Army of Two : Le 40e Jour sur PlayStation 3, le test de marko

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Salem et Rios en vacances

Deux ans après Army of Two premier du nom, EA Montreal nous revient avec sa suite solennellement baptisée le 40ème jour. Tentant de surfer sur la vague du succès amorcée par Epic Games et son Gears of WarArmy of Two s’était fourvoyé avec sa réalisation médiocre, sa coop mal calibrée et son level design mal fagoté. Annonçant moult nouveautés, Army of Two : le 40ème jour a de quoi faire table rase du passé et nous offrir une bonne dose d’action à vivre à deux.

Armageddon

Qui se souvient de la scène d’introduction du film Armageddon ? La ville de New York en prenait littéralement plein la gueule – dixit le chauffeur de Taxi – à coup de météorites qui faisaient s’écrouler l’Empire State Building. Et bien, Army of Two : le 40ème jour (AOT2) démarre de la même manière. Salem et Rios, nos deux comparses du premier volet, sont en mission à Shanghai afin de gagner quelques Pesos supplémentaires lorsque la ville se retrouve bombardée de tout part et que les immeubles s’effondrent les uns derrière les autres tels de vulgaires dominos. Et pour couronner le tout, nos deux joyeux lurons se retrouvent au beau milieu d’un coup fourré tentant de leurs faire bouffer les pissenlits par la racine. C’est donc à coup de gros calibres que l’on vient nettoyer ce bordel.

Dit comme ça, le scénario d’AOT2 n’a pas l’air de casser des briques, mais il a au moins le mérite de nous plonger dans l’action très rapidement et de nous tenir en haleine jusqu’au dénouement finale. Manque de bol, le dénouement arrive un poil trop vite puisque le jeu se boucle en à peine 6 – 8 heures de jeu. Je conseille donc aux plus échevelés d’attaquer le steak directement en difficulté entrepreneur, histoire de prolonger le plaisir.

 

Il était une fois à Shanghai

Graphiquement parlant, même si un coup de polish a été passé, le jeu conserve les mêmes tares que son aîné. Modélisation timide, textures baveuses et scintillement bien grossier à certains endroits. Par contre, là où le premier nous laissait un sentiment de vide abyssal, AOT2nous en met plein la vue avec un Shanghai réduit à feux et à sang. On se faufile dans des ruelles qui fourmillent de détails, on profite du large panorama de gratte-ciels, on s’embarque dans des fusillades épiques sur les gravats d’immeubles encore fumant et on assiste à des explosions terribles qui feraient rougir certaines productions hollywoodiennes. AOT2 mise sur l’action détonante et nous en met plein la vue du début à la fin. Dans le feu de l’action, le jeu n’en démord pas et aucun ralentissement disgracieux ne parvient à nous gêner. Ce qui n’est absolument pas le cas en ligne où les serveurs ont du mal à tenir la cadence, et ce, malgré une bonne connexion. Reste juste à espérer l’arriver d’un petit patch correctif.

Plus on est de fou, plus on rie

Le sel d’AOT2 ne repose pas dans son aventure solo ou dans ses divers modes de jeu en ligne « classiques », mais dans la possibilité de jouer l’aventure en coopération. En local ou en ligne, le jeu prend tout son intérêt à deux. Les combats s’en voient dynamisés, une symbiose s’installe, on joue mieux des nouveautés et le rythme en devient même plus effréné. En même temps, lorsque l’on joue seul, l’IA a tendance à nous ralentir tant ses choix peuvent paraître curieux et frôler la bêtise. Mais l’IA de notre comparse n’est pas la seule à blâmer, les ennemis agissent de manière bête et méchante en restant poster derrière leurs murets de fortunes et en nous arrosant de quelques salves de balles de temps à autres. Par contre, certains ennemis, plus vigoureux que d’autres, n’hésitent pas à nous contourner et à venir au contact. Comme quoi, tout le monde n’est pas forcément logé à la même enseigne.

 

Army of Toutou

AOT2 reprend les mêmes bases que son prédécesseur. En vue à la troisième personne, on y incarne Salem ou Rios, au gré de notre envie. A l’aide du pavé directionnel, il est possible de donner des indications à son coéquipier pour qu’il garde sa position, qu’il avance ou qu’il attire l’attention. La barre d’agro, toujours présente, nous permet d’attirer l’attention de l’IA sur nous afin de donner le champ libre à notre collègue et qu’il puisse contourner sournoisement l’ennemi. Si dans le premier volet les mécaniques étaient bancales et limitées, AOT2 est déjà mieux calibré et profite d’un level-design judicieux et propice aux possibilités mises à disposition. Pas mal de nouvelles features sont disponibles, comme la possibilité de sauver des otages, faire des choix qui peuvent altérer certaines situations, faire le mort ou même feinter une reddition avant de foutre une volé royale aux dupés. Au fil des niveaux, on se rend compte qu’EA Montreal a soigné sa suite et on y prend beaucoup de plaisir, malgré les défauts de maniabilité et de lourdeur des personnages contrôlés. Les amateurs de customisation seront également ravi de savoir qu’avec l‘argent amassée ici et là, il est possible d’acheter de nouvelles armes et de les modifier pour faire plus de dégâts. La guerre a un prix, autant être bien armé.

 

VERDICT 

Army of Two : Le 40ème jour est ma bonne surprise de ce début d’année. Bien plus convaincant et réussi que son prédécesseur, le jeu est visuellement très agréable, propose des mécaniques de jeu solides et nous en met plein la vue du début à la fin. Si le jeu perd de son intérêt seul, à deux c’est un pur petit plaisir de la parcourir. Malheureusement, la maniabilité est encore trop lourde, la réalisation aurait gagnée à être plus fine et le jeu se termine bien trop vite. En ce début d’année, je ne saurais que conseiller la suite des aventures de Rios et Salem, surtout si vous êtes amateur de jeu en coop.


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