Tales of Vesperia sur Xbox 360, le test de BlackLabel

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Tales of Vespeuzzz... zzz... zzz... zzz...

Un jeu réussi pour moi ça m'amuse, me divertit, suscite mon intérêt, voire des combinaisons entre les trois. Genre quand je zappe devant la télé parce que tout est minable, je ne regarde pas la télé, l'activité c'est zapper et ça ne m'amuse pas, ne me divertit pas, ne m'intéresse pas. C'est juste chiant et nul.

Comme Tales of Vesperia. D'où un véritable questionnement ; est-ce un jeu vidéo ? Propose-t-il une activité ludique ?

Je spamme b pour passer les innombrables dialogues bidons débités par des persos bidons dans une histoire bidon ("Youhou les zamis restaurons les barrières magiques grâce à la fille aux cheveux roses"), mais ça c'est limite un "code" du J-RPG (voire du RPG tout court) ; bien que se présentant comme un genre mettant la narration en avant, généralement c'est mal écrit, sans inspiration, et tartiné pendant des heures de jeu (sont-ils payés à la ligne ?) pour mettre votre patience à rude épreuve (et votre manette aussi, car vous spammez).

Sauf que généralement, le gameplay, lui, peut vous accrocher.

Pas ici. ToV es une accumulation de combats anecdotiques où on spamme b (pauvre bouton...), engrangeant de l'XP, développant des compétences, jusqu'au moment où on voit que ok au début c'était nul car le gameplay était pas encore étoffé, mais en fait après... c'est toujours aussi nul. Parfois j'ai comparé les jeux vidéo à un travail, mais non, un travail peut être stimulant, et un jeu peut demander du travail, genre pour s'améliorer (refaire plusieurs fois un circuit de bagnoles pour apprendre le tracé). Évidemment les boss, piques de curiosité du RPG, relèvent à peine le niveau. Cette fois on utilise la garde et les compétences, mais de toutes les façons, comment un jeu où 8 bonhommes courent à l'écran, avec des effets qui pleuvent de partout, pourrait avoir un intérêt ? Trop brouillon pour être vraiment jouable, pour nous impliquer.

ToV c'est un casino nord-américain ; c'est coloré, c'est plein de bruits rigolos, on appuie sur des boutons et ça fait bouger des trucs ; sauf que vous jouez pas, vous vous faites entuber. C'est monotone un casino, ça donne mal à la tête et ça épuise à cause du matraquage de fausse joie ambiante alors que les joueurs sont comme des larves accrochés à leurs machines. Ainsi avec ToV une léthargie grandissante s'installe, on flotte le cerveau brumeux avec la capacité de rester des heures devant ce truc qui ne présente aucune résistance (on trouve facilement son chemin, on bloque pas face aux combats) jusqu'au moment où la question fatale émerge :"Bon j'arrête les frais ou pas". Poser la question, c'est y répondre. Vous remarquerez d'ailleurs l'absence de point d'interrogation, puisque qu'au fond de vous la décision est déjà prise.

La chance que j'ai, par rapport à d'autres, c'est que j'ai dépassé le stade de "Bon je vais me forcer pour justifier l'achat". Je passe tout de suite au stade du sentiment de gâchis de temps et d'argent. Ça demande de jouer à beaucoup de titres aussi passionnants que ToV.

 

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