjoué et attachant. Heureusement car c'est celui qu'on entend le plus !

Techniquement, il est toujours aussi agréable à regarder, avec un design issu de Wind Waker très à mon goût. L'animation est presque sans reproche mais quand il y a 4 ou 5 ennemis dans la phase de jeu en train, ça ralentit. Le gameplay reprend à 90% celui de Phantom Hourglass, il n'y donc pas énormément de nouveautés profondes mais des ajustements dans la maniabilité et de nouveaux outils pour les donjons (mention spéciale pour l'outil des sables et l'utilisation de Zelda pour porter quelque chose chose, ou même Link, permettant de résoudre des énigmes en vraie 3D avec utilisation de la hauteur).

Par contre, puisque je mentionne Zelda, je me dois de brandir un énorme carton rouge pour le pathfinding de Zelda lorsque son esprit possède le corps d'un garde : comment peut-on se louper à ce point ?? Elle est incapable de trouver son chemin toute seule, se bloque sur le moindre mur,... On est obligé de tracer son chemin précisément à chaque fois, c'est scandaleux. Pour le coup, c'est même indigne d'un stagiaire !

Ici, Zelda tient un rôle plus important, même si c'est dans une sorte de déguisement, elle peut se battre... mais pas trop : c'est au joueur de la guider (d'ailleurs, écoutez bien, quand on lui donne un ordre, elle répond par... un aboiement. Tout un symbole !). Les boss sont très sympas, inventifs (j'aime le 3e ou 4e avec le wagonnet et les flèches) et pas toujours faciles (surtout quand il faut les affronter tous les uns à la suite des autres !). Sans faire trop de spoiler, j'ai particulièrement aimé le dernier boss, qui se combat en plusieurs étapes, avec notamment une scène dans laquelle on contrôle Link et Zelda en même temps !

Les quêtes annexes ne sont pas nombreuses mais variées, il y a du combat, des énigmes, de la course... par contre, carton rouge (encore) pour le hasard : j'ai voulu récupérer 1 objet pour compléter une partie de mon train... en vain. J'ai utilisé le repaire des pirates en réussissant au moins 20 fois. Ils donnent apparemment 4 objets différents et j'ai eu 20 fois 3 des 4 objets et jamais le bon !

Pour finir, même si ce n'est pas le meilleur Zelda, je me suis vraiment amusé avec Spirit Tracks. L'histoire est plaisante, les donjons plus nombreux que prévus et j'ai aimé le système de train, avec la découverte de nouveaux territoires et le jeu un peu stressant (dans le bon sens du terme) que cela implique pour éviter les ennemis. J'ai tenu à faire toutes les quêtes annexes que je pouvais, je pense donc que ce Zelda m'a duré entre 30 et 40h de jeu. En partant de la base de Phantom Hourglass, ils en ont corrigé le plus gros défaut et mis des nouveautés qui m'ont plu. Pour moi, c'est un pari gagné !

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