Alan Wake sur Xbox 360, le test de moacmoii

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Alone in the dark ??

Les longs développements sont rarement bons signes dans l’univers des jeux video. Alan Wake fait partie des arlésiennes qu’on attendait sans cesse et que jamais on ne pouvait toucher. Maintenant que le jeu est entre nos mains, valait il qu’on l’attende ou est-il un Daikatana en puissance ?

Alan Wake compte l’histoire d’un écrivain de livre d’action / épouvante qui se retrouve pris dans une de ses histoires. Je n’en dirai pas plus étant donné que le scénario fait vraiment partie intégrante de l’expérience Alan Wake. Sachez seulement qu’à la manière d’un Stephen King ou d’un Lovecraft, le jeu est rempli d’interrogations, d’horreurs dans la nuit, de sensations qui ne nécessitent pas d’explications. Le scénario est d’ailleurs excellent, digne d’un très bon film ou d’un bon roman que l’on lirait d’une traite.

L’ambiance du jeu se rapporte d’ailleurs plus à un Silent Hill qu’à un Resident Evil 5 par exemple. Point besoin de sang pour être effrayant, Alan Wake fait tout dans la subtilité (ce qui de nos jours est une grande qualité). Dans la forêt, chaque ombre, chaque forme est un adversaire potentiel prêt à vous sauter dessus. Cette sensation de fragilité est renforcée par le fait que votre personnage n’est pas un surhomme, loin de là, incapable de courir un 100 mètres sans s’essouffler, ou de sauter d’un rebord un peu haut sans trébucher.

Les protagonistes de l’histoire amènent aussi un surplus d’ambiance, ils sont parfaitement intégrés à l’histoire, leurs personnalités sont crédibles et surtout leurs lignes de dialogues et leurs réactions sont, on ne peut plus justes. Tout cela participe à faire de la ville de Bright Fall, une sorte de Twin Peeks (et ce n’est pas un mince compliment).

Le gameplay du jeu s’articule autour de deux composantes, la première étant l’action via des jeux de lumière et l’autre un peu de réflexion. Dans le jeu, vous ne pouvez blesser vos ennemis sans avoir au préalable enlever leur bouclier de ténèbres. Pour cela, vous devez utiliser des sources lumineuses comme une lampe torche ou des feux d’alerte… Ensuite, il ne vous reste plus qu’à tirer sur vos ennemis. L’IA n’est pas le point fort du jeu bien que les ennemis utiliseront leurs rares compétences pour profiter au mieux du terrain, à vous d’en faire de même pour vous en sortir. La partie réflexion fait appel à quelques puzzles mais elle se base surtout sur l’exploration de votre environnement. Au final, le gameplay d’Alan Wake est bon mais n’atteint pas les sommets de son ambiance.

D’un point de vue technique, Alan Wake oscille entre le moyen et l’exceptionnel. Moyen lorsque l’on s’attarde trop sur certaines textures ou modélisation, exceptionnel lorsque l’on s’aperçoit de la multitude de détails que le jeu recèle ou encore dans les effets spéciaux digne des plus grandes productions vidéo ludiques. Jamais une forêt n’aura été si réelle et en même temps si irréelle. Suivant les désirs des créateurs, le jeu vous fera passer d’un coté à l’autre de la sanité à la folie.

D’un point de vue sonore, le jeu est une merveille. Coté bruitage tout d’abord, tout sonne juste, tout sonne cohérent et plus important tout sonne réel !!!! La musique ensuite, rare mais particulièrement bien choisie, on trouve des compositions originales mais aussi des artistes comme David Bowie. Un bonheur, tout simplement.

La presse a souvent comparé Alan Wake et Heavy Rain pour des raisons qui m’avaient échappé avant d’avoir terminé les deux jeux. Je peux maintenant comprendre le parallèle et certains commentaires. Les deux jeux sont ce que l’on peut appeler des jeux matures avec un scénario poussé. Mais là où le jeu de Quantic Dream, bien que prenant et agréable, se limitait à une succession de QTE, le jeu venu du froid réussi à composer avec les attributs des jeux vidéo et d’une série. Certes, Alan Wake ne permet pas d’influencer son histoire au travers de son gameplay, mais il arrive pourtant à immerger son joueur, à lui faire ressentir des émotions. Preuvesen est, qu’il n’est pas nécessaire de sacrifier son gameplay pour avoir une histoire intéressante.

Passons aux paragraphes imposés :

Jouabilité :
L’esquive est un peu pataude mais le gameplay à base de lumière est intéressant.

Graphismes :
C’est très beau avec certains effets jamais vus, mais certaines textures font que l’on sent que le jeu pourrait encore plus s’exprimer sur un hardware plus puissant.

Son :
Magnifique, magistrale !!!!

Intérêt :
Une ambiance à couper le souffle, une histoire prenante tout cela pour une dizaine d’heure en mode normal.

En conclusion, Alan Wake réussit ce qu’avait essayé le dernier Alone in the Dark. Prenant du début à la fin, maîtrisé de bout en bout avec un sens du rythme qui confine au génie, Alan Wake est un enchantement comme on en voit rarement. Il n’est pas sans défaut, avec son gameplay qui aurait gagné en variation et certaines anicroches techniques mais le jeu marquera son média. Et si finalement, jeux vidéo rimait avec série télévisée et non avec cinéma, tchi tcha …

Mon appréciation : Excellent

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